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  • L’Afrique doit se préparer à une « deuxième vague » de Covid

    La semaine dernière, l’Afrique a enregistré 12% de nouvelles infections supplémentaires avec le nouveau coronavirus et 15% de décès en moins, a annoncé aujourd’hui le chef du CDC Afrique, qui a averti que le continent doit se préparer à « une deuxième vague » de la maladie.

    Selon le directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine (CDC Afrique), John Nkengasong, lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’institution, les 55 pays qui composent l’organisation ont enregistré entre 1400 et 27 octobre près de 1400 décès (1393), entraînant une réduction du taux de propagation de la maladie de 15%, et le nombre de nouvelles infections a été de 74595, pour un total de 1715130, 12% de plus que la semaine précédente, soit 3,9 % du total mondial.

    « Le moment est venu de préparer une deuxième vague », a déclaré John Nkengasong.

    « Le continent a très bien réussi à inverser la tendance, avec la plupart des pics vers juillet, puis une baisse constante, mais maintenant nous commençons à voir une certaine stagnation », a-t-il averti.

    Nkengasong a souligné que tous les pays devraient renforcer les systèmes de test et de surveillance et recommander l’utilisation de masques.

    « Si nous faisons cela ensemble, nous préparons en fait le continent pour une deuxième vague, qui viendra sans aucun doute », a-t-il déclaré.

    « Nous voyons ce qui se passe en Europe. Nous voulons nous assurer de préserver ce que nous avons accompli au cours des 10 derniers mois », a-t-il ajouté.

    Au cours de la période sous revue, le continent a enregistré plus de 1,4 million de guérisons, soit 82% du total des cas d’infection signalés en Afrique; et plus de 41 000 décès (41 203), ce qui indique un taux de mortalité de 2,4%.

    Un groupe de 13 pays a rapporté des taux de mortalité supérieurs au ratio mondial (2,7%): la République arabe sahraouie (7,1%), le Tchad (6,7%), le Soudan (6,1%), le Libéria (5,8%), Égypte (5,8%), Niger (5,7%), Mali (3,8%), Algérie (3,4%), Gambie (3,3 %), La Sierra Leone (3,2%), le Malawi (3,1%), le Zimbabwe (2,9%) et l’Angola (2,8%).

    La région de l’Afrique du Nord a enregistré le plus de nouveaux cas de contagion au cours de la semaine sous revue (55%), suivie de l’Afrique australe (25%), de l’Afrique de l’Est (16%), de l’Afrique de l’Ouest (3%) et de l’Afrique centrale (1 %).

    L’ensemble des pays avec l’incidence la plus élevée de cas de contagion (covid-19 cas pour 100000 habitants) comprend la Libye (110), le Cap-Vert (107), le Maroc (57), la Tunisie (49), le Botswana (26), l’Afrique Sud (21) et Namibie (14).

    Six pays sont le théâtre de nouveaux cas de contagion dans la semaine du 20 au 27 octobre, emmenés par le Maroc (31%), l’Afrique du Sud (18%), la Libye (11%), la Tunisie (9%), le Kenya ( 7%) et l’Éthiopie (6%).

    Le nombre de tests effectués sur le continent s’élève à plus de 17 millions et le taux de résultats positifs est de l’ordre de 10,4%, ce qui représente une augmentation de 6,9% par rapport à la semaine précédente.

    Le nombre de décès en Afrique dus à la covid-19 a eu lieu au cours des dernières 24 heures de 360, totalisant désormais 42 151, tandis que les infections ont augmenté à 1 748 335, plus 11 836, selon les données officielles. Le CDC Afrique a enregistré dans les 55 États membres de l’organisation 7 216 récupérés, pour un total de 1 430 558.

    Le premier cas de covid-19 en Afrique est apparu en Égypte le 14 février, et le Nigéria a été le premier pays d’Afrique subsaharienne à signaler des cas d’infection le 28 février.

    La pandémie de covid-19 a déjà fait plus de 1,1 million de morts et plus de 44 millions de cas d’infection dans le monde, selon un rapport de l’agence française AFP.

    La maladie est transmise par un nouveau coronavirus détecté fin décembre 2019 à Wuhan, une ville du centre de la Chine.

