Catégorie : Afrique

  • Mali: L’ambassadeur du Maroc alerte sur le rôle de l’Algérie

    Mali, Maroc, Algérie, Hassan Naciri, Azawad, MNLA, accord de paix, CEDEAO,

    Vers le retour de l’Algérie sur la scène politico-diplomatique malienne

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le Ministre malien des affaires étrangères s’est rendu dimanche à Alger pour participer aux travaux de la 4ème session du comité stratégique algéro-malien.

    Cette visite intervient au moment où plusieurs indicateurs confirment le « retour » de l’Algérie sur la scène malienne. L’on rappelle d’abord que cette semaine, Alger a réussi l’organisation d’une réunion des Secrétaires Géneraux des trois mouvements armés signataires de l’Accord de Ouagadougou.

    La réunion a été sanctionnée par la signature, mardi dernier, de deux documents : le 1er portant le nom de « Déclaration d’Alger » et renfermant une plate-forme de négociations et le 2ème sous forme d’appel aux autres groupes armés pour cesser les hostilités, ce qui constitue une première sur ce plan.

    A la suite de la signature de ce document, Bilal Ag Charif, Secrétaire Général du MNLA a déclaré que « les consultations menées en Algérie ont été orientées vers la conception des étapes allant dans le sens des préparations des négociations avec le Gouvernement malien ».

    A cet effet, le Mali n’a pas manqué de saluer ce « succès » à travers un communiqué officiel formulé comme suit : « Le gouvernemant de la République du Mali prend acte de la signature, le 9 juin 2014 à Alger, d’une déclaration conjointe par trois mouvements armés du nord du Mali. Le gouvernement saisit cette occasion pour remercier le Président Abdelaziz Bouteflika, le Gouvernement et le peuple algériens pour les efforts de facilitation du dialogue inclusif inter-malien en vue d’un règlement global et durable de la crise au nord du Mali ».

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    #Mali #Maroc #Algérie #Accord_dalger #Azawad #MNLA #CEDEAO

  • Mali: Le Maroc a proposé d’assurer la sécurité d’IBK

    Mali, Maroc, IBK, Ibrahim Boubakar Keïta,

    Dans une tentative de répéter le scénario de l’Afrique Equatoriale, le Maroc a souhaité assurer la sécurité du président malien Ibrahim Boubakar Keïta (IBK). En effet, dans une lettre envoyée à Rabat le 5 juin 2014, Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc à Bamako, rapporte les détails d’un entretien avec IBK.

    « Conformément aux Hautes Instruction de Sa Majesté le Roi, j’ai aussi rappelé à Monsieur le Président la présence à Bamako de plusieurs agents de sécurité marocains qui avaient été mis à sa disposition, et dont il conviendrait de tirer le meilleur profit », a-t-il écrit.

    « En réponse, Monsieur le Président m’a chargé de rassurer Sa Majesté quant aux derniers developpements de la situation sécuritaire qui demeure sous contrôle, quand bien même les événements douloureux de Kidal ont bel et bien dégénéré », a-t-il ajouté.

    Pour rappel, le despote Teodoro Obiang a bénéficié d’une garde présidentielle formée de 700 soldats marocains en échange du retrait de sa reconnaissance de la RASD. Selon le journal Le Monde Diplomatique, le contingent marocain semait « l’effroi et hantait les prisons ». La plus épouvantable de celles-ci, le bagne de Playa-Negra, est située dans l’enceinte même du palais présidentiel… Y sont enfermés, en particulier, les opposants politiques incarcérés sans procès. La torture y est appliquée systématiquement ».

    #Maroc #Mali #IBK

  • Maroc : Note confidentielle sur la CEDEAO

    CEDEAO, Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Maroc, Algérie, Sahel,

    Avril 2014 (Diffusion restreinte)

    I – Présentation :

    La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est un regroupement régional créé en 1975. Sa mission est de coordonner les actions des pays de l’Afrique de l’Ouest et de promouvoir la coopération et l’intégration économique dans tous les domaines de l’activité économique, notamment l’industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, les questions sociales et culturelles. Elle couvre une aire géographique de 6,1 millions km², sur laquelle vivent près de 210 millions d’habitants. 

    La CEDEAO s’est assignée également la mission de maintien de la paix, avec la création de l’ECOMOG (Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la CEDEAO), groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. La CEDEAO compte aujourd’hui 15 États membres, à savoir : Bénin, Guinée-Bissau, Burkina Faso, Cap Vert,  Côted’Ivoire,  Gambie,  Ghana,  Guinée,  Liberia,  Mali, Niger,  Nigeria,  Sénégal, Sierra Leone, Togo.

    Le Président du Ghana, M. John Dramani Mahama, est, depuis le 28 mars 2014, le Président en exercice de la CEDEAO. Il a succédé au Président ivoirien M. Alassane Ouattara.

    La CEDEAO dispose de huit institutions qui assurent son fonctionnement:

    La Conférence des Chefs d’États et de gouvernement ;
    Le Conseil des Ministres ;
    Le Parlement de la Communauté ;
    Le Conseil économique et social ;
    La Cour de justice de la Communauté ;
    La Commission ;
    La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO ; et L’Organisation Ouest-Africaine de la Santé.

    Lors du sommet d’Abuja le 14 juin 2006, le Secrétariat est remplacé par une commission de neuf commissaires, issus à tour de rôle des pays membres. Monsieur Kadré Désiré Ouédraogo (ancien Premier Ministre du Burkina Faso) assure la présidence de cette Commission depuis le 17 février 2012.

    II – Maroc – CEDEAO :

    a- La CEDEAO, dans le Message Royal :

    « La CEDEAO constitue aujourd’hui un cadre fédérateur des aspirations légitimes des peuples de la région ouest-africaine et un acteur privilégié pour ses partenaires africains et internationaux. A la faveur des évolutions constatées et des ambitions partagées, Je confirme aujourd’hui la volonté du Royaume du Maroc à approfondir davantage sa coopération avec la CEDEAO, en élargissant à de nouveaux horizons son statut de membre observateur, lui conférant un contenu significatif et singulier, sur les plans politique, économique, socio-culturel et stratégique.

    « Ainsi pourrons nous construire, sur la base des réalisations accomplies à ce jour, un partenariat privilégié et adéquat, volontaire et solidaire, au service de nos 16 peuples et de leur épanouissement, dans le progrès et la stabilité ».Extraits du Message Royal au Somment des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu à Yamoussoukrou (Côte d’Ivoire), mars 2013.

    Contexte de la visite du Président de la Commission CEDEAO :

    La Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO), en collaboration avec l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et le Comité Permanent Inter-États pour la Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel, est en train de formuler une stratégie pour la région du Sahel, sous forme d’un Programme de Cohérence et d’Action Régionales, pour la stabilisation et le développement (PCAR).

    L’objectif principal de cette stratégie, qui se propose de constituer une plateforme de coordination incluant les pays sahéliens, ouest-africains, ainsi que les pays du Maghreb à travers leur organisation régionale (UMA), est la mise en place de programmes transnationaux de sécurité et de développement, notamment dans les domaines prioritaires des infrastructures de connexion, de la résilience et de l’éducation.

