Catégorie : presse

  • L’Algérie : puissance régionale incontournable dans la crise libyenne

    El-Serraj reçu par Tebboune: La crise libyenne s’invite à Alger

    La détérioration de la situation générale en Libye était hier au centre d’entretiens à Alger qui plaide pour une solution pacifique au conflit, exclusivement inter-libyenne.

    Le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen, Fayez El-Serraj, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Taher Siala, et du ministre de l’Intérieur, Fathi Bachagha, a effectué hier une visite d’une journée à Alger. Il a été reçu par le président Tebboune au siège de la présidence de la République. Le responsable libyen a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Kamel Beldjoud. Selon un communiqué de la présidence de la République, la rencontre entre Tebboune et El-Serraj «s’inscrit dans le cadre des concertations permanentes entretenues avec les frères libyens et permettra d’échanger les vues sur l’aggravation de la situation en Libye et d’explorer les voies susceptibles de surpasser cette conjoncture difficile».

    Dans le même contexte, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dont le pays a décidé d’envoyer des troupes en Libye pour soutenir le GNA, était attendu hier à Alger pour une visite officielle de deux jours, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

    Initiatives algériennes

    Jeudi dernier, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, avait indiqué que l’Algérie prendra «dans les prochains jours» plusieurs initiatives en faveur d’une solution pacifique à la crise Libyenne, réitérant le rejet de l’Algérie de la présence de toute force étrangère, quelle qu’elle soit, dans ce pays voisin. «L’Algérie prendra dans les prochaines jours plusieurs initiatives en faveur d’une solution pacifique à la crise libyenne, une solution exclusivement inter-libyenne», avait-il déclaré en marge de l’envoi d’aides humanitaires en Libye, ajoutant que l’Algérie «n’accepte la présence d’aucune force étrangère, quelle qu’elle soit, dans ce pays». Après avoir rappelé la position de l’Algérie concernant la non-ingérence dans les affaires internes des Etats, le chef de la diplomatie algérienne a réaffirmé que «la voie des armes ne peut guère être la solution, laquelle réside dans la concertation entre tous les Libyens, avec l’aide de l’ensemble des pays voisins et en particulier l’Algérie».

    Début du déploiement de soldats turcs en Libye

    Dimanche soir, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé le début du déploiement de soldats turcs en Libye. «La mission de nos soldats là-bas est la coordination (…) Nos soldats sont en train d’être déployés progressivement», a-t-il déclaré sur la chaîne CNN Turk. Ce déploiement intervient après le vote par les députés turcs d’une motion permettant à Erdogan d’envoyer des militaires en Libye pour soutenir le GNA, basé à Tripoli, contre les forces de Khalifa Haftar soutenu par les Emirats arabes unis et l’Egypte, alliés des Saoudiens. Le président turc a affirmé que l’objectif de son pays n’est «pas de combattre» mais de «soutenir le gouvernement légitime et d’éviter une tragédie humanitaire». Et d’expliquer que «la Turquie n’engagera pas ses propres soldats dans des combats mais des officiers supérieurs turcs seront chargés de la coordination au sein de la force combattante, la faisant bénéficier de leur expérience et de leurs informations, en soutien au GNA». Cette «force combattante» sera composée de «différentes unités», a-t-il indiqué sans préciser qui seront les combattants ni d’où ils viendront.

    Hier, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé à une solution politique en Libye. «Les derniers événements en Libye indiquent qu’une escalade de la violence autour de Tripoli pourrait être imminente», a déclaré le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères dans un communiqué. «Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de travailler véritablement à une solution politique à la crise en Libye. L’Union européenne appelle toutes les parties à s’engager dans un processus politique sous l’égide des Nations unies», a ajouté M. Borrell, alors qu’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU devait se tenir hier sur la Libye à la demande de la Russie.

    Dans un appel téléphonique à Tebboune: Merkel invite l’Algérie à la conférence de Berlin sur la Libye

    Le Président de la République M. Abdelmadjid Tebboune a reçu hier un appel téléphonique de la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. «Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a reçu, lundi 6 janvier, un appel téléphonique de la chancelière allemande, Angela Merkel qui a duré près d’une demi heure», lit-on dans le communiqué. «A l’entame de leur entretien téléphonique, Mme Merkel a adressé ses chaleureuses félicitations au Président de la République suite à son élection à la magistrature suprême», indique-t-on de même source, ajoutant que «la chancelière allemande a également présenté, suite au décès du Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, ses condoléances au Président de la République, au peuple algérien ainsi qu’à la famille du défunt». Les deux parties ont, ensuite, «passé en revue le développement des relations bilatérales convenant de leur donner un nouveau souffle dans divers domaines, particulièrement le domaine économique», selon le communiqué, soulignant qu’au «plan extérieur, le Président et la Chancelière allemande ont procédé à un échange d’analyses sur la situation en Libye et les perspectives d’instauration de la paix dans ce pays frère». Le Président Tebboune et la chancelière allemande Angela Merkel ont noté, à ce titre, «une convergence des vues concernant l’impératif de trouver une solution politique à la crise libyenne, cesser le conflit armé et mettre un terme aux ingérences militaires étrangères».

    A ce propos, «Mme Merkel a adressé officiellement une invitation à l’Algérie en vue d’assister à la Conférence internationale sur la Libye prévue à Berlin», ajoute le communiqué de la présidence de la République. La Chancelière allemande a également adressé une invitation au Président de la République, M. Tebboune, pour effectuer une visite officielle en Allemagne, a noté la même source, relevant que cette invitation a été acceptée par le Président de la République, la date de cette visite devant être arrêtée ultérieurement d’un commun accord.

    Le Quotidien d’Oran, 7 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Turquie, Haftar, Emirats Arabes Unis, EAU, Qatar, Egypte, Tripoli,

  • La RDC et l’Angola veulent exploiter conjointement le pétrole de l’Atlantique

    – Situé au large de leurs côtes.

    AA / Kinshasa/ Pascal Mulegwa

    Le président angolais João Lourenço et son homologue de la République démocratique du Congo (RDC) Felix Tshisekedi ont exprimé leur intention d’exploiter conjointement les ressources pétrolières situées dans la zone d’intérêt commun (ZIC), au large des côtes des deux pays dans l’océan atlantique.

    Les deux présidents se sont rencontrés dimanche à Benguela, une des plus importantes villes angolaises.

    Ils ont convenus « que les équipes techniques des deux pays se réuniraient, dès que possible, pour établir le calendrier d’action nécessaire à la mise en œuvre du projet conjoint », indique un communiqué de la Maison civile du président Lourenço, rendu public après la rencontre.

    L’Angola exploite seul les gisements partagés par les deux pays.

    Début 2015, la société angolaise du pétrole (Sonangol) et la société congolaise des hydrocarbures avaient conclu une série d’accords sur l’exploitation de cette zone d’intérêt commun.

    La partie congolaise n’a jamais révélé quoi que ce soit sur cet accord qui devrait notamment définir la part de la production qui revient à la RDC.

    Le président congolais affirmait, en septembre dernier, avoir « besoin des millions de dollars de ce pétrole » pour le financement de l’enseignement primaire, devenu gratuit en RDC.

