Catégorie : Maroc

  • Maroc: Quand le Makhzen manipule Ahmed Zefzafi contre les républicains rifains

    « Lettre ouverte » à M. Ahmed Zafzafi

    Avant tout je vous demande de rester chez vous et de ne pas vous rendre ni à Paris à la fête de l’Humanité ni à Den Haag faute de quoi,vous devrez assumer vos responsabilités devant toute une nation, tout un peuple mais le plus dur pour vous sera de faire face à votre fils Nasser.

     Depuis le début du hirak en Europe, tout le monde était mobilisé et nous étions tous sur la même longueur d’ondes: les revendications sociales et économiques.

    «L’Etat» n’a pas voulu répondre favorablement aux revendications, pourtant légitimes, de toute une région et a décidé de régler le problème à sa façon, la manière forte, la violence, les kidnappings, le vol, la seule réponse que nous avons depuis que nous sommes en conflit avec cet «état».

    « L’Etat » a décidé de s’en mêler et à infiltrer le Hirak en usant de plusieurs ruses que nous, républicains Rifains, avons déjoué.

    Nous avons tout tenté pour trouver une issue à ce problème qui nous ronge autant que vous.

    (Je passe certains passages douloureux et vais aller droit au but)

    Vous êtes la dernière carte que cet « Etat » criminel peut jouer, ayez un peu de jugeote, ça serait triste de finir sur une mauvais note et ainsi manquer l’occasion de contribuer à l’écriture de notre histoire qui s’écrira avec vous ou sans vous.

    Nous sommes Rifains aussi vrai que vous êtes le père de Nasser, nous défendons notre terre contre cette bande de voyous à qui vous tendez la main afin de nous mettre hors jeu.

    Je vous redemande encore une fois de rester chez vous, de défendre votre fils depuis Al hoceima, ne prenez pas la défense d’un groupe plus que celle d’un autre et laissez les rifains qui vivent à l’étranger se débrouiller entre eux.

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    Tags : Maroc, Rif, Hirak, républicains rifains, Ahmed Zefzafi, Nasser Zefzafi,

  • Les deux facettes des relations Maroc – Israël

    Le Maroc se présente sous deux facettes, celle de la rue avec les femmes et les enfants en première ligne qui manifestent contre Israël en piétinant les drapeaux israélien et américain et celle du pragmatisme du gouvernement du Royaume. C’est ainsi que 10.000 manifestants se sont rassemblés à Casablanca en scandant «mort à Israël» pour protester contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, en agitant des drapeaux de l’OLP, et des pancartes portant la mention «Al Qods capitale éternelle de la Palestine», sous l’égide de l’agitateur principal, le groupe islamiste radical al-Adl Wal Ihsan.

    Mais dans les alcôves du palais, les dirigeants marocains s’orientent, comme l’Arabie saoudite, vers une reconnaissance tacite de l’État d’Israël. Le site marocain Hespress révèle que des instructeurs israéliens forment les militaires marocains. Pourtant plusieurs députés veulent voter une loi qui pénalise la normalisation des relations avec Israël bien que le Maroc ait importé en 2016 pour 39 millions de dollars de produits israéliens. L’avocat Khalid Sefiani, coordinateur du Groupement de l’action nationale en faveur de la Palestine, a confirmé «l’existence d’un centre de formation militaire au Maroc, où des officiers israéliens forment les militaires tandis que notre pays tente de normaliser les relations avec le régime israélien, est une trahison des valeurs sacrées de l’Oumma islamique et un outrage à la dignité des musulmans».

    Khalid Sefiani

    La Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) du Maroc a ouvert, le 18 avril, une enquête pour faire toute la lumière sur les activités d’un centre international israélien dont le siège est à Meknès, suite aux plaintes portées par deux associations juridiques anti-israéliennes : le Groupe d’action national pour le soutien à la Palestine et l’Observatoire marocain contre la normalisation avec Israël.

    Le Groupe d’action national pour le soutien à la Palestine et l’Observatoire marocain révèlent des «informations surprenantes sur des formations militaires empreintes d’idéologie et de pensées sionistes au Maroc. Israël ne se borne plus à des visites et des drapeaux israéliens hissés». Aziz Hanafi, membre de l’Observatoire marocain contre la normalisation avec Israël, vient de publier des dizaines d’enregistrements vidéo et d’images montrant les formations militaires organisées par le centre israélien.

    Polisario

    Il faut dire que le Maroc a de fortes préoccupations militaires et qu’il a besoin de conseils d’experts. La guerre contre le front Polisario qui revendique le Maroc espagnol est ravivée et elle impose à l’armée de s’équiper pour contrer la rébellion. Le Royaume cherche donc à se doter d’avions équipés d’une technologie israélienne en matière d’espionnage, financés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, après un accord avec les États-Unis, selon l’agence de presse iranienne Fars.

    Gulf Stream

    Le gouvernement marocain vient donc de finaliser un contrat d’équipement de quatre avions d’espionnage et d’écoute, de type Gulf Stream G550, du fabricant américain Raytheon avec la participation discrète de la compagnie israélienne «Elta Systems».

    L’Algérie s’inquiète car il s’agit de technologies beaucoup plus modernes et sophistiquées que celles dont elle dispose. Elle s’inquiète surtout que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se soient engagés à financer la force frontalière conjointe de cinq pays sahéliens, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad, voisins de l’Algérie.

    Les relations poilitiques entre le Maroc et Israël ne sont plus un secret. Une délégation marocaine de 16 membres, composée de journalistes, de chercheurs et de militants communautaires, s’était rendue en novembre 2016 dans le cadre d’une visite sur le thème culture, politique et tourisme. Durant deux jours ils ont été reçus à l’Institut Yad Vashem et à la Knesset et ont bénéficié d’une visite touristique à Jérusalem et Tel Aviv. La délégation marocaine comprenait Abdul Rahim Shahyba, professeur et chercheur, Boubacar Ootaadit, coordinateur de la délégation, Abdullah Alfreadi, activiste unitaire dans la question du Sahara marocain, Abdul Nabi Adsalm, journaliste de la chaîne amazighe, d’autres journalistes marocains, des étudiants et des professeurs de l’enseignement secondaire. Le chercheur universitaire Abdul Rahim Shahyba, dit Hsebres, s’était engagé sur des activités basées sur les aspects de la Shoah et sur le rôle historique du sultan Mohammed V concernant la protection des Juifs marocains face à l’oppression nazie. En fait, ces rencontres de nature culturelle et scientifique œuvraient pour le rapprochement et la normalisation officiels entre le Maroc et Israël.