    Source : Noticias ao minuto, 29 oct 2020

    Tags : Afrique, coronavirus , covid 19, pandémie, confinement, deuxième vague,

  • Algérie : Les hôpitaux en alerte

    Les structures sanitaires, du moins celles qui sont habilitées à accueillir et à prendre en charge les malades Covid-19, sont en alerte, en prévision d’une augmentation soudaine et significative du nombre de contaminations. Le ministre de la Santé, qui s’est réuni samedi dernier avec les responsables des établissements sanitaires de la capitale, dans le but de tout mettre en œuvre pour faire face à une hausse brutale des cas Covid-19, a instruit les directeurs des principaux hôpitaux concernés par l’épidémie de se tenir prêts à toute éventualité.

    Selon le docteur Mohamed Bekkat Berkani, qui a assisté à la réunion en sa qualité de membre du comité scientifique de suivi de l’épidémie du coronavirus en Algérie, la situation est déjà compliquée à Alger où des hôpitaux sont saturés et donc dans l’incapacité de recevoir de nouveaux cas. Les responsables des structures hospitalières comme le CHU Mustapha Pacha, le CHU Béni Messous ou l’hôpital Nefissa Hamoud (Hussein Dey) ont été instruits de procéder à une réaffectation de plusieurs services et prendre des mesures organisationnelles adéquates, afin d’être disposés à prendre en charge le surplus de patients, le cas échéant. Dans plusieurs hôpitaux du pays, la remobilisation des moyens logistiques et des personnels est donc à l’ordre du jour.

    Il y’a lieu de préciser que la situation épidémiologique ne cesse de s’aggraver de jour en jour, dans un contexte marqué par un relâchement quasi-généralisé de la part des citoyens dans le respect des gestes barrières. La tendance haussière des contaminations pour le 6èmejour consécutif le démontre et les multiples appels à une prise de conscience lancés par les autorités sanitaires illustrent l’inquiétude montante. Le bilan communiqué hier par le porte-parole du comité scientifique a fait état de 276 nouveaux cas confirmés de coronavirus et 7 décès.

    La situation est de plus en plus instable faisant craindre le pire avec la reprise des cours dans les collèges et les lycées, sans oublier le rendez-vous électoral programmé le 1er novembre prochain. Preuve qu’elle est préoccupante, à l’hôpital de Boufarik, le service des maladies infectieuses affiche complet depuis une dizaine de jours. Selon son responsable, le professeur Mohamed Yousfi, « il n’y a plus de place au niveau de l’hôpital pour accueillir les malades atteints de la Covid, les lits de tous les services Covid sont occupés. Aujourd’hui, on a été obligé de transférer les malades vers d’autres hôpitaux de la wilaya de Blida.

    Alors qu’il y a quinze jours, l’hôpital affichait un taux d’occupation autour de 30 à 40% ». Le ministère de la Santé, qui s’attend à une demande accrue de lits d’hospitalisation, semble déterminé à prendre les devants avant que les structures hospitalières ne soient dépassées, en mettant la pression sur les responsables, qui à leur tour, vont solliciter un personnel soignant au bord de la rupture, obligé de maintenir la mobilisation quelles que soient les circonstances. Mais à quel prix ?

    Il est à signaler que toutes ces mesures pourraient s’avérer insuffisantes, sans un sursaut des citoyens, dont le relâchement déplorable risque de mettre le pays dans une situation similaire à celle qui prévaut dans d’autres pays où la hausse des contaminations a amené les autorités à revenir aux dispositifs de confinement et de couvre-feu.

    Mohamed Mebarki

    L’Est Républicain, 27 oct 2020

    Tags : Algérie, coronavirus, covid 19, pandémie, confinement,

  • Algérie : Le virus au palais présidentiel

    Vigilance

    L’annonce de la mise en quarantaine du président Abdelmadjid Tebboune et la contamination par le covid-19 de nombreux hauts cadres de la présidence et du gouvernement, remet les choses à leurs places. Que le terrible virus arrive à s’introduire dans la forteresse du palais présidentiel est un signe que la situation sanitaire est loin d’être maitrisée comme le laisse benoitement entendre le discours officiel.

