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  • « Russiagate » : Une invention du bureau de campagne de Hillary Clinton?

    Une lettre du Directeur du Renseignement National confirme qu’Hillary Clinton a manigancé le « Russiagate ».

    Par Moon of Alabama – Le 30 septembre 2020

    Les accusations d’intervention russe dans les élections présidentielles de 2016 ont-elles été inventées par le bureau de campagne de Clinton ?

    Une lettre envoyée par le Directeur du Renseignement National, John Ratcliffe, semble le suggérer:

    Mardi, Ratcliffe, un loyaliste que Trump a placé à la tête du renseignement américain au printemps, a envoyé au sénateur Lindsey Graham (R-S.C.) une lettre affirmant que, fin juillet 2016, le renseignement américain a pu avoir accès à une analyse du renseignement russe. Cette analyse, résumée par Ratcliffe dans sa lettre, affirmait que Clinton avait un plan pour attaquer Trump en le liant au piratage du Comité national démocrate, exécuté en 2016. …
    Ratcliffe a déclaré que la communauté du renseignement « ne connaît pas l’exactitude de cette allégation et la mesure dans laquelle cette analyse du renseignement russe pourrait être une exagération ou un montage. »

    La lettre indique que le directeur de la CIA de l’époque, John Brennan, avait informé le président Obama de ces renseignements. Il l’a informé que les Russes pensaient que Clinton avait approuvé, le 26 juillet 2016, le plan de son bureau de campagne.

    Ainsi, l’espionnage des analyses russes par les renseignements américains a révélé que les Russes pensaient que Clinton avait lancé une campagne « Trump est aidé par le piratage russe du DNC [Democratic National Comittee] ». Les Russes avaient sûrement de bonnes raisons de penser cela.

    Les courriels du Comité national démocrate ont été publiés par Wikileaks le 22 juillet 2016, peu avant la Convention nationale démocrate. Ceux-ci prouvaient que pendant les primaires présidentielles, le DNC avait activement travaillé contre le candidat Bernie Sanders.

    Le 24 juillet, le directeur du bureau de campagne de Clinton, Robby Mook, est allé sur CNN et a lancé, à ma connaissance, les toutes premières allégations (vidéo) disant que la Russie avait « piraté » le DNC pour soutenir Donald Trump.

    Il est probable que les analystes russes ont vu cette émission.

    L’apparition de Mook à la télévision était probablement un ballon d’essai lancé pour voir si de telles affirmations allaient tenir la route.

    Deux jours plus tard, Clinton aurait approuvé les plans de son bureau de campagne visant à mettre l’accent sur de telles affirmations.

    Dans le tristement célèbre dossier Steele, préparé pour la campagne de Clinton par un « ancien » espion britannique, la première donnée qui lie la campagne Trump au « piratage russe de la DNC » aurait été écrite le 28 juillet 2016.

    Le président de Crowdstrike, la société de cybersécurité qui a enquêté sur la fuite du DNC, a déclaré plus tard que sa société n’avait jamais trouvé de preuve que la Russie avait piraté le DNC.

    On soupçonne Seth Rich, une personne s’occupant du système informatique du DNC et partisan de Bernie Sanders, d’avoir divulgué les e-mails du DNC à Wikileaks. Seth Rich a été assassiné le 10 juillet 2016 à Washington DC lors d’un prétendu « vol » au cours duquel rien n’a été volé.

    Les affirmations faites dans la lettre de Ratcliffe correspondent à la chronologie du scandale tel qu’il s’est déroulé. Elles confirment les soupçons selon lesquelles le bureau de campagne de Clinton a manigancé le « Russiagate », une affaire qui repose sur du vent. Elle a été soutenue par une myriade de médias et par des douzaines de militants anti-Trump occupant de hautes positions au sein du FBI et de la CIA.

    Moon of Alabama

    Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

    Source : Le Saker Francophone

    Tags : Etats-Unis, Russiagate, Hillary Clinton, Russie, FBI, CIA, Donald Trump,

  • La CIA révèle dans des documents déclassifiés que le Front Polisario a pu faire plier le Maroc

    10 millions de pages sur le conflit du Sahara occidental sont rendus publics. Des pays arabes et européens ont aidé le régime marocain en pleine guerre froide entre l’URSS et les USA.

    Défilé des troupes du Front Polisario lors duème anniversaire de la RASD; Photo AFP

    La CIA, l’Agence de renseignement US, révèle dans des documents secrets que le Polisario a pu gagner la guerre du Sahara contre le Maroc, selon une série d’informations déclassifiées qui n’avaient pas vu le jour depuis des décennies et qui, alors que les négociations pour un accord de paix dans la région sont au point mort, deviennent actuelles grâce à de nouvelles autorisations d’accès à leur contenu.

    La CIA a donné le feu vert pour faciliter l’accès à plus de 10 millions de pages dont 900.000 sont des documents déclassifiés qui permettent de savoir ce qui s’est passé depuis mars 1979, 4 ans après la sortie précipitée de l’Espagne qui avait constaté que 300.000 Marocains attendaient dans une petite localité précaire au milieu du désert appelée Taj, situé à un jet de pierre de la frontière du 27ème parallèle, qui est à moins de 100 kilomètres des Canaries.

    Aujourd’hui, Taj est encore un minuscule lieu de passage abandonné à son sort, mais en 1975, il est devenu le point de départ d’un des plus grands exodes de l’histoire ‘Afrique du Nord, baptisé la Marche verte.

    Aujourd’hui, 44 ans plus tard, les services de renseignements US mettent à la disposition du public les dossiers qu’ils ont partagés avec les organismes et gouvernements occidentaux.

    La CIA révèle que le Maroc était en train de perdre la guerre contre le Front Polisario jusqu’à ce que les pays européens et arabes interviennent tactiquement et logistiquement pour aider la dictature de Hassan II.

    « L’annexion du Sahara Occidental par le Maroc en 1975 s’est faite par la force et a conduit à la guerre », selon des documents déclassifiés.

    La guerre du Sahara est l’un des conflits les plus singuliers que l’Afrique ait connu.

