Étiquette : cannabis

  • La pandémie n’a pas arrêté le trafic de cannabis entre le Maroc et l’Espagne

    D’après Le Figaro, même en plein pic de la pandémie du coronavirus, les trafiquants de cannabis continue à donner de maux de tête aux services de sécurité espagnols qui n’ont pas baissé la garde en cette période critique.

    Selon des communiqués de la gendarmerie espagnole, ce premier avril, en quinze jours 58 trafiquants en Andalousie ont été arrêtés et plus de 5,5 tonnes de haschich, neuf embarcations et douze véhicules ont été saisies.

    Depuis le début de l’état d’alerte, le 14 mars, «la capacité de mouvement des organisations criminelles a diminué mais cela n’a pas entraîné un arrêt de l’activité des trafiquants de drogue qui transportent le haschisch du Maroc jusqu’au littoral andalou, par voie maritime», constate la Garde civile, dans un communiqué.

    Selon des rapports révélés par Wikileaks, le trafic de drogues au Maroc est géré par des membres de l’entourage de Mohammed VI.

    Tags : Maroc, haschich, cannabis, drogues, trafic, stupéfiants,

  • Maroc : Hassan II, Notre ami le dealer

    Non, je n’ai pas la berlue : c’est bien en première page du « Monde« , ce 3 novembre, sur deux colonnes, en haut à droite : « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .
    Les lecteurs réguliers de « Maintenant » ne s’en étonneront peut-être pas. Ni les trop rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie.
    Le « rapport confidentiel » auquel il est fait référence, destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane d’ailleurs de l’OGD. L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Le rapport en question rappelle quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis ».
    A QUI APPARTIENT LE MAROC ?
    Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…). A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif. De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II. A la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?
    A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage, déjà recommandé par ce journal, que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan. Le Maroc appartient à Hassan. A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II est un homme sérieux. Il ne laisserait pas un tel commerce entre les mains de n’importe qui.
    Hassan II est donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui vaut d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant. Le plus riche du monde ? C’est possible. Mais lui, c’est un roi, pas un Mobutu. Sa fortune c’est son pays. Il a sûrement quelques comptes en Suisse et des villas de-ci de-là, mais ce ne sont que peu de choses comparées à sa fortune. La reine d’Angleterre elle aussi est très riche. C’est la dure vie de certains monarques.
    Hassan, pour sa part, s’est donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité est sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçoit dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.
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    Tags : Maroc, cannabis, drogue, haschich, marijuana, kif, cocaïne, héroïne,  
  • Cannabis : Le Maroc craint l’adhésion de l’Algérie à l’OICS

    Décidément, les responsables sont rangés par le sentiment de culpabilité originé par la production de cannabis dont le Maroc est le premier exportateur mondial. Un secret de polichinelle dont les ficelles sont tirées par le palais royal, selon des révélations faites par Wikileaks et dont les revenus équivalent, selon le Département d’État américain, au 23 % du PIB.

    L’Algérie, reconnue première puissance régionale, lutte inlassablement contre ce fléau marocain qui contribue largement au financement du terrorisme au Sahel et en Afrique du Nord. Une réalité constamment dénoncée par les autorités algériennes. La possibilité que le voisin de l’Est devienne membre de l’Organisation International du Contrôle des Stupéfiants (OICS) empêche les responsables marocains de dormir.

    Dans une lettre confidentielle, le Service des Candidatures et des Contributions fait part de cette possibilité au ministre marocain des affaires étrangères et ses craintes à ce sujet. Voici son contenu :

    A Monsieur e Ministre

    Objet : Maroc-Algérie/Union Africaine : Lecture dans la décision du dernier Sommet de l’Union Africaine relative à l’endossement des candidatures africaine aux organes des Nations Unies.

