Catégorie : Tunisie

  • Enquête : L’Islam au quotidien dans les pays du Maghreb

    L’Islam est abordé aujourd’hui par la majorité des médias et des écrivains-penseurs comme une idéologie plus que comme une religion.

    Le coté religieux pratique se trouve le plus souvent –si non toujours- écarté au profit de ce que les journalistes et autres ‘‘spécialistes’’ appellent… les maux de l’Islam ; islamisme et djihadisme en tête.

    Rares sont ceux qui sont allés voir du coté de la pratique de la religion par les croyants.

    Comment est ce que les musulmans pratiquent leur Islam ?

    Comment est ce que ces musulmans regardent certaines institutions de leur religion ?

    Comment font-ils pour concilier profane et sacré ?

    Si les réponses à ces questions semblent quelques fois évidentes pour les musulmans du Golf et du Moyen-Orient qui – à force de clichés – nous paraissent des religieux purs et durs pour qui le profane ne peut exister en dehors du religieux, le doute s’installe dès que l’on s’intéresse aux pays de l’Afrique du Nord et plus exactement du Maghreb.

    Ainsi, l’Algérie qui a vécu des « années noires » de terrorisme islamiste, la Tunisie considérée comme le pays le plus laïc du monde arabe et le Maroc qui conduit actuellement une expérience de réformes religieuses (voir notre dossier) sont autant de terrains où il est fort intéressant d’étudier la pratique religieuse.

    Le sujet vient d’être abordé par l’hebdomadaire Jeune Afrique qui a consacré dans son 2498ème numéro une enquête aux enseignements forts intéressants sur la pratique religieuse dans les pays du Maghreb.

    Pour les trois pays (Maroc, Algérie, Tunisie), l’enseignement le plus important relevé par cette enquête est qu’entre ce que prévoit la religion et ce qui se fait dans la pratique, il peut y avoir des arrangements et même des … discordances.

    Je vous invite à découvrir (durant quelques épisodes) comment se vit l’Islam au Maghreb. Vous découvrirez notamment que désormais, dans presque tous les domaines, les apparences comptent plus que tout autre chose. Tel est le cas -par exemple- du port du voile et de la fréquentation des mosquées les vendredis dans l’ensemble des pays du Maghreb.

    Dans la première partie de l’enquête, nous allons découvrir une Tunisie qui semble s’éloigner d’une laïcité à la française pour se rapprocher de la sécularisation à l’anglo-saxonne.

    Pour ce qui est de la deuxième partie, je vous invite à découvrir comment après (et malgré) les années noires du terrorisme islamiste, le religieux regagne de plus en plus l’espace public.

    Et pour finir, je vous présenterai dans une troisième partie les statistiques de la pratique religieuse au Maroc. Retenez votre souffle, les chiffres qui nous parviennent du Maroc sont –le moins que l’on puisse dire- très révélateurs de l’état de la pratique religieuse dans nos pays.

    Tunisie : laïcité à la française ou sécularisation à l’anglo-saxonne ?

    « Le seul indicateur disponible pour mesurer la pratique religieuse est celui du nombre de mosquées, passé de 2390 en 1987 à 4483 en 2008. Malgré cette progression significative encouragée par l’Etat, qui nomme les imams, et d’après les statistiques compulsée par Jeune Afrique, la Tunisie demeure toutefois le pays Maghrébin qui a le plus d’habitants (2230) par lieu de culte comparativement au Maroc (800 habitants) et à l’Algérie (615 habitants avant la fermeture d’environ 40 000 lieux de prière dans les années 1990 pour raison de sécurité). Cette densité de population par mosquée est également supérieure à la France laïque, qui compte 1315 habitants par église. »

    Ces chiffres -révélées par Jeune Afrique- montrent-ils le désintérêt des tunisiens de la pratique religieuse ?

    Je ne le pense pas pour deux raisons :

    1- Il est vrai que les mosquées durant les jours de la semaine sont moins remplis que les cafés de Tunis et de sa banlieue mais cela n’est pas à attribuer à la baisse de la pratique religieuse mais plutôt au fait que cette pratique s’individualise. Désormais, beaucoup sont ceux qui préfèrent accomplir leurs prières chez-eux. Il existe même des pratiquants qui n’ont jamais mis les pieds dans une mosquée.

    2- Ce constat se vérifie si l’on fait la comparaison entre les fidèles quotidiens des mosquées et ceux du Vendredi. A l’occasion de la prière du Vendredi, toutes les mosquées sans exception affichent complet. Pour manque de place, certains se trouve même dans l’obligation de prier sur les trottoirs et rues adjacentes des mosquées.

    Faut-il rappeler aussi que c’est le développement du nombre des pratiquants des vendredis (à coté du port du voile de plus en plus répondu) qui a fait dire à certains qu’il existerait un regain de religiosité en Tunisie.

    Regain de religiosité ! Info ou intox ?

