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  • Confidentiel : Thèmes d’entretien avec le MAE du Burundi

    Maroc, Burundi, visite de Laurent Kavakure,

    Visite de travail de M. Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale du Burundi
    30 mai -3 juin 2014

    Thèmes d’entretiens

    La République du Burundi a décidé en 2010 de retirer sa reconnaissance de la pseudo « rasd ». Ce retrait a été annoncé à Rabat par le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.

    Le Burundi apporte un soutien ferme et constant à la préservation de l’intégrité territoriale du Maroc en favorisant une solution politique négociée et tout en appuyant le Plan d’autonomie de nos Provinces du Sud.

    La visite de travail au Maroc de M. Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale s’inscrit dans le cadre des démarches entreprises récemment par son pays pour l’ouverture d’une Représentation diplomatique au Maroc.

    Cette visite sera une occasion propice pour échanger sur un certain nombre de sujets dont notamment :

    Relancer la visite au Maroc du Président de la République du Burundi, S.E. Pierre NKURUNZIZA, sachant qu’une invitation royale lui a été adressée en 2007 ;

    Discuter les modalités d’ouverture l’Ambassade du Burundi à Rabat et l’accompagnement du Maroc pour la concrétisation de ce projet, et la possibilité pour notre pays d’apporter son assistance et son accompagnement pour la concrétisation de cette démarche ;

    Fait part que la présence d’une Ambassade résidente du Burundi au Maroc est très attendue et aura indéniablement une incidence positive sur la qualité de nos relations bilatérales et constituera une étape de plus dans le processus de consolidation de notre coopération ;

    Mettre l’accent sur l’importance du maintien de consultations politiques régulières aux fins de coordonner les positions sur les questions d’intérêt commun aux plans régional et international ;

    Insister sur l’échange de visites de haut niveau en vue de renforcer le dialogue politique ;

    Ouvrer pour le renforcement du partenariat économique et cela en favorisant les investissements ainsi que l’échange de visites des opérateurs économiques en les invitant à explorer les opportunités offertes par chacun des deux pays ;

    Marquer et/ou réitérer la disponibilité du Maroc de faire bénéficier le Burundi de son expertise et son savoir-faire en matière de coopération technique notamment concernant :

    L’irrigation par l’envoi d’experts au Nord de ce pays pour étudier la possibilité d’irriguer cette région à partir des lacs Cohoha et Reweru ;

    La formation dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation.

    Finalisation de projets d’accords proposés par le Gouvernement burundais relatifs au règlement intérieur de la Commission Mixte, aux domaines des infrastructures, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de la promotion et la protection réciproque des investissements ;

    Réunir dans un avenir proche la 1ere Commission Mixte de Coopération à Bujumbura, suite à la demande de la partie burundaise ;

    Examiner la requête exprimée par le Gouvernement du Burundi qui a sollicité en 2013 et en 2014 l’aide de notre pays en matière de la réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile ;

    Etudier la demande d’assistance en matière d’éducation formelle et non formelle par l’octroi de bourses d’études supplémentaires dans les établissements marocains spécialisés et/ou par l’envoi au Burundi d’enseignants marocains.

    #Maroc #Burundi #Laurent_Kavakure




  • Maroc : Entretien de Mbarka Bouaïda avec le MAE du Burundi

    Maroc, Burundi, Mbarka Bouaïda, Laurent Kavakure,

    Compte rendu de la rencontre de Madame la Ministre Déléguée avec le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale du Burundi

    -Lundi, 02 juin 2014-

    Madame Mbarka BOUAIDA, Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc a reçu, le lundi 2 juin 2014, Monsieur Laurent KAVAKURE, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi, qui effectue une visite de travail au Maroc, du 31 mai au 3 juin 2014.

    M. KAVAKURE était accompagné de MM. Cherif. B. AIDARA, Ambassadeur du Burundi en Côte d’Ivoire et Conseiller Spécial du Président de la République Burundaise, et de Abdellatif STAMBOULI, Consul Honoraire du Burundi au Maroc.

