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  • Sahel : Quand le Maroc confond guerre anti-terroriste et guerre contre l’Algérie (document confidentiel)

    Note à l’Attention de Monsieur le Ministre Délégué

    Objet : Maroc-UE Rencontre entre Monsieur le Ministre Délégué et le Représentant Spécial de l’Union européenne pour la région du Sahel (Rabat, 04 Juillet 2013).

    Lors de sa visite de travail au Maroc qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’Union européenne (UE) pour la sécurité et le développement au Sahel, M. Michel Reveyrand-de Menthon, Représentant Spécial de l’UE pour la région du Sahel a eu un entretien fructueux et constructif avec Monsieur le Ministre Délégué, le 4 juillet courant à Rabat.

    Les discussions de cette rencontre ont porté principalement les quatre axes suivants :

    1. Perception marocaine de la situation sécuritaire dans la région du Sahel et le rôle joué par le Maroc dans ce sens;

    2. Exploration des possibilités de coopération politique et opérationnelle entre le Maroc et l’UE dans le domaine de la sécurité (lutte anti-terroriste, contrebande et drogue) et du développement socio-économique inclusif dans la région sahélo-saharienne ;

    3. Evaluation des instruments et mécanismes régionaux existants pouvant être mis à profit en vue de contribuer à la stabilité et au développement de la région ;

    4. Discussions et évaluation des plateformes internationales, régionales et sous-régionales susceptibles de mener des actions concrètes dans la région du Sahel.

    A cet égard, Monsieur le Ministre Délégué a souligné les points suivants :

    Situation dans la région du Sahel

    ◦ La préoccupation du Maroc suscitée par la précarité de la situation dans la région du Sahel ainsi que par l’interconnexion existante entre les différents réseaux de groupes terroristes et de trafiques en tout genre dans la bande Sahélo-saharienne, qui demeure une zone prioritaire pour la lutte contre ces fléaux.

    ◦ Le Maroc a été parmi le premier pays, sur la base des informations recueillies à travers ses services d’intelligences et de renseignement, à avoir alerté la communauté internationale et particulièrement l’UE sur les menaces terroristes émergentes et en constant développement dans le Sahel et des risques de prolifération au reste de la région.

    Rôle de l’UE dans la région

    ◦ La visite au Maroc du Représentant Spécial de l’UE pour le Sahel témoigne de la reconnaissance par l’UE du rôle de premier plan que peut jouer le Maroc dans le cadre d’une coopération renforcée dans la région grâce à sa stabilité et à ses reformes multidimensionnelles.

    ◦ La satisfaction du Maroc de l’intérêt particulier accordé de plus en plus par l’UE à la région du Sahel et à sa dimension sécuritaire en saluant dans ce sens l’approche active et opérationnelle de l’UE dans la région la nomination d’un Représentant Spécial pour la région qui témoigne de la volonté et de l’engagement de l’UE à jouer un rôle plus prononcé dans la région notamment dans le cadre de sa politique étrangère et de sécurité. Un rôle joué jusqu’à présent, selon Monsieur le Ministre Délégué, principalement par les Etats membres de l’UE et non pas par la Commission européenne notamment concernant les questions sécuritaires.

    ◦ La nécessité pour l’UE de redéfinir et de recadrer sa stratégie UE-Afrique ainsi que son approche qui n’a pas eu les résultats positifs escomptés.

    ◦ L’importance de tirer profit des instruments existants de l’UE « cross border » en vue de contribuer à la stabilité et au développement de la région en soulignant la pertinence de la Politique européenne de voisinage dans le cadre de la dimension régionale.

    Coopération Maroc-UE

    ◦ Le Maroc a été le premier pays à avoir initié avec l’UE une coopération renforcée dans le cadre du CORTER et instauré un dialogue politique renforcé et une concertation régulière avec le COPS.

    ◦ Rappel des discussions entre Monsieur le Ministre Délégué et Mme Catherine Asthon, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la politique de Sécurité, sur la nécessité de mettre en place, dans ce sens, une coopération renforcée et opérationnelle et de définir des actions à géométrie variable en vue de relever les défis de région.

    ◦ La disposition du Maroc à conclure l’accord cadre pour la participation du Maroc aux opérations de gestion de crises de l’UE et l’accord cadre portant sur les procédures de sécurité pour l’échange d’informations classifiées.

    ◦ Le COTER qui peut constituer une plateforme de coopération stratégique pour la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

    ◦ La priorité accordée par le Maroc pour faire avancer les reformes.

    ◦ Le Maroc souhaite associer et impliquer l’UE dans le cadre du CEN-SAD et communiquera dans ce sens les thématiques qui seront arrêtés pour le prochain sommet.

    ◦ Rappel de la coopération positive entre le Maroc et l’Espagne notamment du processus de Rabat

    ◦ L’importance du DPR et du Dialogue stratégique avec la tenue au mois de novembre prochain au Maroc de la prochaine réunion (à vérifier)

    Coopération internationale et régionale

    ◦ Le rôle important joué par le Maroc à travers des actions de coopération bilatérales et triangulaires et à travers également un activisme marqué au sein des instances multilatérales et en particulier au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

    ◦ La nécessité d’une coopération régionale accrue et d’une approche intégrée dans les domaines de la sécurité et du développement tenant compte des paramètres et des enjeux de cette situation d’instabilité et d’insécurité qui touche directement ou indirectement toute la région.

    ◦ La nécessité d’une stratégie regroupant l’ensemble des pays de la région notamment les pays membres de l’UMA ainsi que les pays africains du Sahel qui est la plus à même de permettre d’apporter une réponse efficace à cette menace

    ◦ Le CEN-SAD peut constituer une plateforme approprié en vue d’explorer et de déterminer les actions prioritaires visant à contribuer aux efforts de paix et de stabilité dans la région ainsi que de jouer un rôle prépondérant dans la région.

    ◦ Le contexte régional et géostratégique actuel qui interpelle aujourd’hui, un engagement plus actif de l’ensemble de la communauté internationale dans la région.

    Défis et problématique de la région du Sahel

    ◦ Constat de l’échec de toutes les stratégies mener jusqu’à présent dans la région par l’Algérie qui en s’appuyant ou en mettant pression sur les 3 maillons faibles (Mauritanie, Niger, Mali) a entraîné une extension de la menace en terme géographique (atlantique et corne de l’Afrique) et multiplication des groupes terroristes et la diversification des menaces qui alimentent les caisses des groupes terroristes.

    ◦ Constat des conséquences de la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie qui entrave la construction et l’intégration maghrébine en rappelant la tri-conditionnalité algérienne pour une réouverture des frontière avec le Maroc.

    ◦ Le différend sur le Sahara marocain qui continu à nourrir les menaces sécuritaires de la région en espérant que l’Algérie assume ses responsabilité dans ce différend et s’implique dans le cadre des négociations onusiennes sur cette question.

    ◦ L’extension des menaces contre la sécurité au reste des pays de la région notamment du Golfe de Guinée, Guinée Bisseau qu’il faut désormais inclure dans l’équation sahel en soulignant que l’initiative de la façade de l’Atlantique peut jouer un rôle important pour relever les défis sécuritaire dans la région.

    ◦ La fragilité grandissante de l’Algérie notamment dans la perceptive de l’après Bouteflika pour assurer une transition démocratique ainsi que le problème de la gestion des frontières de la Libye qui continu à être un sanctuaire pour terroristes.

    Le Représentant Spécial de l’UE pour la région a pour sa part mis en exergue les points suivants tout en soulignant la pertinence des éléments d’information communiqué par Monsieur le Ministre Délégué concernant la région :

    • Présentation de la mission qui lui a été confiée par la Haute Représentante pour les Affaires Etrangères et de la Politique de Sécurité pour la mise en œuvre de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement de la région du Sahel.

    • Briefing sur ces récentes visites dans la région Algérie, Mauritanie et Sénégal et prochaine visite en Tunisie et au Tchad.

    Coopération UE-Maroc

    • La conviction de l’UE que le Maroc pourrait jouer un rôle important dans la région notamment de part le respect dont il jouit auprès des pays tels que le Mali, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

    • L’importance pour l’UE notamment des Etats membres d’œuvrer de concert avec le Maroc dans le cadre d’une coopération stratégique et opérationnelle pour relever les défis de la région.

    • L’évaluation des possibilités de coopération avec le Maroc dans le domaine de la lutte contre la drogue.

    • La disposition de l’UE à soutenir le Maroc dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de lutte contre le terrorisme et contre la radicalisation et souhaite dans ce sens examiner avec la partie marocaine, les possibilités de coopération bilatérale dans ce domaine notamment par l’échange d’information.