    Du coup, se pose la question de savoir si les chiffres balancés quotidiennement par le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, traduisent véritablement la réalité sur le terrain. La question se pose d’autant plus que l’on assiste à un grave relâchement de la vigilance des citoyens. Pis encore, le gouvernement a décidé de rouvrir les écoles primaires en attendant la reprise des cours pour les collèges et les lycées le 4 novembre prochain.

    Or, deux écoles primaires ont été fermées hier à Ain El Hammam dans la wilaya de Tizi Ouzou à cause précisément de l’apparition du virus. Sans doute que d’autres cas vont apparaitre dans les prochains jours dans d’autres régions du pays. Et alors que la menace de la propagation du COVID-19 pèse lourdement sur ces rentrées scolaires le gouvernement a décidé de rouvrir également les mosquées le 6 novembre. Est-ce vraiment une bonne idée dans un contexte national marqué par la reprise à la hausse des chiffre de contaminations ?

    Mais aussi dans un contexte mondial pour le moins terrifiant avec cette deuxième vague qui couvrent la majorité des pays européens notamment ceux du sud de la méditerranée ? C’est dire qu’il y a tout lieu de redoubler de vigilance surtout que l’Algérie est nettement moins outillés que ces pays en matière de moyens et de structures de prise en charge des malades touchés par le terrible virus.

    La course effrénée vers le referendum sur la constitution ne devrait pas se faire au détriment de la santé des algériens. Le gouvernement a la responsabilité morale et politique de faire en sorte d’éviter au pays de connaitre une flambée de contaminations largement au-dessus de ses moyens. C’est aussi cela la bonne gouvernance et le changement dont on parle.

    Imane B.

    L’Est Républicain, 27 oct 2020

    Tags : Algérie, coronavirus, covid 19, pandémie, Abdelmajid Tebboune, confinement, quarantaine,

  • Covid 19 : Vivre avec le virus

    Au plus fort de la pandémie, alors que celle-ci provoquait des milliers de décès par jour, la conviction prévalait malgré tout que le mal n’était qu’un mauvais moment à passer, et que l’année en cours ne serait pas finie qu’il se serait dissipé. Ne parlons pas de la foule appréciable de ceux qui doutaient même que tous les décès enregistrés soient à mettre sur le compte de la maladie.

    Dans le tas, des scientifiques de renom, des dirigeants politiques de premier plan, mais aussi monsieur-tout-le-monde, d’instinct réfractaire aux mesures de confinement, de barrière, ou même seulement de précaution ou de bon sens. Tant qu’il n’est pas atteint, l’homme de la rue, comme on l’appelle également, demande à voir avant d’admettre qu’il est en grand danger lui aussi. Mais, maintenant que l’année tire vraiment à sa fin, plus personne ne s’aventure à faire ce genre de prédiction.

    Dans sa dernière déclaration, en forme de mise en garde comme à son habitude désormais, l’OMS indique qu’à ce jour seulement 10 % de la population mondiale a été contaminée. A ce rythme de circulation du virus, il lui reste pas mal de chemin à parcourir, et ce faisant bien des vies à prendre. Le compte est d’ailleurs vite fait : il n’y a qu’à multiplier par 6 ou 7 son bilan actuel, pour que la population mondiale soit enfin parée contre lui. Et encore, pour autant que l’immunité collective soit une réalité, et non pas un mythe.

    C’est là certes le pire des scénarios, et pour autant que la science ne parvienne pas à mettre au point l’antidote, ni sous la forme d’un vaccin ni sous celle d’un traitement. Un tour des événements qui à première vue semble exclu, puisqu’il est question et depuis déjà un certain temps de progrès notable dans l’élaboration de plusieurs vaccins, dont certains, assure-t-on, seraient fin prêts dans pas longtemps. Autant dire demain ; ou, au plus tard, après-demain.

    A peine sorti de l’hôpital, Donald Trump a réitéré sa promesse d’un vaccin imminent. Dans un premier temps réservé aux Américains, sans doute. Qu’à cela ne tienne, car s’il y en a pour des millions, il y en aura pour des milliards, d’autant qu’il y aura au passage beaucoup d’argent à se faire. N’empêche, Trump lui-même n’a parlé que du vaccin tant attendu, nullement d’un traitement pour ceux qui sont déjà infectés ou qui le seront d’ici là.

