Étiquette : Allemagne

  • L’honneur de désobéir : Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3

    Gad Lerner

    Cette fois, Salvini se retrouve face à un os dur : Carola Rackete

    On en vient à se demander : mais que pensera la mère de Salvini de son fils? Quand, face à ce qui, quoiqu’on on en pense, reste un drame humain, son Matteo écrit : « Personne ne débarque, ils m’ont cassé les couilles. Que cette petite frimeuse se le tienne pour dit ».

    Face à cette énième exhibition génitale viriloïde pour égratigner la Capitaine du Sea-Watch 3, Carola Rackete, qui, elle, est prête à prendre un risque réel, cette jeune femme redonne à Salvini sa vraie dimension, celle d’un tout petit capitaine. Petite frimeuse ? On n’a pas plutôt affaire à un ministre matamore de café du commerce ?

    Comme dans les jeux vidéo dont il se délecte en pleine nuit, le reponsable de l’ordre public singe la parodie de la défense des frontières nationales en bloquant un bateau de 50 mètres de long avec 42 naufragés à son bord. Et puis il menace d’ériger des barrières physiques (flottantes ?) à l’imitation de ses modèles Orbán et Trump, ou au contraire (ce serait déjà mieux) d’arrêter d’identifier et d’enregistrer les migrants à leur débarquement, pour qu’ils puissent continuer leur voyage vers l’Europe du Nord, d’où, ce faisant, ils ne pourraient plus être renvoyés de force en Italie.

    Mettant le chapelet d’ordonnance dans sa poche, Salvini demande « le respect pour les prêtres » et se moque de l’archevêque de Turin, Cesare Nosiglia, coupable d’avoir offert l’hospitalité aux 42 naufragés ; il lui envoie dire qu’il utilise ses ressources pour 42 pauvres Italiens car de toute façon ceux-là (les migrants) ne débarquroent même pas à Noël.

    Oui, on se demande, sans vouloir lui manquer de respect, ce que la mère de Salvini pense dans son cœur de ce fils qui se réjouit de l’exhibition publique des moqueries et des méchancetés sur des gens qui souffrent. Notre ministre de la propagande est convaincu, à tort, que ceux qui applaudissent en ricanant à ses bravades sur les réseaux sociaux, représentent le sentiment commun de la nation. Il fait mal ses comptes.

    Même si nous admettons que les 9 millions de votes liguistes – ainsi que ceux des Frères d’Italie et une partie des berlusconiens – vivent comme une libération l’indifférence envers les rescapés des camps de prisonniers libyens, ce n’est également qu’une minorité en colère d’un pays de 60 millions d’habitants qui reste bien meilleur que l’image qu’en donne Salvini chaque soir sur les écrans de télévision.

    Il devra faire face à une Italie certainement intimidée, réduite au silence par l’acharnement avec lequel viennent liquidées les figures de référence qui prêchent l’humanitarisme et la solidarité, une Italie qui vit dans l’inconfort croissant la spirale de la violence verbale et du cynisme.

    La fable selon laquelle ceux qui pratiquent le sauvetage en mer sont « complices de trafiquants d’êtres humains », est un poison répandu depuis des années sans une seule preuve contre les ONG. Les complices des trafiquants d’êtres humains sont les hommes politiques de toutes les couleurs qui, à partir de la loi Bossi-Fini, qui interdit toute forme d’immigration légale, ont accordé aux organisations criminelles un monopole sur ces routes.

    Les complices des trafiquants d’êtres humains sont les dirigeants qui ont révoqué le patrouillage des eaux internationales par notre marine. Complicité d’autant plus odieuse qu’ ils prétendent l’avoir fait pour le bien des migrants qui meurent de plus en plus de soif et de faim, au lieu de se noyer, déchargés sur les pistes du Sahel et du Sahara, ou asservis dans des camps de concentration sous la garde des mêmes trafiquants.

    « Je suis responsable des 42 personnes sauvées en mer et elles n’en peuvent plus. Leur vie est plus importante que tout jeu politique ».