    • L’importance pour l’UE de compléter et pas concurrencer les coopérations existantes entre le Maroc et les Etats membres de l’UE

    • L’UE souhaite formaliser une coopération avec le Maroc concernant le Mali

    • L’importance du rôle du Maroc pour diffuser un islam modéré dans la région.

    Coopération régionale renforcée

    • La reconnaissance du rôle que peut jouer les plateformes régionale telles-que le CEN-SAD dans la région tout en soulignant néanmoins les possibilités de divergences et d’opposition de la part de l’Algérie qui n’en est pas membre. Aussi a-t-il indiqué la nécessité de délié le CEN SAD des mains de la Libye au profit du Tchad ou du Niger.

    • La nécessité de renforcer la coopération entre l’UMA et le CEN-SAD.

    • Le constat de l’échec de la stratégie de l’Algérie dans la région en soulignant que lors de sa rencontre avec le Ministre algérien des AE, il a décelé un pays inquiet et prudent de l’évolution de son environnement immédiat mais qui demeure doté d’un discours national prônant l’importance de la souveraineté de chaque pays de la région.

    • La disponibilité de l’Algérie à ouvrir des discussions avec la partie européenne en vue de renforcer et consolider la coopération dans tous les domaines notamment dans la région.

    • La Mauritanie est un pays instable qui a très de coopération régionale et souhaite dans ce sens un engagement du Maroc pour soutenir ce pays.

    En conclusion, il en ressort de cette visite de la volonté de l’UE de mener des actions communes concrètes dans la région avec l’appui d’acteurs incontournable comme le Maroc afin d’identifier conjointement les moyens visant à contribuer à la stabilité, la paix et le développement dans la région.

    Comme Monsieur le Ministre Délégué l’a noté au cours de cette rencontre, on dénote aujourd’hui que l’UE change de langage et opte pour une coopération d’ordre opérationnelle avec les pays de la région plutôt que le dialogue politique classique qui ne permet pas un impact tangible dans la région.

    Le Maroc demeure un acteur incontournable dans la région et l’UE est de plus en plus consciente de la nécessité d’inclure le Maroc dans sa stratégie si elle veut remporter une « succès story » au Sahel.

    Très Haute Considération

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, Mali, Barkhane,

  • Maroc : Le prince Hicham Alaoui s’affiche avec sa mère à l’occasion de la présentation de son doctorat

    A l’occasion de la présentation de sa thèse de doctorat « Islam et laïcité, le pacte démocratique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » à l’Université d’Harvard, Hicham Alaoui a profité pour s’afficher avec sa mère la Princesse Lamia Solh avec un texte dédicacé.

    « Après le débat de ma thèse à l’Université d’Oxford le 28 janvier, la première chose que j’ai faite a été de me faire photographier avec ma mère la princesse Lamia Solh qui a cultive dans mon esprit l’amour de la connaissance et la science depuis mon enfance », a-t-il écrit.

    « C’est à elle que le dédie ce travail académique et à toute ma famille, grands et petits et à tous les fans de la connaissance et l’investigation scientifique », ajoute Hicham Alaoui  qui a rappelé que sa tante Ouleya Solh a aussi étudié à la même université.

    Selon lui, sa thèse actuelle est une étude qui tente de « concilier politique et religion ».

    Pour rappel, Hicham Alaoui est le cousin germain du roi du Maroc Mohammed VI et petit-fils du premier roi du Maroc indépendant. Il est interdit d’entrée aux palais royaux du souverain en raison de sa position en faveur de l’établissement d’une monarchie parlementaire dans laquelle le roi règne sans gouverner.

    Les autoproclamés opposants au Makhzen mène une campagne de dénigrement contre Hicham Alaoui télécommandée par le palais royal en vue de contenir son influence. En vain ! Son dernier poste sur Facebook a récolté en quelques heures plus de 12.000 « likes ». Il est le seul marocain qui peut aspirer à un tel score grâce à l’efficacité de son travail dans la défense de la voie démocratique au Maroc. Une popularité dont son jaloux les pseudo-démocrates marocains toujours prêts à dégainer sur tout ce qui bouge. A l’instar de leur Makhzen, ils portent la violence dans leur ADN.

    Tags : Maroc, monarchie alaouite, Mohammed VI Hicham Alaoui, prince rouge,

  • Lâayoune : Bangui vend son âme au diable contre le paiement de ses arriérés de contributions à l’Onu par Rabat

    L’Algérie en colère contre la Centrafrique et le Sao-Tomé-Et-Principe

    L’Algérie a dénoncé jeudi les décisions « unilatérales des gouvernements de la République centrafricaine et de Sao Tomé-et-Principe d’ouvrir des représentations consulaires à Lâayoune, ville occupée du Sahara Occidental ».

    Dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, relayé par l’agence APS, Alger a qualifié ces décisions de «nouvelle violation des normes du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

    « Ces décisions qui ne peuvent en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, représentent une nouvelle violation des normes du droit international, des décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations », ajoute le communiqué.

    Pour Alger, ces décisions « transgressent aussi les fondements même des relations entre les pays africains tenus de se conformer en toutes circonstances aux règles et principes de l’Union africaine, lesquels impliquent un devoir d’unité et de solidarité entre les pays fondateurs de l’Union ». Et de dénoncer des mesures qui ne « concourent pas, enfin, à favoriser l’interaction requise entre les pays africains et risquent de compromettre sérieusement leur marche résolue vers la réalisation des objectifs qu’ils se sont assignés et qu’ils ont consignés dans l’acte constitutif de l’Union ».

    La raison de cette ouverture de consulat à Lâayoune par la Centrafrique se justifie par la suspension de droit de vote du pays à l’ONU. Pour mémoire, le Maroc préside la Commission et le Fonds de consolidation de la paix de l’ONU pour la RCA. Un petit geste avait été demandé par les autorités centrafricaines au Royaume du Maroc pour payer les contributions à ‘ONU.

    A rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Algérie réagit à l’ouverture, par des pays africains, de consulats au Sahara. A Bangui, le gouvernement n’a pas souhaité réagir au communiqué du gouvernement algérien.

    Vianney Ingasso

    Le Tsunami.net, 25 jan 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, consulats,

  • Wikileaks parle de Sarkozy au Maroc… Du Sahara Occidental, des Rafales, des contrats…

    La plupart des français ne savent pas comment Wikileaks balance les infos. Un Câble que la presse française ne produira pas est en format brut. On y voit Sarko sur le Sahara Occidental, sur la vente ratée des Rafales, sur les grandes entreprises et comment finalement, il est intéressant de voir ce qui suit. Etant donné l’entrisme de Sarkozy dans les approches de négociation du Sahara Occidental ainsi que la vente d’armes au Maroc, on comprend mieux maintenant l’impact de cette politique qui est à l’origine de réactivation de certains groupes islamistes qui ont pu kidnapper des touristes

    Oui, Wikileaks apporte bien autre chose que des infos sur le tempérament de Sarkozy, sur le caractère de Merkel. On y trouve aussi de la géopolitique qui intéresse bien évidemment tous les protagonistes. Et puis on sait bien que personne n’y perdra sa peau, c’est de l’ordre de la légende urbaine, au pire des diplomates perdront leur poste… Quand on entend BHL parler d’irresponsabilité, il me semble qu’il n’a pas vu la portée réelle de Wikileaks, il n’a fait que lire les derniers avis des conseillers de l’Elysée et s’est lancée dans une diatribe contre finalement l’image fidèle d’un monde qui va dans le mur. On y trouve aussi un Sarkozy assez « boulet » qui fait des gestes offensant pour tout musulman et en plus face au « calife actuel »…

    Wikileaks a clairement la possibilité de montrer le réel et de faire changer les choses…

    Source

    Tags : Wikileaks, Nicolas Sarkozy, Sahara Occidental, armes, Maroc,

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  • Au Sahara Occidental, interdit de soutenir la sélection de football algérienne

    De dimanche 14 juillet 2019, les autorités marocaines ont prévu une grande manifestation à l’occasion du championnat africain de football. Des unités de police et des forces auxiliaires ont investi les rues et avenues de la ville d’El Aaiun pour prévenir toute concentration de soutien à la sélection algérienne qui joue contre le Nigeria.

    A la 95ème minute du jeu, le grand Mahrez marque le point décisif pour que l’Algérie soit qualifié pour la finale de la CAN 2019. Une performance réalisée par l’Algérie pour la première depuis 1990.

