Étiquette : cannabis

  • Le haschich marocain, source de financement du terrorisme au Sahel (document européen)

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Source : L’Algérie: un potentiel sous-exploité pour la coopération en matière de sécurité dans la région du Sahel

    tags : Algérie, Sahel, Mali, touaregs, Libye, trafic, cocaïne, cannabis,

  • Des plans du Makhzen pour transformer l’Algérie en centre de transit de la drogue

    L’Algérie est dans la ligne de mire de toutes les institutions officielles marocaines qui rêvent de l’ « empoisonner avec les stupéfiants et de la transformer en un centre de transit du haschisch et de la cocaïne.

    Deuxième partie

    Anouar Malek : comment était la situation des soldats marocains dans les casernes durant la guerre ?

    Abdelilahou Issou: le Polisario nous bombardait quotidiennement avec des fusils mitrailleurs de 14,5 et 23 mm, ainsi un grand nombre soldats sont tués, sans parler des blessés. Les bases fortifiées de l’armée sont attaquées avec des RPG7, ainsi notre vie est devenue un véritable enfer. En plus de cela, des commandos sahraouis s’infiltraient dans nos casernes et égorgeaient nos soldats. Moi personnellement je ne dormais pas de peur. Mais après le cessez-le-feu de 1991 la situation s’est améliorée. En toute franchise, l’armée marocaine tremble de peur rien qu’en pensant aux commandos du Polisario. Au cas où une guerre éclaterait de nouveau, le Makhzen serait le plus grand perdant, pire les soldats déserteraient leurs casernes.

    99 % des sahraouis sont avec le Front Polisario, l’autodétermination est l’unique solution

    Anouar Malek : comment évaluez vous la situation des droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental ?

    Abdelilahou Issou: les droits de l’homme ne sont pas respectés, ni au Maroc ni au Sahara Occidental. Les sahraouis sont considérés comme des citoyens de 2e degré. Ils sont maltraités, pourchassés et opprimés, ainsi de nombreux d’entre eux ont rejoint le Front Polisario. 99 % des sahraouis sont avec le Front Polisario corps et âmes. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que le Makhzen refuse le referendum de l’autodétermination. Les sahraouis voient quotidiennement leurs richesses spoliées. Un jour j’ai vu un bateau chargé de sable sahraoui destiné à la vente aux iles canari. Les exemples sur l’exploitation illégale des richesses sahraouies ne manquent pas.

    Anouar Malek : le peuple sahraoui est opprimé, ses richesses spoliées, pouvez vous nous parler de l’injustice que subi ce peuple ?

    Abdelilahou Issou: Un ami officier m’a raconté un jour qu’un groupe de soldats est entré dans un hamam (Bain Public) de femmes dans la ville de Samara et a violé toutes les femmes qui s’y trouvait. Les soldats entraient par force dans les maisons, volaient tout ce qui a une valeur et violaient les femmes qui s’y trouvent. Même les enfants et les vieux n’échappent pas à la barbarie de militaires marocains. Le peuple sahraoui souffre de l’oppression, l’injustice et subi des violences physique et morale. Ainsi, un grand nombre de sahraoui se sont refugiés à Tindouf au sud ouest de l’Algérie pour sauver leurs vies.

    La corruption gangrène l’armée marocaine

    Anouar Malek: parlez nous de la corruption au sein de l’armée marocaine
    Abdelilahou Issou: La corruption gangrène l’armée marocaine. Au Sahara Occidental, je voyais quotidiennement des soldats privés de nourriture. Une grande partie des vivres qui leur étaient théoriquement destinées sont détournées et vendues par les grands chefs militaires qui se font ainsi d’énorme sommes d’argents. Il y a au niveau de chaque section une boutique mobile qui vend aux soldats des vivres tels que des légumes, fruits, boissons et cigarettes. Pire encore, les chefs des compagnies vendent du haschisch et de l’héroïne pour droguer leurs soldats. Ainsi, ils gagnent énormément d’argent de ce commerce illégal. Bref, tout se vend et s’achète au sein de l’armée marocaine qu’il s’agisse de permissions, promotions et même le silence.

    Des plans du Makhzen pour transformer l’Algérie en centre de transit de la drogue

    L’Algérie est dans la ligne de mire de toutes les institutions officielles marocaines qui rêvent de l’ « empoisonner avec les stupéfiants et de la transformer en un centre de transit du haschisch et de la cocaïne. L’objectif par de tels ignobles desseins est de lui créer des problèmes sur la scène internationale. Il est très clair que cela est dû à la position honorable de l’Algérie qui soutien la cause juste du peuple sahraoui et son droit à l’autodétermination. Je vous dis en toute franchise que le Makhzen est prêt à s’allier avec le diable pour se venger de l’Algérie par ce qu’elle est le seul pays opposé à la politique diabolique du Makhzen.