    A bien l’entendre, d’ailleurs, le traitement spécifiquement anti-Covid 19 n’est même pas à trouver, il existe déjà, lui-même l’ayant pris, et comme il se doit il est américain. En supposant qu’il dise vrai, encore faut-il qu’il s’en produise en quantités suffisantes pour qu’en plus des Américains tout le monde puisse en disposer. Ce qui, on l’imagine bien, prendra du temps, au cours duquel le virus ne sera pas resté inactif. De sorte que même dans le meilleur des scénarios, la probabilité que l’année prochaine soit elle aussi placée sous le signe de l’épidémie se renforce chaque jour davantage.

    S’il n’y a plus personne pour prédire sa fin toute prochaine, c’est sans doute qu’à peu près tout le monde a fini par se faire à l’idée qu’elle était là pour plus de temps qu’on avait d’abord cru. Un sentiment que traduit d’ailleurs bien le précepte désormais répété comme un leitmotiv, exhortant tout un chacun à vivre avec le virus.

    Le Jour d’Algérie, 8 oct 2020

    Tags : Coronavirus, covid 19, virus, Etats-Unis, Donald Trump, confinement, déconfinement, contagion, pandémie, 

  • Algérie : Le tueur pervers est toujours à l’œuvre

    Par Mohamed Habili

    Après avoir semblé pendant deux ou trois jours s’être arrêtée et même avoir inversé son cours, l’épidémie a repris sa décrue chez nous, repassant à nouveau sous la barre des 150 nouvelles contaminations en 24 heures, avec un nombre de décès désormais inférieur à dix, le niveau autour duquel ce dernier n’a quasiment pas cessé d’osciller. Dans la région, l’Algérie est pour l’heure, avec l’Egypte, mais seulement pour le nombre des nouveaux cas (la Mauritanie mise à part, la moins touchée de tous), le pays où le reflux est le plus marqué. Elle aurait cependant tort de baisser la garde, et plus encore de proclamer la victoire sur le virus.

    Parmi nos voisins, un pays avait cru en avoir fini avec lui, qui maintenant enregistre des centaines de nouveaux cas par jour. C’est la Tunisie, qui s’était même permis de rouvrir ses frontières, économie oblige, ce qu’elle n’avait pas fait d’ailleurs sans s’être entourée d’un luxe de précautions. Le lien pourtant entre cette dernière mesure de déconfinement et la recrudescence observée actuellement n’est pas évident.

    L’une des caractéristiques du Covid-19, c’est qu’il agit en traître. A travers le monde, bien des gens se sont crus en train de prendre le dessus sur lui, dont l’état de santé s’est brusquement détérioré, et qui en sont morts. Une maladie qui fait croire au malade qu’il est en train de guérir d’elle, pour dans un deuxième temps redoubler de violence à son égard et le tuer, se comporte comme un tueur pervers.

    C’est parce qu’il sait cela, que le président américain, qui se dit aller mieux, mais qui précise aussitôt que cela n’est pas assez, qu’il faut attendre les prochaines heures pour savoir avec plus d’exactitude le sort qui lui est réservé. Chez nous, quand la circulation du virus allait bon train, le port du masque s’était largement répandu. Ce n’est plus du tout ce que l’on observe aujourd’hui. Avec ce virus diabolique, c’est pourtant juste le contraire qu’il faut faire : faire preuve pendant la décrue de plus de vigilance et de prudence qu’au plus haut de la vague. Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut éviter une deuxième vague, ou ce qui ailleurs passe pour telle, car même ce point fait problème. C’est parce que les Français avaient réellement cru que les beaux jours étaient de retour que les voilà en train d’être reconfinés les uns après les autres.

