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  • Afrique-UE: Le Maroc « réduit a une présence protocolaire »

    Afrique, Union Européenne, Sommet Afrique-UE, RASD, Sahara Occidental, Union Africaine,

    Un mail qui dévoile une des raisons pour lesquelles le Maroc a été forcé de réincorporer à l’organisation panafricaine. Selon Mohammed Farahat, Chef de Division des Partenariats Régionaux à l’époque, le Maroc est « pratiquement réduit à une présence protocolaire tous les 3 ans ». Ce qui a poussé les diplomates marocains à mobiliser Nicholas Westcott, Directeur Général pour l’Afrique au Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) qui, selon un document confidentiel de la diplomatie marocaine, s’est engagé à « mettre à contribution les deux délégations de l’UE à Addis Abeba et à Rabat pour approcher régulièrement les autorités marocaines compétentes au sujet de sa participation se fait sentir ».

    Voici le texte du mail:

    Si Tagma,
    je viens de faire le point avec Nabil. Si Alem sollicite des instructions du Ministere par rapport a un courrier kil aurait envoye tardivement en debut de soiree et que je n’ai pas vu ( j quitte le Ministere a 18h30).

    j’ai explique a Nabil que la Direction Afrique a fait son boulot en informant systematiquement les 2 ministres et le SG ; en meme temps qu’elle a sollicite les elements de langage des 4 directions multilaterales concernees par les thematiques du Sommet.

    quelque soit la lecture a faire des docs du sommet, lurgence pour notre pays maintenant est de reagir par rapport a la configuration qui se profile de ce partenariat et ou on est pratiquement reduit a une presence protocolaire tous les 3ans.

    A la place de si Alem, je mettrai demain Westcott, lors de la reunion qu’il va presider demain, pour l’interpeller sur le courrier que Alem lui a envoye et qui est reste sans reponse et lui poser la question directement de savoir si l’attitude qu’il tient est dictee par des instructions qu’il aurait recu de Barroso ou simplement de sa propre initiative.

    c’est le langage que j’ai tenu a Nabil, quitte a lui de le rapporter a si Alem.

    Mon impression si Tagma -et j’espere me tromper- est qu’a Bruxelles on n’a pas accorde a la question l’importance qu’il fallait. D’ailleurs, la Mission n’etait jamais presente aux reunions de suivi et j’en detiens la preuve; comme Addis, soit dit en passant ou les « amis » la bas planent sur une autre planete. Brahim a lui aussi une reunion, probablement demain. il n’etait pas au courant.

    Tu sais si Tagma c’est un sport bien de chez nous que celui d’aller accuser le chien des voisins de rage.

    Bonne nuit l’ami, tes gars assurent. tu peux en avoir l’assurance.

    Farahat

    Un courrier envoyé le 11 mars 2014 invite les ambassades à réagir sur la participation de la RASD au Sommet Afrique-UE:

    « Dans le cadre de ses contacts avec les responsables du Service d’Action Extérieure (SEAE) de la Commission de l”union européenne, M. l’Ambassadeur, Représentant permanant du Maroc auprès de l’UE, a appris que les adversaires de notre pays s’activent pour assurer une présence physique des éléments de la pseudo-RASD, par le moyen de leur dilution dans la composition de la délégation de l’Union Africaine qui prendra part au 4eme Sommet du Partenariat Afrique-UE.

    Les interlocuteurs de M. l’Ambassadeur ont reconnu par la même leur « impuissance » pour réagir par rapport a une situation qui demeure sinon surannée et inédite, du moins empreinte d’absurdité et de non-conformité par rapport aux fondamentaux dudit partenariat.

    En effet, d’un cote, l’UA utilise délibérément l’ambiguïté et l’opacité de ses procédures pour faire valoir des comites propres à son organigramme et les imposer dans la procédure de suivi et de préparation, en l’occurrence, les travaux de rédaction des documents et de pilotage.

    La Direction Afrique du SEAE, de l’autre cote, aborde la thématique du Partenariat Afrique-UE et la problématique, qui se profile a quelques semaines de la tenue du 4eme sommet, selon une perspective étriquée qui fait abstraction des engagements de l’UE en termes d’accords d’associations, de politique de voisinage et des principes de la primauté du droit pour prendre le risque d’inviter l’UE dans les inconvenances des nouvelles menaces de déstabilisation et de crises en gestation sur le continent africain,

    Cette situation, si elle perdure et se confirme, sera nuisible pour les intérêts de notre pays et compromettrait sérieusement sa participation audit sommet.

    Aussi, etes-vous instamment instruit pour entamer d’urgence, des démarches auprès des autorités compétentes de votre pays d’accréditation pour leur exposer, en vous appuyant sur l’argumentaire et le compte-rendu de la Mission permanente du Maroc auprès de l’UE, les conditions de préparation du 4eme sommet, empreintes de détournement delibere des possibilités statutaires offertes a la Commission de l’Union africaine pour servir les desseins personnels de sa présidente et les agendas velléitaires des Etats de « l’axe Alger-Abuja-Pretoria » et leurs acolytes.

    Les 28 pays de l’UE et les hautes autorites de celle-ci doivent etre amplement briefées sue l’amplitude de cette situation saugrenue et invitees a reagir dans le sens de preserver les fondamentaux qui ont donne naissance a ce partenariat et les interets d’un pays membre fondateur de ce partenariat, certes non-membre de l’UA mais lie a l’UE et a sa politique de voisinage ».

    Quelques jours plus tard, le ministre marocain des affaires étrangères recevra la lettre suivante envoyée par le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Maroc à Addis Abeba:

    Fax N°: 168/14/EM Addis-Abeba, Ie 26 mars 2014
    J/-)L
    Monsieur Ie Ministre des Affaires Etrangeres et de la Cooperation
    DP : Cab/1-DG/7/3-DG/7/5
    CC : Cab/2-SG/4-DG/7-MP Bruxelles
    Objet : Afrique-UE/ Reunion du COREP sur Ie partenariat
    Ref : M/L n0104 du 13/2/2014
    M/L n° 143, 145 et 160 du 11-12 et 21/03/2014

    Suite aux lettres citees en reference, j’ai I’honneur de porter a votre connaissance que Ie COREP a tenu, cette apres-midi, une reunion sur les preparatifs du quatrieme Sommet Afrique-UE, prevu les 2 et 3 avril 2014 a Bruxelles. A cet effet, des elements d’informations recueillis sur cette reunion precisent que Ie COREP a :
    -Pris note de la lettre adressee par I’UE a la Commission de I’UA en reponse a sa demande d’inviter tous les chefs d’Etat et de Gouvernement de I’UA ;
    -note que la Commission de I’UA a rempli son mandat de suivre la question des invitations comme il a ete recommande par Ie COREP ;
    -note en outre que la reponse de I’UE ne repond pas pleinement a la lettre et I’esprit de la Conference de I’UA de janvier 2014 afin d’adresser des invitations specifiques a tous les chefs d’Etat et de gouvernement de I’UA pour leur permettre de participer pleinement a ce Sommet ;
    -suggere que Ie format du partenariat soit « Union africaine-Union europeenne » au lieu du format actuel Afrique-LIE;
    -recommande que, si la decision de I’UA nlest pas respectee, Ie quatrieme Sommet Afrique-LIE sera reporte jusqu’a ce qulune solution acceptable soit trouvee (proposition Afrique du Sud);
    -s’est interroge sur I’invitation qui n’a pas ete adressee au President du Soudan et de la pseudo « rasd », sachant que Ie President du Zimbabwe a ete invite avec une mention que « la premiere dame n’obtiendra pas de visa» ;
    -instruit les Etats membres de I’UA au comite directeur du Partenariat Afrique­ UE qui sont a Bruxelles en vue de transmettre la presente decision du COREP a la partie europeenne.
    Le Charge d’Affaires a.i.