    Entretien réalisé par Anouar Malek à partir de Madrid/ Version française M.D

    Echourouk Online, 23/11/2010

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Abdelilah Issou, cannabis, haschich, Kif, drogue,

  • Sénégal : Karim Wade arrêté en possession de drogue au Maroc

    Le fils du président sénégalais, Karim Wade, avait été arrêté au Maroc en 2009 pour détention de haschich (Cannabis), révèle une dépêche de wikileak exploitée par le journal sénégalais Le Quotidien.

    « Il y a deux ans, un fonctionnaire de police marocain trop zélé a arrêté Karim Wade à l’aéroport de Casablanca, en possession de haschich », écrit Le Quotidien. Après son arrestation, Karim Wade aurait été mis en détention quelque temps avant que sa libération ne soit ordonnée par le roi du Maroc, Mohamed VI, qui « craignait une crise diplomatique avec le Sénégal », selon la même source.

    « Il a été rapporté à la mi-août qu’un officier supérieur de la police de l’aéroport de Casablanca a été brutalement affecté à un poste à Laayoune (dans le sud du Maroc), au Sahara occidental. Les motifs invoqués étaient divers : un journal déclarait que c’était parce qu’il avait arrêté un proche d’un dirigeant africain qui transportait de la drogue. Des informations de police ont confirmé, ont indiqué que le proche en question était Karim Wade, le fils du président sénégalais, Abdoulaye Wade », écrivait l’Ambassade des Etats-Unis dans une dépêche diplomatique révélée par wikileaks.

    Karim Wade, 43 ans, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie du Sénégal est présenté, par un câble diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar rendus public par Wikileaks, comme un personnage vénal qui s’enrichit de façon éhontée sur le dos des Sénégalais et qui est prompt à traîner devant les tribunaux tout journaliste qui lui impute le moindre acte de mauvaise gestion.

    Source : AfriSCOOP via Al- Akhbar

    Tags : Maroc, Karim Wade, Mohammed VI, Sénégal, cannabis, haschich, Wikileaks,

  • Le Maroc inonde l’Algérie de milliers de plants de cannabis (Wikilelaks)

    LE MAROC INONDE L’ALGÉRIE DE MILLIERS DE PLANTS DE CANNABIS. Ces graines qui nous viennent du Royaume

    Les quantités de saisies ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtéesLes quantités de saisies ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtées

    L’augmentation de saisies en ce qui concerne l’herbe, les graines et les plants de cannabis, utilisés pour la culture de cette drogue, laisse perplexe. En effet, en ce qui concerne l’herbe, l’augmentation est de 100%. Elle est de plus de 73% pour les graines et plus de 630% pour les plants de cannabis.

    En 2009, un message de l’ambassade américaine à Alger, dévoilé, 2 ans après par WikiLeaks, affirmait que l’Algérie était devenue le principal pays de transit de la drogue venant du Maroc et des pays d’Amérique du Sud vers l’Europe. Selon le même document, malgré le passage de ces quantités, la santé des Algériens n’était pas menacée. Les choses semblent avoir bien évolué depuis cette date. Et c’est le dernier bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onlcdt) qui le confirme.

    Ce bilan fait état d’une baisse de plus de 53% des quantités de résine de cannabis saisies. Ce qui rassure à plus d’un titre sur la lutte contre ce fléau rampant et la réussite de la stratégie sécuritaire – avec des moyens importants, faut-il le souligner – mise en place qui a affaibli, d’un côté, les réseaux de trafic de cannabis dont un grand nombre a été démantelé, et a barré les routes de la drogue en renforçant le contrôle sur les frontières. Ainsi et selon l’Onlcdt, sur les 11 premiers mois de l’année 2017, les différents services de sécurité ont saisi plus de 48.903 kg de résine de cannabis contre 106.035,364 kg durant la même période de 2016. Cependant, et à bien voir le bilan publié par l’Office, si la baisse enregistrée dans les saisies, que ce soit celle de la résine de cannabis, la cocaïne (-89,36%), l’héroïne (-28,73%) ou encore les graines et les plants d’opium (-100%), l’augmentation de saisies en ce qui concerne l’herbe, les graines et les plants de cannabis laisse perplexe. En effet, en ce qui concerne l’herbe, l’augmentation est de 100%. Elle est de plus de 73% pour les graines et plus de 630% pour les plants de cannabis. Les augmentations enregistrées concernent également le crack (2644,35%), les psychotropes (7,78%) et les gélules (1009,38%). L’herbe, les graines et les plants de cannabis sont utilisés pour la culture de cette drogue et durant l’année 2017, plus de 21 affaires liées à la culture du cannabis ont été traitées en Algérie menant à l’arrestation de 27 cultivateurs de cannabis.

