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  • La mythomanie, une constante dans la vie socio-politique du Maroc

    Par Orilio Leaks

    Les tournées royales qui en trompe-l’œil, dont les véritables visées sont un secret de polichinelle pour le palais royal. Ceux qui connaissent l’histoire du Maroc savent très bien que les rois et leurs poupées animées de malfrat qui gouverne le pays avec les partis, les syndicats, les medias ont toujours utilisé le mensonge, dans le passé et le présent, comme moyen destine au citoyen marocain.

    Selon le dictionnaire des langues, la mythomanie est un trouble psychologique qui consiste á mentir de façon compulsive et pathologique dans le but de déformer la réalité pour la rendre plus supportable.

    Dans les années 1950, le mouvement progressiste dominait la scène internationale, en particulier dans les colonies africaines qui commençaient à devenir indépendantes.

    La montée de ce mouvement a forcé les services secrets français à faire recours à des manœuvres très habiles pour créer une image déformée de la dynastie alaouite et lui octroyer une popularité dont elle faisait défaut. Pour cela, le colonialisme français et ses disciples du Makhzen n’ont pas hésité à divulguer le mensonge de l’apparition du roi Mohamed V du Maroc sur la Lune.

    Ainsi, le pouvoir royal et l’appareil d’État entourant le souverain sou¬mis aveugle aux ordres du monarque ont fait usage du mensonge pour construire une image fantasmagorique de la dynastie alaouite lui donnant des pouvoirs divins pour que le peuple marocain la voie différemment et beaucoup plus grand qu’elle ne l’est en réalité. Les dirigeants de régime marocains continuent de travaillent pour préserver cette image divine que le peuple s’est fait de la monarchie.

    Pour cette raison, la presse et media marocaine sous l’orientation des services secrets parle de milliers d’exemplaires du Coran offerts par le roi Mohamed VI à ses amphitryons africains. Ils prétendent même l’existence d’une influence religieuse du souverain alaouite sur certains pays sub-sahariens.

    « Notre relation avec l’Afrique dépasse de loin les cadres classiques limités, elle est spirituelle et dure depuis toujours », avait dit l’ex-corrompu premier ministre marocain Abdelilah Benkirane de la secte terroriste (les frères musulmans) dans une tentative désespérée de faire du retentissant échec diplomatique une fausse victoire et d’éviter ainsi de rendre compte de la défaite infligée au Maroc par le conflit sahraoui.

    Le mensonge est utilisé au Maroc comme instrument rationnel et délibéré pour faire de la politique, surtout depuis que l’état profond (l’entourage de souverain) tente de justifier l’injustifiable au Sahara occidental, soutenu par la France afin de partager avec ses ressources naturelles.

    Le régime marocain utilise les mensonges pour améliorer son image auprès du peuple, une image détériorée par l’accumulation d’erreurs politiques et diplomatiques de raison pour laquelle, la mythomanie est devenue une constante dans la vie socio-politique du Maroc, au point d’être adoptée par le roi Mohamed VI lui-même afin de cacher l’isolement de son pays au niveau de l’Afrique à un moment où l’Afrique a décidé unanimement de s’engager dans la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à faire pression sur l’ONU pour qu’elle assume ses responsabilités envers la dernière colonie d’Afrique.

    Les dirigeants de Rabat ont besoin de faire un geste pour dire aux Marocains que tout va bien et qu’il n’y a rien à craindre du continent africain. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à parler de « leadership du Maroc en Afrique », « Mohamed VI, Roi des Africains », « Le Roi termine sa tournée avec une note de satisfaction, etc. ».

    Dans ce contexte rentre la tournée du Roi du Maroc dans certains pays d’Afrique sub-saharienne. Une tournée limitée géographiquement puisque les sorties de Mohamed VI dans le continent noir sont confinés entre cinq pays d’Afrique subsaharienne. Comme si l’Afrique se limiterait aux cinq pays qui constituent le dernier bastion de l’appelée Françafrique, l’empire français en Afrique.