    L’euphorie est à son plein dans la capitale occupée du Sahara Occidental. Une foule multitudinaire a marché sur l’Avenue de Smara, Mezouar, Mecka, Tan-Tan et Skeikim et tous les quartiers de la ville militante d’El Aaiun. C’est un joie qui vient du fond des coeurs des sahraouis qui expriment ainsi leur sentiment envers l’allié qui les soutient depuis plus de 45 contre le colonialisme espagnol, d’abord, et ensuite contre l’invasion des hordes sauvages marocaines.

    Ainsi, le slogan « ont, two, three, viva l’Algérie » a été scandé non seulement à Algér, Oran, Annaba, Tizi-Ouzou, mais aussi à El Aaiun, Smara, Dakhla et Boujdour où la population a dù supporter les réactions violentes des forces d’occupation.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, CAN 2019, Algérie, football, 

  • « Abandonné illégalement par l’Espagne, envahi et opprimé par le Maroc : le cas du Sahara occidental est unique au monde »

    Interview du procureur d’Alicante, Felipe Briones

    Le procureur anticorruption d’Alicante, Felipe Briones, en sa qualité de secrétaire général de l’Association internationale des juristes pour le Sahara occidental, passe en revue les dernières nouvelles sur le conflit dans un territoire dont il rappelle que l’Espagne demeure la puissance administratrice.

    Felipe Briones est la figure emblématique du combat contre le fléau de la corruption dans la province d’Alicante en Espagne. Il a traité de nombreux dossiers comme celui de l’affaire Brugal* et il en a d’autres en cours comme procureur anti-corruption. Né en 1959 à Ifni, quand c’était encore une province espagnole, il s’installe rapidement au Sahara espagnol, « où j’apprends à aimer », dit-il. Avec l’invasion marocaine au moment de la célèbre Marche Verte de 1975, il est contraint de partir, ayant assisté à la création du Front Polisario ou à l’arrivée de la Mission des Nations Unies. Mais Briones est aussi connu pour sa dénonciation constante de l’injustice qui afflige ce territoire au sud du Maghreb et qu’il exprime en tant que secrétaire général de l’Association internationale des juristes pour le Sahara occidental. Nous avons passé en revue avec lui les derniers développements d’un conflit enkysté après une conférence qu’il a donné à Villena intitulée « La responsabilité de l’Espagne envers le peuple sahraoui ».

    D’un point de vue juridique, quelle est la responsabilité de l’Espagne vis-à-vis du Sahara occidental ?

    La responsabilité de l’Espagne à l’égard du Sahara occidental peut être déduite du droit international et du droit interne espagnol. Du point de vue du droit international, tous les territoires non autonomes du monde, qui sont actuellement au nombre de 17, ont besoin d’une autorité administrative de jure, c’est-à-dire une autorité de droit, qui en même temps informe le Secrétaire général de l’ONU sur les conditions de vie dans ce territoire non autonome et sur les investissements que le pouvoir colonial effectue en matière de santé, d’éducation, sociale et économique afin de percevoir l’avancée et le progrès des conditions sociales de ces habitants et, en outre, comment le pouvoir colonial soutient les mouvements de libération pour qu’à l’avenir ceux-ci puissent commander un référendum ou une négociation avec le pouvoir afin que ce territoire non autonome puisse se prononcer sur son propre destin. C’est le cadre international.

    Sur les 17 territoires non autonomes, ce n’est que dans le cas du Sahara que l’autorité administrative de jure, à savoir l’Espagne, ne coïncide pas avec la puissance qui l’administre et l’occupe de facto, à savoir le Maroc. Ça n’est le cas dans aucun des 16 autres territoires. Naturellement, dans aucun de ces 16 pays, il n’y a de violation systématique des droits humains, le mouvement de libération a mené une guerre contre le pouvoir qui l’occupe, dans le cas du Sahara pendant 16 ans, et dans aucun de ces 16 pays, le pouvoir colonial ne bloque sine die la tenue d’un référendum. Le cas du Sahara est unique au monde, c’est un ghetto où l’on ne peut ni entrer ni sortir et où la violation des droits fondamentaux est devenue une politique systématique de la part de la puissance occupante.

    La puissance occupante en termes de droit international est un euphémisme pour parler d’invasion. L’occupation de facto pour le droit international est illégale si elle se perpétue dans le temps. L’occupation manque d’un statut juridique et politique et c’est ce qui se passe avec le Maroc au Sahara depuis 1975 quand il l’a envahi militairement sans aucune justification juridique, historique ou politique.

    Le droit international interdit à une puissance coloniale d’abandonner ce territoire avant que sa population ne s’autodétermine en organisant un référendum. La puissance coloniale ne peut abandonner unilatéralement le territoire qu’elle administre. Pour cette raison, l’abandon déclaré par l’Espagne à la fin du mois de février 1976 n’a jamais été reconnu par les Nations Unies et, en fait, il y a une résolution en octobre et décembre de cette année-là dans laquelle l’ONU continue à traiter l’Espagne comme une puissance coloniale. C’est-à-dire, après les accords tripartites de Madrid.

    En ce qui concerne le droit interne espagnol, j’imagine que la récente décision de l’Audiencia Nacional pèse comme un boulet.

    Ceci est fondamentalement évident dans la décision de la session plénière de l’Audiencia Nacional du 4 juillet 2014, qui est une leçon de droit sur le Sahara Occidental et qui établit que l’Espagne reste aujourd’hui la puissance coloniale du Sahara Occidental et que les crimes qui peuvent être commis au Sahara occidental sont de la compétence directe des autorités judiciaires espagnoles. Parce qu’en ce qui concerne le Sahara, ce n’est pas le principe de Justice Universelle qui est appliqué comme pour les autres matières de l’Audiencia Nacional, mais le principe de territorialité, c’est-à-dire ce que stipule l’article 23.1 de la Loi organique du pouvoir judiciaire qui correspond à l’article 8 du Code civil disant que les lois pénales sont applicables sur l’ensemble du territoire espagnol.

    Cet ordre établit donc une distinction entre le territoire national et le territoire espagnol et considère que les colonies sont un territoire espagnol mais non un territoire national comme c’était le cas pour Ifni et la Guinée équatoriale. Le fait d’être espagnol et non national n’affecte pas le caractère indissoluble de l’État, l’intégrité territoriale, qui est quelque chose de contingent, accessoire et transitoire. La loi protège les territoires non nationaux, qui relèvent de la catégorie des colonies, afin qu’ils puissent devenir indépendants de la métropole elle-même et puissent être érigés en territoires naissants. C’est pourquoi cela n’a rien à voir, entre parenthèses, avec la Catalogne, qui est un territoire national et espagnol, alors que le Sahara en tant que colonie est un territoire espagnol non national et tant qu’il ne s’autodétermine pas, il restera espagnol. Par conséquent, les articles 73 et 74 de la Charte des Nations Unies, qui établit les obligations des puissances coloniales, l’une de ces obligations est celle de la protection juridictionnelle de la population de ces territoires. Par conséquent, si la puissance coloniale a l’obligation de protéger judiciairement ces citoyens, c’est parce que le territoire reste espagnol jusqu’à son indépendance.

    Quel est donc le sens de la sentence de l’Audiencia nacional ?

    C’est révolutionnaire. Cela signifie simplement que tout ce qui est fait avec le Sahara occidental depuis la sphère politique est mal fait. Et la question est sérieuse parce qu’il n’y a pas de comparaison dans le monde. Nulle part sur la planète n’existe un territoire abandonné depuis 40 ans et plus de facto et illégalement par la puissance administrante, le laissant livré à un pays envahisseur et occupant qui systématise également la politique de répression des droits fondamentaux.

    Alors pourquoi rien n’a-t-il changé depuis ce jugement ?

    Parce que c’est comme presque tout le reste, il n’est pas possible de s’attendre à un automatisme du respect des résolutions judiciaires. Il y a une inaction de la part d’un tas de mouvements, de partis politiques et de médias. Et sans action, les décisions judiciaires en seront pas consolidées, d’autant plus que de nombreuses forces sont à l’œuvre pour faire finir ces résolutions judiciaires en eau de boudin.

    Mais les preuves juridiques de l’Audiencia Nacional entrent en collision avec la version du gouvernement espagnol que nous avons apprise il y a quelques mois.

