Catégorie : Mauritanie

  • Des produits agricoles algériens arrivent à Zouérate (Mauritanie)

    Selon le site Mourassiloun, plusieurs camions chargés de fruits et légumes sont arrivés à la ville mauritanienne de Zouérate en provenance de l’Algérie.

    La même source indique que oplusieurs sources ont relayé la nouvelle du mouvement des camions entre l’Algérie et la Mauritanie suite à la fermeture de la brèche du Guergarate par des activistes sahraouis et l’interdiction du passage aux véhicules.

    Mourassiloun rappelle que suite à la fermeture dudit passage, les fruits et légumes sont devenus rares dans les marchés mauritaniens et une « folle montée » de ses prix.

    « Les marchés mauritaniens s’approvisionnent essentiellement des produits agricoles importés du Maroc et de l’Espagne », conclue-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, Algérie, El Guergarate,

  • Compte-rendu de la rencontre mauritano-sahraouie à Bir Mogreïn

    La rencontre entre la délégation mauritanienne et son homologue sahraouie a eu lieu à Bir Mogreïn. Du côté sahraoui, présidé par le secrétaire général du ministère de la sécurité et la documentation, accompagné du président de la Haute Cour de Justice, le coordinateur du Bataillon de Réserve et un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Du côté mauritanien, il y avait le Wali de Tiris Zemmour, M. Isselomou Ould Sayed, des responsables de quelques institutions sécuritaires, le gouverneur et le maire de Bir Mogreïn.

    La réunion a eu lieu à la demande des autorités sahraouies qui ont pris la parole en premier pour exprimer leur regret suite aux événements de la banlieue de Bir Mogreïn et l’agression dont a été victime un citoyen mauritanien de la part d’orpailleurs sahraouis. Les autorités sahraouies ont condamné cet acte étrange à l’éthique des sahraouis et aux relations séculaires qui les lient à leurs frères mauritaniens et ont promis que les coupables auront la punitions qu’ils méritent.

    De son côté, la délégation mauritanienne a réïtéré que ce genre d’incidents ne peut pas répercuter sur les relations de fraternité qui lient les deux peuple et a demandé de dépasser l’incident au nom de l’intérêt général.

    La partie mauritanienne a sollicité à la délégation sahraouie de rendre le véhicule Toyota Hilux à son propriétaire, le mauritanien Cheikh Ould Ahmed Cheikh dont l’immatriculation est 6144AX00 et qui a été enlevé par un citoyen sahraoui lors des derniers événements ayant eu lieu à la région des prospections proche de Bir Mogreïn. Les membres de la délégation sahraouie ont exprimé leur étonnement du fait qu’ils n’étaient pas au courant du fait et s’est engagé à rechercher la voiture en vue de la rendre à son propriétaire via les autorités mauritaniennes.

    Cette réunion bilatérale a contribué à tourner la page de ces événements et préparé le terrain pour la reprise des activités de prospection dans la zone citée.

    Source : Zouérate Média, 26 oct 2020

    Tags : Mauritanie, Sahara Occidental, orpailleurs, prospection, Bir Mogreïn, Tiris Zemmour,

  • Editorial : Des voix s’élèvent en Mauritanie pour prôner le boycott de la France

    En Mauritanie des voix s’élèvent de plus en plus pour demander le boycott de la France, de ses produits et de sa culture.

    Après l’éminence grise du mouvement islamiste, le Cheikh Dedew qui avait lancé récemment un appel dans ce sens, au lendemain de la republication des caricatures controversées de Charlie Hebdo, c’est au tour de l’écrivain francophone Moussa Ould Ebnou de déclarer sa fronde contre la puissance colonisatrice, annonçant au passage un embargo personnel contre tout ce qui est français, y compris la culture et invitant les écrivains musulmans francophones à une grève ouverte contre l’écriture dans la langue de Molière.

    Un grand coup de gueule pour ce grand philosophe et nouvelliste sortant de la Sorbonne.

    Ould Ebnou s’insurge ainsi contre les déclarations du président français Emmanuel Macron qui a déclaré que la France continuera à assumer les caricatures diffamatoires contre le prophète Mohamed (PSL).

    Notons que la France est actuellement dans le collimateur des défenseurs du prophète Mohamed (PSL) depuis le déclenchement de l’affaire Samuel Paty, du nom de ce professeur d’histoire Géo qui a préféré joué avec le feu en montrant à ses élèves des caricatures insultantes de l’idole des musulmans. La décapitation de Paty par un musulman Tchétchène fut utilisée par le gouvernement de Jean Castex pour lancer une nouvelle chasse aux sorcières contre les musulmans, ainsi que les ONG et les institutions d’obédience musulmane.

    C’est ainsi que le 21 Octobre, le préfet de Seine-Saint-Denis a pris la décision de fermer la grande mosquée de Pantin. Et le même jour, le Conseil des ministres a publié un décret administratif à l’encontre du collectif Cheikh Yassine dont le premier responsable a été mis en examen. Une épée de Damoclès pèse également sur plusieurs ONG de bienfaisance comme Baraka City ou le Collectif contre l’islamophobie (CCIF).

    Ainsi en France les musulmans ne sont pas vraiment en odeur de sainteté malgré leur nombre de plus en plus croissant. En effet ils constituent la principale minorité-près de 9% de la population et plus de 2500 lieux de culte- et ils ne sont pas du tout étrangers à l’histoire de France et les incursions musulmanes dans les Pyrénées ont fait date avec la fameuse expédition de Charles Martel le 25 octobre 732, qui empêcha Poitiers d’être une tête de pont pour l’islamisation de la France. Mais l’Espagne d’à côté portera l’étendard de l’islam durant près de huit siècles, de 711 à 1492.

