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  • Maroc: L’article qui a coûté 20.000 dollars à la DGED

    Maroc, DGED, lobbying, Etats-Unis, Printemps Arabe, Forbes, Richard Miniter, Ahmed Charaï,

    L’article est paru dans le Magazine New Yorkais des Affaires « FORBES ». Son auteur est Richard Miniter, un blogueur présenté par Ahmed Charaï comme « Grand journaliste d’investigation ». « C’est l’un des meilleurs article écrit sur SM Le Roi depuis 10 ans, en plus par un Grand journaliste d’investigation comme Richard Miniter!). A mon avis, l’impact aux USA sera certainement fort, au Maroc, on doit le relayer au maximum. Je propose de le traduire, dès sa publication, et de le publier dans Al Ahdate, l’Economiste, sans oublier la presse électronique.

    Suite à la rédaction de cet article, Miniter a demandé à Charaï le prix. « N’oublie pas mon cadeau (20.000 dollars) que tu m’as promis », dit-il dans un email daté du 24 avril 2012. « Je suppose que tu as mon numéro de compte bancaire, a-t-il ajouté.

    Dans un autre mail envoyé le 3 mai 2012, Miniter rappelle qu’il attend toujours son cadeau et fait la publicité à son article. « J’ai reçu de nombreux appels de plusieurs membres du personnel du député à propos de l’article. J’espère que votre roi était très heureux et qu’un jour il me donnera une distinction », a-t-il dit.

    Voici le texte intégral de l’article :

    Le printemps arabe est-il mauvais pour les investisseurs ?

    CASABLANCA – Depuis presque un an, diplomates, experts et journalistes disent aux investisseurs de ne pas s’inquiéter des nouveaux gouvernements islamistes qui émergent dans le sillage du Printemps arabe. Ils ont tort.
    L’argument des optimistes était simple : « Les réalités démocratiques obligeront les islamistes à maintenir la croissance économique afin de remporter les prochaines élections. » Le printemps arabe ne se transformera pas immédiatement en hiver ; la responsabilité rend les politiciens responsables et ainsi de suite.

    Certes, les islamistes ont parlé d’un bon jeu. Dans le programme de leur parti et dans leurs discours, les islamistes marocains ont souligné qu’une économie plus libre attirerait les investisseurs étrangers et stimulerait l’emploi. Ils ont déclaré que la réduction du chômage des jeunes était leur problème numéro un. Ils ont déclaré vouloir ramener la croissance annuelle du PIB à 7 % par an, faisant du Maroc un « tigre asiatique ». Ils ont déclaré vouloir conclure des accords de libre-échange avec leurs voisins. (Le royaume a déjà des accords de libre-échange avec les États-Unis et l’Union européenne). Ils se sont dits favorables à la déréglementation et à la privatisation et ont même proposé une modeste réduction des impôts. Les choses s’annonçaient donc bien.

    Et la peur des électeurs inconstants était censée discipliner les islamistes. Lorsque les partis islamistes ont gagné en novembre dernier, ils ont même remporté Casablanca, le centre commercial du Maroc. Ils ont persuadé les propriétaires de petites entreprises et les professions libérales de passer des partis libéraux et socialistes, qui avaient recueilli leurs voix en 2007, aux islamistes, en novembre 2011. Ces électeurs s’attendaient à des réformes économiques et à des changements sociaux modestes, et non l’inverse. Si les islamistes ne tiennent pas leurs promesses en matière d’économie, ils seront éliminés.

    Pour être sûr, le Maroc n’allait jamais adopter la constitution de la liberté de F.A. Hayek. Les dirigeants islamistes ont déclaré que leurs modèles économiques provenaient de la Turquie et des partis de centre-droit français, et non de Singapour ou du Chili. Mais, surtout, ils ne regardaient pas non plus du côté de l’Iran ou de la Chine. La Turquie était, jusqu’à récemment, un pays à forte croissance qui combinait l’esprit d’entreprise avec une déférence croissante pour l’Islam. (Au cours des 18 derniers mois, cependant, la Turquie a incarné les dangers de l’islamisme en politique ; l’AKP au pouvoir a lancé un djihad contre les généraux laïques de la république et ses dissidents, s’est rapproché de l’Iran sur le plan diplomatique, la croissance économique a stagné et les investisseurs cherchent la sortie).

    Aujourd’hui, après quelques mois au pouvoir, le parti islamiste au pouvoir au Maroc dévoile un nouveau programme, qui effraie déjà les milieux d’affaires locaux et les investisseurs étrangers.
    Un ministre du gouvernement islamiste – dans une série de discussions privées – a suggéré que les agences gouvernementales, et même les entreprises appartenant en partie à l’État, ne devraient plus faire de publicité dans les journaux et les magazines qui font également de la publicité pour l’alcool, un produit légal au Maroc. Cela signifie que la compagnie aérienne d’État, Royal Air Maroc, ne peut plus placer d’annonces dans la plupart des grands quotidiens. Le problème pour les éditeurs : Les compagnies aériennes et l’alcool sont tous deux de gros annonceurs, et la perte de l’un ou de l’autre serait douloureuse. En effet, certaines publications pourraient fermer, quel que soit le camp qu’elles choisissent. Jusqu’à présent, il ne s’agit pas d’une réglementation, mais d’une campagne de chuchotement. Mais les éditeurs locaux reçoivent le message.

    Un autre islamiste, le ministre des communications, a envisagé publiquement de prendre un décret obligeant les chaînes de télévision à interrompre les programmes populaires pour diffuser des sermons à la place, aux heures de grande écoute les soirs de semaine. Cette mesure est fatale pour l’audimat et donc pour les recettes publicitaires. C’est aussi le signe que le Maroc est en train de changer ses habitudes d’accueil, passant philosophiquement de Paris à Riyad. Où un investisseur étranger préférerait-il passer un week-end ?

    Avant même que la règle ne soit finalisée, elle était considérée comme un présage, un signe avant-coureur des idées destructrices des islamistes sur le plan économique. Dans le milieu des affaires, la conversation passe rapidement de l’observation à l’extrapolation. Chaque fois que les hommes politiques s’intéressent davantage aux symboles qu’aux réalités, ils sont séduits par une poésie empoisonnée qui pousse leur peuple dans l’étreinte moite de la pauvreté. Il n’y a pas forcément de conflit entre la mosquée et le marché, mais les islamistes ont appris leur économie des socialistes arabes et d’Europe de l’Est. Beaucoup d’entre eux aiment encore l’idée d’une économie dirigée et aiment l’idée de donner des ordres. Cela ne fonctionne pas mieux en Iran qu’en Biélorussie. Pourquoi l’essayer au Maroc, qui dispose d’une économie moderne diversifiée et relativement libre ? C’est pourquoi les investisseurs et les entrepreneurs locaux sont nerveux.