    Monsieur le Ministre a axé son intervention, en substance, sur les points, ci-après :

    Mise en exergue de l’importance des relations bilatérales de coopération et examen des les moyens de les renforcer ;

    Rappel des péripéties de retrait par le Burundi de sa reconnaissance de la pseudo « rasd » en 2010, ainsi que les difficultés et les pressions subies par ce pays de la part des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc ;

    Le soutien apporté par le Burundi à la marocanité du Sahara procède de sa conviction de la justesse de cette cause sacrée pour tous les marocains ;

    Participation du Président du Burundi, S.E M. Pierre NKURUNZIZA à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana, qui se tiendra à Rabat du 19 au 21 juin 2014. A cette occasion, le Ministre burundais a exprimé le souhait de son Chef d’Etat d’être reçu en audience par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ;

    Avant de se rendre au Maroc, S.E M. Pierre NKURUNZIZA sera à Paris dans les prochains jours pour recevoir un prix qui lui sera décerné par l’UNESCO en hommage à la contribution du Burundi aux Missions de maintien de la Paix en Afrique ;

    Demande de soutien du Maroc à la candidature de M. Pierre Buyoya, ancien Président de la République du Burundi et actuel Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel, au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi qu’à la contribution du Burundi au Plan d’action de la Francophonie, sur la promotion de la langue française dans la région de l’Afrique de l’Est ;

    L’accord de principe du Gouvernement burundais pour l’ouverture d’une l’Ambassade résidente à Rabat est accordé. Toutefois, les contraintes budgétaires que traverse leurs pays pourraient retarder la concrétisation de cet objectif ;

    Un certain nombre d’engagements a été pris par plusieurs pays amis, dont le Maroc, pour accompagner le Burundi dans sa phase post-conflit. Dans ce sens, l’aide au développement accordée annuellement par le Maroc au Burundi depuis 2011 contribue positivement aux efforts de reconstruction engagés par le Chef de l’Etat Burundais en personne. L’enveloppe au titre de 2013 n’a pas été versée au Burundi, étant précisé qu’un compte bancaire spécifique a été crée à cette fin ;

    Requête exprimée pour que le Maroc apporte son aide au Gouvernement burundais en matière de réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile ;

    Souhait de tenir la 1ère Commission Mixte de Coopération entre les deux pays.

    Prenant la parole, Madame la Ministre a réaffirmé  l’intérêt  stratégique porté par le Royaume au renforcement de ses relations avec les pays africains, sur la  base d’une coopération dynamique, riche et novatrice et qui place l’élément humain au centre de ses préoccupations. En outre, elle a mis en exergue l’importance que revêt cette visite de travail pour l’examen des différentes questions d’intérêt commun ainsi que celles relatives à la coopération bilatérale maroco-burundaises et les moyens de les raffermir.

    Madame la Ministre a, par ailleurs, relevé la convergence de vues des deux pays concernant les défis de développement, de paix et de stabilité auxquels l’Afrique faire face et souligné la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un Continent stable et prospère.

    Madame la Ministre a assuré ses interlocuteurs qu’elle a pris bonne notre des différents sujets soulevés par la partie burundaise, en insistant sur les points suivants :

    La candidature du Burundi au Secrétariat Général de l’OIF recevra toute l’attention qu’elle mérite au regard des relations de fraternité et d’amitié qui existent entre les deux pays ;

    Le souhait formulé au niveau du Plan d’action de la Francophonie, sur la promotion de la langue française dans la région de l’Afrique de l’Est sera relayé auprès de M. Chafiki, Directeur des Etudes et Prévisions Financières au Ministère de l’Economie et des Finances, qui préside le Comité d’élaboration du Plan en question, ainsi qu’auprès de notre Ambassade à Paris qui représente le Maroc auprès de l’OIF ;

    La question de l’aide annuelle sera examinée avec l’instance marocaine compétente (AMCI), en vue de débloquer les fonds en question ;

    Le Maroc tient tout autant à la tenue de la 1ère Commission Mixte de coopération entre les deux pays, compte tenu de la dynamique qu’elle est capable d’impulser aux relations bilatérales. A cette fin, une proposition de date sera soumise à la partie burundaise pour la tenue de la Commission Mixte avant la fin de l’année en cours ;

    Le Maroc accueil favorablement la décision du Burundi d’ouvrir une Ambassade résidente à Rabat, indiquant que cette initiative ne manquera pas de renforcer le dialogue politique et le partenariat économique entre les deux pays frères ;

    La disponibilité du Royaume à partager son expertise et son savoir-faire avec la République du Burundi, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation.