    Nasser Bourita

    La situation militaire marocaine risque de s’envenimer au sud avec le Polisario donc, le Royaume compte sur Israël pour consolider son implantation. Le Maroc vient de rompre avec l’Iran qui, par Hezbollah interposé, livre des armes au Polisario via Alger. Selon le ministre marocain des Affaires étrangères, des artificiers et des instructeurs militaires du Hezbollah se sont rendus à Tindouf pour former les commandos du Front Polisario à qui ils auraient livré des missiles SAM-9, SAM-11 et Strella. Selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, «Le Maroc dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts suprêmes du royaume».

    Le Maroc se plaint aussi des activités de prosélytisme chiite menées par l’Iran dans le royaume «visant à altérer les fondamentaux religieux du royaume et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le rite malékite sunnite au Maroc». L’Arabie saoudite a aussi réagi en condamnant «fermement l’ingérence iranienne dans les affaires intérieures du Maroc via son instrument, la milice terroriste du Hezbollah, qui entraîne les éléments du soi-disant groupe Polisario en vue de déstabiliser la sécurité et la stabilité du royaume chérifien».

    C’est pourquoi, le Maroc envisage d’entrer dans l’alliance tripartite avec l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie contre l’Iran.

    Par Jacques BENILLOUCHE…

    Source

    Tags : Maroc, Israël, Mossad, Palestine, normalisation,

  • Les Baltaguias N’aiment Pas Le Maroc

    Les baltaguias qui ont saboté la conférence de L’ASDHOM sur la liberté de la presse organisent un rassemblement contre la propagande anti Marocaine ;;

    Les baltaguias n’aiment pas le Maroc – « ضربني وابكا، سبقني واشكا »

    Le Makhzen se renie. Ses baltaguias nient puis se faufillent au travers les nuances des mensonges pour se déclarer au final comme concernés par le sabotage de la soirée de L’ASDHOM du 15 février 2019 sur la liberté de la presse au Maroc.

    Ils manifestent pour défendre le Maroc avec un slogan de chemkara

    « TOUTES ET TOUS ENSEMBLE, CONTRE LES ACTIONS DE PROPAGANDE ANTI Marocaine et حب الله الوطن الملك يجمعنا »

    Dire que la presse est réprimée et sous contrainte contraire à la loi en vigueur est de la propagande anti Marocaine!

    Ils (les instigateurs et les exécutants) SONT MINABLES ET ENTRE MINABLES, LE 13, en apôtres de la miseritude intellectuelle, ils se sont coalisés pour se faire une virginité.

    Mais on vous a compris dirait un autre Gaulois célèbre et la compréhension du minable est toujours mieux que la pérennité du minable.

    Mais revenons au sujet de ce billet.

    Une conférence sur la liberté de la presse comme il y’en a plusieurs par mois sur l’ensemble du territoire français ou anglophones et qui parlent de tout, des politiques, des affaires, des états, des entreprises, de la société !

    De l’investigation tout simplement !

    Un sujet sur le Maroc en plein Paris. On ne peut pas dire que les organisateurs n’ont pas pris de risque quand à l’audience et la réussite.

    Pas de quoi s’offusquer pour des propagandistes sûrs de leurs thèses sur les supposées libertés !

    La liberté constatée ou supposée au Maroc serait-elle attaquée par une conférence ?

    Serait-il nécessaire de rejoindre les bataillons du Polisario ou les agents d’Algérie pour se poser la question, non sur la liberté mais, ni sur l’origine des privations de liberté et les méthodes utilisées pour l’atteindre mais juste si les journaux et la presse n’est pas sous la censure en permanence ? Il n’y a que les esprits faibles qui pourraient se hasarder dans cette ligne de défense !

    Mais bon : une conférence et tout le M6sisosphère s’embrase!

    La M6sosphere embrasée c’est les serpillières du régimes qui sont de sortie !

    Comme il s’agit de qui a la plus grosse en matière d’amour de son pays, aimer son pays ne requiert aucune justification.

    Il s’érigent soldats de la série Kamelott d’une idée de régime en fin de règne et dont les frocs (des baltaguias) en baggy par amour délinquant!

    Baltaguias de tout poil, aux main sets clochardisés portée par une institutionnelle politiquement dépravée, par un avocat aux valeurs pénalement vomitives et des faisant fonction de cairas de poulailler investits pour la cause : défendre un Maroc devenu une ultimatum de l’impuissance par invectives interposées.

    Nous aimons notre Maroc et sans nous justifier.

    Car peut-on demander à quelqu’un la raison de l’amour qu’il porte à sa mère ? Un pays, c’est une réalité politique, historique, géographique, démographique et culturelle communes.

    Pays de lente construction, pays de nos enracinements, de nos cultures multiples, de nos espérances et de nos rêves, le Maroc porte par excellence cette mystique qui nous mobilise.

    Marocains, nous avons reçu cette sève, nous la faisons vivre et elle nous fait vivre. Je dirais que la patrie charnelle de nos martyrs est la permanence d’un Maroc qui veut vivre, et qui veut vivre comme Maroc de tous les Marocains. La vie convoque l’amour.

    Notre vœu éternel c’est vivre le Maroc comme une âme, une poésie, une personne, une mère, jusqu’à la sentir au cœur de son âme amoureuse, voilà une belle charité. Mais n’oublions pas que la vocation de cette charité est de s’exercer – in fine – envers des hommes et des femmes.

    Aimer le Maroc dépasse l’abstraction, ou alors elle devient idéologie, idolâtrie.

    Aimer le Maroc, c’est aussi aimer son peuple, ou plutôt aimer «les peuples du Maroc».

    Avons-nous au cœur cet humble petit surplus d’orgueil marocain qui est comme l’aiguillon de notre responsabilité ?

    Le monde respectera le Maroc, non pour le soumettre mais pour le servir, le protéger des prédations mais aussi de lui-même, adoucir ses mœurs les plus rudes, l’éclairer, l’éduquer, le faire grandir.

    En un mot l’aimer.

    Nos vœux d’équité et de justice portés par nos femmes et hommes partent de notre amour de ce pays.

    Nos vœux ne veulent pas d’un Maroc soumis, d’un Maroc où le citoyen sert d’applaudimètre, un Maroc où le citoyen est sujet. Nos vœux veulent faire de la modernité une auto-énonciation du citoyen qui abolit le sujet.

    Nos vœux veulent faire de la Constitution du «nous» communautaire l’aporie du jugement de soi-même et des autres.

    Le droit se fonde sur l’insoumission et l’émancipation tire sa puissance de l’altérité. Nous sommes des insoumis aux désordre oligarchique et la trivialité nous invoque le dépassement du #Bouhatisme combien-même serait-il en hordes brutales.

    Chamfort écrivit : “On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d’étudier les intérêts des princes : quelqu’un a-t-il jamais parlé d’étudier les intérêts des peuples ?”

    Serait-il possible d’aimer son pays même sans étudier les origines de privations des libertés de la presse et sans être invectives ?