    Il y a quelques jours, le roi a demandé à voir le chef du gouvernement et le ministre des communications. Il lui a rappelé que le nouveau gouvernement devait respecter la constitution, qui donne aux radiodiffuseurs la liberté de parole, et il a rappelé aux chefs de gouvernement de respecter la diversité des peuples au Maroc. Tous ne sont pas musulmans, a-t-il dit, et ne seraient pas nécessairement servis par un sermon.

    Pour l’instant, les ministres islamistes ont compris le message. Le roi observe et tout geste extrême pourrait être contrôlé par le monarque constitutionnel.
    Seuls deux hommes peuvent sauver le Maroc maintenant – et sauver la promesse du printemps arabe. L’un est le roi du Maroc, l’autre le président des États-Unis.

    Pendant des années, la principale force libéralisatrice était le roi lui-même. Mohammed VI est un dirigeant jeune et poli, aussi à l’aise en français qu’en arabe, dans les sphères européenne et arabe. Cela lui a donné la capacité unique de défendre les cultures traditionnelles et tribales tout en voyant la sagesse de développer une économie diversifiée et moderne basée sur l’accomplissement individuel.

    Plus important encore, Mohammed VI a été l’un des libéralisateurs les plus agressifs au monde.
    Il a défendu et signé des accords de libre-échange avec les États-Unis et l’Union européenne. Il a encouragé les investissements étrangers par un traitement fiscal favorable et la réduction des formalités administratives. Il a maintenu une monnaie stable et combattu la corruption qui agit comme un impôt caché sur le développement. Il a versé des milliards pour investir dans les régions pauvres du sud de son royaume et a ensuite exploité les infrastructures pour attirer les investissements étrangers dans les hôtels, les fermes et les exploitations touristiques.

    En encourageant les investissements étrangers par la déréglementation et les investissements locaux par un meilleur accès au crédit (le roi a réformé les lois bancaires), le Maroc a connu une croissance économique robuste. Le Maroc a connu une croissance moyenne de 3 % par an en termes de produit intérieur brut par habitant au cours des années précédant l’accession au trône de Mohammed VI (1990-1999). Ce chiffre est passé à une moyenne de 8 % par an sur la base du PIB par habitant pendant le règne de Mohammed VI (1999-2010), selon la Banque mondiale. (Les chiffres ne sont pas encore disponibles pour 2011).
    La libéralisation des marchés et la modernisation des réglementations ont permis d’attirer davantage d’investissements étrangers. La formation brute de capital fixe, qui mesure les efforts d’investissement nationaux par rapport au PIB, a grimpé à 35 % du PIB en 2011. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux 25 % enregistrés entre 1990 et 1999, selon les recherches de l’OCDE, dont le siège est à Paris.

    En conséquence, l’investissement étranger net moyen a bondi sous le règne de Moahmmed VI à 1 456 millions de dollars par an, contre 213 millions de dollars par an sous le règne de son prédécesseur Hassan II, selon la Banque mondiale.
    Le PIB total du Maroc a presque doublé au cours des onze dernières années, sous le nouveau roi réformateur. Selon un rapport présenté par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique à Addis-Abeba, le taux de croissance du PIB du Maroc (5,3 %) en 2009, dépasse celui de l’Égypte (4,7 %), de la Tunisie (3 %), de la Mauritanie (2,3 %), de l’Algérie (2,1 %) et de la Libye (1,8 %). Et ce, avant que le « printemps arabe » n’étouffe les taux de croissance partout en Afrique du Nord – partout, sauf au Maroc.

    Le taux de pauvreté a été réduit presque de moitié, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement. Au début du règne de Mohammed VI, quelque 4,5 millions de Marocains se trouvaient sous le seuil de pauvreté. Aujourd’hui, ils sont moins de 2,6 millions. Le PNUD attribue la réduction massive de la pauvreté à « l’Initiative nationale pour le développement humain que Mohammed VI avait lancée en 2004 ».

    Pour lutter contre la corruption et les violations des droits de l’homme, le roi a créé le Conseil consultatif des droits de l’homme et l’Instance équité et réconciliation. Il s’agit d’organes indépendants qui ont versé des compensations financières aux victimes de brutalités policières et d’emprisonnements injustes pendant le règne des prédécesseurs du roi.

    En outre, il a mis en œuvre de vastes réformes de la police locale et nationale et mis fin à la répression des dissidents politiques. En conséquence, un large éventail de personnes et de partis non conventionnels opèrent ouvertement au Maroc – des radicaux maoïstes aux salafistes. Pour autant qu’ils évitent la violence ou d’autres activités criminelles (trafic de drogue, enlèvement, etc.), ces groupes sont libres de s’exprimer lors de rassemblements, de publier des journaux et même de présenter des candidats aux élections. À bien des égards, le Maroc jouit aujourd’hui de plus grandes libertés politiques et d’une plus grande représentation politique que, par exemple, la Roumanie ou la Moldavie.

    Conscient que les millions de pauvres et de quasi-pauvres constituent une menace pour la stabilité de son royaume, le roi a lancé un programme de soins de santé pour fournir des soins à 8,5 millions de personnes n’ayant pas accès aux soins de santé. Contrairement au National Health Service britannique, le programme RAMED du Maroc n’est pas gratuit pour tous. À l’exception des personnes très pauvres, chacun doit verser un co-paiement en fonction de ses revenus – en moyenne environ 1 dollar par mois. Cette somme n’est pas négligeable dans de nombreuses régions du Maroc, mais elle est abordable. Le principe du co-paiement réduit la demande, qui autrement mettrait le système en faillite en raison de coûts excessifs.
    Il a également libéralisé la politique du Maroc. Les femmes et les minorités religieuses (y compris les juifs et les chrétiens) ont les mêmes droits en vertu de la nouvelle constitution. Il a transféré le pouvoir de lui-même à des gouvernements nationaux et régionaux élus.

    L’administration Obama doit faire plus que des discours. Aussi fulgurant qu’ait été le discours d’Obama au Caire, il n’a pas été suivi de changements significatifs dans la politique. L’administration Obama a continué à travailler avec des partis, des factions et des personnalités qui n’acceptaient pas les valeurs libérales comme point de départ. Un signe révélateur : regardez le processus interne d’un parti pour sélectionner ses dirigeants. Si un parti n’élit pas ses dirigeants dans le cadre d’élections équitables et multi-candidates, il ne sera pas une force démocratique et pacifique s’il arrive au pouvoir. Les Frères musulmans d’Égypte et les islamistes de Tunisie répondent à ce critère. Le Hamas et le Front Polisario ne le font pas.