    Observations et commentaires :

    A l’instar de la pratique en vigueur envers certains pays africains amis ayant des Chancelleries à Rabat, il est important que le Maroc appuie le Burundi dans ses démarches d’ouvrir une Ambassade résidente. Cette dernière, une fois installée sur place à Rabat, sera la deuxième d’un pays de l’Afrique Orientale au Maroc, après Djibouti ;

    La priorité devrait être donnée au traitement des questions soulevées avec insistance par la partie burundaise, notamment l’audience sollicitée auprès de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste pour le Chef d’Etat burundais, le versement de l’aide au développement, les points relevant de l’OIF, le renforcement de la coopération technique entre les deux pays (lutte contre les inondations et soutien logistique en matière de protection civile), et la tenue de la 1ère Commission Mixte de Coopération.

    #Maroc #Burundi #Mbarka_Bouaida #Laurent_Kavakure

  • Maroc: Note confidentielle sur le Burundi

    Maroc, Burundi,

    République du Burundi
    Mai 2014


    Données générales :

    Non officiel : République du Burundi
    Superficie : 27830 km²
    Capitale : Bujumbura
    Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
    Langue officielle : français, kirundi
    Monnaie : Franc burundais (1 EUR = 2002,76 BIF) (janvier 2013)
    Fête nationale : 1er juillet
    Données démographiques :
    Population : 9,8 millions d’habitants (2013)
    Croissance démographique : 3,19% (2013)
    Taux d’alphabétisation : 67,16 % (2013)
    Religion : chrétienne (majoritaires), animiste (11%), musulmane (2%)
    Indice du développement humain (IDH) : 0,355 rang 178e sur 187 (PNUD 2012)

    Données politiques :

    Date d’indépendance : 1er juillet 1962
    Président : M. Pierre Nkurunziza
    Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale: Laurent KAVAKURE (nommé le 07 nov. 2011 à la suite d’un remaniement gouvernemental)
    Date des prochaines élections : 2015
    Type du régime politique : présidentiel
    Principaux partis politiques : conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie appelé communément CNDD-FDD /Alliance Démocratique pour le Renouveau/ Front pour la Démocratie au Burundi/ Union pour le Progrès National
    Appartenance aux CER : CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs)/ Communauté de l’Est d’Afrique/ UA.

    Données économiques :

    PIB : (au prix courant du marché) : 2,475 mds de $ (FMI 2012)
    PIB/habitant : 282 $ (2012)
    Taux de croissance : 4,7 % (estimation 2014)
    Taux d’inflation : 14,5 % (2013)
    Balance commerciale : -629 millions de $ (2013)
    Principaux clients : Allemagne (21,3%), Suisse (15,7%), Belgique (9,2%), Suède (8,8%) – (EIU, 2011)
    Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite (15,9%), Belgique (11,3%), Ouganda (8,6%), Kenya (7,7 %) – (EIU, 2011)

    Part secteurs d’activité :
     agriculture : 34,8 %
      industrie : 20 %
      services : 45,1 %
    Exportations : 32 M.US$ en 2000
    Importations : 110 M$ en 2000

    Données bilatérales :

    Ambassadeur du pays : Ambassade du Burundi couvrant le Maroc : Ambassade du Burundi à Tripoli.
    Ambassadeur du Maroc : Ambassade du Maroc couvrant le pays : Ambassade du Maroc à Nairobi
    Dernière Commission Mixte : Pas de commission mixte

    A – Le pays

    1 – Situation politique intérieure

    Le Burundi est une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et de Gouvernement. L’Assemblée Nationale est composée d’au moins cent députés à raison de 60% de Hutu et de 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes, élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et de trois députés issus de l’ethnie Twa cooptés conformément au code électoral.

    Le Burundi est actuellement confronté au défi de devoir consolider la paix, renforcer la sécurité et sa gouvernance générale, et, au même moment, de reconstruire son économie et devenir un membre actif de la communauté régionale. Le Burundi est parvenu à assurer sa transition (entre 2000 et 2005) vers un régime politique multipartite. Depuis 2005, les progrès politiques et les tentatives de renforcement de la sécurité sont encourageants.

