Étiquette : Bensalah

  • Abdelkader Bensalah assistera à la finale de la CAN aux côtés d’al-Sissi, Macky Sall et Gianni Infantino

    Le président de l’Etat, Abdelkader Bensalah sera bel et bien au Caire vendredi soir pour assister à la finale de la Coup d’Afrique des Nations qui opposera l’équipe nationale à celle du Sénégal, selon des sources concordantes.

    Bien que Bensalah ne soit «très en forme» en raison de ses ennuis de santé, il a été décidé finalement qu’il fasse le déplacement en Egypte pour représenter l’Algérie dont la sélection à toutes les chances de remporter le sacre africain.

    Il faut dire que Bensalah ne pouvait pas se dérober à cette obligation protocolaire malgré son déficit de légitimité surtout qu’il y aura dans la tribune officielle, le rais égyptien, Abdelfattah al-Sissi et le président du Sénégal, Macky Sall, ainsi que la patron de la FIFA, Gianni Infantino.

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    Tags : Algérie, CAN 2019, finale, Bensalah,

  • Algérie : Bensalah reste…

    Les élections du 4 juillet annulées

    La date du dimanche 2 Juin marque un nouveau tournant de la crise politique et institutionnelle que vit l’Algérie, notamment depuis le départ forcé du président Bouteflika le 2 avril dernier. En effet, le Conseil Constitutionnel vers lequel tous les regards étaient braqués a rendu en quelque sorte son verdict au sujet de la présidentielle du 4 Juillet, constatant l’impossibilité de sa tenue à la date indiquée.»

    Le Conseil Constitutionnel, réuni les 21, 24 et 27 Ramadhan 1440 correspondant aux 26 et 29 Mai et 1er Juin 2019, à l’effet de délibérer sur les dossiers de candidatures pour l’élection du Président de la République prévu le 4 Juillet 2019, s’est prononcé par le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui, en vertu de deux décisions individuelles n 18/D.CC/19 et n 19/D.CC/19 datées du 1er Juin 2019, lit-on dans le communiqué qui justifie l’annulation du rendez-vous électoral par l’annulation des dossiers des deux candidats, sans donner pour autant des détails sur les raisons de cette annulation.

    Il est néanmoins aisé de les deviner, à savoir que ces deux candidats, en l’occurrence Abdelkrim Hamadi et Hamid Touahri, (les seuls qui ont déposé leurs dossiers, sur les 77 qui ont retiré les lettres d’intention) sont des inconnus qui n’ont pas le profil ni les épaules pour prétendre à la magistrature suprême.

    C’est précisément pour cette raison que l’annulation de l’élection du 4 Juillet était déjà dans l’air du temps, le Conseil Constitutionnel n’a fait qu’acter cette impossibilité qui rebat de facto les cartes. Autant cette annulation était attendue, autant la décision du Conseil Constitutionnel de prolonger indéfiniment le mandat de Bensalah, jusqu’ à l’élection du nouveau président de la République constitue une surprise qui prend de court toutes les exégèses des experts en droit constitutionnel qui ont évoqué plusieurs scénarii qui postulent tous au départ de Bensalah à la fin de son mandat le 4 Juillet.

    Non seulement Bensalah restera comme président de l’Etat, mais en plus son nouveau mandat n’a pas de limites dans le temps, assuré de garder le pouvoir jusqu’ à l’élection du nouveau président de la République. « Il revient au Chef de l’Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du Président de la République et la prestation du serment constitutionnel», explique le communiqué du Conseil Constitutionnel. Cette institution est allée puiser ses arguments, pour justifier sa décision de maintenir Bensalah à la tête de l’Etat, d’abord dans sa réunion « du 1er juin 2019, par laquelle il déclare l’impossibilité de tenir l’élection du Président de la République, le 4 Juillet 2019, et la réorganisation de celle-ci de nouveau. » Puis de se référer dans un deuxième temps à la Constitution, plus précisément le paragraphe numéro 12 du préambule qui stipule « la Constitution est au-dessus de tous, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple, confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs, et consacre l’alternance démocratique par la voie d’élections libres et régulières. »