    Une fois qu’un parti atteint ce seuil, l’administration doit continuer à s’engager afin de l’influencer dans une direction plus libérale, respectueuse de la diversité religieuse, de la propriété privée, de la liberté d’expression et des élections libres. La façon dont un parti traite les chrétiens et les juifs est un bon baromètre, la façon dont il traite les investisseurs étrangers en est un autre.
    La plus grande gaffe historique de ces 30 dernières années a peut-être été celle des années Bush. Le président George H.W. Bush a assisté à la chute du mur de Berlin, à l’émergence d’États embryonnaires plus libres en Europe de l’Est et à une transition en Russie même. Pourtant, à part envoyer des conseillers économiques et des diplomates, Bush n’a pas fait grand-chose pour guider ce processus historique. L’administration pensait que tout conseil serait perçu comme une ingérence. Et certains de ses conseils n’ont pas été utiles. Lorsque les réformateurs ont voulu interdire aux anciens responsables communistes de se présenter aux élections dans les nouvelles nations, le département d’État les a vivement encouragés à ne pas céder à cette tentation. En conséquence, la Bulgarie, la Hongrie et même la Pologne ont été accablées par une décennie de luttes politiques inutiles avec les défenseurs « post-communistes » de l’ancien régime. (Des conseils similaires concernant les responsables baasistes en Irak ont également retardé les progrès dans ce pays). Dans le monde réel, la protection du libéralisme exige parfois des moyens illibéraux. Pour être accepté en tant que parti politique légitime, le parti doit adhérer ouvertement aux valeurs libérales : la liberté de conscience, une presse libre, la propriété privée, le libre échange sur des marchés ouverts. Ces valeurs ont fait de l’Occident la région la plus riche de la planète et elles fonctionnent partout où elles ont été expérimentées.

    Au Maroc, l’administration Obama semble prête à répéter les erreurs des années Bush. Envoyer quelques professionnels, s’asseoir et espérer le meilleur. Après tout, c’est leur pays.
    Jusqu’à présent, l’approche décontractée ne fonctionne pas. Il est temps pour Obama de rencontrer Mohammed VI. Ce sommet enverrait un signal aux réformateurs du monde arabe : Vous n’êtes pas seuls. La religion est une grande source de moralité, mais le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, c’est l’ouverture des marchés et la croissance économique. Les partis religieux qui cherchent à moderniser les nations doivent d’abord moderniser leur propre pensée économique.

    Si les réformateurs arabes cherchent un modèle, Obama pourrait dire qu’ils en ont un en Mohammed VI. Son bilan en matière d’ »espoir et de changement » devrait être copié.
    Si Obama décide de rester chez lui, les historiens le classeront dans la catégorie des Bush : Un observateur de l’histoire, pas un leader des transformations.

    Richard Miniter

    Forbes, 25/04/2012 (traduction non officielle)

    #Maroc #Printemps_arabe #Richard_Miniter #Etats_Unis #Lobbying #Forbes

  • Desseigne: Rachida Dati avait jusqu’à 8 liaisons en même temps

    Rachida Dati, José María Aznar, Dominique Desseigne, Maroc, Ahmed Charaï, DGED, îlot Persil, hacker Chris Coleman,

    L’histoire commence le 11 juillet 2002 lorsque le président du gouvernement espagnol à l’époque, José María Aznar, ordonne de récupérer l’îlot Persil que les forces Auxiliaires marocaines avaient occupé. Le Makhzen, rancunier, c’est connu, n’a jamais pardonné l’affront et décide de se venger. Six ans plus tard, en septembre 2008 plus précisément, le magazine L’Observateur du Maroc surprend l’Espagne – et la moitié du monde – avec la couverture suivante : « Rachida Dati enceinte… d’Aznar ». Dati, une jolie française d’origine marocaine, était alors ministre de la Justice de France, et sa grossesse avec un père inconnu a suscité un énorme intérêt dans la presse française.

    « Rachida Dati enceinte… d’Aznar ». Avec ce titre et un photomontage dans lequel apparaissent la ministre française de la Justice et l’ancien président du gouvernement espagnol, le premier numéro de septembre 2008 ouvrait l’hebdomadaire marocain francophone « L’Observateur du Maroc ». A travers le FAES, la fondation qu’il dirige, Aznar s’est empressé de démentir : « C’est un mensonge total et complet». Le mensonge n’a servi à rien. Les comérages étaient à la une de la presse rose du monde entier, et même des croniques politiques en France. La ministre a refusé de préciser quoi que ce soit : « J’ai une vie privée compliquée et je n’en dirai rien ». Fille d’un immigrant marocain et d’une Algérienne, Dati avait 42 ans à l’époque, était célibataire et sans enfant.

    La rumeur a été déclenchée lorsque, dix jours plus tard, l’hebdomadaire espagnol ‘Interviú’ a publié un reportage intitulé « Les photos les plus embarrassantes d’Aznar » dans lequel l’ancien président a été vu en train de dire au revoir à Dati, avec un bisou sur la joue, à la sortie d’un restaurant parisien. Pour aggraver les choses, Bakchich Info, une publication satirique digitale française réputée pour ses exclusivités sur le Maghreb, a semblé prêter foi aux commérages avec une histoire intitulée « Bienvenue à la petite Dati-Aznar ».

    En octobre 2014, un tribunal de Versailles a jugé que le père de la petite Zohra, la fille de Dati, est Dominique Desseigne, un veuf de plus de 75 ans, un riche homme d’affaires qui possède des hôtels, des casinos, auquel l’hebdomadaire Challenge attribue une fortune de 630 millions d’euros. Il doit verser à Dati, aujourd’hui maire du VIIe arrondissement de Paris, une pension alimentaire de 2.500 euros par mois. Desseigne est un vieil ami de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

    En plus de publier le démenti, Aznar a fait appel devant les tribunaux. Il a porté plainte en 2008 en Espagne contre Charai et son hebdomadaire et, trois ans plus tard, il a finalement obtenu une condamnation définitive. Le tribunal provincial de Madrid a condamné le directeur de « L’Observateur du Maroc » à lui verser 90 000 euros pour « dommages moraux » -qu’il a déjà perçus- et à insérer le verdict dans trois journaux marocains et trois journaux espagnols.

    L’Observateur du Maroc est l’un de ces hebdomadaires francophones au Maroc qui n’a pratiquement pas de lecteurs, mais il n’est pas sans publicité. Il compte quinze journalistes, auxquels s’ajoutaient trois chroniqueurs français chevronnés qui ont consacré une partie de leur vie professionnelle au Maghreb. Son directeur préside également Med Radio, le quotidien arabe Al Ahdath Al Maghribia et est membre du conseil d’administration de deux think tanks étasuniens.

    Ahmed Charaï

    En octobre 2014 aussi apparaît un mystérieux hacker, activant sous le pseudonyme de @chris_coleman24, dévoile l’appartenance d’Ahmed Charaï à la Direction générale des études et de la documentation (DGED), les services marocains de renseignement extérieur, dirigé par Yassine Mansouri, un ami d’enfance du roi du Maroc. Il a publié des documents compromettants pour Charaï, la DGED et la diplomatie marocaine.