    Cette fois, Salvini se retrouve face à un os dur : Carola Rackete. Il sera difficile de propager que la commandante du Sea-Watch 3 est un rouage de la finance mondialiste ennemie du peuple italien, ou peut-être une aventurière bolchevique. La désobéissance civile par laquelle la capitaine a décidé de défier le tout petit capitaine et son décret de sécurité bis qui criminalise le sauvetage en mer, est la forme la plus classique d’hommage à la légalité substantielle, fondée sur le respect des règles internationales consacrées par le droit de la mer. Salvini prétend ne pas le savoir, mais pendant des semaines devant le port tunisien de Zarzis, le remorqueur Maridive 61 a été bloqué par les autorités locales avec 75 migrants à son bord, avant d’être autorisé à les débarquer.

    On est loin de « la Tunisie endroit sûr pour débarquer ». Quelqu’un croit-il vraiment que le problème des migrants sera résolu en les renvoyant en Afrique ? Bien sûr, il est vrai que le gouvernement jaune et vert a beau jeu de rappeler des manquements coupables des autres pays de l’UE, mais depuis quand les manquements des autres peuvent-ils justifier les nôtres ?

    Carola Rackete est une citoyenne européenne qui tente courageusement, à ses propres risques, de racheter le déshonneur des gouvernants de l’Union. De nous tous. Il faut le rappeler aux dirigeants du Parti démocrate qui se précipitent aujourd’hui à Lampedusa, mais dont le dernier gouvernement a inauguré l’œuvre de dénigrement des ONG qui a produit les dégâts qui font aujourd’hui l’objet de leur répulsion morale. Il y a des valeurs indérogeables : une jeune femme capable d’écouter les voix de ceux qui souffrent, a dû venir nous le rappeler, en pleine mer.

    Tlaxcala

    Tags : Carola, Rackete, Italie, Allemagne, migration, Sea Watch,

  • Allemagne : Deux juifs agressés par un marocain

    Allemagne: un Marocain accusé d’avoir craché et insulté des Juifs

    La police allemande a annoncé avoir arrêté temporairement un Marocain accusé d’avoir menacé, insulté et craché contre deux Juifs dans la ville de Hambourg, dans le nord du pays.

    La police a déclaré vendredi dans une déclaration que le jeune homme âgé de 45 ans insultait les deux hommes juifs jeudi près de l’hôtel de ville quand ils ont appelé un policier proche pour obtenir de l’aide. Lorsque l’officier a confronté le Marocain, il a d’abord tenté de s’enfuir, puis s’est tourné vers les deux hommes et leur a craché dessus.

    La police a déclaré que l’homme, qui parlait arabe et allemand, avait résisté et devait être menotté.

    Les médias locaux ont identifié les victimes comme étant un rabbin et un membre bien connu de la communauté juive qui quittaient la réunion avec des responsables de la ville.

    Le suspect, dont le nom n’était pas conforme aux lois sur la protection de la vie privée, a été libéré pendant le déroulement de l’enquête.

    Selon Die Welt, deux représentants de haut rang de la communauté juive de Hambourg ont été menacés verbalement et ont craché dessus au Rathausmarkt. L’auteur présumé serait apparemment un Marocain âgé de 45 ans. La communauté juive a confirmé l’attaque de jeudi contre le rabbin Shlomo Bistritzky et le membre du conseil d’administration Eliezer Noe. Tous deux étaient clairement reconnaissables en tant que Juifs à travers leurs vêtements.

    D’après Shlomo Bistritzky, l’agresseur était venu avec un collègue directement d’un petit-déjeuner officiel du Sénat dans les locaux de l’hôtel de ville avec le premier maire, Peter Tschentscher, lorsque l’homme les a salués pour la première fois avec «Shalom», puis a dit quelque chose qui ressemblait indubitablement à une menace. Ils se seraient alors tournés vers lui. « A ce moment-là, il a tendu la main sous sa chemise, a sorti quelque chose qui ressemblait à un couteau et nous a menacés verbalement », a déclaré Bistritzky. L’attaquant a ensuite sorti un briquet de sa poche et s’est dirigé vers eux avec une flamme enflammée, a commencé à les insulter et à leur cracher dessus.