    Elle a fait l’objet d’une âpre confrontation entre le Front Polisario et le Maroc, et ses conséquences se sont étendues à l’Algérie voisine, avec laquelle le régime marocain a rompu en 1994 les relations diplomatiques et frontalières.

    Les effets collatéraux se sont également étendus à la Mauritanie qui, à ce jour, n’a pratiquement pas de relations avec le Maroc. Et, au milieu de l’Atlantique, les Canaries, qui ont accueilli une bonne partie des Sahraouis qui n’ont pas fui vers les camps algériens de Tindouf.

    Dans le conflit et l’invasion du Sahara par le Maroc, l’aide que les Marocains ont reçue des USA, de la France, de l’Espagne et de l’Arabie Saoudite a été décisive grâce aux relations entre Hassan II et Henry Kissinger, alors conseiller à la sécurité nationale des USA.

    Le document de base, intitulé  » Sahara Occidental, le boulet du Maroc « , a été diffusé par tranches en 2017 mais retrouve aujourd’hui sa notoriété en raison de l’arrêt bilatéral des ébauches de négociations qui ont eu lieu depuis janvier 2019 entre les représentants du Maroc, du Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie pour jeter les fondations d’un futur accord.

    Parmi les pages de la CIA figurent, par exemple, les chiffres des effectifs des troupes terrestres, maritimes et aériennes des pays riverains du Sahara, dont les forces du Polisario. On y détaille même le volume des troupes militaires, en plus des unités françaises et soviétiques déployées dans la région.

    L »analyse de la CIA sur les effectifs militaires en présence. (Source : CIA)

    Le conflit a duré jusqu’en 1991, après le cessez-le-feu imposé par les Nations Unies avec la promesse institutionnelle d’organiser un référendum d’autodétermination qui n’a jamais eu lieu du fait du boycott constant des négociations par le Maroc.

    Le processus de décolonisation du Sahara occidental est le plus ancien au monde.

    Le 21 août 1975, le Département d’Etat US donne le feu vert à un projet stratégique secret de la CIA, financé par l’Arabie Saoudite, visant à arracher l’ancienne province du Sahara (une zone de 270 000 kilomètres carrés) à l’Espagne.

    La colonie espagnole est considérée comme sensible d’un point de vue géostratégique.

    La Grande-Bretagne avait été chargée d’effectuer la due diligence (audit préalable) de l’ensemble de la province et avait établi sa richesse en phosphates, en fer, en pétrole et en gaz.

    Les techniciens britanniques ont identifié et scellé les puits de pétrole susceptibles d’être exploités après plusieurs décennies, afin d’éviter que la guerre du Sahara ne devienne un conflit économique aux yeux de la communauté internationale.

    Dans ce contexte, les USA n’étaient pas disposés à laisser entre les mains de l’Espagne l’avenir politique et commercial de la région qui allait passer sous le contrôle de la RASD, car ils entretenaient aussi des relations étroites avec l’Algérie, un des États les plus proches du régime communiste de l’Union soviétique.

    Les attaques sahraouies contre les troupes espagnoles se poursuivaient depuis 1969, faisant des dizaines de blessés et de morts. Même la mort de l’architecte du Polisario, Mohamed Basiri, des mains de l’espionnage espagnol, n’a pas suffi à étouffer la flamme indépendantiste.

    Aujourd’hui, le président de la RASD est Brahim Gali,qui était avec Basiri un combattant et co-fondateur du Front. Gali a également fait partie du premier gouvernement officiel de la RASD en tant que ministre des Affaires étrangères et, plus tard, a été responsable de la Défense.

    La guerre froide pesait aussi comme le couvercle d’un jerrycan sur les priorités de l’Occident pour que le Maroc assume le Sahara, si bien que le 6 octobre 1975, les services de renseignements de l’armée espagnole recommandèrent aux ministres et conseillers de Franco, d’élaborer une stratégie sur la colonie africaine.

    Franco est mort le 20 novembre 1975, mais le général agonisait depuis des semaines. Rabat appuya sur l’accélérateur et le 16 octobre 1975, la Marche Verte annoncée par Hasan II fut activée, en même temps que la Cour Internationale de Justice de l’ONU dénonçait les prétentions annexionistes du Maroc.

    Hassan II est allé jusqu’à déclarer publiquement : « Nous devons, cher peuple, nous lever comme un seul homme, avec ordre et organisation, pour aller au Sahara et rencontrer nos frères ».

    Le 21 novembre 1975 (au lendemain de la mort de Franco), le Prince Juan Carlos de Bourbon refuse d’accepter le poste de chef de l’Etat à titre provisoire.

    Carte pour comprendre le conflit du Sahara

    Le 31 octobre 1975, le prince avait présidé un Conseil des ministres à La Zarzuela où la crise du Sahara avait été abordée en priorité.

    Don Juan Carlos a exprimé son engagement à s’occuper le dossier du Sahara face au risque d’une occupation marocaine imminente.

    Cependant, il n’a pas informé les ministres qu’il avait déjà envoyé à Washington son homme de confiance, Manuel Prado y Colón de Carvajal, afin d’obtenir la couverture de Kissinger.

    Les conseillers militaires et politiques du futur roi d’Espagne ont compris qu’une guerre coloniale avec le Maroc à l’époque pourrait précipiter les événements à l’instar de ce qui s’était passé au Portugal (Révolution des œillets) et risquer ainsi l’avenir de la couronne.

    Le secrétaire d’État usaméricain a accepté la médiation demandée par le nouveau chef d’État espagnol, et est intervenu auprès de Hassan II et dans les heures qui ont suivi, un pacte secret a été signé par lequel le Sahara occidental (jusque-là considéré comme la 53e province espagnole) a été cédé.

    L’Espagne a reçu de l’autre côté de l’Atlantique le soutien promis par les USA, mais à seulement 100 kilomètres des îles Canaries, une guerre s’est déclenchée qui est toujours en cours et, ce qui est plus stupéfiant pour la communauté internationale, les Nations unies n’ont pas encore résolu le plus ancien conflit colonial du monde.