    Charai y apparaît comme un intermédiaire des services de renseignement marocains qui parvient, en échange d’enveloppes avec de l’argent liquide, à ce que des journalistes et des think tanks américains, britanniques et français écrivent des articles favorables au Maroc et préjudiciables à l’Algérie et le Front Polisario. Les noms des bénéficiaires et les sommes qu’ils ont perçues, entre 11 750 et 47 000 euros, figurent dans les documents. A la caisse s’ajoutaient des invitations à passer des vacances au Maroc.

    Dans sa défense contre la paternalité que Dati lui a attribuée, Dominique Desseigne a affirmé que Rachida Dati avait jusqu’à huit liaisons en même temps et il cite Aznar parmi ces liaisons. Les détails avec cet article de La Dépêche paru le 2 novembre 2011.

    Rachida Dati avait jusqu’à huit liaisons en même temps, selon l’avocate du père présumé

    Selon une information du Monde.fr, Dominique Desseigne, assigné en justice par Rachida Dati pour reconnaissance de paternité, ignore lui-même s’il est le père de Zorah. Selon lui, celle qu’il appelle sans jamais la citer « la dame » avait à l’époque plusieurs liaisons en même temps. Son avocate recense, via les informations retrouvées dans la presse, jusqu’à huit relations.

    Rachida Dati et Dominique Desseigne

    Parmi ces relations, il y aurait « un animateur télé, un ministre, un PDG, un premier ministre espagnol, l’un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l’héritier d’un empire du luxe ».

    Pour le PDG du Groupe Lucien Barrière, sa liaison avec l’ex-ministre n’était qu’une « aventure ». L’homme a donc indiqué qu’il contesterait la demande d’expertise, autrement dit qu’il refuserait le test de paternité. « Je ne lâcherai rien. Parce que j’ai été correct et que je n’ai rien à me reprocher » aurait-il confié à ses amis.

    De son côté, l’avocate de Rachida Dati, Me Marie-Christine Guillot-Bouhours, a refusé de commenter l’affaire. Une source judiciaire a toutefois révélé que Rachida Dati « invoquera des attitudes de Dominique Desseigne, qui lui a loué un appartement. Elle produira des attestations de son personnel qui raconte qu’il venait souvent voir la petite ». Ce que Dominique Desseigne réfute.

    #Maroc #Rachida_Dati #Aznar #DGED #Ahmed_Charai

    Lire aussi : 11M, revanche contre l’Espagne

  • Maroc : L’empire médiatique d’Ahmed Charaï en 2011

    Le groupe média qui comprend L’Obsevrateur du Maroc, Foreign Policy version francophone, Med Radio, Al Ahdat Al Maghribia et le site Kifach.info est heureux de partage avec vous ses meilleurs moments de l’année 2011.

    L’Observateur du Maroc a obtenu le Prix national de la Presse récompensant ainsi sa ligne éditoriale axée sur les enquêtes et les reportages de terrain. L’enquête-reportage « Le Nord se shoot à l’héroïne » a été primé confortant la rédaction dans ses choix.

    Al Ahdat al Maghribia a été doublement primée dans la catégorie Photo et Hommages, récompensant un travail de très longue haleine et une linge éditoriale rigoureusement maintenue.

    Med radio a été pour sa part distinguée par la Revue Nissae qui a élu deux de ses animateurs les plus brillants comme étant les plus influents de leur domaine: Taïeb Koraïban pour son émission Addine wal hayat (la religion et la vie) et le docteur Mamoun Moubarak Dribi pour ses deux émissions Conseils de Psy et Adam et Eve

    Kifach.info a pu, après six mois seulement d’existence susciter plus de 15.000 visites par jour et ses scoops font le tour des réseaux sociaux. Il a acquis une grande crédibilité grâce à la pertinence de ses informations de première main et à sa façon particulière de commenter l’actualité.

    Grâce à ses partenariats stratégiques avec de grands groupes médiatiques internationaux, le Washington Post et le Financial Times, à son choix éditorial ainsi qu’à son ouverture sur les collaborateurs internationaux, le groupe offre au lectorat marocain et francophone les informations et les analyses les plus pointues et les plus pertinentes.

    L’année 2011 a été une année de consolidation pour le groupe qui voit ainsi ses efforts récompensés par une reconnaissance nationale et internationale.
    Ces consécrations, les médias du groupe les doivent à leurs lecteurs, auditeurs et internautes fidèles qui lui ont fait confiance et qui les ont accompagnés depuis leur lancement.

    Source : Document de promo du journale L’Observateur du Maroc

    tags : Maroc, média, Ahmed Charaï, DGED, propagande, 

  • Maroc : Merci Monsieur « Coleman » !

    Pendant des années, que dis-je ?, quasiment vingt ans pour l’auteur de ces lignes, nous avons été accusés, les deux pelés et trois tondus qui avons essayé de faire du journalisme indépendant dans ce pays, d’être des agents de l’étranger, d’être soudoyés par tel Etat, tels services secrets ou tel mouvement ou organisation.

    Nous sommes passés d’être des agents de la DST, la police politique marocaine, à travailler pour le CNI espagnol, en passant par la DRS, les services secrets algériens et le Mossad israélien. Accusation suprême : nous étions également des agents du Polisario.

    Sans la moindre preuve bien évidemment, sinon on n’en serait pas là.

    Franchement, et si je devais un jour travailler pour un « sévice secret » je travaillerais avec celui de mon pays. Il paye bien. Les journalistes étrangers touchent 6000 euros par mois, avec en prime quelques séjours tous frais payés à Marrakech. Quant aux Marocains ils ont droit à des pages de publicité à gogo, des prébendes faites de facilités pour l’obtention d’un appartement ou d’une imprimerie, d’un prêt bancaire (que certains oublient de payer) et de généreux cadeaux en sous-main.

    Je connais le directeur d’un hebdomadaire francophone casablancais qui a acheté à l’Etat une villa où il a installé son torchon pour quelques dirhams. Son confrère d’un autre hebdomadaire, tout aussi francophone et pourri, a obtenu le même cadeau, sauf qu’il utilise la villa pour y habiter.

    Le premier, une barbouze journalistique qui a travaillé pour Dlimi quand il sillonnait les pays arabes et africains pour le compte d’un autre hebdomadaire francophone, celui-là français, a depuis quelques années les pires difficultés du monde pour boucler les finances de son brinquebalant et boiteux canard. Sans ses « amis », cela fait longtemps qu’il aurait fermé boutique. Mais à titre personnel, il est très riche. Il y a peu il négociait la vente d’un terrain dans l’un des quartiers les plus huppés de Casablanca pour un prix millionnaire. Il avait obtenu ce terrain pour des bricoles de la main d’un organisme étatique.