    Les quantités de saisies relatives à la culture de la résine de cannabis en Algérie ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtées. Cependant, si on rappelle que, selon les spécialistes internationaux de la lutte contre le trafic, les quantités saisies dans un pays ne représentent généralement que 10% des quantités en circulation, cela donne clairement une idée sur une activité florissante dans le pays. L’Algérie risque ainsi de passer d’un pays de transit et de consommation à un pays de production. Le danger est là et il nous vient de notre voisin de l’Ouest, chiffres à l’appui. Puisque 80% des saisies de cannabis opérées, l’ont été dans la région ouest du pays. Une vraie «guerre» que mène le Makhzen contre l’Algérie. Et pourtant, dès que cette vérité est dite par les responsables algériens, le Maroc se «déchaîne» et accuse l’Algérie de l’attaquer. Le proverbe «il m’a frappé et a pleuré, il m’a devancé et il s’est plaint», semble bien être sa place dans ce cas-là. Mais heureusement que l’Algérie n’est pas le seul pays à dénoncer la production marocaine de drogue.

    Dernièrement, c’était l’Espagne qui s’était plaint de la drogue du Royaume chérifien. Il y a aussi tous les rapports des organismes de l’ONU qui affirment que l’économie du Maroc repose sur l’«or brun» à plus de 23%. Ce chiffre correspond au poids qu’occupe le cannabis dans le PIB du royaume.
    Le marché de la drogue brasse quelque 23 milliards de dollars dans ce pays, classé par l’agence onusienne de lutte contre le trafic de drogue, en tête des narco-Etats de la planète.

    Alors quand Messahel évoque le transport par la Royal Air Maroc d’autre chose que des passagers, ou que les succursales des banques marocaines en Afrique versent dans le blanchiment d’argent, il n’y a pas de quoi s’étonner. Car, pour blanchir une masse monétaire de cette ampleur, les petites combines ne suffisent pas! Et il faut employer les gros moyens.

    Ce qui amène pas mal d’observateurs à dire, sans trop de risque de se tromper, qu’il existe une sorte de complicité au sein de l’administration économique marocaine, car les puissants narcotrafiquants marocains parviennent à injecter les bénéfices de leur trafic dans l’économie formelle, sans que l’on n’entende jamais parler de l’arrestation d’un baron de la drogue.

    «La production totale de cannabis au Maroc durant la saison 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars», a précisé le Département d’Etat américain dans un rapport sur le trafic de stupéfiants à l’échelle internationale publié le 3 mars 2017. Le Département d’Etat a également fait savoir que le Maroc, qui occupe déjà le rang de premier producteur et exportateur de cannabis au monde, est devenu un important pays de transit de cocaïne provenant de l’Amérique du Sud en direction de l’Europe, comme en attestent les deux saisies record de cette drogue qui ont eu lieu l’an passé à Oujda (250 kg) et à Dakhla (1230 kg). Lorsqu’on sait que sur la production estimée de cannabis, il y a 10 fois plus de saisies en Algérie qu’au Maroc, on comprend que Rabat qui, selon le rapport du Département américain, «a reconnu ses limites en matière de lutte contre la drogue», se cache derrière de faux prétextes pour dissimuler les complicités au niveau des institutions du pays.

    L’argumentaire marocain ne tient pas la route, ce qui a amené d’ailleurs, l’ouverture en février 2017, à Rabat, par l’administration américaine chargée de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration/DEA) d’un premier bureau régional en Afrique. Malgré l’ouverture de ce bureau, les dénonciations communes de la production marocaine de drogue, le problème de l’Algérie reste entier. Le pays est confronté à un réel danger et dépense des sommes colossales pour lutter contre ce fléau, non seulement dans la lutte contre ce trafic mais aussi pour la prise en charge des toxicomanes dont le nombre est en augmentation permanente. L’Algérie compte plus d’un million et demi de consommateurs, dont près de 20.000 toxicomanes pris en charge l’année dernière. Et il s’agit, malheureusement, de jeunes de moins de 35 ans. Le danger qui était à nos portes semble vouloir maintenant s’implanter dans notre «maison» Algérie. Le temps n’est plus à la dénonciation, mais à la riposte rapide et efficace. Et même si cela doit «fâcher» «notre ami le roi», alors soit, qu’il se fâche!