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la 25ème Session du Conseil Exécutif de l’Union Africaine (UA) a adopté une décision sous la côte Ex.CL/Dec.848(XXV)

    Cette décision appelle, de la part de cette Direction, les commentaires et observations ci-après :

    1. Le paragraphe 7 de cette décision « lance un appel pressant » aux Etats membres de l’UA « d’observer les engagements pris », notamment « la situation vécue dans le cas de l’élection des membres au sein de l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) où l’Afrique a perdu des postes » ;

    2. Le langage de ce paragraphe fait référence, implicitement, à l’élection du Maroc, en la personne du Professeur Jallal TOUFIQ à l’OICS, où 6 pays africains membres de l’UA ont été éliminés (l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria, le Burundi, le Togo et le Cameroun. Seul le Maroc, représentant l’Afrique, a été élu, par l’ECOSOS à New York, au 1er tour par 37 voix en tête de liste ;

    ·3. L’inclusion de ce paragraphe, certainement par l’Algérie, reflète son désarroi suite à la seule élection du Maroc à cet Organe et l’élimination des autres candidats africains, alors qu’elle ne cesse de dénigrer le Maroc, notamment à Vienne et à Bruxelles, comme étant « le premier producteur de Cannabis qui inonde ses frontières de stupéfiants » ;

    4. L’adjonction de ce paragraphe dans la décision du Sommet serait, probablement, un prélude dans la stratégie algérienne visant à exclure le Maroc des candidatures africaines et entériner une décision invitant les Etats africains, membres de l’UA, à sursoir de voter en faveur des candidatures marocaines, en faisant prévaloir la vive réaction du Maroc à l’égard de la maison commune africaine « UA », suite à la nomination de l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara ;

    5. L’Algérie ne manquerait pas de mobiliser son appareil diplomatique, l’année prochaine, pour promouvoir une candidature à l’OICS, lui permettant de siéger au sein de cet Organe, dont le mandat est l’élaboration du rapport annuel sur « la situation des drogues dans le monde ».

    Tags : Maroc, Algérie, Organisation International du Contrôle des Stupéfiants, OICS, drogue, stupéfiants, cannabis, haschich, trafic,

  • L’Europe et son secret de polichinelle

    Le président français Emmanuel Macron et ses partenaires européens, notamment l’Allemagne et l’Italie se sont réunis dernièrement à Berlin. Ils ont les yeux braqués sur la Libye dans le cadre d’une vision plus globale intégrant tout le Continent africain.

    La parution du phénomène de la migration, la crise financière qui secoue le monde occidental est une conséquence directe des graves perturbations qui secouent les deux régions limitrophes de l’Europe, à savoir le Maghren et le Sahel. Les Américains, les Français, les Britanniques et autres Russes, tentent de coordonner avec l’Algérie pour contrôler au mieux la situation qui, si on n’y prend pas garde, pourrait se transformer en menace d’ordre planétaire.

    Vraisemblablement satisfaits de la stabilité de l’Algérie face à un Mali et une Libye en guerre, les grands de ce monde construisent des scénarios divers et montent des parades aux fins de répondre aux risques présents et futurs ainsi que plans visant à faire reprendre la croissance économique chez eux.

    Dans tous leurs prévisions, les stratèges américains, britanniques et autres, omettent un point très important ou alors pensent tellement bien le «gérer» qu’ils ne le font pas figurer sur leurs plans de batailles. Le point en question est un pays de près de 40 millions d’habitants connu par les activités terroristes de ses ressortissants en Europe et au Proche Orient et son trafic de drogues.

    Il est protégé par une puissance européenne qui s’est porté en premier défenseur de ses aventures expansionnistes dans la région et sa politique de répression contre la population du Sahara Occidental et il est souvent décrit comme « meilleur allié de l’Europe » au Maghreb.

    Il se trouve, cependant, qu’il y a un lien direct entre ce pays et la situation dans la région. Selon les différents rapports de l’ONU et des organisation de lutte contre le trafic de stupéfiants, le Maroc est premier exportateur de cannabis. Celui-ci transite par le Sahel et enrichit les chefs terroristes. Le rapport est également dans le fait que les milliards de dollars de la drogue sont gérés à partir du Maroc, sans que les autorités de ce pays ne bougent le petit doigt pour arrêter les chefs du cartel du kif qui alimentent les organisations terroristes du Sahel. Mais là est un secret de polichinelle…

    Tags : Sahel, terrorisme, Maroc, trafic de drogues, cannabis, France, Europe. Libye,

  • En fermant ses frontières avec le Maroc, l’Algérie gagne en sécurité et stabilité

    Toutefois l’Algérie, grâce aux revenus gaziers et pétroliers, nourrissait sa population en soutenant le prix des produits alimentaires de première nécessité comme la farine, l’huile, le beurre, la semoule, le sucre ou le café.