    M. Pierre Nkurunziza (CNDD-FDD), a été réélu le 28 juin 2010 Président de la République (91,6% des voix). Le dialogue entre l’opposition extra-parlementaire et les autorités reste un enjeu majeur. Fin 2010, l’Assemblée nationale a élu le premier ombudsman du pays, M. Rukara et une Commission Nationale Indépendante pour les Droits de l’Homme a été instituée en mai 2011.

    2 – Situation économique

    Le Burundi est le quatrième pays le plus pauvre du monde. La croissance a repris timidement depuis 2001 mais la situation reste fragile. Après une stagnation du PIB en 2005 (+1%), en raison de la forte contraction de la récolte de café entraînée par la sécheresse dans le nord du pays, la situation a été plus favorable en 2006 (5% de croissance) et mitigée en 2007 (3,5% de croissance).

    La situation macro-économique du pays s’améliore mais moins rapidement que prévu : Le PIB a crû de 3,9% en 2010, ce qui constitue la performance la plus faible s’agissant des cinq pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. La croissance devrait être soutenue en 2011 et atteindre 4,2%, notamment grâce aux progrès enregistrés s’agissant des réformes structurelles en cours.

    Le déficit commercial burundais affiche une tendance à la dégradation. Selon le FMI, il est passé de -337,5 MUSD en 2010 à -434,7MUSD pour 2011, soit une augmentation de près de 29%. Il y a lieu de rappeler que le Burundi importe pour quatre fois plus qu’il n’exporte. L’évolution de la facture pétrolière qui devrait croître de près de 40% est en partie responsable de l’aggravation prévue du niveau du solde de la balance commerciale.

    3 – Les relations bilatérales

    1- Relations politiques

    Les relations politiques entre les deux pays se sont nettement améliorées et ce, depuis le 05 mai 2006, date marquant la décision du Gouvernement du Burundi de geler sa reconnaissance de la pseudo « rasd ». Mais, Depuis le revirement du Burundi le 16 juin 2008, date de sa reconnaissance de la pseudo « rasd », les relations entre les deux pays ont été gelées et toute forme de coopération a été suspendue.
    Le 25/10/2010 La République du Burundi a décidé de retirer sa reconnaissance de la pseudo « rasd », suite à l’annonce faite à Rabat du Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.

    Le Chef de la diplomatie burundaise a indiqué dans un communiqué conjoint entre le Royaume du Maroc et la République du Burundi que cette décision a été prise « dans un souci d’encourager, à l’instar de nombreux autres pays, le processus onusien et la dynamique enclenchée par l’initiative marocaine d’autonomie ».

    Le Ministre burundais « a fait part de son intention d’appuyer les efforts déployés sous les auspices des Nations Unies, par le Secrétaire Général et son Envoyé Personnel pour parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional ». Dans ce contexte, les deux parties « ont décidé, conformément aux orientations des deux chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et S.E. Pierre Nkurunziza, de renforcer le dialogue politique entre les deux pays, de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales en particulier sur les plans économique et technique au bénéfice des deux peuples frères ».

    2- Cadre juridique

    Les deux pays ont jeté les bases d’une coopération bilatérale par la signature, à Assilah le 06 août 2006, d’un Accord Cadre de coopération.
    Le 25.10.2010, le Maroc et la République du Burundi ont signé, à Rabat, un Accord-cadre visant à promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique, technique, culturel et éducatif. En vertu de ce document, les deux parties s’engagent à ce que l’Accord-cadre constitue, à l’avenir, un cadre juridique qui réglemente la coopération bilatérale.

    A cet effet, une Commission Mixte, présidée par les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays, a été instituée. Elle constituera un cadre de consultations bilatérales permettant de déterminer les grands axes de coopération à travers une vision mutuellement concertée.

    Dans le domaine de la coopération politique, les deux parties décident de multiplier les échanges réciproques de visites, d’effectuer des consultations politiques de haut niveau et d’approfondir la connaissance mutuelle de leurs positions et actions au niveau international. Pour ce qui est de la coopération économique, les parties s’emploient à intensifier et à consolider leurs relations bilatérales dans les domaines commercial, industriel, financier et d’investissement, ainsi que dans les secteurs de la pêche maritime, de l’agriculture, du tourisme et de l’énergie renouvelable.