    C’est dans ce cadre que le Président de la Commission de la CÉDÉAO (Organe Exécutif), M. Kadré Désiré OUÉDRAOGO effectuera une visite de travail au Maroc (22 au 24 avril 2014) afin d’engager les discussions avec les hauts responsables marocains au sujet de l’implication de notre pays au sein de cette plateforme de coordination.

    L’importance de l’engagement du Maroc aux côtés des pays de cette communauté a été fortement souligné par le message royal adressé au 42ème sommet de la CÉDÉAO à Yamousoukrou (Côte d’Ivoire), dans lequel le souverain a plaidé en faveur d’un partenariat entre les pays de l’UMA et leur voisinage immédiat du Sud.

    b- sur le plan politique

    Le Maroc a toujours accordé un intérêt particulier à ses relations avec la CEDEAO auprès de laquelle il jouit actuellement d’un statut d’Observateur depuis 2005. Ces relations ont pris un nouvel élan depuis le déclenchement de la crise au Mali et au Sahel. Dans cette optique, Monsieur le Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI au sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu à Abuja, le 11 novembre 2012 et consacré à la situation au Mali.

    Le Maroc entretient des relations étroites avec cette organisation. La participation active du Maroc lors des deux derniers sommets de la CÉDÉAO, lui a notamment permis de contrecarrer les manœuvres de l’Algérie, visant à exclure notre pays des structures régionales destinées à résoudre la crise au Sahel.

    Lors du 42ème Sommet ordinaire de la CEDEAO, tenue le 27 février 2013, à Yamoussoukro, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a été représenté par Monsieur Abdelillah Benkirane, Chef du Gouvernement. A cette occasion, il a donné lecture au Message Royal adressé à ce Sommet, dans lequel le Souverain a souligné l’importance stratégique qu’accorde le Royaume du Maroc à ses relations prioritaires avec la CEDEAO et tous ses Etats membres.

    Il a confirmé « la volonté du Royaume du Maroc à approfondir davantage sa coopération avec la CEDEAO, en élargissant à de nouveaux horizons son statut de membre Observateur, lui conférant un contenu significatif et singulier, sur les plans politique, économique, socio-culturel et stratégique », par la construction « d’un partenariat privilégié et adéquat, volontaire et solidaire, au service de nos 16 peuples et de leur épanouissement, dans le progrès et la stabilité ».

    Le Maroc reçoit chaque année des milliers d’étudiants Ouest-africains, boursiers de l’Etat marocain qui poursuivent leurs études dans les Universités et Grandes Ecoles marocaines. Les pays de la CEDEAO sont régulièrement desservis par la RAM. Le partenariat public-privé s’est également développé ces dernières années.

    Le Maroc accorde son soutien au processus de reconstruction et de réconciliation nationale au Mali. Il se félicite également des efforts déployés par la CEDEAO en vue d’une transition démocratique et crédible en Guinée-Bissau.

    C- Sur le plan économique

    Le Maroc entretient d’excellentes relations commerciales avec les pays de l’Afrique de l’Ouest. Il a signé des Accords Commerciaux de type NPF (Nation la Plus Favorisée) avec les pays suivants : le Bénin (07-3-1991 à Rabat), le Burkina Faso (29-06-1996 à Ouagadougou), la Côte d’Ivoire (05-05-1995 à Rabat), le Gabon (06-11-1974 à Rabat), le Mali (17-09-1987 à Rabat), le Niger (07-11-1982 à Fès), et le Nigeria (04-04-1977 à Lagos).


    Il a également signé des Conventions Commerciales et Tarifaires avec : le Sénégal (Accord signé en février 1963 et son Protocole le 26 Mars 1981), la République de Guinée (Accord signé à Conakry le 12 Avril 1997), le Tchad (Accord signé à Rabat le 4 décembre 1997), la Côte d’Ivoire (Accord signé à Rabat le 22 septembre 1998).

    Il convient de signaler que deux projets d’Accord Commerciaux Préférentiels ont été soumis pour examen, un à la partie gambienne en février 2012, et l’autre à la partie nigérienne en Mai 2012. Le Maroc a également soumis en septembre 2010 un Projet d’Accord Commercial et d’Investissement pour examen aux autorités gabonaises.

    Huit des quinze Etats membres de la CEDEAO forment l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
    Le Maroc développe une politique de rapprochement avec l’UEMOA. Dabs ce sens, l’Accord Commercial et d’Investissement avec l’UEMOA a été paraphé fin 2008, après huit ans de négociations.

    La récente Tournée Royale en Afrique a permis de faire avancer la ratification de cet accord, qui prévoit un traitement tarifaire préférentiel à l’importation au Maroc d’une liste de produits ainsi que des dispositions relatives aux investissements.

    Les exportations du Maroc vers la région de l’UMUOA ont atteint 4345 millions de DH en 2013, soit 38,6% de l’ensemble des exportations vers l’Afrique subsaharienne. Les importations en prévenance de cette région ont enregistré une valeur de 347 millions de DH, avec un pourcentage de 11,7% des importations destinées à l’Afrique subsaharienne.

    Le Maroc se hisse au 1er rang des investisseurs africains dans la sous-région. Les investissements privés marocains couvrent des domaines variés tels ceux de la banque et de la finance, de l’assurance, des télécommunications, des infrastructures, du logement et des mines. La Côte d’Ivoire pointe en tête des pays destinataires des IDE en 2012 et 2013 avec 52,1 et 36,7% des IDE en Afrique.

    En outre, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste a inauguré au Sénégal une clinique ophtalmologique ainsi qu’une Unité de fabrication de médicaments, destinée à approvisionner les pays de la CEDEAO. Par ailleurs, il est prévu l’ouverture d’une ligne maritime directe entre le Maroc et le Sénégal afin de développer les échanges commerciaux entre les deux pays, et au-delà avec la sous-région.

    #Maroc #CEDEAO

  • Pourquoi le Maroc voulait absolument adhérer la CEDEAO

    Maroc, CEDEAO, Union Africaine, Sahara Occidental, Sénégal, Abdoulaye Bathily,

    Le 1er août 2014, le Ministère marocain des affaires étrangères a élaboré une note de présentation de la CEDEAO dans laquelle il énumère, entre autres, les avantages d’une éventuelle adhesion à cette organisation :

    -Accroitre l’influence politique de notre pays afin de marginaliser l’Algérie;
    -Utilisation de cet espace comme tribune pour véhiculer des message favorable au Maroc au sein de l’UA
    -Consolider le rôle de leadership du maroc en matiére de lutte contre le terrorisme au détriment de l’Algérie qui jusqu’à présent occupe ce rôle;
    -Renforcer les relations diplomatiques avec certains pays, membre de la CEDEAO notamment ceux reconnaissant la RASD en vue de les amener à retirer cette reconnaissance;

    La demande d’adhesion à la CEDEAO vise les objectifs suivants :

    1- Isoler et affaiblir l’Algérie sur la scéne africaine et ce, dans la perspective d’atteindre son objectif final qui est celui d’exclure la RASD de l’Union Africaine.

