Étiquette : Casques Bleus

  • Le Maroc s’opposait au monitoring par l’UA des opérations de paix

    Maroc, Union Africaine, maintient de la paix, casques bleus, CEDEAO, CEEAC, CEN-SAD,

    Selon un courrier confidentiel envoyé par Ouali Tagma, « Monsieur Afrique », au ministre marocain des affaires étrangères, le Maroc « n’a aucun intérêt à voir l’Union Africaine s’accaparer et monopoliser le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique. La seule possibilité d’eviter la mainmise de l’UA sur les opérations de maintien de la paix en Afrique est de prévoir que les organisations sous-regionales africaines , type CEDEAO , CEEAC, CEN-SAD puissent être egalement parties prenantes ». 

    ——– Message d’origine ——–
    De : Moha Tagma
    Date :24/11/2013 20:48 (GMT+00:00)
    A : Mohammed sitri
    Objet : Fwd: SOMMET DE L’ELYSEE

    ———- Forwarded message ———-
    From: Moha Tagma m.ouali.tagma@gmail.com
    Date: 2013/11/24
    Subject: SOMMET DE L’ELYSEE
    To: salaheddine mezouar salahmezouar@gmail.com

    Monsieur le Ministre ,
    J’ai l’honneur de vous faire part ci-apres de quelques éléments de réflexion sur les enjeux pour notre pays du Sommet de l’Elysee.

    I / PAIX ET SÉCURITÉ

    A / MAINTIEN DE LA PAIX

    ENJEUX POUR NOTRE PAYS : Le Sommet France-Afrique ne doit pas se transformer en Sommet FRANCE- UNION AFRICAINE

    la France soucieuse d’avoir la bénédiction de l’Union Africaine pour sa présence militaire en Afrique et soucieuse d’eviter d’etre accusée de neo-colonialiste sera tentée de placer ce Sommet sous le co-leadership de l’UA.

    Dans tous les cas de figure la France , forte de ses accords bilatéraux de Défense qu’elle a avec avec les pays de son pre-carre ( Côté d’Ivoire, Sénégal, RCA, Gabon etc….) est assurée d’etre présente de manière autonome dans ces pays et qu’elle n’a pas besoin de l’etre dans le cadre de Forces multilatérales ( UA, ONU ). Foce Licorne en Côte d’Ivoire, SERVAL au Mali, Troupes en Centrafrique .

    Elle visera donc deux objectifs lors de ce Sommet :

    1/ Légitimer sa présence militaire puisque les Africains sont incapables d’assurer leur propre sécurité malgré les déclarations tonutriantes.

    2/ Se faire accorder un statut de partenaire pour la paix et la sécurité en Afrique à travers la caution de l’Union Africaine en contrepartie de la promesse d’une aide logistique et financière à la Force Africaine en Attente (CARIC) – Capacité Africaine de Réaction Immédiate aux Crises – prévue dans le cadre de l’Architecture dePaix et de Sécurité de l’Union Africaine ( AAPS ).

    Si cette architecture devait réussir, notre pays risque de ne plus pouvoir participer aux forces de maintien de la paix en Afrique , puisque celles-ci seront dorenavant sous etendard de l’UA ,sauf à conclure des accords bilatéraux avec les pays concernés . C’est le cas actuellement en Centrafrique : la MISCA est une force de l’UA, les troupes françaises sont présentes en vertu d’un accord bilatéral avec la RCA et notre pays n’a aucune assise juridique pour envoyer des troupes sauf à attendre une hypothétique résolution du Conseil de Sécurité pour créer une Force des Nations-Unies.

    Objectivement notre pays n’a aucun intérêt à voir l’Union Africaine s’accaparer et monopoliser le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique.

    La seule possibilité d’eviter la mainmise de l’UA sur les opérations de maintien de la paix en Afrique est de prévoir que les organisations sous-regionales africaines , type CEDEAO , CEEAC, CEN-SAD puissent être egalement parties prenantes.