    « Il esquive un peu », avait déclaré Tshisekedi à deux médias français en marge de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier, à propos de son homologue angolais.

    La RDC revendique – depuis juin 2003 – un pan de la production des blocs angolais en eaux profondes.

    Le 11 mai 2009, le Congo – Kinshasa avait déposé une requête auprès de l’ONU pour obtenir la délimitation de ses frontières maritimes.

    Quelques semaines plus tard, la ZIC avait été créée, en application du traité de Montevideo sur le droit de la mer.

    La ZIC avait décidé d’étendre de 200 miles marins l’étendue du plateau continental de sa côte atlantique, entre l’Angola et sa province de Cabinda.

    Anadolou

    Tags : RDC, Congo, Angola, pétrole, Cabinda,

  • Algérie : Feuille de route

    Le premier Conseil des ministres présidé par Abdelmadjid Tebboune a annoncé les grandes lignes et le plan d’actions futures de l’Exécutif. Une feuille de route pour une démarche attendue. Il est plus que jamais temps de s’engager dans une politique novatrice et d’innovation. Les nouveaux ministères spécifiques mis en place augurent de l’intérêt donné aux secteurs d’avenir. Reste la traduction de la bonne intention en actions concrètes.

    La question économique est bien évidemment au cœur de l’action du gouvernement. Il ne saurait y avoir de développement sans une économie solide et diversifiée. On ne le répétera jamais assez, l’Algérie aux potentialités mal exploitées. Il n’y a point de pays sous-développés mais des pays sous-gérés, a-t-on l’habitude de dire.

    Le gouvernement, qui intervient dans une conjoncture difficile, que certains qualifient de périlleuse, sera vite comptable devant l’opinion. L’Algérie ne saurait entamer une nouvelle ère sans un véritable changement dans la manière de gouverner. Le pays ne saurait désormais être gouverné avec les mêmes méthodes éculées, dont les résultats ne sont plus à rappeler.

    Indubitablement, l’avenir est à construire. A commencer par de nouvelles règles du jeu politique. Et le retour vers des réflexes fondateurs du développement. Ceux-là mêmes qui ont fait leurs preuves ailleurs. Une nouvelle ère requiert un renouvellement à tous les niveaux des mécanismes de fonctionnement des structures de l’Etat. Et un changement dans les mentalités.

    Le changement doit être l’affaire de tous pour pouvoir avoir une chance de se réaliser un jour. Certes, beaucoup de réalisations ont été accomplies. Il s’agit d’aller de l’avant et d’y mettre les moyens. Inscrire ces tendances dans un processus vertueux de longue haleine.

    Aujourd’hui, il est impératif de revenir aux fondamentaux. Et le nouveau gouvernement est astreint d’entamer son action dans ce sens. Celui de moraliser l’économie et d’installer la rigueur. Une feuille de route, passage irrémédiable pour tout processus ambitionnant le développement.

    Reporters.dz,  jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Abdelmajid Tebboune, gouvernement,

  • La chute de l’aigle est proche

    Bruno Guigue

    Aurions-nous atteint ce moment crucial où l’hyperpuissance en déclin se met à douter d’elle-même ? La presse américaine vient de relater ce que l’ancien président Jimmy Carter a dit à Donald Trump lors de leur récente entrevue. Le locataire de la Maison-Blanche avait invité son prédécesseur à lui parler de la Chine, et Jimmy Carter a rapporté publiquement la teneur de cet entretien lors d’une assemblée baptiste en Géorgie. C’est une véritable pépite.

    “Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous. Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires.

    Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3 000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si nous avions pris 3000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui sont maintenues correctement. Notre système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong.”

    Qu’un tel bon sens n’ait jamais effleuré l’esprit d’un dirigeant américain en dit long sur la nature du pouvoir dans ce pays. Il est sans doute difficile, pour un Etat qui représente 45% des dépenses militaires mondiales et dispose de 725 bases militaires à l’étranger, où les industriels de l’armement contrôlent l’Etat profond et déterminent une politique étrangère responsable de 20 millions de morts depuis 1945, d’interroger son rapport pathologique avec la violence armée. “La guerre au Vietnam, disait déjà Martin Luther King, est le symptôme d’une maladie de l’esprit américain dont les piliers sont le racisme, le matérialisme et le militarisme”.

    Mais cette question concerne surtout l’avenir. Par la faute de leurs dirigeants, les USA sont-ils condamnés à connaître le sort de ces empires qui ont sombré à cause de leurs ambitions démesurées, littéralement asphyxiés par le poids exorbitant des dépenses militaires ? A la fin de son mandat, en 1961, le président Eisenhower dénonçait avec des accents prophétiques un complexe militaro-industriel qui faisait peser une chape de plomb sur la société américaine. Pas plus que Donald Trump ou Barack Obama, il ne se souciait du sort des populations affamées, envahies ou bombardées par l’Oncle Sam au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Mais comme Jimmy Carter aujourd’hui, il pressentait sans doute que la course aux armements serait la principale cause du déclin de l’empire.

    Car les néoconservateurs et autres « Docteur Folamour » du Pentagone, depuis plusieurs décennies, n’ont pas seulement fait rimer démocratie libérale et massacre de masse au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, sans oublier les tueries orchestrées dans l’ombre par la CIA et ses succursales, de l’extermination de la gauche indonésienne (500 000 morts) aux exploits des escadrons de la mort guatémaltèques (200 000 morts) en passant par les bains de sang exécutés pour le compte de l’empire par les lobotomisés du djihad planétaire. Les stratèges de l’endiguement du communisme à coups de napalm, puis les apprentis-sorciers du chaos constructif par importation de la terreur, en effet, n’ont pas seulement mis la planète à feu et à sang.

    Marionnettes de l’État profond américain, ces bellicistes qui ont pignon sur rue au Congrès, à la Maison-Blanche et dans les think tanks néocons ont également plongé la société américaine dans un marasme intérieur que masque à peine l’usage frénétique de la planche à billets. Car si le bellicisme des Etats-Unis est l’expression de leur déclin, il en est aussi la cause. Il en est l’expression, lorsque pour enrayer ce déclin, la brutalité des interventions militaires, des sabotages économiques et des opérations sous fausse bannière est la marque de fabrique de la politique étrangère américaine. Il en est la cause, lorsque l’inflation démentielle des dépenses militaires sacrifie le développement d’un pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux.

    Alors que la Chine investit dans les infrastructures civiles, les Etats-Unis laissent les leurs à l’abandon au profit des industries de l’armement. Washington fait des rodomontades à l’extérieur, mais laisse le pays se déliter à l’intérieur. Le PIB par habitant est colossal, mais 20% de la population croupit dans la pauvreté. Les prisons sont pleines : les détenus américains représentent 25% des prisonniers de la planète. 40% de la population est frappée par l’obésité. L’espérance de vie des Américains (79,6 ans) est passée derrière celle des Cubains (80 ans). Comment un petit pays socialiste, soumis à l’embargo, peut-il faire mieux qu’une gigantesque puissance capitaliste auréolée de son hégémonie planétaire ? Il faut croire qu’aux USA la santé de la plèbe n’est pas la préoccupation majeure des élites.