    Un autre qui a présidé et non régné écrivit :

    « Notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue ».

    C’est Thomas Jefferson lui même.

    Source : Annahj Addimocrati

    Tags : Maroc, Makhzen, Baltaguias, Baltagias, chemkaras,

  • Maroc: Mohammed VI passé au vitriol

    MOHAMMED VI PASSÉ AU VITRIOL

    Les plumitifs du royaume enchanté qui se vouent aveuglément à la défense de Mohammed VI et du makhzen marocain ne pourront pas crier à l’ingérence étrangère. Cette fois, c’est un journaliste marocain qui s’attaque à la citadelle royale.

    Co-fondateur avec Aboubakr Jamaï du grand hebdo indépendant Le Journal Hebdomadaire, Ali Amar, 42 ans, publie ce mercredi chez Calmann-Lévy, Mohammed VI, le grand malentendu.

    Peu amène, cet ouvrage tire le médiocre bilan des dix premières années de règne du fils de Hassan II et passe en revue différentes affaires qui ont égayé les débuts du jeune souverain : les petits week-ends en amoureux de Nicolas et Carla Sarkozy chez un Mohammed VI qui a mis à leur disposition son « petit palais de Jnane Lakbir, niché dans la Palmeraie » de Marrakech, le renvoi de l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri, l’assassinat du maître-chanteur Hicham Mandari, la pittoresque affaire de Talsint où le roi a cru que l’on avait trouvé du pétrole au royaume enchanté… Mais aussi des descriptions précises des dérives de l’entourage du monarque, sans oublier Lalla Selma, la rousse épouse de Mohammed VI. Bonnes feuilles.

    PSYCHODRAME AU JOURNAL HEBDOMADAIRE

    Grosse surprise dans les kiosques marocains le vendredi 24 avril. Les bonnes feuilles du livre d’Ali Amar qui devaient figurer dans le Journal Hebdomadaire n’y sont pas. Alors que le tout Rabat-Casa jase sur le pourquoi du comment de cette absence, Bakchich a joint les différents protagonistes de cette affaire qui livrent leur version des faits.

    Omar Brouksy, rédacteur en chef du Journal Hebdomadaire : « Il était prévu de passer des bonnes feuilles du livre d’Ali Amar ainsi qu’une interview de l’auteur que nous avons réalisée. Puis Fadel Iraki (principal actionnaire du Journal Hebdomadaire) et Aboubakr Jamaï (co-fondateur du Journal et ancien directeur de la publication) m’ont téléphoné et m’ont dit que si c’était un livre sur le régime, l’un des principaux acteurs de l’ouvrage était le Journal Hebdomadaire. Ils m’ont dit que des gens leur (aux responsables du Journal) avait fait confiance en leur racontant des choses en “off” et que ces choses se retrouvaient maintenant dans le livre d’Ali Amar. Mais aussi que si le Journal publiait les bonnes feuilles, cela revenait à cautionner cette méthode de faire. J’étais libre de publier ou non les bonnes feuilles et j’ai pris la décision de consulter la rédaction. Après débat, nous avons alors décidé de ne rien sortir ».

    Aboubakr Jamaï, co-fondateur du Journal Hebdomadaire et ancien directeur de la publication qui réside aujourd’hui aux Etats-Unis : « J’ai fortement recommandé la non-publication des bonnes feuilles du livre d’Ali Amar dans le Journal Hebdomadaire. Je ne voulais pas prendre position maintenant car il y avait des problèmes d’angle éditorial. On a reçu le livre trop tard pour réagir proprement. »

    Ali Amar, co-fondateur du Journal Hebdomadaire, ancien directeur général et auteur de l’ouvrage Mohammed VI, le grand malentendu : « Jamais je n’ai pensé que l’on me ferait ce que l’on me fait en me jetant dans la fosse aux lions. Jamais ! Je n’ai pas lâché les sources qui nous avaient révélé des informations. Je témoigne de choses que j’ai vécues personnellement. C’est différent. C’est par exemple le cas de l’épisode où Aboubakr et moi rencontrons Edwy Plenel alors directeur de la rédaction du Monde, à Paris. Plenel ne s’était pas exprimé sous le sceau du secret et, pendant l’écriture du livre, j’ai téléphoné à Aboubakr pour vérifier avec lui que Plenel nous avait bien dit à tous les deux qu’André Azoulay (conseiller de Hassan II puis de Mohammed VI) avait bien dit du jeune roi que le Monde voulait interviewer : « n’y pensez pas, Edwy, ce jeune homme est ingénu. ».

    Voilà qui promet de beaux débats dans les jours qui suivent…. La question est maintenant de savoir comment le Journal traitera du livre (ou ne traitera pas) de son co-fondateur et ancien directeur général. La réponse sans doute le vendredi 1er mai.

    TRÈS RICHE ROI DES PAUVRES

    D’emblée, Ali Amar dresse un portrait carabiné du roi Mohammed VI et de son penchant pour la fête avec les people.

    « Samedi 2 novembre 2002 à Marrakech. C’est le pic de saison pour La Mecque du tourisme marocain après les longs mois d’accalmie qui ont suivi le 11-septembre, mais les hôteliers et les restaurateurs font grise mine. Sur ordre des autorités, comme à l’accoutumée, tous les débits de boisson baissent leur rideau aux musulmans : dans quelques jours c’est ramadan. Un tunnel d’un mois qui grève leur chiffre d’affaires, surtout lorsque le calendrier de l’Hégire le fixe en automne.

    Vers 21 h 30, pourtant, à un jet de pierre du célèbre palace La Mamounia, dans la rue qui abrite Le Comptoir, un lounge-bar à la mode, l’ambiance n’est pas à la piété. De rutilantes limousines escortées de motards, tous gyrophares tournoyants, déversent dans un ballet incessant près de 300 convives aux portes de ce haut lieu de la vie nocturne marrakchie.

    Ce soir, la jet-set internationale est invitée par P. Diddy, la star du rap américain, qui a choisi le Maroc pour souffler ses 33 bougies. Sont arrivés à bord de deux avions spécialement affrétés de New York et de Paris par la Royal Air Maroc : Naomi Campbell, Ivana Trump, Tommy Lee Jones, Joey Starr ou encore Gérard Depardieu. De nombreux artistes de la scène musicale new-yorkaise dont les chanteurs Usher ou Billy Crawford ont également fait le déplacement pour trois jours et trois nuits de libations à l’orientale. Coût de l’anniversaire : un million de dollars, selon la très people « Page Six » du New York Post et le tabloïd anglais The Sun, qui affirmeront que la somme pour régler la note salée provenait de la cassette personnelle de Mohammed VI.