    B/ PREVENTION DES CONFLITS

    En matière de prévention des conflits , le non-paper soumis par la France occulte la nécessité d’entreprendre des réformes politiques, économiques , sociales et culturelles .
    Échaudée par l’experience du Sommet de La Baule , du temps de François Mitterand et par le discours de Dakar de Nicolas Sarkosy , la France veut éviter d’etre accusée de donneur de leçons en matière de démocratie .
    Néanmoins la démocratie, le respect des droits de l’homme , le respect des minorités, la bonne goivernance,sont des conditions essentielles pour la prévention des conflits internes et pour la consolidation de la paix et de la sécurité.
    Toutes les crises en Afrique s’expliquent par le non-respect des conditions minimales de l’Etat de Droit.
    La prevention des conflits et les crises necessite de s’attaquer a leurs causes profondes .

    Les Etats-Unis n’ont aucun scrupule à mettre en avant le respect du droit et la nécessité des réformes dans tous leurs partenariats.

    Le non-paper francais occulte également le probleme du non-respect des principes du Droit International , qui souvent est la cause des conflits ( Non-Ingerence dans les affaires intérieures, respect de l’integrite territoriale des États,…)

    Les non-papers soumis par la france ne mettent pas suffisamment en exergue la dialectique entre Sécurité et Développement .

    AU VU DE CE QUI PRECEDE , UN ENTRETIEN AVEC LES RESPONSABLES FRANCAIS AVANT LE SOMMET SEMBLENT INDIQUES POUR CORRIGER QUELQUE PEU LA TENDANCE QUI SE PROFILE POUR CE SOMMET.

    HAUTE CONSIDÉRATION

    MOHA OUALI TAGMA

    #Maroc #Union_Africaine #Opérations_de_paix #Casques_bleus #CEN_SAD #CEDEAO #CEEAC

  • Centrafrique : les soldats mauritaniens de la Minusca ne sont pas les bienvenus

    Centrafrique : nouvelle manifestation à Bambari contre les soldats mauritaniens de la Minusca.

    Dans la matinée du dimanche 2 juin 2019, les jeunes du quartier PK12 proche de l’aérodrome sont descendus massivement dans la rue pour bloquer une nouvelle fois l’installation des soldats mauritaniens de la Minusca dans le secteur.

    Alors que les soldats du contingent gabonais de la Minusca devraient rejoindre leur nouveau poste à Bocaranga dans l’Ouham-Péndé, une localité proche des lieux du massacre du 21 mai imputé aux rebelles de 3R dont plus de 54 personnes avaient été égorgées, les soldats du contingent mauritanien, qui devraient relever leurs collègues gabonais à Bambari, ne sont pas les bienvenus dans la ville.

    La semaine dernière, une première manifestation des jeunes des quartiers proches de l’évêché et du pont Nguéndet avait poussé la Minusca à annuler l’installation des soldats mauritaniens sur les différents checkpoints du secteur.

    Comme si cela ne suffisait pas, ce dimanche 2 juin 2019 dans la matinée, c’est le tour des habitants du PK12, un quartier situé à 12 kilomètres de Bambari, secteur aérodrome de barricader la route à l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca qu’ils accusent d’être des complices des rebelles de l’UPC.

    Une équation difficile à résoudre pour la Minusca qui a besoin des plus d’hommes pour renforcer ses patrouilles dans l’Ouham-Péndé, lieu considéré prioritaire suite aux attaques des rebelles de 3R.

    Le directeur de l’école a Koundjili a partagé qu’il a vu par ces propres yeux un convoi de la MINUSCA qui passait prêt du village. Cela s’est produit au moment même quand le massacre se déroulait. Les « Casques blues » ont, malheureusement ignoré les assassinats en masse des habitants de la RCA. Le convoi est passé sans même s’arrêter.

    En décembre 2018 l’ONG « Aimons notre Afrique » a déjà demandé le départ du contingent mauritanien de la RCA à cause de leur manque d’expérience et à cause de soupçon de leur complicité avec les bandits. L’une des nombreuses accusations est lié à la tragédie d’Alindao qui a eu lieu fin novembre 2018, où 60 personnes sont tombés victimes de l’attaque sur le camp des déplacés. C’était le contingent mauritanien qui était en chargé de la sécurité des déplacés et ils n’ont rien fait.