    2- Réduire l’influence de l’Algérie au Sahel où elle jouit d’un poids considérable, notamment aux yeux de l’Union Européenne qui a désigné le 18 mars 2013, un Représentant Spécial de l’UE pour le Sahel.
    3- Lutter contre l’engagement de plus en plus de l’Union Africaine, et surtout la Commission Africaine, dans la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Pour arriver à ses fins, le Maroc compte sur ses alliés dont la majorité sont des pays membres de la CEDEAO. Ceux-ci lui ont conseillé de s’adhérer á l’Union Africaine pour leur donner un argument pour défendre ses intérêts. L’adhésion du Maroc à l’organisation panafricaine était le plan A.

    Le plan B vint de Dakar, mais il a échoué, avec l’échec de la candidature du sénégalais Abdoulaye Bathily pour succéder Mme Dlamini Zuma à la tête de la Commission Africaine.

    L’adhésion du Maroc à la CEDEAO serait le plan C pour s’assurer davantage de soutien des pays membres de cette organisation et bénéficier des avantages économiques offerts par l’Union Européenne à cette assemblée régionale.

    Une fois le loup dans la bergèrie, il pourra sévir en toute liberté, notamment en utilisant l’arme dans laquelle le Maroc excelle : la corruption.

    P.S. : Lors de son message adressé au Somment des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu à Yamoussoukrou (Côte d’Ivoire) en mars 2013, le roi du Maroc a déclaré que « « La CEDEAO constitue aujourd’hui un cadre fédérateur des aspirations légitimes des peuples de la région ouest-africaine et un acteur privilégié pour ses partenaires africains et internationaux. A la faveur des évolutions constatées et des ambitions partagées, Je confirme aujourd’hui la volonté du Royaume du Maroc à approfondir davantage sa coopération avec la CEDEAO, en élargissant à de nouveaux horizons son statut de membre observateur, lui conférant un contenu significatif et singulier, sur les plans politique, économique, socio-culturel et stratégique »

    #Maroc #CEDEAO #Sénégal #Abdoulaye_Bathily #Union_Africaine

  • Maroc: Notes confidentielles sur la Guinée Bissau

    Maroc, Guinée Bissau, Sahara Occidental, CEDEAO, Union Africaine,

    De : Moha Tagma m.ouali.tagma@gmail.com
    Date : 22/10/2013 12:50 (GMT+00:00)
    A : Mohammed sitri sitri@maec.gov.ma
    Objet : GUINEE BISSAU

    Guinée Bissau

    La Guinée Bissau , ancienne colonie portugaise, depuis son indépendance le 10 Septembre 1974 connaît une instabilité chronique et une succession de Coups d’Etat et des retours épisodiques a l’ordre constitutionnel qui ne durent guère que quelques années.

    Cette situation assez atypique par rapport a la sous région de la CEDEAO trouve son origine dans la période post- guerre de libération. Les guérilleros du PAIGC, mouvement de libération fondé par Amilcar Cabral , n’ont en réalité jamais déposé les armes même après l’indépendance.

    Le pays est devenue depuis ces dix dernières une plaque tournante pour le trafic de la drogue en provenance de l’Amérique Latine et à destination de l’Europe.

    La Guinée Bissau, qui a une frontière commune avec le Sénégal a également pendant longtemps abrité les indépendantistes Casamançais , région du sud du Sénégal où un mouvement indépendantiste , le MFDC, a mené des actions armées contre l’armée sénégalaise.

    Le pays est actuellement dirigé par un Président intérimaire, M . Manuel Serifo Nhamadjo après un Coup d’Etat militaire qui a interrompu le processus électoral organisé après le décès du Président Malam Bacai SANHA. Les résultats ayant donné la victoire à l’ex Premier Ministre Carlos Gomes Junior, actuellement en exil au Portugal, ont été contestés par l’ex Parti au pouvoir ( PAIGC).

    Des nouvelles élections sont prévues le 24 Novembre 2013. La CEDEAO, l’Union Européenne et les Nations Unies font pression pour que les élections aient lieu à la date prévue.

    Le financement, soit 20 Millions de Dollars sera assuré par les pays de l’Union Européenne et par la CEDEAO.

    Le Sénégal met cependant un veto à ce que Carlos Gomes Junior puisse se présenter en raison du soutien affiché qu’il apporte au mouvement séparatiste Casamançais.

    Le Portugal et les autres pays lusophones, l’Angola notamment, sont des parties prenantes incontournables dans tout ce qui concerne la Guinée Bissau.


    Note sur
    la Guinée-Bissau

    I- Les origines de la crise en Guinée-Bissau

    1 – La Guinée-Bissau est marquée par une instabilité politique et par de fréquents soulèvements de l’armée. la stabilité du pays est hypothéquée par les tensions entre le pouvoir civil et militaire, les luttes de pouvoir et la collusion avec le trafic de drogue. L’ancienne colonie portugaise a toujours connu une fragilité institutionnelle faisant face à la corruption persistante et au trafic de drogue. L’apogée de la crise Bissau-guinéenne a été atteint le 2 mars 2009 avec l’assassinat du chef d’état major, le général Batista Tagmé Na Waie et le président Joao Bernardo Vieira.

    2 – La présence des Nations Unies (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS), depuis 2010 a permis de stabiliser relativement la situation dans ce pays mais l’année 2011 a connu une reprise de tensions politiques et une tentative de coup d’Etat accentuée par le décès, le 9 janvier 2012, du Président Malam Bacai Sanha.

    3 – Les élections présidentielles organisées en mars 2012, ont permis à M. Carlos Gomes Junior, Premier Ministre de remporter 48,97% des voix dans des élections jugées « libres et transparentes » par les observateurs de l’Union Africaine et de la CEDEAO. Devant la contestation de ces résultats par l’ex parti au pouvoir, PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), un coup d’Etat est perpétré, le 12 avril 2012.

    4 – Des tractations entre la junte militaire et les partis politiques sous les pressions de la communauté internationale et des organisations régionales (CEDEAO) , a débouché sur la création d’un Conseil national de transition et la mise en place d’une période de transition de deux ans. Un président de la République intérimaire Manuel Sherifo Nhamadjo est nommé.

    5 – Un Pacte de Transition politique, a été signé, le 17 janvier 2013, par tous les Partis politiques de la Guinée Bissau, y compris le PAIGC, pour assurer une plus grande participation politique à la gestion de la période de transition.

    6 – Ainsi, la Guinée-Bissau est confrontée à d’autres problèmes d’ordre sécuritaire dont le crime organisé, les conflits armés, la corruption et le trafic de drogues, d’armes, d’organes, de femmes et d’enfants. L’économie bissau-guinéenne est minée particulièrement par le poids d’une dette très lourde et par un chômage touchant près de 40% de la population active. Des doutes subsistent autour d’une probable implication des forces armées dans le trafic de drogues sont inquiétantes.

    7 – Par ailleurs, l’Armée ne veut pas perdre ses prérogatives liées à la détention de la réalité du pouvoir politique dans le pays. Les militaires n’accepteront jamais le retour de Carlos Junior à la tête du gouvernement.

