Catégorie : droits de l’homme

  • Sahara Occidental : Vidéo d’une intervention de la police marocaine à Bojador

    Une des intervention de la police à Bojador le 21/01/2016
    Les caméras des jeunes de l’Intifada Sahraouie ont capturé une des violentes interventions des forces de répression à Bojador, ville occupée du Sahara Occidental à 170 km au sud d’El Aaiun.
    Les autorités du Maroc ont procédé à la coupure de l’électricité dans la ville avant de donner feu vert aux forces anti-émeutes l’ordre d’assaillir les maisons de la population civile sahraouie.
    Dans la vidéo, les policiers sont visibles sur les toit d’une maison en vue de pénétrer dans l’habitation pour arrêter quelques jeunes soupçonnés d’avoir participé dans la manifestation du 21 janvier 2016.
    Une intervention musclée qui prouve s’il en est besoin de la cruauté de l’occupation marocaine au Sahara Occidental, comme elle prouve le modèle de droits de l’homme du Maroc dont le rapport annuel de Ban Ki-moon ne cesse de vanter. Il y a lieu de se demander sur les raisons du silence du CNDH sur ces événements. Cette institution créée par le gouvernement marocain dans le but de défendre les intérêts de l’occupation et museler les voix de la liberté sahraouies.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=OtgRCeAZ1eg]

  • ASVDH condamne l’agression contre les enfants d´Aminatou Haidar

    Les deux enfants de l’activiste sahraouie Aminatou Haidar, présidente du collectif de défenseur des droits de l’homme le CODESA, ont été agressés dimanche matin 8 juillet par un groupe de passagers marocains lors d’un voyage en bus d’Agadir au Maroc à El Aaiun au Sahara Occidental.
    Mohamed KASSIMI, 13 ans a subi une fracture du nez et des coupures sur le visage, sa sœur Hayat 17 ans a été blessée au visage et reçu des coups sur tout le coprs. Les enfants ont été agressés quand les passagers marocains les ont reconnus comme étant la famille de Aminatou Haidar.
    L’attaque semble liée à une campagne médiatique dirigé par les autorités d’incitation à la violence contre ceux qu’ils désignent par ” les séparatistes”.
    L’ ASVDH déclare:
    Nous sommes inconditionnellement solidaire avec Madame Aminatu Haidar.
    Nous condamnons fermement les déclarations incitant à la haine et la violence des autorités et média marocains, concernant les activistes des droits de l’homme sahraouis.
    Nous appelons toutes les organisations, politiques, syndicales, associations de droits de l’homme, à prendre connaissance de cette situation critique, et à fournir soutien et assistance aux activistes sahraouis des droits de l’homme.
    Il est urgent que l’ONU prenne la mesure de l’urgence réelle de la nécessité de l’extension du mandat de sa mission sur place à la surveillance du respect des droits de l’homme. La Minurso doit avoir les moyens de protéger les Sahraouis et de lever l’impunité des officiers et civils marocains qui se livrent à des actes de violence sur les Sahraouis.
    ASVDH
    le 14 juillet 2012, Sahara Occidental
    WSHRW, 15/07/2012
  • Huit mois de prison pour avoir fêté l’anniversaire du Polisario

    La Cour d’Appel des autorités d’occupation d’El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, a condamné mercredi 11 juillet 2012 les citoyens sahraouis Moustapha Boudani et Mohamed N’dour, 21 et 25 ans respectivement, à huit mois de prison. Les deux jeunes ont été emprisonnés le 10 mai 2012 lors de leur participation à une manifestation organisée dans le quartier Lhchicha en commémoration de la création du Front Polisario.
    Les chefs d’inculpation avancés par la cour sont : attaque contre un policier et entrave à la circulation. Leur dénégation des faits n’a pas été entendue par la cour aux ordres des autorités d’occupation.
    Les familles des deux prisonniers dénoncent les tortures subies par les deux jeunes lors de leur arrestation et pendant l’interrogatoire pratiqué au commissariat central de El Aaiun avant leur transfert vers la prison noire. 
    Les familles dénoncent également l’isolement complet des deux détenus depuis leur arrivée à la prison noire, les représailles constantes de la part des matons marocains. Les deux jeunes ne sont pas autorisés à recevoir des livres, de journaux, les visites sont très rarement autorisées.
    Le jour du jugement, 6 estafettes de la police marocaine, soit plus de 60 agents, étaient mobilisés pour surveiller, protéger la cour d’appel. Il semble que les autorités coloniales aient peur des réactions sahraouies face aux jugements constamment injustes touchant la jeunesse sahraouie qui manifeste pacifiquement pour le respect des droit du peuple du Sahara Occidental ou la commémoration de la République qu’ils reconnaissent.
    ASVDH, le 13 juillet 2012
    Sahara Occidental