    Hier, c’était les Marseillais, et aujourd’hui peut-être les Parisiens, qui angoissent surtout à la perspective d’une nouvelle fermeture des bars et restaurants. Aujourd’hui, en France, telle est en effet la signification du mot reconfinement. Ce que les Parisiens voudraient, c’est à la fois garder leurs habitudes, ou plutôt les retrouver telles quelles, et qu’on leur dise que l’épidémie est néanmoins en train de se dissiper. Le genre même d’espérance que ce pervers de Covid-19 aime prendre à revers. Aussi longtemps que ni vaccin ni traitement n’auront été trouvés contre lui, il fera de nous tous ce qui lui plaira.

    Aux Etats-Unis, ce qui est en cause maintenant que le locataire de la Maison-Blanche est hospitalisé, est d’une tout autre teneur. Les Américains ne sont plus en train de se demander s’il y a une fin pour le Covid-19, mais si leur président sera de force à lui résister, et si la présidentielle se tiendra dans des conditions plus ou moins acceptables. Ils se moquent bien de ce qui peut advenir des bars et restaurants, le souci majeur des Français… et des Britanniques.

    Le Jour d’Algérie, 4 oct 2020

    Tags : Algérie, Coronavirus, covid 19, confinement, déconfinement, 

  • Tunisie : Couvre-feu réinstauré dans l’Est pour freiner le coronavirus

    Un couvre-feu a été réinstauré jeudi soir dans les régions côtières de Sousse et de Monastir, dans l’est tunisien, pour tenter de freiner la flambée de cas de coronavirus, qui menace de saturer les hôpitaux tunisiens.

    Les appels à prendre des mesures de prévention plus strictes se sont multipliés et les professionnels de la santé ont tiré la sonnette d’alarme, alors que le nombre de personnes en réanimation a atteint 87 sur 130 lits consacrés aux patients atteints du Covid-19, selon le ministère de la Santé.

    A partir de jeudi et pour quinze jours, la circulation est interdite dans la région de Sousse, dans le centre-est, de 20h00 jusqu’à 5h00 de matin, a indiqué le gouverneur dans un communiqué publié sur Facebook. Les fêtes et rassemblements dans les espaces publics sont interdits, ainsi que les chichas dans les cafés, précise ce communiqué.

    Dans la région voisine de Monastir, le couvre-feu est instauré de 20h00 à 6h00 du matin durant 15 jours également, selon un communiqué du gouverneur de cette région. Les marchés hebdomadaires resteront fermés pendant deux semaines, tout comme les salles de fêtes, salles de sport et boîtes de nuits. Le port du masque sera obligatoire dans les transports publics.

    La Tunisie enregistre environ mille nouveaux cas confirmés par jour actuellement, contre quelques dizaines au plus fort de la première vague au printemps, et le pays compte au total plus de 18.000 malades identifiés.

    Les décès, atteignant 265 selon un bilan publié mercredi, ont été multipliés par plus de cinq depuis la levée des restrictions et l’ouverture des frontières fin juin. Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi, arrivé au pouvoir en septembre, avait écarté la semaine dernière un nouveau confinement, appelant à respecter les gestes barrière.

    Le confinement imposé durant trois mois au printemps en Tunisie a frappé de plein fouet les nombreux travailleurs informels et mis un coup d’arrêt à une économie déjà fragile.

    Tags : Tunisie, Coronavirus, covid 19, confinement, déconfinement, 

  • Tunisie-corona : On passe aux sanctions

    Les autorités tunisiennes passeront aux sanctions pour réprimander tout contrevenant aux mesures prises pour juguler les contaminations au coronavirus.

    C’est le ministre de la santé publique, Fawzi Mehdi qui l’a annoncé, vendredi, au cours d’une séance plénière du parlement.

    Des contrôles sévères seront effectués, en particulier, dans les publics dans le but de faire respecter l’obligation du port de la bavette et de la distanciation physique, tout en poursuivant la campagne de sensibilisation des citoyens à la gravité du développement de l’épidémie qui prend, depuis quelques jours, une extension imprévue.

    En effet, les résultats des tests sont ahurissants en dépassant le seuil du millier, Jeudi, soit plus de 26 pour cent de ces tests.

    Vu la gravité de la situation de l’ épidémiologie, deux gouvernorats (wilayas), du Sahel, Sousse et Monastir vivent depuis hier soir, sous couvre-feu

    En outre, décision est prise de reinstaurer le confinement de toute région où le nombre des cas positifs serait égal ou supérieur à 250 pour 100 mille habitants.

