Catégorie : Monde

  • Personnes intersexuées : Le Parlement européen condamne les traitements et la chirurgie de normalisation sexuelle

    Explication de vote sur la résolution adoptée par le Parlement européen le 14 février 2019 sur les droits des personnes intersexuées

    Les personnes intersexuées sont des personnes qui sont nées avec des caractéristiques sexuelles physiques qui ne correspondent pas aux normes médicales ou sociales associées http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-2019-0129&format=XML&language=FRau corps féminin ou au corps masculin.

    Elles sont confrontées à de nombreuses violences et discriminations dans l’Union européenne qui restent largement méconnues.

    Les enfants intersexués font fréquemment l’objet d’interventions chirurgicales et de traitements médicaux alors que, dans la plupart des cas, ces traitements ne sont pas nécessaires d’un point de vue médical.

    Cette résolution condamne fermement ces traitements et la chirurgie de normalisation sexuelle.

    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P8-TA-2019-0129&format=XML&language=FRElle rappelle que la pathologisation de l’intersexualité empêche les personnes intersexuées de jouir pleinement de leurs droits et notamment de leur droit à la meilleure santé possible.

    Elle demande à la Commission et aux États membres d’accroître le financement des organisations de la société civile qui luttent en faveur des droits des personnes intersexuées, de soutenir et de financer la recherche en domaine.

    Enfin, elle salue les lois qui interdisent les interventions chirurgicales et autorisent la reconnaissance juridique du genre, avec des procédures souples pour changer les marqueurs de genre, sur la base de la liberté de choix et elle encourage les États membres à adopter ces législations.

    Je vote bien entendu pour.

    Lien vers le texte adopté

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  • Espagne : Le MAE approuve la première stratégie intégrale pour l’Afrique

    Borrell entame une tournée du continent la semaine prochaine

    Pour la première fois, l’Espagne dispose d’une stratégie pour l’Afrique qui transcende les mesures de gestion migratoire. Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi le dénommé plan « plan Afrique », qui tente de présenter le continent comme un foyer d’opportunités au lieu de le regarder exclusivement à travers le prisme migratoire. Le document met particulièrement l’accent sur l’encouragement des entreprises espagnoles à investir dans la région. Le ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, se rendra la semaine prochaine en Gambie et en Éthiopie pour transférer certains de ces objectifs à ses voisins africains.

    Le plan n’est pas associé à des éléments économiques précis. « Il s’agit de mobiliser des ressources publiques et privées, y compris de l’UE. Il va y avoir beaucoup d’aide européenne à l’Afrique. Il ne s’agit pas d’allouer une somme d’argent par an, mais de créer une architecture institutionnelle qui montre que nous donnons réellement la priorité au continent africain « , a déclaré M. Borrell au siège du ministère.

    À titre d’exemple du degré d’implication privée auquel il aspire, le ministre cite l’expansion des entreprises espagnoles en Amérique latine depuis les années 1980. « L’Afrique se trouve aujourd’hui dans une meilleure situation économique que ne l’était l’Amérique latine au cours de cette décennie « , a déclaré M. Borrell, qui rencontrera mardi prochain les autorités gambiennes et jeudi les autorités éthiopiennes. Dans la capitale, Addis-Abeba, il rencontrera également des représentants de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Il y présentera les grandes lignes du plan, qui se compose de quatre blocs : paix et sécurité, développement durable, institutions et mobilité.

    Le tabou de la migration

    Face aux initiatives précédentes, plus axées sur le contrôle de la migration, le schéma actuel évite même le terme migration (au lieu de cela, il utilise le terme mobilité). La logique est que si le continent améliore sa sécurité, réduit les inégalités économiques et renforce ses institutions, il y aura moins de migrations irrégulières vers l’Europe.

    Les projections justifient cette attention accrue pour l’Afrique. « Depuis que j’ai rejoint le ministère [en juin dernier], il y a 35 millions d’africains de plus « , explique Borrell. La Banque mondiale estime que le continent devra créer 900 millions d’emplois au cours des 30 prochaines années pour absorber son expansion démographique. « C’est une responsabilité africaine, mais elle nous touche directement. C’est une façon de dire que s’ils ne trouvent pas d’emploi sur leur territoire ou dans les pays voisins, les Africains seront davantage incités à se rendre dans le continent européen.