    Mohamed Kerrou, sociologue tunisien spécialiste de l’islam, n’est pas tout à fait d’accord.

    Pour lui « Il n’y a pas de retour du religieux. Ce sont plutôt les spécialistes qui font un ‘‘retour’’ pour mieux comprendre le phénomène et découvrent, en l’observant avec les instruments des sciences sociales, que ce n’est plus le même religieux. Dominent désormais le ritualisme et l’ostentation. Au fond, les gens ne sont pas plus pratiquants et sont plus préoccupés par la cherté de la vie que par l’angoisse métaphysique. Ils empruntent le langage religieux pour exprimer leur malaise social. »

    Pour Mr Kerrou, le symbole même de ce regain de religiosité en Tunisie, le voile, n’a plus le sens religieux d’autre fois :

    « Aujourd’hui, on n’est plus en présence du même voile, soutient Kerrou. Traditionnellement, il est censé dérober le visage et le corps au regard. Or on a actuellement des ‘‘couvre-chefs’’ de couleurs variées, portés avec des jeans, des robes, et, même … des strings. Ils montrent plus qu’ils ne cachent».

    On ne peut qu’être d’accord avec ce constat sur le nouveau Hijab, simplement, on ne peut nier, malgré cela, le fait que l’idée de porter ce ‘‘couvre-chef’’ vient (dans la majorité des cas) d’une volonté de se conformer à une obligation religieuse. Ce sentiment-là provient de l’omniprésence d’un discours religieux qui rend le port du voile obligatoire.

    D’où le constat fait par certains selon lequel il existerait une influence orientale (à travers les chaînes satellitaires des émirs du Golf) sur les tunisiennes, et –partant- un regain de religiosité en Tunisie.

    Au-delà du port du voile et de la controverse qui l’entoure (regain de religiosité ou pas), ce discours religieux oriental peut-il être menaçant pour la laïcité en Tunisie ?

    « C’est de l’alarmisme déplacé, répond Kerrou. D’abord, la Tunisie n’a jamais été un pays laïc. Contrairement à ce qu’on écrit ici ou là, Habib Bourguiba était un musulman moderniste. Et le président Ben Ali puise dans l’héritage bourguibien en tenant compte de la tradition du pays. N’oubliez pas que l’Etat tunisien moderne n’a jamais été gouverné par des religieux, mais par des civils qui n’ont pas de conflit avec la religion du pays. C’est cela, la sécularisation au sens anglo-saxon du terme. Elle est tout simplement plus avancée ici qu’ailleurs dans la région».

    Je ne suis pas d’accord pour dire que prendre garde des signes d’une religiosité poussée (à l’extrémisme) est de l’alarmisme déplacé.

    Certes, il ne faut pas voir un islamiste intégriste djihadiste derrière chaque barbue ou chaque voilée, mais il ne faut pas oublier aussi que ceux qui observent une pratique religieuse fondamentaliste n’auront qu’un pas à faire pour se transformer de musulmans pieux à islamistes purs et durs.

    Algérie : … et la religion investit l’espace public

    Pour Malek Chebel, anthropologue algérien des religions, « le vendredi, les mosquées sont prise d’assaut. Mais, dans bien des cas, la frontière entre sincérité et comportement moutonnier n’est pas très nette».

    Cette affirmation vaut pour les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où les mosquées (spécialement les vendredis) ne désemplissent pas.

    Seulement, si en Tunisie ou au Maroc cela n’a rien d’une situation exceptionnelle, en Algérie, une signification particulière peut être déduite de cet état des lieux et ce pour deux raisons.

    a) Le pays a connu dans les années 1990 une décennie noire (dont les conséquences et certains aspects continuent jusqu’à nos jours) durant laquelle plus de 150.000 algériens (au bas mot) ont trouvé la mort.

    Principal accusé dans cette tragédie : l’Islam politique et ses agents djihadistes.

    Suite à ces évènements, nombreux étaient ceux qui pensaient que les Algériens finiraient par abandonner cet Islam qui a causé la mort de milliers d’entre eux.

    Contrairement à ces attentes, et malgré un repli observé au cours de ces années noires, selon Jeune Afrique, la pratique religieuse et en particulier l’assiduité dans les mosquées serait en forte hausse.

    b) L’Algérie, contrairement à ses voisins Marocain et Tunisien, se définit en quelque sorte comme république islamique. En effet « dans sa proclamation du 1er novembre 1954, le Front de Libération Nationale (FLN) appelait le peuple à se soulever et annonçait son objectif : ‘‘l’indépendance par la restauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.’’ L’Algérie n’est donc pas un Etat laïc, et l’islam est l’une des composantes de son identité».