    Ainsi les périples africains du souverain alaouite alternent le Gabon, le Sénégal, le Côte-d’Ivoire, le Mali et la Guinée. Elles sont les seules destinations que Rabat a pu inscrire dans l’agenda du roi du Maroc pour cacher deux actes d’une importance transcendantale et qui coïncident délibérément avec la date de son voyage: Les festivités marquant le 50e anniversaire de la fondation de l’entité panafricaine (OUA-UA) et les activités réalisées par les universités nigérianes en guise de soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Afrique, Mohammed VI, mythomanie, Union Africaine,

  • Les six régions de l’Union Africaine

    Depuis le retour du Maroc acté le 30  janvier 2017, tous les pays africains sont désormais membres de l’Union africaine.

    Les 55 membres sont répartis en cinq zones géographiques (Nord, Sud, Est, Ouest et Centre).

    Nord (7 pays) : Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie, République arabe sahraouie démocratique et Tunisie

    Sud (10 pays) : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe

    Est (14 pays) : Comores, Djibouti, Ethiopie, Érythrée, Kenya, Madagascar, Maurice, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan du Sud, Soudan et Tanzanie

    Ouest (15 pays) : Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo

    Centre (9 pays) : Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, São Tomé-et-Príncipe et Tchad

    Diaspora (~ 170 millions de personnes) : « La Diaspora africaine se compose des peuples d’origine africaine vivant en dehors du continent, indépendamment de leur nationalité et de leur citoyenneté et qui sont disposés à contribuer au développement du Diaspora continent et à la construction de l’Union africaine. », Définition de l’Union africaine

    La diaspora est considérée depuis 2003 comme sixième région afin d’encourager la participation des personnes d’origine africaine résidant en dehors du continent.

    L’Afrique de l’Ouest, avec ses 15 États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), est la région avec le plus grand nombre de pays. C’est également la région la plus peuplée, avec environ 350  millions de personnes en 2015. Le Nigéria compte plus de la moitié de la population ouest-africaine et devrait devenir le troisième pays le plus peuplé d’ici 2050, après la Chine et l’Inde.

    L’Union africaine reconnaît huit communautés économiques régionales (UMA, COMESA, CEDEAO, CEEAC, CEN-SAD, CAE, IGAD et SADC[1]). Piliers de l‘intégration économique, elles sont étroitement associées aux travaux de l’Union africaine dont elles sont les pierres angulaires. Malgré de nombreux défi s, la CEDEAO fait partie des communautés économiques régionales ayant la meilleure performance sur le continent.

    [1]Union du Maghreb arabe (UMA), Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) et Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

    Tags: Afrique, Union Africaine, CEDEAO, COMESA, UMA, CAE, IGAD, SADC,

  • Pourquoi les pays africains payent un impôt colonial en France malgré leur indépendance?

    Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

    Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

    Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

    Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

    Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

    Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

    Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

    Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

    En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

    Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

    De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

    Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

    Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

    Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

    En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

    Nombre De Coups En Afrique Par Pays
    Ex colonies françaises

    Autres pays africains

    Pays                                  Nombre de coup d’état

    Togo                                   1

    Egypte                                1

    Tunisia                               1

    Libye                                  1

    Cote d’Ivoire                      1

    Equatorial Guinea            1

    Madagascar                        1

    Guinea Bissau                  2

    Rwanda                              1

    Liberia                                2

    Algeria                                2

    Nigeria                                3

    Congo – RDC                      2

    Ethiopia                             3

    Mali                                     2

    Ouganda                            4

    Guinea Conakry               2

    Soudan                              5

    Congo                                3

    Tchad                                3

    Burundi                            4

    Central Africa                 4

    Niger                                4

    Mauritania                      4

    Burkina Faso                   5

    Comores                           5

    Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

    En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

    «Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “

    Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

    En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

    Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

    Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

    En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

    Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

    Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

    1 . La Dette Coloniale Pour Les Avantages De La France Colonisation
    Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

    Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

    2 . Confiscation Automatique Des Réserves Nationales
    Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

    La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

    La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

    Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

    En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

    Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

    Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

    La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

    La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

    Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

    L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

    3 . Droit De Priorité Sur Toute Ressource Brute Ou Naturel Découvert Dans Le Pays

    La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

    4 . Priorité Aux Intérêts Et Aux Entreprises Françaises Dans Les Marchés Publics Et Constructions Publiques

    Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

    En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

    En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

    5 . Droit Exclusif De Fournir Des Équipements Militaires Et De Former Les Officiers Militaires Des Pays

    Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

    La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

    6 . Droit Pour La France De Pré-Déployer Des Troupes Et Intervenir Militairement Dans Le Pays Pour Défendre Ses Intérêts

    Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

    Les bases militaires françaises en Afrique

    Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

    Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

    Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

    Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

    7 . Obligation De Faire Du Français La Langue Officielle Du Pays Et De La Langue Pour L’éducation

    Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

    Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

    8 . Obligation D’utiliser La L’argent De La France Coloniale Le FCFA

    C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

    9 . Obligation D’envoyer Le Rapport Annuel France Du Solde Et De Réserve
    Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

    10 . Renonciation À Entrer En Alliance Militaire Avec Tout Autre Pays , Sauf Autorisation Par La France

    Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux! ).

    Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

    11 . Obligation De S’allier Avec La France En Situation De Guerre Ou De Crise Mondiale

    Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

    Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

    Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

    Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

    Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

    Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

    C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

    La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand “

    A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

    Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.

    “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”. SEKOU TOURE

    Mawuna Remarque Koutonin

    Article original : http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

    Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

    https://www.facebook.com/dossou.gaglozoun

    Source : Afrikhepri

    Tags: Afrique, France, françafrique, franc CFA, FCFA, colonialisme, 

  • Espagne : Le MAE approuve la première stratégie intégrale pour l’Afrique

    Borrell entame une tournée du continent la semaine prochaine

    Pour la première fois, l’Espagne dispose d’une stratégie pour l’Afrique qui transcende les mesures de gestion migratoire. Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi le dénommé plan « plan Afrique », qui tente de présenter le continent comme un foyer d’opportunités au lieu de le regarder exclusivement à travers le prisme migratoire. Le document met particulièrement l’accent sur l’encouragement des entreprises espagnoles à investir dans la région. Le ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, se rendra la semaine prochaine en Gambie et en Éthiopie pour transférer certains de ces objectifs à ses voisins africains.

    Le plan n’est pas associé à des éléments économiques précis. « Il s’agit de mobiliser des ressources publiques et privées, y compris de l’UE. Il va y avoir beaucoup d’aide européenne à l’Afrique. Il ne s’agit pas d’allouer une somme d’argent par an, mais de créer une architecture institutionnelle qui montre que nous donnons réellement la priorité au continent africain « , a déclaré M. Borrell au siège du ministère.

    À titre d’exemple du degré d’implication privée auquel il aspire, le ministre cite l’expansion des entreprises espagnoles en Amérique latine depuis les années 1980. « L’Afrique se trouve aujourd’hui dans une meilleure situation économique que ne l’était l’Amérique latine au cours de cette décennie « , a déclaré M. Borrell, qui rencontrera mardi prochain les autorités gambiennes et jeudi les autorités éthiopiennes. Dans la capitale, Addis-Abeba, il rencontrera également des représentants de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Il y présentera les grandes lignes du plan, qui se compose de quatre blocs : paix et sécurité, développement durable, institutions et mobilité.

    Le tabou de la migration

    Face aux initiatives précédentes, plus axées sur le contrôle de la migration, le schéma actuel évite même le terme migration (au lieu de cela, il utilise le terme mobilité). La logique est que si le continent améliore sa sécurité, réduit les inégalités économiques et renforce ses institutions, il y aura moins de migrations irrégulières vers l’Europe.