    WSHRW, 15/07/2012

  • Brahim Ghali : l’état de santé du détenu politique sahraoui Rtimi s’est gravement détérioré

    ALGER – L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Ibrahim Ghali, a indiqué jeudi que l’état de santé du détenu politique sahraoui Sahel Rtimi, en grève de la faim depuis 34 jours, s’est « gravement détérioré ».
    L’état de santé du détenu politique Sahel Rtimi s’est aggravé au point d’avoir de fréquents évanouissements qui ont nécessité son transfert à l’infirmerie de la prison alors qu’il était dans un état critique, a précisé M. Ghali dans un entretien téléphonique avec l’APS.
    L’agence de presse sahraouie (SPS) avait rapporté que le détenu politique sahraoui Sahel Rtimi avait fait l’objet d’une arrestation « arbitraire », le 3 décembre 2009 dans la ville de Tan-Tan (sud du Maroc), pour avoir participé à des manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, avant d’être condamné, avec un groupe de jeunes sahraouis, à quatre ans de prison ferme par un tribunal de l’occupation.
    L’administration de la prison « n’a même pas daigné ramener un médecin se contentant d’un infirmier », a fait savoir l’ambassadeur sahraoui.
    Sahel Rtimi, qui se trouve dans une cellule où s’entassent des prisonniers de droit commun, souffre de vomissements, de douleurs osseuses, abdominales et rénales, d’une baisse de la vue et d’un fort amaigrissement, a précisé SPS.
    Le détenu Rtimi a entamé une grève de la faim en protestation contre « la situation désastreuse dans la prison et le refus de l’administration de la prison d’accéder à ses revendications légitimes, à savoir être traité comme détenu politique, être séparé des prisonniers de droit commun et être transféré vers la cellule réservée aux détenus politiques sahraouis.
    APS
  • Le Procureur tente d’enterrer l’assassinat de Said Dambar

    Au sahara Occidental, le Maroc tente de masquer ses crimes après avoir retiré sa confiance à l’Ambassadeur Christopher Ross. 
    Lundi dernier, les autorités marocaines ont procédé à l’enterrement du défunt Said Dambar, assassiné il y a un an par policier marocain d’un tir à bout portant. Son cadavre est resté dans la morgue de l’hôpital Ben Menhdi, à El Aaiun, depuis plus d’un an. Sa famille avait conditionné son enterrement à une enquête pour déterminer les causes de son décès. Il y a une semaine, un autre cadavre est venu s’ajouter à cette morgue. Celui de Hamdi Tarfaui, mort sous la torture de la police marocaine à cause de sa défenses des droits de l’homme au Sahara Occidental. Son corps a été enterré, mardi, contre la volonté de sa famille qui exigeait une autopsie.
    Voici la lettre adressé par le procureur à la famille de Dambar (voir image)
    Royaume du Maroc 
    Ministère de la Justice et des Libertés 
    Cour d’appel de Laayoune
    Procureur général 
    Du procureur général du roi dans la cour d’appel de Laayoune 
    à la famille Dambar Mohamed ben Sidahmed 
    Le procureur général du roi dans la cour de Laayoune sur la base du rapport médical délivré par le directeur de l’hôpital Moulay Hassan Ben Mehdi et sous la référence 53/2012 qui donne l’ordre d’enterrer le cadavre du défunt Saïd Dambar, vu son risque pour la sécurité et la santé générale et le manque d’espace dans la morgue; 
    Sur base de l’accord adopté par le Procureur général sous le numéro de 05/02/2012 en date du 9 Janvier 2012,
    Le procureur général du roi a demandé votre présence à l’enterrement, aujourd’hui, à 9 heures du matin, du cadavre de votre fils, le regretté Saïd Dambar, dans le cimetière de Jat Arramla . 
    Fait à notre bureau à El Aaiun, en date du 4 Juin, 2012 au nom du procureur 
    (Sur le cachet : Substitut du Procureur Lahsen Ait Fares)