    Commission Mixte : Projet de tenue de la 1ère Commission Mixte

    3- Secteurs de coopération 
    – Coopération culturelle et technique :

    Le Maroc offre annuellement au Burundi un quota officiel de 35 places pédagogiques assorties de bourses.

    Au titre de l’année universitaire 2012-2013 le nombre des étudiants inscrits est de 34 boursiers.

    Plusieurs cadres burundais ont bénéficié de stages de formation dans les domaines, fiscal, des douanes et de l’eau potable et ce, dans le cadre bilatéral ou de la coopération triangulaire. Une délégation burundaise s’est journée à Rabat en septembre 2012, pour s’enquérir des doléances des étudiants burundais au Maroc. Ladite délégation a été reçue par l’AMCI et la Direction Afrique. Elle demande d’avantage de soutien aux étudiants burundais.

    – Aide humanitaire

    Suite aux inondations qui ont frappé la République du Burundi, au début de l’année 2007, Sa Majesté le Roi a donné ses Hautes Instructions pour acheminer, vers ce pays, une aide humanitaire constituée de denrées alimentaires, de 3000 couvertures et de médicaments de première urgence. Cette aide, intervient en réponse à l’appel lancé par le gouvernement du Burundi à la Communauté Internationale.

    – Aide au Développement
    – A l’occasion de la tenue à Bujumbura, les 24 et 25 mai 2007, de la Table Ronde des Partenaires du Développement du Burundi, le Maroc a annoncé une contribution financière du Maroc de l’ordre de 100.000 US dollars.

    – Dans le cadre de la Conférence des Partenaires sur les besoins d’urgence du Burundi, tenue le 28 février 2006, le Maroc avait annoncé l’octroi d’une dotation qui a été débloquée par l’AMCI en mars 2006.

    Coopération financière en 2013 (appui institutionnel) : 1.100.00 US (9.540.000DHS)

    – Echanges récents de visites

    Le 14.12.2010, l’ancien Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Ouzzine a effectuée une visite du travail à Bujumbura au cours de la quelle il a été reçu par le Président burundais, Pierre Nkurunziza, qui a réitéré le soutien de son pays à la proposition marocaine d’autonomie au Sahara.
    Le Président burundais, qui « a exprimé la ferme intention de son pays de soutenir le processus onusien en cours dans toutes les instances régionales et internationales », s’est dit convaincu que « seuls la paix, la stabilité et le développement socio-économique sont capables de résoudre de manière durable les conflits qui secouent encore le Continent africain ».

    Perspectives

    Nécessité de maintenir et multiplier les contacts à travers l’organisation de visites et de missions régulière en vue de consolider la coopération entre les deux pays ainsi que pour contrecarrer les manœuvres des adversaires de notre intégrité territoriale.

    Faire bénéficier le Burundi de l’expérience marocaine :
    – en matière d’irrigation par l’envoi d’experts au nord de ce pays pour étudier la possibilité d’irriguer cette région à partir des lacs Cohoha et Reweru
    – en matière de formation dans les domaines de la santé, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de l’irrigation.
    Augmenter le quota des bourses d’études et de places pédagogiques marocaines accordées aux étudiants du Burundi.
    Accorder une aide financière, notamment par le biais du programme d’assistance financière géré par l’AMCI, pour financer des projets à caractère socio-économique.
    Finalisation de projets d’accords proposés par le gouvernement burundais relatifs au règlement intérieur de la Grande Commission Mixte, aux domaines des infrastructures, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de la santé et de la promotion et la protection réciproque des investissements.
    Réunion à Bujumbura de la 1ère Commission Mixte.
    Projet d’ouverture d’une Ambassade Burundaise à Rabat et l’accompagnement du Maroc à ce projet.

    Requêtes de la partie burundaise

    -Demande d’assistance technique dans les domaines d’irrigation et d’horticulture ainsi que pour la formation de cadres en irrigation, pêches et aquaculture, technologies agroalimentaires et recherche agricole.
    -Demande d’assistance en matière d’éducation formelle et non formelle par l’octroi de nouvelles bourses d’études dans les établissements marocains spécialisés et/ou par l’envoi au Burundi d’enseignants marocains.