    Outre l’Éthiopie, que Borrell visitera la semaine prochaine, le projet fixe quatre autres pays prioritaires pour l’Espagne : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola et le Sénégal. Le document vise à renforcer les liens avec l’Afrique subsaharienne car les relations avec le Maghreb sont déjà beaucoup plus fluides.

    Afin d’éviter que le plan n’expire, comme c’était les précédents, le gouvernement établit une révision tous les trois ans.

    El País, 2 fév 2019

  • Scandale : Le cardinal pédophile prétend que les garçons fantasmaient d’être victimes de violence sexuelle

    Le cardinal déshonoré George Pell, reconnu coupable d’avoir violé deux enfants de chœur, a lancé un appel pour faire annuler sa condamnation, tout en déclarant que les témoignages des garçons contre lui, dans lesquels ils détaillent ses abus sexuels violents, sont simplement des « fantasmes » sexuels.

    Disgraced Cardinal George Pell, found guilty of raping two choirboys, has launched an appeal to overturn his conviction, while stating that the boys’ testimonies against him, in which they detail his forceful sexual abuse, are simply sexual « fantasy. »

    Alors que le cardinal Pell, 77 ans, s’adapte à la vie en prison, l’interview vidéo exposant les allégations d’abus sexuels contre les deux garçons a été libérée pour la première fois.

    Selon M. Pell, qui a été reconnu coupable de cinq accusations d’agression sexuelle d’enfants en décembre, les garçons ont créé les versions détaillées des événements dans lesquelles il les a forcés à se livrer à des actes sexuels sur lui comme un « produit du fantasme ».

    Les bras croisés et secouant la tête, il a dit au sergent Christopher Reed d’ » arrêter » alors qu’il lisait le souvenir d’une victime qui se souvenait de Pell piégant de jeunes garçons dans une pièce et exposant ses organes génitaux sous sa robe de cérémonie.

    « Quel tas d’inepties absolues et honteuses. Complètement faux. De la folie « , a-t-il déclaré.

    Lorsque les actes sexuels qu’il a commis sur les garçons lui ont été décrits – comme la victime survivante l’a dit à la police en 2015, un an après le décès de la deuxième victime – il a de nouveau nié.

    La victime qui a témoigné au procès de Pell a déclaré, après que la condamnation a été révélée, qu’il ressentait encore » de la honte, de la solitude, de la dépression et des difficultés » des décennies après l’agression sexuelle. Dans sa déclaration, l’homme a dit qu’il lui avait fallu des années pour comprendre l’impact de l’agression sur sa vie.

    L’avocate Lisa Flynn a déclaré que la famille de la deuxième victime, décédée d’une surdose d’héroïne en 2014 à l’âge de 31 ans, prévoit poursuivre l’église ou Pell individuellement une fois l’appel réglé.

    Le cardinal George Pell est le plus haut dignitaire religieux catholique jamais accusé d’abus pédosexuels et risque maintenant jusqu’à 50 ans de prison, portant un nouveau coup à la crédibilité du pape François et du Vatican après un an de révélations mondiales d’abus et de dissimulation.

    Le cardinal George Pell, principal conseiller financier du pape François et trésorier du Vatican, s’est vu interdire de célébrer la messe en public par le pape François à la suite de cette condamnation.

    Traduit par Dr.Mo7oG

    NEWSPUNCH

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  • Racisme en Italie : une discothèque refuse désormais l’entrée aux Tunisiens et va jusqu’à le mentionner sur sa page Facebook

    Le racisme serait-il devenu légal en Italie depuis l’avènement l’an dernier d’un nouveau gouvernement populo-nationaliste ? En effet, les actes de racisme se libèrent et se multiplient dans la péninsule italienne sans que les pouvoirs publics semblent prendre toutes les mesures adéquates.

    C’est l’impression dégagée par cette nouvelle affaire relatée par la Repubblica qui cite le témoignage édifiant d’un jeune italien d’origine marocaine. Ce dernier né en Italie s’est fait refouler samedi dernier aux portes d’une discothèque à Lugo (province de Ravenne, en Italie) pour motif sécuritaire ! Totalement décomplexés, les videurs se sont justifiés en ces termes : «Nous ne voulons pas des Marocains, des Tunisiens ou des Ukrainiens, seulement des Italiens ce soir».