    Habile compétiteur, Donald Trump a gagné les élections en 2016 en promettant de restaurer la grandeur des Etats-Unis et en s’engageant à rétablir les emplois perdus à cause d’une mondialisation débridée. Mais les résultats obtenus, faute de réformes structurelles, infligent une douche froide à ses ardeurs incantatoires. Le déficit commercial avec le reste du monde a explosé en 2018, battant un record historique (891 milliards de dollars) qui pulvérise celui de 2017 (795 milliards). Donald Trump a complètement échoué à inverser la tendance, et les deux premières années de son administration sont les pires, en matière commerciale, de l’histoire des États-Unis.

    Dans ce déficit global, le déséquilibre des échanges avec la Chine pèse lourd. Il a atteint en 2018 un record historique (419 milliards) qui dépasse le bilan désastreux de l’année 2017 (375 milliards). La guerre commerciale engagée par Donald Trump a surtout aggravé le déficit commercial américain. Alors que les importations de produits chinois vers les USA continuaient de croître (+7%), la Chine a réduit ses importations en provenance des Etats-Unis. Donald Trump a voulu utiliser l’arme tarifaire pour rééquilibrer le bilan commercial des Etats-Unis. Ce n’était pas illégitime, mais irréaliste pour un pays qui a lié son destin à celui d’une mondialisation dictée par des firmes transnationales made in USA.
    Si l’on ajoute que le déficit commercial avec l’Europe, le Mexique, le Canada et la Russie s’est également aggravé, on mesure les difficultés qui assaillent l’hyperpuissance en déclin. Mais ce n’est pas tout. Outre le déficit commercial, le déficit budgétaire fédéral s’est creusé (779 milliards de dollars, contre 666 milliards en 2017). Il est vrai que l’envol des dépenses militaires est impressionnant. Le budget du Pentagone pour 2019 est le plus élevé de l’histoire des Etats-Unis : 686 milliards de dollars. La même année, la Chine a dépensé 175 milliards, avec une population quatre fois supérieure. Rien d’étonnant à ce que la dette fédérale ait battu un nouveau record, atteignant 22 175 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des particuliers, elle donne le vertige (73 000 milliards).
    Certes, les USA bénéficient d’une rente de situation exceptionnelle. Le dollar est encore la monnaie de référence pour les échanges internationaux et pour les réserves des banques centrales. Mais ce privilège n’est pas éternel. La Chine et la Russie remplacent leurs réserves en dollars par des lingots d’or et une part croissante des échanges est désormais libellée en yuans. Les Etats-Unis vivent à crédit aux dépens du reste du monde, mais pour combien de temps ? Selon la dernière étude du cabinet d’audit PwC (“Le monde en 2050 : comment l’économie mondiale va changer ces 30 prochaines année”), les “pays émergents” (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie) pourraient peser 50% du PIB mondial en 2050, tandis que la part des pays du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) descendrait à 20%. La chute de l’aigle est proche.

    Source

    Tags : Etats-Unis, Chine, économie, guerres, armée, dépenses militaires,

  • Mauritanie : Le Pdt de l’UPR clarifie la relation entre le parti au pouvoir et l’opposition

    Nous respectons au sein du parti au pouvoir toutes les forces de l’opposition, sans exception aucune et partageons avec elles les grandes questions nationales, malgré des divergences, quant aux objectifs des uns et des autres, a affirmé le président de l’Union Pour la République (UPR) au pouvoir, Sidi Mohamed Ould Taleb Omar.

    S’’exprimantt au cours d’une conférence de presse organisée à Nouakchott à l’hôtel Monotel, ce samedi 4 janvier courant, il a mis également en exergue l’esprit d’ouverture politique consacré par le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani depuis son arrivée au pouvoir.

    Il fait allusion à ce propos aux audiences que le Chef de l’État avait accordées à plusieurs chefs et de leaders de partis de l’opposition, quelques jours après sa prise de fonction au palais présidentiel.

    Source : Centre Essahraa

    tags : Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, UPR,

  • Lac Tchad : Une cinquantaine de pêcheurs égorgés par Boko Haram

    L’attaque a eu lieu le 22 décembre dans des zones enclavées fait qui a empêché les rescapé d’alerter les autorités rapidement.

    AA/Cameroun/Peter Kum

    Au moins 50 pêcheurs ont été égorgés par des terroristes de Boko Haram dans des villages camerounais et tchadiens sur les rives du lac Tchad, a appris Anadolu, samedi, de sources officielles camerounaises.

     » Le 22 décembre, des éléments de Boko Haram ont attaqué des villages sur les rives du lac Tchad où ils ont massacré une cinquantaine de personnes, tous des pêcheurs. Les corps flottant sur l’eau ont été retrouvés le 31 décembre », a indiqué à Anadolu le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram, le Général Bouba Dobekréo.

    « Les assaillants ont utilisé des couteaux et des machettes pour éviter d’attirer l’attention des soldats avec des armes à feu » , a-t-il précisé.

    Joint au téléphone par Anadolu, le maire de Darak dans le département du Logone et Chari (Extrême-Nord), Ali Ramat, a indiqué que « les assaillants sont arrivés à bord de pirogues à moteur semblables à celles qu’utilisent généralement les commerçants qui achètent souvent leur poissons ».

    Fait qui explique que les pêcheurs ne se sont guère méfié pensant qu’il s’agissait de leurs acheteurs habituels, a-t-il ajouté.

    Et de poursuivre que les assaillants ont égorgé au moins 50 pêcheurs dont 19 Camerounais tués dans les localités camerounaises de Darak et de Kofia,

    Les autres victimes sont de nationalités tchadiennes et nigérianes, tuées dans l’île de Daba Lamy dans le territoire tchadien, a-t-il ajouté.

    L’attaque a eu lieu le dimanche 22 décembre, mais la zone étant très isolée et les lignes téléphoniques n’y fonctionnant quasiment plus, les rescapés ont dû attendre une semaine pour rejoindre les villes de Darak et Kousseri dans l’Extrême-Nord pour lancer l’alerte, selon le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    L’insurrection de Boko Haram, née au Nigeria, a fait des milliers de morts depuis 2009. Le groupe a propagé ses violences au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins, où des cellules locales ont vu le jour. (Anadolou)

    Tags : Tchad, Boko Haram, terrorisme,

  • Algérie : Importation des véhicules de moins de 3 ans

    Un arrêté interministériel fixera les modalités d’application
    Importation des véhicules de moins de 3 ans

    Un arrêté interministériel, fixant les modalités d’application de l’importation des véhicules de moins de trois ans, autorisée par la loi de finances 2020, est actuellement en cours de préparation, a indiqué la Direction générale des Douanes (DGD), dans un communiqué.

    Les modalités d’application relatives à cette mesure ainsi qu’au contrôle de conformité des véhicules de tourisme usagés, qui seront importés, seront «fixées par arrêté conjoint des ministres chargés respectivement des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des Finances et des Mines, en cours de préparation et qui sera publié au journal officiel », précise la DGD.

    L’article 110 de la loi de finances pour 2020 (LF 2020) autorise l’importation des véhicules de tourisme de moins de trois (3) ans d’âge, par les particuliers résidents, une fois tous les trois (3) ans, avec paiement des droits et taxes relevant du régime de droit commun et sur leurs « devises propres », par débit d’un compte devises ouvert en Algérie.