    L’Algérie continue à soutenir le prix de ces produits, ce qui crée un trafic important avec les pays voisins où ils sont beaucoup plus chers. En effet, près de 4 millions de Marocains vivent uniquement grâce à la contrebande et du commerce informel franchissant les frontières algériennes vers le Maroc, le Mali, la Libye et la Tunisie. Ce qui occasionne des pertes d’environ 2 milliards de dollars annuellement, selon Karim Mahmoudi, président de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité.

    Cependant, en fermant ses frontières avec le Maroc, l’Algérie gagne beaucoup plus en stabilité et en sécurité. Les autorités algériennes sont sont conscientes que, tant que le conflit du Sahara Occidental n’est pas résolu, Rabat sera toujours tenté de mener des opérations terroristes contre son voisin de l’Est. Sans compter les centaines de tonnes de haschich qui traversent la frontière en direction de l’Algérie et la région du Sahel.

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, contrebande, drogue, haschich, cannabis,

  • Mauritanie : la police saisit une grosse quantité de drogue à Kobeni (vidéo)

    La police en service au niveau de la ville de Kobeni, relevant du Hodh Gharbi à l’Est du pays, a saisi une grosse quantité de drogue.

    Les trafiquants qui passaient pour des commerçants de l’aliment-bétail ont dissimulé à l’intérieur de chacun des 111 sacs de fourrage, un paquet de 4 kg de haschich.

    La quantité de drogue saisie est de 444 kg, soit presque une demi-tonne de cannabis.

    Tags : trafic, de drogue, Mauritanie, Maroc, haschich, cannabis, Sahel,

    Source: essahraa.net

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=g7PxIa1v0dI&w=560&h=315]
  • Tout comme le commerce illégal de haschisch et d’alcool, la prostitution génère beaucoup d’argent pour le Maroc (média néerlandais)

    Villas, voitures et femmes: tout est possible pour les touristes de la région du Golfe au Maroc

    Tourisme sexuel Officiellement, la prostitution est interdite au Maroc, et les Européens sont à peine en contact avec ce monde. Mais les riches touristes de la région du Golfe peuvent obtenir tout ce qui est impensable dans leur propre pays à Tanger et Marrakech.

    Samira (34 ans) est assise avec un ami au bar panoramique du chic Hotel Cesar. Ils boivent une bière et mangent une salade marocaine. Avec une vue sur le boulevard de Tanger, ils profitent apparemment d’une soirée parmi les clients de l’hôtel. Si vous regardez de plus près, vous verrez qu’ils recherchent constamment un contact visuel avec des invités masculins, principalement des Marocains riches et des touristes d’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats – et un seul Européen. Ils essaient de séduire les hommes pour leur acheter un verre. Pour ensuite éventuellement avoir des relations sexuelles en échange d’argent.

    « Je suis originaire de Rabat, mais il y a beaucoup plus de vie à Tanger », raconte la marocaine Samira dans un mélange de français et d’anglais. Elle dit que les touristes viennent de Tanger de partout. Les Saoudiens paient le meilleur, dit-elle avec un sourire. Mais cela ne les fait pas aimer. « Ils traitent souvent les femmes marocaines sans respect. » Et puis elle prend le contrôle: « D’où venez-vous? » Les Pays-Bas? Quels sont vos plans pour ce soir? « 

    Samira est l’une des quelque cinquante mille femmes marocaines qui gagnent leur argent dans les bars, les hôtels ou les clubs. Souvent loin du domicile parental, où personne ne les connaît. La grande majorité des prostituées sont célibataires, divorcées ou veuves selon une étude du ministère marocain de la Santé ils ont souvent des enfants ou leurs parents. Certains travaillent presque tous les soirs, d’autres uniquement lorsque de l’argent est nécessaire rapidement.