    Ces deux éléments combinés (d’une part un Etat qui se veut islamique et d’autre par une population traumatisée par un certain islam, celui des islamistes) font que les Algériens vivent aujourd’hui une situation paradoxale. Ainsi, « si les fidèles sont plus nombreux, les bars ne sont pas pour autant vides. Jeudi soir, premier jour du weekend, les boites de nuit de la capitale refusent du monde mais, le lendemain à midi, les rues adjacentes aux lieux de culte sont interdites à la circulation et livrées aux tapis de la grande prière du vendredi. »

    Au delà de ce paradoxe –qui peut être considéré par certains comme l’incarnation même de la liberté et d’une société émancipée- le danger réside dans l’apparition de certains signes d’islamisation poussée de certaines institutions de la société algérienne :

    1- C’est le cas pour ce qui est de « la création d’espaces réservés à la prière dans des endroits où la chose semblait impensable. Un exemple ? Les sièges de certaines rédactions de la presse francophone, fief de la résistance à l’intégrisme, en sont aujourd’hui dotés à la demande des… journalistes. »

    2- C’est le cas aussi pour ce qui est du comportement de certains agents de l’ordre. En effet, selon certains témoignages, « les plus intolérants sont les forces de l’ordre (…) En période de menstruation, les femmes sont dispensées de Ramadan. Celles qui sont surprises entrain de manger en dehors de chez elles sont emmenées au poste de police où des ‘‘fliquettes’’ vérifient…les bandes hygiéniques ! Et gare si celles-ci sont immaculées. »

    3- Plus inquiétant encore, la justice se radicalise et adopte une jurisprudence de plus en plus… islamisée. Ainsi, elle « a souvent la main lourde pour les contrevenants. Si à Bishra (500 km au sud-est d’Alger) la condamnation, le 29 septembre 2008, de six hommes accusés de ‘‘non respect d’un fondement de l’Iislam’’ à quatre ans de prison ferme a été annulée en appel, d’autres ‘‘briseurs de Ramadan’’ ont eu moins de chance et purgent encore leur peine avec des détenus de droit commun. Le code pénal prévoit un emprisonnement de trois à cinq ans pour quiconque dénigre les préceptes de l’Islam par voie d’écrit, de dessin ou de déclaration publique. C’est de l’interprétation de cet article de loi que découle la jurisprudence qui frappe désormais les non-jeuneurs. »

    Une chose est sûr, malgré plusieurs décisions prises par les gouvernements algériens successifs et qui visent à monopoliser la gestion de la religion (formation et affectation des imams, gestion des mosquées, fermeture des lieux de culte après les prières…) il semble que « le spectre du djihadisme plane toujours sur le pays de Bouteflika. »

    Maroc : l’Islam par les statistiques

    Le Maroc est le seul pays arabes pour lequel nous disposons de statistiques sur les pratiques religieuses des marocains.

    Trois marocains –Mohamed El Ayadi, historien, Hassan Rachik, anthropologue et Mohamed Tozzy, politologue- nous font découvrir un … autre Maroc.

    Ce travail de recherche nous a été présenté par le politologue Mohamed Tozy dans une interview accordée à Hamid Barrada de Jeune Afrique.

    Je vous propose ci-dessous les principaux enseignements de cette enquête :

    * La prière :

    – Les marocains prient massivement. Mais le rapport à la prière est changeant : on prie, on s’arrête, on reprend…

    – Pour prier, la mosquée n’est pas le lieu principal des dévotions.

    – 15 % des marocains n’ont jamais prié, soit environ 2 millions.

    – 16 % seulement des hommes fréquentent les mosquées (2 % pour les femmes).

    – Le Maroc compte 41 755 lieux de culte.

    – 25 % seulement accomplissent à l’heure dite la prière de l’aube. Seuls 5 % d’entre eux se rendent à la mosquée pour le faire.

    – La prière du vendredi ne mobilise régulièrement que la moitié des fidèles, alors que 37 % ne la font jamais.

    * Le jeûne du Ramadan :

    – 60 % considèrent comme non musulmans ceux qui ne font par le ramadan.

    – 82 % sont contrte l’ouverture des cafés et restaurants pendant le ramadan.

    * Les sources d’informations sur la religion :

    – La télévision est la principale source d’information pour 40 % des marocains.

    – 15 % s’informent auprès de leurs parents.

    – 12 % s’informent des livres.

    – 11 % s’informent des mosquées.

    – 2 % s’informent de l’école.

    – Pour les ruraux, ils sont plus de 50 % à déclarer que la mosquée est leur 1ère source d’information.

    * Les écoles ou rites (madhib) de l’islam :

    – 73 % ignorent leur existence.

    – Sur les 24 % qui en connaissent l’existence, 16 % sont capables de les citer.

    – 60 % ne connaissent pas les quatre Califes qui ont succédé au Prophète.

    * Musique, cinéma, mixité et prêts bancaire :

    – 3 % estiment que la musique est illicite (haram).

    – 1 % considère le cinéma haram.