    Tags : RCA, Reṕublique centrafricaine, mauritanie, casques bleus, MINUSCA,

  • 100 000 Casques bleus honorés

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème « Protéger les civils, protéger la paix ». En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa « vitesse de croisière ».

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de « gardiens de la paix ». Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un « trait d’union ».

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix, Mali,

  • Discours du RSSG Mahamat Saleh ANNADIF – Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, 29 mai 2019

    Je voudrais à cet égard rendre un hommage mérité aux hommes et ces femmes qui défendent au quotidien les valeurs mises de l’avant par la Charte des Nations Unies

    BAMAKO, Mali, 29 mai 2019/ — Chers représentants du Gouvernement du Mali, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, Chers Amis et distingués invités, Chers officiers des Forces de défense et de sécurité maliennes, Chers partenaires de Barkhane, EUTM, EUCAP Sahel et de la Force conjointe du G5 Sahel, Chers Collègues de la MINUSMA, Civils, Policiers et Militaires,

    Nous sommes réunis aujourd’hui afin de célébrer la Journée internationale des Casques bleus., souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leurs pays.

    Distingués invités, chers collègues,

    L’année dernière, ici même en cette place, le Secrétaire général des Nations Unies avait défini la mission originelle des Casques bleus, à savoir assurer la stabilisation d’un pays suite à un accord de paix négocié suite à un conflit armé classique. Depuis 1948, quel chemin parcouru!

    Aujourd’hui, nous nous trouvons face à des Casques bleus déployés dans un environnement difficile et complexe, qui est caractérisé par un environnement asymétrique, par une présence terroriste et surtout par les narcotraffaquants et ceux qui pratiquent le crime transnational organisé, dont un ne parle pas souvent.

    Pour ce qui est de la MINUSMA, ainsi que les agences des Nations Unies au Mali, je crois qu’une illustration a été faite par les composantes de la MINUSMA qui justifie son appellation multidimensionnelle, à savoir sa composante militaire, civile et police. Je crois que cela peut vous permettre d’apprécier à sa juste valeur que font ces hommes et ces femmes.

    Pour ce qui est de l’environnement et des incidents qui s’y passent, il n’y a pas meilleur témoin que cette assistance réunie ici aujourd’hui.

    Comme vous le savez, comme l’a dit le Secrétaire général du Ministère, toutes les épreuves doivent nous encourager, nous motiver pour mieux défendre les valeurs des Nations Unies. Car les Nations Unies, c’est nous tous. C’est un ensemble de valeurs partagées. Et c’est cela que nous devons défendre. Les Nations Unies c’est pour nous tous, et à travers son Conseil de sécurité, garant de la paix et de la stabilité dans le monde.

    Ce qui se passe au Mali n’est qu’un détour après tout ce grand pays a accompli au service des Nations Unies depuis son indépendance. Souvenons-nous que le Mali au chevet duquel nous sommes aujourd’hui était un grand contributeur de troupes quand cela était nécessaire.

    Cela étant dit, le maintien de la paix aujourd’hui est malheureusement devenu une activité qui comporte son lot de risques. Comme j’ai l’habitude de le dire, ce qui me garde toujours en éveil, et parfois même la nuit, c’est la possibilité d’apprendre le décès où la blessure d’un Casque bleu survenu quelque part dans le territoire du Mali.

    Depuis 2013, ces homes et ces femmes ont payé un lourd tribut. Il y a seulement deux jours, j’étais à nouveau réunis ici au même endroit afin de souligner la mémoire de l’Adjudant-chef nigérian au nom de Moshood Lasisi, mort il y a deux semaines à Tombouctou.

    Je réitère le courage de chacun d’entre eux, prêt à risquer sa vie au quotidien dans l’espoir d’un avenir meilleur pour les Maliens et les Maliennes. C’est aussi pour tout le Sahel et pour la paix dans le monde.