    La LF 2020 autorise l’importation des voitures avec moteurs à essence ou diesel, mais dans le respect des normes environnementales.

    Echouroukonline, 4 jan 2020

    Tags : Algérie, importation, véhicules, voitures, douanes, impôts,

  • Tunisie : Le vote de confiance pour le Gouvernement Jemli reporté à vendredi 10 Janvier

    Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, a déclaré que le report à vendredi intervient « pour donner aux blocs la possibilité de dialoguer et d’échanger » au sujet du gouvernement
    Mourad Belhaj
    AA / Tunisie / Yamna Salmi
    Le Parlement tunisien a décidé, samedi, de tenir une session plénière vendredi prochain, pour voter la confiance à l’équipe gouvernementale proposée par Habib Jemli.
    Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, a déclaré dans un communiqué après la réunion du bureau du Parlement (la plus haute structurede l’assemblée), que «le bureau a abordé un certain nombre de questions, dont la première concernait la séance plénière pour voter la confiance au gouvernement. Plusieurs dates ont été proposées et la décision a été prise de convoquer la séance plénière le vendredi 10 janvier.
    Ghannouchi a déclaré que la séance plénière a été reportée à vendredi prochain « afin de donner l’occasion aux blocs de débattre, de discuter et d’organiser davantage de consultations en vue du vote de confiance au gouvernement ».
    Concernant la possibilité de modifier la composition du gouvernement, Ghannouchi a déclaré que « En principe aucune modification ne sera apportée à la liste du gouvernement, mais tant que cette liste n’a pas été soumise à la plénière, la question reste possible ».
    Tags : Tunisie, gouvernement, Habib Jemli, El Ghannouchi, Ennahdha,
  • Printemps arabe et commerce d’armement

    Ce hors-série de Renseignor est consacré à l’armement des groupes impliqués dans ce que l’on a pris l’habitude d’appeler le printemps arabe. Deux exemples ont été choisis : La Syrie et la Libye.

    Les différentes forces en présence ont chacune leurs filières d’approvisionnement. Ainsi c’est principalement la Russie qui arme Damas, alors que l’Armée syrienne libre et ses alliés du moment reçoivent leur armement par des voies un rien moins officielles. Mais posséder des armes
    ne suffit pas à renverser un gouvernement solidement établi. Il est donc nécessaire d’instruire les insurgés. Cela se ferait dans des camps hébergés par certains des voisins de Damas, mais également par des forces spéciales étrangères déployées plus ou moins secrètement en Syrie.

    C’était déjà le cas en Libye, l’année dernière, où de nombreux membres des forces spéciales qataries se trouvaient aux côtés de l’insurrection orchestrée par le CNT.

    L’exemple libyen devrait peut-être faire réfléchir les pays qui soutiennent les insurgés syriens. Bien que libérée de son dictateur et de ses proches, la Libye n’a pas vraiment retrouvé sa sérénité et encore moins son unité. Des affrontements armés y sont encore fréquents, notamment dans le sud, entre tribus rivales. Les plus pessimistes évoquent même une partition de la Syrie en trois États fédéraux.

    De plus n’oublions pas que les armes fournies, notamment par la France, ne sont pas toutes restées en Libye, loin s’en faut. Certaines sont allées directement dans les mains de groupes affiliées à Al-Qaïda au Maghreb islamique, alors que d’autres, conservées par des mercenaires africains ayant soutenu Kadhafi, ont servi la rébellion touareg. Cela a été lourd de conséquences. Il suffit pour s’en persuader d’observer la situation qui prévaut dans le nord du Mali.

                                                                                                                   Alain Charret.

    Des négociations secrètes entre des Libyens et des émissaires de l’opposition syrienne se seraient tenues à Istanbul…

    Selon Al-Watan Libya, pro CNT, une source fiable confirme qu’il y a eu des négociations, sous le  parrainage de la Turquie, entre des rebelles syriens et les Libyens dirigés par Abdelhakim Belhadj, pour la livraison d’armes aux rebelles de la Syrie et pour les aider à renverser le régime de Bachar Al-Assad.

    Par ailleurs, le journal Telegraph annonce que les rebelles de la Syrie ont tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes pour sécuriser l’envoi d’armes et d’argent, afin de contrer le régime du président Bachar Al-Assad. Le journal ajoute : « Lors de la réunion tenue à Istanbul, les Syriens ont demandé de l’aide aux représentants libyens qui vont leur offrir des armes et des volontaires ». Le journal cite d’une source libyenne : « Il est prévu d’envoyer des armes et peut-être des combattants libyens en Syrie. Il y a une intervention militaire en route. Dans quelques semaines, nous allons voir cela ».

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 29-11-2011)

    Selon Ria Novosti, le Qatar serait impliqué dans la fourniture d’armes et de munitions à la rébellion syrienne…

    L’agence officielle russe Novosti a rapporté, citant des sources diplomatiques, que certains services de renseignement tentent de fournir des armes aux formations armées illégales qui opèrent à l’intérieur de la Syrie et de les entraîner, signalant que le Qatar est l’un des plus actifs pays dans ce domaine. « Les Qataris, en particulier, jouent le rôle principal dans la planification du transfert d’armes et de munitions de la Libye à la Turquie, pour les fournir aux membres de la soi-disant Armée syrienne libre. Ils œuvrent également pour lui accorder un soutien financier par le biais du Conseil national de transition libyen » ajoutent ces sources.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 03-12-2011)

    Le Qatar et l’Arabie saoudite financeraient clandestinement l’achat d’armes destinées aux opposants syriens…

    Le quotidien britannique The Times a dévoilé que le Qatar et l’Arabie saoudite ont clandestinement accepté de financer l’opposition syrienne, afin d’acheter des armes. Citant ce qu’il a appelé « un dissident syrien », The Times a fait savoir que l’accord secret entre le Qatar, l’Arabie saoudite et des
    personnalités de l’opposition syrienne, avait eu lieu au terme de la dernière réunion, au Caire, des ministres arabes des Affaires étrangères. Le quotidien britannique a poursuivi que ledit dissident avait dit que l’Arabie saoudite n’épargne aucune aide et que la Turquie est aussi impliquée dans les événements en Syrie. Notons que The Times n’est pas le seul à avoir parlé de la conspiration des pays du golfe Persique contre la Syrie. Des rapports de renseignement cités par le quotidien Al-Manar paraissant à Al-Qods, ont révélé que les États-Unis, Israël et la France avaient transformé des parties des territoires turcs et libanais en camps pour regrouper, recruter et entraîner des mercenaires et des terroristes, sous la supervision des équipes sécuritaires et de renseignement du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Israël, de la France et de la Turquie. Les rapports ont aussi dévoilé que les parties participant à la conspiration contre la Syrie avaient cherché à attiser le terrorisme sur la scène syrienne, précisant que la réussite de la Syrie à faire face à la conspiration signifie l’effondrement des plans américano-sionistes dans la région. Ils ont affirmé que les plans conduits par le Qatar ne visent pas seulement la Syrie. Nombre de pays de la région sont visés par la conspiration qatarie qui entraîne des cellules terroristes pour exécuter des assassinats dans des pays arabes, précisent les rapports.