    L’information est relayée par toutes les gazettes mondaines de la planète et devient vite incommodante pour le jeune roi que l’on voit à la veille du mois sacré distribuer lui-même, à grand renfort de propagande, la soupe populaire aux nécessiteux du royaume. L’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, ordonnateur de ces soirées dignes des Mille et une nuits, est appelé à la rescousse.

    Il dira benoîtement qu’il a organisé lui-même ces festivités à travers Kissman Events, la société d’événementiel qu’il a créée au Maroc à cette occasion. Plus cocasse encore, son agent Jean-Pierre Domboy affirmera qu’en réalité l’opération n’a été possible que « grâce à une conjonction de partenaires comme l’office marocain du tourisme, la compagnie Royal Air Maroc, de grands palaces de Marrakech, ainsi que la chaîne de supermarchés Marjane ». Une bien fortuite conjonction de grandes entreprises publiques et de l’enseigne de grande distribution qui appartient à un holding royal.

    Toujours est-il qu’officiellement, le roi Mohammed VI n’a en aucun cas offert quoi que ce soit sinon, toujours selon l’agent de Jamel Debbouze, « l’utilisation d’une quinzaine de voitures avec chauffeurs, attachés au Palais ». L’intention de Jamel, « qui s’implique de plus en plus dans la promotion de l’image de son pays d’origine, était de faire découvrir à P. Diddy et à ses amis américains la beauté du Maroc, le sens de l’hospitalité et de la fête de ses habitants et surtout de leur montrer qu’un pays musulman pouvait être tout à fait fréquentable ».

    En réalité, le rétropédalage de Debbouze cache mal la gêne du Palais qui s’efforce depuis l’accession de Mohammed VI au trône en 1999, de façonner au souverain une image de « roi des pauvres » en rupture avec la magnificence médiévale de Hassan II. Des photos de paparazzi parues dans la presse, qui le montraient, alors prince héritier en jean et baskets, un paquet de Marlboro à la main, faisant ses emplettes dans les beaux quartiers de Paris, avaient déjà valu à sa garde rapprochée de sévères remontrances. Les débuts de son règne semblaient pourtant confirmer cette volonté du jeune roi de vivre au diapason de son peuple : plus modestement. »

    « Le train de vie de sultan des temps modernes mené par Mohammed VI ne peut plus être tenu secret. Chaque année, le budget de l’État alloué à la monarchie s’élève à près de 300 millions d’euros. On y décompte les « listes civiles » qui comprennent notamment le salaire du chef de l’État (environ 36 000 euros par mois) ainsi que les indemnités que perçoit sa famille proche dont le détail reste confidentiel, atteignant 2,5 millions d’euros par an.

    Cependant, l’essentiel des dépenses du monarque provient d’à-côtés budgétaires pharaoniques destinés à entretenir sa cour et ses proches collaborateurs (un millier de salariés qui n’engloutit pas moins de 160 millions d’euros chaque année). Des rallonges qui sont prestement votées par consentement tacite des élus de la Nation au pouvoir bien limité.

    Le budget de fonctionnement de la maison royale – réparti en frais de personnel, frais de bouche, frais de déplacement, de téléphone, d’entretien des palais et de subventions diverses – représente plus de 2 % des dépenses totales de l’État. Il a augmenté de plus de 40 % depuis 2000. Il dépasse l’enveloppe allouée à la Justice, par exemple, et représente plus de vingt-cinq fois celle du Premier ministre et de son cabinet, réduit à la portion congrue et de facto à la figuration.

    Les dépenses somptuaires du Palais, décuplées par le grand apparat de son protocole, atteignent des sommets pour chacune des coquetteries voulues par le roi. Mohammed VI dilapide par exemple 40 millions d’euros par an en frais de voyages, 1 million pour la nourriture des animaux du Palais, 6 millions pour le renouvellement de son parc automobile, près de 2 millions en dépenses vestimentaires chez les grands couturiers comme Gianfranco Ferre ou des stylistes en vogue comme Holland and Sherry, qui a annoncé en 2008 sur le site stv.tv que le roi faisait partie des 18 personnalités à lui avoir commandé l’habit le plus cher au monde : un costume en laine de lama des Andes pour la coquette somme de 35 000 livres sterling. La marque qui habille les grandes stars comme George Clooney et Tom Cruise précisait que le vêtement de Mohammed VI nécessitait un travail de dix-huit mois pour sa confection.

    Des chiffres qui donnent évidemment le vertige dans un pays où le salaire minimum ne dépasse pas les 200 euros. »

    LES DEUX TÊTES DE JANUS

    Au menu de ce chapitre, la description des relations entre deux personnalités proches de Mohammed VI : les sieurs Fouad Ali el Himma et Mounir Majidi. Les deux hommes se livrent un combat de titans pour le pouvoir et l’oreille du souverain.

    « Depuis que Mohammed VI est roi, les parcours fulgurants des deux hommes résument à eux seuls la « nouvelle ère ». Deux personnalités, devenues en dix ans les plus influentes du Maroc, qui n’ont presque aucun point en commun, sinon celui de vouloir être au plus près de Sa Majesté. Ils personnalisent deux archétypes de cette « Génération M6 », mais surtout deux versants d’un même pouvoir, dont le roi a lui-même tracé les contours : El Himma à la politique et à la sécurité en tant que ministre délégué de l’Intérieur, Majidi au business et à la gestion de la fortune royale en tant que chef du secrétariat particulier du roi.

    Depuis qu’ils se sont hissés au pinacle du pouvoir, ces deux confidents de Mohammed VI font mine de respecter ce jeu de rôle, mais, à chaque faiblesse de l’un ou de l’autre, leur guerre d’usure laisse jaillir des étincelles. En coulisses, leur combat n’a pas repris : il ne s’est jamais interrompu. « Arrêter de surveiller l’autre serait déjà une erreur, cesser de s’en méfier, une faute », commente un habitué du sérail.

    Les quelques patrons invités à la cène d’Elalamy qui abordent ce sujet en discrets conciliabules ont des raisons de s’inquiéter : ils font partie du clan Majidi, formaté autour des holdings royaux et du patronat. Et Majidi est de nouveau au centre de plusieurs polémiques qui pourraient favoriser ceux d’en face, affidés à l’aile sécuritaire du Palais.

    Déjà en 2004, lorsque se préparait la relève au sein du patronat, El Himma avait saisi l’occasion d’avancer ses pions dans le pré carré des hommes d’affaires, soutenu en cela par le tour de vis sécuritaire donné au pays au lendemain des attentats sanglants du 16 mai 2003 à Casablanca, la capitale économique du royaume.

    El Himma avait profité de l’événement pour accuser publiquement les grands patrons de la ville de ne pas suffisamment investir afin de stimuler l’économie marocaine, de réduire le chômage et ce faisant d’éradiquer la misère des banlieues, terreau fertile de l’islamisme radical. Il empiète alors sur le domaine réservé de Majidi, qui lui aussi veut contrôler à sa manière le patronat en y plaçant ses fidèles alliés. Parce qu’il s’agit de menace terroriste, parce que la sécurité nationale est en jeu, l’incursion d’El Himma sera tolérée par Mohammed VI.