    De Tunis, Mohamed Kettou

    Le Soir d’Algérie, 2 oct 2020

    Tags : Tunisie, coronavirus, covid 19, pandémie, confinement, déconfinement, 

  • Algérie : La réouverture des frontières n’est pas à l’ordre du jour

    La réouverture des frontières du pays, fermées depuis 7 mois à cause de la pandémie du coronavirus (Covid-19), n’est pas à l’ordre du jour, ont indiqué des membres du Comité scientifique de l’évaluation et du suivi de la pandémie de la Covid-19 en Algérie.

    Des membres du comité scientifique ont expliqué que la décision du maintien de la fermeture ou de l’ouverture des frontières du pays «ne relève pas des prérogatives» du Comité scientifique qui est «un conseil consultatif».

    «Notre rôle se limite à valider les protocoles sanitaires des différents secteurs qui présentent leurs plans à notre instance au niveau du ministère de la Santé pour accompagner le déconfinement et permettre la reprise des activités. Comme c’était le cas pour plusieurs secteurs, notamment l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, les activités sportives, etc.», ont-ils relevé. Ils sont unanimes à dire que «la question de l’ouverture des frontières du pays est une décision politique qui émane du gouvernement.»

    «Pour le moment, aucun protocole sanitaire n’est présenté au conseil scientifique pour organiser cette réouverture aux niveaux national et international», ont fait savoir ces membres du Comité scientifique. «La réponse sera scientifique et non politique».

    Lors d’une entrevue avec des responsables de médias nationaux diffusée le 20 septembre sur l’ENTV, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait déclaré que «la réponse à cette question sera scientifique et non politique.» «Elle sera étudiée avec nos experts et spécialistes de la santé (…). Certains pays, d’Europe notamment, qui ont pris cette décision de procéder à l’ouverture de leurs frontières suivant un programme qu’ils ont établi, ont été obligés de reconfiner à nouveau certains secteurs. Et il faut savoir qu’un retour au confinement est très dangereux, pas uniquement pour l’économie, mais aussi sur l’état d’esprit des citoyens», avait-il expliqué.

    De son côté, le ministre de la Santé et président du Comité scientifique, le Professeur Abderrahmane Benbouzid avait indiqué le 18 septembre sur le plateau de la chaîne Canal Algérie que la décision de la réouverture des frontières était une mesure souveraine. «C’est une décision à l’échelle du pays et on ne peut pas la réduire à un avis du Comité scientifique», avait précisé le ministre, en poursuivant : «la décision de maintenir les frontières fermées est une décision sage, c’est ce qui nous a préservé et nous a permis de maintenir cette situation».

    «Pour le moment, aucune date ne peut être fixée» «Pour le moment, aucune date ne peut être fixée. L’État a le devoir d’assurer à sa population la santé et la sécurité. Et c’est dans cette optique que l’État veille à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays et dans le monde et écoute le comité scientifique», avait-t-il expliqué, en ajoutant : «nous ne voulons pas prendre des décisions hâtives, dont les conséquences entacheront la crédibilité de l’État».

    «Cette décision a plusieurs aspects et elle n’est pas uniquement liée au secteur de la santé (…). Si nous allons permettre dès maintenant la circulation des avions et des personnes, nous ne pourrions pas tout contrôler», avait argumenté Benbouzid, en précisant que «ce n’est qu’après l’amélioration de la situation sanitaire dans le monde et pas uniquement chez nous, que nous allons étudier cette question, puisque le rôle du comité scientifique n’intervient qu’après la décision des pouvoirs politiques, qui nous demanderons un avis scientifique sur cette question (…).»