    Tlaxcala

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, CIA, guerre, armée sahraouie,

  • Selon la CIA, le Maroc allait perdre la guerre contre le Polisario

    Par Ferhat Zafane :

    Le Front Polisario a pu faire plier l’occupant marocain dans sa guerre d’indépendance n’était-ce l’intervention de la France et de pays arabes tel que son allié l’Arabie Saoudite. C’est ce que révèle un rapport secret de 10 millions de pages sur le conflit du Sahara occidental rendu public récemment par l’Agence de renseignement US, la CIA.

    L’agence lève le voile, 44 ans après le déclenchement de la lutte armée, sur les dessous des appuis dont a bénéficié le Maroc alors qu’il était en train de perdre la guerre contre le Front Polisario jusqu’à ce que les pays européens et arabes interviennent politiquement et militairement pour soutenir Hassan II.

    La CIA a donné le feu vert pour faciliter l’accès à plus de 10 millions de pages dont 900.000 sont des documents déclassifiés qui permettent de savoir ce qui s’est passé depuis mars 1979, 4 ans après la sortie précipitée de l’Espagne alors que 300.000 Marocains attendaient dans une petite localité au milieu du désert appelée Taj, situé à proximité de la frontière de l’actuelle RASD. »

    L’annexion du Sahara Occidental par le Maroc en 1975 s’est faite par la force et a conduit à la guerre « , souligne la CIA dans ses rapports. La guerre du Sahara est le plus vieux conflit en Afrique qui butte sur les tergiversations marocaines à appliquer les résolutions de l’ONU prévoyant l’autodétermination pour le peuple sahraoui.

    Les conséquences de la confrontation entre le Front Polisario et le Maroc, et ses conséquences se sont étendues à l’Algérie voisine, indique le document. Les effets collatéraux se sont également étendus à la Mauritanie et aux iles Canaries, qui ont accueilli une bonne partie des Sahraouis qui n’ont pas fui vers les camps algériens de Tindouf.

    Les attaques sahraouies contre les troupes espagnoles se poursuivaient depuis 1969, faisant des dizaines de blessés et de morts. Même la mort de l’architecte du Polisario, Mohamed Basiri, des mains de l’espionnage espagnol, n’a pas suffi à étouffer la flamme indépendantiste. Le président de la RASD est Brahim Ghali était avec Basiri un combattant et co-fondateur du Front. Ghali a également fait partie du premier gouvernement officiel de la RASD en tant que ministre des Affaires étrangères et, plus tard, a été responsable de la Défense.

    Le rapport fait observer que dans le conflit et l’invasion du Sahara par le Maroc, l’aide que les Marocains ont reçue des USA, de la France, de l’Espagne et de l’Arabie Saoudite a été décisive grâce aux relations entre Hassan II et Henry Kissinger, alors conseiller à la sécurité nationale des USA. Le 21 août 1975, le Département d’Etat US donne le feu vert à un projet stratégique secret de la CIA, financé par l’Arabie Saoudite, visant à arracher l’ancienne province du Sahara (une zone de 270 000 kilomètres carrés) à l’Espagne.

    Le document de base, intitulé » Sahara Occidental, le boulet du Maroc » , a été diffusé par tranches en 2017 mais retrouve aujourd’hui sa notoriété en raison de l’arrêt bilatéral des ébauches de négociations qui ont eu lieu depuis janvier 2019 sous l’instigation de l’ONU entre les représentants du Maroc, du Polisario, avec la supervision de l’Algérie et de la Mauritanie pour jeter les bases d’un accord.

    Le conflit a duré jusqu’en 1991, après le cessez-le-feu imposé par les Nations Unies avec la promesse institutionnelle d’organiser un référendum d’autodétermination qui n’a jamais eu lieu du fait du boycott constant des négociations par le Maroc. Le processus de décolonisation du Sahara occidental est le plus ancien au monde. La colonie espagnole est considérée comme sensible d’un point de vue géostratégique.

    La Grande-Bretagne avait été chargée d’effectuer la due diligence (audit préalable) de l’ensemble de la province et avait établi sa richesse en phosphates, en fer, en pétrole et en gaz. Les techniciens britanniques ont identifié et scellé les puits de pétrole susceptibles d’être exploités après plusieurs décennies, afin d’éviter que la guerre du Sahara ne devienne un conflit économique aux yeux de la communauté internationale.

    Dans ce contexte, les USA n’étaient pas disposés à laisser entre les mains de l’Espagne l’avenir politique et commercial de la région qui allait passer sous le contrôle de la RASD, car ils entretenaient aussi des relations étroites avec l’Algérie, perçue alors comme allié de l’Union soviétique.

    F.Z

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, CIA, Etats-Unis, ONU,

  • Sahara ocupado: acoso y represión

    Una oleada de represión sin precedentes se ha desatado por parte de las fuerzas de ocupación marroquís contra la población civil saharaui, en El Aaiún, cuando esta celebraba pacíficamente la victoria del equipo argelino en la Copa de África

    Un total de nueve personas fueron enviadas a prisión tras los enfrentamientos del pasado viernes 19 de julio, que se saldaron con una joven saharaui asesinada (brutalmente atropellada por vehículos de las fuerzas auxiliares de seguridad), dos heridos graves, numerosos contusionados y decenas de detenidos, de los que un total de nueve fueron enviados a prisión.

    Las protestas en las calles además de El Aaiún se produjeron en Smara y Dajla.

    Comunicado de la Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sáhara*:

    Exigimos al Gobierno de España que no sea cómplice con su silencio del genocidio que se está cometiendo en el Sahara Occidental ocupado por Marruecos

    Ante la salvaje represión y los reiterados ataques violentos contra la población saharaui indefensa en el Sahara Occidental ocupado por el ejercito marroquí, queremos denunciar los asesinatos, como el de la joven Sabah Azman Hamida, de 23 años, deliberadamente atropellada por un vehículo de las fuerzas auxiliares, asaltando sus casas, con secuestros a adolescentes, causándoles lesiones muy graves. Queremos denunciar la complicidad del Gobierno español, que mira hacia otro lado, y pedirle encarecidamente que intervenga decididamente y exija al Reino de Marruecos el respeto de los Derechos Humanos mas elementales, y hacer cumplir las Resoluciones de las Naciones Unidas, y deje de vender material anti disturbios español con el que se masacra al pueblo saharaui que se manifiesta pacíficamente por la libertad e independencia de su País.