    L’institution présidée par Kamel Fenniche se réfère également aux articles 7, 8, stipulant que « le peuple est la source de tout pouvoir et qu’il exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne.» Référence aussi aux articles 102 alinéas 6, 182 et 193 de la Constitution qui définissent la mission du Conseil Constitutionnel de « veiller au respect de la Constitution. »

    Cette même Constitution, ajoute le communiqué « prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de Chef de l’Etat est d’organiser l’élection du Président de la République, il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain. »

    Si l’exégèse du Conseil constitutionnel a le mérite d’éloigner le spectre du vide constitutionnel et institutionnel, jusqu’ à l’élection du nouveau président, elle risque en revanche de braquer davantage le mouvement citoyen et la classe politique qui continuent de réclamer à cor et à cri le départ des deux « B », Bensalah et Bédoui.

    H.Khellifi.

    L’Est Républicain, 3 juin 2019

    Tags : Algérie, Constitution, Bensalah, élections, armée,

  • Algérie : Sale temps pour les fraudeurs en transfert de devises vers l’étranger

    Depuis le début du mouvement populaire contre le système politique, des soupçons ont pesé sur des hommes d’affaires quant à des opérations de transfert illicite de devises vers l’étranger.

    Karim Aimeur – Alger (Le Soir) – A la fin du mois de mars, alors que la polémique faisait rage sur cette question, la Banque d’Algérie, dirigée par Mohamed Loukal, a affirmé que les informations relatives aux transferts de capitaux, par le canal bancaire, « sont dénuées de tout fondement ». Mais avant-hier, dans la soirée, le ministère des Finances, dirigé par le même Mohamed Loukal, entre-temps promu ministre dans le gouvernement de Bedoui, a annoncé la mise en place d’un comité de veille et de suivi, chargé de suivre l’évolution des transferts en devises vers l’étranger.

    Son objectif ? Renforcer la vigilance en matière de transactions financières avec le reste du monde et débusquer les fraudeurs. Ce comité est composé de hauts fonctionnaires du ministère des Finances, de représentants de la Banque d’Algérie (BA) et de représentants de la communauté bancaire (Abef).

    Le comité a pour mission de s’assurer que les opérations de transferts en devises par les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, sont exécutées dans le strict respect de la réglementation des changes édictée par la Banque d’Algérie, a expliqué le ministère des Finances.

    Que s’est-il alors passé entre-temps pour que M. Loukal passe d’un homme qui « dément des rumeurs » à un homme qui « donne du crédit aux mêmes rumeurs » ?

    Il y a d’abord sa promotion au poste de ministre. Mais il y a surtout ce communiqué du chef d’état-major de l’APN qui a parlé ouvertement de tentatives de faire fuir des capitaux volés et s’enfuir vers l’étranger.

    Le 2 avril, jour de la démission de Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah a parlé de « vastes opérations de pillage et de dilapidation qu’a connues notre pays, ciblant ses potentiels et ressources économiques et financières ». Il s’est interrogé sur « les moyens qui ont permis à cette poignée de personnes d’amasser des richesses immenses par des voies illégales et dans un court laps de temps, en toute impunité, profitant de leur accointance avec certains centres de décision douteux, et qui tentent ces derniers jours de faire fuir ces capitaux volés et s’enfuir vers l’étranger ».

    Dans son communiqué, le ministère des Finances a expliqué que les opérations de transferts en devises par les banques sont classées en trois catégories. Il s’agit du règlement des opérations d’importation de biens et services, conformément à la législation et à la réglementation régissant le commerce extérieur et des changes en vigueur, des transferts dans le cadre d’investissements à l’étranger effectués par un opérateur résident en Algérie et les transferts des dividendes liés à des investissements directs en Algérie.

    En tout cas, l’annonce du ministère des Finances confirme les soupçons sur des opérations de transferts illicites de devises à l’étranger.

    Mais la décision semble avoir des objectifs politiques destinés, au même titre que la décision relative à l’interdiction de sortie de territoire national pour plusieurs hommes d’affaires, à calmer la rue qui demande des comptes aux « voleurs ». C’est une réponse au slogan « Vous avez dévoré le pays, espèce de voleurs ». « C’est destiné à calmer le peuple en lui disant qu’on est en train de surveiller le mouvement des capitaux », soutient l’expert économique Ferhat Aït Ali, contacté par Le Soir d’Algérie.