    II- Les Elections présidentielles de 2013

    1 – Les élections générales sont prévues pour le 24 novembre 2013. Les principaux candidats à ces élections sont Carlos Gomes Júnior, le Premier ministre sortant, candidat du PAIGC (gauche) ;

    Kumba Ialá, président de la République de 2000 à 2003 (renversé par un coup d’État), candidat du Parti pour le renouveau social (PRS ; centre-gauche) ;

    Manuel Serifo Nhamadjo, dissident du PAIGC, se présentant sans étiquette ;
    Henrique Rosa, ancien homme d’affaires, président de la République par intérim de 2003 à 2005, candidat sans étiquette.

    Baciro Dja – ministre de la Défense le plus jeune candidat (33 ans) et membre dissident du PAIGC, se présentant à la présidentielle sans étiquette.

    2 – La Mission des Nations Unies pour évaluer les besoins électoraux a été installée le 3 juillet 2013 et le Représentant spécial du SGNU, José Ramos-Horta a relevé le 15 Juillet 2013, au cours d’une rencontre avec le Président de la transition la détermination des acteurs politiques de tenir les élections comme prévu, le 24 novembre 2013 mais a clairement indiqué qu’il existe « la possibilité de report des élections ».

    3 – Faute de moyens de recensement biométrique des populations et suite aux lenteurs dans le déblocage des fonds nécessaires (corps électoral estimé à 550.000), ces élections pourraient être reportées pour l’organisation du scrutin. Les experts électoraux des Nations unies prévoit un report au mois de février 2014, ou même mai 2014 pour permettre la préparation pour l’utilisation d’un logiciel informatique spécial.

    III- Relations bilatérales :

    1 – Pendant le mandat du Feu le Président Vieira, les relations entre le Maroc et la Guinée-Bissau étaient bonnes. Plusieurs Ministres et hauts responsables bissau-guinéens avaient effectué plusieurs visites au Maroc. Les relations avec le gouvernement de transition sont équilibrées.

    2 – Le Maroc a condamné le coup de force militaire et réitéré sa ferme opposition à toute prise de pouvoir par la force, réaffirmant son attachement au respect de l’ordre constitutionnel. , appréciant et appuyant les efforts de la CEDEAO ainsi que la réaction immédiate africaine.

    3 – S’agissant de la question du Sahara, la Guinée Bissau a eu des positions changeantes à ce sujet, après avoir reconnu la pseudo « rasd » en 1976 et soutenu, pendant longtemps, les thèses algériennes, la Guinée-Bissau a décidé , sous le mandat du Président Vieira, en mars 1997, de retirer sa reconnaissance. En mai 2009 elle rétablie, une autre fois, des relations diplomatiques avec la pseudo « rasd » et le 31 mars 2010, elle ne la reconnaît plus et soutient l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc.

    4 – La Commission Mixte créée par l’Accord du 15 mai 1996, a tenu sa première session les 14 et 15 mai 1996 à Rabat. La deuxième session a eu lieu à Rabat en 2008. La 3ème session de la Commission Mixte prévue a Bissau en 2011, n’a pu se tenir à cause de la situation de transition.

    5 – La coopération économique entre les deux pays est presque inexistante hormis les bourses (50 places) par an), une assistance financière et technique et des stages de formation professionnelle

    6 – Le 14 décembre 2011, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) a ouvert une ligne aérienne reliant Casablanca à Bissau. Les entreprises marocaines ont également exploré la possibilité de construire des logements sociaux et une cimenterie. Des investissements marocains peuvent aussi concerner, notamment le secteur des télécommunications, l’exploration et exploitation minières, tourisme, pêches maritimes et les banques.

    Fiche sur la République de Guinée-Bissau
    (septembre 2013)

    Données générales :

    Nom officiel : La République de Guinée-Bissau
    Superficie : 36.125 Km²
    Capitale : Bissau
    Villes principales : Bissao, Cacheu, Bafata, Gabu
    Langue officielle : Portugais
    Monnaie : Franc CFA (100 FCFA= 0.15 €)
    Fête nationale : 24 septembre (fête de l’indépendance)

    Données démographiques :

    Population : 10503,182 hab. (2008)
    Croissance démographique : 3% (PNUD 2008)
    Taux d’alphabétisation : 39.6 % (PNUD 2005)
    Religion : Musulmans (55%), chrétiens (10%), animistes (35%)
    Indice du développement humain (IDH) : 0,374, 175ème pays (PNUD 2007-2008)

    Données politiques :

    Date d’indépendance : 10 septembre 1974
    Président : M. Manuel Serifo Nhamadjo (président de transition pour un an)
    Premier ministre : M. Rui Duarte Barros
    Ministre des Affaires Etrangères (MAE) : M. Fernando Delfilm da Silva juin 2013
    Date des prochaines élections : décembre 2013
    Type du régime politique : République multipartite représentative semi-présidentielle
    Principaux partis politiques : PAIGC, PRS
    Appartenance aux CER : CEDEAO, UEMOA, CEN-SAD

    Données économiques :
    PIB : 878 MUSD (2009)
    Taux de croissance : 3,5 (2009)
    Taux d’inflation : -1,7 % (2009)
    Balance commerciale : -82,6 MUSD (2010)
    Principaux clients : Inde (45%), Nigeria (33%), Espagne (5%)
    Principaux fournisseurs : Portugal (29,5%), Sénégal (25,4%), Brésil (8%)
    Part secteurs d’activité : Agriculture: 56% ; industrie : 12, 8% ; services : 31,2%
    Exportations : Noix de cajou
    Importations : Riz, boissons, bien de consommation

    Données bilatérales :

    Ambassadeur de la Guinée-Bissau à Rabat :
    Ambassadeur du Maroc : M. Taleb Barrada avec résidence à Dakar
    Question du Sahara : Suspension de la reconnaissance de la « rasd » le 31 mars 2010 et soutien l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc
    Dernière Commission Mixte : 2008 à Rabat

    A – Le pays

    1 – Situation politique intérieure :

    L’histoire récente de la Guinée-Bissau est marquée par une instabilité politique et par des fréquents soulèvements de l’armée. L’ancienne colonie portugaise fait face à un processus de décomposition politique et économique due à la fragilité de ses institutions, à la corruption persistante et au trafique de drogue. Le pays est présenté comme un important point de transit de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.

    L’apogée de la crise Bissau- guinéenne semble avoir été atteint le 2 mars 2009 avec l’assassinat du président Joao Bernardo Vieira et en juin de la même année, les 13 candidats à l’élection présidentielle anticipée.

    En septembre 2009, M. Malam Bacaï Sanha, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap vert (PAIGC, parti au pouvoir), a été élu Président de la République. En janvier 2012, suite à son décès, une élection présidentielle anticipée ont eu lieu en mars 2012.

    Carlos Gomes Junior, a remporté le 1er tour avec 48,97% et  Kumba Yala, avec23,36% . Ces résultats ont été rejetés par L’ensemble des candidats adversaires de M.Gomes et ont décidé de boycotter le deuxième tour du scrutin déclarant les fraudes massives orchestrées par le candidat vainqueur.

    Le 12 avril 2012, un coup d’Etat militaire a eu lieu le président de la République par intérim, Raimundo Pereira, et le Premier ministre, Carlos Gomes Junior ont été séquestrés. La junte militaire , en accord avec quelques partis de l’opposition, ont décidé de la dissolution des institutions de l’Etat et de la création d’un Conseil national de transition.