    Que se interese por los heridos y desaparecidos, por la brutal represión que está sufriendo la población saharaui, y al igual que habla de la defensa de los DDHH en Venezuela o en Siria, pida que la MINURSO amplié su mandato a la protección de los derechos humanos. Que defienda ante las autoridades de Marruecos, poder entrar en el Territorio para informar de la grave situación que está viviendo este pueblo hermano, y no encarcele a los periodistas saharauis que intentan informar. Marruecos no quiere que se sepa lo que ocurre en el llamado “Guantanamo” saharaui.

    Estos odiosos métodos se inscriben en la misma política de opresión practicada, desde hace décadas y de manera impune, por el Régimen marroquí en el Sahara Occidental. La gravedad de esta situación aumenta por momentos, y deriva del hecho del no respetar el Derecho a la autodeterminación, pero también del estancamiento en que se encuentra el proceso de paz, debido a la impunidad e intransigencia de Marruecos, apoyada por sus aliados, especialmente Francia y España.

    LIBERTAD PARA LOS PRESOS POLÍTICOS SAHARAUIS

    ¡EL PUEBLO SAHARAUI NUNCA CAMINARÁ SOLO!

    Fuente : Lo Que Somos, 26 jul 2019

    Tags : Sahara Occidental, Frente Polisario, Marruecos, CIA, Estados Unidos, Juan Carlos I, España, acuerdo tripartito,

  • CIA revela en documentos desclasificados que el Polisario pudo doblegar a Marruecos

    Salen a la luz los 10 millones de páginas del conflicto del Sáhara Occidental. Países árabes y europeos ayudaron al régimen magrebí en plena guerra fría entre la URSS y Estados Unidos

    CIA, la Agencia de Inteligencia Americana, desvela en unos documentos secretos que el Polisario pudo ganar a Marruecos la guerra del Sáhara, según consta en una serie de informaciones desclasificadas que llevaban décadas sin ver la luz y que ahora, en pleno parón de las negociaciones para un acuerdo de paz en la zona, se incorporan a la actualidad informativa a raíz de nuevos permisos para acceder a su contenido.

    CIA ha dado el plácet para facilitar el acceso a más de 10 millones de páginas de las que 900.000 son documentos desclasificados que permiten conocer qué sucedió a partir de marzo de 1979, 4 años después de la salida precipitada de España al comprobar que 300.000 marroquíes esperaban en una pequeña y precaria localidad en medio del desierto llamada Taj, situada a un palmo de la frontera del paralelo 27, el que mira a Canarias a menos de 100 kilómetros.

    Taj sigue hoy como un diminuto núcleo de paso abandonado a su suerte, pero en 1975 se convirtió en uno de los mayores éxodos del Norte de África bautizado como Marcha Verde.

    Ahora, 44 años después, la inteligencia americana pone a disposición de la ciudadanía los expedientes que compartió con agencias y gobiernos occidentales.

    La CIA revela que Marruecos estaba perdiendo la guerra contra el Frente Polisario hasta que países europeos y árabes intervinieron de forma táctica y logística para ayudar a la dictadura de Hassan II.

    ”La anexión del Sáhara Occidental por Marruecos en 1975 fue por la fuerza y desembocó en una guerra’‘, según los documentos desclasificados.

    La guerra del Sáhara es uno de los conflictos más peculiares que ha sufrido África.

    Fue objeto de una reñida confrontación entre el Frente Polisario y Marruecos, y sus consecuencias se extendieron a la vecina Argelia, con la que el régimen marroquí rompió relaciones diplomáticas y fronterizas en 1994.

    También los efectos colaterales se extendieron a Mauritania y, a día de hoy, apenas hay relaciones con Marruecos. Y, en medio del Atlántico, Canarias, que acogió a una buena parte de los saharauis que no huyeron a los campos argelinos de Tinduf.

    En el conflicto y en la invasión magrebí del Sáhara, fue determinante la ayuda que recibieron los marroquíes por Estados Unidos, Francia, España y Arabia Saudí gracias a las relaciones de Hassan II con Henry Kissinger, entonces consejero de Seguridad Nacional de EEUU.

    El documento base, titulado ‘Sáhara Occidental, la Piedra de Molino de Marruecos’, se difundió por tramos en 2017 pero ahora recobra notoriedad a cuenta del parón bilateral entre los intentos de negociación que ha habido desde enero de enero de 2019 entre representantes de Marruecos, el Polisario, Argelia y Mauritania, para ordenar las bases de un futuro acuerdo.

    Entre las páginas de la CIA figuran, por ejemplo, los efectivos en tierra, mar y aire de los países limítrofes al Sáhara, incluida las fuerzas del Polisario. Se detallan incluso el volumen de efectivos militares con todo lujo de detalles, además de las unidades francesas y soviéticas desplegadas en la zona.

    El conflicto duró hasta 1991, tras el alto el fuego impuesto por Naciones Unidas con la promesa institucional de celebrar un referéndum de autodeterminación que jamás se ha celebrado por el boicot constante de Marruecos en las negociaciones.

    El proceso de descolonización del Sáhara Occidental es el más antiguo del mundo.

    El 21 de agosto de 1975, el Departamento de Estado norteamericano dio luz verde a un proyecto estratégico secreto de la CIA, financiado por Arabia Saudí, para arrebatar a España la antigua provincia del Sáhara (un área de 270.000 kilómetros cuadrados).

    La colonia española se considera sensible desde el punto geoestratégico.

    Gran Bretaña había sido la encargada de confeccionar la due diligence (investigación) de toda la provincia, y probó su riqueza en fosfatos, hierro, petróleo y gas.

    Técnicos del Reino Unido identificaron y sellaron los pozos de petróleo susceptibles de ser explotados cuando pasaran varias décadas, con el fin de evitar que la guerra del Sáhara se convirtiera en un conflicto económico ante los ojos de la comunidad internacional.

    En ese contexto, Estados Unidos no estaba dispuesto a dejar en manos de España el futuro político y comercial de la región que pasaría a controlar la RASD, ya que, a su vez, mantenían estrechas relaciones con Argelia, uno de los estados más afines al régimen comunista de la Unión Soviética.