    EI Fatmi Bensouda
    Tel: (+ 251-11) 550 84 40/553 17 00

    Fax (+ 251-11) 551 1828

    Email: morocco.emb@ethionet.et
    Address: Bole Road Kirkos KefJe Ketema: Kebele 01119: House n° 210

    P.O Box: 60033 Addis Ababa

    Ethiopia

    #Maroc #Afrique #UE #Sommet_Afrique_UE #Union_Africaine

  • هاتان الصورتان مركّبتان ولا تظهران توقيع ترامب على اعتراف بلاده بسيادة المغرب على الصحراء الغربية

    بعد إعلان الرئيس الأميركي المنتهية ولايته دونالد ترامب اعتراف بلاده بسيادة المغرب على الصحراء الغربية، انتشرت على مواقع التواصل الاجتماعي صورتان على أنّهما تظهران توقيعه على الخريطة الجديدة. لكنّ الصورتين مركّبتان، فالأولى تعود للتوقيع على قانون ضريبيّ والثانية لاعتراف واشنطن بالقدس عاصمة لإسرائيل.
    يظهر في الصورة الأولى ترامب يرفع ملفاً يحمل توقيعه إلى جانب خريطة المغرب. وجاء في النصّ المرافق له « الرئيس ترامب يوقّع بخط يده على أن الصحراء مغربية… يقدّم قرار الولايات المتحدة الواضح والبَيِّن أمام العالم والذي يحمل توقيعه أن الصحراء مغربية.. ».

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع فيسبوك

    حظي المنشور بمئات المشاركات على موقع فيسبوك، غداة اعتراف الولايات المتحدة بالسيادة المغربيّة على الصحراء الغربيّة.

    كما انتشرت صورة ثانية لترامب في السياق المضلّل نفسه تبدو فيها خريطة المغرب على ملفٍ آخر.

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع فيسبوك
    النزاع حول الصحراء الغربيّة

    يعتبر المغرب الصحراء الغربية جزءا لا يتجزأ من ترابه الوطني ويسيطر على 80 بالمئة من أراضيها.

    وفي منتصف تشرين الثاني/نوفمبر، نفّذ الجيش المغربي عملية عسكرية في منطقة الكركرات العازلة بهدف إعادة حركة المرور الى معبر حدودي مع موريتانيا قطعه، وفق السلطات المغربية، عناصر من جبهة البوليساريو.

    وردت البوليساريو التي تطالب باستفتاء لتقرير المصير في الصحراء الغربية، بأن العملية المغربية أسقطت وقف إطلاق النار المعمول به منذ 1991 بينها وبين المغرب الذي يرفض استقلال الصحراء ويعرض حكماً ذاتياً تحت سيادته.

    وبعد نحو أربعة أسابيع هذه العملية، أعلن الرئيس الأميركي دونالد ترامب في العاشر من الشهر الجاري بشكل مفاجئ اعتراف الولايات المتحدة بالسيادة المغربية على الصحراء في مقابل تطبيع العلاقات مع إسرائيل. وقد وقّع سفير الولايات المتّحدة لدى المغرب على الخريطة الجديدة، ونشرت وكالة فرانس برس صوراً له.

    السفير الأميركي في الرباط ديفيد فيشر يقف إلى جانب الخارطة الجديدة للمغرب المعترف بها في الولايات المتحدة بعد التوقيع عليها في 12 كانون الأول/ ديسمبر 2020 (AFP )
    صورتان مركّبتان

    لكنّ صورتي ترامب المتداولتين لا علاقة لهما بالصحراء الغربيّة، والنسختان الأصليتان منهما لا تحتويان على خريطة المغرب، بل هي ركّبت عليهما للإيحاء بأنّ ترامب وقّع على الخريطة الجديدة.

    فالصورة الأولى وزّعتها وكالة رويترز في 22 كانون الأول/ديسمبر عام 2017 لتوقيع ترامب على قانون ضريبيّ.

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع رويترز
    أمّا الصورة الثاني فتعود لتوقيعه على اعتراف الولايات المتحدة بالقدس عاصمة لإسرائيل، وقد وزّعتها وكالة رويترز في السادس من ديسمبر عام 2017.