    Que la prostitution soit répandue au Maroc est un secret public. Au Moyen-Orient, le pays est connu comme «la Thaïlande de l’Afrique du Nord». Chaque année, environ soixante-dix mille visiteurs viennent d’Arabie saoudite. Selon un rapport de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme, la moitié des touristes des pays du Golfe viendraient au Maroc pour des relations sexuelles.

    « Mariages d’accord mutuel » à court terme

    Rarement ou jamais rien n’en sort. Cela ne se produit qu’en cas de nuisance, comme début janvier, lorsque la police de Tanger dans le quartier de Malabata a démantelé un réseau de prostitution et arrêté onze personnes, dont des propriétaires de villa, un gardien de sécurité, des prostituées et quatre clients saoudiens.

    En vertu du droit pénal marocain, les relations sexuelles en dehors du mariage sont punissables – l’année dernière, plus de 3000 Marocains étaient jugés pour adultère – mais le régime autorise la prostitution à fermer les yeux. En septembre 2018, une célèbre chanteuse des Emirats Arabes Unis, Eida Al Menhali, a été retrouvée suite aux plaintes des voisins dans sa villa louée à Marrakech avec un groupe de compatriotes, deux Saoudiens, un Indien, un Omanais et plus d’une trentaine de prostituées marocaines. Au procès, sept mois plus tard, les femmes et quelques recruteurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à des amendes. Les « hôtes » sont devenus libres.

    Tout comme le commerce illégal de haschisch et d’alcool, la prostitution génère beaucoup d’argent pour le Maroc. « Officiellement, la prostitution dans un pays musulman comme le Maroc est évidemment interdite, en termes religieux et juridiques », explique Abdessamad Dialmy (71), célèbre chercheur en « sexualité et identité » à l’Université Mohammed V de Rabat, et l’un des rares qui donne ouvertement son avis sur ce sujet. « Mais l’avantage économique est si grand que les autorités le tolèrent dans la pratique, également comme moyen de lutter contre la pauvreté. Si la prostitution disparaissait, il y aurait vraiment une crise à certains endroits. « 

    Tant que le paiement est effectué, les autorités marocaines sont donc heureuses de fermer les yeux sur les « mariages d’agrément » de courte durée. « Rien n’empêche les visiteurs des États du Golfe », explique Dialmy. « Villas, voitures, femmes: elles peuvent tout obtenir et les abus sont couverts. »

    La sous-classe marocaine en profite en partie. Il n’est pas rare que des femmes marocaines d’Arabie saoudite soient structurellement maintenues avec des transferts via Western Union. En plus des prostituées et de leurs familles, les proxénètes, les employés d’hôtel, les porteurs, les chauffeurs de taxi et les agents corrompus en bénéficient également.

    Bling Bling Luxury Club

    Le nord de Tanger et le sud de Marrakech sont les points chauds en matière de tourisme sexuel en provenance des États du Golfe. Les Européens sont moins susceptibles d’associer le Maroc à l’alcool et aux femmes et de visiter le pays pour la nature, la culture ou la plage. Le monde de la prostitution reste largement caché aux ignorants allemands, anglais ou néerlandais. Les Saoudiens, les Qatarees et les Koweïtiens savent que dans les villes marocaines presque tout est possible dans leur propre pays. A l’inverse, les Marocains n’ont pas à compter sur un accueil généreux: le Maroc n’est même pas sur la liste des 49 pays dont les habitants peuvent désormais obtenir un visa touristique pour l’Arabie saoudite.

    La vieille ville de Tanger, avec sa médina, un dédale de ruelles et de boutiques, attire de nombreux excursionnistes espagnols, passagers de bateaux de croisière ou touristes d’Europe et des États-Unis. Les innombrables restaurants servent du thé à la menthe, qu’ils appellent souriant « whisky marocain ». Vous pouvez dormir dans une maison d’hôtes pour quelques dizaines. Il n’y a pas grand chose à faire ici, à Tanger des cartes postales, les prostituées le savent. Ils gagnent leur argent à quelques kilomètres dans la nouvelle partie moderne de la ville.

    Le long d’un gigantesque boulevard, des hôtels et des clubs de luxe poussent comme des champignons, en partie financés par des millions d’Etats du Golfe. Des choses avec des noms comme Space, Bling Bling Luxury Club, 555 et Borsalino ne prennent vie qu’après minuit, alors que le centre historique est depuis longtemps devenu calme. C’est le nouveau domaine de la mafia de la drogue, des marocains riches et des touristes du Moyen-Orient.