    L’expression, 4 mars 2018

    Tags : Maroc, Algérie, cannabis, haschich, drogue, Kif,

  • Mohamed VI se gana la simpatía de los fumadores de marihuana

    El 31 de Diciembre de 2016, como regalo de fin de año para el rey del turismo sexual africano, Mohamed VI, el blog Diàspora Saharaui dedicó un artículo documentado con imágenes sobre las tendencias indumentarias del soberano marroquí.

    Bajo el título de « Mohamed VI ya no oculta su homosexualidad », el artículo comprendía un diaporama con varias imágenes del rey de Marruecos. En portada, una foto tomada en las preciosas islas de Zanzibar en la que lleva una camiseta estampada con una hoja de marijuana y la bandera de Estados Unidos.

    Esa foto es la única que atrajo el interés de alos sitios españoles dedicados a la defensa del consumo de marihuana

    Bajo el título de « El rey de marruecos sorprende con una camiseta cannábica » (Revista Cáñamo) afirma que « el rey de Marruecos Mohamed VI ha sorprendido esta semana con un cambio en su imagen personal. Mohamed ha cambiado la tradicional chilaba con la que solía aparecer en público por otras prendas más desenfadadas y modernas, y ha publicado varias fotos en las redes sociales ».

    « Entre las fotos subidas en su cuenta de Facebook resalta una con especial interés para el mundo cannábico: Mohamed VI se ha vestido con una camiseta de tirantes en la que aparece estampada una hoja de marihuana con la bandera de Estados Unidos. Esta es, con toda probabilidad, la primera vez que un monarca se enfunda una prenda cannábica y lo enseña », añade.

    Y concluye su crónica con : « Marruecos es uno de los principales productores de cannabis a nivel internacional, aunque el cultivo continúa siendo una actividad ilegal en el país. En un informe de 2014 la JIFE cuantificó en 38.000 las toneladas de cannabis producidas anualmente. « Marruecos es siempre el primer productor de cannabis del continente africano y del mundo, incluso aunque la producción esté bajando » afirmaba el informe ».

    « Muchas imágenes se pueden ver en su facebook, pero hay una que ha dejado muy sorprendidos a los amantes de la planta del cannabis. Es una foto donde aparece con una camiseta veraniega y en la que en su imagen central, aparece una gran hoja de marihuana con los colores de Estados Unidos », añadió.

    « Marruecos también históricamente ha sido y es uno de los mayores productores del mundo de cannabis y fuerzas políticas del reino también han abogado por entrar de lleno en la industria del cannabis », concluyó la misma fuente.

    Fuente : cannabismagazine

    Tags : cannabis, marihuana, hachís, haschich, drogas,

  • Acompañamos con los ceutíes que van de fiesta a Marruecos

    Muchos adolescentes se agobian en Ceuta. Les invade la monotonía y necesitan cruzar la frontera que les separa de Marruecos para divertirse. Seguimos a varios ceutíes en sus noches por Marruecos.

    Por Rebeca Hortigüela

    Europa es una unión, pero también un complejo batiburrillo de países con leyes, idiomas, valores, políticas sobre drogas, salarios mínimos, licores y chistes malos propios. La vida puede ser totalmente distinta según el lado de la frontera en que hayas nacido, incluso dentro de los límites de la UE. Esta semana, en VICE.com te traemos historias que muestran cómo influyen las fronteras de los países que dividen y delimitan Europa en el día a día de quienes viven cerca de ellas.

    Todos nos hemos sentido atraídos por la sensación de probar cosas nuevas cuando éramos adolescentes. No voy a caer en el desagradable error de generalizar porque la realidad de cada adolescente, y sus circunstancias, son un mundo. Hay adolescentes que deben estar tan pendientes de sobrevivir que no tienen el privilegio de distraerse con la necesidad de experimentar. Y de estos en Ceuta hay muchos.