  • Bilan des relations maroco-asiatiques

    Au regard des relations historiques avec les pays de l’Asie et conscient de leurs potentiels multidimensionnels tant sur le plan mondial qu’international, le Maroc s’est engagé dans un processus de consolidation, d’approfondissement et de diversification des relations de coopération avec les pays de ladite région afin d’exploiter, de manière optimale et réciproque, le gisement de potentialités qu’offre une telle relation.
    Cette volonté résulte des hautes directives royales concernant l’ouverture à l’international et notamment en direction de l’Asie.
    Basée sur une convergence en terme de valeurs et une aspiration conjointe d’ériger ce partenariat en un modèle de coopération Sud-Sud, les relations d’amitié et de coopération maroco-asiatiques se renforcent tout d’abord, grâce à l’institutionnalisation des consultations politiques de haut niveau avec la plupart de ces pays. A titre d’exemple, l’année 2013 a été marquée par la célébration du 55ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et la Chine, et dans ce cadre, par la visite au Maroc du ministre chinois des Affaires étrangères.
    Le Maroc accorde en effet, un intérêt particulier à cette Coopération interrégionale, comme l’en témoigne l’adhésion du Maroc en tant que membre, d’une part, aux différents Fora entre la région Arabe et Africaine et certains pays asiatiques (le Japon, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud) et aux Fora asiatiques, d’autre part.
    Les outils du Maroc : des atouts ; potentialités indiscutables pour les pays d’Asie
    Ensuite, le Maroc dispose d’un certain nombre d’atouts : il constitue une véritable plate-forme d’échanges en relation directe avec les plus grandes aires de consommation.
    Le pays fait partie d’un marché de quelque 200 millions de consommateurs – la zone Mena- et a en outre signé des accords de libre-échange avec une cinquantaine de pays des cinq continents.
    Le Maroc a attribué une enveloppe budgétaire de 188 millions de dirhams à l’investissement public,
    Il a défini le cadre juridique de la nouvelle donne avec l’Asie et encourager les opérateurs des deux parties à multiplier leurs contacts avec ladite région.
    Le Royaume s’est, de surcroit, préparé à un rôle encore plus affirmé sur la scène régionale et internationale, en ayant procédé à un ensemble de réformes, pour une meilleure gouvernance, couronnés par la Constitution de 2011
    Dans un contexte régional marqué par l’incertitude et l’insécurité, le Maroc, se donc positionne, en tant que pays le plus stable grâce à un régime monarchique ancestral, et lesdites avancées démocratiques notoires
    L’ensemble de ces éléments le rendent apte à servir de plate-forme aux échanges en provenance d’Asie et l’érige en une aire d’accueil des investissements étrangers.
    Un partenariat efficient constituant une réelle opportunité de croissance pour les deux parties
    Point sur les relations économiques avec l’Asie: Les échanges commerciaux ont enregistré une croissance soutenue, classant cette zone comme deuxième partenaire économique du Royaume. Selon les statistiques de l’Office des changes, les échanges ont totalisé environ 120 milliards de DH au titre de 2012 contre 82 milliards en 2009, soit une augmentation de 48% en trois ans.
    Le flux des investissements asiatiques vers le Maroc est en constante augmentation, dans différents secteurs, notamment dans l’Automobile, l’électronique, NTIC, phosphate. ..
    Pour ce qui est des IDE asiatiques au Maroc, ils représentent un potentiel important de développement en positionnant notre pays comme un hub financier et commercial vers l’Afrique, l’Europe, les pays arabes et l’Amérique, à la faveur des ALE et des accords signés avec ces ensembles régionaux.
    Les objectifs d’ordre économique : Dynamiser le volume des échanges commerciaux et Continuer à promouvoir une coopération mutuellement avantageuse dans les secteurs traditionnels comme les phosphates, les pêches maritimes, et les ressources minières
    Exemple : la relation maroco-chinoise : SM le Roi avait été invité par le président chinois pour une visite officielle visant à « approfondir la concertation politique, renforcer les rapports économiques, l’investissement et consolider la coopération dans les domaines culturel, technique et scientifique »
    La Chine représente plus de 20% des échanges avec l’Asie, alors que le reste est réalisé avec l’Inde, le Japon, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, le Vietnam, la Corée du Sud et le Pakistan.
    Des discussions sont en cours autour des modalités d’un accord de libre-échange dans le but de «promouvoir un développement sain et ordonné du commerce bilatéral», Pékin s’est dit prêt à prendre une part active aux ambitieux programmes d’infrastructure au Maroc
    En termes d’échanges culturel et touristique :
    Le Maroc bénéficie d’un cachet touristique à l’international : le nombre des touristes chinois s’est multiplié de près de 70 fois depuis le début des années 2000, cette année l’ouverture d’une ligne aérienne directe Casablanca-Pékin est prévue
    A ce sujet, le Maroc a exprimé sa volonté d’accueillir plus de touristes chinois, et à ce titre, le Royaume œuvre à faciliter l’obtention des visas pour les Chinois qui souhaitent se rendre au Maroc et celle de leurs conditions de séjour. Un accord sur l’exemption de visas en faveur des détenteurs des passeports ordinaires, est sérieusement envisagé
    Sur le plan de la coopération scientifique et technique : le Maroc octroi à certains pays asiatiques, des bourses d’études et de formation aussi bien académique que professionnelle.
    Sur le volet culturel : Enfin, le Maroc participe activement aux activités artistiques et culturelles en Asie, l’objectif étant de « faire connaître le patrimoine civilisationnel du Maroc »
    Il s’agit de valoriser les similitudes culturelles avec l’Asie et Dépasser les barrières psychologiques de la langue et de l’espace géographique pour une meilleure compréhension entre les peuples
    Source : Maroc Leaks
    Tags : Maroc, Asie, coopération,
  • Maroc – La fortune d’un roi riche, l’infortune d’une population pauvre

