Étiquette : Belgique
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Belgique et Pays Bas payent le prix de leur insoumission à la volonté du royaume enchanté du Maroc
Sous ordre du gouvernement, la justice française s’est rétractée, à plusieurs reprises, dans l’affaire de l’assassinat de Ben Barka pour ne pas irriter le pouvoir marocain. Allant plus loin encore, l’Assemblée nationale a approuvé en 2015 un nouveau protocole d’entraide judiciaire signé avec Rabat prévoyant que les plaintes déposées en France seront désormais « prioritairement » renvoyées vers Rabat ou clôturées.Le gouvernement espagnol ne rechigne pas devant les demandes d’extradition marocaines. Nous avons eu l’occasion de le voir dans l’affaire du belgo-marocain Ali Aarrass qui vient d’être libéré après 12 ans de prison au Maroc pour des faits de terrorisme qu’il a toujours niés et dont les aveux ont été obtenus sous la torture.Ce sont des faits qui ne risquent pas d’arriver en Belgique ou aux Pays Bas où la justice refuse est consciente qu’au Maroc les conditions d’une justice équitable ne sont pas réunies. Rabat n’a pas pardonné le refus des Pays Bas de lui livrer Saïd Chaou, un militant pour la République du Rif. A cela s’ajoute les dernières déclarations de ministre néerlandais Blok au sujet de la répression des rifains au Maroc.En arrêtant Abdelkader Belliraj, les autorités marocaines ont tenté de convaincre leurs homologues belges de la nécessité de faire confiance au Maroc dans la gestion des binationaux belgo-marocains dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ils n’ont pas réussi, même après les attentats terroristes de 2016 que certains observateurs n’ont pas hésité à attribuer la responsabilité aux services secrets marocains.Les responsables marocains sont connus pour leur rancune. Aujourd’hui, ils veulent faire payer aux pouvoirs belge et hollandais leur insoumission à la volonté du régime marocain. Ils ont réussi à créer des problèmes entre leurs binationaux marocains et leur gouvernement. Les voilà en train de les accuser de les traiter comme des citoyens de deuxième degré suite à leur blocage au Maroc après la fermeture des frontières imposée par la pandémie.Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, pandémie, coronavirus, covid-19, terrorisme, torture, justice, Abdelkader Belliraj, Aali Aarrass, -
Frédérique Ries, la nouvelle conquête du Maroc
C’est une question posée par Frédérique Ries, députée européenne libérale francophone du MR qui a attiré la foudre des sahraouis. Une question écrite qui semble lui avoir été sifflée à l’oreille par les diplomates marocains très actifs dans l’espace européen à Bruxelles.La question n’aurait pas été étonnante si elle n’était pas posée par un ancienne journaliste censée bien connaître le sujet. Elle tourne autour de la situation sanitaire dans les camps des réfugiés sahraouis qui se trouvent dans la ville algérienne de Tindouf, situation qu’elle qualifie de déplorable.Cette initiative porte les empreintes de sa collègue du MR, Latifa Ait Baala dont les accointances avec les services secrets marocains ont été plus que prouvées par le hacker Chris Coleman. Celle-là même qui a essayé de manipuler Louis Michel en vue de le pousser à parrainer la projection dans les enceintes du Parlement Européen, d’un film co-réalisé par Ait Baala et son époux Hassan El Bouharouti et financé par la DGED, le service marocain d’intelligence extérieur et dans le but était de présenter comme un mouvement terroriste activant dans la région du Sahel.Ayant certainement pris la mesure de la gravité de cette nouvelle manipulation, après la mobilisation de ses collègues parlementaires, qui ont saisi le président du Parlement européen pour attirer son attention sur «l’irresponsabilité» que constitue une telle action de «propagande» qui «n’a pas sa place» au sein de l’hémicycle européen, Louis Michel a préféré sécher cette rencontre laissant le sale boulot à Aymeric Chauprade, un élu du Front National, présenté comme un spécialiste en géopolitique, et le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).Tags : Maroc, Belgique, MR, Latifa Aït Baala, Louis Michel, Frédérique Ries, Hassan El Bouharouti, -
Maroc : La déclaration de Bourita trahit une animosité envers la communauté rifaine
S’adressant aux députés membres de la Commission des affaires étrangères de la Chambre de Représentants, le ministres marocain des affaires étrangères a déclaré, entre autres les Pays Bas et la Belgique ont organisé les opérations de rapatriement avec une logique politique, ajoutant que les autorités néerlandaises ont demandé à ce qu’un vol en partance d’El Hoceima soit réservé aux binationaux afin d’exercer leur tutelle sur les Marocains qui portent la double nationalité.