    Et pour revenir à la France, la liberté religieuse est reconnue par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Pourquoi est-elle foulée aux pieds aujourd’hui à tout va ?

    Pourquoi malgré l’article 1132-1 du Code du travail qui interdit les discriminations en raison de la religion le musulman est souvent interdit de faire sa prière dans son lieu de travail ?

    Et pourquoi la France à si peur de l’islam ?

    Bakari Guèye

    Source : Zahraa Chinguett, 26 oct 2020

    Tags : Mauritanie, caricatures, Charlie Hebdo, Samuel Paty, Islam, Islamisme, islamophobie,

  • Enquête : L’Islam au quotidien dans les pays du Maghreb

    L’Islam est abordé aujourd’hui par la majorité des médias et des écrivains-penseurs comme une idéologie plus que comme une religion.

    Le coté religieux pratique se trouve le plus souvent –si non toujours- écarté au profit de ce que les journalistes et autres ‘‘spécialistes’’ appellent… les maux de l’Islam ; islamisme et djihadisme en tête.

    Rares sont ceux qui sont allés voir du coté de la pratique de la religion par les croyants.

    Comment est ce que les musulmans pratiquent leur Islam ?

    Comment est ce que ces musulmans regardent certaines institutions de leur religion ?

    Comment font-ils pour concilier profane et sacré ?

    Si les réponses à ces questions semblent quelques fois évidentes pour les musulmans du Golf et du Moyen-Orient qui – à force de clichés – nous paraissent des religieux purs et durs pour qui le profane ne peut exister en dehors du religieux, le doute s’installe dès que l’on s’intéresse aux pays de l’Afrique du Nord et plus exactement du Maghreb.

    Ainsi, l’Algérie qui a vécu des « années noires » de terrorisme islamiste, la Tunisie considérée comme le pays le plus laïc du monde arabe et le Maroc qui conduit actuellement une expérience de réformes religieuses (voir notre dossier) sont autant de terrains où il est fort intéressant d’étudier la pratique religieuse.

    Le sujet vient d’être abordé par l’hebdomadaire Jeune Afrique qui a consacré dans son 2498ème numéro une enquête aux enseignements forts intéressants sur la pratique religieuse dans les pays du Maghreb.

    Pour les trois pays (Maroc, Algérie, Tunisie), l’enseignement le plus important relevé par cette enquête est qu’entre ce que prévoit la religion et ce qui se fait dans la pratique, il peut y avoir des arrangements et même des … discordances.

    Je vous invite à découvrir (durant quelques épisodes) comment se vit l’Islam au Maghreb. Vous découvrirez notamment que désormais, dans presque tous les domaines, les apparences comptent plus que tout autre chose. Tel est le cas -par exemple- du port du voile et de la fréquentation des mosquées les vendredis dans l’ensemble des pays du Maghreb.

    Dans la première partie de l’enquête, nous allons découvrir une Tunisie qui semble s’éloigner d’une laïcité à la française pour se rapprocher de la sécularisation à l’anglo-saxonne.

    Pour ce qui est de la deuxième partie, je vous invite à découvrir comment après (et malgré) les années noires du terrorisme islamiste, le religieux regagne de plus en plus l’espace public.

    Et pour finir, je vous présenterai dans une troisième partie les statistiques de la pratique religieuse au Maroc. Retenez votre souffle, les chiffres qui nous parviennent du Maroc sont –le moins que l’on puisse dire- très révélateurs de l’état de la pratique religieuse dans nos pays.

    Tunisie : laïcité à la française ou sécularisation à l’anglo-saxonne ?

    « Le seul indicateur disponible pour mesurer la pratique religieuse est celui du nombre de mosquées, passé de 2390 en 1987 à 4483 en 2008. Malgré cette progression significative encouragée par l’Etat, qui nomme les imams, et d’après les statistiques compulsée par Jeune Afrique, la Tunisie demeure toutefois le pays Maghrébin qui a le plus d’habitants (2230) par lieu de culte comparativement au Maroc (800 habitants) et à l’Algérie (615 habitants avant la fermeture d’environ 40 000 lieux de prière dans les années 1990 pour raison de sécurité). Cette densité de population par mosquée est également supérieure à la France laïque, qui compte 1315 habitants par église. »

    Ces chiffres -révélées par Jeune Afrique- montrent-ils le désintérêt des tunisiens de la pratique religieuse ?

    Je ne le pense pas pour deux raisons :

    1- Il est vrai que les mosquées durant les jours de la semaine sont moins remplis que les cafés de Tunis et de sa banlieue mais cela n’est pas à attribuer à la baisse de la pratique religieuse mais plutôt au fait que cette pratique s’individualise. Désormais, beaucoup sont ceux qui préfèrent accomplir leurs prières chez-eux. Il existe même des pratiquants qui n’ont jamais mis les pieds dans une mosquée.

    2- Ce constat se vérifie si l’on fait la comparaison entre les fidèles quotidiens des mosquées et ceux du Vendredi. A l’occasion de la prière du Vendredi, toutes les mosquées sans exception affichent complet. Pour manque de place, certains se trouve même dans l’obligation de prier sur les trottoirs et rues adjacentes des mosquées.