    Depuis la mort de Hassan II en Juillet 1999, son fils Mohammed VI est devenu en 2020 un des monarques les plus riches du monde, mais cette fortune insolente fait face à une population marocaine qui souffre à cause des profondes inégalités sociales qui prévalent au Maroc, et dont les individus restent soumis à une violente répression politique et policière.
    Mohammed VI, Roi du Maroc
    En effet, avec 8,2 milliards de dollars, le monarque chérifien de 56 ans occupe le 9ème rang du classement établi par le média anglais Love Money en Mars 2020.
    Une richesse qui assure à la famille royale un train de vie indécent aux yeux de la population, comme le démontrent les dépenses de fonctionnement du Palais Royal en 2020, évaluées à plus de 230 Millions d’Euros ce qui représente deux fois plus que celles de l’Elysée qui se sont établies pour la même année à 105,316 Millions de dollars !
    Et quitte à comparer notons que le Produit Intérieur Brut marocain a été évalué en 2019 à 122 Milliard d’€, 22 fois moindre que celui de la France qui dépasse les 2700 Milliards d’€ !
    C’est dire l’incongruité de tels frais, que personne ne peut expliquer et qui pourraient pourtant servir à combler la fracture sociale et la misère dans laquelle survit plus de 10 millions de marocains.
    Beaucoup en effet se demandent à quoi servent la vingtaine de palais, ces milliers d’hectares de terres agricoles pour la plupart confisquées par Hassan II, le Yacht à 90 millions de dollars, la montre d’1,2 millions de dollars ou encore les 5 millions d’euros pour une semaine de vacances que le monarque marocain a passé avec sa famille dans les îles helléniques…
    Un étalement de richesse qui n’est plus défendu aujourd’hui que par les quelques courtisans d’un Roi dont l’avidité pour le luxe n’est plus un secret et n’apporte rien pour la population du Royaume chérifien. Et c’est ainsi que le Maroc enregistre un piètre indice de développement humain, qui classe le pays dans le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à la peu reluisante 121ème place sur 189 pays…
    La richesse du Roi du Maroc, qui perçoit tout de même un salaire dépassant les 40.000 Euros mensuels, provient en grande partie des investissements qu’il a entrepris à travers le Holding Al Mada, anciennement Société Nationale d’Investissement (SNI), qui s’est accaparé de plusieurs secteurs porteurs (Banque, Assurance, télécommunications, métallurgie, immobilier, mines, énergies renouvelables, distribution…) aussi bien au Maroc mais également à l’étranger.
    Le Holding Al Mada est chapeauté par deux autres holdings appartenant également à la famille royale: la Siger et la Ergis comme vous pouvez le voir ci-après.
    De même, chacun des frères et sœurs de Mohammed VI dispose de son propre holding d’investissement : Providence holding pour le prince Moulay Rachid, et Unihold, Yano Participation et Star Finance pour, respectivement, les princesses Lalla Meryem, Lalla Asma et Lalla Hasna et qui leur assure plusieurs millions d’Euros de revenus chaque année…
    Cette fulgurante réussite de la famille Royale dans les affaires, le Makhzen la doit à Mou­nir El Majidi.
    Mounir Majidi, né le 19 Janvier 1965 à Rabat, a présidé dans l’ombre pendant dix ans l’association qui gère le fameux festival Mawazine de Rabat, avant d’en transmettre la gestion à Abdeslam Ahizoune, un autre adulateur du palais, l’ex ministre des Postes et des Télécommunications, des Télécommunications, et actuel président de Maroc Telecom…
    Mounir Majidi, cité dans le scandale des Panama Papers, est l’homme de confiance de Mohamed VI. Il est son Secrétaire Particulier depuis 2000 et depuis 2020 Président de la Siger, le principal actionnaire de la holding royale de contrôle et la Société Nationale d’Investissement (SNI), qui avait absorbé l’Omnium Nord Africaine (ONA), devenue en 2018 le holding royal Al Mada .
    C’est Majidi qui a fait d’Al Mada la plus grande holding privée du Maroc et le fer de lance des réformes économiques du Pays.
    Hassan Ouriaghli, un ami de Mounir Majidi a été désigné en 2014 Directeur de Al Mada, celui-ci avait été Président du Directoire de l’Entreprise Optorg, filiale d’El Mada à Paris, et dont l’objet social est la distribution spécialisée incluant l’équipement industriel et la distribution automobile en Afrique. Le roi est également concessionnaire automobile…
    Enfin, notons que c’est Majidi qui est le principal artisan de la politique d’investissement dans les pays du Sahel et à l’échelle du continent africain. C’est lui qui a poussé d’Attijariwafa Bank, pour devenir le premier réseau bancaire en Afrique, avec 4 930 agences et plus d’un milliard de dollars investis sur le continent depuis 2010. Et elle est majoritairement détenue par le fonds Royal Al Mada…
    C’est par elle que le Roi du Maroc a promis ”d’aider” les africains à se développer et a exigé en novembre 2019, de Mohamed El Kettani, PDG de la banque Attijariwafabank de signer un mémorandum d’entente avec le fonds africain African Guarantee Fund dans le but d’encourager le financement des PME africaines… Des investissements qui tardent à se concrétiser avec la crise financière nous dit-on !
    Mais la réussite dans les affaires de la famille royale et d’une caste réduite de nantis proches du Makhzen, n’a pu étouffer les scandales et autres facettes peu reluisantes du trône, que Rabat a toujours essayé d’étouffer. En vain…
    En effet, le site d’investigation marocain Ledesk avait enquêté et publié plusieurs articles sur des sociétés off-shore impliquant le roi Mohammed VI, telle la SMCD Ltd, enregistrée aux îles Vierges et gérée par Mounir Majidi et dont l’ayant droit économique est le roi Mohammed VI. Cette société a été citée comme actionnaire d’une autre société, Alliances Développement Immobilier (ADI), cotée à la Bourse de Casablanca…
    Cela démontre que l’argent du royaume est transféré à l’étranger pour échapper au fisc, déposé dans des paradis fiscaux, puis à nouveau blanchi au Maroc par celui qu’on avait désigné un temps le Roi des pauvres… Mais ce qualificatif n’a pas tenu longtemps.
    En 2015, de nouvelles révélations faisant part de comptes bancaires ouverts le 11 octobre 2006 à la HSBC Private Bank en suisse, codétenus avec son secrétaire particulier, Mounir El-Majidi avaient choqué l’opinion publique au Maroc. Il faut dire qu’il y a de quoi, entre le dernier trimestre 2006 et le 31 mars 2007, le solde maximal de ce compte s’établissait à 7,9 millions d’euros, alors qu’en même temps les Marocains résidant au Maroc, étaient interdits de détenir un compte bancaire à l’étranger…
    Et ces révélations font très mal à la famille Royale tant elles informent l’opinion publique marocaine du décalage entre le faste de la dynastie Alaouite et de ses protégés, contrastant avec les conditions sociales et économiques d’un peuple dont le quotidien ne cesse de dégrader comme l’a précisé le dernier rapport de la Banque Mondiale
    Pour faire face au déferlement d’informations sur l’affairisme inquiétant de la famille royale par une presse libre et indépendante, le Makhzen a, comme à son d’habitude, recours aux seules méthodes qu’il connait et qu’il affectionne particulièrement pour faire taire toute contestation démocratique : le harcèlement judiciaire, la désinformation, la manipulation et le chantage. Un véritable programme !
    En 2012, le journal le Monde avait publié une affaire de corruption concernant équipementier aéronautique américain Baysis impliquant Majidi. Ahmed Benchemsi, chercheur à l’université Stanford (Etats-Unis) et ex-directeur du magazine marocain “TelQuel” était l’auteur de cet excellent article. Il y affirmait que ”M. Majidi, également le premier annonceur publicitaire du pays, a démontré sa capacité à boycotter des journaux jusqu’à les acculer à la faillite.’’
    En effet, est à la tête d’une belle affaire d’affichage public et qui jouit de toutes les facilités dans plusieurs municipalités marocaines…
    Les propos de Benchemsi sont confirmés par le chercheur et professeure en relations internationales Jesùs Garcia Luengos et Laurence Thieux, dans leur rapport sur les Médias en ligne au Maroc :
    ”La presse en ligne a gardé une partie des défauts de la presse écrite dans la mesure où une partie d’entre elle s’aligne sur les partis politiques et alimente la polarisation de la scène politique entre le PJD et le PAM. Ces deux partis ont beaucoup investi dans les nouvelles technologies de l’information (NTI) pour élargir leurs bases d’influence. Ces deux partis politiques ont leur propre réseau médiatique qu’ils contrôlent directement ou indirectement. Selon certains experts, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) créé par Fouad Ali Himma, conseiller du Roi et ami d’enfance, a influencé plusieurs médias de façon décisive avec des apports économiques conséquents et dont ils sont devenus dépendants pour assurer leur viabilité financière.’’
    Pour info, Fouad Ali El Himma est le camarade de classe du Roi Mohammed VI, et également camarade d’enfance de Mounir Majidi qui le cotôyait lorsque Majidi avait été ”adopté” par la princesse Lalla Nezha, sœur de Hassan II, pour tenir compagnie à son fils Naoufel Osmani.
    Le gouvernement marocain totalement soumis au Makhzen, à en perdre toute crédibilité populaire, use de tout son pouvoir et de utilise tous les subterfuges pour tenter de protéger le Trône et faire oublier le train de vie fastueux du Roi et de sa cour dans l’esprit d’une tradition ancestrale et archaïque, alors que des millions de citoyens marocains vivent, eux, sous le seuil de pauvreté.
    C’est cette situation qu’avait dénoncé le Hirak marocain, symbolisé en la personne de Nasser Zefzafi, ce natif d’El Hoceima dans le Rif, torturé et jeté en prison pour 20 ans, alors qu’il ne réclamait que l’amélioration de la situation socio-économique de ses concitoyens.
    Pour contrer les incessantes revendications d’un peuple meurtri dont ne se fait écho qu’une presse étrangère, le pouvoir marocain a recours à une presse locale aux ordres, flatteuse et obséquieuse telle un baise-main royal, souvent fabriquée par la police politique zélée du Royaume chérifien.
    En exemple les chaines de TV Medi 1 ou 2M, ainsi que le portail en langues arabe et française le360.ma. Ce média appartient à la société Edit Holding, une société détenue par Mme Aïcha Bouayad-Amor, ex-directrice de la communication de la banque Société Générale au Maroc, et au Galeriste et critique d’art, Aziz Daki, notoirement très proche de Mounir Majidi qui l’a recruté comme directeur artistique et porte-parole du Festival Mawazine, alors qu’il avait entamé sa carrière professionnelle comme simple journaliste au quotidien Aujourd’hui le Maroc, au sein duquel il a travaillé pendant quatre ans. Un journaliste qui n’a jamais fait autre chose que maquiller la vérité à ses concitoyens…
    C’et ainsi que fonctionne le Maroc, un pays de castes et d’intouchables que dédommage une famille royale en fonction des mensonges qu’ils véhiculent, sur la sahara occidental, sur le puissant voisin algérien ou même sur les démocrates qui aspirent à de meilleurs jours…
    Ce système de prédation fait de pressions, d’intrigues courtisanes et de corruption n’est au final avantageux que pour la seule couronne. Il ne tient debout que par sa capacité à réprimer les populations et éviter une révolte contre un royaume entièrement tourné vers le seul développement de la fortune royale au détriment de tout un peuple…
    Quel Dommage !
    Bachir Outaghani
    Algérie Part, 25 avr 2020
    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune, luxe, Fouad Ali El Himma, Mounir El Majidi, Al Mada, SNI,
  • La pandémie dévoile des relations tendues entre le Maroc et les Pays Bas