    Enfin, tout cela pour dire que sans aucune preuve, certaines officines de l’Etat marocain, appuyées par la presse aux ordres, déversent sur nous un tombereau d’accusations et d’affirmations mensongères dans le seul dessein de salir notre réputation et de nous signaler à un quelconque fou pour qu’il nous trucide avec un couteau dans la rue, alors que les vrais corrompus sont ceux qui hurlent avec les loups.

    Mais voilà, un hacker, ou plusieurs, publie depuis des mois une impressionnante pile de documents, scannés pour la plupart, et de mails compromettants qui prouvent par A+B que nos diplomates, en plus de leur labeur ordinaire de lobbying et de défense des intérêts de l’Etat, soudoient des fonctionnaires internationaux, de prétendus experts et une kyrielle de profiteurs comme ce pauvre fonctionnaire international sénégalais qui a vendu sa conscience pour quelques dirhams et un séjour au Maroc où il a visité un marabout local.

    On me rétorquera que cette corruption se fait au nom de la défense de la cause du Sahara. Je réponds qu’il faudrait alors préparer un bon chéquier et se hâter de gagner cette bataille parce que celui qui a vendu son âme une première fois la vendra une deuxième fois, et pas forcément au même camp, sinon au plus offrant.

    On découvre aussi dans les papiers du hacker que sous couvert d’un empire médiatique, un ex-commercial de publicité est en fait un responsable de la DGED, les services de contre-espionnage marocains, qui se fait passer pour un journaliste et entretient de coupables relations avec les pires organisations d’extrême droite pro-israélienne. Il est aussi le grand corrupteur d’une demi douzaine de journalistes français dont certains travaillent sur le Maroc depuis très longtemps.

    Merci donc à ce « Chris Coleman », pas pour la guerre qu’il mène contre le Makhzen au nom de ses propres intérêts (soukou hadak !), mais pour nous avoir permis de voir plus clair dans cette grande grotte où se tapit l’ogre qui nous opprime.

    Ali Lmrabet

    Demain Online, 15/12/2014

    Tags : Maroc, Makhzen, presse, DGED, Ahmed Charaï, Chris Coleman, corruption, Sahara Occidental,

  • L’histoire des journalistes français corrompus par le Maroc racontée par Omar Brousky

    En janvier 2015, sous le compte de @chris_coleman24, un hacker publie en vrac sur Twitter des documents confidentiels révélant la manière dont une « diplomatie parallèle » est conduite par le royaume. Des centaines de courriels officiels (câbles diplomatiques, correspondances parfois à caractère privé, etc) ont ainsi été mis en ligne dans une sorte de Wikileaks à la marocaine.

    On découvre pêle-mêle que des journalistes français collaborent régulièrement avec Ahmed Charaï, un patron de presse marocain connu pour sa grande proximité avec la DGED (Direction générale des études et de la documentation, contre-espionnage), en écrivant des articles favorables à la thèse du « Sahara marocain ».

    Dans un mail envoyé par Charaï à l’un de ses contacts à la DGED, on apprend, notamment, que Vincent Hervouët, journaliste-chroniqueur à la chaîne d’information française LCI, recevrait un salaire de 38.000 euros annuels pour ses articles. Dans un autre courriel datant de novembre 2010, sous la mention « Pour Sdi Yassine » (allusion au patron du contrespionnage marocain Yassine Mansouri), Ahmed Charaï, qui possède au Maroc un hebdomadaire francophone (L’Observateur du Maroc), un quotidien arabophone (Al Ahdath Almaghribia) et une radio (Med Radio), informe son contact à la DGED que la prochaine production de Vincent Hervouët portera sur le Sahara Occidental. Il s’agira en effet d’images, diffusées « en exclusivité » sur LCI, de terroristes dans un camp d’AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique), avec un commentaire expliquant que des « liens seraient avérés entre une cinquantaine de membres du Polisario (le mouvement indèpendantiste sahraoui) et AQMI ».

    Toujours selon les mails piratés par le hacker, on apprend qu’en décembre 2011 Ahmed Charaï a demandé au même responsable de la DGED de réserver trois chambres pour le journaliste de LCI à l’hôtel Sofitel de Marrakech, pour passer les fêtes de fin d’année en famille. Pour justifier cette demande, Charaï transfère un mail de Hervouët où celui-ci, très satisfait, écrit qu’il a reçu au moins « quatre appels de différents services de mon cher gouvernement (…) au sujet de la vidéo, c’est pas mal (…). Par contre la direction du Polisario a envoyé hier soir une lettre au président de la chaîne, protestant contre ce qu’ils ont appelé « l’amalgame » entre AQMI et le Front Polisario, ils veulent un droit de réponse, mon oeil !!! VH ».

    Vincent n’est pas un simple confrère d’Ahmed Charaï. Un lien d’ordre financier existe entre les deux journalistes. Le chroniqueur de LCI est en effet actionnaire, à hauteur de 10 %, d’une société dont Ahmed Charaï est le P-DG : Audiovisuelle Internationale, qui diffuse Med Radio, propriété de Charaï. Enfin, Hervouët est actionnaire à Radio Méditerranée internationale, basée à Tanger et plus connue sous le nom de Médi1.

    A côté des journalistes télé, la press écrite française est elle aussi prisée par l’entourage royal, notamment les magazines à grand tirage comme Paris Match qui a l’exclusivité de la couverture photo du palais lors des événements importants (mariages, naissances, obsèques, fêtes religieuses, etc.). Idem pour les publications politiques (Le Point et L’Express notamment), très sollicitées pour des productions lisses sur le royaume et son souverain. Là aussi les révélations de @chris_coleman24 sont troublantes et concernent, entre autres, trois journalistes françaises : Mireille Duteil (Le Point), Dominique Lagarde (L’Express) et José Garçon (Libération).

    Dans un mail datant du 2 octobre 2011, Ahmed Charaï demande à son contact à la DGED (qu’il appelle « Sdi Morad » : il s’agit probablement de Mourad El Ghoul, le chef de cabinet de Yassine Mansouri) de remettre la somme de 6.000 euros à chacun des quatre journalistes (les trois précitées ainsi que Vincent Hervouët), en contrepartie de leur collaboration à l’Observateur. Charaï prend le soin de détailler le montant accordé à Hervoët : « 2000 par mois pour L’Observateur et 1.000 euros par numéro pour le Foreign Policy », un magazine en ligne américain de Slate Group auquel a collaboré Hervoët et dont Charaï était l’éditeur de la version francophone.