    O, adolescentes musulmanes, la religión mayoritaria en Ceuta, que por su cultura y su religión tienen prohibido hacer ciertos “experimentos”. Además, siempre existe ese pequeño porcentaje de adolescentes que no sienten la necesidad de conocer cosas nuevas, que aborrece lo desconocido y rechaza lo que está en los márgenes. Pero, por lo general, estadísticamente hablando, cualquier teenager occidental de nuestros días o cualquier miembro de la generación Z quiere investigar sobre su sexualidad, juguetear con las drogas y el alcohol, descubrir lugares dónde refugiarse o conocer gente nueva.

    Todo esto es complicado en una ciudad como Ceuta. Para empezar, porque Ceuta son 19 kilómetros cuadrados, limitados por el mar Mediterráneo el estrecho de Gibraltar y Marruecos, con las fronteras del Tarajal y de Benzú. Eso supone ver constantemente las mismas caras, los mismos gestos, cruzarte a las mismas personas e ir a los mismos lugares.

    Si quieres salir de fiesta por la noche debes saber que las opciones se limitan a 8 bares, dos discotecas y un par de zonas de fiesta: el poblado marinero, cerca del puerto y la plaza del Tokyo, con el bar Tokyo que da el apodo a la plaza, otros tres bares más y unos bancos para hacer botellón. Siempre el mismo recorrido: botellón en la explanada del puerto, luego a la plaza del Tokyo y después a alguno de los bares del poblado marinero.

    Y cuando ya es la hora, a bailar una de las discotecas del puerto, al ladito del poblado: la Velvet o la Natural. Cuando no les apetece salir cambian las copas por tardes de tés, porros y parchís en el barrio de Benzú. Pero ya, eso es todo. Si vives en Ceuta y te gusta salir de fiesta, este escenario se repite todos los fines de semana. Además en Ceuta hay muy pocas atracciones culturales, conciertos, exposiciones y museos.

    Por eso no es de extrañar que muchos de los jóvenes ceutíes tengan la necesidad de poner tierra de por medio y salen de Ceuta a Marruecos. A los problemas, remedios. Una excursión que no es de extrañar. Al fin y al cabo, al otro lado del muro, de esa valla horrible que frena, corta y mata a los migrantes que sueñan una vida mejor, cohabita en forma de vecino, un país lleno de sensaciones nuevas para jóvenes que anhelan salirse de lo cotidiano.

    “Nosotros podemos pasar para allá, pero ellos, los que no son de las zonas del norte de Marruecos fronterizas con Ceuta, no pueden pasar para acá”, reflexiona uno de estos jóvenes. Mucho menos los africanos que se recorren miles de kilómetros con la mirada fija en el continente europeo. Tremendamente paradójico e injusto, pero cruzar esa frontera es una vía de escape para muchos jóvenes con ganas de fiesta.

    Unos con el objetivo de salir a la calle sin ser vistos, otros, simplemente, porque Marruecos les ofrece planes de playa y naturaleza que Ceuta no les puede dar y otros tantos, porque en Marruecos se siente ellos mismos, con sus costumbres y sus hábitos. Ojo, también existen los jóvenes ceutíes que odian cruzar a Marruecos. Que piensan que Marruecos no tiene nada que ofrecerles, que incluso se niegan a descubrirlo y que es más, lo detestan. Y estos últimos, para oxigenarse de Ceuta prefieren coger un ferry y desembarcar en Algeciras (Cádiz) que cruzar a Marruecos. Para mi sorpresa, estos jóvenes llenos de prejuicios, con una mirada un tanto xenófoba, puesta en el país vecino, son bastante comunes en la ciudad autónoma, a veces tan dividida y polarizada por la religión y el dinero.

    Mohamed Hamid tiene 19 años. Sus padre se mudaron a Ceuta, en busca de un trabajo, antes de que él naciera. Así que él es de Ceuta, pero tiene familia y amigos en Marruecos. Para él, cruzar a Castillejos, el pueblo marroquí fronterizo con Ceuta, supone sentirse libre y no sentirse juzgado por querer hacer otro tipo de planes.

    Es de Hadú, un barrio mayoritariamente habitado por musulmanes, pero en Ceuta tiene muchísimos amigos, hijos de familias cristianas, pero a la hora de salir de marcha no se siente identificado con muchos de ellos. “Están deseando que llegue el fin de semana para emborracharse. Para beber desde las seis de la tarde hasta las cuatro de la mañana. Yo puedo pasarme un rato por el puerto y estar con ellos sin beber ni una gota de alcohol, pero luego, me aburro. Ellos empiezan a estar cada vez más borrachos y yo dejo de tener un vínculo con ellos”, explica Hamid.