    Et deux explications valant mieux qu’une, la discothèque a tenu à notifier sa position sur sa page facebook motivant ainsi sa décision totalement illégale au regard du droit européen : «…afin de préserver une ambiance de divertissement à l’intérieur des locaux en supprimant toute forme de danger». Et d’ajouter que cette interdiction «garantie la sécurité» au sein de l’établissement.

    Samir bouzidi

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  • Gabon : Ali Bongo Ondimba comparé à Fantômas

    Selon Richard Moulomba, président du parti politique d’opposition Alliance pour la Renaissance Nationale  (ARENA ), ce qui se passe au Gabon ressemble à un film de Fantômas. À cause des « apparitions furtives du président Ali Bongo ».

    Les gabonais sont habitués à voir un président qui aime les médias, a-t-il déclaré à la chaîne RTN, rappelant que « le président de la République est une institution de la République. Quand il arrive au Gabon, il a droit à un ensemble des honneurs. Il faut un protocole particulier et ce protocole n’existe pas du tout. On a l’impression d’assister à un film de Fantômas où on revient et on repart furtivement ».

    « On fait des apparitions comme s’il y avait quelque chose à cacher. Il s’agit du président de la République d’un pays et c’est une institution. Nous aimerions et nous aurions aimé voir que tout le protocole dû à son rang soit déployé pour qu’on voit bien le président de la république qu’on a l’habitude de voir », a-t-il ajouté.

    Pour M. Moulomba, « personne ne croit au montage qui a été fait. Parce que, en plus, aucun journaliste n’a été admis à le filmer ». « Il s’agit d’un chef d’État et non d’un bonhomme qu’on pourrait cacher à volonté et en faire apparaître comme s’il s’agissait de réaliser le film de Fantômas », a-t-il martelé.

    « S’il peut désormais venir ici, semble-t-il, s’il tient sur ses deux pieds, a  pleinement la motricité à ses deux mains alors que fait-il encore à l’extérieur du Gabon ? Pourquoi des apparitions furtives ? Pourquoi des apparitions à la Fantômas ? Pourquoi une existence à la Fantômas ? Le président de la République doit venir pour clore le débat sur la vacance du pouvoir et accepter que la presse ait accès à lui comme cela a toujours été, ce qui n’est pas le cas pour le moment » a-t-il souligné.

  • La Françafrique: le franc CFA – Une étude du néocolonialisme français à travers la monnaie

    Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog. Je m’appelle Jonas, j’ai 21 ans et je suis inscrit à la KU Leuven pour suivre un master en communication multilingue. Dans le cadre du cours français, communication professionnelle, on m’a demandé d’enqûeter l’économie dans une région francophone du choix. Après mon voyage au Burkina Faso pendant les grandes vacances de 2018 (fortement recommandé), j’ai su immédiatement que je voulais traiter L’Afrique. Tout ce qu’il me restait était de trouver un sujet économique…

    Quand on pense à l’économie, on pense à l’argent, et celui qui pense à l’argent, pense à la monnaie. Par coïncidence, la monnaie du Burkina Faso et ces pays voisins, le franc CFA (FCFA), est soumise à de fortes pressions. Ainsi, mon choix était rapidement fait.

    Pour ceux qui pensent que j’ai probablement choisi un des sujets les plus ennuyeux du monde : vous avez tort ! Cette série de billets de blog ne couvrira pas seulement la monnaie elle-même, mais aussi l’histoire et surtout le passé colonial de L’Afrique, des démonstrations, le président français, la politique européenne, etc. Il y en a pour tous les goûts.

    Les problèmes entourant le FCFA sont essentiellement de nature économico-politique. Cette fois-ci je vais commencer par parler de la Françafrique, un terme qui nécessite sans doute quelques explications. Ce terme se compose de deux parties, la France et l’Afrique, et décrit la relation longue et très complexe entre l’Hexagone et des pays africains et surtout ces anciennes colonies.

    Cependant, certains disent que Françafrique représente France-à-fric, ou bien l’exploitation française de l’Afrique. (Pour ceux qui aiment le rap français, il y a un clip de Rockin’ Squat avec le même nom fourni d’un texte politique intéressant. Je mettrai un lien YouTube tout en bas !)