    Vous vous rappellez, il y a un an, le Secrétaire général des Nations unies a initié ce qui est communément appelé l’action pour les opérations de maintien de la paix, qui depuis lors est devenu un cadre de concertation, d’échange, de décision et d’engagement. Ce cadre permet une discussion et des échanges entre l’ONU et les pays contributeurs. Il a permis d’identifier une série de lignes d’actions permettant de rendre le maintien de la paix plus efficace.

    Pour les représentants des pays contributeurs de troupes ici présent, je voudrais leur dire de transmettre nos remerciements pour leur contribution immense et leur dire qu’ils ont tous le droit d’être fiers de ce qu’ils représentent au sein de la MINUSMA. A la fois pour la sécurité des populations, pour une paix durable, au Mali certes, mais aussi pour la paix dans le monde.

    Chers collègues de la MINUSMA et des agences des Nations Unies,

    Jour après jour, vous continuez à vous dévouer corps et âme en faveur de la stabilité au Mali, au Sahel et dans le monde. Je suis conscient des difficultés et je suis fier de nos réussites communes. Gardons la flamme qui alimente notre engagement, votre engagement pour la paix.

    Vive les Nations Unies. Vive les Casques bleus! Bonne journée internationale des Casques bleus!

    Je vous remercie.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    SOURCE : United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA)

    Tags : MINUSMA, Mali, casques bleus, peacekeeping,

  • Chancy Chitete, un soldat de la paix qui a donné sa vie pour en sauver d’autres

    La médaille Diagne pour courage exceptionnel a été décernée vendredi à titre posthume par les Nations Unies au soldat Chancy Chitete, Casque bleu du Malawi, qui a donné sa vie en sauvant celle d’un camarade tanzanien en République démocratique du Congo (RDC).

    « La médaille capitaine Mbaye Diagne reconnait le mérite des agents de l’ONU, qu’ils soient civils, militaires ou policiers, qui ont fait preuve d’un courage exceptionnel dans des conditions d‘extrême danger pour remplir les missions de l’ONU sur le terrain ou là où leur devoir les a emmenés, et elle prend en référence le capitaine Mbaye Diagne qui été le modèle de cette médaille au Rwanda en 1994, où il a perdu sa vie », explique le général El Hadji Babacar Faye, lors d’un entretien avec ONU Info.

    Président du comité de sélection pour la médaille, le général Faye était très proche du capitaine Mbaye Diagne, ayant partagé son parcours au sein des forces armées sénégalaises, jusqu’à leur dernière mission ensemble au Rwanda.

    « Quand j’ai eu la nouvelle, le soir où l’ONU a créé la médaille capitaine Mbaye Diagne, c’est un sentiment de profonde fierté que j’ai éprouvé », raconte le général. « J’ai revu mon camarade, j’ai revu son action, j’ai revu Mbaye camoufler des gens dans son véhicule, j’ai revu Mbaye se battre pour mettre des gens dans l’avion [pour quitter le Rwanda], et donc vraiment j’étais très fier », ajoute l’ancien Casque bleu sénégalais.

    La médaille a été remise à l’occasion d’une cérémonie au siège de l’ONU à New York, en honneur des Casques bleus et civils qui ont perdu la vie au service de l’ONU au cours de l’année écoulée. C’est la première fois que cette médaille est remise depuis qu’elle a été créée en 2014.

    Selon le général Faye, toutes les candidatures reçues cette année pour la médaille Diagne étaient celles de militaires. « Il y a en a un qui sortait du lot : le Private Chitete, ça veut dire ‘soldat’, donc au bas de l’échelle, quelqu’un qui attend des ordres pour faire quelque chose », précise-t-il.

    En novembre 2018, le contingent de Casques bleus du Malawi auquel appartenait Chancy Chitete était engagé dans une opération de protection des populations face aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), près de Beni, à l’Est de la RDC.

    « Dans le cours des opérations, ils rencontrent une résistance terrible parce que les gens les attendaient », raconte le général Faye. « Et dans le feu de l’action ils sont obligés de se replier sur une position beaucoup plus sûre ».