    Un geste qui sera très médiatisé et qui rappelle une vérité toute simple : dans la hiérarchie du pouvoir marocain, il n’y a pas de place pour deux vice-rois en période de crise. « Comment, dans ces conditions, parler d’attelage efficace destiné à secouer l’immobilisme du gouvernement ? », s’interroge la presse, qui critique cette polarisation du pouvoir autour du roi et qui ne crée que tensions et scandales à répétition.

    Cette fois, le fer est croisé au cœur du business de Mohammed VI. Une violente controverse vient d’éclater autour du débarquement précipité de Khalid Oudghiri, un ancien cadre de la BNP promu au poste de P-DG d’Attijariwafa Bank, la banque contrôlée par les holdings du roi. Yassine Mansouri, le patron de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), le service de contre-espionnage marocain, est destinataire en décembre 2006 d’une missive confidentielle de ses homologues français. La France, première partenaire économique du royaume, s’inquiète de voir malmenés ses intérêts au Maroc.

    Mohammed VI est immédiatement informé. On ne saurait obscurcir le ciel dégagé des relations privilégiées avec Paris, alors que le soutien de l’Élysée et du Quai d’Orsay est si crucial sur le dossier du Sahara occidental. El Himma y voit une opportunité de porter l’estocade à son rival.

    Une réunion extraordinaire est organisée au ministère de l’Intérieur en janvier 2007, à laquelle sont convoqués Majidi et ses lieutenants : Hassan Bouhemou, le patron de Siger (anagramme de Regis, « roi » en latin), holding du souverain qui contrôle l’Omnium Nord-Africain (ONA) et Attijariwafa Bank, Saâd Bendidi, à l’époque P-DG de l’ONA, et Khalid Oudghiri, le P-DG d’Attijariwafa Bank.

    En face d’eux, El Himma aligne Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur, par ailleurs un ancien de l’ONA, et Yassine Mansouri, le chef des services secrets. La réunion est houleuse, mais au sein du clan Majidi, Oudghiri laisse entrevoir des positions opposées sur la stratégie de la banque vis-à-vis de l’ONA et de ses partenaires français, notamment AXA et Auchan avec qui la guerre est ouverte.

    Oudghiri sera invité à s’exprimer plus librement à huis clos lors d’une deuxième rencontre avec les « sécuritaires ». À cette occasion, il s’opposera à l’idée de mettre la banque qu’il dirige au seul service des intérêts du roi. L’hostilité à l’égard des intérêts économiques de la France est pour lui une hérésie.

    El Himma boit du petit-lait et s’empresse de s’en ouvrir à Mohammed VI qui attend des explications. Mais l’omerta qui règne au Palais veut que rien ne filtre, l’affaire devra rester secrète. Elle sera tranchée par le limogeage d’Oudghiri sans autre forme d’explication, Majidi préférant sacrifier un pion sur l’échiquier pour que les querelles sur les affaires royales ne soient pas rendues publiques, surtout lorsqu’elles se télescopent avec des enjeux diplomatiques.

    Pire, alors que Oudghiri quitte le Maroc des mois plus tard pour prendre la direction d’une banque saoudienne, il sera accusé de malversations et de mauvaise gestion d’Attijariwafa Bank, au point qu’il fera appel pour sa défense à Me Vergès, le ténor du barreau parisien, pour se prémunir de la vengeance du clan Majidi qui ne lui a pas pardonné sa traîtrise. »

    GÉNÉRATION M6

    Tout au long de son livre, Ali Amar égrène plusieurs révélations sur l’histoire du Journal Hebdomadaire comme cet épisode concernant l’ancien Premier ministre Driss Jettou.

    « Dans sa villa du Val d’Anfa à Casablanca, Driss Jettou me reçoit avec le sourire, ce 25 juillet 2008. Je n’avais pas vu l’ancien Premier ministre depuis des années. Le sujet pour lequel je souhaitais le rencontrer devient presque secondaire lorsqu’il se met à égrener des souvenirs communs. « Tu ne sais pas à quel point je vous ai défendu lorsque j’étais aux affaires. Tout le monde voulait votre peau, des gens au Palais bien sûr, mais plus encore chez les socialistes. Parfois, le Conseil du gouvernement faisait de votre cas une obsession. Ça n’a pas été de tout repos, crois-moi. » Je veux bien le croire en effet.

    2 décembre 2000, Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre socialiste à l’époque, entérine la mort du Journal. Je suis attablé avec Aboubakr Jamaï, Fadel Iraki et l’un des enfants de Mehdi Ben Barka à la terrasse d’un café du XVIe arrondissement à Paris lorsque nous apprenons la nouvelle. Nous décidons de rester en France encore quelques jours pour organiser notre contre-attaque, car cette fois-ci la bataille sera encore plus rude et nous savons que notre meilleure défense est notre exposition à l’opinion internationale.

    L’interdiction de l’hebdomadaire coïncide avec la tenue au Maroc du premier congrès de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dans un pays non démocratique. Dans son communiqué de protestation, la FIDH fait remarquer à Youssoufi les contradictions de sa décision. Il prétend la prendre dans « sa conviction de renforcer les espaces de liberté », alors même qu’il a utilisé le fameux article 77 du code de la presse qui a servi pendant des décennies à censurer son propre parti lorsque celui-ci était dans l’opposition. Le satisfecit que voulait donner cette puissante organisation au royaume en organisant son congrès à Casablanca pour la transition vers un État de droit dans laquelle il semblait s’être engagé va tourner à la catastrophe médiatique.

    Driss El Yazami, l’ancien opposant du régime et cheville ouvrière de la FIDH, se sent floué par cette décision liberticide. À notre retour de Paris, il invite Aboubakr Jamaï à la tribune du Congrès. Face aux caméras du monde entier, après un discours percutant, le jeune patron du Journal annonce sa décision d’entamer sur-le-champ une grève de la faim illimitée afin d’obtenir l’autorisation de ressusciter sa publication.

    Les débats prévus sur les avancées en matière de droits de l’homme sous Mohammed VI paraissent dès lors désuets. Youssoufi, qui avait quitté la salle avant l’intervention de Jamaï, est décrédibilisé. Ce scénario inattendu au Palais va le contraindre à reconsidérer sa position, surtout qu’une campagne de presse à l’internationale se fait de plus en plus l’écho de la fin du « printemps marocain ».