    L’expression Françafrique date de 1955, quand elle est utilisée pour la première fois par le président ivoirien Felix Houphouët-Boigny. La Côte d’Ivoire était en marche vers l’indépendance, mais souhaitait garder une forte relation avec son colonisateur, la France. Cinq ans plus tard, lorsque la Côte d’Ivoire est devenue indépendante, elle a en effet connu un grand progrès économique, en partie grâce aux Français.

    A cette époque, un homme important pour la France était Jacques Foccart. Comme secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, il a été un personnage centrale dans la création du concept Françafrique (Wikipedia). A la demande du président de Gaulle, il a négocié l’indépendance de nombreux états africains. On dit souvent que de Gaulle et Foccart sont les pères fondateurs du néocolonialisme français.

    L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. (Omar Bongo – Libération, 1996)

    Mais aussi après la présidence de de Gaulle, ce règne autoritaire poursuivit. Ainsi, le terme de la Françafrique resurface en 1998 dans un ouvrage réalisé par l’économiste François-Xavier Verschave, critiquant les relations franco-africaines. Selon lui, plusieurs présidents, comme par exemple Omar Bongo, ancien président du Gabon, ont été instaurés par la France, étouffant la démocratie.

    Ce sont surtout les pays riches en matières premières, comme le Gabon, qui intéressent la France. L’entreprise française Total y est responsable de 60 % de la production pétrolière, la plus grande source des revenus pour le pays. Le fait que la puissance française soit d’une grande portée ressort également de l’affaire Elf, en 1994, dans laquelle le Gabon était impliqué (Elf est l’ancien Total). Selon The Guardian : « Le plus grand scandale de corruption politique et d’entreprise à frapper une démocratie occidentale depuis la Seconde Guerre mondiale. »

    À l’époque de l’affaire, Elf appartenait encore au gouvernement français quand l’entreprise a été condamnée pour avoir détourné une somme extraordinaire de 350 millions d’euros afin de corrompre des politiciens en France et à l’étranger pour en obtenir des faveurs. De ce montant, 10 millions d’euros ont été versés au président gabonais, Omar Bongo. Avec cet argent et d’autres paiements scandaleux, il a acheté pas mal de de biens immobiliers en France, surtout à Paris.

    De plus, la France a négocié un accord de défense avec le Gabon pour y installer une base navale, qui permet à la France d’occuper un endroit stratégique pour mieux contrôler l’Afrique centrale. Même si cette défense bénificie aussi le Gabon, c’est surtout la France qui en profite.

    Ce que je voulais démontrer en traitant le cas du Gabon en profondeur, c’est que la France influence toujours, plus de 50 ans après l’indépendance des états africains, le monde africain, d’une façon directe et indirecte. On ne peut pas le nier. La question qui se pose est si le FCFA joue un rôle dans cette Françafrique.

    Pour en savoir plus, dans le prochain billet de blog, la semaine prochaine, j’irai plus en profondeur sur la monnaie elle-même et sur la façon dont elle a été installée.

    LE FCFA pour les nuls

    Le deuxième message et vous n’avez toujours pas abandonné. Il doit y avoir quelque chose d’intéressant dans le néocolonialisme français. Aujourd’hui, c’est exactement ce passé colonial qui sera abordé, car je parlerai de l’origine du FCFA, un des deux monnaies coloniales encore en service. L’autre est le franc comorien, une autre monnaie installée par les Français.

    La naissance du FCFA, à cette époque appelé le franc des colonies françaises d’Afrique, date du 26 décembre 1945, lorsque le décret numéro 45-0136 était signé par le président du gouvernement provisoire, de Gaulle, le ministre des Finances, Pleven, et le ministre des Colonies, Soustelle. Le franc métropolitain qui était en vigueur dans toutes les colonies depuis 1939, avait perdu sa valeur après la Seconde Guerre mondiale par dévaluation.

    C’était donc par générosité que les Français avaient décidé d’arrêter l’unité monétaire entre le Hexagone et les colonies, ou c’est bien ça que Pleven a prétendu. Pleven ne voulait pas que les colonies étaient influencées par la pauvreté française, comme c’est attentif!