Une déclaration qui trahit un esprit de vengeance qui domine la décision du Makhzen d’empêcher le rapatriement des binationaux marocains. Amsterdam semble avoir irrité les autorités marocaines lorsqu’elle a demandé de rapatrier des citoyens qui se trouvaient dans la capitale de la région du Rif.
Le Makhzen n’a pas lâché ses mots pour s’en prendre aux gouvernements de la Belgique et les Pays Bas : opportunisme politique, mauvais foi…
S’agit-il d’une manière de tourner le regard vers ces deux européens pour faire oublier le sort des 22.000 citoyens marocains laissés pour compte parce que le pouvoir marocain ne veut pas les prendre en charge au Maroc ?
Tags : Maroc, rapatriement, binationaux, Belgique, Pays Bas, Rif, hirak, -
Maroc: le rapatriement d’une partie des belgo-marocains incertain
Dans une interview accordée à a l’agence de presse marocaine MAP, le Ministre des Affaires Etrangères, Philippe Goffin, que ses équipes sont occupées à confectionner les listes des binationaux qui aux yeux des autorités marocaines ont droit au rapatriement.
Selon le chef de la diplomatie belge, il appartient au Maroc de valider cette liste. Une déclaration qui n’a pas été du goût de la communauté belgo-marocaine qui voit en cela une discrimination par rapport au reste des citoyens belges qui ont été rapatriés d’autres pays.
Il s’agit, dit-on, une abdication de la souveraineté belge sur une partie de ses citoyens. Pire encore, M. Goffin reconnaît implicitement que les belgo-marocains ne bénéficient pas des mêmes droits et des mêmes égards de la part des autorités belges. Un précédent considéré comme très grave.
Tags : Maroc, Belgique, rapatriement, belgo-marocains, discrimination, -
Maroc : Le Makhzen se venge des rifains
Les autorités marocaines sont connues pour leur tendance à la rancune et la vengeance, notamment lorsqu’il s’agit de citoyens marocains. Les rifains ont eu l’occasion d’expérimenter cela avec le traitement réservé à Nasser Zefzafi et ses compagnons dans les geôles de Mohammed VI.
Apparemment, cela n’a pas suffit. Le Makhzen a profité de la pandémie au Maroc pour asséner un nouveau coup aux rifains à travers le blocage des belgo-marocains et des néerlando-marocains qui se trouvaient au royaume au moment de la fermeture des frontières à cause du covid19.
Selon la plateforme des Belgo-Marocains et Marocains résidant en Belgique, ils sont des milliers (plus de 16.000 selon le magazine marocain Tel Quel) à être coincés au Maroc en attente d’un geste de la part de l’État belge en vue de sortir ses concitoyens binationaux qui vivent une « véritable souffrance humaine », selon Hamid Zeguendi dont les propos ont été relayés par la DH.
« J’ai 68 ans Je suis diabétique depuis dix-huit ans. Mes problèmes de prostate sont très inquiétants. Je devrais consulter un cardiologue. On ne trouve pas au Maroc les médicaments disponibles en Belgique. J’ai ce rendez-vous important le 24 avril. J’ai besoin de soins urgents. S’il vous plaît, aidez-nous. »
D’après la DH, qui cite le ministre Philippe Goffin, le Maroc est le seul pays avec le Burundi à avoir refusé le rapatriement, que Bruxelles était disposé à organiser, des binationaux qui souhaitaient rentrer en Belgique. « On a envie que nos binationaux puissent revenir au pays, . On fait tout pour que cela fonctionne de la sorte. Sauf que, pour le moment, on se heurte clairement à un refus de l’État marocain. C’est aussi clair que cela ».Tags : Maroc, binationaux, belgo-marocains, coronavirus, covid19, Belgique,
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Belges et néerlandais retenus au Maroc au nom de la double nationalité
Le Maroc considère les Néerlandais et les Belges bloqués comme ses propres sujets
Selon le site Arif News, un nombre inconnu de Belges et de Néerlandais ayant la double nationalité sont coincés au Maroc depuis plusieurs jours dans l’attente de pouvoir rejoindre leurs pays de résidence.