    Selon le site ad.nl, trois mille néerlando-marocains sont bloqués au Maroc depuis des semaines en raison de la fermeture des frontières pour lutter contre la pandémie du covid-19.

    Le média néerlandais précise que ce blocage est dû aux « relations diplomatiques tendues entre les deux pays ». Amsterdam attend toujours le feu vert des autorités marocaines pour entamer le rapatriement de ses binationaux marocains.

    1. Contexte :

    • L’émigration des marocains vers les Pays- Bas est un phénomène assez récent, elle a débuté en 1969 avec la signature entre les deux pays d’un accord sur la main d’œuvre.

    • Formellement cette émigration n’a duré que quatre ans, puis, suite au choc pétrolier et à la crise de 1973, l’accord fut annulé.
    • Les flux se sont maintenus sous forme de regroupement familial. Un fort courant d’émigration clandestine s’ensuivit.

    2-Données statistiques :

    – Près de 400 000 marocains résidents aux Pays bas (2010)

    – Plus de 280 000 marocains ont la double nationalité (2011)

    3. Politique migratoire des Pays – Bas /Maroc :

    Tags : Maroc, Pays Bas, migration, pandémie, coronavirus, covid-19, rapatriement,
  • La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?

    Une partie de l’aide aux pays pauvres est détournée par les élites africaines qui placent l’argent dévoyé dans les paradis fiscaux, accuse une étude. Papa Demba Thiam, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, appelle à des réformes en profondeur et suggère que l’institution aiderait davantage l’Afrique en y menant une politique active d’industrialisation.

    Dévoilé il y a une dizaine de jours, le scandale de détournement de l’aide au développement versée par la Banque mondiale à des pays pauvres défraie la chronique, particulièrement en Afrique. Selon l’étude «Elite Capture of Foreign Aid» réalisée par l’un de ses cadres et deux collaborateurs extérieurs, une partie des financements serait dévoyée par les élites des pays assistés et placée dans des comptes offshore en Suisse, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Pour Papa Demba Thiam, un économiste sénégalo-suisse qui a travaillé pendant quatorze ans à la Banque mondiale, le rapport qui incrimine les dirigeants africains corrompus reflète la réalité. Mais ce n’est que le côté pile de la pièce.

    Côté face, selon Papa Demba Thiam, «la corruption est à la Banque mondiale. Ses cadres sont présents à chaque étape – de la conception à l’évaluation finale, en passant par le financement par tranches – de tout projet, détaille-t-il. Le décaissement ne se fait pas sans avoir obtenu le satisfecit de la mise en œuvre. Il y a forcément des complicités à l’intérieur.»

    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale est confrontée à de telles accusations. Pour ne pas rester les bras croisés, elle a mis en place une unité spécialisée dans la lutte contre la corruption. Une unité qui traque les pots-de-vin dans l’exercice d’appel d’offres pour des projets financés par elle. Mais pour Papa Demba Thiam qui dit connaître le mal de l’intérieur, la bureaucratie étouffe les initiatives. «Des lanceurs d’alerte sont censurés et dans certains cas, ils sont licenciés sous des prétextes divers», accuse-t-il. Mais plus généralement, selon lui, des collaborateurs ne daignent pas dénoncer leurs collègues ou leurs supérieurs.

    L’économiste sénégalais tient à signaler que des centaines de collaborateurs de la Banque mondiale, originaires d’Afrique et d’Asie, se complaisent dans leurs rôles respectifs par peur d’être licenciés. «Ils préfèrent garder leur emploi de fonctionnaire international avec les privilèges (le salaire moyen est de 15 000 dollars, sans taxe) qui vont avec, y compris le permis de séjour aux Etats-Unis, raconte-t-il. Pour certains, il est impensable de sacrifier leur emploi dans la mesure où leurs enfants sont scolarisés aux Etats-Unis ou ont des prêts à rembourser.» Et d’ajouter: «Le système se nourrit de lui-même et tous les maillons sont solidaires.»

    La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?
    La Banque mondiale est mise dans une position inconfortable par l’étude. Cette dernière était prête déjà en novembre 2019 mais, pour la direction, les conclusions étaient trop à charge. C’est seulement après que l’un des auteurs l’a publiée sur son propre site internet, faisant éclater le scandale au grand jour, que la Banque mondiale l’a adoptée et finalement fait paraître le 18 février, non sans avoir nuancé certains propos. C’est dans le sillage de cette affaire que sa cheffe économiste Pinelopi Goldberg a démissionné de son poste.