    – Tous les marocains sont favorable à la mixité à l’école mais ils ne sont que 30 % à être favorable pour cette mixité sur les plages.

    – 52 % pensent que le prêt bancaire ne pose aucun problème alors que 13 % seulement le considèrent illicite.

    Que penser des marocains après ces statistiques. Je laisse la réponse à Mr Mohamed Tozy pour lequel « le Marocain n’agit pas en musulman dans toutes les situations. Il fait scrupuleusement ses cinq prières quotidiennes, il contracte un prêt bancaire, il apprécie le bordeaux, il regarde des films et peut même acceptes que sa fille épouse un chrétien ou un juif pour peu que celui-ci respecte les apparences. »

    Vive l’hypocrisie ?!

    « Erreur grossière de jugement ! On confond l’incontournable pragmatisme avec une attitude immorale. Ce n’est pas parce qu’on est profondément croyant qu’on doit s’interdire de prendre des libertés avec les règles et les dogmes ».

    Parfaitement d’accord avec vous Mr Tozy !

    Tous les extraits et citations présents dans cet article sont issus de l’enquête : « Etre musulman au Maghreb » publiée par Jeune Afrique dans son 2498ème numéro.

    Source : Islamiqua, 2008-2009







  • Vive le peuple tunisien !

    Faute de temps, le message de ce soir sera court, mais je ne pouvais pas rester silencieux avec ce qui se passe en ce moment de l’autre côté de la Méditerranée.

    Ce que les Tunisiens sont en train de réaliser est tout simplement énorme, historique, fondamental. Pour la première fois dans le monde arabe, un peuple se soulève et renverse son dictateur. Et le plus important dans tout cela, c’est que pour l’instant et à ma connaissance, le mouvement est spontané, sans aucune récupération religieuse, ce qui ne veut pas dire qu’à terme il n’y en aura pas, certes.

    Alors que pendant des années le régime Benali, à l’instar d’autres régimes d’ailleurs, s’est maintenu au pouvoir en brandissant la menace intégriste, c’est de lui-même que le peuple tunisien s’est libéré. Dans un monde arabe où sévissent l’ordre, la répression et bien souvent l’obscurantisme, ce qui se passe en Tunisie est lourd de signification.

    Vive le peuple tunisien qui reprend sa liberté alors même que la France et les grandes puissances occidentales sont bien silencieuses. Elles qui sont si promptes à intervenir en Côte d’Ivoire et qui n’ont rien dit quand le pouvoir tunisien a fait tirer sur son peuple.

    Je ne sais pas ce qu’il adviendra demain de cette révolution, mais à l’heure actuelle, elle est démocratique, populaire, bref enthousiasmante. Elle fait du bien !

    Source : Rêver de nouveau, 14 janvier 2011

    Tags : Tunisie, Printemps Arabe, Benali, France, dictature, répression, intégrisme,

  • La Tunisie passe à la vitesse supérieure dans la lutte contre la Covid-19

    Hier soir, le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, s’est adressé au peuple tunisien en vue d’annoncer les nouvelles mesures visant à circoscrire la montée de la pandémie en Tunisie.

    Dans ce contexte, il a annoncé la fin des rassemblements festifs et les évènements culturels, sportifs, l’obligation de porter le masque dans tous les espaces clos et dans les transports en commun publics et la fermeture de tous les espaces qui enfreignent les régles de la prévention sanitaire.

    Dans le même sillage, le site Kapitalis rapporte que Slim Bouhlel, le Secrétaire Général du groupe Clinique Taoufik a annoncé que cette dernière a mis en place le drive test PCR Covid-19, un service visant à dépister les citoyens sans descendre de leurs véhicules.

    La Tunisie connaît une montée particulière de la pandémie dans certaines régions dont la région de Tozeur, dont le gouverneur a annoncé dans sa page Facebook avoir été testé positif au coronavirus.

    Tags : Tunisie, coronavirus, covid 19, test, dépistage, drive test,

  • Tunisie : Couvre-feu réinstauré dans l’Est pour freiner le coronavirus

    Un couvre-feu a été réinstauré jeudi soir dans les régions côtières de Sousse et de Monastir, dans l’est tunisien, pour tenter de freiner la flambée de cas de coronavirus, qui menace de saturer les hôpitaux tunisiens.

    Les appels à prendre des mesures de prévention plus strictes se sont multipliés et les professionnels de la santé ont tiré la sonnette d’alarme, alors que le nombre de personnes en réanimation a atteint 87 sur 130 lits consacrés aux patients atteints du Covid-19, selon le ministère de la Santé.

    A partir de jeudi et pour quinze jours, la circulation est interdite dans la région de Sousse, dans le centre-est, de 20h00 jusqu’à 5h00 de matin, a indiqué le gouverneur dans un communiqué publié sur Facebook. Les fêtes et rassemblements dans les espaces publics sont interdits, ainsi que les chichas dans les cafés, précise ce communiqué.