    Source : WSHRW, 05/06/2012

  • UNA NUEVA MUERTE PARA SAID DAMBAR

    SEPULTANDO SU CUERPO SE PRETENDE SILENCIAR SU ASESINATO Y SU MEMORIA
    El día 14 de agosto de 2011 la tierra del Sáhara Occidental acogía el cuerpo de Sidahmed Abdelwahab Dambar, fallecido en su lucha por conseguir justicia y reparación para su hijo Said Dambar sesinado por los agentes de la seguridad marroquí y cuyo cuerpo seguía estando insepulto en la morgue de un hospital. Hoy, a casi un año de distancia de esa ceremonia, nos ha llegado la noticia de que los restos de éste han sido sepultados en la violencia y el engaño, sin autoización de su familia, a quienes se les pretende negar con este gesto el derecho de aquellos que no han sido sino víctimas en carne propia de la violencia brutal y sin sentido de un estado opresor e ilegítimo. Una nueva forma de hacerle morir una vez más, sepultando con su cuerpo la verdad sobre su muerte, tantas veces reiteradamente negada.
    Mientras tanto, Marruecos se empeña en mostrarnos su magnanimidad con nuestros pescadores en dificultades invitándolos a compartir las migajas de una pesca de la que no es propietario; e invita a nuestros empresarios a invertir y hacer negocio en un “país democrático, moderno y vecino de la Unión Europea” (sic.), bajo en patrocinio amable del Príncipe de Asturias; o pretende convencernos de las excelencias de una placentera visita turística reiteradamente probada por personajes tan destacados como Nicolás Sarkozy, Felipe González o José Luis Rodríguez Zapatero, todos ellos ejemplos sabidos de irreprochable compromiso ético y moral y escrupuloso respeto de los derechos humanos, singularmente, de los más débiles… ¿Hasta cuando esta burla siniestra?…
    No es posible que la comunidad internacional siga ignorando por más tiempo el absoluto desprecio a los derechos más elementales que se ejerce de forma cotidiana en el Sáhara Occidental por parte de Marruecos sin que se haga responsable de su silencio culposo. La actitud valiente y decidida de los familiares de Dambar no puede quedar sin respuesta ni su derecho a que los responsables de la muerte de su pariente sean juzgados ignorados. No nos hagamos cómplices de sus asesinos.
    Said Dambar seguirá siendo una referencia y un símbolo pese a quienes, desde la impunidad, hayan creído enterrar su dolor y la gratuidad de su muerte sepultando su cuerpo y silenciando su recuerdo. Un sacrificio que, por desgracia no ha sido el último y que ha continuado hasta la tortura y muerte de Hamdi Etarfaui el último día de mayo.
    CEAS-Sáhara denuncia estos hechos y llama a la sociedad española en su conjunto a adoptar una digna actitud de denuncia y rechazo ante semejantes actitudes desde la honradez y la solidaridad. Y exige de nuestras autoridades y de los dirigentes de la comunidad internacional una posición decidida en defensa de la justicia y el respeto escrupuloso de los derechos de los ciudadanos saharauis y del mundo.
  • Said Dambar, enterré sans consentement de sa famille

    Le frère et la soeur du martyr Saïd Dambar
    Ce matin du 4 juin, à 8 h 30, les autorités marocaines sont arrivées chez la famille Dambar avec un ordre délivré par le tribunal de El Aaiun décidant que le martyr Saïd Dambar devrait être enterré aujourd’hui à 9h00 du matin, selon Mattou Dambar, la sœur du défunt Saïd Dambar. 
    La mère de Dambar refusa de signer l’ordre du tribunal et jeta le papier dans l’air en laisssant le vent l’emporter. Ensuite, le Agents du gouvernement marocain sont partis après avoir dit à la famille Dambar d’assumer les conséquences du fait d’ignorer l’ordre et ont assuré que Saïd Dambar sera, de toutes façons, enterré. 
    Plus tard, la famille a appris que leur fils a été enterré avec la seule présence d’agents du gouvernement au cimetière de Khat Erramla, dans la ville occupée d’El Aaiun, selon Mattou Dambar. Très tôt ce matin, le cimetière avait été fermé et entouré, jusqu’à présent, par des forces paramilitaires marocaines et l’accès au cimetière et à ses environs est interdit. 
    Source : WSHRW, 04/06/2012
  • Solidarité avec la famille du jeune assassiné à El Aaiun

    Hamdi Tarfaoui, assassiné la semaine
    dernière à El Aaiun

    En guise de soutien avec leurs concitoyens d’El Aaiun,  victimes de répression de la part des services de sécurité marocains, la population sahraouie de Bojdour est sortie à la rue pour exprimer sa condamnation de la politique de terreur menée par le Maroc au Sahara Occidental, rapporte l’agence de presse sahraouie (SPS), reprenant un communiqué du ministère sahraoui de l’Immigration et des Affaires du territoire.