    Oui, en novembre 2018, un sénateur [Jon Iñarritu de Bildu] a demandé au gouvernement pourquoi il considère que l’Espagne n’est pas la puissance administrante de jure. La réponse du ministère des Affaires étrangères indiquait que la position officielle était celle qui figurait dans la lettre du 26 février 1976, date depuis laquelle l’Espagne ne figure pas comme puissance administrante sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. Mais si on regarde la liste des territoires non autonomes du monde de l’ONU de mars 2015, l’Espagne apparaît, le Maroc n’apparaît pas.

    Par conséquent, il est évident que l’Espagne ment, vous ne croyez pas ?
    (Silence).

    Le refus de l’Espagne de reconnaître ces faits est-il dû à sa position, qui est de favorisation ses intérêts avec le Maroc ?

    Un ancien ministre marocain des Affaires étrangères a déclaré que 90% des relations entre le Maroc et l’Espagne concernent le Sahara occidental ; c’est une idée qui n’est pas connue ici mais qui est révélatrice. La relation stratégique doit être défendue en tant que voisine entre l’Espagne et le Maroc, mais elle doit aussi être défendue entre l’Espagne et l’Algérie. Ce n’est pas cela qu’il faut faire. Il faut faire comme l’Australie à l’égard de l’Indonésie à l’occasion du référendum au Timor oriental. L’Australie a maintenu la relation géostratégique et géoéconomique avec l’Indonésie tout en demandant à l’Indonésie de respecter la position du gouvernement australien à l’égard du Timor oriental en ce sens que c’est l’opinion interne de l’Australie elle-même qui exigeait le soutien de son gouvernement au Timor oriental.
    C’est pourquoi l’Australie, en tant que gouvernement démocratique, devait respecter ce que ses citoyens voulaient. Et c’est cette opinion majoritaire qui existe en Espagne en ce qui concerne le Sahara occidental et la grande majorité des gens qui connaissent le conflit du Sahara misent sur la tenue d’un référendum d’autodétermination.

    Mais il semble qu’ils (les Marocains) se cachent derrière des divergences sur le recensement.

    Non. Tout cela est résolu. Le seul problème le blocus marocain consistant à ne pas organiser de référendum sauf si la seule proposition de ce référendum était celle de l’autonomie des Sahraouis au sein du Maroc. C’est-à-dire, éliminer la possibilité de l’indépendance du Sahara occidental.

    Quel serait l’intérêt d’organiser un tel référendum ?

    Ce serait un référendum dénaturé qui ne serait pas valable. L’autonomie vient d’un État unitaire comme, par exemple, le nôtre, qui s’est décentralisé. Le problème du Sahara n’est pas qu’il parte d’un État unitaire, mais qu’il n’a jamais appartenu au Maroc. Il s’agit d’une simple invasion militaire en 1975. Soit dit en passant, ni les Nations Unies ni la communauté internationale ne peuvent sanctifier une solution à la marocaine. Personne ne peut bénir l’invasion d’un territoire et, à long terme, lui donner l’autonomie. Parce que si c’était une formule de règlement des conflits internationaux, le monde serait en danger à toutes les frontières. Nous ne pouvons pas envahir et proposer ensuite l’autonomie parce qu’il y a le principe d’intangibilité des frontières africaines héritées de la colonisation et que la carte de l’Afrique ne peut être touchée. Et contrairement à d’autres territoires, il n’y a ici aucun motif politique ou historique. Il n’existe aucune relation historique entre le Maroc et le Sahara occidental qui puisse avaliser la nouvelle application du principe de la décolonisation.

    Que voyez-vous comme moyen de sortir d’un imbroglio qui a laissé, après plus de 40 ans, des milliers de personnes vivant dans des camps de réfugiés?

    Il y a une issue. Il y a des cycles de négociations. Les USA semblent soutenir une solution raisonnable au conflit et nous devons donc espérer la fin de ce différend, qui touche l’ensemble de la population du Maghreb, les relations entre le Maroc et l’Algérie et les relations de l’Europe avec le Maroc et l’Algérie, qu’il sera réglé. Les relations économiques avec l’Europe et les USA, pour qu’ils puissent commercer avec 60 à 80 millions d’habitants, sont encore en suspens, ce qui suscite de l’intérêt. Par exemple, dans la signature d’un nouvel accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne, désobéissant à l’arrêt de la Cour européenne de justice qui interdisait la signature du nouvel accord de pêche étant donné qu’il ne respectait pas les droits du peuple sahraoui, le Sahara occidental n’avait pas été pris en compte et le bon interlocuteur, qui est le Front Polisario. Et cela a été résolu par le parlement lui-même qui a signé un nouvel accord dans lequel cette fois-ci, en outre, la portée territoriale est indiquée du nord du Maroc au sud du Sahara, les droits du Maroc sont étendus et le nombre de licences de pêche pour pêcher dans les eaux sahariennes est augmenté. La voie est donc libre pour le Front Polisario de revenir devant la Cour de justice.

    Mais ce n’est pas un progrès.

    C’est un pas en arrière, car le nouvel accord représente une désobéissance absolue à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne.

    Alors le Sahara occidental se retrouve plus seul.

    Plus seul mais plus protégé sur le plan juridique, qui donne systématiquement raison à ce peuple et démasque ainsi des actes ignobles de criminalité internationale qui le sont aux yeux de la loi elle-même. L’apartheid et la perpétuation du colonialisme sont des crimes contre l’humanité.

    Nezha Khalidi

    La dernière nouvelle la plus importante est l’expulsion de trois avocats espagnols qui étaient observateurs du procès de la journaliste Nezha Khalidi, qu’en pensez-vous ?

    Oui, c’est une militante de 27 ans qui risque 2 ans de prison et une amende pour avoir enregistré et diffusé en direct une manifestation sahraouie**. L’accusation du Maroc contre elle est celle d’ usurpation alléguée de la profession en ce sens que le Maroc exige une accréditation de presse pour agir en tant que journaliste. Mais en même temps, au Sahara occidental, la presse internationale n’est pas autorisée. Pour ce procès, qui a été reporté en mai et s’est tenu le 24 juin, la veille de l’expulsion des observateurs, avocats et non-avocats espagnols, à leur arrivée à El Ayoun, ils n’ont pas été autorisés à quitter l’aéroport. Nos trois avocats étaient protégés par le Conseil Général des Avocats espagnols. Et c’est l’une des premières fois que l’observation internationale est réprimée. Cette femme aurait été torturée et nous nous attendons à ce qu’elle soit condamnée.

    Mais vu tout ce qui a été dit précédemment, le Maroc n’a pas de compétence juridique sur l’ensemble du territoire, qui relève de l’Espagne et on y punit en vertu de lois internes marocaines des personnes supposées être protégées par le droit à l’autodétermination en matière de création de partis, de liberté d’association, de liberté de la presse et d’expression, etc.

    Que pensez-vous du fait que le gouvernement espagnol n’a pas souhaité se prononcer sur ces expulsions ?

    Il me semble qu’il est clair en droit international et en droit interne que cela ne doit pas être toléré. Parce que nous sommes déjà face à une violation de tous les statuts internationaux, en particulier de la liberté de la presse. Aucun principe ne peut justifier la fermeture du territoire du Sahara occidental aux observateurs internationaux et à la presse libre. Un pays démocratique comme le nôtre a donc l’obligation de protéger les droits fondamentaux des citoyens espagnols et des habitants d’un territoire autonome pour lequel nous conservons aujourd’hui une responsabilité internationale entière.

    NdT

    *Affaire de corruption, d’extorsion et de trafic d’influence dans la gestion des ordures, impliquant des élus du Parti populaire dans la province d’Alicante

    **Entretemps, elle a été condamnée à une amende de 400€ (lire ici).

    Tlaxcala

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, ONU, MINURSO, autodeterminación,

  • Nasrallah: L’axe soutenu par les États-Unis vaincu, nous avons assez de missiles pour redessiner la carte du Moyen-Orient

    […] Un autre élément indiquant (l’improbabilité d’une guerre contre l’Iran) est constitué par les données de terrain, et je parle du (triple) Sommet que je viens de mentionner. Et nous entrons maintenant dans la (4ème partie de mon discours consacrée au triple) Sommet arabe (à La Mecque du 30 mai au 1er juin). Le sommet a été convoqué en urgence. Pourquoi? Il y a deux raisons, deux raisons claires qui sont mentionnées dans les déclarations (finales) (du Sommet).

    La première raison… La première raison… Je me souviens que durant les premiers jours de la guerre d’agression contre le Yémen, Son Éminence le Chef (Suprême) Sayed [Khamenei] a déclaré que les jeunes (combattants) du Yémen allaient trtaîner le nez des Al Saoud dans la boue. Il y a quelques jours, l’armée saoudienne a mordu la poussière (encore une fois). Cest ce qui est arrivé.

