Catégorie : Monde

  • Ancien commissaire espagnol accuse le Maroc d’être derrière le « 11M »

    José Manuel Villarejo Pérez, 58 ans, est un homme d’affaires et ancien membre de la Police nationale, actuellement à la retraite, accusé d’organisation criminelle, de corruption et de blanchiment d’argent dont la fortune en Espagne est estimé à plus de 20 millions.

    Son avocat vient de remettre une lettre au juge du Tribunal Suprême de Madrid où il assure que les terroristes qui ont exécuté l’attentat des trains du 11 Mars 2004, connu sous le nom du « 11-M » « ont été instruits » dans le montage des bombes utilisés dans l’attentat « par des sujets liés à l’ambassade du Maroc ».

    Villarejo a annoncé qu’il demandera la déclassification des documents qui concernent le 11-M pour sa propre défense. Il soutient que les auteurs de ce crime « ne se sont jamais préparés au suicide, ce qui montre que c’est une opération du renseignement, pas djihadiste ».

    Dans sa lettre, l’ancien flic espagnol accuse aussi les services secrets français d’être impliqués dans cette opération qui s’est soldé par la mort de 191 personnes et près de 2000 blessés.

    Pour lui, les français ont facilité l’évasion de Jamal Ahmidan alias El Chino, condamné à 13 ans de prison, qui a traversé la moitié de l’Espagne avec les explosifs utilisés pour commettre les attentats de Madrid.

    Il convient de rappeler que le 28 février 2004, deux semaines avant les attentats, des agents de la circulation ont arrêté El Chino pour excès de vitesse alors qu’ils revenait des Asturies avec la voiture chargée d’explosifs. Auparavant, ils lui avaient été remis par José Emilio Suárez Trashorras, également condamné par la Cour suprême et confident de la Guardia Civil qui avait volé la dynamite dans une mine non protégée.

    « La France était parfaitement consciente des activités de la quasi-totalité des services de police et de renseignement espagnols chargés de la lutte contre le terrorisme grâce à l’alliance et la collaboration au cours des dernières années, autant dans la lutte contre l’ETA que contre le djihadisme « , a-t-il ajouté dans la lettre citée.

    Avec ce document, l’ancien commissaire commence sa « défense contre la campagne lancée contre lui par les agents du CNI (les services de renseignement espagnols, ndlr) », selon sa version. Il tente de justifier que l’opération d’espionnage qu’il aurait menée pour le compte du BBVA a également servi à obtenir des services secrets français des informations sur le 11-M et qu’il l’a fait en tant qu’agent secret.

    Source : Presse espagnole

    Tags: Espagne, 11M, Maroc, attentat Madrid, terrorisme, Atocha, trains, 11 mars 2004,

  • Le Maroc, paradis fiscal selon Oxfam

    Le Maroc devrait être ajouté à la liste des paradis fiscaux de l’UE.

    Les paradis fiscaux privent les gouvernements de milliards de dollars chaque année, ce qui alimente la pauvreté et les inégalités. L’objectif affiché de la liste noire de l’UE était de tenter de mettre fin à l’ère des paradis fiscaux. Hélas, d’après les recherches d’Oxfam, l’UE s’apprête à donner carte blanche aux principaux paradis fiscaux dans le monde.

    Ce rapport révèle comment, à l’occasion de la première révision annuelle des listes grise et noire des paradis fiscaux de l’UE, au moins 9 paradis fiscaux notoires seront retirés des listes, comme les Bermudes, les îles Caïman et le Panama. Il révèle également que si l’UE appliquait ses propres critères aux États membres, cinq d’entre eux devraient figurer sur cette liste noire.

    La liste noire des paradis fiscaux de l’UE a été diffusée en décembre 2017 suite à diverses révélations majeures comme LuxLeaks, les Panama Papers et les Paradise Papers. Le processus d’élaboration de la liste noire Le Maroc devrait être ajouté à la liste des paradis fiscaux de l’UE.de l’UE englobe deux listes : une liste noire et une liste grise. À l’heure actuelle, seulement cinq petits états insulaires (Guam, les Îles Vierges des États-Unis, Trinité-et-Tobago, Samoa et les Samoa américaines) figurent sur la liste noire de l’UE, et 63 pays apparaissent sur une liste grise distincte de pays dont les gouvernements se sont engagés à réformer leurs pratiques.

    La première révision annuelle de la liste noire de l’UE, qui sera publiée prochainement, permettra de déterminer si elle est à la hauteur de ses ambitions. Dans la perspective de cette révision, Oxfam a examiné le processus d’élaboration de la liste depuis son lancement et conclut que si l’UE persiste avec son mode de sélection actuel, la plupart des véritables paradis fiscaux mondiaux pourraient être déclassés (c’est-à-dire retirés des listes noire et grise) en 2019.