    (La voix de la république islamique d’Iran, le 28-01-2012)

    Des armes destinées à l’insurrection syrienne transiteraient par le nord du Liban…

    Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations-Unies, Bachar Al-Jaafari, a annoncé que certains groupes politiques libanais avaient fourni des armes aux groupes terroristes syriens. « Selon les experts et les observateurs, les armes et les munitions sont acheminées vers la Syrie via les pays frontaliers, dont les frontières du nord du Liban, par le mouvement du 14 mars, a fait état Reuters citant le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, Bachar Al-Jaafari, avant d’ajouter que jusqu’à présent plusieurs cargaisons chargées d’armes et d’explosifs avaient été découvertes par les forces syriennes. Bachar Al-Jaafari a envoyé une lettre à Ban Ki-moon pour exprimer la vive protestation de son pays contre le trafic d’armes à destination des groupes terroristes opérant en Syrie.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 28-03-2012)

    Au Liban, arrestation de deux individus soupçonnés de trafic d’armes à destination de la Syrie…

    La justice libanaise a ordonné l’arrestation de deux personnes accusées de trafic d’armes. Ces deux personnes trafiquaient des armes, via la région d’Ersal, à destination de la Syrie. L’armée libanaise a mené, ces derniers jours, une vaste opération pour dénicher des trafiquants à l’origine d’un vaste trafic à destination de la Syrie.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 08-02-2012)

    Un trafic d’armes destinées aux insurgés syriens démantelé par les services de renseignement libanais…

    La Direction des renseignements de l’armée libanaise vient de déjouer un trafic d’armes de Beyrouth vers la Syrie. La transaction aurait concerné un millier d’armes, M-16 et Kalachnikov notamment, qui devaient être convoyés par bateau de Beyrouth vers la Syrie. Les agents militaires ont également découvert une cache d’armes et de la cocaïne. Une source sécuritaire a rapporté au quotidien As-Safir que trois Libanais, impliqués dans un trafic d’armes vers la Syrie, ont été récemment arrêtés et une enquête est actuellement en cours sur les accusés qui appartiennent au courant du 14 mars. Il a ajouté qu’il ne s’agit pas de leur première tentative, tout en soulignant que le cerveau de cette opération de trafic d’armes court toujours.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 10-08-2011)

    L’Arabie saoudite et le Qatar abriteraient des bases d’entraînement pour des mercenaires agissant en Syrie…

    Des bases militaires ont été édifiées depuis un an en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie, pour entraîner des mercenaires arabes et musulmans et les envoyer en Syrie. C’est l’agence arabophone irakienne Nakheel News qui a publié cette information, sur la foi d’un rapport du département du
    Proche-Orient affilié à un service de renseignement d’un pays européen, dont elle n’a pas précisé la nationalité. Ces mercenaires sont entraînés par des militaires israéliens, américains et turcs, et perçoivent des salaires astronomiques. Le rapport cite qu’il existe aussi des stations conçues pour
    transférer des armes en Syrie, via des trafiquants d’armes travaillant, entre autres, pour la société de sécurité américaine Blackwater et dont le siège se trouve à Abou Dhabi, et dont les dirigeants jouissent d’immunité judiciaire. L’une de ces stations se trouve au Liban, et en particulier dans les régions qui sont sous le contrôle du chef du Courant du futur, Saad Hariri, et des forces libanaises de Samir Geagea.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 17-11-2011)

    Les rebelles syriens utiliseraient des roquettes antichars de fabrication israélienne…

    Selon Yediot Aharonot, Israël équipe les rebelles syriens de roquettes antichars. C’est Burhan Ghalyoun, le chef du CNS qui aurait demandé à Israël de fournir aux rebelles ces roquettes qui sont utilisées à Homs et à Idleb face aux troupes syriennes.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 09-02-2012)

    Des armes américaines et israéliennes saisies par les forces de sécurité syriennes…

    Des armes Made in USA et israéliennes ont été découvertes dans différentes régions syriennes, a fait état le ministère syrien de l’Intérieur. « Les forces syriennes ont découvert et saisi, lors d’opérations dans différentes régions du pays dont à Douma, Harsta et Saqba, des armes fabriquées aux États-Unis et en Israël » a annoncé le ministère syrien de l’Intérieur dans un communiqué cité par la chaîne Al-Manar. Lors de ces opérations, des terroristes ont également été tués ou arrêtés, toujours d’après le communiqué du ministère syrien.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 31-01-2012)

    Du matériel militaire saoudien destiné à l’Armée syrienne libre…

    Selon un diplomate arabe du matériel militaire saoudien serait en route pour la Jordanie afin d’équiper l’Armée syrienne libre. Une information qui est démentie par Amman.
    (Médi-1, le 18-03-2012)

    L’ambassade de France à Damas soupçonnée d’être impliquée dans l’importation de mini-bombes magnétiques…

    Selon des sources bien informées, quelques 700 kilogrammes de mini-bombes magnétiques destinées à tuer des personnalités politiques et religieuses syriennes ont été importées via l’ambassade française à Damas.
    (La voix de la République islamique d’Iran, le 09-03-2012)

    Moscou n’entend pas cesser ses livraisons d’armes à la Syrie…

    La Russie poursuivra ses livraisons d’armes à la Syrie en conformité avec les normes internationales et les engagements bilatéraux a annoncé, jeudi, aux journalistes, à Moscou, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov. « À l’heure actuelle, il n’existe aucune restriction concernant nos livraisons, nous devons remplir nos obligations et nous le ferons. Nous ne violons aucun de nos engagements internationaux » a déclaré M. Antonov. Face à la contestation populaire meurtrière qui se poursuit en Syrie depuis mars dernier, plusieurs pays occidentaux proposent de décréter un embargo international sur les livraisons d’armes à Damas, mais la Russie s’oppose à cette mesure. La Syrie est le principal importateur d’armes russes dans la région. Actuellement la Russie exécute le contrat portant sur la livraison à Damas de systèmes de défense côtière Bastion dotés de missiles antinavires Yakhont. Le quotidien russe Kommersant a en outre rapporté que Moscou et Damas avaient signé un contrat sur la livraison de 36 avions d’entraînement et de combat Yakovlev Yak-130. Selon le journal, le montant du contrat s’élève à environ 550 millions de dollars.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 02-02-2012)

    Damas serait en passe d’acheter 36 avions de combat à la Russie…

    La Syrie pourrait acheter à la Russie 36 avions militaires. C’est ce que croit savoir ce matin la presse russe et ce alors que le régime de Damas fait l’objet de sanctions internationales.
    (Médi-1, le 23-01-2012)

    La Syrie va acheter à la Russie 36 avions militaires d’entraînement Yak-130 alors que le régime syrien fait l’objet de sanctions internationales en raison de la répression d’un mouvement de contestation sans précédent, écrit lundi le quotidien russe Kommersant. « Moscou et Damas ont signé un nouveau contrat sur la livraison de 36 avions d’entraînement Yak-130 qui prendra effet dès que la Syrie aura versé une avance » a indiqué le journal citant une source proche de l’agence publique russe d’exportation d’armements Rosoboronexport. Le montant du contrat s’élève à environ 550 millions de dollars, a précisé cette source. Rosoboronexport s’est refusé à tout commentaire.
    (La voix de la République islamique d’Iran, le 23-01-2012)

    Moscou compte fournir à la Syrie 36 avions militaires d’entraînement, une transaction évaluée à 550 millions de dollars. C’est ce qu’indique le quotidien russe Kommersant qui précise que le contrat a été signé le mois dernier et que le transfert de ces avions commencera dès qu’aura été effectuée une première avance de fonds.