    La première raison (pour l’improbabilité de la guerre contre l’Iran), que j’ai mentionnée plus tôt, est que l’Arabie saoudite a reconnu le fait qu’il n’y avait aucune issue contre les missiles de l’armée yéménite et des comités de défense populaire, qu’ils appellent « missiles houthies » et contre leurs drones, et ma preuve en est ce qui s’est passé à Yanbu » (frappes d’un drone yéménite contre des installations pétrolières en Arabie saoudite). C’est un échec, un désastre complet. Sur le plan technique, militaire, de la sécurité et à tous les autres niveaux, c’est un échec colossal. Et c’est un grand succès pour nos frères yéménites.

    Et c’est pourquoi, dans la déclaration commune qui conclut le Sommet arabe, à partir de la première ligne, les points 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 ne parlent que des Houthis, des Houthis et encore une fois des Houthis, ainsi que l’Iran. Cela montre clairement à quel point la question de nos frères yéménites est présente et constitue la principale raison de la convocation de ce triple Sommet.

    La seconde raison (indiquant l’improbabilité d’une guerre contre l’Iran) est que le régime saoudien et ses alliés ont compris avec certitude qu’il n’y aurait pas de guerre américaine contre l’Iran. Vous rêvez (Ô Saoudiens), vous dépensez votre argent pour rien et vous incitez à la guerre, mais en vain. Trump ne se battra pas pour vous alors que c’était votre plus grand espoir. La dernière chose qui restait aux Saoudiens était cet espoir (sur lequel ils avaient tout misé). Y a-t-il quelque chose qu’ils peuvent faire? Les Saoud ont-ils des alternatives (à prévaloir)? Qui ira en guerre contre l’Iran? Les Saoud eux-mêmes? Au Yémen, selon les informations des Saoudiens eux-mêmes, ces jeunes combattants yéménites qui ne possèdent ni armée, ni grandes capacités, assiégés, isolés, affamés, malades, mais qui ont défait  l’Arabie saoudite! Et vous (les Saoudiens) iriez en guerre contre (une puissance aussi formidable que) l’Iran? Qui (osera attaquer l’Iran)? Engageront-ils Netanyahu pour déclencher une guerre contre l’Iran? Laissez-le d’abord s’occuper de ses propres problèmes (électoraux et avec la justice israélienne)!

    C’est la fin de la route (pour les Saoud)! Tous leurs projets et leurs espoirs reposaient ces dernières semaines sur Trump, son incitation à la guerre, Bolton, Pompeo et tous leurs compagnons pervers qui menaçaient d’attaquer l’Iran et de le dévaster. Mais c’est fini. Tous leurs espoirs ont été anéantis.

    C’est la raison pour laquelle ce sommet a été convoqué à La Mecque, comme je l’ai dit, pour appeler les mondes arabe et musulman et les pays du Golfe à l’aide. « Hâtez-vous donc (à notre aide), O Arabes » (cria la dynastie Al-Saud)! J’ai écrit ici… Où est ce document?… J’ai écrit (résumé à ce sujet)… “L’Arabie Saoudite a convoqué le triple Sommet pour se renforcer avec le soutien du Golfe, il s’est déchiré…” Car qui est responsable de la crise dans le Conseil de coopération du Golfe? L’Arabie Saoudite! “(L’Arabie saoudite a convoqué le triple sommet) pour se renforcer avec le soutien du Golfe qu’elle a déchiré, des Arabes qu’elle a écrasés…” Y a-t-il un seul pays arabe où l’Arabie saoudite n’a pas créé la discorde et la division? Et jusqu’à présent, jusqu’à présent, il y a des pays arabes déchirés par des guerres civiles, et l’Arabie Saoudite en est (le principal) responsable. Et il y a des pays arabes sous la menace de tomber dans des guerres civiles (Algérie, Soudan…), et nous devons chercher (la main de) l’Arabie saoudite (derrière elle). « (L’Arabie saoudite a convoqué le triple sommet pour se renforcer avec le soutien du Golfe qu’elle a déchiré), des Arabes qu’elle a écrasés et des musulmans parmi lesquels elle a propagé la sédition de takfir. »

    Voir Pakistan: l’Arabie saoudite veut devenir plus forte en obtenant le soutien de ce pays, tout en propageant son idéologie takfiri chez les Taliban, qui ont créé d’innombrables problèmes pour l’armée et le peuple pakistanais. Aujourd’hui, l’Arabie saoudite appelle tous ces pays à le sauver (et à le sortir du bourbier yéménite).

    Premièrement, en ce qui concerne le Sommet… Je conclurai mes remarques par quelques mots. En ce qui concerne le sommet (de la Mecque), tel est le contexte qui l’explique. C’est un appel à l’aide, un appel à l’aide, une demande d’intercession… Vous savez que c’est le Ramadan (où tous les souhaits peuvent être exaucés), alors les Saoudiens font des prières, expriment leurs souhaits, cajolent (les gouvernements arabes) afin que  leurs souhaits se réalisent, à cause de leur échec et de leur impuissance, et parce que leurs espoirs ont été anéantis. L’axe opposé (États-Unis, Israël, Arabie saoudite) n’est en aucun cas en position de force. Il est dans une position de faiblesse et d’échec, désespéré, très confus et complètement découragé. C’est la vérité.

    Deuxièmement, considérons la déclaration commune publiée après le sommet. Nous voyons qu’elle est composée de 10 points, qui ne parlent que de l’Iran et des «houthis», comme ils les appellent, mais à la fin de cette déclaration, alors que nous commémorons la Journée internationale d’Al-Quds (Jérusalem), à la fin de cette déclaration, vraiment les deux dernières lignes, nous lisons: «Et concernant la cause palestinienne, principale cause des Arabes, le Sommet a confirmé son attachement aux résolutions du 29ème Sommet arabe (d’avril 2018) à Dhahran (Arabie saoudite), ou le sommet Al-Qods, et les résolutions du 30e sommet arabe à Tunis (en mars 2019). ”Période. Ils n’ont même pas consacré deux lignes à la Palestine! Ils ne lui ont donné qu’une ligne et demie de leur déclaration finale! C’est l’importance de la Palestine pour le Sommet arabe. Je ne sais même pas s’ils en ont réellement parlé (au cours de leurs discussions), je viens de lire la déclaration finale.

    Et à propos du sommet du Conseil de coopération du Golfe, il y a une chose vraiment amusante, le 4ème point. Écoutez le 4ème point (de la déclaration finale) du Sommet du Conseil de la coopération du Golfe: «Confirme la force, l’harmonie et la résolution du Conseil de coopération du Golfe et l’unité de ses membres autour d’une ligne commune face à ces menaces. ”Et ils disent cela alors qu’ils assiègent le Qatar! Ils assiègent l’État et le peuple du Qatar depuis plus d’un an! C’est vraiment hilarant, oncle! Par Dieu, certaines personnes ne réalisent vraiment pas qu’elles sont devenues la risée du monde! Le monde entier se moque d’eux, les rabaisse et les humilie!

    Autre point concernant le sommet arabe, nous avons le devoir de louer la position exprimée par l’Iraq et le président de la République d’Iraq. C’est une position remarquable, courageuse et excellente. Quel dommage que le reste des présidents arabes, des rois et des émirs ne parlent pas de la même manière! Et la délégation irakienne n’a pas dit qu’elle voulait faire la guerre contre l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou qui que ce soit, rien de tel! Ils ont parlé de manière équilibrée (sans prendre parti pour l’Iran ni l’Arabie saoudite). Vous pouvez faire la même chose (et afficher une neutralité conciliatrice). Qu’est-ce qui vous a empêché de le faire, Arabes? Quel dommage que (les participants à ce sommet), malgré l’échec, l’impuissance et la confusion (de l’Arabie saoudite) et l’exploitation économique de la situation par les États-Unis, n’aient pas parlé en termes conciliatifs de l’Iran, alors que l’Iran lui-même, il y a quelques jours, a déclaré via ses délégués qu’ils étaient prêts à parler avec les États du Golfe et à conclure des pactes de non-agression avec eux! Pourquoi n’ont-ils pas adopté le même langage diplomatique ouvert et conciliant? S’ils l’avaient fait, leur argent, leur sécurité, leurs intérêts et même leur dignité ne seraient pas violés par Trump matin et soir.