    Oxfam a identifié 23 juridictions qui, d’après les directives et les critères actuels, devraient figurer sur la version 2019 de la liste noire de l’UE, ainsi que 32 juridictions qui devraient figurer sur la liste grise. D’après cette recherche, les pays suivants pourraient être déclassés, notamment :

    • Neuf véritables paradis fiscaux : Bahamas, Bermudes, îles Caïman, île de Man, îles Vierges britanniques, Guernesey, Hong Kong, Jersey et Panama,

    • Deux pays trop puissants pour figurer sur la liste noire : États-Unis et Suisse .

    Oxfam a identifié 18 juridictions qui devraient s’ajouter à la liste noire actuelle de l’UE (portant la liste noire à 23 juridictions), ainsi que 32 juridictions qui devraient rester sur la liste grise. Les États-Unis et Singapour échapperont à ces deux listes pour la deuxième année consécutive, alors que Singapour est un paradis fiscal aux pratiques fiscales agressives et les États-Unis ne répondent pas aux critères de l’UE.

    Les tableaux 1 et 2 ne sont pas les listes de paradis fiscaux selon Oxfam. Oxfam souhaite exposer les écueils potentiels de la méthode de sélection actuelle à la lumière des résultats qu’elle produit.

    Source : Oxfam

    Tags : Maroc, Oxfam, paradis fiscaux, union européenne, offshore,

  • Elon Musk lance Internet gratuit pour le monde entier

    Elon Musk prévoit de lancer une série de satellites dans l’espace qui fourniront un service Internet gratuit aux citoyens du monde entier.

    Le projet Starlink verra 4 4 425 satellites Internet à large bande orbiter à 700 milles au-dessus de la surface de la Terre.

    Il prévoit également d’envoyer 7 500 engins spatiaux en orbite basse. Au total, cela représente près de 12 000 satellites, soit le double du nombre de satellites lancés dans l’histoire.

    SpaceX n’a pas donné grand-chose au sujet de leurs plans depuis qu’ils les ont dévoilés en 2015. Malgré cela, des documents publics ont été révélés sur une base régulière et discrètement en raison du fait que Musk a besoin de l’approbation de la Federal Communications Commission. Les documents de la FCC ont été rendus publics et, en novembre, SpaceX a reçu l’autorisation de lancer Microsat-2a et Microsat-2b, deux engins spatiaux expérimentaux, afin que la société puisse tester son Internet spatial.

    La mission décolle de la base aérienne de Vandenberg à 9 h 17 HE à bord de la fusée Falcon 9, et ce, un jour plus tard que prévu. Mercredi, SpaceX s’inquiétait de la météo en raison des vents violents qui auraient pu perturber la direction de la fusée, donc elle a été reportée à jeudi. Musk a dit dans un Tweet que le cisaillement du vent à haute altitude avait dépassé la charge de 2%. Il a dit qu’il ne s’agissait que d’une petite quantité, mais qu’il valait mieux être en sécurité et que le lancement serait reporté.

    SpaceX utilise en partie un propulseur de premier étage réutilisable qu’elle avait utilisé en août et qu’elle a récupéré. Cependant, SpaceX a dit qu’ils n’allaient pas essayer de récupérer la première étape du Falcon 9 après le lancement. Le satellite Paz devrait être déployé environ 11 minutes après le lancement, mais rien n’a été dit sur le calendrier des satellites plus petits.

    Il y aura un flux vidéo en direct qui commencera 15 minutes avant la date prévue pour le lancement, qui devrait commencer vers 9 h (HE) jeudi.

    Traduit par Dr.Mo7oG

    NEWSPUNCH

    Source

    Tags: Internet, Elon Musk, satellite, SpaceX, connexion, connection,

  • Daech : la chute d’un monstre

    Réduit à moins d’un kilomètre carré, le territoire de ce qui fut l’Etat islamique se résume aujourd’hui à une poche d’habitation en ruine et un «peuple» en haillons, affamé, apeuré et sans aucune illusion pour une quelconque issue à sa prison. Daech est donc fini comme projet, idéologie et promesse d’avenir pour les quelques milliers de ses «sujets» qui y croient encore.

    La fin de cette folle époque qui a ruiné l’image de l’islam dans le monde et provoqué des centaines de milliers de morts parmi les Syriens et les Irakiens, ne doit pas absoudre les hordes sanguinaires, leurs théoriciens, leurs financiers et leur commanditaires de leur responsabilité. Daech doit être jugé par l’ensemble de l’humanité.

