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  • La France tente de contrer l’influence chinoise en Algérie


    Alger, 15 oct 15:55 – (Agenzia Nova) – La troisième visite en Algérie en moins d’un an du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, marque la volonté de Paris d’améliorer les relations avec l’ancienne colonie , mais aussi et surtout pour contrer l’influence croissante des principaux rivaux de la région: la Chine et la Turquie. La mission du chef de la diplomatie française a lieu quelques jours après la tournée en Algérie d’une délégation de haut niveau du Comité central du Parti communiste chinois. Les délégués de Pékin ont signé un important accord de coopération économique et technique à Alger défini par le journal national algérien « Echorouk » comme « une première étape algérienne dans la nouvelle route de la soie chinoise », également connue sous le nom d’Initiative de la Ceinture et de la Route. La Chine en Afrique inquiète également les Etats-Unis, au point que le chef du Pentagone, Mark Esper, s’est rendu à Alger le 1er octobre dernier pour la première visite d’un secrétaire américain à la défense depuis près de 15 ans. La Turquie, pour sa part, a renforcé sa présence militaire dans l’ouest de la Libye, près de la frontière algérienne. La France est depuis longtemps en désaccord avec son allié de l’OTAN et il est raisonnable de croire que Le Drian tentera de déplacer l’axe d’Alger – que la Libye a jusqu’ici maintenu une position de soutien discret du gouvernement d’accord national – de son côté.

    Le plus grand pays du continent a pour ambition de devenir une plaque tournante stratégique pour l’entrée de marchandises en Afrique et la Chine, en contrepartie, propose d’énormes investissements en infrastructures et des prêts à des taux ultra avantageux. Le fer de lance de la stratégie de Pékin en Algérie est la construction du port en eau profonde d’El Hamdania, l’un des plus grands ports maritimes du monde avec un coût estimé à six milliards de dollars et un processus de construction qui devrait durer environ sept ans. . Une fois achevé, on estime que le port peut accueillir le plus grand navire du monde avec une capacité de 240 000 tonnes, tandis que la capacité des ports algériens actuels est incapable d’accueillir des navires d’une cargaison de plus de 30 000 tonnes. tonnes. L’idée est d’utiliser le nouveau port maritime comme plaque tournante du transport pour un hypothétique corridor commercial qui s’étendra jusqu’à Lagos, au Nigeria. Un projet aussi ambitieux que risqué, compte tenu de l’instabilité de la région du Sahel infestée de terroristes, de djihadistes, de passeurs et de voleurs de désert. Une « mer de sable » que la France connaît bien et où Paris se déplace avec une extrême facilité.

    « Le moment choisi pour la visite en Algérie du ministre français des Affaires étrangères Le Drian, qui était auparavant ministre français de la Défense, est très important car il fait suite à la visite significative et sans précédent à Alger du secrétaire américain à la Défense Mark Esper » , déclare le professeur Michael Tanchum, chercheur principal à l’Institut autrichien pour la politique européenne et de sécurité (Aies) à «Agenzia Nova». «L’Algérie est un partenaire essentiel de la France. Le partenariat Algérie-France fait face à trois défis majeurs: les réseaux terroristes opérant entre le Maghreb et le Sahel; La volonté de la Turquie d’étendre son influence en Algérie; et la volonté de la Chine de faire de l’Algérie un élément central de son initiative «Ceinture et route». Bien que cruciale pour la France, la visite est également importante pour l’Algérie car elle cherche à préserver son autonomie au milieu de l’influence économique croissante de la Chine et de la puissance turque croissante basée en Libye. La Turquie gère désormais ses forces aériennes depuis la base libyenne d’Al Watiyah, située près de la frontière algérienne. Il est également possible que l’urgence de combattre l’État islamique et des groupes similaires dans la région du Sahel ait motivé la visite de Le Drian », a conclu Tanchum, qui est également professeur de relations internationales en Méditerranée et au Moyen-Orient à l’Universidad de Navarre.


    Reste à savoir ce que la France entend mettre dans l’assiette. Faire correspondre l’énormité des investissements proposés par Pékin est impossible pour aucun pays occidental: peut-être que seuls les États-Unis peuvent s’approcher de la «puissance de feu» des banques d’État chinoises. Mais Paris peut tirer parti du sentiment nationaliste algérien, profondément ressenti par la classe politique car il enfreint l’électorat. Le président français Emmanuel Macron, conscient de ces dynamiques, a ordonné le retour des crânes de 24 résistants décapités pendant la période coloniale en juillet dernier. Les restes ont été déposés dans la section des martyrs du cimetière d’El Alia dans la capitale Alger à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Les 132 ans de domination coloniale de la France en Algérie et la guerre brutale de huit ans qui y a mis fin ont laissé un héritage épineux entre les deux pays. Le geste de détente de Macorn a été très apprécié des Algériens, qui attendent toujours des excuses officielles pour l’occupation coloniale. «Nous avons déjà eu des demi-excuses. La prochaine étape est nécessaire, nous l’attendons. Je crois qu’avec le président Macron on peut aller plus loin dans le processus de pacification (…), c’est un homme très honnête, qui veut améliorer la situation », a déclaré le président Tebboune dans une interview hier par la chaîne de télévision« France 24 ». l’été dernier.