    Le 11 mai 2012, une délégation de la de la CEDEAO a désigné, après consultation, avec le commandement militaire, les partis politiques, les chefs religieux et le mouvement de la société civile. Manuel Serifo Nhamadjo, Président de la République de transition de la Guinée-Bissau pour une période d’un an.

    Le 17 Janvier 2013 : un Pacte de Transition Politique, a été signé par les Partis politiques de la Guinée Bissau, y compris le PAIGC, ancien parti au pouvoir, majoritaire dans le pays et écarté par le Coup d’Etat d’avril 2012. la Signature de ce pacte a pour objectif d’assurer une plus grande participation à la gestion de la période de transition politique que connaît le pays.
    Les prochaines élections sont prévues en décembre 2013

    2 –Situation économique :

    Sur le plan économique et budgétaire, la Guinée-Bissau demeure fragile, mais nombre de réformes sont en cours, réformes qui visent des résultats positifs en matière de stabilisation macroéconomique et croissance économique.

    L’économie bissau-guinéenne est minée particulièrement par le poids d’une dette très lourde et par un chômage touchant près de 40% de la population active. Depuis 1986, la politique économique a radicalement changé; le gouvernement ayant renoncé au dirigisme. Des programmes d’ajustement structurel successifs, touchant également l’agriculture et accompagnés d’une politique de stabilisation économique, ont été mis en œuvre depuis 1987, avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale. Cette politique semble porter ses fruits mais n’a pas réussit à réduire l’extrême fragilité de l’économie.

    L’économie de la Guinée-Bissau est principalement agricole. L’agriculture (environ 56% du PIB) occupe entre 75 et 80% de la population active, avec une production vivrière destinée au marché local et surtout la culture de la noix de cajou, qui représente 90% des recettes d’exportation. Les activités dans les secteurs secondaire (12% du PIB) et tertiaire (30% du PIB) se rapportent essentiellement à la transformation de la noix de cajou et aux activités de services liées (transport, banque, commerce…). Même si la Guinée-Bissau se réjouit d’une importante façade maritime, la pêche reste un secteur d’activité peu développé, dont la contribution au PIB reste faible. Un potentiel existe dans le secteur minier, avec des ressources en bauxite et phosphate, sous condition d’investissement dans les infrastructures portuaires. L’activité économique reste fortement pénalisée par l’état très dégradé des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique, le pays étant quasiment privé de production d’électricité (une capacité de production de 5 MW, pour une production effective de 1,5 MW).

    3 Politique extérieure :

    La Guinée Bissau est le seul pays lusophone d’Afrique de l’ouest avec le Cap-Vert, qui est longtemps restée isolée en raison de son alignement sur l’URSS. Elle fut néanmoins membre fondateur de la CEDEAO en 1975 et de l’Union africaine en 2000, et a adhéré au traité UEMOA le 2 mai 1997. La Guinée-Bissau est devenue membre de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) en 2004 et a organisé avec succès le 6ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) en juillet 2006.

    La Guinée-Bissau entretient des relations étroites avec le Sénégal sur le dossier de la Casamance. En 2006 en concertation avec Dakar, l’Armée a conduit une offensive le long de la frontière avec le Sénégal contre les bases de Salif Sadio, chef d’une frange radicale du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) qui utilisait le territoire bissau-guinéen comme sanctuaire.

    Devant le besoin pressant de ressources financières, la politique étrangère de la Guinée-Bissau est avant tout dirigée vers la recherche de nouvelles aides extérieures. La seconde réunion du Groupe international de contact sur la Guinée-Bissau s’est tenue à Lisbonne le 26 mars 2012. Un appel a été lancé au renforcement de laide des partenaires étrangers.

    Les Nations unies sont représentées en Guinée-Bissau par le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS. L’objectif de BINUGBIS est d’appuyer un processus national de dialogue et de réconciliation, soutenir la mise en œuvre de la stratégie de sécurité RSS, assister à la lutte contre le trafic d’armes et de drogues, ainsi que de renforcer la coopération avec les organisations régionales.

    La Guinée-Bissau est l’un des cinq pays inscrit à l’ordre du jour de la Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU.

    B – Les relations bilatérales :

    1- Les relations politiques :
    Pendant le mandat du Feu le Président Vieira, les relations entre le Maroc et la Guinée-Bissau étaient bonnes. Plusieurs Ministres et hauts responsables bissau-guinéens avaient effectué des visites au Maroc. Les relations avec le gouvernement de transition sont équilibrées.

    S’agissant de la question du Sahara, la Guinée Bissau a des positions changeantes à ce sujet, après avoir reconnu la pseudo « rasd » en 1976 et soutenu, pendant longtemps, les thèses algériennes, la Guinée-Bissau a décidé ,sous le mandat du Président Vieira, en mars1997,de retirer sa reconnaissance. En mai 2009 elle rétablie, une autre fois, des relations diplomatiques avec la pseudo « rasd » et le 31 mars 2010, elle ne la reconnaît plus et soutient l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc.
    La Guinéé Bissau n’a pas participé à l’atelier tenu du 22 au 25 février 2013 à Tindouf, sur l’approbation des ressources naturelles des pays africains, et ce en marge de la réunion d’Alger sur l’examen des statuts du Comité du Renseignement et des services de sécurité de l’U A

    2 – Coopération bilatérale

    Commission Mixte :
    Créée par l’Accord du 15 mai 1996, elle a tenu sa première session les 14 et 15 mai 1996 à Rabat. La deuxième session a eu lieu à Rabat en 2008.
    La 3ème session de la Commission Mixte devant se tenir a Bissau en 2011 a été reportée à cause de la situation de transition que le pays vie actuellement.

    Coopération économique
    La coopération entre les deux pays est presque inexistante hormis les bourses et quelques stages de formation professionnelle

    Le 14 décembre 2011, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) a ouvert une ligne aérienne reliant Casablanca à Bissau.

    Les autorités bissau-guinéennes avaient exprimé le souhait que soit débloqué le montant de 150.000 Euros, assistance financière que Monsieur le Premier Ministre, Driss Jettou, s’était engagé à accorder à Feu le Président de la République Joao Bernardo Vieira, à la demande de ce dernier.

    #Maroc #Guinée_Bissau #Sahara_Occidental #CEDEAO

  • Sénégal, Côte d’Ivoire et Burkina Faso à la rescousse du Maroc

    Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Union Africaine, Sommet de Malabo, Algérie, Afrique du Sud,

    Mars 2014. Le MAE marocain envoie une délégation à Addis Abeba. Sa mission : Empêcher l’Union Africaine d’inclure le débat sur le Sahara Occidental dans l’agenda du Sommet de Malabo. Dans un email envoyé le 31 mars 2014, Ouali Tagma informe son supérieur, Salaheddine Mezouar sur le résultat de leur travail, dont le voici le texte :

    Monsieur le Ministre

    Nabil et Farahat ont fait un job fabuleux face à des adversaires determiées et coriaces. Ils méritent toutes les félicitations. Notre Mission à Addis a été absente totalement durant le processus préparatoire. Ils ont pu rattraper les choses ici quand ils sont venus.