    D’abord pour laver la religion musulmane de la souillure que ces fous pratiquaient sur elle, ensuite pour que le monde entier sache que Daech n’est pas ce qu’on croit que c’était. Ce n’est pas des illuminés qui ont cru faire revivre une époque lointaine en y mettant de l’horreur et de la violence. C’est bien plus que ça. Les illuminés, ce sont de la chaire à canon.

    Il faut dire clairement que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Les preuves sur les financements qu’ils ont accordé à des groupes notoirement connus pour être les géniteurs de Daech aura été un encouragement à la propagation du terrorisme, non pas seulement dans le Proche-Orient, mais dans le monde entier.

    En ouvrant les vannes aux rebelles, les Occidentaux aidés en cela par des pays limitrophes à la Syrie et à l’Irak, n’ont rien fait d’autre que de donner à l’hydre terroriste des chances de se redéployer, d’abord militairement en réarmant ses troupes, ensuite politiquement en lui offrant l’occasion d’infiltrer des hommes «lourdement financés» dans les couches sociales les plus défavorisées en Syrie et ailleurs dans tout le monde arabe.

    L’attitude américano-turco-qatari-européenne pourrait être étonnante. On pourrait penser que ces pays se tromperaient d’ennemi et qu’ils s’aviseraient de financer de manière aussi outrancière la plus dangereuse organisation terroriste de tous les temps (c’est, en tout cas, en ces termes qu’ils qualifient Daech). Mais on n’en est malheureusement plus à ce genre de réflexion. Il est illogique de croire à la thèse de l’accident dans la gestion de ces «révolutions».

    Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales et de leurs alliés dans la région, Daech n’est pas l’ennemi numéro Un, mais simplement un outil comme un autre dans la refonte du monde arabe. Aujourd’hui, ils en ont quasiment fini, mais certainement pour le remplacer par Dieu sait quel autre monstre.

    Par Nabil. G.

    Ouest Tribune, 9 mars 2019

    Tags: Daech, ISIS, Etat Islamique, terrorisme, wahabisme,

  • António Guterres déplore la faible participation des femmes aux processus de paix

    Devant le Conseil de sécurité jeudi, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a estimé que, malgré d’importants progrès, la participation des femmes aux processus de paix officiels reste extrêmement limitée.

    « Entre 1990 et 2017, les femmes ne représentaient que 2% des médiateurs, 8% des négociateurs et 5% des témoins et des signataires dans tous les processus de paix importants », a-t-il relevé lors d’un débat du Conseil sur le rôle des femmes dans la paix et la sécurité et l’impact positif de leur émancipation politique et économique.

    Le chef de l’ONU a déploré que les conflits continuent d’avoir un effet dévastateur sur les femmes et les filles, l’ONU ayant documenté plus de 800 cas de violence sexuelle liée aux conflits en 2017, « soit une hausse de 56% depuis 2016 ».

    António Guterres a également constaté que le financement de programmes visant à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les pays en conflit ne représente que 5% de l’aide bilatérale totale à ces pays. « Chaque année, nous prenons des engagements louables, mais ils ne bénéficient pas du soutien financier et politique requis », a regretté le Secrétaire général.

    Rappelant que la parité hommes-femmes a le plus grand impact potentiel sur l’efficacité et la crédibilité des opérations de l’ONU sur le terrain, António Guterres a annoncé la création d’un groupe de travail afin de mettre en place des mesures d’urgence en vue d’augmenter la présence des femmes qui ne représentent que 4% des soldats de la paix et 10% des effectifs de la police.

    « J’ai créé un groupe de travail de haut niveau chargé d’examiner notre financement en matière d’égalité entre les sexes, notamment dans les domaines de la paix et de la sécurité », a-t-il dit. « Je tiendrai les entités des Nations Unies responsables de leurs engagements en matière de suivi des dépenses consacrées aux femmes, à la paix et à la sécurité, avec l’objectif d’atteindre ou de dépasser 15% d’ici à 2020 ».

    Il reste beaucoup à faire pour que les femmes participent aux processus de paix
    Dans son intervention lors du débat au Conseil, le chef de l’ONU a estimé que malgré la participation d’organisations de femmes aux processus de paix notamment en Guinée-Bissau, en République centrafricaine, au Mali, en Syrie, au Yémen ou encore en Colombie, il reste beaucoup à faire.

    Il a réaffirmé sa détermination à renforcer la parité hommes-femmes pour accroître l’efficacité et la crédibilité des opérations de l’ONU sur le terrain, et ainsi mieux relever les défis internationaux.

    « Ici même à l’ONU, le Fonds pour la paix et l’action humanitaire pour les femmes fournit des ressources aux organisations de femmes qui en ont besoin. Le Fonds pour la consolidation de la paix investit plus de 30% de ses ressources dans les programmes d’égalité des sexes. Et un nombre croissant de donateurs consacre des fonds à l’égalité des sexes », a-t-il dit.