Si jusqu’à présent, ces personnes n’ont pas été informées de la véritable raison pour laquelle elles ne sont pas rapatriées, l’explication l’a donnée le ministre belge des Affaires étrangères, Philippe Goffin dans une déclaration faite à la télévision belge (voir vidéo). Selon lui, si le Maroc refuse de les rapatrier c’est parce que le Maroc considère les Belges bloqués ayant la double nationalité comme ses propres ressortissants. « Il y a des personnes qui ont la double nationalité, ils sont à la fois marocains et belges, et le Maroc considère, quand on a la double nationalité et qu’on est sur le sol marocain, on est marocain. Donc, ils ont une gestion qui leur appartient de leurs nationaux », a-t-il précisé.
D’après la même source, les mêmes raisons ont été invoquées par un message publié par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et où elle indique le Maroc ne permet plus à ses ressortissants de partir et cela s’applique également aux Européens à double nationalité. Le message a été supprimé ultérieurement et l’ambassade dément son existence.
Arif News rappellent que « les personnes âgées, les plus exposées au Maroc où les soins de santé sont désastreux, risquent de devenir victimes d’un jeu politique entre le régime marocain et certains pays européens ». S’agiterait-il d’une vengeance du Makhzen ?
Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, double nationalité, coronavirus,
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=M-s8NGEo4zg&w=560&h=315] -
Quand un ambassadeur à Bruxelles espérait que la Belgique souffrira du terrorisme
«Inchallah, ça leur arrivera un jour. C’est là qu’ils comprendront ce qu’est le terrorisme», déclare Fuat Tanlay, ambassadeur de Turquie en Belgique, dans un article publié le 16/07/2009 par le quotidien turc Hürriyet. Exprimant ainsi sa colère contre la Belgique suite à la décision des magistrats de la Cour d’appel de Bruxelles de postposer leur verdict du 14 juillet 2009 au mois d’octobre 2009 dans le cadre de l’affaire DHKP-C, Fuat Tanlay estime que « la Belgique tente à présent de classer l’affaire via diverses explications » et ajoute que « leur discussion sur le fait de juger des membres de l’organisation terroriste arrêtés en 1999 sur base d’une loi réformée en 2005 est vraiment bidon. »
Ces propos tenus en langue turque par l’ambassadeur Fuat Tanlay contrastent sensiblement avec son style plus diplomatique utilisé dans une carte blanche publiée par le quotidien bruxellois Le Soir. L’ambassadeur turc, qui était présent à l’audience le 25/05/09 lors de la reprise des débats devant la Cour d’appel, se contentait en français de préciser certains faits à l’attention de l’opinion publique belge « quelle que soit la décision de la Cour d’Appel de Bruxelles en l’affaire« .
Parmi les éléments constitutifs d’un acte terroriste, l’ambassadeur de Turquie rappelle pourtant lui-même que « le terrorisme, par définition, n’existe que s’il est accompagné de propagande » et que « c’est par son annonce et son explication à l’opinion publique qu’un acte violent quelconque peut devenir un acte terroriste. L’acte violent en soi ne suffit pas. On ne peut dissocier ceux qui posent les bombes de ceux qui expliquent pourquoi les bombes ont été posées. Les derniers sont aussi complices du crime terroriste. Il suffit de se rendre compte du soin apporté à la médiatisation des attentats, même ceux qui échouent, par les organisations terroristes. Or aujourd’hui, on le sait, la propagande et les actes terroristes sont souvent faits dans des pays différents.«
Compte tenu de cette acception, il convient de savoir s’il y a lieu ou non d’ouvrir une quelconque instruction judiciaire à l’encontre du diplomate turc en poste à Bruxelles au motif qu’il a « annoncé » ou « incité » la population à commettre des attentats terroristes contre la Belgique. Le Parquet fédéral n’a pas encore communiqué à ce sujet.