    Les projections justifient cette attention accrue pour l’Afrique. « Depuis que j’ai rejoint le ministère [en juin dernier], il y a 35 millions d’africains de plus « , explique Borrell. La Banque mondiale estime que le continent devra créer 900 millions d’emplois au cours des 30 prochaines années pour absorber son expansion démographique. « C’est une responsabilité africaine, mais elle nous touche directement. C’est une façon de dire que s’ils ne trouvent pas d’emploi sur leur territoire ou dans les pays voisins, les Africains seront davantage incités à se rendre dans le continent européen.

    Outre l’Éthiopie, que Borrell visitera la semaine prochaine, le projet fixe quatre autres pays prioritaires pour l’Espagne : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola et le Sénégal. Le document vise à renforcer les liens avec l’Afrique subsaharienne car les relations avec le Maghreb sont déjà beaucoup plus fluides.

    Afin d’éviter que le plan n’expire, comme c’était les précédents, le gouvernement établit une révision tous les trois ans.

    El País, 2 fév 2019

  • Au Sénégal, la françafrique a gagné les élections

    Lorsqu’on entend le mot « négrier » on a tendance à faire le lien avec les blancs, alors qu’en Afrique il ya, depuis les années 1969, des négriers noirs et ils sont pires que les blancs. Ce sont les leaders imposés par la France en vue de défendre son système de pillage en Afrique de l’Ouest. Ceux qui se sont rebellés contre Paris ont trouvé la mort. Patrice Lumumba (RDC), Thomas Sankara (Burkina Fasso), Barthélemy Boganda (RCA), Sylvanus Olympio (Togo), François Tobalbaye (Tchad), Mouamar Kadhafi (Libye).

    Ce que l’Elysée désire c’est que l’Afrique de l’Ouest, l’arrière-cour de la françafrique, soient dirigés par des marionnettes telles qu’Alassane Ouattara, Idriss Déby, Macky Sall, et Ibrahim Keïta pour garder sa mainmise sur les recettes du Franc CFA, cette injustice historique qui fait honte aux africains.

    Au Sénégal, le pseudo-processus démocratique a accouché d’une souris appelé Macky Sall. Pseudo-processus parce qu’en Françafrique il n’a jamais existé de processus électoral transparent, équitable et cŕedible. Autrement dit, tous les satrapes, corrompus et usurpateurs, les nouveau négriers de l’Afrique ne seront pas sur leurs trônes.

    Ceux qui l’ont félicité, ont félicité une « victoire » découlant d’une ĺection instrumentalisée au résultat connu d’avance. Ils ont félicité un négrier.

    Depuis le Traité de Berlin du 26 février 1885, l’Occident vit dans l’opulence grâce au pillage des ressources africaines. Cela n’a pas cessé grâce à la trahison des leaders africains. Ces derniers devraient suivre l’exemple de président rwandais Paul Kagamé. Depuis qu’il a coupé les liens avec la France, son pays a décollé sur la voie du progrès et du développement.

  • Comment le Maroc a soudoyé Sao Tomé et Principe

    Une note envoyée le 12 décembre 2012 par Abdellatif Bendahan, ancien directeur des affaires africaines au MAE marocain Saadeddine El Othmani, rapporte un entretien à Paris entre Bendahan et le Premier Ministre de Sao Tomé Et Principe, Patrice Trovoada.

    Selon cette note, ce dernier a demandé le montant de 10 millions de dollars et des tenues pour l’armée, les forces de sécurité et la Garde Républicaine.

    La demande a été transférée par le roi du Maroc à la DGED.

    Bendahan rappelle qu’en 2012, l’Agence Marocaine de Coopération Internationale a financé l’électricité publique de la ville de Sao Tomé et Principe.

    Selon lui, Patrice Trovoada est pro-marocain alors que le Président à l’époque, Manuel Pinto da Costa, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe – Parti social-démocrate est pro-sahraoui.

    Mars 2012 : Patrice Trovoada reçu au Maroc par le PM marocain