    Le Secrétaire général s’est également félicité que près de 100 États Membres aient signé avec l’Organisation des accords volontaires pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels, et a appelé les autres à les rejoindre.

    ONU INFO

    Tags: Femme, Antonio Guterres, Journée de la Femme, 8 mars,

  • Pourquoi les pays africains payent un impôt colonial en France malgré leur indépendance?

    Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

    Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

    Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

    Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

    Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

    Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

    Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

    Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

    En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

    Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

    De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

    Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

    Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

    Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

    En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

    Nombre De Coups En Afrique Par Pays
    Ex colonies françaises

    Autres pays africains

    Pays                                  Nombre de coup d’état

    Togo                                   1

    Egypte                                1

    Tunisia                               1

    Libye                                  1

    Cote d’Ivoire                      1

    Equatorial Guinea            1

    Madagascar                        1

    Guinea Bissau                  2

    Rwanda                              1

    Liberia                                2

    Algeria                                2

    Nigeria                                3

    Congo – RDC                      2

    Ethiopia                             3

    Mali                                     2

    Ouganda                            4

    Guinea Conakry               2

    Soudan                              5

    Congo                                3

    Tchad                                3

    Burundi                            4

    Central Africa                 4

    Niger                                4

    Mauritania                      4

    Burkina Faso                   5

    Comores                           5

    Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

    En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

    «Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “

    Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

    En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

    Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

    Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

    En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

    Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

    Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

    1 . La Dette Coloniale Pour Les Avantages De La France Colonisation
    Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

    Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

    2 . Confiscation Automatique Des Réserves Nationales
    Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

    La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

    La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

    Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

    En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

    Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

    Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

    La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

    La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

    Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

    L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

    3 . Droit De Priorité Sur Toute Ressource Brute Ou Naturel Découvert Dans Le Pays

    La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

    4 . Priorité Aux Intérêts Et Aux Entreprises Françaises Dans Les Marchés Publics Et Constructions Publiques

    Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

    En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

    En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

    5 . Droit Exclusif De Fournir Des Équipements Militaires Et De Former Les Officiers Militaires Des Pays

    Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

    La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

    6 . Droit Pour La France De Pré-Déployer Des Troupes Et Intervenir Militairement Dans Le Pays Pour Défendre Ses Intérêts

    Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

    Les bases militaires françaises en Afrique

    Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

    Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

    Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

    Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

    7 . Obligation De Faire Du Français La Langue Officielle Du Pays Et De La Langue Pour L’éducation

    Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

    Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

    8 . Obligation D’utiliser La L’argent De La France Coloniale Le FCFA

    C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

    9 . Obligation D’envoyer Le Rapport Annuel France Du Solde Et De Réserve
    Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

    10 . Renonciation À Entrer En Alliance Militaire Avec Tout Autre Pays , Sauf Autorisation Par La France

    Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux! ).

    Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

    11 . Obligation De S’allier Avec La France En Situation De Guerre Ou De Crise Mondiale

    Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

    Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

    Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

    Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

    Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

    Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

    C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

    La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand “

    A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

    Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.

    “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”. SEKOU TOURE

    Mawuna Remarque Koutonin

    Article original : http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

    Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

    https://www.facebook.com/dossou.gaglozoun

    Source : Afrikhepri

    Tags: Afrique, France, françafrique, franc CFA, FCFA, colonialisme, 

  • Belgique : A 60 ans, il s’est opéré pour avoir un pénis plus large et il décède

    Un riche diamantaire belgo-israelien âgé de 65 ans décède lors d’une opération de chirurgie esthétique. En vue d’élargir son sexe

    Selon le journal Le Point, un citoyen belgo-israélien a fait un arrêt cardio-respiratoire suite à une injection au niveau du pénis pendant une opération de chirurgie esthétique visant à faire grossir son sexe.

    L’homme, un rich homme d’affaires àgé de 65 ans qui opère dans le marché des diamants vit aux Etats-Unis est décédé samedi 2 mars dans un hôpital dans le huitième arrondissement de Paris lors d’une pénoplastie considérée comme opération courante dans ce centre.

    Le médecin a tenté de ranimer le sexagénaire mais sans succès. Les pompiers venus en renfort n’ont pas non plus réussi à faire repartir le cœur de la victime.

    Reste qu’un mystère plane autour de cette chirurgie fatale pour le riche diamantaire : l’opération s’est déroulée après l’heure de fermeture de la clinique. Un élément qui intrigue les policiers qui devront désormais faire la lumière sur les raisons du choix de ce moment de la journée.