    -Suite aux inondations fréquentes que connaît le Burundi (les derniers en début 2014), ce pays a sollicité en 2013 et en 2014 l’aide de notre pays en matière de la réalisation des études par des experts marocains dans le domaine de lutte contre les inondations, ainsi que son soutien logistique en matière de protection civile.

    #Maroc #Burundi

  • Burundi: la France, pompier pyromane ?

    Alors que le Burundi fait l’objet des sanctions totalement illégales et « politique » de l’Union européenne et de ses États membres depuis maintenant 3 ans, la France, déguisée en « cavalier sauveur » tend la main au gouvernement burundais !

    Mais il serait très naïf de croire que la France, qui a décrété le gel des avoirs de plusieurs responsables burundais déjà sanctionnés par l’Europe, il y a à peine 3 mois de cela, ait soudainement changé de cap et décidé de venir à l’aide d’un président qui tient tête au camp néocolonialiste.

    Selon une note de fri, « la France semble avoir décidé de faire cavalier seul, en reprenant son aide directe au Burundi depuis le début de l’année 2019, dans l’espoir notamment de faire bouger les lignes dans ce pays souvent qualifié de jusqu’au-boutiste. »

    Un pays qualifié jusqu’au-boutiste par ce média français, prouve bien à quel point les prises de position de Nkurunziza ne plaisent pas au camp occidental et la suite du texte confirme bien cela :

    « Problème, la répression meurtrière se poursuit au Burundi selon les experts de l’ONU, et Gitega, la nouvelle capitale du pays, n’a pas voulu saisir jusqu’ici cette main tendue de Paris. »

    En effet, tout comme le peuple burundais, Pierre Nkurunziza n’est pas prêt à oublier du jour au lendemain les politiques hostiles du gouvernement français et ses accusations contre Nkurunziza concernant les multiples violations des droits de l’homme, ainsi que ses pressions à la SADC, organisation d’intégration des pays d’Afrique australe, de rejeter pour la deuxième fois la demande d’adhésion du Burundi.

    Pression occidentale, la SADC, organisation d’intégration des pays d’Afrique australe, vient de rejeter pour la deuxième fois la demande d’adhésion du Burundi.

    D’ailleurs, il y a à peine un mois, le président Nkurunziza n’avait pas manqué de rappeler l’histoire de son pays depuis le XVIIe siècle jusqu’à l’arrivée des « colons européens », qui ont apporté guerre, mort et désolation dans son pays et dont les politiques continuent à défier la nation burundaise.

    Face à l’insistance de la France à renouer les liens avec le Burundi, et ce, dans la plus grande discrétion comme le confirme rfi : « Ce changement de cap, alors qu’au même moment l’Union européenne venait de reconduire ses sanctions contre le Burundi, s’est fait dans la plus grande discrétion à l’époque. Pas de communiqué, aucune déclaration de la part des autorités françaises ou burundaises sur cette reprise de l’aide directe de la France depuis le début de la crise au Burundi il y a quatre ans », une question se pose : Que cherche la France au juste à travers ce nouveau scénario ?

    En effet, à l’approche des élections présidentielles de 2020 au Burundi, et alors que Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat pour ces élections, peut-être que la France cherche à placer son pion à la tête du pays ; un président qui soit plus à l’ordre des Occidentaux et moins indépendantiste, comme c’est le cas en RDC par exemple !

    Mais la France doit savoir que le peuple burundais est intelligent et est conscient des complots qui se cachent derrière les fameuses « mains tendues » du gouvernement français.

    Source: Regardsurlafrique

    Tags : Burundi, France, RDC, françafrique, Nkurunziza,

  • La Fondation Merck avec La Première Dame du Burundi publie « Plus Qu’une Mère », une chanson d’autonomisation en Français, par courtoisie à toutes les femmes infertiles du Burundi et de l’Afrique

    La Fondation Merck poursuit son engagement en faveur de la sensibilisation sur l’infertilité

    BUJUMBURA, Burundi, 18 juin 2019/ — la Fondation Merck (Merck-Foundation.com), la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne, en collaboration avec La Première Dame du Burundi et sa fondation, la Fondation Buntu, a publié une chanson d’autonomisation, une chanson thématique de la campagne « Merck Plus Qu’une Mère », à titre gracieux à toutes les femmes infertiles du Burundi et de l’Afrique. « L’objectif de la chanson est de briser la stigmatisation liée à l’infertilité en Afrique et dans le reste du monde dans le cadre de la campagne de sensibilisation communautaire de ‘Merck Plus Qu’une Mère’ », a déclaré le Dr. Rasha Kelej CEO of Merck Foundation and President of Merck more than a Mother.