    Dans l’espace, les hommes traînent dans une pièce sombre et enfumée avec des bouteilles de bière au bar ou s’assoient avec un verre de whisky à des tables spécialement réservées. Des dizaines de femmes habillées de façon provocante se promènent, dansent sur une musique agitée comme un roc et essaient d’établir un contact visuel. Les Saoudiens peuvent approcher les femmes ici dans leur propre langue et boire de l’alcool de manière anonyme. L’industrie de la restauration de Tanger est impatiente de les voir arriver, mais tout et tout le monde est dans l’ombre de l’invité le plus populaire: le roi Salman Bin Abdulaziz.

    Lorsque le roi d’Arabie saoudite est en ville, Tanger se transforme en «petit Riyad». Salman Bin Abdulaziz, 84 ans, a quitté le palais de son père, le roi Abdallah, dans les montagnes près de Tanger pour ce qu’il était et a construit un gigantesque complexe sur la plage de Jbila juste à l’extérieur de Tanger il y a quelques années. Autour du méga palais se trouve un mur d’un kilomètre et demi rempli de caméras. À l’été 2017, avec un entourage d’environ mille hommes, le roi aurait célébré une fête si grande qu’environ 85 millions ont été dépensés en un mois – ce qui représente 1,5% du revenu total du Maroc grâce au tourisme. .

    Le Néerlandais Riffine Khalid Chamrouki se souvient encore que les yachts coûteux d’un des princes saoudiens étaient dans le port de Tanger il y a trois ans. « Ce n’était vraiment plus normal. Partout dans la ville, les Saoudiens étaient dans de grosses Mercedes grasses. Le bar de l’hôtel Cesar était plein de prostituées de tout le pays. L’un après l’autre, c’était comme si c’était la chose la plus normale au monde. Les Saoudiens jetaient de gros pourboires, le personnel ne s’en préoccupait que d’eux. En tant que Riffijn, je me sentais inférieur. Tout le monde me regardait. « 

    Salman Bin Abdulaziz ne s’est pas présenté à Tanger au cours des deux derniers étés. Les relations entre les maisons royales du Maroc et de l’Arabie saoudite se sont refroidies. Le refus du Maroc de soutenir un blocus saoudien du Qatar a peut-être coûté des millions à l’industrie hôtelière de Tanger. L’Arabie saoudite a ensuite mis le sang dans la porte en donnant son vote pour l’organisation de la Coupe du monde en 2026 non pas au Maroc, mais à la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique.

    Beaucoup aimé

    Marrakech, haut lieu de l’industrie du sexe marocaine, ne dépend pas du roi d’Arabie saoudite. Divers documentaristes ont montré dans le passé comment les pédophiles de la célèbre place Djemaa el Fna recherchent des mineurs. Parfois, les garçons se proposent aux côtés des conteurs et des charmeurs de serpents. Chercheur Dialmy: « Ce sont bien sûr les pires victimes du système. Presque personne ne s’occupe d’eux. Ils font partie des exclus de la société depuis leur plus jeune âge. »

    La ville aux «mille dirhams (100 euros) pour une nuit» a également été le théâtre du film 2015 Much Loved du cinéaste marocain Nabil Ayouch, basé sur des conversations avec des centaines de femmes et de filles du monde de la prostitution.

    Basé sur quatre personnages féminins, Ayouch montre un monde de drogues, de boissons et de sexe. L’histoire concerne en grande partie un groupe d’hommes saoudiens qui se comportent comme des animaux. Ils boivent du whisky, fument le narguilé et laissent les prostituées marocaines faire ce qu’elles veulent. Tout semble légal. Même avec la maltraitance des prostituées, les Saoudiens sont libres. En fait, l’une des femmes est violée par la police et doit se libérer avec un pot-de-vin.

    Ayouch pensait qu’il pourrait créer un débat public avec son film, mais cela s’est avéré être une mauvaise estimation. Much Loved a été interdit par le ministère des Communications et le directeur a dû engager des gardes du corps pour sa propre sécurité et celle des actrices. Selon Ayouch, le Maroc n’a pas pu faire face à la réalité de la prostitution « de luxe » à Marrakech. Le film est devenu un succès sur le marché noir au Maroc.