    Il affirme que le ministère des Finances n’a pas le droit d’installer un tel comité qui relève des prérogatives de la Banque centrale.

    « C’est une compétence de la Banque d’Algérie de contrôler a posteriori la régularité des opérations de transfert de devises. Il s’agit donc d’un empiétement des prérogatives de la Banque centrale », souligne notre interlocuteur.

    K. A.

    Le Soir d’Algérie, 15 avr 2019

    Tags : Algérie, Transition, Article 102, armée, Bensalah, Bedoui, Gaid Salah,

  • Algérie: Bensalah, le rejet!

    Nouvelle mobilisation à valeur référendaire contre le président par intérim et son plan de sortie de crise : Bensalah, le rejet !

    Huitième vendredi de mobilisation des citoyens à Alger et à travers le territoire national depuis le déclenchement du mouvement populaire le 22 février dernier. Rejetant de fond en comble les propositions de sortie de crise du gouvernement, y compris l’annonce faite par le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, sur l’organisation de l’élection présidentielle le 4 juillet prochain, les manifestants restent catégoriques en exigeant le départ de tous les symboles du système.

    Hier encore, ils étaient des centaines de milliers à envahir les rues de la capitale face à un dispositif sécuritaire renforcé. Bien que l’ensemble des accès menant à la capitale ait été bloqué la veille par des barrages de la Gendarmerie nationale, la mobilisation a été très forte dès la matinée.

    D’ailleurs, la densité de la foule a contraint les forces de l’ordre à plus d’une reprise de faire marche arrière et céder. Hommes, femmes et même enfants ont été de la partie scandant en chœur « Bensalah dégage», «Gaïd dégage», «Dégagez tous» et «Vive l’Algérie».

    Sur les pancartes arborées par les manifestants, on pouvait lire des messages accusant Gaïd Salah d’avoir lâché le mouvement populaire. «Nous sommes arrivés à la mi-temps mais Gaïd a vendu le match », tandis que d’autres appellent Bensalah à présenter sa démission. Lassé par ce qu’il qualifie de «manœuvres du gouvernement», le peuple n’a jamais été aussi clair qu’hier.

    Au tunnel des facultés, ils étaient des milliers à scander en boucle «partez tous». Les manifestants, déterminés à aller jusqu’au bout, ont appelé hier à la mise en place d’une période de transition avec de «nouvelles têtes» rejetant ainsi toute solution constitutionnelle. Sur certaines pancartes, des manifestants ont appelé à l’application des articles 7 et 8 de la Constitution mais aussi la dissolution du Parlement « de la honte».

    Même si l’humour est toujours de mise, la colère et le ras-bol des citoyens étaient hier bien palpables surtout que le gouvernement «s’obstine», selon les protestataires, à exécuter sa feuille de route en dépit de la contestation populaire.

    Les forces de l’ordre, visiblement dépassées et ne pouvant contenir la marée humaine qui déferlait sur Alger-Centre, n’ont pas hésité à user des canons à eau pour disperser les marcheurs.

    Les manifestants, qui ont préservé le caractère pacifique de la marche, se sont montrés très résistants et ont refusé de céder. Cependant, des informations relatives à des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants, faisant même état de blessés, n’ont cessé de circuler sur les réseaux sociaux et sites d’information.

    Plus tard, dans la journée, la police, qui s’est défendue d’avoir réprimé les manifestants, a annoncé l’arrestation d’un groupe de criminels qui s’apprêtait à attaquer les marcheurs. Dans un communiqué divulgué hier, le Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a indiqué que des étrangers venus pour attiser les tensions et pousser les jeunes Algériens à recourir à des formes d’expression radicale durant les marches populaires, que connaît le pays depuis le 22 février dernier, ont été interpellés.

    Cependant, aux alentours de 17H, c’est un groupe de casseurs qui s’en est pris aux forces de l’ordre sur les hauteurs d’Alger. Cette fois, ce sont les jeunes du quartier qui se sont interposés pour maintenir l’ordre.