A noter que ce n’est pas la première fois que Fuat Tanlay tient des propos très agressifs en turc envers les autorités belges. Lors d’un entretien publié le 21/04/07 par le quotidien Hürriyet, l’ambassadeur turc accusait le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez (PS), d’encourager le terrorisme du PKK et le séparatisme ethnique tout en lui interdisant d’utiliser les termes de « Turcs, Kurdes, Arméniens et Assyriens » car cela encouragerait la division ethnique. Le bourgmestre socialiste lui avait répondu, en envoyant copie de sa correspondance au gouverneur, au SPF Intérieur et SPF Affaires étrangères, pour dénoncer un cas d’ »ingérence » de la part d’un représentant d’un Etat étranger.
Source : Parlemento, 20 jui 2009
Tags : Belgique, Turquie, terrorisme, PKK, Fuat Tanlay,
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Qui est derrière l’exploitation des imams et des mosquées musulmanes en Belgique ?
Il a été constaté que des imams et des mosquées de Belgique ont été instrumentalisés de manière illégitime dans le traitement de questions ne concernant en rien les musulmans comme la propagande en faveur de la constitution marocaine soumise au recensement à la date du 1er juillet prochain.
Beaucoup d’intéressés parmi les musulmans de Belgique et autres se demandent pourquoi le gouvernement belge et le ministère de la justice, en charge des affaires confessionnelles et des lieux de culte, restent muets. La Belgique ne défend-elle pas les valeurs de la laïcité et la séparation entre la religion et la politique ainsi que la non intervention des religieux dans les affaires politiques.
Ces derniers jours, les musulmans de Belgique sont en colère après les sermons du vendredi passé tenus dans certaines mosquées; il a été traité de la question du référendum au Maroc et même plus que cela puisque certains imams ont lancé une propagande en faveur du gouvernement marocain avec un appel clair à voter « oui ». La majorité des Musulmans ont refusé que leurs mosquées soient instrumentalisées pour la propagande de l’Etat du Maroc dans les mosquées bâties avec leur argent privé pour le culte et la culture et non à des fins de servir un Etat, un parti politique ou un quelconque projet politique. Le fait d’instrumentaliser les imams et les mosquées en vue d’une propagande politique pour ces projets étrangers est en opposition avec les us et coutumes connus pour éloigner le rôle du culte pour un profit politique.
Le fait que l’ambassade marocaine à Bruxelles incite les imams en faveur d’une propagande pour le référendum marocain durant les sermons du vendredi et l’exposition des urnes de vote dans les mosquées le jour du vendredi directement après le sermon nous pousse à nous interroger sur le rôle de la mosquée, la relation de l’imam de la mosquée avec la société belge et les limites de ses compétences. Ces sermons et conférences propagandistes se font en Belgique au profit de l’Etat marocain afin d’imposer une large participation des Marocains résidents en Belgique après qu’une majorité de Marocains du Maroc aient refusé le vote en faveur de la nouvelle constitution qu’ils considèrent comme une constitution octroyée par le Roi du Maroc.
Les consultas marocains, à Bruxelles, Anvers et Liège, ont distribué des tracts et des dépliants dans de nombreuses mosquées et commerces afin de sensibiliser et d’inciter à la participation au référendum en faveur de la constitution. La plupart des Marocains résidents en Belgique ignorent son contenu; sans parler que ces RME portent la nationalité belge et la majorité d’entre eux n’ont pas de relation avec le Maroc si ce n’est la relation familiale. La politique du bâton que l’Etat marocain adopte à l’égard des imams des mosquées ainsi que certains élus d’origine marocaine, et l’instrumentalisation de la radio « Al manar » (radio pour tous les Arabes de Belgique), nous pousse à nous interroger sur les raisons de ce silence et la complicité du gouvernement belge et des ministères en charge du rôle du culte et de la radio « al manar ».
Mohamed Said
Bruxelles
Source : Akhbarona, 28 juin 2011
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Maroc: Ducarme proteste contre la tenue du référendum dans des mosquées belges
BELGA, 30 juin 2011.- Le député fédéral Denis Ducarme (MR) a protesté jeudi contre l’installation de bureaux de vote dans certaines mosquées belges, à l’occasion du référendum constitutionnel marocain.
Selon M. Ducarme, « les activités politiques sont à proscrire » dans les mosquées, d’autant plus que certaines d’entre elles sont en voie de reconnaissance par l’Etat et qu’elles bénéficieront d’un financement public.