    Dans une note laconique postée sur son site internet le même jour, l’institution reconnaît que l’étude commençait à attirer beaucoup l’attention. «La direction prend au sérieux la corruption et les risques de fiduciaire, peut-on lire. L’étude «Elite Capture of Foreign Aid» a été revue plusieurs fois et a, par conséquent, été améliorée.»

    Selon Papa Demba Thiam, cette étude serait restée dans les tiroirs sans le courage de ses auteurs. Le fait qu’elle a été réalisée par trois économistes ressortissants de pays nordiques a joué un rôle décisif. «Ils ont une culture de bonne gouvernance et du respect de la loi, commente-t-il. Ils ont bravé le système d’autant plus que leurs pays sont les premiers pourvoyeurs d’aide.»

    La Banque mondiale reste-t-elle tout de même pertinente? Papa Demba Thiam, qui la qualifie de «gestionnaire de la pauvreté», affirme que David Malpass, son président depuis avril 2019, est partisan des réformes. «Il faut aller revoir la mission de cette institution de sorte qu’elle fonctionne comme une banque commerciale. Elle ne doit prêter que pour financer des projets solides et avérés. Mais surtout, elle doit promouvoir en Afrique une politique d’industrialisation fondée sur les matières premières locales, avec des partenaires qui acceptent qu’une partie de la valeur ajoutée revienne au continent.»

    Source : decryptnewsonline.com, 28 fév 2020

    #Afrique, #Corruption, #Crime, #Education, #Emploi, #Environnement, #Économie, #sécurité, #pauvreté, #sahel, #mali, #négociations

  • L’Union Africaine noyautée

    Finalement, le retour (à moitié) du Maroc dans les rangs de l’UA (Union africaine), à l’époque OUA (Organisation de l’Union africaine), dont il avait claqué la porte depuis 32 longues années, ne s’est pas opéré sans arrière-pensées, ni manœuvres de coulisses d’une gravité extrême. Des documents exclusifs, dont des échanges de mails entre des cadres du ministère des Affaires étrangères, dont nous nous sommes procuré des copies, révèlent enfin le pot aux roses. Epoustouflant !

    Par Ali Oussi :

    Le Maroc était présent en tant qu’observateur au dernier sommet de l’UA, clôturé ce lundi à Kigali. Il a également formulé officiellement sa demande d’intégrer cette structure. Une demande qui fera qu’il reconnaîtrait de facto la RASD (république arabe sahraouie et populaire), étant donné qu’elle en est membre et que Rabat avait pris la décision d’en claquer la porte pour protester contre cette reconnaissance. Etait-il normal, dès lors, que le Maroc se tirât une balle dans le pied en formulant pareille demande ?

    Des documents, tout aussi exclusifs que confidentiels de 2013 et 2014 révèlent enfin que le Maroc préparait ce retour en coulisses depuis des années, qu’il compte plusieurs complices parmi les pays membres et qu’il n’hésite jamais à mettre la main à la poche pour s’assurer du soutien des pays indécis. C’est ainsi qu’un document de juin 2014 indique que les ambassadeurs du Sénégal et de Côte d’Ivoire étaient à cette époque les informateurs attitrés du Maroc.

    Le cadre qui a rédigé le rapport y indique que » ces entretiens (avec lesdits ambassadeurs) ont permis de savoir que le projet de l’ordre du jour adopté par le comité des représentants permanents ne comporte pas de point concernant la question du Sahara. » Il n’en ajoute pas moins, trahissant ainsi la fragilité de la position marocaine vis-à-vis de l’Afrique concernant sa politique coloniale, que, » malgré cela, il n’y a aucune certitude qu’un rapport distinct concernant le Sahara prévu par la décision de janvier 2013 ne soit présenté par le conseil de paix et de sécurité (CPS) qui est une instance à composition restreinte et dont le commissaire est M. Chergui, un Algérien qui a succédé à Lamamra. C’est un risque toujours d’actualité « .

    Et pour expliciter comme il se doit le peu de cas, voire le mépris, que voue le Maroc à ses pairs du continent, le même document, ironique, ajoute que » le CPS pourrait être utilisé pour éviter un débat au sein du COREP, puisqu’il fait rapport directement à la conférence des chefs d’Etats. En effet, la matrice de la décision de janvier mentionne le CPS comme étant l’organe responsable de sa mise en oeuvre alors que la décision mandate la présidente de la commission.

    Le recours à cette manœuvre de contournement pour escamoter le débat serait non conforme du point de vue procédural, puisque la décision stipule que le rapport sur le Sahara doit être présenté au conseil exécutif (donc, au Corep) par la présidente de la commission. Cependant, l’UA n’étant pas spécialement connue pour son orthodoxie en matière de respect de procédures (Sic !), il n’est pas exclu que le CPS soit utilisé pour atteindre les objectifs qui ne peuvent l’être autrement… « .

    Dans un autre document, daté de juin 2014, on découvre de la manière la plus claire et explicite qui soit comment le Maroc utilise le chantage économique pour acheter la voix du Tchad. Le document cite un ministre tchadien qui se serait exprimé en ces termes : » Il est vrai que le Maroc qui commence à montrer un intérêt économique réel pour le Tchad « …

    Le même ministre, chef de la diplomatie tchadienne à l’époque (rien que ça !), va encore plus loin (pour qui connait la géographie et l’histoire de la région, il est facile de saisir la nature et la gravité du propos) en ajoutant que » nous étions par le passé pris en otage par l’Algérie et par la Libye qui nous guettaient. Aujourd’hui, nous avons une plus grande marge pour agir sur ce genre de question « .

    Durant la même période, un autre document énumère les pays qui soutiendraient la politique marocaine ou ceux qui sont contre, au demeurant, largement majoritaires. C’est donc en vue d’effectuer un travail de lobbying, quitte à faire voler en éclat l’UA, que le Maroc tente aujourd’hui d’en réintégrer les rangs. Preuve en est un mail daté de juin 2014, adressé au chef de la diplomatie marocaine, lui-même, Salah Mezouar, où on découvre même son adresse mail, il est fait état de » travail de lobbying « . Celui-ci, relatif au sommet Afrique-Europe, a consisté à empêché que les pays du continent noir n’imposent à ce sommet les membres de l’UA, et donc de la RASD, au détriment du Maroc. Au lieu de quoi, Rabat, avec ses manipulations, a imposé les Etats africains, donc, le Maroc au lieu de la RASD, non encore reconnu en tant qu’Etat par l’ONU. A la lumière de ces graves révélations, on se rend compte que l’UA vient d’admettre en son sein une dangereuse taupe, une vipère qui n’hésite jamais à mordre pour faire très mal, voire tuer ! Méfiance !