    « Vive l’Algérie »

    A Tizi Ouzou, ni le ciel gris ni le discours ferme de la veille de Gaid Salah n’ont dissuadé le peuple à investir la rue. Une véritable marée humaine de femmes et d’hommes, était plus que jamais déterminée à ne céder aucune de ses exigences. Une détermination perceptible à travers des slogans « Nous marcherons jusqu’à la victoire », « Nous refusons de plier ! ». « Nous (le peuple) sommes unis, vous êtes finis ! », lit-on sur des cartons brandis au-dessus des têtes.

    Et puis, il y a ces slogans qui constituent une réponse aux déclarations du chef de l’Etat, A. Bensalah et du général-major Gaid Salah, chef des armées, deux personnages qui semblent cristalliser la colère de la rue qui tient toujours au « dégagisme » brandi contre tous les hommes qui représentent le système : « Yatnahaw ga3 », « Non au clonage du système ! » tranchent de nombreux marcheurs. «Ulac lvot (pas de vote)», ont scandé d’autres qui ont également exprimé leur rejet la présidentielle annoncée pour le 4 juillet prochain par Bensalah.

    Certains manifestants ont tenu à rappeler à Gaïd Salah que les exigences du peuple ne sont pas contraignantes (allusion à la formule puisée dans son discours de mardi dernier, à Oran). « Aucune Constitution ne peut s’élever au-dessus de la volonté du peuple !», a-t-on lu encore sur des affiches.

    A Bouira, ils étaient des milliers à battre le pavé. Venus de toutes les localités de la wilaya, les manifestants, ont à l’unanimité, rejeté la « nouvelle offre » des tenants du pouvoir quant à l’organisation d’une élection présidentielle prévue pour le 4 juillet prochain. Le rejet du peuple a été exprimé à travers des slogans portés sur des pancartes et banderoles brandies par la foule tout comme les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au pouvoir en place : «FLN dégage !»,

    «Y en a marre de ce pouvoir. Libérez l’Algérie. Le peuple veut la chute du régime » ou encore les traditionnels « Pouvoir assassin » et «Ulac Smac Ulac». Néanmoins, des manifestants ont déployé des pancartes et slogans hostiles au général de corps d’armée, Gaïd Salah : « No to military Rule ». La procession s’est déroulée dans le calme et aucun incident n’a été constaté. Par ailleurs, et contrairement aux vendredis passés, la circulation automobile a été fortement perturbée sur le tronçon autoroutier allant vers Alger. Plusieurs barrages filtrants de la Gendarmerie nationale ont été mis en place, près de Lakhdaria et à la sortie des tunnels de Bouzegza, ont fait savoir des citoyens.

    « Transition sans Bensalah »

    A Boumerdès, des milliers de citoyens sont sortis en masse pour exiger un changement radical du système. Tout en dénonçant les manœuvres du pouvoir pour faire perdurer le système en place, les citoyens rejettent les hommes du système qui sont toujours aux commandes du pays. « C’est le peuple qui doit mener la transition et non les hommes du système et encore moins Bensalah, Bedoui et Belaïz », criaient les manifestants.

    A Annaba, malgré les pluies torrentielles qui se sont abattues, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé sous leurs parapluies pour faire entendre leur voix. Ils ont refusé en bloc les «solutions constitutionnelles» proposées par un chef d’Etat jugé « illégitime» et approuvées par le général du corps de l’armée et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah. «Bensalah, dégage», «Gaïd Salah dégage», «système, dégage», ont-ils scandé. Sur les banderoles et pancartes on pouvait lire des slogans hostiles à Bensalah et Gaïd Salah ainsi que d’autres qui exigeaient au chef d’état-major de tenir parole et d’exécuter la volonté populaire.

    «Nous disons au chef d’état-major : soit le peuple ou le clan, il faut faire un choix», pouvait-on lire sur une énorme banderole. Le peuple fait tout de même la différence entre l’institution militaire et celui qui la dirige : «Ni peur, ni terreur ; l’armée appartient au peuple», pouvait-on lire sur une autre banderole. Pour la huitième semaine consécutive, les manifestations ont gardé leur caractère pacifique.