L’organisation du vote dans les mosquées confirme par ailleurs « l’ingérence persistante des Etats étrangers dans l’organisation du culte islamique en Belgique », a ajouté M. Ducarme, évoquant au passage les tensions autour de l’exécutif des Musulmans.
La communauté marocaine de Belgique, forte de plus de 300.000 membres, pourra voter vendredi, samedi et dimanche, de 08h00 à 20h00, dans l’un des 23 bureaux ouverts pour l’occasion. Dix bureaux sont prévus à Bruxelles, notamment au sein des deux ambassades (auprès de la Belgique et auprès de l’Union européenne) et au consulat général, mais plusieurs mosquées et associations marocaines ont également accepté de mettre une salle à disposition.
Tags : Maroc, Belgique, mosquées, imames, RME, Al Manar,
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Molenbeek, usine à terroristes ?
Suite aux attentats de Paris et de Bruxelles, Molenbeek est devenue mondialement célèbre en un week-end. Du Brésil à la Chine, du Canada à l’Afrique du sud, les journalistes découvrent ce foyer de radicalisme situé au cœur de la capitale de l’Europe. Pourtant, rien de neuf sous le soleil. Pour celui qui voulait s’informer, cette situation n’était que trop connue.
Depuis le début des années 2000, Molenbeek est régulièrement citée dans la plupart des affaires terroristes concernant notre pays. Parmi, les plus connues, citons l’assassinat du commandant Massoud en Afghanistan deux jours avant le 11 septembre 2001, le pittoresque cheikh Bassam et son Centre islamique belge, les attentats de Madrid en 2004 et plus récemment l’attentat de Nemmouche au Musée Juif, la cellule de Verviers, ou encore l’attaque du Thalys, …
Au pays des aveugles, les borgnes sont rois, dit l’adage. Pas en Belgique. Ceux qui ont tenté de soulever le voile l’ont fait dans une grande solitude. En 2008, le livre, « En sous-marin dans le petit Maroc », d’une journaliste flamande d’origine marocaine, Hind Fraihi, montrait déjà la radicalisation des jeunes molenbeekois. Dès 2004, le site djihadiste assabyle.com du Centre islamique belge avait amené une députée belge à déposer une proposition de loi visant à interdire l’apologie du terrorisme. En 2009, dans « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », Claude Demelenne, un journaliste de gauche, tirait la sonnette d’alarme. Plus récemment, dans son livre « L’iris et le croissant », le sociologue Felice Dassetto utilisait le terme de « Molmuslim » pour résumer la situation à Molenbeek.
Pendant vingt ans, une sorte d’omerta a régné. Ceux qui tentaient de la briser étaient traités d’islamophobes ou de racistes. Au cœur de ce système figurait le puissant Philippe Moureaux, coqueluche des médias, qui a longtemps exercé un véritable magistère moral et politique sur la politique bruxelloise. A la fois Bourgmestre de Molenbeek, Président de la Fédération socialiste de Bruxelles et Vice-Président du PS national, il faisait régner un climat de terreur intellectuelle contre lequel peu osaient se lever. Bien avant que le think tank « Terra Nova », proche du Parti socialiste français, ne le théorise, Philippe Moureaux avait compris que l’avenir du socialisme (bruxellois) passait par les immigrés qui allaient devenir, symboliquement, le nouveau prolétariat, remplaçant une classe ouvrière autochtone en rapide diminution.
Moureaux devient bourgmestre en 1992. En 1993, il pouvait encore dire ceci : « les clandestins sont en train de détruire complètement notre modèle social. (…) Le CPAS (centre public d’action sociale) de Molenbeek ne peut pas être le CPAS du quart de la Roumanie, du tiers du Pakistan » (Le Vif L’Express, 17 septembre 1993) ou encore « je le dis clairement et durement : nous sommes totalement incapables d’intégrer une nouvelle vague d’immigration. On va arriver à des situations conflictuelles ». (Vlan, 29 septembre 1993). On peine à croire que c’est lui qui a prononcé ces phrases. Par la suite, il se transforma en grand inquisiteur de quiconque osait tenir de tels propos.