    Faut-il rappeler aussi que c’est le développement du nombre des pratiquants des vendredis (à coté du port du voile de plus en plus répondu) qui a fait dire à certains qu’il existerait un regain de religiosité en Tunisie.

    Regain de religiosité ! Info ou intox ?

    Mohamed Kerrou, sociologue tunisien spécialiste de l’islam, n’est pas tout à fait d’accord.

    Pour lui « Il n’y a pas de retour du religieux. Ce sont plutôt les spécialistes qui font un ‘‘retour’’ pour mieux comprendre le phénomène et découvrent, en l’observant avec les instruments des sciences sociales, que ce n’est plus le même religieux. Dominent désormais le ritualisme et l’ostentation. Au fond, les gens ne sont pas plus pratiquants et sont plus préoccupés par la cherté de la vie que par l’angoisse métaphysique. Ils empruntent le langage religieux pour exprimer leur malaise social. »

    Pour Mr Kerrou, le symbole même de ce regain de religiosité en Tunisie, le voile, n’a plus le sens religieux d’autre fois :

    « Aujourd’hui, on n’est plus en présence du même voile, soutient Kerrou. Traditionnellement, il est censé dérober le visage et le corps au regard. Or on a actuellement des ‘‘couvre-chefs’’ de couleurs variées, portés avec des jeans, des robes, et, même … des strings. Ils montrent plus qu’ils ne cachent».

    On ne peut qu’être d’accord avec ce constat sur le nouveau Hijab, simplement, on ne peut nier, malgré cela, le fait que l’idée de porter ce ‘‘couvre-chef’’ vient (dans la majorité des cas) d’une volonté de se conformer à une obligation religieuse. Ce sentiment-là provient de l’omniprésence d’un discours religieux qui rend le port du voile obligatoire.

    D’où le constat fait par certains selon lequel il existerait une influence orientale (à travers les chaînes satellitaires des émirs du Golf) sur les tunisiennes, et –partant- un regain de religiosité en Tunisie.

    Au-delà du port du voile et de la controverse qui l’entoure (regain de religiosité ou pas), ce discours religieux oriental peut-il être menaçant pour la laïcité en Tunisie ?

    « C’est de l’alarmisme déplacé, répond Kerrou. D’abord, la Tunisie n’a jamais été un pays laïc. Contrairement à ce qu’on écrit ici ou là, Habib Bourguiba était un musulman moderniste. Et le président Ben Ali puise dans l’héritage bourguibien en tenant compte de la tradition du pays. N’oubliez pas que l’Etat tunisien moderne n’a jamais été gouverné par des religieux, mais par des civils qui n’ont pas de conflit avec la religion du pays. C’est cela, la sécularisation au sens anglo-saxon du terme. Elle est tout simplement plus avancée ici qu’ailleurs dans la région».

    Je ne suis pas d’accord pour dire que prendre garde des signes d’une religiosité poussée (à l’extrémisme) est de l’alarmisme déplacé.

    Certes, il ne faut pas voir un islamiste intégriste djihadiste derrière chaque barbue ou chaque voilée, mais il ne faut pas oublier aussi que ceux qui observent une pratique religieuse fondamentaliste n’auront qu’un pas à faire pour se transformer de musulmans pieux à islamistes purs et durs.

    Algérie : … et la religion investit l’espace public

    Pour Malek Chebel, anthropologue algérien des religions, « le vendredi, les mosquées sont prise d’assaut. Mais, dans bien des cas, la frontière entre sincérité et comportement moutonnier n’est pas très nette».

    Cette affirmation vaut pour les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où les mosquées (spécialement les vendredis) ne désemplissent pas.

    Seulement, si en Tunisie ou au Maroc cela n’a rien d’une situation exceptionnelle, en Algérie, une signification particulière peut être déduite de cet état des lieux et ce pour deux raisons.

    a) Le pays a connu dans les années 1990 une décennie noire (dont les conséquences et certains aspects continuent jusqu’à nos jours) durant laquelle plus de 150.000 algériens (au bas mot) ont trouvé la mort.

    Principal accusé dans cette tragédie : l’Islam politique et ses agents djihadistes.

    Suite à ces évènements, nombreux étaient ceux qui pensaient que les Algériens finiraient par abandonner cet Islam qui a causé la mort de milliers d’entre eux.

    Contrairement à ces attentes, et malgré un repli observé au cours de ces années noires, selon Jeune Afrique, la pratique religieuse et en particulier l’assiduité dans les mosquées serait en forte hausse.

    b) L’Algérie, contrairement à ses voisins Marocain et Tunisien, se définit en quelque sorte comme république islamique. En effet « dans sa proclamation du 1er novembre 1954, le Front de Libération Nationale (FLN) appelait le peuple à se soulever et annonçait son objectif : ‘‘l’indépendance par la restauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.’’ L’Algérie n’est donc pas un Etat laïc, et l’islam est l’une des composantes de son identité».