    (Kol Israël, le 23-01-2012)

    Des containers destinés à la Syrie contiendraient des composants utilisés pour la fabrication de missiles…

    L’Agence internationale de l’énergie atomique a demandé à la Turquie de lui remettre toutes les informations sur les matériaux découverts dans quatre containers envoyés par l’Iran en Syrie. Selon certaines informations en provenance de Turquie, les containers avaient été retenus à un poste
    frontalier turc et étaient chargés de produits destinés à la fabrication de missiles balistiques pouvant porter des ogives chimiques.

    (Kol Israël, le 20-01-2012)

    Selon l’ONU, Téhéran aurait exporté illégalement des armes conventionnelles en Syrie…

    Selon un rapport des Nations unies, l’Iran a illégalement expédié en Syrie des armes conventionnelles en violation d’un embargo onusien. Mais les sanctions internationales sont parvenues en grande partie à ralentir les programmes nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran.

    (La voix de l’Amérique, le 12-05-2011)

    Un navire russe transportant des armes ferait route vers la Syrie…

    Washington s’inquiète du soutien apporté par des puissances étrangères au régime syrien. Un navire russe chargé d’armes est en route vers la Syrie alors qu’un haut gradé iranien était ce mois-ci à Damas.

    (Radio Vatican, le 14-01-2012)

    Les États-Unis sont préoccupés par l’arrivée, jeudi, d’un navire russe qui transporterait des munitions en Syrie, a déclaré vendredi la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, citée par Ria Novosti. « Nous avons exprimé notre inquiétude à la Russie et à Chypre, qui a été le dernier à accueillir le navire. Nous cherchons à obtenir plus d’informations sur la cargaison du navire. Nous avons contacté le ministère russe des Affaires étrangères. Ces questions ne relèvent pas du ministère des Affaires étrangères, ils doivent mener une enquête, avant de nous répondre. Nous attendons une réponse » a indiqué Mme Nuland lors d’un point presse. Selon les autorités chypriotes, le navire Chariot battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et appartenant à la société maritime russe Westberg Ltd de Saint-Pétersbourg, transporte des armes et des munitions. Il a été arraisonné, puis relâché, lors d’une escale de réapprovisionnement à Limassol.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 14-01-2012)

    Moscou poursuit ses livraisons d’armes à la Syrie…

    « La Russie ne suspend pas ses livraisons d’armes en Syrie prévues par des contrats conclus auparavant » a déclaré dimanche Viatcheslav Dzirkaln, directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique. « Du moment qu’il n’y a pas d’embargo sur les livraisons d’armes en Syrie, la Russie s’acquitte de tous ses engagements découlant des contrats qui avaient été conclus précédemment » a indiqué à l’agence RIA Novosti le responsable russe, lors d’une conférence de presse dans le cadre du 12e salon aérospatial de Dubaï.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 14-11-2011)

    Téhéran rejette formellement les allégations l’accusant de fournir des armes à la Syrie…

    Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a estimé mardi que les accusations de la France sur l’envoi d’armes en Syrie étaient sans preuve et sans fondement. Les déclarations des responsables français sont inexactes. Malheureusement, régulièrement on assiste à des prises de positions politiques sans preuve et sans fondement de la part de responsables de certains pays européens et cette fois de responsables français, a déclaré M. Mehmanparast, lors de son point de presse hebdomadaire.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 17-01-2012)

    Les autorités américaines seraient en possession d’informations faisant état d’un transfert d’armes syriennes au Hezbollah…

    L’ambassadeur des États-Unis à Damas, Robert Ford, a déclaré que Washington est toujours préoccupé des relations entre la Syrie et le Hezbollah. Le gouvernement américain est en possession d’informations faisant état d’un transfert d’armes et de matériels militaires syriens au Hezbollah, a-t-il indiqué.

    (Kol Israël, le 09-05-2011)

    L’exemple libyen

    Selon Washington, un navire transportant des armes pour les forces de Kadhafi aurait accosté dans un port algérien…

    Le département d’État américain demande aux autorités algériennes d’enquêter au sujet de l’accostage récemment dans le port de Jijel d’un navire transportant des armes destinées aux forces du colonel Kadhafi. Des armes qui auraient ensuite transité par voie terrestre jusqu’en Libye. Depuis le début du conflit, ce n’est pas la première fois qu’Alger est ainsi pointé du doigt. Mais l’Algérie dément avec fermeté. Hier, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé des manœuvres destinées à mettre la pression sur son pays.

    (Médi-1, le 24-07-2011)

    L’armement destiné aux insurgés libyens transite par la Tunisie…

    « Les insurgés libyens reçoivent via la Tunisie des armements de contrebande pour lutter contre le régime Kadhafi », a annoncé la BBC. Selon des données, les livraisons de mitraillettes et de lance-grenades sont effectuées régulièrement via la frontière avec la Tunisie. Plus tôt, les représentants de l’opposition libyenne avaient demandé à l’OTAN d’effectuer les livraisons officielles de l’équipement militaire via le territoire de la Tunisie. Cependant la fourniture d’armes aux insurgés est illégale parce qu’elle contredit la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

    (La voix de la Russie, le 13-06-2011)

    Des armes belges auraient été livrées aux rebelles libyens après le début de l’intervention de l’OTAN…

    Au terme d’une enquête menée notamment en Libye, Le Vif et L’Express révèlent, dans leur édition de cette semaine, que les rebelles de Benghazi ont reçu des armes belges après le début de l’intervention militaire de l’OTAN, le 19 mars, en violation d’une interprétation stricte de l’embargo sur les armes à destination de la Libye imposé par la résolution 1970 du Conseil de sécurité du 26 février 2011. D’après les témoignages recueillis par l’envoyé spécial du Vif, l’armement provenait du Qatar. Mais ces livraisons posent aussi question sur le rôle de la Belgique dans le commerce d’armes à destination des pays du golfe Persique. Première hypothèse : le Qatar a pu décider de réexporter les FN FAL livrés aux rebelles sans en informer la Belgique, ce qu’il a déjà fait avec du matériel suisse, par exemple.