    Los atentados saharauis contra tropas españolas se sucedían desde 1969 con resultado de decenas de heridos y fallecidos. Ni siquiera la muerte, a manos del espionaje español, del artífice del Polisario, Mohamed Basiri, fue suficiente para sofocar la llama de la independencia.

    En la actualidad, el presidente de la RASD, Brahim Gali, fue junto a Basiri combatiente y cofundador del Frente. Gali formó parte también del primer gobierno oficial de la RASD como ministro de Exteriores y, más tarde, estuvo al frente de Defensa.

    La guerra fría también pesaba como la tapa de un bidón sobre las prioridades de Occidente para que Marruecos asumiera El Sáhara, de ahí que el 6 de octubre de 1975, los servicios de Inteligencia del Ejército español recomendaran a los ministros y asesores a Franco, elaborar una estrategia sobre la colonia africana.

    Franco falleció el 20 de noviembre de 1975, pero el general agonizaba desde hacía semanas. Rabat apretó el acelerador y el 16 de octubre de 1975, se activó la Marcha Verde anunciada por Hasan II, a la misma vez que el Tribunal Internacional de Justicia de la ONU denunciaba las pretensiones de apropiación de Marruecos.

    Hassan II llegó a declarar en público: ”Tenemos, querido pueblo, que levantarnos como un solo hombre, con orden y organización para dirigirnos al Sáhara y encontrarnos con nuestros hermanos“.

    El 21 de octubre de 1975 (el día después de fallecer Franco), el príncipe Juan Carlos de Borbón se negó a aceptar la jefatura del Estado con carácter interino.polisar

    El 31 de octubre de 1975, el príncipe presidió un Consejo de Ministros en La Zarzuela donde se abordó como agenda prioritaria la crisis el Sáhara.

    Don Juan Carlos manifestó su empeño por presidir el dossier del Sáhara ante el riesgo de una inminente ocupación.

    Sin embargo, no trasladó a los ministros que ya había enviado a Washington a su hombre de confianza, Manuel Prado y Colón de Carvajal, con el fin de obtener la cobertura de Kissinger.

    Los asesores militares y políticos del futuro Rey de España entendieron que una guerra colonial con Marruecos en aquellos momentos podría precipitar los acontecimientos al estilo de lo acaecido en Portugal (Revolución de los Claveles) y arriesgar así el porvenir de la corona.

    El Secretario de Estado norteamericano aceptó la mediación solicitada por el nuevo jefe del Estado español, e intercedió ante Hassan II y en las siguientes horas se alumbraría un pacto secreto por el que se cedía El Sahara Occidental (considerada hasta esos instantes como la provincia número 53).

    España recibió el respaldo prometido desde el otro lado del Atlántico por Estados Unidos pero a 100 kilómetros escasos de Canarias, empezó una guerra que aún sigue viva y, lo que es más asombroso para la comunidad internacional, Naciones Unidas sigue sin resolver el conflicto de colonización más antiguo del mundo.

    Fuente: Espiral21, 4 ago 2019

    Tags: Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, España, Franco, Hasán II, Marcha Verde estados Unidos, Henry Kissinger, Francia, Arabia Saudí, CIA,

  • C’est pas moi…La CIA blâme un porte-flingue pour son raid sur l’ambassade de Corée du Nord en Espagne

    Par Moon of Alabama – Le 15 mars 2019

    La CIA est le principal suspect du raid militaire contre l’ambassade de Corée du Nord à Madrid. Elle fait maintenant un effort quelque peu malheureux pour s’en détourner. Le rapport dans lequel des sources du gouvernement espagnol accusent la CIA déclare :

    Au moins deux des dix assaillants qui ont pénétré dans l’ambassade et interrogé le personnel diplomatique ont été identifiés et ont des liens avec les services de renseignement américains. La CIA a nié toute implication, mais des sources gouvernementales ont déclaré que la réponse était « peu convaincante ».

    Le fait que la CIA soit le principal suspect de l’assaut a été relayé mercredi par le journal grand public espagnol El Pais. Le journal a fait un effort supplémentaire pour publier une version abrégée en anglais. Elle a été largement reprise par d’autres publications internationales. Certains des assaillants étaient asiatiques et parlaient coréen. Ils appartenaient probablement au Service national de renseignement sud-coréen (NIS), une filiale de la CIA réputée pour sa politique extrêmement belliciste. Ce service de renseignement interfère souvent dans les élections en Corée du Sud pour soutenir les candidats faucons conservateurs.

    S’attaquer à une ambassade étrangère dans un pays tiers [et allié ! NdT] est bien loin du droit international et de la décence diplomatique. Après le rapport d’El Pais, il a fallu faire quelque chose pour trouver un autre coupable que la CIA.

    Une histoire a été imaginée et publiée dans l’organe préféré de la CIA, le Washington Post. Ce n’est pas la CIA qui a fait cela, écrit le journaliste chargé de la rubrique sur la sécurité nationale au journal, il s’agit d’une organisation spécialisée dans les « changements de régime », contrôlée par la CIA.

    Un extrait sous le titre «Un groupe fantôme qui tente de renverser Kim Jong Un a fait irruption en plein jour dans une ambassade de Corée du Nord» :

    « En plein jour, des assaillants masqués se sont infiltrés dans l’ambassade de Corée du Nord à Madrid, ont ligoté le personnel, volé des ordinateurs et des téléphones portables, et se sont enfuis à bord de deux véhicules de luxe.

    Le groupe responsable de l’opération de fin février est connu sous le nom de Cheollima Civil Defence, une organisation dissidente secrète engagée pour renverser la dynastie Kim», ont déclaré au Washington Post des personnes bien informées de la planification et de l’exécution de la mission. …

    Les personnes au courant de l’incident disent que le groupe n’a agi en coordination avec aucun gouvernement. Les agences de renseignement américaines auraient été particulièrement réticentes pour le faire étant donné le calendrier délicat et le caractère effronté de la mission. Mais le raid représente l’opération la plus ambitieuse à ce jour pour une organisation obscure qui cherche à saper le régime nord-coréen et à encourager les défections massives, disent-ils.