    Dans la région voisine de Monastir, le couvre-feu est instauré de 20h00 à 6h00 du matin durant 15 jours également, selon un communiqué du gouverneur de cette région. Les marchés hebdomadaires resteront fermés pendant deux semaines, tout comme les salles de fêtes, salles de sport et boîtes de nuits. Le port du masque sera obligatoire dans les transports publics.

    La Tunisie enregistre environ mille nouveaux cas confirmés par jour actuellement, contre quelques dizaines au plus fort de la première vague au printemps, et le pays compte au total plus de 18.000 malades identifiés.

    Les décès, atteignant 265 selon un bilan publié mercredi, ont été multipliés par plus de cinq depuis la levée des restrictions et l’ouverture des frontières fin juin. Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi, arrivé au pouvoir en septembre, avait écarté la semaine dernière un nouveau confinement, appelant à respecter les gestes barrière.

    Le confinement imposé durant trois mois au printemps en Tunisie a frappé de plein fouet les nombreux travailleurs informels et mis un coup d’arrêt à une économie déjà fragile.

    Tags : Tunisie, Coronavirus, covid 19, confinement, déconfinement, 

  • Tunisie-corona : On passe aux sanctions

    Les autorités tunisiennes passeront aux sanctions pour réprimander tout contrevenant aux mesures prises pour juguler les contaminations au coronavirus.

    C’est le ministre de la santé publique, Fawzi Mehdi qui l’a annoncé, vendredi, au cours d’une séance plénière du parlement.

    Des contrôles sévères seront effectués, en particulier, dans les publics dans le but de faire respecter l’obligation du port de la bavette et de la distanciation physique, tout en poursuivant la campagne de sensibilisation des citoyens à la gravité du développement de l’épidémie qui prend, depuis quelques jours, une extension imprévue.

    En effet, les résultats des tests sont ahurissants en dépassant le seuil du millier, Jeudi, soit plus de 26 pour cent de ces tests.

    Vu la gravité de la situation de l’ épidémiologie, deux gouvernorats (wilayas), du Sahel, Sousse et Monastir vivent depuis hier soir, sous couvre-feu

    En outre, décision est prise de reinstaurer le confinement de toute région où le nombre des cas positifs serait égal ou supérieur à 250 pour 100 mille habitants.

    De Tunis, Mohamed Kettou

    Le Soir d’Algérie, 2 oct 2020

    Tags : Tunisie, coronavirus, covid 19, pandémie, confinement, déconfinement, 

  • La Tunisie proteste contre les délais de rapatriement des marocains de Lybie 

    Les Marocains retenus en Libye n'ont pas été rapatriés : Mohammed ...

    « Démarche tunisienne sur les délais de rapatriement
    des marocains de Lybie »

    Les autorités tunisiennes ont effectué une démarche officielle, en convoquant notre Chargé d’affaires le 25 août 2014, pour se plaindre des délais de délivrance des autorisations (laissez-passer,…) de rapatriement des marocains résident à l’origine en Lybie et qui, en raison de l’instabilité et l‘insécurité que connaît ce pays, souhaitent revenir au Maroc.
    D’autre part, les autorités tunisiennes s’inquiètent des répercussions d’une telle décision marocaine, qui exige un délai préalable de 48h, notamment en raison de son impact sur son économie et son tourisme, donnant une image d’un pays ou règne l’insécurité à ses autres partenaires.

    Constat

    • Pour des raisons de sécurité nationale et afin d’éviter l’infiltration d’éléments terroristes ou ayant des liens avec des réseaux terroristes et/ou criminelles, l’identification et les investigations sur les ressortissants marocains ou se disant marocains est d’une nécessité absolue.

    • A ce titre, les enquêtes légitimes menées par les services marocains concernés sont poussées à l’extrême et demandent des délais plus ou moins longs selon les informations disponibles sur les individus souhaitant entrer sur le territoire national.

    • A partir du 1er septembre 2014, un délai de 48h sera imposé avant la délivrance d’un billet de transport aérien se rendant dans notre pays à partir de la Tunisie.

    • Afin de satisfaire la demande de nos ressortissants, bien souvent sans moyens financiers sur place, la procédure est accélérée. Néanmoins l’impératif sécuritaire et l’aspect social du rapatriement sont difficilement conciliables en période de crise.

    • La partie tunisienne, informée de cette décision par une simple note du Ministère marocain de l’Equipement, du Transport et de la Logistique relayée par la Direction des Affaires Consulaires et Sociales, semble offusquée de ne pas avoir été consultée au préalable et de manière directe de la procédure que le Maroc comptait adoptée.

    Proposition

    • Afin de ne pas contrarier les autorités tunisiennes, satisfaire aux demandes de nos concitoyens et répondre aux besoins sécuritaires, il est suggéré de renforcer notre dispositif sur place pour l’identification et l’aide aux ressortissants marocains.