    Seconde hypothèse : le Qatar a pu demander et obtenir l’autorisation de la Belgique. Les autorités belges compétentes rejettent cette dernière possibilité, sans toutefois pouvoir définitivement se dédouaner, problème de confidentialité.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 08-03-2012)

    Des armes turques auraient été livrées à la Libye à bord d’avions des forces aériennes qataries…

    Les avions C-17 des forces aériennes qataries ont transporté les armements offerts par la Turquie au ministère libyen de l’Intérieur, au cours de deux vols, de la Turquie à Misrata. Ce transfert a été effectué sur demande du comité international des amis de la Libye, qui avait tenu, en octobre dernier, une réunion à Doha, au cours de laquelle il avait mis l’accent sur le soutien au nouveau gouvernement libyen et aux efforts sécuritaires déployés par l’OTAN, un rôle décisif dans le renversement du régime Kadhafi.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 11-01-2012)

    Deux navires, transportant des armes destinées aux insurgés, interceptés au large de la capitale libyenne…

    Les rebelles libyens bénéficient toujours de l’aide internationale. Le régime annonce avoir intercepté, hier, à une trentaine de kilomètres de la capitale, Tripoli, deux bateaux transportant des armes venues du Qatar et destinées à la rébellion.

    (Médi-1, le 05-07-2011)

    Des interrogations après qu’un avion libyen ait décollé de Moldavie avec une cargaison d’armes…

    Le parlement moldave a tenu, mercredi, une audience à huis clos sur le cas d’un avion libyen arrivé à Chisinau de Benghazi, le 12 septembre, et reparti avec un chargement d’armes, dans une direction inconnue. « Le ministre moldave de la Défense, Vitali Marinutsa, a reconnu que les munitions et le
    matériel militaire des arsenaux moldaves étaient vendus à l’Arménie », écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Viorel Cibotaru, expert du Centre pour le contrôle démocratique des forces armées de Genève, a confirmé cette information, en soulignant que la transaction scandaleuse n’avait pas eu lieu sans intermédiaires.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 24-09-2011)

    Selon un quotidien canadien, la Chine aurait offert de grandes quantités d’armes à Kadhafi…

    L’information est révélée par le Globe and Mail canadien. Selon le quotidien, la Chine aurait offert de grosses quantités d’armes au colonel Kadhafi, malgré l’embargo de l’ONU. Ces contrats auraient été passés notamment entre l’Algérie et la Libye voisine. Le journal cite des documents retrouvés sur le terrain. Il l’assure, les compagnies d’armement chinoises contrôlées par l’État étaient prêtes à vendre des armes au régime, en toute discrétion. De hauts responsables libyens auraient aussi fait le voyage pour Pékin et le document recommande aussi que les contrats soient établis avec l’Algérie ou l’Afrique du Sud avec lesquels la Chine a déjà travaillé. Reste toutefois à savoir si ces équipements ont effectivement été livrés. Mais selon un dirigeant du CNT, le document divulgué explique la présence de nouvelles armes sur le terrain.

    (Médi-1, le 05-09-2011)

    La Chine a confirmé que des entreprises appartenant à l’État ont offert de vendre des armes au gouvernement libyen dans les dernières semaines du régime de Moammar Kadhafi, mais Pékin affirme qu’aucune vente n’a été effectuée. Dimanche, le New York Times et d’autres médias ont mentionné que 3 compagnies chinoises d’armement avaient proposé de vendre pour 200 millions de dollars d’armes à des responsables de la sécurité du gouvernement Kadhafi. Les termes de cette offre ont été découverts dans des documents trouvés à Tripoli, la capitale libyenne, précisent les médias. Selon les documents, les firmes chinoises ont tenté de vendre des armes, notamment des lance-roquettes et des missiles portables sol-air. Il y serait apparemment mentionné que la livraison pourrait s’effectuer via des pays tiers en Afrique. Une réunion de ventes s’est tenue à Pékin à la mi-juillet, alors que le régime du colonel Kadhafi était au bord de l’effondrement. Cette rencontre a donc eu lieu après l’adoption en février d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, comportant un embargo sur les ventes d’armements à la Libye. Jiang Yu, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a admis que des entreprises chinoises avaient contacté des officiels du gouvernement Kadhafi. Cependant, le gouvernement chinois n’était pas conscient de ces tentatives et aucun contrat n’a été conclu, a-t-elle affirmé.

    (Radio Japon international, le 06-09-2011)

    Une société allemande soupçonnée d’avoir fourni des armes aux forces libyennes en violation de l’embargo…

    La justice allemande enquête sur de possibles ventes d’armes illégales au défunt dictateur Moammar Kadhafi, qu’aurait effectué la firme allemande Heckler & Koch, selon deux journaux allemands, dimanche. Le parquet de Stuttgart enquête sur une éventuelle livraison illégale à la Libye de plusieurs centaines de modèles du fusil d’assaut G36, celui dont l’armée allemande est équipée. Lors de la conquête de Tripoli, les rebelles libyens ont retrouvé de nombreux fusils d’assaut de ce type dans la résidence du dictateur tué jeudi à Syrte. Or, en raison d’un embargo sur les ventes d’armes, les troupes fidèles à Kadhafi n’auraient pas dû se trouver en possession de ces fusils.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 24-10-2011)

    Les armes destinées aux insurgés libyens détournées au profit de groupes terroristes

    Des organisations terroristes auraient commandé des missiles sol-air à des trafiquants d’armes libyens…

    Des responsables des services de sécurité égyptiens mettent en garde contre l’augmentation du trafic d’armes, en provenance de la Libye, à destination du Sinaï et de la bande de Gaza. Un trafic qui s’est considérablement renforcé depuis la chute du régime de Moammar Kadhafi. Le Washington Post rapporte que des missiles de type sol-air ont été saisis par les services de sécurité égyptiens alors qu’ils étaient en route pour le Sinaï. Un ancien officier supérieur des services de renseignement égyptiens estime que les organisations terroristes palestiniennes de Gaza ont commandé ces missiles
    à des trafiquants d’armes libyens.

    (Kol Israël, le 14-10-2011)

    Selon Claude Guéant, l’armement destiné aux insurgés libyens à déjà transité en partie jusqu’au Sahel…

    Le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, met en garde contre le renforcement de l’arsenal des groupes terroristes qui sévissent au Sahel se réclamant d’Al-Qaïda. Selon lui, l’armement destiné aux combattants libyens a déjà transité en partie jusqu’au Sahel.

    (Médi-1, le 04-05-2011)

    Selon le New York Times, les armes parachutées par la France aux insurgés libyens auraient été détournées…

    La rumeur courait depuis quelques jours : les armes que la France dit avoir parachutées début juin aux rebelles libyens du Djebel Nefoussa n’apparaîtraient nulle part sur le champ de bataille. Elles auraient disparu. Or voilà que le New York Times publie une enquête qui accrédite cette rumeur. L’envoyé spécial du quotidien américain écrit ceci : « Au cours des deux semaines d’interviews avec des combattants, aucun n’a dit qu’il avait vu les fusils et les mitraillettes que la France dit avoir livrés aux rebelles au printemps. Chaque homme dit que son fusil a été pris sur le champ de bataille. Beaucoup se demandent qui, parmi leurs leaders, a gardé ou détourné ces armes ».