    Il reste quelques crochets dans la déclaration finale mais l’essentiel a été fait. ils ont pu réintroduire notre pays et sauvegarder sa place dans le partenariat contre l’Afrique du Sud et contre l’Algérie Ils ont été aidés par nos amis, Sénégal, Côte d’Ivoire et Burkina.

    Haute consideration

    #Maroc #Sénégal #Cotedivoire #Burkina_Faso #Union_Africaine #Sommet_Malabo #Sahara_Occidental

  • Marocleaks : Fiche sur l’économie malienne

    Mali, économie, Maroc,

    FICHE SUCCINCTE SUR L’ECONOMIE MALIENNE

    I. DONNEES GENERALES
    I.1. Données géographiques et démographiques
    • Superficie : 1.241. 231 km² (Maroc : 710.850 km²)
    • Villes principales : Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes
    • Langue officielle: Français
    • Langues courante : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï…
    • Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)
    • Population : 15,970 millions (CIA World Factbook, juillet 2013)
    • Densité: 11,1 habitants/km² (CIA World Factbook, 2010)
    • Croissance démographique : 3,01 % (CIA World Factbook, 2013)
    • Espérance de vie : 54,55 ans (à la naissance, CIA World Factbook, 2013)
    • Taux d’alphabétisation : 27,7 % (15 ans et plus, CIA World Factbook, 2013)
    • Religion (s): Islam 94 %, christianisme 4 %, animisme 2 % (CIA World Factbook)
    • Indice de développement humain : 182ème sur 187 pays (PNUD, 2012)

    I.2. Données économiques

    I.3. Principaux clients :
    Chine (53,7%), Malaisie (11,2%), Indonésie (5,4%) (CIA World Factbook, 2012)
    I.4. Principaux fournisseurs :
    France (10,9%), Sénégal (9,7%), Chine (8,4%), Côte d’Ivoire (8%) (CIA World Factbook, 2012)
    I.5. Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
    • agriculture : 38,8 %
    • industrie : 21,9 %
    • services : 39,3 %

    II. PRESENTATION DES SECTEURS CLES
    II. 1. Rappel
    L’économie malienne a connu une récession en 2012, avec une croissance négative de 1.5 %, contre une prévision initiale de +5.6 %. Les secteurs secondaire (-2,2%) et tertiaire (-8.8%) ont été particulièrement affectés. Le secteur du BTP a été le plus sinistré avec une chute de 20% de son activité. De même pour le secteur tertiaire la baisse a été généralisée : -10% pour le commerce, -10% pour les services financiers, -10% pour les services non marchands. Certaines activités comme le transport aérien ou l’hôtellerie ont connu des baisses pouvant atteindre 30 %.
    Le budget de l’Etat a été revu à la baisse et s’est concentré sur le strict nécessaire en 2013 : traitements de fonctionnaires, arriérés externes, dépenses de défense, financement des élections et secteurs sociaux.

    La pauvreté s’est aggravée à cause de la triple crise alimentaire, sécuritaire et politique. Elle s’élèvait à 42.7 % en 2012, contre 41.7 % en 2011. Une grave crise humanitaire a commencé en janvier 2012 avec 237 000 personnes déplacées, 410 000 réfugiés et pas moins de 4.6 millions de Maliens en risque d’insécurité alimentaire. Le gouvernement a donc maintenu les dépenses prévues pour les secteurs sociaux (éducation, santé, protection sociale) soit 33.45 % des dépenses totales.

    Les indicateurs sociaux se sont améliorés ces dernières années mais les progrès vers les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’horizon 2015 restent mitigés.

    La reprise serait néanmoins de retour en 2013 avec une prévision de 5.4 % de croissance, grâce au dynamisme des secteurs agricole et aurifère, ainsi que la reprise de l’aide internationale.

    II.2. Agriculture
    L’économie malienne repose essentiellement sur le secteur agricole (agriculture, élevage, pêche et foresterie) qui occupe plus de 70% de la population active, contribue à hauteur de 43% au PIB et fournit 30% des recettes d’exportation.
    Le sous-secteur agriculture repose essentiellement sur la production végétale industrielle (coton, canne à sucre, etc.) et sur la production céréalière (riz, mil, sorgho, maïs,) et légumineuse (haricot, sésame, arachide, etc.).
    La filière du coton, avec une production de 630.000 tonnes en 2013, représente 16% du PIB. Environ, 3 millions de maliens vivent directement ou indirectement de la culture du coton. Il est, après l’or, la 2ème source d’exportation avec 196 milliards de Fcfa en 2012.

    Le Mali est le 1er pays africain producteur de coton. La production et la transformation du coton sont organisées par la Compagnie Malienne pour le Développement du Textile (CMDT).
    Les terres disponibles particulièrement propres à l’Agriculture et à l’Élevage occupent près de 46 millions d’hectares. 3,5 millions d’hectares sont mis en valeur sur un total d’environ 12 millions d’hectares cultivables.
    Le Mali a un potentiel irrigable de plus de 2 millions d’hectares, dont plus de la moitié, par gravitation. L’Office du Niger dispose, à lui tout seul, d’un potentiel irrigable de près d’un million d’hectares.

    Il existe de réelles possibilités d’accroissement de la production irriguée de riz et d’augmentation des exportations sur les marchés limitrophes et au-delà.

    II.3. Elevage-pêche
    L’élevage occupe une place importante dans l’économie participant à 25 % du PIB du secteur primaire et 11 % du PIB national. Ainsi, le bétail est le 3e produit d’exportation du Mali après l’or et le coton.

    Les exportations se constituent essentiellement de bétails sur pied, vers les pays frontaliers : les bovins et ovins vers la Cote d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger ; les Camelins sont acheminés vers la Mauritanie et l’Algérie.
    S’agissant de la pêche, il existe trois principales zones de production de poisson qui sont le Delta intérieur du Niger, le lac de selingué et le lac de Manantali.
    La pêche contribue au PIB pour environ 4,2% et a créé 500 000 emplois. La production halieutique est estimée à plus de 150.000t/an, plaçant ainsi le Mali parmi les premiers pays africains producteurs de poissons d’eau douce.

    II.4. Mines
    Le sous-sol malien fait partie des plus riches du continent noir et regorge d’une importante variété de pierres précieuses et de matières fossiles. Le secteur minier est l’un des plus rentables au Mali par sa contribution au PIB. Le Mali est le 3e pays producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud et le Ghana.
    Outre l’or, l’industrie extractive concerne les matériaux de construction (marbre, argile, grès, dolérite, granit…), le sel gemme, les pierres semi-précieuses telles que le grenat, etc.

    Les revenus tirés de l’or représentent environ 25 % du PIB et 75 % des recettes d’exportation. La part de l’or dans l’économie n’a cessé de croître au cours des 20 dernières années, sans création endogène de la valeur ajoutée à travers une transformation locale de l’or.
    Le secteur minier attire de nombreux investissements directs étrangers. Ce qui explique la présence de sociétés comme RANDGOLD, ANGLOGOLD ASHANTI, MERREX GOLD, IAM.

    II.5. Pétrole
    La prospection sur les hydrocarbures est actuellement menée sur le bassin de Taoudénit et le graben de Gao par cinq (5) sociétés (BARAKA VENTURE, MALI PETROLEUM, MALI OIL, MARKMORE et ENERGETIC). Vingt-trois (23) blocs sont attribués sur un total de vingt-sept (27).