    Tags: Pénoplastie, médecine, opération, chirurgie,

  • Italy : L’Italie persiste et signe : La France vole les richesses de l’Afrique sans créer le développement

    Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »

    Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »

    Avec pour corollaire –l’être humain n’étant pas à une astuce près pour s’offrir un espace vital collant à son aspiration au mieux vivre- la montée en puissance des migrations des Africains vers l’Europe dont la porte d’entrée la plus facile à ouvrir est l’Italie.

    Après le Vice-président du Conseil des ministres Italien, Luigi Di Maio qui, dimanche -faisant écho aux Panafricanistes qui dénoncent cette déplaisante situation depuis des lustres sans bénéficier d’une oreille attentive de la France et des autres puissances occidentales-, a imputé au surcolonialisme français la formation de « l’Internationale Migrants » constituée en majorité des exilés socioéconomiques africains qui perdent la vie par centaines dans la Méditerranée, donc sans jamais atteindre l’eldorado, accusation réitérée lundi -jour même où la ministre des Affaires Européennes française Nathalie Loiseau faisait convoquer l’Ambassadeur d’Italie à Paris, Teresa Castaldo pour lui signifier ses protestations- c’était au tour de son collègue, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, de prendre la France à rebrousse poil : « Le problème des migrants a beaucoup de causes : par exemple, ceux qui ne vont pas en Afrique pour créer du développement, mais plutôt pour voler de la richesse au peuple africain. La France est parmi eux, l’Italie, non ».

    Un flingage en règle que le membre du gouvernement italien n’a pas manqué d’assortir de menaces de faire payer à la France le prix de ses errements politiques en Afrique

    « À partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », a-t-il proféré sur la chaîne RTL, comme pour bien montrer l’accord parfait qu’il y a entre son allié Luigi Di Maio et lui sur la question.

    Même s’il faut dire qu’en ce qui concerne la crise migratoire dont ils ont déjà identifié la cause au même titre que les Africains, Salvini et Di Maio n’ont plus besoin de faire la preuve de la cohésion gouvernementale italienne. Ces derniers temps, que ce soit sur cette question ou à propos de la confiscation du pouvoir et de l’économie en France par une élite ploutocratique, les deux principales figures italiennes n’ont pas manqué de dire leur mot. Et généralement dans des termes inamicaux qui n’ont pas manqué de gêner leurs homologues hexagonaux.

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  • L’entité sioniste ou l’assassinat comme politique

    Cet article de The Intercept est un compte rendu de lecture de « Rise and kill first », un livre sur la politique d’assassinat mené par l’entité sioniste à l’encontre de ses ennemis, palestiniens en premier lieu.

    « Rise and kill first » est un extrait d’une exhortation talmudique: « Si quelqu’un vient pour te tuer, lève-toi et tue-le avant »

    Le livre, qui a donné lieu à quelques articles en français que vous trouverez sur la toile, dont le lien ci-dessus (mais pas aussi intéressants que celui que je vous propose) relève certains faits importants. Par exemple que la violence meurtrière à l’égard des civils caractérise le projet colonial sioniste dès le départ avec l’imitation des méthodes en vigueur dans la police tsariste qui les exerçaient aux dépens des Juifs de l’Empire russe. L’histoire de la Haganah, c’est-à-dire l’armée sioniste, prétendument la plus morale du monde, s’inscrit précisément dans ce phylum. Ou encore que, contrairement aux autres Etats, où on tend à laisser les assassins dans l’ombre, l’Etat sioniste tend à les valoriser au point d’en faire des hommes de gouvernement de premier plan.

    On apprend ainsi qu’un homme qui deviendra chef de l’Etat sioniste, Yitzhak Ben Zvi, ordonna l’assassinat en 1924 de Jacob Israel de Haan, un chef religieux juif qui s’était éloigné du sionisme politique. Jacob Israel de Haan était par ailleurs un homosexuel et on a parfois prétendu que ce fut une des causes de son assassinat…

    Charles Glass complète cependant le propos de l’auteur du livre en notant le rôle des Britanniques, notamment d’un officier sioniste chrétien, dans la formation des tueurs sionistes, de Moshe Dayan en particulier.

    Plus important, et la comparaison avec la pratique de l’assassinat à grande échelle par les Etats Unis vient à l’appui de ce constat, la leçon qu’on peut retirer de la politique d’assassinats menée par le régime sioniste est que, si elle semble permettre des victoires tactiques, elle ne permet aucunement de répondre à l’enjeu essentiel qui est celui de la survie à long terme de l’Etat voyou. Elle peut même au contraire avoir des conséquences négatives sur ce plan ainsi que l’a montré l’émergence du Hezbollah au Liban, une force redoutable pour l’entité sioniste apparue au sein d’une communauté chiite qui, auparavant, ne représentait nullement une menace pour Tel Aviv

    Nous touchons du doigt ici l’incapacité stratégique de l’Etat voyou qui, s’il veut perdurer, ne doit pas se projeter à dix ans, ni même vingt ans mais plutôt à cent ans s’il veut avoir quelque espoir de subsister au milieu de communautés multimillénaires.