    « Avec le recul, je pense que l’impact de Much Loved a été formidable », explique Ayouch. « Des portes ont ouvert au Maroc. De plus en plus de personnes se battent pour leurs droits, même si le chemin est encore long. Mais les Marocains sont plus conscients du fait qu’avec rien à dire sur les problèmes, vous ne résoudrez rien. « 

    Des prostituées « de luxe » attendent des clients dans de nombreux endroits de Marrakech. Du petit bar de l’Imperial Holiday Hotel dans le quartier de Gueliz au prestigieux W-Club, de la terrasse du Starbucks au cher 555. Dans tous les cas, le sexe payé doit être transféré dans une villa ou un appartement. Pratiquement aucun hôtel n’accepte les «couples non mariés», presque tous obligent les hommes et les femmes à prendre leur propre chambre. Habituellement, il suffit alors d’arrêter le portier dans sa main pour pouvoir être ensemble.

    Les riches touristes sexuels des États du Golfe louent généralement l’une des innombrables villas de luxe dans le sud de Marrakech et, comme dans Much Loved, font livrer des femmes à leur domicile. Amal, 32 ans, se reconnaît dans le rôle de la protagoniste Loubna Abidar, qui avait auparavant fui le Maroc. Elle est née en tant que fille d’un homme d’affaires prospère, mais a grandi dans la pauvreté avec sa mère après le départ du père. Quand la belle Amal avait dix-huit ans, un Indien de Londres a proposé une solution. Le riche musulman aimait tellement la jeune marocaine qu’il lui donnait 10 000 dirhams (environ 1 000 euros) par mois pour vivre. En retour, il venait à Marrakech une fois par mois pour faire l’amour.

    Non sans tristesse, Amal se souvient de la relation de longue date avec cet homme qu’elle avait appris à aimer. En même temps, il était clair qu’ils ne pourraient jamais construire un avenir ensemble. « Ma vie avec lui était très bien organisée », explique-t-elle dans un bar d’hôtel à Gueliz où des hommes regardent le football et des femmes s’assoient au bar. « J’avais mon propre appartement et je n’avais rien d’autre à faire. Quand il est venu à Marrakech, nous avons dormi dans une villa et le soir nous sommes allés dans les meilleurs clubs où seuls les riches musulmans venaient. Malheureusement, cela a pris fin brutalement il y a cinq ans. Son père semblait soudainement avoir quelque chose contre le Maroc. Je ne l’ai jamais revu. « 

    Amal a essayé de construire sa propre vie et a récemment commencé à travailler comme serveuse et anime girl dans un restaurant où les hommes se réunissent pour manger et boire. Elle a renoncé à la prostitution. Même pour un Saoudien avec un sac d’argent, elle ne se contenterait plus de changer, dit-elle. « Je ne fais du sexe que si je suis entièrement d’accord avec cela. Ensuite, j’ai besoin de mieux connaître quelqu’un ou d’avoir vraiment besoin d’argent. Je vis seul, j’ai une voiture et je peux m’entretenir. Je suis tellement contente. Mais j’aimerais me marier, porter un foulard et vivre ma vie de musulman dévot. Je n’ai besoin que d’un homme avec un peu d’argent. « 

    Source : nrc.nl, 31 jan 2020

    Tags : Maroc, prostitution, drogues, cannabis, haschich, trafic,

  • Le Maroc acculé par la stratégie algérienne de lutte contre le trafic de drogues (document confidentiel)

    Le Maroc tente de rejoindre l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) en vue de contrecarrer ce qu’il a appelé « nouvelle stratégie algérienne de dénigrer le Maroc, en tant que « Etat-narcotrafiquant qui inonde l’Algérie par le cannabis ».

    Dans une lettre envoyée au Ministère marocain des affaires étrangères, Azzeddine Farhane, directeur des Nations Unies et des Organisatios internationales fait part de « la campagne diplomatique lancée par ce Département le 8 janvier 2014 en vue de la promotion de la candidature du Professeur Toufiq Jallal à l’OICS, a permis de recueillir, à ce jour, 30 appuis confirmés par notre diplomatique des 54 Etats votants, membres actuels de l’ECOSOC ».