    En ce qui concerne le Sommet arabe, j’ai encore une chose à dire: en tant que parti libanais participant au gouvernement du Liban, nous (Hezbollah) considérons que la position de la délégation officielle libanaise au Sommet arabe est en contradiction avec la Déclaration ministérielle (du gouvernement Hariri) et viole les engagements et les promesses du gouvernement libanais, qui a bénéficié de la confiance du Parlement sur la base de cette déclaration. Où est la neutralité promise, ô délégation libanaise officielle dans la ville sainte de La Mecque? Vous auriez pu dire… Il n’était même pas nécessaire que vous preniez une position similaire à celle de l’Irak. Vous auriez simplement pu dire que le gouvernement libanais était attaché à la neutralité (dans les conflits régionaux) et qu’une telle position était nécessaire dans l’intérêt national du Liban, qui devait rester neutre, comme il l’avait fait lors de sommets précédents.

    C’est pourquoi nous rejetons cette position (exprimée par la délégation libanaise), que nous considérons inacceptable et condamnons car elle ne représente pas le Liban. Elle ne représente que les membres de la délégation (en tant qu’individus) ou les partis politiques auxquels ils appartiennent. Il est impossible que telle soit la position officielle du Liban, une position qui publie une déclaration avec 10 paragraphes condamnant l’Iran et ne consacre qu’une ligne et demie à la Palestine, cette déclaration exprimant son soutien à un axe (Etats-Unis-Saoudo-Israélien) contre un autre (l’axe de résistance).

    Bien sûr, le parti de l’avenir aurait pu faire sa propre déclaration en soutenant avec éloquence la déclaration finale de ce sommet qui s’est tenu à La Mecque, c’est leur droit naturel. Cela ne nous dérangerait pas du tout car (il est de notoriété publique) que nous avons des positions opposées (sur des questions régionales). Nous avons déjà dit que la neutralité n’était pas requise des forces politiques. Et nous sommes les premiers à ne pas être neutres (et à annoncer fermement et publiquement nos positions contre les États-Unis, Israël, les Saoud…). Mais nous avons convenu que le gouvernement libanais resterait neutre. L’État libanais doit rester neutre (car il est composé à la fois de forces pro-américaines et pro-iraniennes). Et ce qui s’est passé à La Mecque va à l’encontre des engagements et des promesses (pris par l’Alliance pour l’avenir à la tête du gouvernement) et des intérêts nationaux du Liban.

    Cela m’amène au dernier point (de mon discours). (Je suis désolé) d’avoir été si long en cette nuit de ramadan, mais c’est une question délicate dont la mention ne peut être différée. En ce qui concerne la délimitation des frontières (terrestres et maritimes) (entre le Liban et Israël), comme je l’ai répété à maintes reprises, en tant que résistance, nous n’avons aucun problème et nous nous conformons aux décisions de l’État. Et malgré tout ce qui se passe aux frontières, nous laissons tout entre les mains de l’État, que ce soit bien ou mal, bien ou mal. En ce qui concerne la démarcation de nos frontières terrestres et maritimes, nous respecterons toutes les décisions de l’État (et nous n’aurons pas voix au chapitre).

    Et en faisant ces déclarations, je n’exagère pas. Certains frères pensent que mes paroles sont conciliantes mais ne coïncident pas avec la réalité, mais non, je dis la vérité quand je dis que, au Hezbollah, nous faisons confiance aux responsables libanais qui sont responsables de ce dossier et qui sont déterminés à défendre tous les droits du Liban à la terre et à l’eau, en termes d’espace maritime, de pétrole et de gaz (ressources présentes en Méditerranée). Nous avons (pleinement) confiance en eux et c’est pourquoi nous n’intervenons pas dans ce dossier. Voilà pour les points positifs, car je vais maintenant aborder un point très différent.

    Sur cette question, qu’est-ce que les États-Unis s’efforcent de réaliser par l’intermédiaire de leur envoyé, M. [David] Satterfield et ses semblables? Les États-Unis sont très forts pour exploiter tout, et exploiter (toutes les situations) de manière perverse (dans leur intérêt et à notre détriment). Puisque le Liban a besoin d’une délimitation rapide des frontières, notamment en mer, pour pouvoir (exploiter) le pétrole et le gaz (ressources en mer), et que le Liban a besoin d’une situation calme pour pouvoir obtenir des prêts financiers – car nous parlons principalement de prêts, pas des subventions -, dans ce contexte, les États-Unis en viennent à… J’espère que tous les Libanais vont m’écouter.

    Les États-Unis veulent exploiter les négociations (indirectes) (entre le Liban et Israël) sur la démarcation des frontières terrestres et maritimes pour résoudre un autre problème adjacent non lié, dans le seul intérêt d’Israël, et qu’Israël est incapable de résoudre depuis des années, à savoir les missiles de précision et la fabrication de missiles de précision.

    Depuis plus de deux ans (ambassadeurs, ambassades, services de renseignement étrangers, y compris les pays qui nous considèrent officiellement comme des terroristes, nous contactent constamment), cela ne les dérange pas. Ils nous ont posé les questions suivantes, ou (plutôt) nous ont adressé les messages suivants: vous avez des missiles de précision, et c’est quelque chose qu’Israël ne tolérera pas, et quand Israël apprendra sa place (sur le lieu de stockage), il les bombardera. C’est le message que nous recevons depuis plus de deux ans. C’est le premier point.

    Le deuxième point concernait l’accusation selon laquelle nous aurions des usines de missiles de précision au Liban, ce qui est (prétendument) une ligne rouge pour Israël qui ne sera pas tolérée, et l’avertissement que si Israël apprend à connaître leur emplacement, il les bombardera. Nous avons caché cette affaire au public pendant deux ans pour ne inquiéter personne et régler cette affaire en coulisse. Cependant, certaines choses qui me poussent à prendre la parole au cours de la semaine sont survenues au cours de cette semaine, car je pense que toute cette question sera bientôt débattue dans les médias, ce sujet étant débattu aujourd’hui dans des cercles plus larges. Je préfère exposer publiquement notre position sur cette question plutôt que de laisser les fonctionnaires (de l’État) responsables d’envoyer des messages ou de répondre à des questions (à ce sujet), et il est préférable que ces réponses proviennent directement de moi afin que les États-Unis, Israël et les autres les reçoivent distinctement. (C’est mieux), n’est-ce pas? C’est pourquoi je le mentionne.

    En ce qui concerne le premier point, la question des missiles de précision, nous sommes des personnes qui disent toujours la vérité, nous ne mentons jamais. Nous ne pouvons bien sûr pas révéler la vérité sans mentir, ou ne dire qu’une partie de la vérité, mais nous ne mentons jamais. C’est pourquoi quand ils nous ont demandé (si nous avions des missiles de précision), nous avons répondu que oui, nous avions des missiles de précision, et puis vous vous souvenez qu’il y a deux ans, le dixième jour (de ‘Ashura), j’ai annoncé très clairement que nous avions une précision missiles capables d’atteindre toutes les cibles requises dans l’entité sioniste.

    Et aujourd’hui, en cette Journée (internationale) d’Al-Qods (Jérusalem), à l’occasion du 40e anniversaire de l’annonce de cette journée, je dis au monde que oui, nous avons au Liban suffisamment de missiles de précision pour changer le visage de la région. et (contrarié) toutes les équations!

    [Audience: À votre service, O Nasrallah!]

    Mais je ne dis rien de nouveau. C’est ce que j’ai dit pour ‘Ashura il ya deux ans. Et à tous ceux qui nous ont demandé, nous avons dit oui, nous avions des missiles de précision. Et à tous ceux qui ont dit ou transmis des messages (menaces israéliennes), nous avons dit qu’il n’y avait pas de problème… Cela fait 1, 2 et 3 ans que ces messages circulent, et que notre réponse a été donnée et est parvenue à Israël: chaque fois qu’ils ont essayé pour nous intimider en parlant d’Israël, de lignes rouges, de choses inacceptables, de bombardements, de réactions (violentes), etc., notre réponse était claire, et je l’ai ensuite répétée publiquement (dans une interview) avec Al-Mayadeen TV et ensuite dans un discours en direct. Et je le répète: nous avons dit que contre toute agression, toute frappe israélienne contre toute cible liée à la Résistance au Liban, qu’il s’agisse de missiles ou autre, le Hezbollah exercera des représailles immédiates, directement et avec une (grande) force!

    [Audience: À votre service, O Nasrallah!]