    Fouad Ali El Himma, en retrait depuis le début de la crise, reprend langue avec Fadel Iraki, l’actionnaire principal du Journal. Le rendez-vous aura lieu à Marrakech, alors que Jamaï, cloîtré depuis presque une semaine dans son bureau où il a installé un lit de camp, reçoit sans interruption les médias et enchaîne les conférences de presse jusqu’à épuisement.

    La mobilisation est à son comble, alors que l’État et sa justice se confondent dans des explications juridiques surréalistes pour justifier leur refus d’autoriser Jamaï à lancer un nouveau titre. Le parquet de Casablanca, censé donner ce sésame sur simple présentation d’un dossier, conformément au code de la presse, joue la montre en arguant que des pièces administratives n’ont pas été produites, sans pour autant préciser lesquelles.

    Alors en route pour Marrakech, Fadel Iraki reçoit un coup de téléphone de son ami Abderrahim Lahjouji, le patron de la CGEM, l’équivalent marocain du MEDEF, avec qui il s’était entretenu durant la journée. Il lui demande de faire demi-tour d’urgence et de le retrouver à son bureau privé de la rue d’Alger.

    Là, la surprise est de taille : Driss Jettou, alors conseiller du roi, l’y attend. Iraki m’appelle pour assister à la rencontre. L’échange est cordial, mais quelque peu tendu. Lahjouji y met beaucoup du sien, explique au conseiller les retombées néfastes de l’affaire et étale sous ses yeux les articles du Monde, du Figaro et de Libération qui parlent d’un retour aux années sombres. Jettou se tourne vers moi et me dit : « Écoute, je sais que tu es un garçon raisonnable. Le pays est lynché, demande à ton ami d’arrêter au moins sa grève de la faim et je te promets de solutionner le problème dans l’heure qui suit. Si vous faites ça, je vous invite tous les trois à dîner ce soir autour d’un tajine de poulet au citron. »

    Ce à quoi je réponds que, si Jamaï reçoit son autorisation avant la fin de la journée, nous serions honorés d’être invités à sa table. Au même moment, nous apprenons qu’ordre a été donné au procureur du tribunal de première instance de Casablanca de remettre en mains propres à un Jamaï triomphal son sésame.

    Jettou appelle alors El Himma de son portable et lui annonce avec satisfaction : « On a gagné ! » Nous dînerons alors le soir même autour du tajine promis au domicile de Lahjouji. Au dessert, Jettou aura cette phrase terrible : « Vous devez savoir qu’au Palais, on ne lit pas tous vos articles dans le détail. On s’arrête souvent sur un titre qui dérange, une formule, mais le sens général n’est pas souvent compris. Vous n’avez pas affaire à des intellectuels. »

    Pour garder la face, le procureur du roi sera dépêché sur le plateau de télévision de la chaîne 2M pour annoncer que Le Journal a finalement produit les pièces manquantes imaginaires. Le publicitaire Nourredine Ayouch, un proche du Palais, était passé opportunément à l’administration du Journal pour demander une copie du dossier initial, remis un mois plus tôt au procureur. Il ira le déposer au greffe du Tribunal, offrant ainsi à l’État le prétexte officiel pour céder à la pression médiatique. »

    Mohammed VI, Le grand malentendu. Dix ans de règne dans l’ombre de Hassan II. Par Ali Amar. Ed. Calmann-Lévy.

    Source: Backchich, 27 avril 2009

  • Maroc: série noire pour le roi Mohammed VI

    Homosexualité, divorce, pression financière et dossier du Sahara Occidental

    Pour le roi du Maroc, l’année 2019 s’annonce d’une couleur très opaque. Pour commencer, la question du Sahara Occidental qui pour la monarchie alaouite constitue sa principale raison d’être, ne va plus dans le sens voulu par Rabat. Le statu quo si cher aux autorités marocaines a fini par se retourner contre eux. L’ONU, et les Etats-Unis derrière, ont décidé d’en finir avec ce conflit qui empoisonne la vie au Maghreb.

    Contre son gré, le roi Mohammed VI a fini par être obligé de s’assoir aux côtés des sahraouis à l’Union Africaine et à Genève. Les négociations directes avec le Front Polisario est une décision irreversible de la communauté internationale et le nouvel Envoyé sde l’ONU pour le Sahara Occidental jouit du plein soutien du Conseil de Sécurité.

    Mais le cauchemar du souverain marocain ne se limitent pas à la question sahraouie. Les visites des Rois d’Espagne et du Prince Harry ont soulevé la question de la disparition de la désormais ex-première dame du Maroc, la princesse Lalla Salma. A cette occasion, la presse internationale lui a rendu un hommage historique en raison de sa beauté, son charisme et sa dédication aux plus démunis. Les médias internationaux se sont posés beaucoup de questions sur sa disparition. Même l’hypothèse du meurtre a été évoquée. Y a-t-il pire pour un roi que d’être soupçonné d’avoir tué sa femme ?

    Pire encore, le divorce royal a été directement lié aux orientations sexuelles du roi Mohammed VI. Plusieurs supports médiatiques ont évoqué l’homosexualité présumé du souverain marocain. Une question qui constitue un secret de polichinelle et qui intéresse enormément le public marocain et qui risque de briser le mythe de « Commandeur des Croyants » que la DGED a cultivé dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, la nouvelle qui prétend que Mohammed VI est un « gordi-guène » (homosexuel en Wolof) pourrait faire beaucoup de bruit dans le Pays de la Teranga.

    Au niveau interne, la lutte acharnée du régime contre le PJD a conduit au chaos économique à un moment où les autorités financières internationales multiplient les visites au Maroc en vue d’imposer davantage de mesures d’austérité et au moment où les alliés du Golfe Persique refusent de débourser les 500 millions de dollars promis pour compenser le déficit budgétaire. Rabat entretient la politique de la tension avec l’Arabie Saoudite et les EAU en vue de les amener à honorer leur promesse en échange de la participation du Maroc dans les crimes perpétrés contre le peuple yéménite.

  • Maroc : Une étude révèle que les Marocains seraient le peuple le plus malhonnête de la planète

    En effet, d’après une étude menée par l’université de Nottingham et récemment publié dans l’hebdomadaire scientifique Nature, le peuple marocain serait le peuple le plus malhonnête au monde… D’après cette étude, le Maroc est talonné par les Tanzaniens, les Kényans et les Chinois.

    Pour effectuer cette analyse, les chercheurs scientifiques ont développé un “indice de prévalence de violation des règles” pour comparer 159 pays. Puis, pour alimenter leur étude, ils ont récupéré les données disponibles depuis 2003 en se focalisant sur la fraude fiscale, l’évasion fiscale et la corruption dans le pays. Les chercheurs ont demandé à 2.586 individus de différentes nationalités de lancés un dé dans une pièce privé et de rapporter le résultats.