    Farhane ajoute que « l’impératif de la présence d’un expert marocain pour influer sur la rédaction et l’élaboration du rapport annuel de l’OICS, afin de mettre en valeur les efforts consentis par notre pays pour lutter contre la drogue, ainsi que la promotion des projets de développement alternatif dans les régions concernées par la culture du cannabis ».

    Source : Maroc Leaks, 2 fév 2020

    Tags : Algérie, Maroc, stupéfiants, drogue, cannabis, OICS, ONU, Organe International de Contrôle des Stupéfiants, haschich, Kif,

  • A Berlin, le Maroc paye la facture de son alignement inconditionnel avec Paris

    Le Maroc a exprimé officiellement son rejet de sa marginalisation de la conférence de Berlin sur la Libye organisée par l’Allemagne que Rabat accuse de vouloir «  la transformer en instrument de promotion de ses intérêts nationaux ».

    Pour prétendre à sa part du gâteau libyen, le Maroc a voulu rappeler aux autorités de Tripoli le rôle qu’il a joué dans le dossier avec les accords de Skhirat qui ont permis la création d’un Gouvernement d’Union national accepté en façade par l’Occident, mais trahi par ceux qui soutiennent le général Haftar, la France à leur tête, le véritable artifice de ces accords.

    A Tripoli, les responsables libyens sont conscients que la diplomatie de Rabat ne peut se dissocier de celle de l’Elysée, son premier allié dans le contentieux du Sahara Occidental et sa politique extérieur a toujours été caractérisée par un alignement aveugle aux aventures africaines des gaulois. Il semble que le président du gouvernement libyen a demandé, à la dernière minute à la chancelière allemande Angela Merkel d’inviter la Tunisie tout en écartant le Maroc. Al Sarraj est bien conscient que les autorités de Rabat se mettront du côté de leur alliés français. En d’autres mots : avec Haftar. C’est cela le Maroc, un pays qu’on appelle en cas de besoin, mais qui n’a aucun poids réel en raison du manque d’indépendance de sa diplomatie et notamment sa responsabilité dans la production de haschich, une drogue devenue une des principales sources du financement du terrorisme dans la région du Sahel.

    Tags : Maroc, Libye, Sahara Occidental, France, Sahel, Cannabis, conférence de Berlin,

  • Pourquoi la France se tait sur le trafic du cannabis du Maroc au Sahel ?

    La France porte à bout de bras le Maroc, un pays considéré par Paris comme un allié. Grâce à l’Elysée, Rabat est devenu premier pays africain à obtenir un « statu avancé » avec l’UE.

    Cette alliance franco-marocaine est négative pour le Sahel, la région que la France prétend protéger contre le terrorisme, alors que son allié, le Maroc, est le principal fournisseur du cannabis dont les saisis constituent plus de 80 % des saisis réalisées durant les dernières années.

    En vue de défendre ses intérêts au Sahel, la France protège le Maroc, un narco-Etat dont les citoyens ont terrorisé l’Europe et le Proche Orient et dont les revenus de hashich équivalent à 23 % du PIB marocain.

    Selon le dernier rapport de l’ONUDC, «le Maroc figure comme pays d’origine dans 83% des cas signalés par les pays de la sous-région» et d’Europe occidentale et centrale (43% des cas). «Une partie de la résine de cannabis d’origine marocaine est également acheminée vers l’Europe de l’est et le sud-est de l’Europe», poursuivent les rédacteurs du rapport.

    Le Maroc est une des principales armes de la France pour s’infiltrer en Afrique et tous ses services sont mises à disposition de l’Hexagone en vue de continuer d’imposer le diktat de la françafrique. Et un de ses moyens est le terrorisme et le trafic de drogue pour le financer. Maintenant que les voix protestataires contre la présence française en Afrique se sont levées, Rabat et Paris ont augmenté sensiblement les opérations de déstabilisation terroriste dans le but de pousser les dirigeants de la région à réclamer la « protection » de la France.

    Tags : France, Maroc, trafic de drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Kif, Sahel, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Paris,