    Les personnes attaquées ont demandé de l’aide à un policier qui était en service à la mairie. Lorsque le policier a voulu affronter le Marocain, il a d’abord tenté de s’enfuir. Cependant, il s’arrêta cependant et courut de nouveau sous une forme très agressive vers Bistritzky et Noe et cracha de nouveau sur elle. Le policier est intervenu et a tenté d’empêcher le Marocain de continuer à s’indigner. « Il s’est comporté de manière très agressive et n’a pas répondu au fonctionnaire. Il a donc menacé d’utiliser un spray au poivre » (journal Bild). Afin de maîtriser l’agresseur, l’agent a finalement dû menotter l’agresseur. Le policier a toutefois réussi très difficilement à recourir à la force physique violente.

    Bien que le coupable soit maintenant ligoté, il a continué à cracher. Finalement, d’autres policiers du commissariat de police de l’hôtel de ville voisin ont été forcés de mettre un garde-langue sur l’agresseur. L’homme a été arrêté. Toutefois, l’accusé a été renvoyé dans les deux heures suivant l’achèvement de l’enquête criminelle. On dit qu’il n’y a pas de motif de détention pour les autorités de l’État responsables. Détermine maintenant la protection de l’état de la ville hanséatique. Le Marocain vivrait en Basse-Saxe. « Selon des rapports non confirmés, il applique comme psychologiquement évident ».

    Source : Asociated Press, Die Welt

    Tags : Maroc, Allemagne, juifs, antisionisme, judaïsme,

  • L’Allemagne refuse d’être une « colonie des États-Unis »

    « L’ambassadeur des États-Unis à Berlin Richard Grenell s’adresse à l’Allemagne comme si elle était une colonie américaine lorsqu’il s’agit du gazoduc Nord Stream 2 », s’est indigné Klaus Ernst, président de la commission du Bundestag pour l’économie et l’énergie.

    « Les déclarations de l’ambassadeur américain en Allemagne Richard Grenell sur la construction du gazoduc Nord Stream 2 laissent croire que l’Allemagne est une colonie des États-Unis, ce qui est inadmissible », a déclaré ce jeudi 16 mai Klaus Ernst, le président de la commission du Bundestag pour l’économie et l’énergie, cité par Sputnik.

    « Les Américains souhaitent vendre leur gaz sur le marché européen. Les mesures qu’ils entreprennent ne sont pas toujours agréables. Elles sont tournées non seulement contre les Russes mais aussi contre les Européens, par exemple contre les sociétés allemandes participant au projet Nord Stream 2. Les agissements de l’ambassadeur américain en Allemagne sont inadmissibles, on a l’impression que nous sommes une colonie des États-Unis », a indiqué M. Ernst, lors d’une conférence consacrée à la coopération gazière Russie-UE.

    Le parlementaire a, en outre, noté que le gaz naturel russe convenait mieux à l’Allemagne que le gaz liquéfié américain pour des raisons écologiques et en raison de son prix intéressant.

    En mars, le vice-président du Parlement allemand, Wolfgang Kubicki, du Parti libéral-démocrate, avait proposé d’expulser l’ambassadeur des États-Unis pour ses propos concernant les dépenses militaires de Berlin. Selon M. Kubicki, le diplomate « se comporte comme un haut-commissaire d’une force d’occupation ».

    En janvier, M. Grenell a envoyé des lettres à plusieurs sociétés allemandes, les menaçant de sanctions en réaction à leur soutien au projet de gazoduc Nord Stream 2. L’Allemagne a considéré les déclarations de l’ambassadeur comme un « cas d’ingérence » dans ses affaires intérieures.

    Le Nord Stream-2 est un gazoduc long de plus de 1 200 km qui doit relier la Russie à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique. Sa mise en service est programmée pour la fin 2019. Le gazoduc aura une capacité de transfert de 55 milliards de mètres cubes par an. Le projet est réalisé par la société russe Gazprom, en coopération avec les groupes européens Engie, OMV, Shell, Uniper et Wintershall.

    Selon Sputnik, les États-Unis ont plusieurs fois menacé d’adopter des sanctions contre le projet Nord Stream 2 et ses participants européens, tout en faisant la promotion de son gaz naturel liquéfié dont le prix est plus élevé que celui du gaz russe.