Changement radical de discours et de politique, donc. L’immigration légale (et clandestine) est encouragée. Le regroupement familial est facilité par les services de la commune. Celle-ci ferme les yeux sur les mariages blancs qui permettent de légaliser des centaines de clandestins. Au niveau fédéral, le vigilant sénateur Moureaux est aux premières loges pour simplifier la législation sur le regroupement familial et l’acquisition de la nationalité (qui devient quasi automatique), accorder le droit de vote aux étrangers et, à son initiative, la lutte contre le racisme est érigée en nouveau paradigme du discours politique.
Molenbeek connait alors la plus forte augmentation de population de la Région bruxelloise et de Belgique. La population recensée (les clandestins sont très nombreux) a augmenté de 12% en 5 ans et de 30% en 15 ans. 30% de plus depuis le prophétique « nous sommes totalement incapables d’intégrer de nouvelles vagues d’immigration » ! Et ce n’est pas fini…
Parallèlement à cet accroissement incontrôlé, qui se déroule sans que l’on sache si ces nouvelles générations d’immigrés et leurs enfants partagent nos valeurs (le PS s’opposant jusqu’à récemment à un parcours d’intégration obligatoire), un modèle communautariste se met en place. Visites fréquentes dans les mosquées (qui appellent à bien voter lors des campagnes électorales), subventions d’associations musulmanes, mise à disposition des locaux de la commune pour des écoles coraniques, placement sur la liste PS de proches des mosquées, participation visible aux Fêtes de l’Aïd El Kébir ainsi qu’à des défilés anti-israéliens où l’on scande des slogans antisémites.
L’héritage historique laïc et anticlérical (au sens large) du PS est jeté aux orties au grand dam de quelques socialistes historiques. Pour Jean-Maurice Dehousse, un ancien bourgmestre de Liège : « le sympathique Philippe Moureaux, pour avoir adoré en son jeune temps les icônes staliniennes et fermé les yeux sur le goulag ne se convertit-il pas aujourd’hui certes progressivement mais néanmoins profondément aux charmes des impératifs des mollahs de Molenbeek ? » Dans ses mémoires « L’ami encombrant », Merry Hermanus, un ex-cacique du PS bruxellois raconte son engueulade par Philippe Moureaux : » J’en ai marre, laïcard, sale laïcard, tu veux minoriser une population fragilisée alors que tes amis juifs, eux, peuvent tout se permettre ! «
Pendant vingt ans donc, Philippe Moureaux a, avec succès, intimidé des médias complaisants et l’ensemble du monde politique, véritablement tétanisé par l’idée d’être taxés de racistes. En témoigne spectaculairement l’affaire Deborsu. En avril 2012, Frédéric Deborsu, journaliste à la RTBF, réalise pour « Questions à la Une », un reportage inédit – jusque-là, la RTBF n’a jamais vraiment abordé ces sujets dans un long reportage – dans lequel il montre les dérives communautaristes dans des communes bruxelloises dont Molenbeek et le double discours de certains élus d’origine étrangère pris en flagrant délit de mensonges. Philippe Moureaux compare alors les méthodes du journaliste à celles de… Goebbels, le chef de la propagande d’Hitler ! Depuis, la RTBF n’a plus abordé ces questions en profondeur, pas plus que la plupart des autres médias belges.
Lors du tournage, les journalistes ont pu constater que la loi sur l’interdiction de la burqa n’était pas respectée sur le marché local, en présence de la police. Des quartiers de Molenbeek sont ainsi devenus progressivement des zones de non-droit où la police ne va plus qu’en force, où les agents des services de l’eau ou de l’électricité doivent se faire accompagner par la police pour couper les compteurs, où presque tous les restaurants sont fermés lors du Ramadan, où « sale juif » est devenu une insulte courante, où les écoles sont désertées lors de la fête de l’Aïd qui n’est pourtant pas un jour de congé légal, et où les blondes et celles qui oseraient porter des jupes trop courtes se font régulièrement traiter de putes ou de salopes. C’est dans ce climat que des organisations radicales comme le Centre islamique belge et d’autres ont pu prospérer toute liberté, sans que la police locale s’en mêle.
La responsabilité de cette situation n’incombe évidemment pas qu’à Philippe Moureaux. La presse et le monde politique (tous partis confondus, même si certains sont plus responsables que d’autres) ont longtemps préféré se voiler la face.