    Les agents de la CIA, dirigés par la diva de la torture Gina Haspel, sont des enfants de chœur qui n’enfreindraient jamais la loi et ne causeraient pas un scandale international. Ce devait être un groupe indépendant :

    « Ce groupe est le premier mouvement de résistance connu contre la Corée du Nord, ce qui rend ses activités très dignes d’intérêt », a déclaré Sung-Yoon Lee, expert de la Corée du Nord à l’université Tufts.

    L’identité des assaillants est un sujet particulièrement sensible compte tenu de la nature délicate des relations entre Trump et Kim. …

    Toute allusion à une implication des États-Unis dans une attaque contre un complexe diplomatique aurait pu faire dérailler les discussions, une perspective dont la CIA est probablement consciente.
    Interrompre les pourparlers était (et est) exactement ce que le conseiller en sécurité nationale de Trump, John Bolton, voulait (veut) faire. Nous le savons parce que le Washington Post l’a signalé le 20 février, deux jours avant le raid contre l’ambassade et sept jours avant le sommet Trump-Kim à Hanoï :

    Le mois dernier, dans un long discours à l’université de Stanford, l’envoyé spécial de Trump, Stephen E. Biegun, a exposé sa vision de la Corée du Nord visant à démanteler ses installations d’enrichissement de plutonium et d’uranium en échange de « mesures correspondantes » prises par les États-Unis.

    Des faucons tels que Bolton se sont farouchement opposés à ce processus « pas à pas » en faveur du maintien d’une pression maximale au moyen de sanctions économiques qui forceraient en théorie un meilleur accord en sapant la détermination de la Corée du Nord.

    Confier à la CIA le soin de perquisitionner une ambassade de Corée du Nord pour saboter les pourparlers est exactement ce que ferait John Bolton. La tentative honteuse du Washington Post de faire croire le contraire est risible :

    « Infiltrer une ambassade de Corée du Nord quelques jours avant le sommet nucléaire mettrait tout en péril », a déclaré Sue Mi Terry, ancienne analyste coréenne à la CIA. « Ce n’est pas quelque chose que la CIA entreprendrait. »

    L’agence a refusé de commenter.

    Nous pouvons bien entendu pleinement croire l’affirmation de « l’ancien » analyste de la CIA selon laquelle celle-ci ne ferait jamais une telle chose. Outre l’envie de Bolton de saboter les négociations, la CIA n’aurait eu aucun motif. Sauf, bien sûr, qu’elle en aurait eu beaucoup :

    Les experts affirment que les ordinateurs et les téléphones saisis au cours du raid constituent un trésor d’informations que les agences de renseignement étrangères vont probablement rechercher auprès du groupe [auteur du raid].
    En 2017, l’Espagne avait expulsé l’ambassadeur de Corée du Nord, Kim Hyok Chol. Celui-ci est maintenant le leader des négociations avec les États-Unis. Tout savoir sur lui est important. Il peut même être sujet au chantage :

    « Les assaillants possèdent également un enregistrement vidéo, effectué au cours du raid, qu’ils pourraient diffuser à tout moment », a déclaré une personne qui, comme d’autres, a parlé sous le couvert de l’anonymat pour discuter d’une opération délicate et illégale.
    La version en langue espagnole du rapport d’El Pais comportait un encadré qui pourrait dévoiler le contenu d’une vidéo :

    L’un des aspects les plus sombres de l’agression de l’ambassade de Corée du Nord à Madrid est l’interrogatoire auquel le chef du commando, qui s’appelait l’Entrepreneur, a soumis le chargé d’affaire dirigeant la délégation diplomatique depuis le renvoi de l’ambassadeur. Le chef du commando a isolé le diplomate du reste des otages et s’est enfermé seul avec lui. On ignore ce qu’il avait l’intention de faire, mais l’actuel chef de la délégation de Pyongyang à Madrid en sait probablement beaucoup sur Kim Hyok Chol, chef de la délégation nord-coréenne dans les négociations nucléaires avec les États-Unis, avec qui il a collaboré lorsque ce dernier était ambassadeur à Madrid, entre 2014 et 2017.
    Mentionner un enregistrement vidéo réalisé lors du raid est supposé semer la « peur et le doute » dans l’esprit du négociateur nord-coréen.

    La nouvelle histoire du Washington Post, l’organe de la CIA, décrit ensuite l’organisation de « changement de régime » censée détourner la CIA de son implication directe dans le raid :

    Le groupe Cheollima, également connu sous le nom de Free Joseon, est devenu célèbre en 2017 après avoir évacué avec succès le neveu de Kim Jong Un de Macao lorsque des menaces potentielles pour sa vie ont fait surface. Le neveu était le fils de Kim Jong Nam, demi-frère exilé du dirigeant nord-coréen, assassiné lors d’une attaque au gaz neurotoxique dans un aéroport de Malaisie en 2017. …

    Pour des raisons de sécurité, le chef du groupe Cheollima ne divulgue pas son nom et son identité n’est connue que d’un petit groupe de personnes.
    Cheollima est le nom d’un cheval mythique du folklore chinois et coréen. La dynastie Joseon a dirigé la Corée de 1392 à 1897. Elle s’est effondrée lorsque le Japon a tenté de prendre le contrôle du pays, ce qu’il a réalisé quelques années plus tard.

    Kim Jong Nam, demi-frère du président coréen actuel, a été tué le 13 février 2017. Dans une vidéo, son fils Kim Han-sol remercie les personnes qui l’ont recueilli – ils pourraient vouloir l’utiliser comme futur remplaçant de Kim Jong-un. La vidéo a été enregistrée le 15 février 2017 (« mon père a été tué il y a deux jours »). Elle a été publiée le 7 mars 2017 sur la chaîne Cheollima de Youtube créée le 4 mars 2017. Le domaine de Cheollima sur internet, utilisé par le groupe, a été anonymement enregistré en mars 2017. Il a été mis à jour le 29 novembre 2018 peu après que le NIS (Services secrets) sud-coréen ait reçu de nouveaux ordres de son siège à Washington DC.