    • Une équipe composée de 10 membres de la Fondation Mohammed VI (pour les MRE) et d’éléments du Ministère de l’intérieur/DGSN pourront être dépêchés sur place pour accélérer les procédures et venir en aide aux marocains. (en complément des membres du MAEC et éventuellement du MCMRE et de personnel médical).

    • L’envoi de cette équipe se fera en concertation avec la partie tunisienne qui sera informé de la teneur de cette mission. Les uniformes pourront être remplacés par des brassards. Un local sera mis à la disposition de l’équipe marocaine par les autorités tunisiennes.

    • Cette démarche a pour objective de réconforter la Tunisie sur les efforts et la compréhension du Maroc, tout en respectant les impératifs sécuritaires

    Tags : Maroc, Tunisie, Libye,

  • Tunisie : Le coronavirus signe le retour de la piraterie en haute mer

    La Tunisie accuse l’Italie de détourner de l’alcool destiné aux tunisiens

    Les pirates seraient-ils de retour ? Les autorités tunisiennes ont accusé l’Italie d’avoir détourne un bateau chargé d’alcool destiné à la fabrication de gel hydroalcoolique au large de la mer.

    Il ne s’agir pas de la première fois que cela arrive. Les italiens accusent la Tchéquie d’avoir fait la même chose avec une cargaison de masques provenant de Chine et qui faisait dans ce pays.

    Détournement de cargaisons aériennes, piraterie en haute mer… Il a suffi d’une pandémie comme le coronavirus pour enlever de masque de « civilisation » dont se vantent les européens et et se sont servis pour coloniser les autres peuple du monde.

    Tags : Tunisie, Italie, coronavirus, piraterie, alcool, masques, chloroquine,

  • Ghannouchi: « La Tunisie regorge de compétences féminines »

    Un discours du Président du Parlement tunisien lors d’une cérémonie organisée par le mouvement Ennahdha dans le centre de la capitale à l’occasion de la Journée internationale de la femme

    Mourad Belhaj | 07.03.2020

    AA / Tunisie / Marwa Sahli

    Le président du Parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a salué, samedi, la place des femmes tunisiennes, notant que son pays regorgeait de grandes compétences féminines.

    C’est ce qui ressort d’un discours prononcé par le chef du mouvement Ennahda en Tunisie lors d’une cérémonie organisée par le mouvement dans le centre de la capitale, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année.

    Ghannouchi a tenu à féliciter la femme tunisienne à l’occasion de cet événement annuel, soulignant sa valeur et son rôle important à travers le monde.

    Au cours de la cérémonie, Ghannouchi a rendu hommage aux femmes chefs d’entreprise, parmi lesquelles Sarah Nour El-Din (propriétaire d’un projet dans le domaine des industries traditionnelles), Najat Al-Saidi Hamed (projet agricole) et Bakhtah Al-Za’louli (projet pour les patients autistes) et d’autres.

    Pour sa part, la maire de Tunis, Souad Abdel-Rahim, a appelé à la nécessité de donner davantage de pouvoir aux femmes dans les postes de décision.

    Elle a également appelé à la nécessité de lutter contre la violence à l’égard des femmes dans tous les domaines.

    À son tour, Hayat Omri, membre du mouvement, a déclaré que son parti soutient les droits des femmes et leur fournit un environnement de travail pour se mettre en valeur.

    Omri estime que les femmes sont la base du développement et de l’avancement des peuples.

    ANAdolou

    Tags : Tunisie, femmes, El Ghannouchi, Ennahdha,

  • Tunisie : Ghannouchi accuse le Parti destourien libre d’entraver le travail du Parlement

    – Le président du Parlement tunisien a expliqué que certains membres du bloc du Parti destourien libre cherchent à entraver le travail de l’Assemblée du peuple

    Mourad Belhaj | 06.03.2020

    AA – Tunisie – Chaïma Mannai

    Le président du Parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a accusé certains députés du bloc du « Parti destourien libre » (libéral / opposition) d’exploiter intentionnellement des failles dans le règlement interne du Parlement pour bloquer son activité.

    C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de Ghannouchi, vendredi, en marge de sa participation à un forum organisé par l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), à l’occasion de la Journée Nationale du lanceur d’alerte.

    Ghannouchi a déclaré aux journalistes qu’il « existe des lacunes dont certains députés ont profité pour entraver le travail de l’Assemblée du peuple (Parlement) et que la présidence est donc tenue d’assurer le travail du Parlement dans les meilleures conditions ».

    Le président du Parlement tunisien a expliqué que certains membres du bloc du Parti destourien libre (16 sièges sur 217), dirigé par Abir Moussi, cherchent à entraver le travail de l’Assemblée du peuple.

    Il convient de noter que la députée Moussi a toujours annoncé, dans des déclarations précédentes, qu’elle s’opposait à la révolution de 2011 qui avait renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali et qu’elle faisait preuve d’hostilité constante envers Ennahdha, dirigé par Ghannouchi.