    La chanson a été composée par les gagnants de « Merck More than a Mother Song Award », un groupe très talentueux du Burundi

    Dr. Rasha Kelej souligne : « Je remercie ma sœur S.E. MADAME DENISE NKURUNZIZA, La Première Dame du Burundi et Ambassadrice de Merck Plus Qu’une Mère pour sa créativité. Cette belle chanson en français « Plus Qu’une Mère » transmet un message important à la société selon lequel les femmes sont plus que des mères, elles sont des membres utiles et productifs de la société, qu’elles aient des enfants ou non. Elle parle également de la stigmatisation autour de l’infertilité, donne un message important selon lequel la fertilité est une responsabilité partagée et que les hommes devraient soutenir leurs femmes tout au long de leur traitement. Cela me rend très heureuse de découvrir de jeunes talents africains et de travailler en étroite collaboration avec eux pour créer un important changement de culture dans nos sociétés ».

    S.E. MADAME DENISE NKURUNZIZA, La Première Dame du Burundi, Présidente de la Fondation Buntu et Ambassadrice de Merck Plus Qu’une Mère, a souligné : « L’objectif de cette chanson est l’autonomisation des femmes infertiles au Burundi et de faire comprendre à toute la communauté africaine que l’infertilité n’est pas un stigma. C’est notre contribution à ‘Merck Plus Qu’une Mère’, une campagne importante de la Fondation Merck »

    « La chanson aborde la stigmatisation liée à l’infertilité dans le but de sensibiliser la communauté sur l’infertilité masculine et de sensibiliser la communauté au fait que les hommes aussi (#MenToo) peut souffrir de l’infertilité, pas seulement les femmes, et appelle chaque mari à partager le parcours du traitement de l’infertilité avec son épouse », a ajouté le Dr. Rasha Kelej.

    Le groupe a été sélectionné lors d’un concours spécial organisé entre dix groupes de chorales locales du Burundi lors du lancement de la Fondation Merck au Burundi en Mars 2019.

    La Fondation Merck a œuvré à tous les niveaux pour introduire un changement de culture dans la société africaine et a plaidé en faveur des femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants contre la discrimination, l’isolement et la violence.

    Outre cette chanson, la Fondation Merck a lancé 14 chansons locales avec des chanteurs célèbres du Ghana, du Rwanda, du Kenya, de Sierra Leone et de Gambie afin de sensibiliser le public sur l’infertilité masculine et de briser la stigmatisation autour des femmes infertiles en Afrique, comme Tom Close, du Rwanda, « Life is bigger » et Sunita de Gambie pour « More than a Mother ». De plus, S.E. La Première Dame du Burundi a composé trois chansons en Français, Anglais et Kirundi.

    La Fondation Merck a travaillé en étroite collaboration avec des chanteurs locaux en Zambie pour créer des chansons abordant le même problème afin de sensibiliser la communauté dans le but de mettre fin à la stigmatisation liée à l’infertilité et d’autonomiser les femmes infertiles. Un autre projet en préparation est la chanson panafricaine avec six chanteurs de six pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est.

    La Fondation Merck prévoit de publier prochainement ces chansons sur toutes les télévisions et radios africaines.

    « L’art a la capacité et l’influence nécessaires pour faire ressentir le problème, ce qui stimule davantage les émotions et conduit à l’engagement et à l’action. Nous avons donc utilisé ce support pour aborder le problème de l’infertilité et de la stigmatisation qui y est associée. Personnellement, je pense que cette chanson ajoutera une valeur significative pour apporter le changement de culture que nous préconisons au Burundi et dans le reste de l’Afrique » a conclu le Dr. Rasha Kelej.

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