    L’Affaire Chris Coleman, surnommé le « Wikileaks marocain », a été abondamment couverte par la presse nationale et internationale. L’auteur de ces fuites n’a en effet rien d’un Snowden ou d’un Assange. Il s’agit en réalité d’un corbeau qui a balancé pendant plusieurs mois, pêle-mêle sur Facebook puis sur Twitter, des centaines de documents et de photos dont certains ont un caractère privé. Mais c’est surtout la question de l’authenticité -ou non- des mails piratés qui s’est posée lors des premiers jours de l’affaire.

    Après avoir émis dans un premier temps de sérieux doutes sur la véracité des mails, Jean-Mark Manach, journaliste d’investigation spécialiste d’Internet et des question de surveillance et de vie privée, a fini par reconnaître l’authenticité de la plupart des documents piratés par @chris_coleman24 : « Cela fait maintenant 15 jours que j’enquête sur cette affaire, cherchant à trier le vrai du faux, écrit Jean-Marc Manach. En l’espèce, si rien ne me permet de douter de la bonne fois des journalistes français bénévoles mais néanmoins accusés d’avoir été payés, les données parlent, et les documents publiés par @chris_coleman24 les impliquant ont été créés par Baghai en octobre dernier, ou sont des captures d’écran ne permettant pas de les authentifier, ni de savoir s’ils ont été créés de toutes pièces, ou caviardés. Si la majeure partie d’entre eux (des fichiers .pdf, .doc ou des captures d’écran de documents datant de ces mêmes années 2008 à 2012) ont été créés ou scannés en octobre 2014, rendant impossible leur authentification, l’analyse de leurs métadonnées montre que des dizaines de ces documents datent effectivement des années 2008 à 2012 et que (…) ils n’ont pas été caviardés, et sont donc probablement authentiques.

    De plus, l’ampleur et le volume des données qu’il a fait fuiter, le nombre de documents, le fait que certains fassent plusieurs dizaines de pages, la diversité des sujets couverts, des supports, des signatures et des auteurs est telle qu’il est impossible d’imaginer que tous aient pu être fabriqués de toutes pièces » (arrêtsurimage.net, 27 oct 2014).

    Dans une tribune publiée par Libération le 30 décembre 2014, deux des trois journalistes mises en cause, Mireille Duteil et José Garçon, réfutent les accusatios de @chric_coleman24 : « L’histoire commence quand Ahmed Charaï nous demande de lui « donner un coup de main à titre amical » pour lancer le premier site marocain sur le Web qui deviendra cet hebdo. Il nous sollicitera aussi en 2011 pour collaborer à une version francophone de la revue américaine Foreign Policy (dont une première mouture éditée à Paris avait disparu en 2009). Ce projet nous paraît d’autant plus intéressant que des articles originaux axés sur les questions méditerranéennes doivent compléter l’édition américaine ». José Garçon poursuit : « Ayant personnellement quitté Libération en 2007, le titre étant à mes yeux gage de rigueur, un bureau étant prévu à Paris, j’envisage de m’y investir davantage. Nous nous contenterons finalement de l’aider à démarrer en y signant dans les tout premiers numéros ».

    Quant à Dominique Lagarde, c’est sur les pages de l’Express qu’elle nie, elle aussi, les faits qui lui sont imputés : « Je n’ai jamais reçu d’argent, ni de cadeau. Je n’ai jamais non plus accepté une seule invitation, que ce soit à titre professionnel ou privé. Tous mes déplacements au Maroc ont été payés dans leur intégralité par L’Express (…) Contrairement à ce qui a été publié ici ou là ces dernières semaines, je n’ai donc jamais écrit dans les colonnes de L’Observater du Maroc, qui voit le jour en 2008, ni pour le site de ce journal, ouvert dans la foulée. Ce que tout un chacun peut vérifier. Je continue à voir Charaï de temps à autre, lors de mes déplacements au Maroc ».

    Source: Le République de Sa Majesté, Omar Brousky

    Tags: Maroc, chris coleman, hacker @chris_coleman24, Dominique Lagarde, Mireille Duteil, José Garçon, Vincent Hervouet, L’Express, Libération, Le Point, TF1, LCI, Ahmed Charaï, DGED, Omar Brousky,

  • Maroc: Foreing Policy en français, le projet foireux d’Ahmed Charaï

    Les événements du dénommé Printemps Arabe et les manifestations de la jeunesse du Mouvement 20 Février ont semé la panique au Makhzen du Maroc. Aux Etats-Unis, les agents de la DGED, Ahmed Charai à leur tête, ont remué ciel et terre pour éviter que l’administration américaine ne s’aligne aux côtés des manifestants marocains. Ahmed Charai a été arrèté dans l’aéroport de Dulles le 14 septembre 2011 en possession de 10.000 dollars non déclarés à la douane américaine. Argent destiné à payer des lobbyistes et des journalistes dont la mission était d’édulcorer le régime de Mohammed VI.

    Dans ce contrexte, la DGED a acheté une licence pour la création d’une version francophone du magazine américain Foreing Policy pour la somme de 20.000 dollars annuels (voir facture). Hervouët Vincent recevait 1000 euros pour chaque article publié dans ce torchon.

    Lorsque le régime a assuré ses arrières et n’avait plus rien à craindre, Ahmed Charai, qui a été chargé de diriger cette publication, a reçu l’ordre de l’arrêter.

    Dans ce premier numéro, vous pouvez constater la présence de quelques noms très cités par les documents confidentiels de la diplomatie marocaine et de la DGED révélés par le hacker Chris Coleman.

    Parmi eux, la sulfureuse José Garçon, une des quatre journalistes recrutés par Ahmed Charai en vue d’embellir l’image du Maroc en France et dénigrer le Front Polisario et l’Algérie. Ses complices dans les services offerts au Makhzen du Maroc sont : , Vincent Hervouet, de LCI, Dominique Lagarde « L’Express » et Mireille Duteil du « Le Point ». Cette dernière a porté plainte contre le site Arrêts sur Image pour diffamation et a été déboutée. La Cour de Paris n’a pas trouvé d’indice a estimé que les faits poursuivis ne relevaient pas de la diffamation publique, la chronique mise en cause restant suffisamment prudente à l’égard des faits imputés à Mireille Duteil.

    Olivier Quarante et Alain Gresh ont également été relaxés, le premier au titre de l’absence de diffamation, le second au titre de la bonne foi, le tribunal ayant retenu l’intérêt public majeur de l’information, et « d’une enquête suffisamment sérieuse ».

    « La guerre la plus inutile du monde », la version française de l’article rédigé par Richard Miniter, un bloggeur présenté par Ahmed Charai comme « chercheur ». C’est lui qui a reçu 20.000 dollars comme « cadeau » pour l’article titré « Is Arab Spring Bad for Investors? ».

     Source: Maroc Leaks

    Tags: Maroc, Foreign Policy, Ahmed Charaï, José Garçon, Richard Miniter, DGED,

  • Maroc : Pourquoi tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri l’appellent « notre ami » ?

    Tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri n’osent pas mentionner son dans leurs corresponsances électroniques. Tout le monde préfère « notre ami ». Même des personnalités américaines qui ont été recrutés par Ahmed Charai l’appelaient « notre ami ». Ce dernier va encore plus loin et l’appelle « Sdi Yassine ».

    Yassine Mansouri est le directeur de la Direction Générale d’Etudes et Documentation (DGED), l’outil créé par le Maroc dans les années 1960 pour surveiller les dissidents installés à l’étranger. Depuis l’intrônisation de Mohammed VI, cet organisme s’occupe aussi de la politique intérieur, ainsi que des opérations de désinformation et intoxication.

    D’après les emails révélés par le hacker Chris Coleman, Tous ceux qui ont cotoyé Mansouri se prive de mentionner son nom dans leurs correspondances et préfèrent utiliser l’expression « notre ami » en allusion à sa personne. Est-ce par respect ou par crainte ?

    Abdelmalek Alaoui dont la boîte Global Intelligencer Partners a travaillé étroitement avec la DGED en vue de surveiller le champ médiatique lors des événements du dénommé Printemps Arabe, l’appelle ainsi. Même dans un email dont le destinataire n’est autre que sa mère Assia Bensalah Alaoui, l’ambassadeur itinérant du roi Mohammed VI.

    Source

  • Maroc : Pourquoi tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri l’appellent « notre ami » ?

    Tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri n’osent pas mentionner son dans leurs corresponsances électroniques. Tout le monde préfère « notre ami ». Même des personnalités américaines qui ont été recrutés par Ahmed Charai l’appelaient « notre ami ». Ce dernier va encore plus loin et l’appelle « Sdi Yassine ».

    Yassine Mansouri est le directeur de la Direction Générale d’Etudes et Documentation (DGED), l’outil créé par le Maroc dans les années 1960 pour surveiller les dissidents installés à l’étranger. Depuis l’intrônisation de Mohammed VI, cet organisme s’occupe aussi de la politique intérieur, ainsi que des opérations de désinformation et intoxication.

    D’après les emails révélés par le hacker Chris Coleman, Tous ceux qui ont cotoyé Mansouri se prive de mentionner son nom dans leurs correspondances et préfèrent utiliser l’expression « notre ami » en allusion à sa personne. Est-ce par respect ou par crainte ?

    Abdelmalek Alaoui dont la boîte Global Intelligencer Partners a travaillé étroitement avec la DGED en vue de surveiller le champ médiatique lors des événements du dénommé Printemps Arabe, l’appelle ainsi. Même dans un email dont le destinataire n’est autre que sa mère Assia Bensalah Alaoui, l’ambassadeur itinérant du roi Mohammed VI.

  • Elliot Abrams, émissaire USA pour le Vénézuela et lobbyiste du Maroc

    Le bruit monté par le Maroc autour de la personne de Juan Guaido vise, en réalité, la personne du nouvel émissaire américain pour le Vénezuela, Elliott Abrams, un ancien recruté de la DGED marocaine.

    Sous les mandats de Ronald Reagan et George Bush, Abrams a brigué les postes de : Secrétaire d’État adjoint aux affaires des organisations internationales, Secrétaire d’État adjoint à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail, Secrétaire d’État adjoint aux affaires de l’hémisphère occidental.

    Selon une note de la diplomatie marocaine, le Maroc a « travaillé très étroitement » avec lui « sous l’administration Bush où il était responsable de la région MENA à la Maison Blanche ». « Pendant ces 8 années, il a été notre meilleur allié tout point de vue et très particulièrement pour le Sahara. On peut dire qu’il a fait la politique des Etats-Unis, très promarocaine, en ce qui concerne le Sahara », précise la note.

    En effet, c’est lui l’artifice de la formule « une proposition sérieuse et crédible qui assure une réelle autonomie au Sahara Occidental » en allusion à la solution marocaine basée sur une autonomie dans l’ancienne colonie espagnole.

    D’ailleurs, il fait partie des leaders de la Coalition juive républicaine (RJC) qui s’est rendu la semaine dernière au Maroc dans le cadre d’une visite inscrite, selon la presse aaméricaine, sous le signe d’un rapprochement entre Rabat et Tel Aviv pour peser sur la position des Etats-Unis à l’égard de la question sahraouie.

    Les leaders de la RJC, un groupe de pression juif américain, ont effectué ce déplacement en compagnie d’autres lobbyistes américains engagés par le Royaume chérifien à Washington, précise al-Monitor. Au Maroc, la coalition a rencontré le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita.
    Une photo de cette rencontre a été d’ailleurs postée mercredi par le président de la RJC, Norm Coleman, sur son compte tweeter. Cet ancien sénateur du Minnesota, qui travaille pour le compte de la firme Hogan Lovells, a été engagé en 2018 comme lobbyiste de l’Arabie saoudite à Washington. Sur cette photo le chef de la diplomatie marocaine apparaît également aux côtés de Matt Brooks directeur exécutif de la RJC, d’Ari Fleischer ancien secrétaire de presse de la Maison-Blanche, d’Elliott Abrams, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale et d’Andrew King lobbyiste de la firme Glover Park Group, engagée par l’ambassade du Maroc à Washington pour polir l’image du Royaume aux Etats-Unis.

    Dans une déclaration relayée par Al Monitor, Abrams affirme avoir «  beaucoup d’amis au Maroc, en particulier parmi la communauté juive, et que je suis heureux de les revoir».

    En 2011, lors des événements du dénommé Printemps Arabe, Abrams était en contact permanent avec Ahmed Charai et c’est lui qui a permis à ce dernier de transpercer les différentes organisations juives et pro-israéliennes étatsuniennes et il a publié The Arab Spring sur les colonnes du National Review Online pour défendre la monarchie marocaine.

    Voici quelques-uns de messages échangés avec la DGED marocaine :

    Message transféré —-

    De : Elliott Abrams <eabrams@cfr.org>

    À : « ahcharai2005@yahoo.fr » <ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Mer 16 mars 2011, 12h 15min 02s

    Objet : WSJ</ahcharai2005@yahoo.fr></eabrams@cfr.org>

    Excellent article!  Excellent because it is balanced, not a piece of propaganda: the doubts and challenges are there along with the positives. Far more interesting and persuasive.

    –₋—————-__₋–____

    —– Message transféré —-

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Mar 12 juillet 2011, 12h 51min 01s

    Objet : Re: Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr :

    Terrific piece! </ahcharai2005@yahoo.fr></elliottabrams@usa.net>

    —— Original Message ——

    Received: 04:38 AM EDT, 07/12/2011

    From: Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr>

    To: elliottabrams@usa.net

    Subject: Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr : Tr :
     Dear Elliott, </ahcharai2005@yahoo.fr>

    Hope you are doing well. Please to find attached an Op Ed published today in NY Times.  