    Ces deux éléments combinés (d’une part un Etat qui se veut islamique et d’autre par une population traumatisée par un certain islam, celui des islamistes) font que les Algériens vivent aujourd’hui une situation paradoxale. Ainsi, « si les fidèles sont plus nombreux, les bars ne sont pas pour autant vides. Jeudi soir, premier jour du weekend, les boites de nuit de la capitale refusent du monde mais, le lendemain à midi, les rues adjacentes aux lieux de culte sont interdites à la circulation et livrées aux tapis de la grande prière du vendredi. »

    Au delà de ce paradoxe –qui peut être considéré par certains comme l’incarnation même de la liberté et d’une société émancipée- le danger réside dans l’apparition de certains signes d’islamisation poussée de certaines institutions de la société algérienne :

    1- C’est le cas pour ce qui est de « la création d’espaces réservés à la prière dans des endroits où la chose semblait impensable. Un exemple ? Les sièges de certaines rédactions de la presse francophone, fief de la résistance à l’intégrisme, en sont aujourd’hui dotés à la demande des… journalistes. »

    2- C’est le cas aussi pour ce qui est du comportement de certains agents de l’ordre. En effet, selon certains témoignages, « les plus intolérants sont les forces de l’ordre (…) En période de menstruation, les femmes sont dispensées de Ramadan. Celles qui sont surprises entrain de manger en dehors de chez elles sont emmenées au poste de police où des ‘‘fliquettes’’ vérifient…les bandes hygiéniques ! Et gare si celles-ci sont immaculées. »

    3- Plus inquiétant encore, la justice se radicalise et adopte une jurisprudence de plus en plus… islamisée. Ainsi, elle « a souvent la main lourde pour les contrevenants. Si à Bishra (500 km au sud-est d’Alger) la condamnation, le 29 septembre 2008, de six hommes accusés de ‘‘non respect d’un fondement de l’Iislam’’ à quatre ans de prison ferme a été annulée en appel, d’autres ‘‘briseurs de Ramadan’’ ont eu moins de chance et purgent encore leur peine avec des détenus de droit commun. Le code pénal prévoit un emprisonnement de trois à cinq ans pour quiconque dénigre les préceptes de l’Islam par voie d’écrit, de dessin ou de déclaration publique. C’est de l’interprétation de cet article de loi que découle la jurisprudence qui frappe désormais les non-jeuneurs. »

    Une chose est sûr, malgré plusieurs décisions prises par les gouvernements algériens successifs et qui visent à monopoliser la gestion de la religion (formation et affectation des imams, gestion des mosquées, fermeture des lieux de culte après les prières…) il semble que « le spectre du djihadisme plane toujours sur le pays de Bouteflika. »

    Maroc : l’Islam par les statistiques

    Le Maroc est le seul pays arabes pour lequel nous disposons de statistiques sur les pratiques religieuses des marocains.

    Trois marocains –Mohamed El Ayadi, historien, Hassan Rachik, anthropologue et Mohamed Tozzy, politologue- nous font découvrir un … autre Maroc.

    Ce travail de recherche nous a été présenté par le politologue Mohamed Tozy dans une interview accordée à Hamid Barrada de Jeune Afrique.

    Je vous propose ci-dessous les principaux enseignements de cette enquête :

    * La prière :

    – Les marocains prient massivement. Mais le rapport à la prière est changeant : on prie, on s’arrête, on reprend…

    – Pour prier, la mosquée n’est pas le lieu principal des dévotions.

    – 15 % des marocains n’ont jamais prié, soit environ 2 millions.

    – 16 % seulement des hommes fréquentent les mosquées (2 % pour les femmes).

    – Le Maroc compte 41 755 lieux de culte.

    – 25 % seulement accomplissent à l’heure dite la prière de l’aube. Seuls 5 % d’entre eux se rendent à la mosquée pour le faire.

    – La prière du vendredi ne mobilise régulièrement que la moitié des fidèles, alors que 37 % ne la font jamais.

    * Le jeûne du Ramadan :

    – 60 % considèrent comme non musulmans ceux qui ne font par le ramadan.

    – 82 % sont contrte l’ouverture des cafés et restaurants pendant le ramadan.

    * Les sources d’informations sur la religion :

    – La télévision est la principale source d’information pour 40 % des marocains.

    – 15 % s’informent auprès de leurs parents.

    – 12 % s’informent des livres.

    – 11 % s’informent des mosquées.

    – 2 % s’informent de l’école.

    – Pour les ruraux, ils sont plus de 50 % à déclarer que la mosquée est leur 1ère source d’information.

    * Les écoles ou rites (madhib) de l’islam :

    – 73 % ignorent leur existence.

    – Sur les 24 % qui en connaissent l’existence, 16 % sont capables de les citer.

    – 60 % ne connaissent pas les quatre Califes qui ont succédé au Prophète.

    * Musique, cinéma, mixité et prêts bancaire :

    – 3 % estiment que la musique est illicite (haram).

    – 1 % considère le cinéma haram.

    – Tous les marocains sont favorable à la mixité à l’école mais ils ne sont que 30 % à être favorable pour cette mixité sur les plages.

    – 52 % pensent que le prêt bancaire ne pose aucun problème alors que 13 % seulement le considèrent illicite.

    Que penser des marocains après ces statistiques. Je laisse la réponse à Mr Mohamed Tozy pour lequel « le Marocain n’agit pas en musulman dans toutes les situations. Il fait scrupuleusement ses cinq prières quotidiennes, il contracte un prêt bancaire, il apprécie le bordeaux, il regarde des films et peut même acceptes que sa fille épouse un chrétien ou un juif pour peu que celui-ci respecte les apparences. »

    Vive l’hypocrisie ?!

    « Erreur grossière de jugement ! On confond l’incontournable pragmatisme avec une attitude immorale. Ce n’est pas parce qu’on est profondément croyant qu’on doit s’interdire de prendre des libertés avec les règles et les dogmes ».

    Parfaitement d’accord avec vous Mr Tozy !