    La Tribune des lecteurs, 20 jui 2016

  • Maroc : « Le Sommet France-Afrique ne doit pas se transformer en Sommet FRANCE- UA » (responsable marocain)

    Envoyé depuis un mobile Samsung

    ——– Message d’origine ——–
    De : Moha Tagma
    Date :24/11/2013 20:48 (GMT+00:00)
    A : Mohammed sitri
    Objet : Fwd: SOMMET DE L’ELYSEE

    ———- Forwarded message ———-
    From: Moha Tagma <m.ouali.tagma@gmail.com>
    Date: 2013/11/24
    Subject: SOMMET DE L’ELYSEE
    To: salaheddine mezouar <salahmezouar@gmail.com></salahmezouar@gmail.com></m.ouali.tagma@gmail.com>

    Monsieur le Ministre ,
    J’ai l’honneur de vous faire part ci-apres de quelques éléments de réflexion sur les enjeux pour notre pays du Sommet de l’Elysee.

    I / PAIX ET SÉCURITÉ

    A / MAINTIEN DE LA PAIX

    ENJEUX POUR NOTRE PAYS : Le Sommet France-Afrique ne doit pas se transformer en Sommet FRANCE- UNION AFRICAINE

    la France soucieuse d’avoir la bénédiction de l’Union Africaine pour sa présence militaire en Afrique et soucieuse d’eviter d’etre accusée de neo-colonialiste sera tentée de placer ce Sommet sous le co-leadership de l’UA.

    Dans tous les cas de figure la France , forte de ses accords bilatéraux de Défense qu’elle a avec avec les pays de son pre-carre ( Côté d’Ivoire, Sénégal, RCA, Gabon etc….) est assurée d’etre présente de manière autonome dans ces pays et qu’elle n’a pas besoin de l’etre dans le cadre de Forces multilatérales ( UA, ONU ). Foce Licorne en Côte d’Ivoire, SERVAL au Mali, Troupes en Centrafrique .

    Elle visera donc deux objectifs lors de ce Sommet :

    1/ Légitimer sa présence militaire puisque les Africains sont incapables d’assurer leur propre sécurité malgré les déclarations tonutriantes.

    2/ Se faire accorder un statut de partenaire pour la paix et la sécurité en Afrique à travers la caution de l’Union Africaine en contrepartie de la promesse d’une aide logistique et financière à la Force Africaine en Attente (CARIC) – Capacité Africaine de Réaction Immédiate aux Crises – prévue dans le cadre de l’Architecture dePaix et de Sécurité de l’Union Africaine ( AAPS ).

    Si cette architecture devait réussir, notre pays risque de ne plus pouvoir participer aux forces de maintien de la paix en Afrique , puisque celles-ci seront dorenavant sous etendard de l’UA ,sauf à conclure des accords bilatéraux avec les pays concernés . C’est le cas actuellement en Centrafrique : la MISCA est une force de l’UA, les troupes françaises sont présentes en vertu d’un accord bilatéral avec la RCA et notre pays n’a aucune assise juridique pour envoyer des troupes sauf à attendre une hypothétique résolution du Conseil de Sécurité pour créer une Force des Nations-Unies.

    Objectivement notre pays n’a aucun intérêt à voir l’Union Africaine s’accaparer et monopoliser le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique.

    La seule possibilité d’eviter la mainmise de l’UA sur les opérations de maintien de la paix en Afrique est de prévoir que les organisations sous-regionales africaines , type CEDEAO , CEEAC, CEN-SAD puissent être egalement parties prenantes.

    B/ PREVENTION DES CONFLITS

    En matière de prévention des conflits , le non-paper soumis par la France occulte la nécessité d’entreprendre des réformes politiques, économiques , sociales et culturelles .

    Échaudée par l’experience du Sommet de La Baule , du temps de François Mitterand et par le discours de Dakar de Nicolas Sarkosy , la France veut éviter d’etre accusée de donneur de leçons en matière de démocratie .
    Néanmoins la démocratie, le respect des droits de l’homme , le respect des minorités, la bonne goivernance,sont des conditions essentielles pour la prévention des conflits internes et pour la consolidation de la paix et de la sécurité.

    Toutes les crises en Afrique s’expliquent par le non-respect des conditions minimales de l’Etat de Droit.
    La prevention des conflits et les crises necessite de s’attaquer a leurs causes profondes .

    Les Etats-Unis n’ont aucun scrupule à mettre en avant le respect du droit et la nécessité des réformes dans tous leurs partenariats.

    Le non-paper francais occulte également le probleme du non-respect des principes du Droit International , qui souvent est la cause des conflits ( Non-Ingerence dans les affaires intérieures, respect de l’integrite territoriale des États,…)

    Les non-papers soumis par la france ne mettent pas suffisamment en exergue la dialectique entre Sécurité et Développement .

    AU VU DE CE QUI PRECEDE , UN ENTRETIEN AVEC LES RESPONSABLES FRANCAIS AVANT LE SOMMET SEMBLENT INDIQUES POUR CORRIGER QUELQUE PEU LA TENDANCE QUI SE PROFILE POUR CE SOMMET.

    HAUTE CONSIDÉRATION

    MOHA OUALI TAGMA


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  • Déclaration de presse de Mr Oubbi Bouchraya, membre du Secrétariat National du F.Polisario chargé de l’Europe et l’Union Européenne

    Dans sa réponse à une question parlementaire et au nom de la Commission Européenne datée ce 18 fév 2020, Mr. Josep Borrell, chef de file de la diplomatie européenne et vice-président de la Commission, persiste et signe dans ses efforts d’offrir au Maroc ce qui n¡’appartient qu’à Dieu et à César ! Tout en rappelant le soutien de l’UE aux efforts de l’ONU pour régler la question du Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie européenne termine sa réponse par un nouveau dérapage en affirmant que « l’accès et les conditions d’entrée dans un territoire non autonome tel que le Sahara Occidental sont déterminées par les autorités administrantes du territoire ». Ce paragraphe contient deux affirmations erronées, contraires au droit international et européen et trahit les obligations de l’UE en matière des droits de l’homme.

    1. Ancien ministre espagnol, Monsieur Borrell connaît pourtant le sujet et le droit tant international qu’européen. C’est l’Espagne, selon l’ONU, qui demeure toujours la puissance administrante du Sahara Occidental avec une responsabilité particulière quant à la décolonisation du territoire et l’autodétermination de son peuple. Le Maroc n’a autre statut qu’une puissance militaire occupante du territoire longtemps affirmé par l’G de l’ONU et réaffirmé récemment par les arrêts de la CJUE en 2016 et 2018. Le Maroc ne peut même pas prétendre au statut d’une puissance administrante de facto, prétention contredite par l’avocat de la Cour de Justice européenne en janvier 2018, rappelant qu’une telle notion n’existe pas dans le droit international. Le Maroc occupe le Sahara Occidental et son statut est celui d’une puissance d’occupation, devant respecter la Ivème Convention de Genève.