    Por eso Hamid prefiere cruzar a Marruecos y juntarse con sus amigos del otro lado de la frontera. Le conocen desde niño y siguen haciendo los mismos planes desde la niñez. Mañanas de sueño relajado, acompañado de sus amigos, en mtarbas (sofá típico marroquí) y despertares compartidos, tardes de fútbol en la playa, noches enteras de calor y brisa al lado del el mar, escuchando música, comiendo comida que les ofrece cualquier vecino y dando alguna que otra calada al kif y al hachís procedente de esa misma zona de Marruecos.

    No es que en Ceuta no pueda hacer estos planes, claro que puede. Con sus colegas del barrio en cualquier calle o en cualquier cafetín de Benzú. Pero el hecho de cruzar la frontera y encontrarse con sus recuerdos de la infancia es importante para él.

    « ¿Qué es lo que más te gusta de tus fines de semana en Marruecos? », le pregunté. « El no hacer nada en especial y no sentirme mal por ello. Ver a mis colegas de la niñez, con esos con los que has pasado todos tus veranos, y ya está. Sentarte a comentar a la orilla del mar, a veces pescar, hablar de Marruecos y soñar con nuestro futuro. En cuanto cruzo, me siento libre ». Desde que no ve un futuro claro en Ceuta, Hamid piensa en escaparse a Marruecos si tiene la posibilidad. « Aunque dicen que en Marruecos no hay trabajo, en Ceuta tampoco lo hay. Somos demasiada gente para tan pocos trabajos. Siempre he soñado con poder comprar una casa en Marruecos a mi familia y trabajar en algo, lo que sea, para vivir. En Castillejos o en Tetuán . Mientras pueda seguir pasando los fines de semana aquí, en libertad, siendo yo mismo, soy feliz ».

    Otros ceutíes, musulmanes, sin embargo, viajan a Marruecos para pegarse el fiestón. Este es el caso de Ilyas Othmani*. Tiene 25 años y cruza a Marruecos los fines de semana para divertirse en los cabaret y en las discotecas típicas de Marruecos. En Ceuta le conoce todo el mundo, asegura, y él, aunque no es practicante, se considera musulmán porque es hijo y nieto de padres y abuelos musulmanes. Casi todos sus familiares son de Ceuta y viven en Ceuta. “Si se enteraran de que bebo los fines de semana o que salgo a ciertos sitios, no les gustaría. Y en Ceuta todo el mundo se entera de todo. Además, la fiesta de Ceuta a mi no me va nada. Prefiero cruzar a Tánger con mis amigos, salir de marcha por los bares de por aquí”.

    Pequeños cabarets de los años 50 con música marroquí en directo, con un público diferente. Cabareteras que bailan contigo si les invitas a una copa, clientes que te invitan porque no quieren beber solos y camareros que te fían una ronda por que te consideran su hermano. Y cervezas Stork, la marca de cerveza más común en estos bares. También llegan a Tánger atraídos por las macro discotecas, sorprendentemente inexistentes en Ceuta.

    “Antes nos íbamos a las discotecas del paseo marítimo de Tánger y allí bailábamos hasta las tantas, conocíamos gente nueva, interesante y ligábamos. En Ceuta es difícil conocer gente nueva y vivir las experiencias que se viven aquí, en Marruecos. Además aquí hay una mezcla entre turistas, tangerinos, los extranjeros que viven en Tánger y los que venimos de Ceuta que mola. Y aunque parezca raro, hay muchos más bares aquí que allí”, explica.

    También a Natalia G., estudiante de 21 años, le atrae eso de Tánger. A ella, más que nada, por la novedad. “En vez de ir a los sitios por los que hemos salido toda la vida, a bares normales para tomarnos caña o a un pub cualquiera o bebernos una copa, vamos a Tánger y todo es diferente. Además estando tan cerquita… La gracia está en ir a esos bares a los que no irías jamás en España. En Marruecos son de lo más normal. Bares oscuros en los que para llegar a la barra tienes que bajas peldaños y peldaños, con birras tiradas de precio, bailarinas a pago de copas, música árabe en directo, como de los años 60…”, se impresiona Ana.

    Su amigo de la infancia, Gonzalo, piensa lo mismo. “Es que hay más variedad de fiesta en Tánger que en Ceuta. Tienes discotecas, música en directo, ya no solo de grupo árabes, si no africanos cantando reggae, jóvenes marroquíes cantando rap… Además en Marruecos puedes ir a visitar algún museo o ir la Cinemateque de Tánger (el antiguo cine Rif que tiene un bar, punto de reunión de muchos jóvenes).