    « Rise and kill first » explore les effets pervers du programme israélien d’assassinats
    Par Charles Glass, The Intercept 11 mars 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

    Le titre du livre

    Au milieu des années 1960, l’auteur de comédies pour la télévision Sol Weinstein avait produit une série de livres parodiques avec l’agent Israel Bond du M 33 et 1/3, un Mossad à peine déguisé. «Loxfinger», «Matzohball», «Au service secret de Sa Majesté la Reine» et «Vous ne vivez que jusqu’à ce que vous mouriez» étaient la réponse de la Borscht Belt au machisme chic des romans d’Ian Fleming qui se frayaient un chemin sur grand écran. Les exploits de l’agent Oy-Oy-7 étaient très drôles.

    « Non seulement un détenteur d’Oy-Oy était autorisé à tuer », écrivait Weinstein en 1965 dans « Loxfinger », mais « il était également habilité à assurer un service commémoratif pour la victime. » Plutôt que « shaken not stirred« , Bond Schlemiel exigeait des egg creams dans « le style de la 7ème et de la 28ème tue… pas de copeaux de glace dans des verres Corning de 25 cl. » Il allumait ses Raleighs bout-filtre avec son « Nippo, véritable copie japonaise d’un Zippo. » Les trois premiers épisodes étaient sortis en 1965 et 1966. Le quatrième, « Vous ne vivez que jusqu’à ce que vous mouriez », a été publié un an après la guerre des Six Jours de 1967 et a mis fin à la série. L’agent secret juif n’était plus une blague.

    Comme Ronen Bergman le dit clairement dans son exposé pénétrant sur le programme d’assassinat secret d’Israël, «Rise and Kill First: L’histoire secrète des assassinats ciblés d’Israël», les agents envoyés par Israël pour assassiner ses ennemis n’étaient jamais très drôles. Israël est une rareté parmi les nations: Plutôt que de confiner ses assassins dans l’ombre, il les promeut au poste de Premier ministre. L’histoire de Bergman fait état d’assassinats extra-judiciaires exécutés en personne par Menahem Begin, Yitzhak Shamir, Ariel Sharon et Ehud Barak, qui tous se hissèrent à la tête du gouvernement israélien. Ce livre soigneusement documenté, écrit en sept ans et demi, met en lumière un appareil d’État qui brouille les distinctions entre collecte de renseignements et opérations, soldats et assassins, politiciens et meurtriers, mais revendique plus de triomphes que de défaites.

    Bergman, un ancien avocat israélien et journaliste d’investigation, trace non seulement les détails des assassinats au cours du siècle dernier, mais aussi l’effet pervers de dépendre d’opérations secrètes à l’exclusion de la diplomatie et du compromis. Pourquoi négocier avec vos ennemis quand il est si facile de les tuer ?

    Dès les premières décennies de la colonisation sioniste européenne dans la Palestine ottomane, certains colons imitèrent les méthodes de l’Etat policier tsariste, dont ils avaient fui l’antisémitisme en marquant des ennemis à éliminer. Bergman reprend l’histoire de la fondation en 1907 par Yitzhak Ben Zvi de Bar Giora, du nom de Simon Bar Giora, chef d’une rébellion malheureuse contre Rome au 1er siècle après JC. Cette organisation devint le Hashomer,l a Garde, puis la Haganah, puis les Forces de défense israéliennes, ou FDI [l’amée de l’entité sioniste, NdT]. Parmi les premières victimes de Bar Giora, il y eut Araf al-Arsen, un officier de police arabe que Ben Zvi considérait comme hostile aux colons, en 1909. Les massacres ne cessèrent pas après que les Britanniques eurent occupé la Palestine avec l’intention de créer, selon l’expression de la Déclaration Balfour « un foyer national pour le peuple juif. « Ben Zvi ordonna l’assassinat en 1924 d’un chef religieux juif, Jacob de Haan, connu pour son opposition au sionisme. Le tueur était Avraham Tehomi qui avait rompu avec le dirigeant juif le plus populaire de la Palestine, David Ben Gourion, pour fonder l’Irgoun Zvai Leumi (Organisation militaire nationale) en 1931. Ben Gourion était à l’époque opposé aux assassinats, un point de vue qui évolua quand il fut au pouvoir dans le nouvel Etat. Pendant ce temps, des factions sionistes clandestines assassinaient des officiels et des civils britanniques et arabes.