    Le soldat Chitete trouve une position de combat sécurisée. Depuis cette position, il parvient, avec son contingent, à aider les forces du contingent tanzanien en délivrant suffisamment de feu pour couvrir leur repli.

    Malheureusement un soldat tanzanien tombe, blessé. Chancy Chitete s’en aperçoit. « De son initiative, Chitete sort de sa position protégée, va prendre le soldat tanzanien, le ramène vers sa position où il lui procure des premiers soins pour stabiliser sa blessure », relate le général. « Et peut être dans le cours de l’action, comme les autres étaient encore en train de se battre, ils ont dû repérer Chitete, ils ont mis le feu sur sa position. Il a été touché. Et il est mort des suites de ses blessures ».

    « Donc si vous voyez ce qu’il a fait : de lui-même, il a participé à sauver les vies de ses camarades. Ensuite il voit quelqu’un qui est blessé, il sort de sa position protégée, va le chercher, et le tire vers lui, en tant que soldat, sans seconds ordres. Il a le réflexe de lui procurer une aide d’urgence », souligne le général Faye. « Donc il fait preuve de professionnalisme dans un contexte danger parce que les gens étaient en train de tirer. La preuve : les gens lui ont tiré dessus toute suite après ».

    Lorsque le soldat tanzanien à qui il a sauvé la vie, le caporal Ali Khamis Omary, voit le nom de Chancy Chitete sur la liste des défunts alors qu’il se rétablit à l’hôpital, il fait un témoignage écrit.

    « Ce témoignage a été pour beaucoup, parce qu’il nous a permis de savoir ce qui s’est passé lors de cette opération et de donner de la valeur à l’action de Chitete, et nous sommes arrivés à la conclusion que le soldat Chancy Chitete méritait effectivement la médaille capitaine Mbaye Diagne pour avoir accompli tout ce qu’il a accompli dans des conditions d’extrême danger comme c’est prévu », a conclu le général Faye.

    Chancy Chitete laisse une veuve et une orpheline de 6 mois, qui n’a pas eu la chance de le connaître.

    L’épouse de Chancy Chitete, Lachel Chitete Mwenechanya, a reçu la médaille Diagne au nom de son mari vendredi, directement des mains du Secrétaire général des Nations Unies.

    Source : ONU

    Tags : ONU, Chancy Chitete, Mbaye Diagne, médaille Diagne, casques bleus, maintien de la paix,

  • Les casques bleus marocains en Côte d’Ivoire accusés de fraude sur les frais de déplacement

    Les militaires marocains expédiés dans les forces de maintient de paix n’honorent pas leur pays. Si en République Centrafricaine, ils font partie du contingent incriminé dans les viols de mineurs autochtones, en Côte d’Ivoire, ils ont été pincés pour fraude.

    En effet, dans une note envoyée par la Direction des Nations Unies au MAE marocain en date du 14 février 2012, où il est rapporté que  le Secrétariat des Nations Unies a informé l’ambassade du Maroc à l’ONU « des conclusions sur les allégations de fraudes commises par des membres du contingent marocain de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire ».

    « Selon ce rapport, le Colonel-Major Bouksim, le Commandant Soujaa, le Commandant El Mersi et le Sergeant El Arfaoui auraient présenté des demandes frauduleuses de frais de déplacement au sein de l’ONUCI, ce qui contrevient aux normes de conduite du personnel onusien », signale la note.

    « Le Secrétariat des Nations Unies a signalé que les autorités marocaine n’ont pas procédé à une contre-enquête pour infirmer ces allégations. De ce fait, et à défaut de conclucion d’une enquêtre nationales exinérant les soldats concernés, la rotation de ces militaires sera considéré comme un rapatriement pour des motifs disciplinaires et, par conséquence, ils me seront plus acceptés pour de futures opérations de maintient de la paix des Nations Unies », a-t-elle ajouté.

    La note conclue que « le Secrétariat des Nations Unies souhaiterait être informé de toute action prise par les autorités marocaines compétentes par rapport à cette question ».