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 23-07-2011)

    Les organisations terroristes pourraient profiter du chaos libyen pour se procurer des lance-missiles…

    Selon les déclarations faites à la presse jeudi par la porte-parole du département d’État des États-Unis, Victoria Nuland, les réserves de matériel chimique et nucléaire libyen seraient en sécurité, mais la possibilité existe de voir des lance-missiles portatifs antiaériens transportés hors du pays.
    L’administration du colonel Kadhafi aurait mené un programme nucléaire jusqu’en 2003. Elle s’est également constituée une réserve d’armes chimiques. D’après Mme Nuland, les États-Unis ont localisé les lieux de stockage du matériel d’armement chimique et du Yellowcake, une forme d’uranium concentré, dont disposait le régime et ce matériel serait en sécurité. Toutefois elle a fait part des inquiétudes de son administration concernant les lance-missiles portatifs. La porte-parole a affirmé que les États-Unis travaillaient avec le Conseil national de transition et les pays voisins de la Libye, afin de s’assurer que les armes en question ne tombent pas entre de mauvaises mains. De nombreux pays ont renforcé leurs contrôles relatifs au commerce de lance-missiles, craignant que les organisations terroristes profitent du chaos actuel en Libye pour acquérir des armements avec lesquels elles pourraient s’en prendre à des avions civils. (Radio Japon international, le 26-08-2011)

    Renseignor N° 718, 22 avril 2012

    Tags : Libye, Sahel, terrorisme, Syrie, France, armes,

  • La mort de Qasem Soleimani, un coup dur pour le Hezbollah

    Avec la mort de Qasem Soleimani, le Hezbollah libanais perd un allié précieux et un soutien indéfectible. Hassan Nasrallah promet un « juste châtiment » aux assassins du général iranien

    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban

    La mort du chef de la force al-Qods des Gardiens de la révolution iranienne, le général Qasem Soleimani, tué le vendredi 3 janvier dans un raid américain près de l’aéroport de Bagdad, représente une perte difficile à remplacer pour le Hezbollah libanais.

    Cet officier charismatique de 62 ans, « discret, courtois et à la personnalité imposante », selon un journaliste libanais qui l’a rencontré à plusieurs reprises, était le symbole de la puissance de l’Iran à l’extérieur de ses frontières.

    Proche du guide suprême Ali Khamenei, Qasem Soleimani, qui a rejoint les rangs des Gardiens à l’âge de 22 ans, dirigeait la brigade al-Qods, l’élite de l’élite, depuis 1998.

    Pendant vingt ans, il s’est employé sans relâche à renforcer l’influence de la République islamique au Levant et au Moyen-Orient, en encourageant, facilitant, et soutenant des organisations et des partis devenus au fil des ans des acteurs régionaux de premier plan, intégrés à la stratégie iranienne.

    Le Hezbollah libanais en fait partie, au même titre que le Jihad islamique palestinien, le Hachd al-Chaabi irakien, et le mouvement Ansarallah yéménite.

    L’architecte de la défaite de Daech
    Pour le Hezbollah, Qasem Soleimani était un précieux allié et un soutien indéfectible. Une relation amicale « très spéciale », selon la description qui en est faite par un responsable du Hezbollah, le liait à Hassan Nasrallah, et une célèbre photo montrant les deux hommes avec l’ayatollah Khamenei a fait le tour d’internet.

    Cette source du Hezbollah affirme à Middle East Eye que le général Soleimani est l’architecte de la défaite du groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

    C’est avec lui que le parti chiite libanais a établi la stratégie de son intervention aux côtés de l’armée syrienne dès 2013, qui a permis de renverser les rapports de force au bénéfice de Damas, et a abouti à la défaite de l’organisation extrémiste qui contrôlait la moitié du territoire syrien et le tiers de celui de l’Irak.

    Qasem Soleimani était le mentor du chef militaire historique du Hezbollah, Imad Moughniyah, assassiné à Damas en février 2008. Cette relation privilégiée a permis au Hezbollah de profiter des capacités militaires iraniennes sur tous les plans, ce qui lui a permis de construire une force redoutable qui a réussi à chasser l’armée israélienne du Liban en 2000 et à lui tenir tête pendant le conflit de 2006.

    D’ailleurs, lors de l’une de ses rares interviews accordée en octobre dernier à la télévision d’État iranienne, le général avait révélé qu’il était présent au Liban pendant cette guerre, aux côtés des dirigeants du Hezbollah.

    Le chef de la Brigade al-Qods a assuré être resté au Liban pratiquement tout au long de cette guerre de 33 jours. Il a raconté comment, sous les bombardements de l’aviation israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, il avait insisté, avec Imad Moughniyah, pour évacuer Hassan Nasrallah du centre de commandement où il se trouvait.

    Qasem Soleimani a aussi joué un rôle essentiel dans la modernisation et l’équipement du Hezbollah avec des armes sophistiquées, notamment des missiles de longue portée et de haute précision. Ce type d’armes, capables d’atteindre des cibles situées à plusieurs centaines de kilomètres avec une marge d’erreur de 25 mètres, inquiète beaucoup les Israéliens et les Américains.

    Désenclavement du Hezbollah

    Les qualités de stratège de Soleimani ont permis de rétablir le corridor terrestre allant de Beyrouth à Téhéran, en passant par la Syrie et l’Irak, après la reprise du contrôle d’une partie des frontières et l’ouverture du point de passage syro-irakien de Qaïm-Boukamal.

    Cela a permis de briser l’isolement territorial du Hezbollah, qui s’était vu coupé de sa base arrière avec son allié iranien après la prise de contrôle, entre 2012 et 2017, par des groupes rebelles syriens de la frontière syro-libanaise, et par l’EI de la frontière syro-irakienne.

    La mort de Qasem Soleimani est un coup dur, aussi bien pour l’Iran que pour le Hezbollah. L’importance qu’occupait cet homme au sein de l’« axe de la résistance », qui regroupe l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et leurs autres alliés extra-étatiques régionaux, transparaît clairement dans le communiqué de condoléances, publié vendredi 3 janvier par Hassan Nasrallah, quelques heures après le raid américain.

    Il qualifie le général iranien de « courageux, intrépide, modèle et père aimant de tous les résistants et les moudjahidine dans la région ».

    « Nous poursuivrons son chemin. Nous agirons nuit et jour pour atteindre ses objectifs. Nous porterons son étendard sur tous les champs de bataille et sur tous les fronts et nous allons intensifier les victoires de l’axe de la résistance », a encore dit le numéro un du Hezbollah.

    Selon lui, « infliger le juste châtiment aux assassins criminels sera la responsabilité et la tâche de tous les résistants et combattants à travers le monde ».

    Hassan Nasrallah laisse clairement entendre que la riposte à l’assassinat de Soleimani pourrait avoir lieu n’importe où et pourrait associer non seulement l’Iran mais aussi ses nombreux alliés régionaux. Le leader du Hezbollah révèlera probablement ses intentions, dimanche 5 janvier, lors d’une intervention télévisée.

    Le Liban officiel a aussi condamné le raid américain. Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué dénonçant l’attaque américaine et le président de la République a présenté ses condoléances aux dirigeants iraniens et irakiens.

    Les Libanais, soumis à de fortes pressions économiques et financières, attendent la formation d’un nouveau gouvernement, capable de freiner l’effondrement en cours. « Avec l’assassinat de Soleimani, je crains de voir nos derniers espoirs disparaître, surtout si le Liban est entraîné dans un vaste conflit régional », affirme Tony, un père de famille qui a perdu son emploi à cause de la crise actuelle.

    Middle Eats Eye, 3 jan 2020

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