    Bergman raconte en détail les nombreuses opérations entreprises par l’État naissant qui ont contré un programme de missiles égyptiens, brisé l’échine des commandos palestiniens opérant depuis Gaza, pénétré les services de renseignement syriens et placé des micros espions dans l’appartement en Allemagne où de jeunes activistes palestiniens planifiaient des raids en Israël. C’est une histoire étonnante, pleine de prouesses, mais Bergman ne néglige pas les crimes de guerre commis en cours de route. Le massacre par Ariel Sharon d’au moins 99 personnes dans le village de Qibya en Cisjordanie en 1953 n’était fait qu’un parmi tant d’autres qui tournaient en dérision Tohar HaNeshek, la pureté des armes, qu’Israël revendiquait pour ses forces armées [l’armée la plus morale du monde, NdT]. En outre, la concentration des ressources sur les assassinats, écrit Bergman, a conduit Israël à ignorer les signes annonçant que l’Egypte et la Syrie préparaient une guerre en octobre 1973 pour récupérer les territoires perdus en 1967.

    Dans la soirée du 9 avril 1973, Israël lança « l’une des plus grandes opérations d’assassinats ciblés du vingtième siècle, sinon la plus grande », pour tuer trois responsables palestiniens à Beyrouth. Soixante-cinq agents, dirigés par Ehud Barak habillé en femme, débarquèrent de 19 canots pneumatiques, soutenus par 3 000 agents de communications, de logistique et de renseignement en Israël, et firent irruption dans les appartements des trois Palestiniens. L’un d’entre eux, Kamal Nasser, était un porte-parole, pas un combattant. La femme d’un autre, Yusuf al-Najar, est morte près de lui dans leur lit. Bien que je fus à Beyrouth ce soir-là, je n’appris pas le raid avant le lendemain matin quand des Palestiniens en colère manifestèrent dans les rues. Des rumeurs circulèrent sur une collaboration de l’Etat libanais avec les Israéliens, ce qui n’était pas le cas. Le pays se polarisa alors sur la question palestinienne. Bergman ne traite pas des effets du raid sur le Liban qui a vu l’OLP et l’armée libanaise s’affronter en mai, préfigurant la guerre civile qui devait suivre en 1975 et pousserait Israël à envahir le Liban en 1978 et en 1982.

    Parce que le livre se concentre sur les actions israéliennes et leurs effets corrupteurs sur la politique israélienne, il y manque parfois leurs conséquences dans les pays où elles ont eu lieu. Se servir des citoyens juifs de Syrie, d’Egypte et d’Irak comme espions, par exemple, a créé la fausse impression que leurs communautés étaient des cinquièmes colonnes. Bombarder et envahir le Liban dans les années 1970 et 1980, l’assassinat étant un élément essentiel de la campagne, a fait émerger de la communauté chiite libanaise jusqu’alors pacifique une organisation appelée Hezbollah qui est devenue la force de guérilla la plus efficace qu’ait jamais affrontée Israël.

    Ce livre traite des opérations ratées, comme l’assassinat du serveur marocain Ahmed Bouchikhi [frère de Chico du groupe de musiciens flamenco les Gipsy Kings], que les agents israéliens avaient pris pour le chef des renseignements palestiniens, Abu Hassan Salameh. Il admet également qu’une partie de la campagne pour tuer Salameh, qui finit par réussir à Beyrouth en 1979, a eu pour conséquence une rupture de sa relation avec la CIA dont Israël craignait qu’elle conduise à la reconnaissance politique de l’OLP. Tuer était un outil non seulement pour épargner des vies israéliennes, mais aussi pour influer sur la politique internationale.

    Ahmed Bouchikhi, à gauche, a été assassiné en 1973 à Lillehammer (Norvège) devant sa femme par le Mossad qui l’avait pris pour le leader palestinien Ali Hassan Salameh

    Tout excellent que soit ce travail, il n’est pas sans absences inexpliquées, dont l’inclusion ne contredirait en rien la thèse de Bergman. L’une est le rôle d’un officier de l’armée britannique et fervent sioniste chrétien, Orde Wingate. Pendant la révolte arabe de 1936-1939 contre la domination britannique et la colonisation sioniste, Wingate entraîna de jeunes combattants juifs de ses escadrons de nuit spéciaux [Special Night Squads], dont Moshe Dayan, à assassiner et à terroriser les villageois arabes. Ses activités ne méritent qu’une brève note de bas de page dans «Rise and Kill First», bien que l’État israélien a reconnu sa dette envers lui en donnant son nom au Centre Wingate Institute pour l’éducation physique et le sport en 1957 en l’honneur de «l’ami». Un autre élément manquant est l’affaire Lavon de 1954, quand Israël a payé des agents juifs égyptiens pour poser des bombes dans des centres culturels américains afin de nuire aux relations entre les États-Unis et le nouveau régime de Gamal Abdel Nasser. L’opération avait échoué avec la capture des agents par les Egyptiens, et le ministre israélien de la Défense Pinhas Lavon avait été contraint de démissionner suite à la condamnation internationale.