    2. Avec ces déclarations, Mr Borrell encourage de fit l’expulsion des citoyens, élus et journalistes, dont de nombreux Européens et Espagnols, chassés régulièrement du Sahara Occidental par les autorités marocaines au nom de possibles contacts avec des Sahraouis qui osent exprimer publiquement leur volonté de s’autodéterminer. Droit reconnu par l’ONU depuis plus de 60 ans et toujours interdit d’expression publique sous occupation marocaine.

    3. Mr. Borrell contredit les décisions prises par l’Union Européenne avec les « accords d’extension », c’est justement parce que le Maroc n’a aucune statut, et surtout pas celui de puissance administrante, lui permettant d’exploiter les ressources du territoire du Sahara Occidental.

    La volonté partout affirmée d’œuvrer en faveur de la paix et suivant les règles du droit international, devrait plutôt inviter son Haut Représentant à modérer ses choquantes amitiés marocaines et l’engager à formuler pour l’UE une position équilibrée qui lui donne les moyens de peser pour le règlement politique du conflit du Sahara Occidental aux résolutions de l’ONU et en suivant l’esprit des différentes arrêts et recommandations de la CJUE en ce domaine.

    Bruxelles, le 20 février 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Josep Borrell, Union Européenne, territoire non autonome, puissance administrante, 

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  • Marocleaks : Le Maroc et l’Afrique Subsaharienne

    I. L’attachement indéfectible du Maroc à son africanité :

    • Fidèle à son appartenance africaine et ayant en vue ses liens spirituels et ses intérêts stratégiques, le Maroc s’attache à la consolidation de ses liens avec les pays subsahariens en les plaçant au cœur de l’agenda diplomatique national.

    • L’action diplomatique marocaine s’est assigné comme objectif stratégique de hisser la coopération avec les pays africains au niveau d’un véritable partenariat agissant et solidaire.

    • Sa Majesté le Roi Mohammed VI a concrétisé cette orientation à travers les nombreuses visites qu’il a effectuées, à partir de 2000, dans plusieurs pays africains, dans l’esprit de consacrer les valeurs de solidarité et de fraternité et de faire en sorte que le continent africain compte sur les ressources propres considérables qu’il recèle.

    • Eu égard au rayonnement du Maroc et à la place éminente dont il jouit dans l’espace africain, le Maroc cherche à accompagner cette orientation, par le développement de ses relations bilatérales avec les pays subsahariens, par une contribution efficace aux actions de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) ou encore par le renforcement des relations avec les organisations sous régionales africaines, en particulier avec les organisations d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale.

    • Dans le même esprit, le Maroc œuvre pour relancer les activités de la Conférence des Etats africains riverains de l’Atlantique, Organisation régionale dont le Maroc a tenu à abriter le siège à Rabat, et à lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui revient en tant qu’instrument au service des relations du Maroc avec les pays africains.

    • L’être humain étant au centre de toute stratégie de développement, la formation constitue une composante importante dans les programmes de coopération du Maroc avec les pays africains. Pour ce faire, l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI) est activement mise à contribution. Près de 10000 étudiants africains, venant d’une quarantaine de pays, dont 90% sont boursiers du gouvernement marocain, poursuivent leurs études universitaires techniques et professionnelles du pays.

    • Plusieurs accords de coopération ont été conclus avec les pays de l’Afrique Subsaharienne, dans les domaines du développement économique, technique, social, culturel, humain et autres.

    • le Maroc ne ménage aucun effort pour contribuer à la consolidation de la paix et de la sécurité dans le continent africain. Il a toujours manifesté son soutien aux initiatives onusiennes pour le rétablissement de la stabilité en Afrique et n’a jamais hésité à mettre des contingents militaires à la disposition des opérations de maintien de la paix, notamment en Côte d’Ivoire et dans la République Démocratique du Congo.

    II. La diplomatie économique, levier du rayonnement du Maroc dans l’Afrique subsaharienne :

    • Le Maroc est un partenaire incontournable qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a connu une transformation de ses structures politiques qui lui ont permis de mettre sur orbite, un pays économiquement en émergence qui est devenu depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

    • Dépourvu de pétrole et de gaz, le Maroc est devenu, grâce à sa politique volontariste de renforcement de la coopération économique et commerciale afro-africaine, le deuxième investisseur en Afrique après l’Afrique du Sud, avec un volume des investissements d’environ 2 milliards de dollars pendant les 6 dernières années.

    • L’internationalisation du secteur bancaire marocain en Afrique est un modèle réussi des possibilités de partenariat régional. Cette expansion dans le domaine financier constitue un atout essentiel pour élargir la coopération du Maroc avec ses pays frères dans des domaines aussi variés que les télécommunications, les infrastructures, le logement, les mines ou la formation, et également l’ouvrir sur de nouveaux secteurs d’avenir, avec la présence de l’entreprise marocaine dans plus de 25 pays africains.

    • L’intérêt du Maroc pour les pays d’Afrique s’est concrétisé par l’adoption d’une stratégie envers les pays les moins avancés (PMA) du Continent dans le cadre de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). En effet, lors de la conférence du Caire du sommet Europe-Afrique en 2000, le Maroc a procédé à l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés et a exonéré leurs produits des droits de douane à l’entrée du marché national.

    • En plus des aides urgentes, le Maroc accorde environ 300 millions de dollars par an à ses amis africains au titre de l’aide publique au développement (APD), soit 10% de la totalité de ses échanges avec l’Afrique.

    III. Les actions multilatérales du Maroc au service de la solidarité africaine :

    • Les liens du Maroc avec son espace africain sont aussi tissés à travers la coopération et la solidarité au sein des organisations internationales et régionales, le Maroc, membre non permanent du Conseil de Sécurité, représentant l’Afrique pour la période 2012-1013, s’emploie à défendre les causes africaines.

    • Par ailleurs, le Maroc a porté et défendu les préoccupations des pays africains devant plusieurs fora internationaux, tels que le Groupe des 77 + la Chine, l’OMC, le Mouvement des Non-alignés, les Conférences Ministérielles des Pays Moins avancés, les Conférences africaines pour le Développement Humain.

    • Dans l’objectif de renforcer ses liens avec l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale et le Sahel, le Maroc joue un rôle de premier lieu au sein de la CEN-SAD et s’est engagé dans une politique ambitieuse de rapprochement avec plusieurs autres organisations régionales africaines telles que l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la CEDEAO.

    • Sur le plan des processus de coopération entre l’Afrique et plusieurs regroupements régionaux ou économies puissantes du monde, le Maroc s’est engagé résolument à défendre les intérêts de l’Afrique et à y participer activement : Afrique-UE, Afrique-Amérique du Sud (ASA), Afrique-Asie, Afrique-France, Afrique-Japon, Afrique-Chine, Afrique-Turquie, Afrique-Inde.

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    Tags : Marocleaks, Maroc, Afrique Subsaharienne, CEDEAO, CEN-SAD, UEMOA,