    Et c’est pourquoi, depuis 1 an, 2 ans et 3 ans maintenant, ils n’ont jamais bombardé (Liban). Et plus encore, Israël se rend à l’ONU pour se plaindre que, sous le stade de football Al-Ahed, il y aurait des missiles. À cet endroit également (et ensuite, l’ONU) demande au gouvernement de vérifier si les missiles sont efficaces. présent à un endroit donné, etc. Ce n’est pas par mœurs ou par pudeur qu’Israël ne frappe pas nos missiles. C’est parce que nous sommes convaincus qu’ils n’osent pas le faire (parce qu’ils craignent nos représailles) et que nous répondrons à toute agression par une attaque similaire, sinon plus!
    [Audience: À votre service, O Nasrallah!]

    La question des missiles de précision était donc terminée (avec une impasse pour Israël). Personne ne peut rien faire contre cela. La question a donc été améliorée avec l’accusation de possession d’usines de missiles de précision (au Liban). Il y a quelques mois, un responsable (libanais) a déclaré que les États-Unis l’avaient contacté pour lui dire ceci et cela. J’ai répondu: «Mon cher fonctionnaire – je ne dis rien de spécifique pour protéger son identité -, cette information est fausse. Nous n’avons pas — et je parle en toute franchise — nous n’avons aucune usine de missiles de précision au Liban. ”Il a demandé si les Iraniens avaient de telles usines au Liban. Je lui ai dit que les Iraniens n’avaient pas d’usine au Liban, que ce soit pour les missiles de précision ou d’autres missiles, ou quoi que ce soit du tout.A ce jour, j’ai dit jusqu’à ce soir, jusqu’à cette Journée internationale Al-Quds usines de missiles de précision (au Liban). Les Américains sont donc partis et sont revenus plus tard (avec de nouvelles accusations), affirmant qu’il y avait de telles usines dans tel lieu, jusqu’à ce qu’ils aient dit récemment, à savoir que le processus de délimitation des frontières maritimes était entravé par le fait que dans une telle région , il y avait des usines de missiles de précision. Encore une fois, plusieurs responsables libanais m’ont posé des questions à ce sujet et j’ai dit que ce n’était pas vrai. Dans cette région, il existe des installations militaires, des fournitures et du matériel du Hezbollah, mais aucune usine de missiles de précision. C’est tout. Quel est mon argument? Ces fausses accusations ont été accompagnées de diverses menaces. Je ne dirai pas quelles étaient les menaces, car je n’avais aucune raison de les révéler, mais plusieurs menaces ont été proférées, de sorte que le Liban règle le problème (usines de missiles de précision), détruit telle ou telle installation, les rase et les termine. leur. Mais mes chers amis, savez-vous à qui vous avez affaire? Dans quel monde vivez-vous (croire que vos menaces peuvent effrayer le Hezbollah)? C’est absolument inconcevable pour nous. De plus, nous, au Hezbollah, sommes plus dignes de confiance et fiables que les Américains et leurs prédécesseurs et plus fiables que les Israéliens et leurs prédécesseurs. Quand je vous dis qu’il n’y a pas d’usines de missiles de précision, cela signifie qu’il n’y en a pas. Et s’il existait de telles usines, j’aurais dit ce soir à la télévision qu’il en existait, comme je le prouverai dans un instant. Je vais expliquer mon problème avec cette question et conclure mon discours. Le problème est que… C’est la raison pour laquelle je n’ai pas voulu discuter de cette question avec des responsables libanais, mais je souhaite que nous (tous les Libanais) y prenions part. La discussion même de ces questions avec les États-Unis, leur permettant simplement de nous poser des questions sur (nos armes), cette porte devrait à mon avis être fermée. Ce n’est pas leur affaire, ils n’ont pas le droit de se renseigner sur nos armes. Les États-Unis n’ont aucun droit de s’y mêler. Qu’il y ait ou non des usines de missiles de précision au Liban, cela ne les regarde pas. Israël, qui est juste à côté de nous, fabrique des missiles, des avions de guerre, des chars d’assaut, des armes nucléaires et chimiques. Laissez-les y aller et faites les mêmes demandes! Pour nous, c’est notre droit – et c’est ce que je veux ajouter ce soir -, nous avons le droit absolu de posséder tout type d’arme pour défendre notre pays. Et c’est notre droit absolu de fabriquer tout type d’armes, car avoir une arme n’a que trois possibilités: soit vous les achetez, soit quelqu’un vous les donne, soit vous les fabriquez. À Gaza, que font-ils? Ils les font. Au Yémen, que font-ils? Ils les font. Mais la mentalité saoudienne est incapable de concevoir que les Yéménites puissent fabriquer leurs propres missiles et drones (et accusent l’Iran de les avoir fournis). Que voulez-vous que je fasse à ce sujet? En Iran, que font-ils? Ils fabriquent leurs propres armes! Et nous avons absolument le droit de faire la même chose. J’affirme que les États-Unis n’ont pas le droit de débattre avec nous de ce droit. C’est le premier point. Comment cela vous concerne? Que nous ayons ou non de telles usines, cela ne vous regarde pas. Je vous assure qu’il n’y a pas encore de telles usines, mais vous n’avez pas le droit de me demander à la première place! Qu’il y ait ou non de telles usines, faites attention à vos affaires! Nous avons parfaitement le droit de disposer de toutes les armes qui nous permettent de défendre notre pays, que nous les achetions, nous les donnions ou que nous les fabriquions. C’est le premier point.

    Deuxièmement, si les États-Unis continuent de soulever ce problème, je leur dis ceci: nous avons toutes les capacités techniques et humaines, grâce à notre jeunesse, pour fabriquer des missiles de précision, et nous sommes parfaitement en mesure d’importer au Liban tous les équipements nécessaires pour: ouvrir de telles usines. Je déclare ce soir que si les États-Unis continuent à soulever cette question, faites savoir au monde entier que nous allons ouvrir des usines de missiles de précision au Liban!

    [Audience: À votre service, O Nasrallah!]

    Jusqu’ici, nous n’avons pas de telles usines (au Liban), mais si elles continuent à soulever ce problème, elles nous convaincront de le faire! Ensuite, le gouvernement parle de nombreux problèmes de l’industrie libanaise. Aujourd’hui, l’un des plus grands maux du monde est la vente d’armes… Pourquoi ris-tu, je suis sérieux! Nous sommes en mesure de fabriquer des missiles de précision et de les vendre au monde entier, aidant ainsi le Trésor libanais. C’est pourquoi je conseille à Satterfield de rester calme et de faire le travail qui lui est confié (sans empiéter sur nos affaires), car il prétend être là pour aider… Mais à qui (veut-il vraiment) Aidez-moi? Parce que vous savez qu’en général, les États-Unis ne sont pas des intermédiaires. Ils ne sont là que pour faire pression et défendre les intérêts d’Israël, et que Dieu aide nos frères libanais responsables de ces négociations. Laissez Satterfield fermer ce fichier et ne pas perdre son temps dans des menaces (inutilisées), et arrêtez de vous exercer. Il devrait cesser de s’exercer (en vain). C’est notre droit naturel (d’avoir toutes les armes requises), nous y resterons attachés et les menaces ne mènent à rien avec nous. Ces menaces ne sont pas nouvelles, mais remontent à 2 ou 3 ans. Je leur ai répondu et je ne veux pas avoir à me répéter, d’accord? Que ce soit maintenant, avant ou après, notre position reste la même.En conclusion, mes chers et nobles frères, en ce jour d’Al-Quds, en ce 40ème anniversaire de la célébration de ce jour, notre axe (Résistance) est en une position de force, comme c’est notre front (le champ de bataille). Il est vrai que nous avons consenti de nombreux sacrifices ces dernières années, mais par la grâce du sang des martyrs, nous sommes sortis de tous ces sacrifices plus forts et plus présents. Et c’est plein de force, de détermination, de foi et de confiance que je vous dis à tous que nous pouvons défaire le deal du siècle et le faire échouer, et au premier plan le peuple palestinien: lorsque les Palestiniens sont unanimes dans leur position souveraine, l’appelle, à propos du deal du siècle et de la conférence de Bahreïn (condamnés par toutes les factions), personne ne peut rien imposer, ni aux Palestiniens ni à la région.Lorsque le peuple syrien refusera de céder le Golan, le Golan ne deviendra jamais Israël, même si Trump redessine les cartes et les panneaux ci-dessous, comme annoncé par Netanyahu hier. Laissez-les signer ce qu’ils veulent, faire ce qu’ils veulent et dire ce qu’ils veulent (ce sera futile). Si nous restons présents sur le terrain, sur tous les champs de bataille, si nous restons attachés à nos droits, et surtout, avant, après et avec tout, si nous avons confiance en Dieu et en sa promesse de victoire, si nous croyons en lui, nos peuples, notre génération, nos hommes, nos femmes, notre cerveau, notre esprit et notre volonté, l’avenir appartient à Al-Quds, et non à Trump ni à tous les nains insignifiants qui travaillent pour Trump.Peace Be sur l’âme du grand Khomeiny, qui a fondé ce jour, une fête heureuse (al-Quds) et que Dieu vous accorde la victoire et la gloire.