    All the best
    Ahmed 

    http://www.nytimes.com/2011/07/12/opinion/12Charai.html?_r=1&hp

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Vendredi 14 Octobre 2011 21h36

    Objet : Re: Tr : Re : Fox News

    Congratulations on this article.

    Things are as you say very worrying in Egypt above all.

    I worry a lot about Bahrain too.  There, in my view, we see what happens when a King is not as sensible as yours!
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Mail transféré —–

    De : Elliott Abrams <elliottabrams@usa.net>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Samedi 5 Novembre 2011 17h13

    Objet : Re: Tr : Ahmed Charai FP piece

    Thanks- we are well and hope you are too.

    This is a VERY good and wise article. Bravo!</ahcharai2005@yahoo.fr></elliottabrams@usa.net></ahcharai2005@yahoo.fr></elliottabrams@usa.net>

    Sent from my iPad

    http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/11/04/the_islamist_bloc?page=0,0

  • Maroc: La DGED place un pion dans un important think tank américain

    Ahmed Charai, membre du Conseil d’Administration du think-tank International Crisis Group

    Le think-tank International Crisis Group a annoncé lundi la nomination de quatre nouveaux membres à son conseil d’administration. Il s’agit de :

    – Gérard Araud, ancien Ambassadeur de France aux Etats-Unis. Celui qui a décrit le Maroc comme «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre»,

    – Ahmed Charai, président de Maroc Telematique et éditeur de l’hebdomadaire marocain L’Observateur du Maroc,

    – Susana Malcorra, ancienne ministre des Affaires étrangères d’Argentine et chef de cabinet du SG des Nations Unies jusqu’à 2015, et

    – Meghan O’Sullivan, ancienne vice-conseiller américaine pour la sécurité nationale en Irak et Afghanistan.

    Selon le communiqué de cet organisme, « le Conseil d’administration est maintenant composé de 47 membres provenant de 31 pays ».

    « Les nouveaux membres se joignent à un conseil d’administration déjà diversifié à un moment critique « , a déclaré Lord Malloch-Brown, président du conseil d’administration. « Dans un contexte d’aggravation des conflits et de tensions géopolitiques croissantes, le Conseil d’administration renforcé contribuera à maintenir Crisis Group en bonne position dans sa quête pour mettre fin aux guerres et plaider pour la paix », a-t-il ajouté.

    Ahmed Charai est déjà membre des organismes suivants :

    Conseil d’Adminitration d’Atlantic Council

    Conseil Editorial Consultatif de « The National Interest’s Magazine » à Washington.

    – Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, mais il figure dns leur liste en tant que « auteur ».

    Membre du Conseil d’Administration du « The Foreign Policy Research Institute » à Philadelphia.

    Depuis les révélations du hacker Chris Coleman sur les relations d’Ahmed Charai avec la DGED (services secrets du Maroc), ce dernier ne fait plus partie des conseillers de Search for Common Ground, une organisation qui a été engagé par l’ancien représentant de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Grâce à ses relations avec l’une de ses employés de cette organisations, Sonia Reines Djivanides, Ahmed Charai recevait un compte-rendu détaillé des réunions de l’émissaire onusien avec SFCG.

    Ahmed Charai ne fait plus partie aussi du Conseil d’Administration du « Center for Strategic and International Studies » à Washington. Son directeur John Hamre, a visité le Maroc et parle dans ses mails d’un incident entre son épouse et l’ambassadeur du Maroc à Washington à l’époque, Aziz Mekouar ainsi que d’un conflit entre ce dernier et Charai.

    Les publications de Charai ont été supprimées du site de l’organisation. Voici le mail sur cet incident :

    Pour Sdi Yassine

    —– Mail transféré —–

    De : John Hamre <jhamre@csis.org></jhamre@csis.org>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Mardi 29 Novembre 2011 12h00

    Objet : RE: Tr : draft Charaii note for your consideration

    Dear Ahmed:

    I had no idea how rudely he treated your wife. I felt so sorry for her anyway, and never knew about this. It is so shocking to me. I wish I had known. I would have had her live with Julie and me. At least I could assure her of a comfortable, safe and reassuring setting. I am angry to read this.

    I can assure you Mekouar will never be invited to another event at CSIS!

    I will call you this weekend, if you will permit me. It would help my troubled soul to hear your voice.

    John

    From: Ahmed charai [mailto:ahcharai2005@yahoo.fr]

    Sent: Tuesday, November 29, 2011 4:51 AM

    To: John Hamre

    Subject: Tr : draft Charaii note for your consideration

    Dear John,

    I am deeply grateful for your kind words and I am very proud to have you as a friend and partner. Haim has certainly explained to you why I’m very embarrased about the affiliation of Mekouar, to CSIS. Because the comportment of Mekouar, especially with my wife, was incomprehensible and especially loose. when he said to my wife: « In United States, you have to pay for the fault you commit ». A very harsh words that may have serious consequences on the health of my wife, she was hospitalized for 24 hours in emergencies. And there are many examples I can share with you to show how he worked in order to complicated my case in DC…

    Really I do’nt understand this hatred, if not a blind jealousy … BUT my position here in Morocco and in USA was reinforced and I’m now working on a very big project of creation of many media project.

    I’m really sorry to embarrass you by this kind of things, but you are a friend and I find normal to share honestly with you all my feelings.

    Please to call me, if you want, in any time to my cell phone: 011212661061413

    Warm regards

    Ahmed

    De : John Hamre <jhamre@csis.org></jhamre@csis.org>

    À : Ahmed charai <ahcharai2005@yahoo.fr></ahcharai2005@yahoo.fr>

    Envoyé le : Lundi 28 Novembre 2011 19h59

    Objet : FW: draft Charaii note for your consideration

    Dear Ahmed:

    I hope you and your family are well. Haim is just back from Morocco, and he told me how generously you hosted him and how much he got out of the visit. Seeing Morocco’s historic elections were a real thrill for him, and I am personally grateful to you that you made it possible for Haim to witness them personally. I still tell people how much I learned on my own trip in March, and how impressed I was with the broad range of people you introduced us to.

    I also discussed with Haim the difficulties you had on your last visit to Washington, and I learned from him many details I hadn’t known before. Quite honestly, I was shocked. I thought it was odd that the embassy hadn’t been more helpful, but many of the things Haim relayed were deeply disturbing to me.

    The important thing is this: I think of you as an honest, and a decent man who was badly wronged. I only knew about the wrongs our judicial system imposed on you, which was humiliating to you and to me. Now I learn that there were additional injustices you endured, and that angers me. I want you to know how much we value your friendship and your affiliation with CSIS. I will make sure that nothing comes between us, and I look forward to many years of fruitful cooperation. We will make this right.

    With best wishes,

    John

    Source: Maroc Leaks