    “Normalmente, en verano, hacemos eso: salir al mediodía el viernes de Ceuta, pasar la tarde por Tánger. Por la noche salir de fiesta. Primero ir de baretos de birra y tapeo, luego a los cabarets a bailar y a alucinar un poco… Pasar el sábado en algunas de las playas próximas a Tánger y luego vamos a Chefchaouen o a Tetuán. El domingo, vuelta a Ceuta”, concluye.

    Sara L., de 24 años, lleva años cruzado a Marruecos los fines de semana, sobre todo a partir de primavera, cuando llega el buen tiempo. Sus padres tienen una casa en Cabo Negro, un núcleo turístico situado al norte de Tetuán, a escasos kilómetros de Ceuta. Hay muchas familias de Ceuta que hace años compraron casas en el norte de Marruecos en los complejos turísticos de Cabo Negro y Marina Smir.

    Allí hay discotecas y pubs hechos a medida para todos los turistas que veranean allí. Marroquíes, ceutíes, de la península o europeos. “Yo tengo aquí mi pandilla, casi todos nos conocemos desde hace años y nos lo pasamos genial por esta zona. Mis padres cada vez vienen menos, pero yo y mi hermano seguimos viniendo. También nos movemos a las playas de Tánger o Tetuán y hacer alguna rutita por pueblecitos como Chefchaouen”.

    Otros prefieren no pisar Marruecos, como Pilar, de 19 años, que se está preparando en la Academia Militar de Zaragoza. Según su criterio, Marruecos no tiene nada que aportarle. Ha crecido toda la vida viéndolo como el país del otro lado de la frontera y de pequeña cruzó en contadas ocasiones con sus padres. No ha convivido demasiado con musulmanes y consideran que muchos de los barrios de Ceuta ya son prácticamente como Marruecos. Cuando sale, va a la península.

    En definitiva, Marruecos y Ceuta son dos lugares vecinos, prácticamente hermanos. Las diferencias entre uno y otro no son tan grandes como les parece a muchos. De una manera o de otra, los dos lugares están llenos de jóvenes con ganas de divertirse y descubrirse.

    *El nombre de Ilyas se ha cambiado para preservar su anonimato.

    Fuente: vice.com, 2 août 2019

    Tags : Ceuta, Melilla, Marruecos, porros, cannabis, juventud, jóvenes,

  • Hassan II, Notre ami le dealer

    par Michel Sitbon
    ARCHIVES | PARIS (FRANCE) | 15 NOVEMBRE 1995

    Non, je n’ai pas la berlue : c’est bien en première page du « Monde », ce 3 novembre, sur deux colonnes, en haut à droite : « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch ». Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II ».

    Les lecteurs réguliers de « Maintenant » ne s’en étonneront peut-être pas. Ni les trop rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie.

    Le « rapport confidentiel » auquel il est fait référence, destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane d’ailleurs de l’OGD. L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Le rapport en question rappelle quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis ».

    A qui appartient le Maroc ?
    Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé ». Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…). A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif. De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II. A la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

    A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage, déjà recommandé par ce journal, que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan. Le Maroc appartient à Hassan. A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II est un homme sérieux. Il ne laisserait pas un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

    Hassan II est donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui vaut d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant. Le plus riche du monde ? C’est possible. Mais lui, c’est un roi, pas un Mobutu. Sa fortune c’est son pays. Il a sûrement quelques comptes en Suisse et des villas de-ci de-là, mais ce ne sont que peu de choses comparées à sa fortune. La reine d’Angleterre elle aussi est très riche. C’est la dure vie de certains monarques.

    Hassan, pour sa part, s’est donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité est sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçoit dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

    Amis de 20 ans
    Un de ces grands s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, maintenant il est président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

    En France il existe une brigade des stupéfiants et un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS). Ce sont de grosses organisations qui ont beaucoup de moyens. L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant avec les moyens du bord soit inconnu de Jacques Chirac ?

    On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur. A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de lancer des bombes sur Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis. La première étape de ce voyage fut la plus importante : le Maroc. Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

    Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer
    Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social ». Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région. Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice. L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

    En 36 heures de visite, le fringuant Président français a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer. On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

    La Hollande concurrence ce juteux trafic
    Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

    Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat. L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart », paru chez Lafon en 1993. Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France. Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

    De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

    Assurance deal
    Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

    Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route ». La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

    Héroïne, terrorisme et médailles…
    Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, puis celui de l’héroïne. En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

    Que dire de plus ? Nous n’avons pas là une « affaire » comme celle de l’appartement d’Alain Juppé. Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

    Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

    Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar sont, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous valent Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

    Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

    Michel Sitbon

    Source : voltairenet.org

    Tags : Maroc, Hassan II; haschich, drogue, kif, cannabis,

  • Los detenidos por el ejército saharaui son 3 mauritanos y un maliense

    Según medios de prensa mauritanos, 3 mauritanos y un maliense fueron capturados recientemente por una unidad del ejército saharaui en la región de Timelusa.