    Source

    (Traduction automatique)

    Tags : Hasan Nasrallah, Liban, Iran, Hamas, Israël, Proche Orient, Moyen Orient,

  • Maroc – France : Le fantôme du hacker Chris Coleman plane sur la presse française

    En octobre 2014, un mystérieux pirate informatique a fait irruption sur la toile avec dans son bagage des milliers de documents de la diplomatie marocaine et des services secrets. Ses premières publications ont visé la complaisance de la grande majorité des journalistes français avec le pouvoir au détient les rennes au Maroc.

    Quatre journalistes en particulier ont fait les frais de ces publications : Mireille Duteil, du Point,Dominique Lagarde de l’Express, José Garçon de Libération et Vincent Hervouet, de LCI.

    Selon leurs correspondaces par mail, ils étaient manipulés directement par Ahmed Charaï, directeur du média L’Observateur du Maroc et d’Afrique et haut responsable au sein des services de contrespionnage, la DGED.

    Le hacker Chris Coleman a fait une deuxiéme réapparition en 2017 pour ensuite disparaître à jamais en laissant une grande partie de ses documents extirpés aux autorités marocaines sur le site Calameo.

    Cependant, son esprit est toujours présent du fait que la complaisance de la presse frañçaise avec le Makhzen est toujours de mise. Pour preuve, le dernier torchon publié par Le Point sous le grossier titre de « Maroc : la nouvelle puissance ».

    Malgré le départ de Mireille Duteil, ce média est resté fidèle à ses relations avec le palais royal de Rabat, ce qui dévoile une ligne politique assumée dont la profondeur reste à découvrir.

    Selon un commentateur marocain, « même la « presse » de propagande du régime marocain n’ose être hardcore à ce degré de canular. Mais Le Point a osé ». Mais il a omis de rappeler que le Maroc est un Etat qui n’hésite pas à utiliser la carte terroriste pour réaliser ses desseins en Europe. Non sans raison, la grande majorité des terroristes qui ont sévi dans les dernières années sont originaires du Maroc, le plus grand founisseur de terroristes, de drogues et prostituées dans le monde.

    La nouvelle puissance dont parle Le Point serait probablement ses records en matière d’analphabétisme, pauvreté, tourisme sexuel, pédophilie et violations quotidiennes des droits de l’homme. Tout cela sous la protection de l’Elysée, ce qui pourrait expliquer partiellement la complaisance dont on parle.

    Grâce au hacker Chris Coleman, nous savons que ces journalistes sont gâtés par le Makhzen pour qu’ils édulcorent la monarchie marocaine. Des vacances aux frais de la DGED, des cadeaux en espèces… Des pratiques connues dans la prétendue « patrie des droits de l’homme » où tous les excès sont permis en vue de préserver les intérêts géopolitiques, même au détriment de l’éthique et la morale.

    Coleman a été boudé par les marocains à cause de sa solidarité avec les sahraouis, mais son fantôme les guette partout. Ils pourront l’apercevoir dans les lignes de cet article du Point.

    Tags : Maroc, monarchie marocaine, Sahara Occidental, hacker Chris Coleman,

  • Maroc : Exécution sommaire en plein centre de Casablanca

    Vous vous rappelez le communiqué de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale) sur un inspecteur de police qui a ouvert le feu aux premières heures du dimanche contre deux « individus », un homme et une femme, les tuant sur le coup ?

    Selon les premiers éléments de l’enquête, lit-on dans ce communiqué, un inspecteur de police est intervenu pour « interpeller » quatre personnes en « état d’ébriété », deux filles et deux jeunes hommes, « présumés impliqués dans des activités criminelles et de possession par l’un d’entre eux d’une arme blanche ».

    Et le communiqué de rajouter : « Face à une résistance farouche de la part des prévenus, le policier a été contraint d’user de son arme de service, tirant deux balles qui ont atteint mortellement un jeune homme et une fille parmi les mis en cause ».

    Ça c’était le récit officiel de la DGSN…. jusqu’à hier. Le policier vient d’être suspendu. Ce qui signifie que vraisemblablement, la police a eu enfin le temps de visionner un enregistrement vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

    Dans cette vidéo on ne voit personne menacer le policier avec une « arme blanche », et encore moins lui opposer une « farouche résistance ». D’ailleurs le communiqué de la DGSN ne dit à aucun moment que l’individu abattu a utilisé sa supposée arme blanche, il parle uniquement de « port ».

    Sur cette vidéo, de mauvaise qualité, on voit un brouhaha autour d’un homme gisant par terre, sûrement mort, puis une échauffourée. On aperçoit aussi la silhouette d’une fille qui s’agite au milieu d’une foule de curieux. A un moment donné, apparaît un homme, qui n’est pas le policier, qui pousse violemment la fille par terre avant que le flic ne lui loge à bout portant une balle dans le corps. Tout se passe vite, moins d’une minute.

    Que s’est-il passé alors ? Si le policier vient d’être suspendu, c’est que le fragile récit débité par la DGSN dans son communiqué, et publié en trombe pour le dédouaner, a convaincu ses concepteurs qu’il ne tient pas la route.

    La police a-t-elle eu connaissance de témoignages à chaud, qui circulaient sur YouTube tout juste après la mise à mort de ces deux jeunes, et qui affirment que le policier « n’était pas dans son état normal », c’est-à-dire qu’il était ivre ? C’est possible.

    Voilà le récit des faits tels que rapportés par une source anonyme, qui connait les lieux du drame. Et on est loin de la version relatée par la DGSN.

    1. il n’a jamais été question d’interpellation de quatre délinquants « présumés impliqués dans des activités criminelles et de possession par l’un d’entre eux d’une arme blanche ». Tout ça c’est une construction légendée de la DGSN pour dédouaner le flic.

    2. L’inspecteur de police se trouvait dans la boîte de nuit de l’hôtel Transatlantique de Casablanca, dans le quartier de Derb Omar, quand il a eu une altercation avec un voisin de bar. Les deux hommes, tous les deux en état d’ébriété, sont alors sortis dans la rue pour en découdre. Et là, dans la rue, c’est le drame. Le policier, un inspecteur de police principal de la brigade d’investigation relevant du district de police d’Anfa, sort son arme de service et abat froidement le jeune homme.

    3. Une femme qui se trouvait également à l’intérieur du bar de l’hôtel commence à s’agiter en voyant la première victime par terre. C’est elle qu’on voit dans la vidéo. Elle n’avait, assure notre source, aucune relation ni avec le jeune homme mort ni avec le policier. Un fait qu’il faudra recouper. La fille semble reprocher quelque chose au policier. A ce moment, un troisième intervenant, qui n’est pas le flic, la pousse par terre et alors le policier tire sur elle alors à bout portant, la tuant sur le champ.

    Maintenant les questions : Pourquoi personne n’évoque l’homme qui jette la fille par terre avant que le policier ne la tue ? Qui est-il ? Selon notre source, il s’agirait du videur de la boîte de nuit de l’hôtel Transatlantique.
    Et pourquoi tous les récits ne font pas mention de l’hôtel Transatlantique où tout a commencé ?

    Notre source avance une explication. Ou plutôt deux.

    1. Premièrement, le vrai propriétaire de l’hôtel Transatlantique serait un gros ponte du régime.

    2. Deuxièmement, le Transatlantique, dont la boîte de nuit bénéficie d’une généreuse mansuétude des autorités locales qui lui permettent de rester ouverte après les horaires permis, héberge une bonne partie de la Garde royale quand le roi se déplace à Casablanca.

    Conclusion : Qu’un policier tire sur un dangereux malfrat menaçant avec une arme, blanche ou à feu, laisse généralement les Marocains indifférents, tellement ils sont exaspérés par la montée de l’insécurité dans leurs quartiers (YouTube est plein de vidéos montrant des policiers abattant des malfaisants armés de couteaux).

    Mais dans cette affaire tout porte à croire qu’il s’agit bel et bien d’une exécution sommaire que la DGSN a essayé dans un premier temps de camoufler en interpellation qui aurait mal tourné.

    Source : Ali Lmrabet

    Tags : Maroc, police, répression, DGSN,