    Beaucoup de permis pétroliers ont été accordés « en un temps record » dans le début des années 2000, mais la plupart des sociétés qui ont reçu ces permis n’ont pas les capacités techniques et financières pour l’exploitation.
    Le Mali n’ayant pas d’accès à la mer, « les sociétés sont moins enthousiastes que pour les gisements offshore du golfe de Guinée, où il est facile d’exporter le brut. »

    II.6. Énergie
    La consommation énergétique provient en grande partie (81 %) du bois et du charbon de bois, largement devant les produits pétroliers (16 %) et l’électricité (3 %). Cette surconsommation des produits du bois (6 millions de tonnes en 2002) crée une pression trop forte sur les forêts et accélère la désertification.
    Seulement, 16% de la population a accès à l’électricité, mais dans les zones rurales, ce taux n’est que de 1%. Selon l’OCDE, l’électricité malienne est fournie à 80% par les centrales hydrauliques et à 20% par les centrales thermiques. Les délestages et coupures d’électricité commencent à partir du mois de janvier, quand les barrages n’ont pas recueilli assez d’eau.

    Par ailleurs, le Mali dispose de ressources appréciables d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse et hydroélectricité). Mais celles-ci sont à ce jour faiblement exploitées. Le meilleur gisement éolien du Mali se situe dans le Nord du pays.
    Le potentiel hydraulique : Les ressources en eau de surface sont très importantes et sont principalement constituées par le fleuve Sénégal avec 1 800 km dont 669 km au Mali, le fleuve Niger avec 4 200 km dont 1 780 km au Mali et leurs principaux affluents. Ces cours d’eau coulent dans d’immenses plaines. On estime à 50 milliards de m3 le potentiel en eau de surface pérenne et à 66 milliards de m3 le potentiel en eaux souterraines renouvelables.

    II.7. Industrie :

    Il existe actuellement plus de 450 entreprises industrielles, dont plus de 340 en activité. 70% d’entre elles sont installées à Bamako. Elles emploient plus de 18.000 personnes. Il s’agit essentiellement d’industrie de transformation de la production agricole : biscuiterie, pâtes alimentaires, confiserie, conserverie, brasserie, boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine de textile et de tabac.

    II.8. Tourisme
    Le Mali dispose d’un important patrimoine touristique, naturel, culturel et historique. Les plus importantes curiosités naturelles sont :
    • les falaises de Bandiagara et le Plateau Dogon,
    • la réserve de Biosphère de la Boucle de Baoulé,
    • la réserve des Éléphants du Gourma,
    • les sites éco touristiques constitués des bassins des fleuves Sénégal et Niger et les ressources du Delta central du Niger,
    • les dunes et désert du Nord du pays,
    • les parcs, forêts et réserves (réserve du Bafing notamment), etc.

    III. PLAN POUR LA RELANCE DURABLE DU MALI 2013-2014
    Les options stratégiques de la politique macro-économique du Gouvernement sont désormais orientées autour du désengagement de l’Etat des activités productrices et commerciales, de la promotion du secteur privé et associatif, de la décentralisation des décisions et des actions de développement, de la responsabilité des communautés villageoises, notamment dans l’aménagement et la gestion de leurs territoires.

    Selon le FMI, les entreprises au Mali se heurtent à un des environnements les plus difficiles au monde. Le Gouvernement s’est donc engagé à combattre la corruption, à faciliter l’accès à la finance et à améliorer la qualité des services publics, et à assouplir les procédures en matière d’investissement.

    Les principales actions envisagées pour la relance économiques sont notamment :
    1) L’identification des entreprises affectées par la crise et la défiscalisation des dépenses liées à leur réhabilitation ;
    2) L’apurement progressif des instances de paiement au Trésor public en faveur des entreprises ;
    3) L’indemnisation des victimes de la crise ;
    4) La mise en œuvre des mesures d’allégements fiscaux ;
    5) La poursuite de la procédure de création de fonds de garantie du secteur privé ;
    6) La réhabilitation des infrastructures de base à caractère économique (routes, énergies, télécommunications…) ; et
    7) La mise à disposition de fonds destinés à la couverture des besoins en fonds de roulement des entreprises.

    Quelques opérateurs économiques maliens :
    – Modibo Keita, PDG de GDCM (céréales) ;
    – Boubacar Tandja, (import/export-commercialisation du riz) ;
    – Bakary Togola (grand exportateur de la Mangue) ;
    – Youssouf Traoré (transport routier) ;
    – Moussadek Bally (hommes d’affaires et propriétaire de trois grands hôtels à Bamako) ;
    – Aliou Boubacr Dialoo (homme d’affaires et PDG de Wassoul’OR) ;
    – Mamadou Djigué,(Import/Export- notamment l’agroalimentaire).

    IV. PROTECTIONS ET GARANTIES DES INVESTISSEMENTS
    L’appartenance du Mali aux deux organisations sous-régionales que sont l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et son adhésion à l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), en font un site d’investissement fort prometteur.
    Les investisseurs étrangers bénéficient des mêmes privilèges que les investisseurs nationaux. Le droit au transfert des capitaux et de leurs revenus est garanti aux personnes physiques ou morales qui effectuent au Mali un investissement financé par un apport en devises.

    Les litiges pouvant survenir entre les investisseurs étrangers et l’État sont réglés d’abord par la procédure à l’amiable ou dans le cadre des accords bilatéraux de protection des investissements étrangers. En cas d’échec, les parties auront recours à la procédure d’arbitrage qui est celle prévue par la Convention du 18 mars 1965 créant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements entre États et ressortissants d’autres États (CIRDI), établie sous l’égide de la Banque Mondiale et ratifiée par le Mali le 3 janvier 1978.

    Trois régimes d’agrément sont prévus dans l’actuel Code des Investissements, à savoir :
    • Le régime A, appelé régime des petites et moyennes entreprises. Il concerne les investissements d’un montant inférieur à 150 Millions de Francs CFA.
    • Le régime B, appelé régime des grandes entreprises pour les investissements supérieurs ou égaux à 150 Millions de Francs CFA.
    • Le régime dit des zones franches, pour les entreprises nouvelles tournées principalement vers l’exportation qui peuvent écouler jusqu’à 20% de leur production sur le marché national.

    V. RECAPITULATIF DES BESOINS :
    – L’éducation (réhabilitation des écoles et constructions de nouvelles salles de classe) ;
    – Le transport (construction de nouvelles routes bitumées et des pistes locales et communales);
    – l’irrigation ;
    – L’approvisionnement en électricité (les installations hydrauliques et énergétiques doivent être renforcées ; la remise en état des centrales électriques des centres urbains de la zone Nord) ;
    – Soutien au monde rural pour assurer la sécurité alimentaire (investir dans les filières agricoles) ;
    – La remise en état des stations de pompages/ puits des centres urbains de la zone Nord ;
    – Soutien au secteur tertiaire (NTIC) ;
    – Formation professionnelle (carence des écoles de formation à l’image de l’OFPPT au Maroc) ;
    – Manque flagrant d’infrastructures sanitaires même dans la capitale (vétusté des structures existantes : nécessité de réhabilitation ou de mise à niveau) ;
    – Besoin d’accès au traitement du VIH pour les personnes touchées par la maladie (destruction totale ou partielle des centres de soins au Nord par les jihadistes) ;
    – Reconstruction et réhabilitation des sites et monuments endommagés pendant le conflit ;
    – Sauvegarde des manuscrits de Tombouctou.