Moureaux n’est plus dans le jeu politique. Inutile de lui tirer dessus. Le mal est fait. Le problème est que les racines mentales du système Moureaux sont toujours bien présentes parmi nombre d’élus du PS, qui ont aussi pu émerger grâce au copinage et au clientélisme (sans parler des liens familiaux) qui constituent son second pilier, à côté du communautarisme. Et pour cause, puisque ce système est désormais la clé des victoires électorales du parti à Bruxelles. Philippe Moreaux a réussi à transformer en profondeur une région historiquement libérale.
Aujourd’hui, la marmite explose. Comme le dit la bourgmestre Françoise Schepmans, on a longtemps vécu dans le déni. Le déni nous explose aujourd’hui à la figure et nous avons la gueule de bois.
Molenbeek, usine à terroristes ?
Molenbeek, usine à terroristes ? Sans surprise serait-on tenté d’écrire. Le tueur du musée juif Mehdi Nemmouche, les deux jihadistes présumés tués à Verviers ainsi que le cerveau de la cellule Omar Abaaoud, la soeur du terroriste du Thalys ou, si l’on remonte dans le temps, Abdelkader Belliraj, etc., la très grande majorité des terroristes actifs en Belgique et/ou en France sont tous passés par Molenbeek-Saint-Jean. A tel point que cela en fait LA base arrière de l’islamisme radical européen.
Malgré l’évidence des faits, les élus locaux s’en défendent. « Ils ne viennent pas tous d’ici », assure la bourgmestre Françoise Schepmans, citant à raison certaines communes voisines. « Et, la plupart du temps, ils ne sont que de passage. » Soit, mais pourquoi tout semble converger vers Molenbeek ? L’hyper-densité de certains quartiers clairement ghettoïsés et la radicalisation galopante d’une partie de la population d’origine maghrébine de Molenbeek (et au délà) permet d’expliquer l’exception aculturelle molenbeekoise : « Dans certains quartiers, la population est très dense, composée de personnes d’origine maghrébine à 80%… L’anonymat est plus facile pour les gens de passage dotés de très mauvaises intentions », poursuit l’élue libérale.
« Ils débarquent aussi dans des quartiers où le terreau de radicalisation est plus fertile pour des raisons aussi simples que l’absence de politique d’accueil et d’intégration durant de nombreuses années. Il aurait fallu être beaucoup plus ferme dès le départ par rapport aux droits et devoirs de chacun, par rapport à cette exigence de participation à la vie quotidienne au sein de la commune. »
La faillite de l’ère Moureaux ? Nombreux le reconnaissent, parfois sous couvert d’anonymat comme cet élu de gauche: « Le Molenbeek façonné par l’ancien bourgmestre socialiste Philippe Moureaux est un échec flagrant dans le vivre-ensemble. Il fait pourtant bon vivre au quotidien ici. Les gens sont respectueux les uns envers les autres, on ne rencontre pas de difficultés particulières. Pour preuve, cela fait plusieurs années que nous n’avons plus d’émeutes, la période du ramadan se déroule sans problème. » Pourtant, Françoise Schepmans n’a jamais cru en ce « laboratoire socio-multiculturel ». « Nous avons vécu trop longtemps dans le déni. Entre la fin de la période d’immigration au milieu des années 70 et le début des années 2000, la population d’origine maghrébine a quadruplé ici, par le biais du regroupement familial. Encore fallait-il leur expliquer l’essentiel : c’est à dire leurs droits et devoirs vis-à-vis de la société belge. Même s’il fait bon vivre ici, je suis la première à reconnaître les difficultés d’intégration que rencontrent certains Molenbeekois ».
Depuis Charlie Hebdo, où nombre de jeunes Molenbeekois (et autres) issus de l’immigration croyaient dur comme fer en la théorie du complot, vantaient même les ‘exploits’ des terroristes, Molenbeek a mis en place une formation destinée à repérer la radicalisation violente de ses concitoyens. Policiers, agents de quartier, éducateurs, fonctionnaires communaux, professeurs, etc. ont tous suivi la formation. Et cela semble fonctionner. « Avant, tu ne pouvais pas expliquer aux éducateurs qu’il y avait des problèmes de radicalisation dans la commune. Aujourd’hui, tout le monde est hyper vigilant. Cela porte ses fruits. Mais le travail est encore long. Ca va prendre des années. »
Tags : Belgique, Maroc, Molenbeek, terrorisme, PS,
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Le lobby du Maroc à Bruxelles
A Bruxelles, les associations marocaines se comptent par dizaines. Celle qui a été créé exclusivement pour des activités liées au Sahara occidental est l’AMOME, dont la secrétaire nationale est Mme Latifa Aït-Baala, juriste et femme politique maroco-franco-belge. Depuis juin 2019 elle est membre du Parlement (régional) bruxellois pour le Mouvement réformateur (MR).