    Source : PressTV,

    Tags : Allemagne, Etats-Unis, Nord Stream-2, Russie, gazoduc, Gazprom,

  • Un ministre allemand accuse la France d’avoir saboté le Projet Desertec en Algérie

    L’association des oulémas a fait état de révélations graves attribuées au ministre allemand de l’Energie, Peter Altmaier, cité, selon cette organisation, par la chaîne de télévision allemande ZDF, au sujet du projet d’énergie solaire prévu dans le désert algérien, Desertec, qui devait regrouper onze partenaires, dont le groupe énergétique algérien Sonelgaz.

    Des médias avaient déjà évoqué ce sujet, mais la version qu’en donne l’association des oulémas est tout à fait inédite, même si elle ne précise pas la date. «Nous voulions investir avec l’Algérie dans le plus grand projet solaire au monde, dans le grand désert algérien», aurait déclaré le ministre allemand, selon l’association.

    «L’Algérie pourrait alimenter l’Europe en électricité et gagner des milliards de dollars, mais le gouvernement de Bouteflika n’était pas de cet avis, car la France s’opposait fermement à l’idée que l’Algérie puisse se développer, diversifier son économie et sortir de sa dépendance aux hydrocarbures.

    L’Algérie aurait pu devenir l’un des plus gros exportateurs d’électricité au monde, mais la France a bloqué le projet, l’un des projets les plus importants et les plus lucratifs pour l’Algérie», aurait encore soutenu Peter Altmaier. Cinq groupes allemands, et pas des moindres, issus tous du pays le plus impliqué dans le très médiatisé projet Desertec, s’étaient retirés en 2014.

    Après Siemens et Bosch qui avaient pris leurs distances deux années auparavant, ce fut au tour du groupe de BTP et de services Bilfinger, de la compagnie d’électricité E.ON et du groupe bancaire HSH Nordbank de se désengager.

    Les principaux partenaires et associés du consortium quittaient ainsi le train avant même l’arrivée en gare, ce qui avait hypothéqué définitivement l’immense projet boudé par les Français. En plus de Sonelgaz, dix autres partenaires allemands, espagnols, tunisiens et marocains étaient impliqués dans Desertec Industrial Initiative.

    Le consortium regroupant des sociétés et des institutions européennes et du pourtour méditerranéen, créé en 2009, visait à l’origine à couvrir une part des besoins en énergie de l’Europe en exploitant le potentiel solaire et éolien du sud de la Méditerranée.

    Le coût total du projet s’élevait initialement à 400 milliards d’euros. Si, pour l’association des oulémas, le plus important dans le sujet est de nourrir le sentiment anti-français qui s’est davantage développé chez les Algériens depuis le début du soulèvement populaire du 22 février et qui transparaissait à travers les slogans, l’information en soi mérite d’être débattue et clarifiée auprès des responsables algériens. Car il s’agirait d’une opération de sabotage caractérisée de l’économie nationale.

    Source : L’Est Républicain

    Tags : Algérie, France, Allemagne, Projet Desertec,

  • Terrorisme: La police allemande recherche l’agent marocain Bilal Ben Ammar pour interrogatoire

    Selon le ministre allemand de l’intérieur, Horst Seehofer, le gouvernement fédéral tente de savoir où se trouve actuellement Bilal Ben Ammar, le complice d’Anis Amri, le terroriste tunisien qui a commis l’attentat du Marché de Noël de Berlin en 2016.

    Ben Ammar a été expulsé le 1er février 2017 vers la Tunisie et est considéré comme un amis d’Amri et la commission d’enquête du Bundestag sur cet atentat veut l’entendre comme témoin.

    A la question de si son expulsion n’était peut-être pas prématurée, Seehofer a répondu que seule la commission d’enquête pourrait répondre à cette question.

    L’expulsion de Ben Ammar est très critiquée. Certains politiciens de l’opposition ont soutenu que le gouvernement fédéral voulait dissimuler quelque chose en procédant à une expulsion rapide. La porte-parole du Parti vert, Irene Mihalic, a notamment soulevé la question de savoir si Ben Ammar aurait même pu être un agent du service de renseignement marocain. Selon le magazine « Focus », l’expulsion avait pour but de protéger Ben Ammar des poursuites, car il était un informateur des services secrets du Maroc.

    Tags : Maroc, Allemagne, Terrorisme, Marché de Noël, Berlin, DGED, services secrets marocains,