    « Nous avons mandaté une nouvelle commission pour développer le règlement interne du Parlement afin qu’il jouisse de toutes les conditions pour accomplir son travail », a ajouté Ghannouchi.

    Et de poursuivre : « Le règlement interne sera modifié afin de resserrer et de renforcer les contrôles et les pouvoirs de la présidence du Parlement, afin d’assurer son travail dans les meilleures conditions. »

    Jusqu’à présent, la députée Abir Moussi ou son bloc n’ont fait aucun commentaire sur les accusations de Ghannouchi.

    Les sessions du Parlement tunisien ont souvent été suspendues, au cours de la période récente, suite à des accrochages entre députés.

    Anadolou

    Tags : Tunisie, Ennahdha, Parti Destourien, Abir Moussi, El Ghannouchi,

  • Tunisie : à la recherche, toujours, de l’essor économique (Analyse)

    Lassaad Ben Ahmed | 27.02.2020

    Tunisia

    AA / Tunis / Anis Morai

    Si la Tunisie est parvenue à franchir des pas importants dans sa transition démocratique, amorcée depuis un certain 14 janvier 2011, son économie continue à connaitre de sérieuses difficultés.

    Certes, les indicateurs économiques reflétaient une meilleure prospérité du temps de l’ancien régime de Ben Ali, avec une moyenne de croissance annuelle du Produit Intérieur Brut de 5% sur la décennie 2000-2010.

    Toutefois, ces indicateurs dissimulaient, au fait, une économie essoufflée en raison d’un modèle de développement classique qui n’a pas su s’adapter à l’intégration de la Tunisie à l’économie mondiale et mondialisée et des changements qui en ont découlé.

    C’est, au fait, un modèle économique hérité d’un plan d’ajustement structurel décidé en 1986 avec le Fonds monétaire international (FMI), lorsque la Tunisie avait sombré dans l’une des plus graves crises économiques de son histoire.

    Ses principaux fondements reposaient sur un certain nombre d’orientations, dont le but était de transformer cette économie tunisienne, d’une économie dirigiste vers une économie libérale.

    Convertibilité partielle de la monnaie locale, (le dinar tunisien), mise à niveau des entreprises publiques en prévision de leur cession au secteur privé, limitation du rôle de l’Etat dans les services régaliens et renonciation aux monopoles économiques de l’Etat, etc.…

    Tels étaient, entre autres, les ingrédients de la recette du FMI pour transformer l’économie tunisienne, sans oublier la volonté de cette institution de Breton Woods de voire cette économie rejoindre le concert des pays membres du GATT (General agreement on tarifs and trade) puis de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

    L’accord de libre-échange, signé en 1995 avec l’Union Européenne finira par achever les efforts des institutions internationales à intégrer l’économie tunisienne dans la mondialisation, mais pas dans une logique « WIN WIN » comme s’efforcent les chantres de la mondialisation à le crier sur tous les toits.

    Très amarrée à l’Europe avec laquelle elle fait, selon les statistiques officielles, jusqu’à 73% de ses échanges commerciaux, la Tunisie a subi les vicissitudes de son partenaire majeur, dont elle dépend, et du régime off-shore mis en place depuis 1972 qui procure à la Tunisie l’essentiel des réserves en monnaie étrangère, grâce aux exportations vers le vieux continent.

    Un régime qui permet, certes, de créer des emplois, mais ces derniers pèchent par leur précarité à l’instar du secteur du textile qui emploie, dans le cadre d’un régime de sous-traitance de commandes venues d’Europe, une main d’œuvre peu qualifiée et très bon marché.

    D’ailleurs, dans ce cadre, il faut bien souligner les efforts restés vains des deux parties à signer l’Aleca (accord de libre échange complet et approfondi), qui concerne la libéralisation des secteurs des services et de l’agriculture.

    Cet accord, s’il vient à être signé, portera le nombre des secteurs libéralisés depuis l’accord de 1995 avec l’Union européenne à trois secteurs, puisque le secteur industriel l’a déjà été depuis 1995.

    – L’économie, parent pauvre de la transition démocratique

    Malgré l’essoufflement du modèle économique en Tunisie en 2011, les décideurs politiques ne sont pas parvenus à transformer l’économie tunisienne, en raison de leur focalisation sur la transition politique et l’élaboration d’une nouvelle constitution pour la deuxième République.

    Entre temps, les revendications populaires allaient embourber le pays dans une crise économique sans précédent. Une crise nourrie, justement, par la demande sans cesse galopante d’amélioration des conditions de vie des Tunisiens, à laquelle fait face une économie léthargique et timorée qui ne crée plus de richesse pour pouvoir se les partager équitablement.

    Depuis le soulèvement de 2011, la croissance du PIB tunisien à été très molle avec un taux négatif en 2011, -1.9%, 1.1% en 2015 et 1.0% en 2019.