    VI- RELATIONS ECONOMIQUES ENTRE LE MAROC ET LE MALI
    Les opérateurs économiques marocains jouent un rôle grandissant au Mali : le 22 juillet 2008, dans le cadre de la privatisation de la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA), détenues par l’Etat malien, la Banque Marocaine Attijari WafaBank s’est adjugée 51% des actions de l’Etat malien. Même chose pour Maroc Télécom qui détient 42% du marché de la téléphonie, en commençant par 17% au début.
    Il faut signaler aussi que la BMCE détient 70% de la BOA (Bank of Africa) et que la Banque populaire est majoritaire à Atlantic Bank.

    Il y a lieu de souligner que selon le Ministre malien du Commerce, les échanges commerciaux entre nos deux pays restent en deçà des aspirations attendues (30 millions de Dollars US)), quand bien même ils ont connu un saut qualitatif ces dernières années.

    #Maroc #Mali #Economie

  • Présidentielle sous haute tension en Côte d’Ivoire

    Les ivoiriens s’apprêtent ce samedi à élire un nouveau président parmi quatre candidats le président Ouattara (78 ans), l’ancien président Henri Konan Bédié (86 ans), chef du principal parti d’opposition, Pascal Affi N’Guessan (67 ans), ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo et un indépendant, Kouadio Konan Bertin (51 ans).

    L’élection présidentielle ivoirienne se déroule dans un climat de haute tension caractérisée par des violences provoquées par la candidature du président sortant Alassane Ouattara dont la candidature pour un troisiéme mandat est contestée par l’opposition. Une candidature jugée d’anticonstitutionnelle. Ses détracteurs ont appelé leur partisans à la « désobéissance civile ».

    Avant son coup d’Etat constitutionnel, Ouattara a bien pris le soin d’écarter ses principaux rivaux en poussant le Conseil Constitutionnel à disqualifier l’ancien président Laurent Gbagbo, 75 ans, et l’ex-chef de la rébellion et ancien Premier ministre Guillaume Soro, 48 ans. Malgré qu’ils ont été contraints à l’exile, la popularité de Gbagbo et Soro fait des soucis dans les rangs du présdient « putchiste ».

    La communauté internationale a exprimé ses craintes de voir une répétition du scénario de 2010 dont les affrontements ethniques ont laissé plus de 3000 morts. Une intervention militaire mandatée par Nicolas Sarkozy a incliné la bascule en faveur de Ouattara qui, dix ans après, tente encore de rester au pouvoir.

    Tags : Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, élection présidentielle, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro,

  • Chasser la France de l’Afrique reste la seule solution


    Par Ali Muhammad Diallo

    Par principe, tout authentique valet doit à vie reconnaissance à son maître. Se retrouver à Brazzaville pour célébrer un supposé « appel » de Charles de Gaulle, comme gourou-fasciste et fondateur de la loge négrière de la Françafrique est und evoir minimal en matière de vassalité assumée. Que peuvent être aujourd’hui les différents larbins imposés au pouvoir en Afrique par l’Elysée sans l’ordre templier françafricain?

    Indéniablement, ce de Gaulle reste un des théoriciens de l’esclavagisme le plus maléfique et funeste de l’histoire d’asservissement des autres. Et pour cause, sa maçonnerie continue à plomber efficacement sans aucune résistance d’usage et en toute impunité, s’il vous plaît, la souveraineté réelle de plusieurs nations dominées depuis plus de sept décennies successives. Tout semble démontrer dans la pratique qu’elle ne s’éteindra par magie durant les prochaines décades au nom surtout d’interminables intérêts colonialistes de la France.

    La crainte et le poltronnerie du pouvoir français exprimées par la bouche de Jean-Yves Le Drian, sont adressées plus aux populaces de l’ensemble de la Françafrique qu’aux vassaux bien installés et ultraprotégés par leurs soins. En clair, face aux dangers exponentiels pesants sur ses intérêts, l’Elysée se doit renforcer davantage tous les systèmes dictatoriaux sous ses ordres.

    La charge finale leur revient de réprimer avec la brutalité requise, toute dissidence active ou simplement la corrompre. Ce précepte découle des enseignements du chef-esclavagiste Charles De Gaulle qui conseilla que les intérêts coloniaux de sa France ont pour fidèles défenseurs les despotes dévoyés qu’elle installe illégalement au pouvoir.

    Au contraire, la promotion de la liberté, de la démocratie, ainsi que de l’Etat de droit, constituent les pires ennemis à combattre. Nous devons, les uns comme les autres, bien intégrer cette réalité irréfutable : La France ne cessera pas avec facilité son infâme domination, sauf être chassée définitivement de nos patries.

    Elle continue à s’ingérer de manière inacceptable dans les affaires intérieures africaines. Et pour preuve, pas plus loin qu’au début de la semaine, elle affirme s’opposer au nécessaire dialogue inter-malien. Car la guerre, les tyrannies sanguinaires, et le chaos sont le carburant du colonialisme français.

    Le début de la fin des intolérables ingérences et du razzia de l’Afrique françafricaine par le colonialisme français fut enclenché avec la chute d’IBK. Le S.O.S. d’un Jean-Yves Le Drian s’apparente à une prêche inutile dans le désert.

    Face aux grandissimes pressions d’autres puissance, plus puissantes que la France, présentes en Afrique, la Françafrique ne jure mordicus, au-delà de son cynisme et hypocrisie habituels que par le pouvoir à vie dans l’ensemble de ses gouvernorats bananiers.

    Toute foi nouvelle commence par une hérésie (Aron Robert)

    Source : Twitter

    tags : Afrique, France, françafrique, Franc CFA, FCFA, colonialisme, corruption, spoliation, pillage, Charles de Gaulle, Tchad, Mali, Niger, Côte d’Ivoire, RCA, RCD, Congo, Guinée, Sénégal, Burkina Faso,

  • Tchad : Muhammad Diallo répond à Amine Abba Siddick

    A l’occasion de sa visite au Maroc, le ministre tchadien des affaires étrangères, Amine Abba Diallo, a traité la RASD, l’Etat sahraoui, de « pseudo-Etat ». Une réponse cinglante lui vient d’Ali Muhammad Diallo, le secrétaire général et fondateur du parti anti-colonialiste et progressiste M.N.R.T. Voici le texte intégrale de cette réponse:

    Si le présumé Amine Abba Siddick prétend considérer la RASD de « pseudo-Etat » nous lui indiquons ainsi qu’aux autres illuminés:

    – Le Maroc et le Tchad demeurent deux sous-Etats bananiers asservis dans les faits par l’ignoble système colonialo-maçonnique de la Françafrique.

    – Le jour très lointain où ils deviendront des véritables nations souveraines, leur rapprochment aura au moins un sens…

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