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  • Algérie : L’assassin de Chaïma mérite la mort

    par Mekideche Abdelkader*


    Le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, dans notre pays, devient une aberration et une injustice immense vis-à-vis des victimes, de leurs parents et de la société. Une recrudescence des viols suivis d’assassinats, dont sont victimes des jeunes filles et des jeunes garçons et dont les auteurs sont des barbares, des déchets humains, empêche de trop philosopher. Des violeurs-assassins essaiment toutes les régions du pays. L’Etat, la justice et l’arsenal juridique s’avèrent incapables d’endiguer cette hécatombe.

    Un mimétisme absurde pousse la majorité des pays du monde à abolir la peine de mort, pour certains, et, pour d’autres, à surseoir à son exécution. L’Algérie n’a exécuté aucune peine de mort depuis l’année 1993, elle s’en vantait et s’en vante encore. Elle ne l’a pas abolie pour autant. Ce qui laisse dire aujourd’hui à M. Lazhari Bouzidi, président du Conseil national des droits de l’homme, que rien n’empêche chez nous l’exécution d’un condamné à mort. Évidement qu’il s’agit de la part de ce responsable politique d’une réaction à chaud face à un événement dramatique pour plaire, satisfaire, leurrer et calmer une opinion publique prête à s’enflammer. Mais vite l’homme politique rangé refroidira, il verra que l’Etat n’exécutera pas ses grands criminels, ni aujourd’hui ni demain, et que ceux-ci bénéficieront, comme à l’accoutumée, de prisons confortables et de réduction des condamnations à perpétuité.

    Chaque Etat a sa réalité sociale, ses références culturelles et cultuelles, ses impératifs propres. Vouloir appliquer le modèle norvégien ou suédois à la société française, américaine et, à plus forte raison à la société algérienne, est une absurdité totale. Ni les performances éducatives, ni la prospérité sociale, ni les performances économiques, ni le bonheur national ne sont les mêmes dans ces différents pays. Par conséquent, une norme qui est bonne pour une société peut s’avérer dangereuse pour une autre. Il en est ainsi de celles relatives au traitement des fléaux sociaux et des crimes. La France, qui se targue d’être la source de tous les humanismes, vient de se réveiller sur une réalité autre que celle qui habite l’imaginaire collectif français depuis si longtemps. Le peuple français, choqué par les viols et les assassinats en série, réclame, en majorité, le rétablissement de la peine de mort ! Qui l’eut cru dans le pays de Voltaire, de Mitterrand et de Badinter ?

    En l’absence d’institut de sondage, nul ne peut dire quel est le pourcentage des Algériens qui sont contre la peine de mort. Mais il est facile de parier sans risque qu’ils sont très minoritaires et que l’extrême majorité d’entre nous est pour cette sanction extrême quand il s’agit de crimes extrêmes. Et donc, si vraiment dans ce pays, le peuple est LE SOUVERAIN, ceux qu’il a élus à sa tête sont dans l’obligation de chercher à savoir qu’elle est sa volonté et de la consacrer.

    Il est difficile, en ces moments de peine nationale causée par l’horrible viol suivi du meurtre dans des conditions des plus horribles de Chaïma et de tant d’autres victimes, de ne pas assimiler toute idée abolitionniste à de l’incitation aux crimes. Être contre l’exécution de la peine de mort, c’est tout simplement être du côté des assassins. Le violeur-assassin de la pauvre Chaïma ne mérite pas que l’on trouve des explications et des justifications à son forfait. Il ne mérite pas moins que ce qu’il lui a fait subir : c’est-à-dire la mort dans une très grande souffrance.

    Socrate justifiait «l’injustesse» de la mort donnée comme peine par le fait que «nul n’est méchant volontairement», insinuant par là que tout criminel est forcément le produit d’une société qui fonctionne mal. Peut-être. Mais qu’importe. Faute de maîtriser la cause, il faut agir sur le résultat. Et ce résultat pourri, il faut s’en débarrasser comme on se débarrasse d’un doigt ou d’un pied gangrené : le couper.

    Trop tard, l’assassin de Chaïma ne mérite plus de vivre. Peut-être que son exécution ne dissuadera pas d’autres criminels de sa nature, mais elle aura au moins pour avantage de compenser l’immense souffrance que la pauvre a subie et l’incommensurable douleur qu’endurent et endureront à jamais son père, sa mère, ses frères et ses sœurs. Peut-être que la peine de mort est une peine barbare et sauvage, comme le prétendent les progressistes, oui, mais il est certain que cette barbarie est le seul langage, la seule peine que conçoivent les barbares et les sauvages eux-mêmes.

    *Universitaire et avocat

    Le Quotidien d’Oran, 18 oct 2020

    tags : Algérie, Chaïma, assassinat, crime, peine de mort,

  • Algérie : Violée et brûlée vive – La mère de Chaïma demande l’application de le peine de mort

    Violée et brûlée vive, tel est le destin de la jeune Chaïma, tombée entre les mains d’un monstre humain. Le corps calciné de la jeune fille vient d’être découvert dans une station-service délabrée de Thénia, une ville à cheval entre Alger et Boumerdes.

    Chaïma avait quitté le domicile de ses parents, à Réghaïa (Alger), depuis quelques jours et n’avait plus donné signe de vie. Selon le témoignage de sa mère, Chaïma avait rendez-vous avec son bourreau, qui la harcelait depuis quelques temps.

    Son assassin est un repris de justice qui l’a menaçait depuis 2016. Une plainte avait même été déjà déposée contre lui. Elle avait accepté de le rencontrer afin de régler ce problème, mais son bourreau lui a choisi un autre destin. Il l’a conduite dans une ancienne stationservice à Thénia où il l’a violée et brûlée vive.

    Après plusieurs jours de disparition, son corps a été retrouvé. Le meurtrier a été arrêté et a reconnu les faits.

    La mère de Chaima réclame justice et demande son exécution immédiate. Ce dernier, un repris de justice, en a profité pour l’enlever et la conduire vers une ancienne stationservice de Thénia où il l’a violée et torturée avant de la brûler vive. Ce n’est qu’après plusieurs jours que le corps a été découvert. Le coupable a été arrêté et a reconnu les faits.

    La mère de le jeune Chaïma a sollicité les autorités à appliquer le peine de mort contre l’auteur de crime odieux qui a valu à sa petite fille sa vie, et l’émoi de son entourage. S. N.

    Le Jeune Indépendant, 5 oct 2020

    Tags : Algérie, Chaïma, crime, assassinat, viol, crime  crapuleux,