Candidate à plusieurs reprises par la suite à diverses élections belges et françaises, elle a été appelée à siéger en tant que première suppléante après les élections régionales bruxelloises de 2019, à la suite de la démission pour cause de cumul du bourgmestre franco-belge d’Uccle, Boris Dilliès.
Selon le site Suffrage Universel, « outre ses activités politiques belgo-belges, elle est connue pour son rôle actif dans le lobbying (la propagande) aux niveaux belge, européen et international en faveur de la cause de la « marocanité du Sahara », notamment en tant que porte-parole depuis 2006 de la « Coordination belgo-marocaine pour le Sahara marocain » et secrétaire nationale de l’ »Alliance Mondiale des Marocains de l’Etranger » (AMOME), une organisation de propagande pour la thèse du « Sahara marocain » qui organise notamment les commémorations annuelles de la « marche verte ».
A noter que la branche belge de cette association a son siège 52 rue des Alliés à Forest (pas loin du consulat général du Maroc), chez la Federatie Marokkaanse Democratische Organisaties, une structure faîtière d’associations locales principalement marocaines en Flandre et à Bruxelles (« federatie van allochtone zelforganisaties ») qui inclut l’Union des associations d’origine marocaine (UAM) de l’amicaliste Mohammed Zennoun. La FMDO est grassement subsidiée par le gouvernement flamand au titre de l’ »intégration » mais est en réalité devenue la structure d’appui belge de l’AMOME et des comités pro-Sahara marocain. Les responsables belges de l’AMOME sont notamment Abdelaziz Saret, Latifa Aït-Baala (secrétaire des députés fédéraux MR Ducarme père et fils, ex-secrétaire de l’eurodéputée verte française Alima Boumediène-Thierry), Ahmed El Karrouti, Jadir Ben Allel (de la section arabe de la CSC) et Mohamed Sebbahi (ancien permanent d’Agalev, puis de la FMDO).
Selon une dépêche de l’agence de presse officiel au Maroc datée de 2013, « depuis des années, c’est avec les libéraux du MR qui siègent au Parlement européen que Latifa Ait Baala mène, assure-t-elle, le combat pour déjouer les manœuvres des adversaires politiques et du lobby ‘pro-polisario’ », « Il n’est, justement, pas rare de la voir porter la voix du Maroc aux travaux de la Commission des droits de l’Homme, du Conseil des droits de l’Homme et de la IV-ème Commission à New York ».
Ses relations avec les services secrets marocains ont été dévoilés en 2014 par le hacker Chris Coleman. Ainsi, nous avons appris que la DGED a financé un film intitulé Polisario, l’identité d’un Front réalisé par Hassan El Bouharrouti, caméraman qui se dit journaliste connu pour ses interventions houleuses à Bruxelles en vue de perturber les activités de solidarité avec la lutte du peuple du Sahara Occidental.
Ambitieuse à l’instar de ses sponsors, Ait Baala rêvait de pousser l’Union Européenne à inclure le Front Polisario dans la liste des mouvements terroristes. Pour son entreprise macabre, elle a tenté de pousser Louis Michel, président du MR à l’époque. Mais elle a échoué. Michel a reçu dans son bureau un dossier complet sur ses accointances avec le services secrets marocains.
Parmi les baltajias mobilisés par la prétendue association, il y avait aussi :
-Ahmed El Karrouti, amicaliste bien connu (3ème au fond à partir de la gauche).
– Le conseiller communal Ecolo de Saint-Josse Ahmed Mouhssine
-Radouane Bouhlal, ancien président du Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (Mrax), limogé à cause de sa mauvaise gestion.
-Nordine Saïdi, porte-parole du petit parti d’extrême gauche bruxellois Egalité critiqué pour ses attaques contre tous ceux qui osent critiquer l’Islam.
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