    Chaque nombre élevé se rapporter à un gain élevé. Au terme de cette investigation, les Marocains et les Tanzaniens apparaîtraient être les moins sincères, suivis des Kényans et des Chinois. Ceux qui ont eu les meilleurs scores sont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède et l’Allemagne.

    Cette étude aurait non seulement démontré la malhonnêteté de certains pays africains et asiatiques, mais aussi qu’il existerait un “lien solide” entre le non-respect des règles et l’honnêteté intrinsèque. D’autre part, les sujets originaires de pays à faible taux de violation des règles étaient moins susceptibles de mentir pour un gain additionnel.
    marocainsUn souci d’honnêteté malgré tout

    Mais l’attention de ces scientifiques a été retenue par le comportement des individus. De nombreux tricheurs évitaient d’annoncer le chiffre maximum. Les répondants gonflaient juste légèrement leurs résultats pour se rapprocher de la réalité.

    «Même dans les pays gagnés par la corruption, les gens se soucient tout de même de l’honnêteté dans le sens qu’ils évitent les mensonges flagrants», a déclaré au Daily Mail l’un des auteurs de l’étude, Simon Gächter.

    D’après lui, «ce comportement est cohérent avec les théories psychologiques de l’honnêteté, selon lesquels les gens se soucient de l’honnêteté, mais parfois peuvent extrapoler la vérité de manière à maintenir l’image de quelqu’un d’honnête et à tirer en même temps un bénéfice matériel».

    Source

  • Le Maroc accuse les EAU et l’Arabie saoudite de menacer la stabilité des pays arabes

    Le roi du Maroc, Mohammed VI, a jeté une lourde pierre dans la mare des relations arabo-arabes en accusant certains pays arabes de menacer la stabilité d’autres pays arabes et de s’immiscer dans leurs affaires.

    Ces propos ont été tenus au sommet de Charm el-Cheikh, qui s’est ouvert le dimanche 24 février dernier en Égypte.

    « Je ne peux pas manquer de souligner que les graves défis auxquels le monde arabe est confronté menacent sa sécurité et sa stabilité, cela est parfois dû aux politiques et au comportement de certains pays arabes à l’égard d’autres pays arabes », a déclaré le roi, selon le site en ligne de la télévision iranienne Press Tv.

    Et d’ajouter : « À cet égard, nous soulignons que l’élimination de cette menace dépend toujours du respect du principe de bon voisinage, du respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale des États et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. »

    Parmi ces pays figurent sans aucun doute l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avec lesquels le Maroc est en brouille.

    Au début du mois de février, au lendemain de la diffusion par la télévision saoudienne al-Arabiyyat d’un documentaire sur le Sahara occidental, accusant le Maroc de l’avoir conquis après le retrait espagnol en 1975, le Maroc a convoqué ses deux ambassadeurs dans ces deux pays . Ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la dégradation des relations entre ces trois pays.

    Quelque temps plus tard, il a retiré sa participation dans la coalition arabe menée par Riyad contre le Yémen. Rabat estime qu’il n’a pas tiré profit de sa participation, bien au contraire il a perdu sa réputation et l’un de ses soldats, confie pour le site de la chaine de télévision qatarie al-Jazeera le directeur de l’Institut marocain pour l’analyse des politique Mohammad Mousbah, selon lequel la relation entre ces trois protagonistes n’est pas batie sur le principe des intérêts mutuels.

    L’un des évènements qui avaient aussi empoisonné leurs relations bilatérales est que l’Arabie et les EAU ont votée contre le Maroc pour accueillir la finale de la coupe du monde en football de l’an 2026.

    Autre signe de la détériorarion des relations a été l’abstention du prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane de visiter le Maroc, lors de sa tournée nord-africaine, après l’assassinat du journaliste dissident jamal Khashoggi au consulat de son pays en Turquie.

    Et en fin une autre raison de poids pour cette tiédeur des relations : Riadh et Abu Dhabi n’ont pas honoré leur engagement financier d’accorder à Rabat la somme de 500 millions de dollars et se sont contentés de lui donner 200 millions seulement.

    Ce qui a contribué à creuser le déficit du budget du royaume.

    Source: Al Manar

  • Le presse africaine se déchaîne contre le roi du Maroc

    Mohammed VI aurait mieux fait d’embrasser la transparence en ce qui concerne son épouse disparue, Lalla Salma.

    Son absence lors des visites royales des Rois d’Espagne et du Prince Harry et son épouse a fait un véritable buzz dans les milieux médiatiques africains qui ont fait le lien direct entre sa disparition et l’homosexualité du roi du Maroc, un secret de polichinelle.

    Plusieurs médias du Sénégal, Côte d’Ivoire et du Bénin ont trouvé dans les articles de Maghreb Online sur Mohammed VI la banque d’informations nécessaire à leurs publications qui ont donné lieu aux titres suivants :

    1- Bénin Web TV : « Maroc: la polémique sur homosexualité du roi Mohammed VI à nouveau relancée »

    2- Afrik.com : « Maroc, Divorce avec Lalla Salma : « l’homosexualité » de Mohammed VI mise en cause »

    3- TellmemoreTV : « Maroc : Divorce de Lalla salma, l’homosexualité de Mohammed VI pointé du doigt ! »

    4- Abidjanpeople : « Maroc : Un journaliste aborde le sujet très sensible de « l’homosexualité » du roi Mohammed VI »

    5- Sénégal Direct : « Maroc, Divorce avec Lalla Salma : « l’homosexualité » de Mohammed VI mise en cause »

    6- Coups Francs : « L’épouse du roi du Maroc dovirce à cause de son homosexualité ».

    Il y a lieu de remarquer que ces médias se trouvent en Afrique de l’Ouest, dans des pays connus pour leur alliance avec la France et le Maroc.

    Ils ont trouvé dans les articles de Maroc Leaks et Maghreb Online une aubaine pour traiter un sujet tabou. Malgré que derrière ces deux sites il n’y a pas de professionnels ni diplômés. Juste des militants convaincus de la justesse de leur cause. C’est probablement pour cela que certains pseudo-intellectuels les snobent. Snober, sans pour autant, faire mieux.

  • Maroc: Note d’alerte sur la position américaine sur la Guinée Conakry et Dadis Camara

    CONTEXTE:

    En 2008, le Capitaine Moussa Dadis Camara, devenu Moïse Dadis Camara depuis sa conversion au catholicisme en août 2010, profite du décès du président Lansana Conté pour s’emparer du pouvoir en Guinée Conakry. Sur les antennes de la radio-télévision officielle, il annonce la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et il prononce un discours à caractère social, dénonçant le désespoir profond du peuple de Guinée, la complicité des dignitaires du pouvoir dans le pillage des ressources du pays et leur incapacité à fournir à la population les services de base.

    Le 23 décembre 2008, il est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). Le lendemain, les forces armées le désignent président de la République de Guinée. Camara promet des élections « libres, crédibles et transparentes » en décembre 2010.