    A Constantine, la pluie n’a pas dissuadé également les centaines de milliers des « habitués » des sorties de s’abstenir de manifester. Les revendications ont été bien sûr actualisées en fonction des annonces de Gaïd Salah, celles des autres, étant d’ores déjà rejetées. Les Constantinois ont donc mis en avant les revendications de tous les Algériens en exigeant, comme vendredi dernier, le « dégagement » des trois « B », et le refus d’aller à des élections organisées par les mêmes acteurs « faussaires » d’hier. De leur côté, les femmes ont fait démentir les actes d’agression verbales à leur encontre, en formant des carrés 100% féminin, où elles ont pu exprimer leurs courroux envers « ceux qui ne veulent pas comprendre ».

    A Bordj Bou Arréridj, l’acte VIII du mouvement de protestation a encore drainé des centaines de milliers de manifestants. Toujours dans la même ambiance festive, les marcheurs ont sillonné des kilomètres en scandant des slogans à la gloire de « fakhamatouhou le peuple » et hostiles à « la bande». Des fresques aux couleurs vives ont été érigées, mais aussi des graffitis et des portraits en caricature, tirés à l’effigie des « 3 B» n’ont laissé personne indifférent. Et en fin de marche, les manifestants se sont dispersés en se donnant rendez-vous à vendredi prochain ou dès que de besoin.

    Et de huit à Mila aussi ! Les habitants ont encore marché brandissant des banderoles hostiles à Bedoui, Belaïz, Bensalah et au FLN et clamant haut et fort leur animosité au pouvoir « illégitime » en place. « Nous avons marché, nous marchons et nous marcherons encore » est la devise de tous les marcheurs. Jeunes et vieux, hommes et femmes jurent par Allah de ne s’arrêter de marcher que le jour où les hommes du système disparaîtront des sphères d’El Mouradia. « Yatnahaw gâa », «Ils partiront » et « nous vaincrons » sont les mots d’ordre des marcheurs.

    « C’est le peuple qui doit mener la transition »

    Même topo à Oum El Bouaghi. «Transition sans Bensalah», «Souveraineté par le peuple», «Système dégage» et «transition sans les 4 B» sont entre autres les slogans entonnés par les milliers de manifestants venus de plusieurs coins de la wilaya pour signifier le rejet de la nomination de Abdelkader Bensalah comme chef de l’état pour une période de 90 jours.

    A El Tarf, les manifestants plus nombreux que les autres vendredi criaient haut des slogans hostiles au régime et brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Pas d’élection avant le départ des trois B», «L’application des articles 7 et 8», «Jich Chaâb, Khawa khawa. «Vingt millions d’Algériens vous demandent de partir. Partez avec dignité. Vous vous accrochez à la Constitution. Vous ne l’avez jamais respectez », a-t-on entendu. «On ne peut organiser des élections propres et honnêtes avec les mêmes figures de l’ancien système», ont ajouté d’autres manifestants.

    Pour ce huitième vendredi consécutif, les manifestants ont aussi dénoncé la répression des jeunes étudiants à Alger à Tlemcen, c’est un véritable tsunami. « Dégage Bensalah ! » et autres slogans hostiles étaient scandés haut et fort par les milliers de manifestants lors de l’imposante marche de ce 8e vendredi décisif. « Gaïd Salah a tourné le dos au peuple » est la sentence populaire exprimée par la foule à cette occasion, à la suite du dernier discours du chef d’Etat-major prononcé à Oran. «B+B+B= élections truquées », assorti de « 4 Juillet= deuil national », étaient brandis sur des pancartes. « Bled bledna, wa dirou raïna » était également le slogan favori des marcheurs qui réclamaient le départ de la « içaba » pour une vie meilleure en Algérie.

    A Sidi Bel Abbès, les Bélabessiens sortis dans la rue ont également manifesté contre le pouvoir actuel et exigé le départ du chef d’Etat par intérim Bensalah, ainsi que celui du Premier ministre Bedoui. Même cas de figure à Ouargla où les manifestations contre le « système » se poursuivent et s’intensifient. Les habitants descendus dans la rue ont rejeté la feuille de route du gouvernement et appelé Bensalah et Bedoui à partir. Ils ont appelé à l’application des articles 7 et 8 de la Constitution qui donnent le pouvoir au peuple. A Ghardaïa, ils étaient des milliers de personnes pour rejeter toutes les figures du système, particulièrement Bensalah, le nouveau chef d’Etat par intérim.

    Reporters.dz, 13 avr 2019

    Tags : Algérie, transition, artile 102, régime, Gaid Salah, Bensalah,