    Tous les extraits et citations présents dans cet article sont issus de l’enquête : « Etre musulman au Maghreb » publiée par Jeune Afrique dans son 2498ème numéro.

    Source : Islamiqua, 2008-2009







  • Mauritanie : Le retour agité de Moustapha Limam Chafai

    Moustapha Limam Chaavi à Nouakchott, le retour particulier du dernier des desperados

    Avec le retour de Moustapha Ould Limam Chaavi à Nouakchott, le 19 octobre 2020, le carré des ex-opposants en exil de Mohamed Abdel Aziz, est complet, après l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou, le leader politique Ould Abeidna, les journalistes Baba Sidi Abdallah et Hanevi Daha. Mais le retour de Mohamed Limam Chaavi a une connotation très spéciale.

    L’avion spécial mis à la disposition de Moustapha Limam Chaavi par l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, s’est posé dimanche 19 octobre 2020, sur le tarmac de l’aéroport de Nouakchott. Ce retour du dernier des opposants après une quinzaine d’années d’exil, est différemment apprécié par l’opinion publique nationale.

    Si certains trouvent que le retour de Moustapha Limam Chaavi est une réparation envers un citoyen mauritanien injustement banni de son pays, d’autres trouvent que ce retour est un risque, tellement les relations de l’homme avec les nébuleuses terroristes opérant au Sahel est ambiguë.

    Il faut souligner que ce retour était déjà annoncé en 2019. Une grande propriété avait été achetée et équipée à l’époque par la famille, en plein centre du chic quartier de Tevragh-Zeina, au bord de la route de Nouadhibou. Finalement, Ould Chaavi, n’est pas venu. Des sources avaient évoqué des garanties pas tout à fait suffisantes de la part du nouveau régime de Nouakchott.

    Tout le monde veut toucher Ould Chaavi

    Il a fallu attendre une année, en particulier ce dimanche 19 octobre 2020, pour que le retour de l’ancien homme fort du Burkina Faso et négociateur en chef de la libération de plusieurs otages occidentaux au Sahel, soit enfin confirmé.

    Quelques heures avant l’arrivée de Ould Chaavi, les prémisses de la fête s’annonçaient déjà. Devant la superbe villa aux couleurs égayées, une demi-douzaine de tentes était déjà dressée, à côté d’un chapelet de chameaux dont le nombre augmentait au fur et à mesure que le temps s’allongeait. Ce sont les fameuses « Enhira », ces chamelles que des amis, des hommes d’affaires et d’autre, offrent en guise de cadeau. On en voit souvent devant les concessions des nouveaux ministres, ou hauts responsables fraîchement nommés, et ces dons, ne sont pas toujours innocents.

    La foule parsemée en début de journée était devenue opaque, dense et envahissante à l’approche de l’arrivée de l’avion transportant Mohamed Limam Chaavi. Seul un nombre restreint de proches était autorisé à l’accueillir à l’aéroport.

    L’arrivée du convoi devant la maison d’accueil fut un moment d’intense hystérie. On se bousculait devant l’immense portail de la demeure. S’entremêlèrent dans un tourbillon endiablé, boubous blancs et bleu, voiles multicolores, trémolos d’un groupe de griots, coups de coude d’’une armée de journalistes et de simples quidams. Mais tout ce beau monde en eut pour ses frais. La garde rapprochée empêcha tout contact entre ce comité d’accueil improvisé et la petite délégation qui entourait Limam Chaavi.

    Costume sombre, un grand sourire partageant le visage, Ould Chaavi se contenta d’agiter la main pour saluer les badauds. Et tout le monde s’engouffra dans la maison, dont les portes furent verrouillées. Seuls quelques privilégiés et une poignée de chanceux eurent la possibilité de traverser les barrières, pour se retrouver dans un vaste salon

    Des démêlés avec les pouvoirs en Mauritanie

    Entre Moustapha Limam Chaavi et les pouvoirs qui se sont succédé depuis 1990 en Mauritanie, les relations n’ont jamais été tendres.

    A l’époque, Moustapha Limam Chaavi, était déjà l’éminence grise de l’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré. Presque le deuxième homme fort du pays des « hommes intègres », grâce à une connaissance approfondie de la région du Sahel, ses relations intenses avec plusieurs Chefs d’Etat, Amadou Toumani Touré du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Alpha Condé de la Guinée et Alassane Ouatara de Côte d’Ivoire, dont il était conseiller occulte.

    Son père, Limam Chaavi, exerçait déjà ce rôle de négociateur et de conseiller de plusieurs Chefs d’Etat du Sahel, dont l’ancien président du Niger, Hamani Diori. Il a joué aussi un rôle important dans le dialogue entre les mouvements touaregs et le pouvoir central au Mali en 1992.

    Limam Chaavi avait surtout ses propres accointances avec les groupuscules qui semaient la terreur au Sahel, notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

    C’est dans ce cadre qu’il a joué un rôle déterminant dans la libération de plusieurs otages occidentaux, notamment le Canadien, Robert Fowler et son assistant, kidnappés en décembre 2008 et libérés en 2009, la libération des trois humanitaires espagnols, Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta, enlevés en novembre 2009 et libérés en 2010, parmi tant d’autres. Certains soutiennent qu’il percevait au passage une commission pour ses bons offices.

    En 2003, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya l’accuse d’être la tête pensante de la tentative du coup d’Etat mené par les « Cavaliers du Changement » et dont les membres avaient justement trouvé refuge à Ouagadougou, où il les avait accueillis et hébergés.