    Le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, Moussa Dadis Camara se rend au camp militaire Koundara, base de son aide de camp et chef de la garde présidentielle, Aboubacar « Toumba » Diakité. Dans des circonstances à éclaircir, ce dernier tire sur Dadis Camara et le blesse à la tête. Touché à la tête et au cou, il est transféré le lendemain à Rabat (Maroc), afin d’y être hospitalisé.

    Mais, e 12 janvier 2010, à la surprise générale, Moussa Dadis Camara est expédié par Mohammed VI à Ouagadougou, en lui faisant croire qu’il partait pour Conakry. Les autorités burkinabaises ne sont averties qu’au dernier moment, les mettant pratiquement devant le fait accompli. Il y est rejoint par le général Sékouba Konaté, qui assure l’intérim depuis son hospitalisation, pour des négociations sous l’égide de Blaise Compaoré. Un accord est trouvé le 15 janvier 2010, et Camara renonce au pouvoir, officiellement pour des raisons de santé. En réalité, selon les télégrammes de la diplomatie américaine révélés par WikiLeaks, les gouvernements français et américains en accord avec Mohammed VI ont profité de son hospitalisation à Rabat pour lui trouver un successeur et le forcer à l’exil.

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    12/9/09

    Note d’alerte

    Position américaine sur la question Guinéenne

    Le Sous-secrétaire d’Etat adjoint au Département d’Etat M. William Fitzgerald, a donné, le 8 décembre, des déclarations à Reuters sur la situation politique en Guinée.

    Le secrétaire d’Etat affirme que les Etats-Unis voient dans Sekouba Konate, le Ministre de la Défense, l’homme qui pourrait remettre de l’ordre en Guinée.

    M. William Fitzgerald a déclaré :

    Nous essayons d’atteindre Konate pour pouvoir lui parler. Nous souhaitons une transition rapide vers des élections ouvertes et transparentes. Si Konate offre quelque chose dans ce genre, on va la prendre très au sérieux.

    Fitzgerald ajoute :

    Nous étudions toutes les options y compris obliger Camara à rester à l’extérieur de la Guinée.

  • Elliot Abrams, émissaire USA pour le Vénézuela et lobbyiste du Maroc

    Le bruit monté par le Maroc autour de la personne de Juan Guaido vise, en réalité, la personne du nouvel émissaire américain pour le Vénezuela, Elliott Abrams, un ancien recruté de la DGED marocaine.

    Sous les mandats de Ronald Reagan et George Bush, Abrams a brigué les postes de : Secrétaire d’État adjoint aux affaires des organisations internationales, Secrétaire d’État adjoint à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail, Secrétaire d’État adjoint aux affaires de l’hémisphère occidental.

    Selon une note de la diplomatie marocaine, le Maroc a « travaillé très étroitement » avec lui « sous l’administration Bush où il était responsable de la région MENA à la Maison Blanche ». « Pendant ces 8 années, il a été notre meilleur allié tout point de vue et très particulièrement pour le Sahara. On peut dire qu’il a fait la politique des Etats-Unis, très promarocaine, en ce qui concerne le Sahara », précise la note.

    En effet, c’est lui l’artifice de la formule « une proposition sérieuse et crédible qui assure une réelle autonomie au Sahara Occidental » en allusion à la solution marocaine basée sur une autonomie dans l’ancienne colonie espagnole.

    D’ailleurs, il fait partie des leaders de la Coalition juive républicaine (RJC) qui s’est rendu la semaine dernière au Maroc dans le cadre d’une visite inscrite, selon la presse aaméricaine, sous le signe d’un rapprochement entre Rabat et Tel Aviv pour peser sur la position des Etats-Unis à l’égard de la question sahraouie.

    Les leaders de la RJC, un groupe de pression juif américain, ont effectué ce déplacement en compagnie d’autres lobbyistes américains engagés par le Royaume chérifien à Washington, précise al-Monitor. Au Maroc, la coalition a rencontré le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita.Une photo de cette rencontre a été d’ailleurs postée mercredi par le président de la RJC, Norm Coleman, sur son compte tweeter. Cet ancien sénateur du Minnesota, qui travaille pour le compte de la firme Hogan Lovells, a été engagé en 2018 comme lobbyiste de l’Arabie saoudite à Washington. Sur cette photo le chef de la diplomatie marocaine apparaît également aux côtés de Matt Brooks directeur exécutif de la RJC, d’Ari Fleischer ancien secrétaire de presse de la Maison-Blanche, d’Elliott Abrams, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale et d’Andrew King lobbyiste de la firme Glover Park Group, engagée par l’ambassade du Maroc à Washington pour polir l’image du Royaume aux Etats-Unis.

    Dans une déclaration relayée par Al Monitor, Abrams affirme avoir « beaucoup d’amis au Maroc, en particulier parmi la communauté juive, et que je suis heureux de les revoir».

    En 2011, lors des événements du dénommé Printemps Arabe, Abrams était en contact permanent avec Ahmed Charai et c’est lui qui a permis à ce dernier de transpercer les différentes organisations juives et pro-israéliennes étatsuniennes et il a publié The Arab Spring sur les colonnes du National Review Online pour défendre la monarchie marocaine.

    Voici quelques-uns de messages échangés avec la DGED marocaine :

    Message transféré —-

    De : Elliott Abrams <eabrams@cfr.org></eabrams@cfr.org>

    À : « ahcharai2005@yahoo.fr » <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Mer 16 mars 2011, 12h 15min 02s

    Objet : WSJ

    Excellent article! Excellent because it is balanced, not a piece of propaganda: the doubts and challenges are there along with the positives. Far more interesting and persuasive.

    –₋—————-__₋–____

    —– Message transféré —-

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net></elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Mar 12 juillet 2011, 12h 51min 01s

    Objet : Re: Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr :

    Terrific piece!

    —— Original Message ——

    Received: 04:38 AM EDT, 07/12/2011

    From: Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    To: elliottabrams@usa.net

    Subject: Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Dear Elliott,

    Hope you are doing well. Please to find attached an Op Ed published today in NY Times.

    All the bestAhmed

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net></elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Vendredi 14 Octobre 2011 21h36

    Objet : Re: Tr : Re : Fox News

    Congratulations on this article.

    Things are as you say very worrying in Egypt above all.

    I worry a lot about Bahrain too. There, in my view, we see what happens when a King is not as sensible as yours!– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Mail transféré —–

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net></elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Samedi 5 Novembre 2011 17h13

    Objet : Re: Tr : Ahmed Charai FP piece

    Thanks- we are well and hope you are too.

    This is a VERY good and wise article. Bravo!

    Sent from my iPad

    http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/11/04/the_islamist_bloc?page=0,0

    Source: Maroc Leaks