    Cheollima/Free Joseon cherche également des transfuges de Corée du Nord. Le 28 février 2019 – et non pas « en mars » comme le prétend le Washington Post – le jour même où le sommet Trump-Kim de Hanoï échoua, Cheollima publia un manifeste qui visait clairement un « changement de régime » en Corée du Nord :

    Nous déclarons ce jour la création de Free Joseon, un gouvernement provisoire qui jettera les bases d’une future nation fondée sur le respect des principes des droits de l’homme et de l’humanisme, sacralisant une dignité manifeste pour chaque femme, chaque homme et chaque enfant.

    Nous déclarons que cette entité est le seul représentant légitime du peuple coréen du nord.
    La tentative de « changement de régime » menée par les États-Unis au Venezuela a également un personnage qui prétend être le « seul représentant légitime » tout en n’ayant aucun pouvoir dans ce pays.

    La version anglaise du manifeste se lit comme si elle avait été écrite par une personne de langue maternelle anglaise ou ayant au moins étudié la littérature anglaise :

    Joseon doit être libre et le sera. Debout ! Lève-toi, toi qui refuses d’être esclave !

    Nous rejetons les chaînes de notre sort historique unilatéralement imposé, et déclarons désormais une nouvelle ère de notre histoire en préparant la voie pour un nouveau Joseon. Nous proclamons donc la naissance de notre révolution et notre intention de construire une société plus juste et plus égalitaire, en tant qu’expression la plus authentique de l’affection partagée de notre peuple.
    Un reportage sur le lancement du manifeste dans le British Sun fait remarquer :

    L’organisation de défense civile Cheollima (CCD) s’est présentée comme un gouvernement fantôme qui travaille à renverser le régime. …
    On sait peu de choses sur elle, mais certains pensent qu’elle est liée à l’agence d’espionnage sud-coréenne.
    Les Casques blancs, une émanation du MI6 , le service secret britannique, dédié au « changement de régime » en Syrie, possède l’adresse Web www.syriacivildefense.org. L’adresse du site Web de Cheollima est www.cheollimacivildefense.org. Les logos des deux organisations sont également similaires.

    Casque Blanc syrien

    Cheollima Coréen

    Free Joseon Coréen
    Existe-t-il une société de design ou de marketing spécialisée dans la promotion des emblèmes des services d’espionnage pour un « changement de régime » ?

    L’ancien analyste de la CIA dans l’article du Washington Post prédit qu’il y aura plus d’opérations de « raids d’ambassades » :

    « Dans ses messages, le groupe a déclaré avoir formé un gouvernement provisoire pour remplacer le régime de Pyongyang », a déclaré Terry, expert au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington. « Il a maintenant montré le sérieux de ses intentions et sa capacité à mener des opérations. Nous allons voir dans les mois à venir l’étendue de ses capacités. »
    Alors que la CIA tente malencontreusement de couvrir ses traces à Madrid, la Corée du Nord continue de suivre sa feuille de route pour la prochaine ronde de négociations. Elle prépare le public à un échec de Washington :

    « Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un décidera bientôt s’il poursuit ses pourparlers diplomatiques et maintient son moratoire sur les lancements de missiles et les essais nucléaires », a déclaré vendredi un haut responsable nord-coréen, ajoutant que les États-Unis avaient laissé passer une occasion en or pendant le récent sommet réunissant leurs dirigeants. …

    Il a ajouté que Pyongyang n’avait maintenant aucune intention de se compromettre ou de poursuivre les négociations, à moins que les États-Unis ne prennent des mesures proportionnées aux changements qu’elle a apportés, tels que le moratoire de quinze mois sur les lancements et les essais, et modifient son « calcul politique ».
    La déclaration nord-coréenne reproche à Bolton et au secrétaire d’État, Pompeo, d’avoir échoué dans les négociations, tout en mettant en avant une relation privilégiée entre Kim et Trump.

    Le lancement du satellite signalé par la Corée du Nord aura lieu. Cela ramènera l’administration Trump au point de départ de ses efforts pour « dénucléariser » la Corée du Nord.

    La différence est maintenant que la Corée du Nord a gagné la bonne volonté de la Chine et de la Russie. Elle a montré sa volonté de négocier et a respecté les engagements pris dans la déclaration commune de Singapour, alors que les États-Unis ont manifestement refusé de s’acquitter de leurs obligations. La Chine et la Russie ont déjà accordé à la Corée du Nord un soulagement non officiel des sanctions. Elles ne sont pas du tout favorables à l’approche infructueuse de la « pression maximale » dans laquelle l’administration Trump s’est maintenant engagée.

    La malheureuse bévue insensée de la CIA ne changera pas ces faits.

    Moon of Alabama

    Le Saker Francophone

    Tags : CIA, Etats-Unis, Corée du Nord, Ambassade de Madrid, terrorisme,

  • Qui a ordonné l’assaut de la CIA contre l’ambassade de Corée du Nord à Madrid ?

    Par Moon of Alabama – Le 13 mars 2019

    John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, a-t-il ordonné l’assaut de l’ambassade de Corée du Nord en Espagne pour obtenir un atout dans les négociations sur le nucléaire coréen?

    Le 22 février, l’ambassade de la RPDC à Madrid a été attaquée par un gang de voyous :

    Un groupe d’hommes est entré dans l’ambassade de Corée du Nord à Madrid, a ligoté et bâillonné le personnel, avant de s’enfuir avec des téléphones portables et des ordinateurs volés, ont rapporté les médias espagnols. …

    La police espagnole a ouvert une enquête après qu’El Confidencial ait rapporté qu’une femme s’était échappée de l’ambassade vendredi dernier en criant en coréen, demandant aux habitants du quartier d’appeler la police.
    Après qu’elle aurait révélé que le personnel était ligoté et bâillonné, les policiers ont frappé à la porte pour enquêter, mais ont été accueillis par un homme qui leur a dit que tout allait bien.