    Après la chute de Ould Taya en 2005, Moustapha Limam Chaavi ne reviendra en Mauritanie qu’en 2007, lorsque Sidi Mohamed Cheikh Abdallahi prit les rennes du pays. Une anecdote circule à ce sujet qui explique l’inimitié né entre lui et celui qui deviendra plus tard, président de la République, Mohamed Abdel Aziz.

    Ce jour-là, Mohamed Limam Chaavi devait accompagner le président et sa délégation pour un voyage officiel. Mais arrivé à l’aéroport, il se verra renvoyer par Mohamed Abdel Aziz qui indiqua qu’il n’était pas sur la liste de la délégation. Il rebroussa alors chemin. Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui embarqua dans l’avion présidentiel, remarqua que Limam Chaavi n’était pas dans l’appareil. Il l’appela au téléphone et Limam Chaavi lui raconta ce qui lui était arrivé. L’avion resta cloué au sol jusqu’à son embarquement.

    A la chute de Sidi Ould Cheikh Abdallahi en 2008 et l’arrivée de Mohamed Abdel Aziz au pouvoir, Limam Chaavi fera payer à ce dernier la monnaie de sa pièce. La visite officielle effectuée par Ould Abdel Aziz et sa délégation à Ouagadougou pour une rencontre sous-régionale fut un véritable camouflet. Aucun officiel à leur accueil, sauf de simples fonctionnaires.

    Mandat d’arrêt international

    Profitant de la psychose entraînée par la lutte contre le terrorisme au Sahel, Mohamed Abdel Aziz fit lancer en 2011 un mandat d’arrêt international contre Moustapha Limam Chaavi, et d’ailleurs aussi contre l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, ces deux irréductibles opposants. Ould Limam Chaavi est accusé de « financement du terrorisme » et d’appui « aux groupes terroristes », en l’occurrence AQMI.

    Après la chute du régime Blaise Compaoré, Moustapha Limam Chaavi ralliera Abidjan par un vol spécial. Il rejoindra plus tard son ami Mohamed Ould Bouamatou, poussé aussi à l’exil, au Maroc, avant de rallier le Qatar. Même en exil, Moustapha Limam Chaavi, jouera d’autres rôles diplomatiques. Il aidera ainsi à l’évacuation sanitaire de l’ancien président et chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara à Rabat. Tout récemment, il aurait aidé à l’évacuation médicale de Blaise Compaoré au Qatar.

    Pris entre plusieurs feux

    Alors qu’il savoure son retour au pays natal après plus d’une quinzaine d’années d’absence, Moustapha Ould Limam Chaavi fait les frais d’un feu nourri venu du clan de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et des pays en guerre contre le Qatar, en l’occurrence l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

    Ce retour est également un véritable revers de l’histoire. En effet, aujourd’hui, les anciens exilés sont tous rentrés au pays, à l’heure où leur ennemi politique, Mohamed Abdel Aziz, est embarqué dans une saga judiciaire aux conséquences imprévisibles, avec de fortes possibilités qu’il soit traduit et probablement emprisonné, avec confiscation de la majeure partie de son patrimoine.

    En attendant, la guerre contre Ould Chaavi bat déjà son plein. Le fils de l’ancien président, Bedre Ould Abdel Aziz, qui figure sur la liste des personnes poursuivies dans le cadre de la procédure judiciaire engagée contre son père, vient de publier des vidéos montrant Ould Chaavi avec des terroristes, dont celle où il serre la main de Hamada Ould Ahmedou Khairi, ancien Mufti du MUJAO, tué il y a deux ans en Libye. D’autres vidéos montrent Ould Chaavi négociant la libération d’otages occidentaux,

    Ould Chaavi fait aussi les frais de la guerre qui oppose l’Arabie Saoudite et les Emitats Arabes Unies d’une part et l’Etat de Quatar de l’autre. Des sites saoudiens et émiratis qualifient Moustapha Limam Chaavi de « serpent du Qatar » ou encore « l’homme du Qatar au Sahel ».

    Pas de politique

    Soucieux sans doute de tranquilliser le nouveau pouvoir de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani, Moustapha Limam Chaavi a déclaré dès son arrivée à la presse, qu’il n’est pas venu en Mauritanie pour faire de la politique, mais retrouver sa famille et ses amis.

    Une manière de se démarquer de la tension qui prévaut au Proche-Orient entre ses protecteurs qataris et le duo Arabie Saoudite- Emirats Arabes Unis. Il faut souligner que les relations entre la Mauritanie et le Qatar ne sont pas encore rétablies, depuis leur rupture sous Mohamed Abdel Aziz. L’axe Nouakchott-Djeddah et Nouakchott-Abu Dhabi prévaut pour le moment plus que la piste brouillée Nouakchott-Dubaï.

    Seul rayon de soleil dans cette grisaille, le voyage de l’international camerounais, Samuel Et’O, ancien de Barça et d’Arsenal, en Mauritanie, pour partager avec l’ami Ould Chaavi, le bonheur d’un retour d’exil

    Cheikh Aïdara

    Source : L’Authentique, 20 oct 2020

    Tags : Mauritanie, Moustapha Limam Chafai, Burkina Faso, Blaise Compaoré, Mali, Sahel, terrorisme, ôtages, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis,

  • Mauritanie-Sahara Occidental : Contacts bilatéraux après l’incident des orpailleurs


    Selon le site Zouérate Média, Wali de Tiris Zemmour, Yeslem Ould Sayed, s’est déplacé vers la localité de Bir Mogreïn en vue d’inspecter les points de prospection qui ont connu dernièrement des affrontements entre des orpailleurs sahraouis et mauritaniens.