    Au cours de l’année précédente, en 1944, lors de la conférence Bretton Woods, le fonds monétaire internationale (FMI) était né, ce qui dévaluait la valeur des monnaies les plus importantes. On voulait garantir une stabilité monétaire et éviter des crises économiques comme c’était le cas dans les années trente. Surtout la position dominante du dollar américain profitait de ce système. « Chaque État devait définir sa monnaie par rapport à l’or, ou au dollar américain lui-même convertible en or. Il en découlait pour chaque monnaie une parité officielle en or ou en dollar » (Wikipedia).

    La nouvelle parité du franc français avec le dollar était 1 dollar contre 119.10 francs, contre 49,6 francs auparavant. La France était donc bien dans les beaux draps et elle avait un bon argument pour créer le FCFA, mais déjà dès le début, tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes.

    Un problème majeur, ce sont les deux zones africaines différentes : la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, ici en rouge) et l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA, ici en vert). Quoique ces deux zones sont économiquement différentes, la France y a instauré une monnaie avec la même valeur, au lieu d’en créer deux.

    De plus, le franc CFA est fortement surévalué. À cette époque, 1 FCFA s’échangeait contre 1.70 franc métropolitain. Ainsi, la valeur du CFA était supérieur à celle du franc métropolitain, sans aucune raison. On peut penser que c’est intéressant d’avoir une monnaie forte, mais ceci n’est pas vrai. Pour l’exportation des produits, c’est mieux d’avoir une monnaie faible pour rivaliser avec l’Asie par exemple.

    En effet, il n’y a qu’une partie qui en profite, la France bien sûr ! « Le FCFA a en réalité été conçu afin de permettre à la France de reprendre le contrôle de ses colonies après les deux zones africains avaient diversifié leurs relations commerciales durant la guerre. Le franc CFA surévalué était intéressant pour Paris, puisqu’il permettait de rendre les produits de la métropole meilleur marché. De cette façon, les colonies devaient importer des produits de la métropole. À l’inverse, un franc CFA fort avait pour effet d’augmenter le prix des productions des colonies destinées à l’exportation, et ainsi, de les rendre plus chères par rapport à celles de leurs concurrents d’Asie et d’Amérique latine » (l’arme invisible de la Françafrique). Donc, de nouveau, les colonies devaient compter sur les Français pour l’importation ainsi que pour l’exportation.

    En général, le système du FCFA est basé sur quatre principes :

    1) la centralisation des réserves de change au Trésor public français.

    2) la fixité de la parité franc CFA/euro

    3) la convertibilité du franc CFA à l’euro

    4) la libre circulation des capitaux entre la France et les pays assujettis de la zone franc

    Selon l’Africa Europe Faith and Justice Network, « L’avantage de la stabilité monétaire (la ‘garantie française’) est contrebalancé par l’impossibilité pour les pays africains membres de jouer sur la fluctuation du taux de change (libre convertibilité) en temps que levier de politique monétaire ; de plus, le franc CFA est complètement dépendant de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE). » Quoique le CEMAC et l’UEMOA ont des bancs centrals, c’est toujours la France qui fait des décisions sur l’arrière-plan.

    Professeur Nicolas Agbohou, université du Gabon, en dit le suivant: « La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges interafricains freinant ainsi le développement économique sous regional.Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France. »

    Dans les années soixante, lorsque les colonies devenaient indépendants, la France n’a pas voulu abandonner le FCFA. Pour votre information, le rand, par exemple, la monnaie officielle de l’Afrique du Sud, a été créée 3 mois avant la fondation de la République de l’Afrique de Sud, remplacant la livre sud-africaine.

    Dans les années qui suivent, quelques pays ont décidé d’abolir le FCFA et de commencer par émettre une propre monnaie. La Guinée était le premier en 1960, suivi par le Mali en 1962, Madagascar en 1963, la Mauritanie en 1973, la Réunion en 1975 et la Mayotte en 1976. Cettes trois îles dernières ont changé vers le franc français qui deviendra l’euro plus tard.

    Par contre, il y a aussi quelques pays qui ont décidé de rejoindre.