    Peu de temps après, deux voitures ont quitté le complexe à grande vitesse, l’une d’elles emportant l’homme qui avait ouvert la porte. La police n’est pas entrée dans le bâtiment, mais le personnel est sorti peu de temps après l’incident. …

    Kim Hyok Chol était l’ambassadeur coréen en Espagne jusqu’en septembre 2017, date à laquelle le gouvernement espagnol l’a expulsé, ainsi qu’un autre diplomate, à la suite des essais nucléaires et du lancement de missiles au dessus du Japon, par Pyongyang.
    Le nom de Kim Hyok Chol semble familier. Il a récemment fait l’actualité lorsqu’il a dirigé la délégation nord-coréenne dans les négociations sur le nucléaire :

    Kim Hyok Chol, un diplomate de carrière issu d’une grande famille nord-coréenne, a fait ses débuts à l’international, voici quelques semaines à peine, en tant que nouveau responsable des négociations nucléaires pour Pyongyang. Dans la perspective du sommet des 27 et 28 février, il s’est entretenu avec son homologue américain, Stephen Biegun, afin de préparer le terrain pour la réunion, prenant les diplomates par surprise. …

    Sa nomination a laissé quelques personnes dubitatives faire des recherches pour en savoir plus. Channel A News, une chaîne de télévision sud-coréenne, l’a entouré d’un cercle dans la vidéo d’une réunion à la Maison Blanche entre Trump et des responsables nord-coréens en janvier, se demandant qui il était.
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    On en sait peu sur Kim Hyok Chol. Un portrait le concernant, écrit par Bloomberg, a été publié le 22 février, le jour même où l’ambassade à Madrid était attaquée. Le sommet raté entre Trump et Kim Jong-un à Hanoï a eu lieu les 27 et 28 février. Kim Hyok Chol était une personne clé dans les discussions sur la « dénucléarisation », mais on savait peu de choses de lui.

    Le raid sur l’ambassade n’était pas un vol ordinaire. Huit personnes s’y trouvaient à ce moment là, 15 heures, heure locale. Elles ont été attachées, des sacs ont été placés sur leur tête et certaines ont été interrogées. Les voleurs sont partis avec le matériel informatique et les téléphones portables du personnel.

    Il semble maintenant que la CIA ait participé au raid sur l’ambassade. El Pais rapporte :

    Des enquêteurs de la police espagnole et du Centre national de renseignement (CNI) ont associé l’attaque contre l’ambassade de Corée du Nord à Madrid, le 22 février, à l’Agence de renseignement américaine (CIA).

    Au moins deux des 10 assaillants qui ont pénétré dans l’ambassade et interrogé le personnel diplomatique ont été identifiés et ont des liens avec les services secrets américains. La CIA a nié toute implication, mais des sources gouvernementales ont déclaré que leur réponse était « peu convaincante ». …

    Les enquêteurs du Bureau général d’information (CGI) et du CNI ont écarté l’idée que l’attaque incombait à des criminels de droit commun. L’opération était parfaitement planifiée, comme si elle était menée par une « cellule militaire », ont indiqué des sources proches de l’enquête. Les assaillants savaient ce qu’ils cherchaient, ne prenant que des ordinateurs et des téléphones portables. …

    Des sources estiment que le but de l’attaque contre l’ambassade de Corée du Nord était d’obtenir des informations sur Kim Hyok Chol, l’ancien ambassadeur de Corée du Nord en Espagne.
    La version espagnole de l’article d’El Pais contient des détails supplémentaires :

    Après avoir analysé les enregistrements des caméras de sécurité dans la région, interrogé les otages et analysé les véhicules diplomatiques utilisés pendant le vol, il a été possible d’identifier certains des assaillants. Bien que la majorité d’entre eux soient coréens, au moins deux d’entre eux ont été reconnus par les services d’information espagnols pour leurs liens avec la CIA américaine.

    Les indications pointant vers le service d’espionnage américain, en probable coopération avec celui de la Corée du Sud, sont si fortes que des interlocuteurs espagnols ont contacté la CIA pour demander des explications. La réponse a été négative, mais « peu convaincante », selon des sources gouvernementales.
    La version espagnole comprend également une annexe avec des détails supplémentaires sur le raid :

    L’un des aspects les plus sombres de l’agression contre l’ambassade de Corée du Nord à Madrid est l’interrogatoire que le chef du commando, qui se fait appeler l’Entrepreneur, a fait subir au chargé d’affaire de l’ambassade, qui dirige la délégation diplomatique depuis le renvoi de l’ambassadeur. Le chef du commando a écarté le diplomate du reste des otages et s’est enfermé seul avec lui. On ignore ce qu’il avait l’intention de faire, mais l’actuel chef de la délégation de Pyongyang à Madrid en sait probablement beaucoup sur Kim Hyok Chol, chef de la délégation nord-coréenne dans les négociations nucléaires, avec qui il travaillait lorsque ce dernier était ambassadeur à Madrid, entre 2014 et 2017. Un raid américain contre une ambassade étrangère dans un pays tiers est un affront diplomatique qui aura des conséquences. Le gouvernement de Madrid ne peut pas laisser passer cela. D’autres ambassades importantes en Espagne, la Chine par exemple, exhorteront le gouvernement espagnol à prendre de nouvelles mesures pour garantir leur sécurité.
    Le personnel de la CIA n’est pas à l’abri. En 2005, un tribunal italien a ordonné l’arrestation de 18 agents de la CIA qui avaient enlevé un imam dans les rues de Milan pour l’envoyer se faire torturer en Égypte.

    Les services espagnols semblent soupçonner que le seul objectif était d’obtenir des informations sur Kim Hyok Chol. Je soupçonne aussi qu’une tentative pour trouver les codes de cryptage diplomatiques de la Corée du Nord faisait partie du boulot. Il n’est pas rare qu’un pays essaie d’obtenir de telles informations. Ce qui est très inhabituel, c’est la force brute avec laquelle cela a été fait. Est-ce dans l’intention d’intimider la Corée du Nord ?

    Peu importe. Il n’y a qu’une seule personne à Washington qui néglige suffisamment la diplomatie pour charger la CIA d’organiser un raid de type militaire contre une ambassade étrangère dans un pays tiers. Il se nomme John Bolton.

    Moon of Alabama

    Tags : Etats-Unis, Corée du Nord, Donald Trump, CIA, Madrid,