    Mais au-delà des revendications populaires qui suivent logiquement tout changement politique majeur dans un pays, beaucoup d’observateurs imputent les difficultés économiques à l’absence d’une stratégie, d’une vision et d’un cap clairs, pour transformer cette économie et la rendre plus performante.

    D’ailleurs, les tentatives d’apporter les modifications escomptées afin d’atteindre cet objectif, à travers un nouveau plan de développement quinquennal adopté en 2016 pour couvrir la période 2016- 2021, se sont vite soldées par un échec cuisant, en raison, notamment, de l’incapacité des pouvoirs publics à mener les transformations nécessaires.

    Nombreuses sont les explications à avancer pour faire le constat de cet échec.

    Mais celles-ci peuvent se résumer à l’absence de la volonté politique, pour ce faire, à l’importance de la rente économique aux mains de rentiers tenant en otage des pans entiers de l’économie tunisienne, à la résistance naturelle aux changements et surtout à la corruption galopante dans le pays.

    Par ailleurs, et dès 2015, la Tunisie a renoué avec le FMI pour emprunter 2.9 milliards de dollars contre des réformes économiques et sociales convenues d’un commun accord avec le FMI.

    Des réformes ayant trait au système de subvention des matières de base et des hydrocarbures. Des réformes qui dégraissent également l’effectif pléthorique de la fonction publique dont la masse salariale représente chaque année 15% du PIB tunisien qui est estimé à 40 milliards de dollars.

    Devant l’incapacité d’honorer ses engagements, la Tunisie s’est vue sanctionnée par le Fonds monétaire international qui a décidé de suspendre le versement des tranches restantes du crédit conclu, après avoir débloqué cinq tranches, exigeant une progression substantielle dans la mise en œuvre des réformes convenues. 1.2 milliard de dollars restent ainsi suspendus à la réalisation de ces réformes.

    – Indicateurs économiques au rouge

    Lorsqu’une économie carbure à bas régime, il devient évident que ses indicateurs soient au rouge. L’économie tunisienne a réalisé une croissance molle de 1.0% en 2019, ce qui laisse 14.9% de la population active tunisienne au chômage, dont 260 mille jeunes diplômés de l’enseignement supérieur.

    Le PIB par tête d’habitant reste le plus faible dans la région avec 3450 dollars en 2018.

    La balance commerciale connaît, elle aussi, un déficit structurel qui s’est élevé en 2019 à 6.5 milliards de dollars, dont 40% de ce déficit proviennent de la facture énergétique, puisque la Tunisie produit 33000 barils de pétrole par jour mais en consomme trois fois plus.

    Le déficit budgétaire, bien que jugulé à 3.9% du PIB en 2019, il n’en demeure pas moins que la Tunisie doit emprunter 4.2 milliards de dollars pour boucler le budget 2020, notamment pour payer les augmentation salariales convenues entre la puissante centrale syndicale dans le pays l’union générale des travailleurs tunisiens et le Gouvernement.

    De plus, ce déficit est si important, parce que la Tunisie vit au dessus de ses moyens et le pays n’arrive pas à mettre en place une politique d’austérité budgétaire comme d’autres pays l’ont adoptée.

    En effet, la croissance du budget de l’Etat d’année en année se mesure à environ 5% pour s’établir en 2020 à 16 milliard de dollars.

    De son côté, la dette publique explose et passe de moins de 50% en 2010 à 83% du PIB en 2019, dont 70% est libellée en devise étrangère, ce qui plombe davantage le principal et l’intérêt de la dette lorsque la monnaie nationale se déprécie face à l’euro/dollar.

    D’ailleurs, la parité de change donne un euro qui se négocie à 3.1 dinars, tandis que le dollar s’échange à 2.9 dinars actuellement.

    Malgré une politique monétaire draconienne qui se traduit par l’augmentation continue du taux directeur de la banque centrale, l’inflation en Tunisie reste élevée, en dépit d’une baisse sensible constatée depuis 2018.

    Ce taux a atteint des pics de presque 8% en 2018, avant de tomber à 6.7% en 2019.

    Une inflation qui a contribué à éroder l’épargne nationale dans le pays qui est passée de 21% en 2010 à 9% en 2019.

    De son côté, la pression fiscale reste élevée, et c’est l’une des plus élevées de la région dans la mesure où elle se maintient en 2019 à 25%.

    La Tunisie est en proie à des défis économiques et sociaux très importants qui risquent de freiner le processus de transition démocratique, entamée depuis la révolution de 2011. Saura-t-elle renverser la vapeur et relever ces défis ?

    La question est toujours d’actualité.

    (Les opinions exprimées dans cette analyses appartiennent à l’auteur et ne reflètent pas forcément la ligne éditoriale d’Anadolu)

    ANADOLOU

    Tags : Tunisie, économie, crise,