    Bizarrement, en 1984, le Mali, qui avait quitté en 1962 re-rejoint. La Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau, les deux colonisés par les Portugais, rejoignent respectivement en 1985 et 1997.

    Aujourd’hui, d’autres pays membres pensent aussi à se débarrasser du FCFA, je traiterai leurs opinion dans l’article suivant !

    Bibliographie

    https://www.liberation.fr/planete/2009/06/07/avec-omar-bongo-c-est-un-bout-de-la-francafrique-qui-disparait_562718
    https://www.courrierinternational.com/article/2011/04/19/la-francafrique-restera-toujours-la-france-a-fric
    https://www.bbc.com/afrique/region-42144947
    https://www.theguardian.com/business/2003/nov/13/france.oilandpetrol
    https://youtu.be/QBds1wZxf0o

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gabon#Françafrique

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Françafrique_(livre)

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Françafrique

    http://aefjn.org/wp-content/uploads/2018/02/PRESENTATION-FRANC-CFA-JANVIER-2018-2.pdf

    https://youtu.be/LNGwl4x18pE

    http://cvu-togo-diaspora.org/2012/06/03/franc-cfa-explique-par-le-professeur-nicolas-agbohou/6573

    https://play.google.com/books/reader?id=_gxuDwAAQBAJ&hl=nl&printsec=frontcover&source=ebookstore&pg=GBS.PP1

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA

    https://en.m.wikipedia.org/wiki/South_African_rand

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rand_(monnaie)

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  • Gabon : Du beau monde au salon marocain pour accueillir Ali Bongo

    Présent à Libreville depuis dimanche, le président de la République a rencontré au salon marocain du palais Rénovation certains présidents d’institutions ainsi que le Premier ministre et ses collègues du gouvernement. Ali Bongo a également sillonné quelques grandes artères de Libreville à bord de sa voiture.

    Les communicants de la présidence de la République ont sorti le grand jeu ce lundi 25 février, comme pour célébrer le retour au Gabon d’Ali Bongo. Si le programme officiel complet du président de la République reste inconnu, au même titre que le nombre de temps qu’il passera à Libreville, il ne s’est pas moins livré à un exercice de pure communication pour son premier jour passé dans la capitale, quatre mois après son AVC survenu en Arabie saoudite.

    Ali Bongo a, en effet, reçu au salon marocain du palais Rénovation les présidents d’institutions, Marie Madeleine Mborantsuo (Cour constitutionnelle), Lucie Milebou-Mboussou (Sénat) et Faustin Boukoubi, le président de l’Assemblée nationale, qui dit avoir été «agréablement surpris» de ce que le chef de l’État l’a félicité pour son élection en janvier dernier avant de l’interroger sur la rentrée du 21 février. Pour Faustin Boukoubi, deux mois après le début de sa convalescence à Rabat au Maroc, Ali Bongo fait preuve de «lucidité» et parvient à «garder le souvenir» sur certaines choses. La preuve, selon le patron du palais Léon Mba, que le président «est vraiment très alerte».

    Si certains assuraient que les audiences accordées par le président de la République, y compris aux sept membres du gouvernement, dont le Premier ministre, étaient en réalité «une séance de shooting photo» pour tenter de rassurer les Gabonais sur le fait qu’Ali Bongo a bel et bien recouvré son poste, la presse présidentielle rapporte quant à elle que ces audiences ont été l’occasion pour les autorités d’aborder les «sujets qui minent la vie de la Nation et le bon fonctionnement des institutions».

    «Au terme de la rencontre, informe la même presse présidentielle, le chef de l’État […] a assuré qu’il restait déterminé à accélérer la mise en œuvre des chantiers, pour améliorer le quotidien de ses compatriotes». Compatriotes vers lesquels Ali Bongo est d’ailleurs allé rencontrer à la suite de ses entretiens, en sillonnant en voiture certaines artères principales de Libreville. Une première vidéo diffusée sur la page Facebook de la présidence de la République le montre, ce lundi, au quartier Louis dans le 1er arrondissement, vitre baissée, souriant et saluant de la main gauche les passants visiblement ravis de le revoir physiquement.