    Selon le même communiqué, cette action populaire de soutien est venue en réaction à la brutalité qui a caractérisé la riposte des autorités policières marocaines face à une manifestation de soutien, dans la capitale des territoires occupés, vendredi dernier suite à l’assassinat du jeune sahraoui Hamdi Tarfaouji, fonctionnaire à la Préfecture d’El Aaiun. Une brutalité qualifiée par ledit département ministériel de «répression systématique» qui relève (le département Ndlr), également, que les manifestants n’ont fait que brandir de manière pacifique des drapeaux sahraouis appelant à l’indépendance de ce territoire. 

    La répression, ajoute la même source, s’est également manifestée à travers le quadrillage de plusieurs quartiers de la ville par des voitures de police ainsi que par la privation volontaire de ses habitants de l’électricité. Et de souligner que les nombreuses intimidations de la part du colonisateur marocain s’exercent au moment où les Nations Unies tente d’imposer un certain degré de respect aux droits de l’homme au Sahara Occidental à travers la dernière résolution du Conseil de Sécurité. 
  • Le jeune Hamdi Tarfaoui assassiné par la police marocaine à El aaiun

    Le Jeune sahraoui, Hamdi Tarfawi a été assassiné. Il était porté disparu depuis plusieurs. Son corps a été retrouvé inanimé dans la rivière de Saguia, près de El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc. Sa famille et amis se sont manifestés devant l’hôpital Ben Mehd où les autorités leur ont refusé sa visite.

    Selon les informations des citoyens de la ville, son corps était découpé et sa disparition est venue suite à une dispute avec les autorités d’occupation.

    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=VGUVoZIoTsA]

  • La répression se poursuit au Sahara occidental

    13 citoyens blessés dans une intervention musclée des forces marocaines 
    Apparemment le Maroc ne lésine sur aucun effort pour réprimer les populations sahraouies dans les terres non libérées. Tous les moyens sont de mise pour asseoir son emprise colonialiste. Faisant fi de la communauté internationale et mettant derrière le dos tous les rapport accablants de violations des droits humains au Sahara occidental, la machine répressive du makhzen vient confirmer son caractère belliqueux vis-à-vis des manifestants sahraouis. Bilan : 13 citoyens ont été blessés et deux autres arrêtés, suite à une intervention musclée et violente des troupes d’occupation, en réponse à une manifestation pacifique organisée par des citoyens sahraouis, en fin de la semaine dernière dans la rue Tantane à Layoune occupée, a indiqué dimanche l’agence de presse sahraouie SPS. Selon la même source, les forces du dispositif répressif marocain ont sauvagement agressé des dizaines de citoyens sahraouis qui protestaient contre l’arrestation d’un enfant mineur pour sa participation à une manifestation pacifique organisée par des élèves du primaire. Les forces marocaines de répression, indiquera l’agence, ont déployé des engins paramilitaires pour encercler les manifestants avant de prendre d’assaut le domicile familial du citoyen sahraoui Lefdhil Ould El Khalil et agressé sa femme et ses filles. Par ailleurs, des témoignages de citoyens sahraouis diffusés samedi soir par la télévision sahraouie ont attesté que les forces de police marocaines étaient armées d’épées et n’avaient pas pris en considération l’état de la dame malade chronique, précisant que les forces de l’ordre proféraient des propos racistes et prétendaient être soutenues par des autorités supérieures. Les forces d’occupation marocaines ont arrêté les dénommés Mebarek Ould Akik et Ali Salem Ould El Kouri après la manifestation avant de les transférer vers l’un des postes de police où ils ont subi les pires traitements et des heures d’interrogatoire.
    Cette intervention s’est faite quelques jours seulement après le retrait de confiance du royaume chérifien à l’envoyé spécial de l’Onu à la région en l’occurrence l’Américain Christopher Ross. Dans sa dernière résolution, la 2044 du 24 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a qualifié le statu quo en vigueur d’inacceptable et réaffirmé son soutien à Christopher Ross quant à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties.
    Le Royaume chérifien ne déroge pas à ces pratiques. Rappelons que par le passé, le Maroc a, à maintes reprises, recouru à la force pour étouffer les élans libérateurs du peuple sahraoui et pour asseoir sa logique colonialiste. Pour rappel, la répression marocaine du camp de Gdeim Izik, installé par les Sahraouis à quelques kilomètres d’Al Ayoun, en novembre 2010, s’est soldée par la mort du jeune sahraoui, Babi Mahmoud Gargar, et des dizaines de personnes ont été blessées lors des manifestations pacifiques déclenchées par les Sahraouis au moment où les forces armées de l’occupation procédaient à son démantèlement.
    Par Kamal Lembrouk