    Y. D.

    L’Echo d’Algérie, 1 oct 2020

    Tags : Algérie, frontières, réouverture des frontières, coronavirus, covid 19, confinement, déconfinement, vols, voyages, 

  • Italie : une marocaine détenue pour avortement clandestin

    Avortement clandestin, une autopsie est déclenchée
    La jeune femme de 20 ans aurait expliqué qu’elle utilisait des médicaments pour la gastrite. Elle fait l’objet d’une enquête pour interruption volontaire de grossesse

    La Marocaine de vingt ans faisant l’objet d’une enquête du parquet de Pérouse pour interruption volontaire de grossesse, au-delà des termes autorisés par la loi, aurait pris des médicaments pour la gastrite hémorragique, pour avorter, achetés au Maroc – et là probablement prescrits par un médecin -. Le fœtus, placé sous séquestre par le procureur de la République Manuela Comodi, pèse environ 330 grammes et aurait un âge gestationnel apparent de 5 mois. Mais ce matin, le procureur confiera la tâche au Dr Massimo Lancia, médecin légiste de l’Institut de Pérouse et à la toxicologue Paola Melai de vérifier les causes de l’avortement, l’heure de la gestation et aussi les substances pharmacologiques prises par la femme.

    La jeune femme de vingt ans – assistée de l’avocat Roberto Rossi – aurait expliqué au cours de déclarations spontanées à la police qu’elle avait passé le confinement au Maroc, avec son mari qui devait alors vivre en Afrique, qu’elle n’avait pas de travail et était déjà suivie par les services sociaux. La jeune femme de vingt ans est arrivée à l’hôpital d’Umbertide avec une hémorragie en cours et le fœtus, juste expulsé dans le sac à dos qu’elle avait avec elle, avec le placenta. Elle a ensuite été transférée à Città di Castello et soumise à une intervention chirurgicale.

    Le personnel médical avait alerté la police du commissariat de police de Città di Castello qui mène des enquêtes pour clarifier s’il existe d’autres responsabilités dans l’avortement de la jeune femme de vingt ans ou s’il est vrai que des « coupables » sont à l’étranger.

    Eri.P. et Cris

    Source : Lanazione.it, 30 sept 2020 (traduction non officielle)


    Tags : Maroc, Italie, avortement, confinement, coronavirus, covid 19, 

  • Algérie : L’épreuve de vérité

    Le retour à la vie économique et sociale est une épreuve décisive. La bataille du déconfinement en deux phases interpelle les opérateurs, les commerçants et les citoyens sur le devoir de vigilance, de prudence et de responsabilité pour relever le défi individuel et collectif de la normalisation. Rien n’est définitivement acquis, particulièrement pour tous ceux qui ont longtemps souffert de la pandémie et, conséquemment, appelés à se mobiliser davantage pour préserver les acquis enregistrés et faire preuve de solidarité avec les catégories professionnelles concernées par la deuxième phase de la levée du confinement prévue le 14 juin.

    Tout manquement au respect des mesures de déconfinement et tout relâchement, durement vécu pendant le Ramadhan, sont de nature à stopper net le processus enclenché et à remettre en cause les résultats satisfaisants arrachés par l’armée des blouses blanches et confortés par la longue chaîne de solidarité citoyenne. Le dénouement est si proche qu’il serait insensé de prendre le risque d’un retour à la case départ. Il est nettement perceptible dans la décrue observée dans le principal foyer de la contamination.

    Globalement, la stabilisation de la situation sanitaire, à la faveur de l’engagement du corps médical, la création de nouveaux laboratoires et de la généralisation des enquêtes épidémiologiques, a conduit au déconfinement de 4 wilayas, en attendant les autres wilayas. L’exemple de Blida qui a fermé, le 7 juin, deux de ses trois centres d’hospitalisation, est suffisamment éloquent pour inciter les 10 wilayas les plus touchées, notamment celles du centre, à plus d’engagement. C’est dire que, totalement tributaire de l’évolution de la situation sanitaire, le déconfinement «progressif et flexible» est a portée de main des bénéficiaires de la reprise de l’activité économique et sociale.

    Tout l’enjeu réside maintenant dans leur capacité d’organisation et de gestion de l’environnement qui passe par le respect des mesures barrières et le port obligatoire du masque à l’intérieur et à l’extérieur des ateliers, des magasins et des lieux de travail. L’optimisme est de retour. Il se doit d’être renforcé par un professionnalisme de tous les instants.

    Horizons, 9 juin 2020

    Tags : Algérie, confinement, déconfinement, covid19, coronavirus, pandémie,