    Le média mauritanien indique que ces événements ont eu lieu lorsque des orpailleurs mauritaniens ont brûlé des tentes et des véhicules dont un camion qui appartenaient à des sahraouis suite à une agression d’un mauritanien par ces derniers.

    Le Wali de Tiris Zemmous était accompgné de responsables sécuritaires en vue de résoudre le problème et rencontrer des responsables sahraouis.

    La même source indique le commandant de la Deuxième Région Militaire, le général de division Abba Ould Bati, avait entamé des contacts au cours de la première journée des événements avec ses homologues sahraouis afin de calmer la situation et préparer le terrain pour des rencontres similaires entre les autorités des deux pays.

    Pour rappel, les affrontements ont eu lieu au nord de Bir Mogreïn, sur le territoire mauritanien, près de la frontière avec le Sahara Occidental.

    Selon des informations relayées par les réseaux sociaux, deux orpailleurs sahraouis ont trouvé la mort dans le sud-ouest algérien suite à une escarmouche avec l’armée algérienne.

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, Front Polisario, orpailleurs, prospection,

  • Création d’un groupe parlementaire d’amitié mauritano-algérienne

    Selon le site Zahra Chinguett, un groupe parlementaire d’amitié mauritano-algérienne a été créé, mercredi à Nouakchott. Selon ses responsables, le groupe a pour objectif d’impulser la coopération entre les deux pays et de renforcer les liens de fraternité et d’amitié entre les deux peuples frères..

    Dans un mot prononcé pour la circonstance, le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, M. Hamady Ould Meimou, a indiqué que la Mauritanie et l’Algérie partagent les liens de religion, de voisinage et de parenté et la recherche de nouvelles perspectives d’investissement dans les deux pays.

    Le président du groupe parlementaire d’amitié mauritano-algérienne, le député Jamal Ould Mohamed Al-Yadali, a déclaré que ce groupe constitue un ajout nouveau et important aux relations étroites entre les deux pays et il a exprimé leur volonté de travailler avec leurs frères algériens et de développer les relations diplomatiques entre les deux pays à un niveau plus profond.

    Quant à l’ambassadeur d’Algérie, Noureddine Khandoudi, il a considéré la formation de ce groupe comme une initiative qui mérite des éloges et des encouragements, et a exprimé la disponibilité de leurs homologues parmi les représentants de l’Assemblée populaire nationale en Algérie à travailler ensemble afin d’atteindre les mêmes objectifs en développant la coopération et les relations de partenariat entre les deux pays et en érissant le rang de ces relations.

    Source : Zahraa Chinguett

    Tags : Algérie, Mauritanie, parlement, groupe d’amitié, ccopération,

  • Mauritanie-Sahara Occidental : Affrontements entre orpailleurs sahraouis et mauritaniens

    Selon l’agence Al Akhbar, des violents affrontements entre orpailleurs mauritaniens et sahraouis au nord de la localité mauritanienne de Bir Mogreïn, près de la frontière avec le Sahara Occidental.

    Plusieurs tentes et abris des orpailleurs ont été brûlés suite à ces affrontements, ajoute Al Akhbar dans une dépêche diffusé samedi dernier.

    La bagarre a commencé lorsque des orpailleurs mauritaniens ont accusé les sahraouis d’agresser un des leurs, conclue l’agence mauritanienne.

    Source : Al Akhbar, 17 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, orpailleurs, Bir Mogreïn, prospection,

  • Algérie : Hommage au militant mauritanien Moustapha Ould Badreddine

    IL ÉTAIT DE TOUS LES COMBATS JUSTES : Hommage au militant mauritanien Moustapha Ould Badreddine

    Le secrétaire général du parti de l’Union des forces de progrès en Mauritanie, Mohamed El Moustapha Ould Badreddine décédé vendredi dernier des suites d’une longue maladie à l’hôpital de Tizi-Ouzou, où il a été admis il y a trois mois, a été transféré samedi, en Mauritanie, au terme d’une cérémonie de recueillement, au Salon d’honneur de l’Aéroport international d’Alger, Houari-Boumedienne, à la mémoire de ce grand militant maghrébin et africain.

    Engagé depuis son jeune âge pour la justice sociale et le respect des droits des peuples, le défunt Mohamed El Moustapha Ould Badreddine a été dans tous les combats, pour la liberté, la dignité, le progrès, contre le racisme; ce qu’il lui a valu d’être un acteur incontournable sur la scène politique mauritanienne.

    Apprécié et écouté dans les espaces et les réseaux de soutien, aux niveaux régional, africain et international, aux causes justes des peuples en lutte, il a été une voix pour les peuples palestinien et sahraoui opprimés respectivement par le systèmes politique colonial, israélien et marocain. Il était connu sur la scène mauritanienne et ailleurs pour ses positions tranchées et sans ambigüité en faveur de la justice sociale, la démocratie et les droits de l’Homme dès le début de son engagement politique. Il a été un militant déterminé dans son engagement et son soutien politique à la cause du peuple sahraoui.