    Bergman écrit: «Depuis la Seconde Guerre mondiale, Israël a assassiné plus de gens que n’importe quel autre pays occidental.» Les chiffres qu’il cite – 1 000 morts avant la deuxième Intifada palestinienne, 168 «liquidations» réussies pendant cette Intifada, et 800 assassinats ciblés « depuis lors – sont sans comparaison avec le record des États-Unis. Au Vietnam seulement, l’Opération Speedy Express et le Programme Phoenix in Vietnam ont coûté la vie à plus de 30 000 partisans du Viet Cong. Les escadrons de la mort dirigés par les États-Unis en Amérique latine ont tué des milliers de personnes. Depuis le 11 septembre, les États-Unis ont adopté l’assassinat d’ennemis présumés comme un instrument politique légitime, même si sa légalité est douteuse. « Killing Hope: les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis la Seconde Guerre mondiale » le livre de William Blum cite plus de 50 tentatives de la CIA pour attenter à la vie de politiciens étrangers. La CIA a tenté et n’a pas réussi à tuer Zhou Enlai en 1954, le général irakien Abdel Karim Kassem en 1959, et Fidel Castro, à plusieurs reprises. Masquant ces échecs ont été la participation réussie de l’agence au meurtre du dirigeant congolais Patrice Lumumba en 1961, des frères Diem au Vietnam en 1963 et de Salvador Allende au Chili en 1973. Ce n’est qu’en 1976 que le président Gerald Ford signe le décret 11905 qui interdit aux agents du gouvernement de «se livrer, ou conspirer à s’engager dans, l’assassinat politique». Ce décret, avec de nombreuses autres protections, a été jeté par-dessus bord en 2001, à la suite des tueries de masse d’Al-Qaïda le11 septembre.

    Présentement, les États-Unis, Israël, la Russie, la Corée du Nord et bien d’autres membres de la communauté des nations continuent d’assassiner leurs opposants sans avoir à rendre des comptes. Le monde est revenu au droit divin des rois de décider qui vivra et qui mourra. Bergman a accompli le précieux service de nous refuser le droit de prétendre – comme tant d’Allemands l’ont fait en 1945 – que nous ne savions pas.

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  • Laetitia Casta explique pourquoi elle soutient sans hésiter les Gilets Jaunes

    Mathieu Lecerf

    Alors que la Fashion Week bat son plein à Paris et qu’elle y a brillamment figuré, la comédienne et top model Laetitia Casta s’est livrée dans les pages du magazine Grazia, actuellement en kiosque, et raconte notamment son soutien indéfectible au mouvement Gilets Jaunes.

    La Fashion Week de prêt-à-porter automne-hiver 2019-2020 se tient actuellement à Paris et ce, jusqu’au 5 mars. A cette occasion, on a d’ailleurs vu ce mardi 26 février la ravissante actrice et top model Laetitia Casta, 40 ans, illuminer le front row du défilé Saint Laurent. Dans les pages du magazine Grazia, actuellement en kiosque, la comédienne, vue récemment à l’affiche de L’homme fidèle aux côtés de Louis Garrel et Lily-Rose Depp, est revenue sur son soutien au mouvement Gilets Jaunes, un soutien irréversible qu’elle associe à ses origines modestes.

    Ainsi, la compagne de Louis Garrel confie dans l’hebdomadaire : « Je m’attache aux gens qui ont un parcours d’outsiders. J’ai pris parti dès le début du mouvement pour les Gilets Jaunes. Beaucoup se sont demandés pourquoi, avec le train de vie d’une actrice, d’une mannequin… Je me suis simplement souvenue d’où je venais. Des huissiers à la fenêtre de la maison de mes parents. Je me souviens de quelques Noël où ils ne savaient pas s’ils pourraient nous offrir des cadeaux. »

    Mais Laetitia, maman de trois enfants, ne veut pas faire sa Cosette, loin de là. Elle affirme au contraire que cette enfance modeste a été une chance, tout en apportant un soutien sans faille au mouvement populaire : « Les Gilets Jaunes ont obtenu des avancées qui n’avaient jamais été obtenues. Je vois les femmes qui continuent à tenir les ronds-points quand il faut s’occuper des enfants, gagner un salaire. Mais elles tiennent parce qu’une femme sait à l’euro près ce que ça représente, le coût de la vie. Leur vision est concrète. » Indéfectible.

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