    Los militares saharauis también incautaron 1525 kg de resina cannabis, además de armas y municiones. La mercancía procedía del muro de defensa marroquí, desde un punto que se encuentra a 80 km de la localidad mauritana de Bir Mogrein, al noreste de Mauritania.

    La Oficina de las Naciones Unidas contra la Droga y el Delito (UNODC) publicó su 22º informe mundial anual sobre producción, tráfico, erradicación y supresión, el Informe Mundial sobre las Drogas, 2019. Además de proporcionar cifras sobre la cocaína y los opiáceos, el informe busca cuantificar el cannabis cultivado en cada país productor. En los últimos 10 años, el informe siempre ha colocado a Marruecos en la vanguardia de la producción ilícita de cannabis. Todavía conserva este título.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, trafic, drogue, cannabis, mur de la honte,

  • Connue l’identité des traficants arrêtés au Sahara Occidental

    Selon le site Cridem qui cite Zouerate Online, trois des traficants arrêtés par l’armée sahraouie sont de nationalité mauritanienne et un malien.

    Dans un communiqué, le ministère sahraoui de la défense a rapporté que les unités militaires sahraouies ont arrêté samedi 13 juillet, dans la région de Timellouza une bande de 4 traficans à bord d’un véhicule Toyota qui portait 1525 kh de cannabis, une mitrailleuse et une importante quantité de munitions.

    Selon des informations de la presse mauritanienne, la gang était composé d’un d’un ingénieur d’armes, d’un soldat retraité, d’un mauritanien et d’un malien.

    Selon la même source : la drogue et l’arsenal mentionné a été saisi dans la localité d’Ichergane, à 80 km à l’ouest de Bir Moghrein.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, trafic, drogue, cannabis, chanvre indien, haschich,

  • 1.535 kg de cannabis y armas incautadas en una operación antidroga

    Las unidades del Ejército de Liberación Popular Saharaui (ELPS) culimnaron con éxito varias operaciones antidroga a lo largo del muro de defensa militar marroquí.

    En una de estas operaciones fueron incautados 1535 kg de resina de cannabis además de la captura de dos grupos de narcotraficantes en los territorios liberados del Sáhara Occidental.

    El ejército saharaui incautó 1,535 kg de cannabis, una ametralladora con 1,100 cartuchos y dos (2) Kalashnikovs con 200 balas y arrestaron a cuatro (4) narcotraficantes en un Toyota SUV en la región de Rous Timlouza, informó este domingo la agencia de noticias saharaui (SPS) que cita una declaración del Ministerio de Defensa saharaui.

    El 10 de julio de 2019, las unidades del ELPS arrestaron a otro grupo de cinco (5) personas en posesión de 100 kg de cannabis en la región de Gleibat El Aggaya.

    El comunicado precisó que los traficantes formaban parte de un grupo que estaba involucrado en el tráfico de drogas a través del muro de la vergüenza marroquí.

    El Frente Polisario ha reforzado el control sobre las drogas marroquíes que atraviesan el muro marroquí que divide el Sahara Occidental en dirección a los países del Sahel y el Sahara a través de pasajes que llegan a Mali, Níger y Mauritania, indica la misma fuente.

    Las medidas de seguridad tomadas por el Frente Polisario a través de puntos militares de fuerzas especializadas en la lucha contra las drogas y el crimen organizado permitieron reducir el fenómeno que ha crecido en los últimos años y en los que varias operaciones de narcotráfico han sido abortadas y fueron arrestados grupos de narcotraficantes que se activan con bandas marroquíes « .

    El informe europeo de 2016 sobre los mercados de drogas en Europa indicó que Marruecos es el principal productor y exportador de cannabis del mundo y considera que su tráfico a través del muro de la vergüenza marroquí es uno de las principales fuentes de financiamiento de los grupos terroristas y bandas del crimen organizado que operan en la región del Sahel y que amenazan la seguridad y la estabilidad en los países vecinos y en toda la región.

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, tráfico, drogas, cannabis, haschich, Sahel, terrorismo,