    Âgé de 82 ans, le défunt Ould Bedreddine faisait partie des personnalités politiques de l’opposition mauritanienne depuis l’indépendance de ce pays, et est considéré comme une figure centrale de la gauche mauritanienne et du mouvement démocratique national. Le militant vient de tirer sa révérence sur une terre qu’il aimait, car étant « la citadelle des révolutionnaires et des militants engagés pour les causes justes, » comme il aimait le dire souvent. Moustapha Ould Badreddine était parmi les hauts cadres du parti de l’Union des Forces de Progrès (UFP), au sein duquel il avait occupé plusieurs fonctions, vice-président et secrétaire général outre que député, en 2006, dans l’institution parlementaire de Mauritanie.

    Dans son parcours de militant, dès sa jeunesse, il a été un acteur clé dans la création du Syndicat des enseignants arabes en 1960 et a été élu à son bureau exécutif avant de d’occuper le poste de président des enseignants de cette organisation syndicale de 1966 à 1969. Après avoir été des années durant un acteur et un soutien indéfectible à la cause palestinienne, il l’a été aussi pour le peuple sahraoui en lutte contre la colonisation espagnole puis l’occupation illégale marocaine des territoires du Sahara occidental, en 1975.

    Convaincu que les justes combats des peuples aboutissent à embrasser le soleil de la liberté et de l’indépendance, lui et tant d’autres Mauritaniens n’ont et ne cessent de faire preuve de solidarité et de soutien à un peuple africain, voisin de surcroît, le peuple sahraoui déterminé à exercer son droit incontournable à l’autodétermination, et à son indépendance, la dernière question de décolonisation en Afrique, ne serait plus une question inscrite sur l’agenda onusien.

    Et pour rendre hommage à la mémoire de ce militant mauritanien, africain et internationaliste, qu’est Mohamed El Moustapha Ould Badreddine, nombreux étaient, samedi dernier, au Salon d’honneur pour le saluer et lui réaffirmer l’engagement renouvelé, à la solidarité agissante et la fraternité en faveur des peuples encore sous l’oppression du pire système politique pour l’homme, le colonialisme, contre lequel l’une des figures du combat africain, maghrébin et de la scène arabe, Moustapha Ould Bedrdine a combattu, à travers notamment son soutien indéfectible à la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance.
    Karima Bennour

    Le Courrier d’Algérie, 12 oct 2020

    Tags : Algérie, Mauritanie, Sahara Occidental, militant,


  • Mauritanie : Honneur à Mohamed Ould Bouamatou (Courrier)

    Je ne connais pas l’homme d’affaire Mohamed Ould Bouamatou et lui non plus ne me connait. Je l’ai vu pour la première fois en France en 2009 lorsqu’il était à l’œuvre au service de l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz. C’était dans l’enceinte de l’hôtel prince de gale, au bout des champs Elysées à Paris.

    J’appartiens a cette frange de mauritaniens qui souhaitent rompre avec la langue de bois et dire les choses sans détour surtout quant il s’agit de l’intérêt national. Eloigné pendant une décennie du pays, ses intérêts fragilisés et persécuté dans sa fortune et sa personne, Monsieur Ould Bouamatou est resté grand et fort.

    Des instructions formelles ont été données a tous les hommes d’affaires mauritaniens de fermer leurs comptes à la GBM. Son principal partenaire Monsieur Abderrahmane N’diaye sommé de solder ses avoirs et démissionner de son poste de DG de la GBM, mais le courage et la ténacité de cet homme à ne pas se plier doivent lui valoir le salut et la reconnaissance de tous les mauritaniens.

    Il a démontré qu’il n’est pas du genre a céder devant les intimidations et prouver une fois encore qu’il représente le germe d’une classe d’hommes d’affaires rares dont le pays en a fortement besoin.

    L’hôpital ophtalmologique fondation Bouamatou est un exemple parmi tant d’autres qui justifie, combien l’homme d’affaire est important pour le pays. Le soutien qu’il a apporté face à la pandémie de covid 19 ne laisse plus de place au doute quant à son importance. Nous devons apprendre à reconnaitre le mérite des hommes, même si cela est contre soi, et saluer leurs actions même si ont n’en est pas le principal bénéficiaire.

    En suite, les derniers soubresauts de l’information nationale et les réactions qui s en sont suivies, suite aux déclarations de l’artiste, monsieur Hamada, membre du groupe OULAD LEBLAD, ont éveille l’opinion publique nationale sur les tenants et aboutissant de cette affaire. A ce propos je tiens à dire que monsieur ould bouamatou est un homme rompu aux affaires. En apportant un soutien financier à un homme ou un mouvement, c’est pour des causes ou des raisons dont il n’est pas nécessaire d’en faire l’exposé ici.

    Enfin, s’attaquer à Mohamed ould Bouamatou par le verbe tout comme vouloir l’offenser par des propos incongrus s’est se heurter au bien et aux œuvres sociales de l’homme au service du pays et la population.

    Les actions sociales menées dans le plus grand anonymat et en toute discrétion font légion au point que certaines personnes s’interrogent même si l’œuvre Bouamatou est elle un mythe ou une réalité.cet homme qui a connu très tôt les rouages et la haute sphère des affaires au niveau national et international représente bel et bien un exemple et le model d’homme dont la Mauritanie a fortement besoin dans un monde de plus en plus marqué par l’économie des marchés.

    Hadrami wedad

    Ancien maire de selibaby.

    Source : Mémoire du temps

    Tags : Mauritanie, Mohamed Ould Bouamatou, hommes d’affaires, chartié, hôpital ophtalmologique,