    Source: alibreville.com

  • Une dame veut faire porter un petit gilet jaune au président Macron qui refuse et explique pourquoi (vidéo)

    Emmanuel Macron était présent lors d’un débat organisé par des femmes, ce 28 février à Pessac. Une dame est sortie du groupe pour offrir un petit gilet jaune à un pendentif au président français mais il n’en a pas voulu. Il a expliqué pourquoi.

    Une dame veut faire porter un petit gilet jaune au président Macron qui refuse et explique pourquoi

    « Si vous voulez réconcilier les Français, acceptez d’être dans notre cœur », a dit cette dame tout en s’approchant du président Macron. Le petit gilet jaune était attaché à un pendentif qu’elle-même cachait sous sa veste. Elle-même gilet jaune, elle a demandé ce geste symbolique à Emmanuel Macron mais celui-ci n’a pas voulu.

    « Je suis le président de tous les Français et de toutes les Françaises, mais je vais pas dire que j’appartiens à un groupe », a t-il expliqué, avant d’ajouter son refus de tomber dans « la démagogie de mettre gilet jaune ou un collier».

    Source : SUDINFO.BE

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=7bH8jMyNBow&w=560&h=315]
  • Une large majorité de Français se prononce contre le retour des djihadistes.

    Un sondage réalisé Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro montre que les Français sont très majoritairement contre le retour des djihadistes français de Syrie et d’Irak.

    Les résultats ne laissent pas de doutes. 67% des personnes interrogées souhaitent que les enfants de djihadistes français restent en Irak et en Syrie révèle l’étude dont les résultats ont été dévoilés ce jeudi.

    82% de ces mêmes personnes approuvent le jugement des djihadistes français en Irak. Par ailleurs, 89% des Français disent craindre le retour de djihadistes en France, alors que 53% se disent même très inquiets.

    Jugés « selon la loi irakienne »

    Le président irakien Barham Saleh a annoncé ce mardi lors d’une conférence de presse à l’Élysée aux côtés d’Emmanuel Macron, que 13 djihadistes français accusés d’avoir combattu dans les rangs de l’EI, arrêtés en Syrie et transférés en Irak, seraient jugés « selon la loi irakienne« .

    La ministre de la Justice Nicole Belloubet a affirmé que la France interviendrait si des djihadistes français étaient condamnés à mort : « Notre pays n’accepte pas la peine de mort et donc si tel est le cas en Irak, évidemment nous interviendrions ».

    Source: ACTU17

  • Au Sénégal, la françafrique a gagné les élections

    Lorsqu’on entend le mot « négrier » on a tendance à faire le lien avec les blancs, alors qu’en Afrique il ya, depuis les années 1969, des négriers noirs et ils sont pires que les blancs. Ce sont les leaders imposés par la France en vue de défendre son système de pillage en Afrique de l’Ouest. Ceux qui se sont rebellés contre Paris ont trouvé la mort. Patrice Lumumba (RDC), Thomas Sankara (Burkina Fasso), Barthélemy Boganda (RCA), Sylvanus Olympio (Togo), François Tobalbaye (Tchad), Mouamar Kadhafi (Libye).

    Ce que l’Elysée désire c’est que l’Afrique de l’Ouest, l’arrière-cour de la françafrique, soient dirigés par des marionnettes telles qu’Alassane Ouattara, Idriss Déby, Macky Sall, et Ibrahim Keïta pour garder sa mainmise sur les recettes du Franc CFA, cette injustice historique qui fait honte aux africains.

    Au Sénégal, le pseudo-processus démocratique a accouché d’une souris appelé Macky Sall. Pseudo-processus parce qu’en Françafrique il n’a jamais existé de processus électoral transparent, équitable et cŕedible. Autrement dit, tous les satrapes, corrompus et usurpateurs, les nouveau négriers de l’Afrique ne seront pas sur leurs trônes.

    Ceux qui l’ont félicité, ont félicité une « victoire » découlant d’une ĺection instrumentalisée au résultat connu d’avance. Ils ont félicité un négrier.

    Depuis le Traité de Berlin du 26 février 1885, l’Occident vit dans l’opulence grâce au pillage des ressources africaines. Cela n’a pas cessé grâce à la trahison des leaders africains. Ces derniers devraient suivre l’exemple de président rwandais Paul Kagamé. Depuis qu’il a coupé les liens avec la France, son pays a décollé sur la voie du progrès et du développement.