    Il faut également noter que la visite de Le Drian intervient quelques jours après la date fatidique du 1er novembre: ce jour-là, nous voterons le référendum sur la réforme constitutionnelle voulue par Tebboune; la Grande Mosche d’Alger sera inaugurée, le plus grand lieu de culte islamique du continent africain; on célèbre le début de la guerre de libération de la France; le contrat de la société française qui gère le métro d’Alger expirera et passera le relais à une nouvelle société algérienne. La mission du chef de la diplomatie à Paris est donc également importante pour préserver les intérêts économiques français en Algérie: la France, en fait, est restée quelque peu en marge du marché nord-africain après les dernières mesures économiques prises par le gouvernement, à commencer par amendement à la loi sur les hydrocarbures. La nouvelle loi a introduit des exonérations fiscales sans précédent sur les activités d’investissement des sociétés étrangères, exposant la société française Total à une concurrence féroce de la part de grandes sociétés pétrolières internationales qui ont exprimé leur volonté de pénétrer le marché pétrolier algérien, en particulier les États-Unis Exxon Mobil et Chevron. Les investissements français en Algérie s’élèvent à environ 250 millions de dollars chaque année: la France reste le premier investisseur du pays et le quatrième client, tandis que le nombre d’entreprises françaises opérant et investissant dans le pays reste élevé: 800 dans divers secteurs, en pétrole et banques particuliers. (Ala)

    © Agenzia Nova

    Tags : Algérie, France Chine, commerce, coopération,

  • L’Algérie reprend son rang de premier fournisseur de l’Espagne en gaz

    SONATRACH ET NATURGY SIGNENT UN ACCORD GAZIER METTANT UN TERME À LEUR CONTENTIEUX : L’Algérie reprend son rang de premier fournisseur de l’Espagne

    La Compagnie pétrolière nationale et le groupe espagnol Naturgy ont signé, ce jeudi à Alger, des avenants aux contrats de vente de gaz liant les deux sociétés, a annoncé Sonatrach dans un communiqué. Un accord gazier qui mettra ainsi un terme à leur contentieux autour des prix du gaz.

    L’Algérie, est depuis des années, le principal fournisseur de gaz de l’Espagne, notamment via le gazoduc Medgaz (dont Sonatrach possède 51 % et Naturgy 49 %). Mais avec l’effondrement des prix du pétrole et du gaz provoqué par la pandémie de Covid-19, Naturgy a décidé de renégocier tous ses contrats d’approvisionnement en gaz. Il faut souligner que près de 60 % du gaz qui arrive en Espagne provient d’Algérie. Ces avenants aux contrats de vente de gaz ont été paraphés peu avant l’entrevue qui a réuni les P-DG de Sonatrach et Naturgy respectivement Toufik Hakkar et Francisco Reunes, note la même source. Cette rencontre a été tenue en marge de la visite officielle en Algérie du président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez entamée mercredi. « La signature de ces avenants renforce le partenariat entre Sonatrach et Naturgy dont la relation commerciale date des années 70 et qui sont également les deux actionnaires de la société Medgaz qui exploite le gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne, respectivement à 51% et 49% », précise la même source. « L’industrie pétrolière et gazière a été fortement impactée par la pandémie de la Covid-19, Sonatrach surmonte, en étroite collaboration avec ses clients, les effets de cette pandémie sur les activités commerciales » a fait savoir Hakkar. Selon lui, l’accord auquel sont parvenus Sonatrach et Naturgy traduit le « caractère stratégique » des relations de long terme et de confiance qui les lient et par lequel elles visent à consolider leurs positions sur le marché espagnol. Pour sa part, Le P-DG de Naturgy a déclaré que « cet accord démontre la volonté des deux sociétés de poursuivre leur partenariat à long terme, entamé il y a des décennies ». « Cette alliance stratégique est essentielle pour l’approvisionnement en gaz compétitif et sûr du marché espagnol, et donc essentielle pour le développement économique et social des deux pays », a-t-il ajouté. Cette rencontre a été une occasion pour les deux responsables d’échanger sur d’autres possibilités de coopération future entre les deux compagnies et sur les meilleurs moyens d’élargir leurs relations commerciales, a conclu le communiqué. Par ailleurs, en marge de sa participation au Forum d’Affaires algéro-espagnol, organisé à l’occasion de la visite officielle du président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar, a reçu jeudi dernier en audience le P-DG de la compagnie espagnole énergétique Naturgy, Francisco Reynes Massanet.

    Au cours de cette rencontre, « les deux parties ont passé en revue l’état des relations de coopération et de partenariat entre la société nationale des hydrocarbures Sonatrach et l’entreprise espagnole Naturgy ainsi que les voies et moyens de leur renforcement dans l’intérêt mutuel des deux pays », indique un communiqué du ministère. Les deux parties ont salué, à cette occasion, les « relations de partenariat traditionnelles et stratégiques » entre les deux compagnies et se sont félicitées de la signature des avenants aux contrats de vente de gaz liant les deux sociétés, qui vient renforcer le partenariat commercial entre Sonatrach et Naturgy qui dure depuis plus de 50 ans. Les discussions ont, également, porté sur les perspectives de coopération futures notamment dans le domaine de l’exploration et la production des hydrocarbures. À cet effet, le ministre a invité la compagnie espagnole à explorer les opportunités offertes dans ce domaine, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui « ouvre des perspectives très prometteuses pour un partenariat mutuellement bénéfique ».
    Hamid Mecheri

    Algérie -Espagne -coopération : L’Espagne mise sur l’Algérie dans ses stratégies à moyen et long terme

    À la faveur de la visite officielle à Alger du président du gouvernement espagnol
    l’ Algérie et l’Espagne ont réaffirmé, au cours d’un Forum d’Affaires, l’impératif de renforcer et de consolider leurs relations économiques à travers l’exploration de davantage d’opportunités de partenariat dans divers domaines d’activité.

    S’exprimant à l’ouverture des travaux du forum tenu dans le cadre de la visite du président du

    gouvernement espagnol, M. Perdo Sanchez, le Premier ministre, M. Abdelaziz Djerad a indiqué que les entreprises espagnoles pourront coordonner avec leurs homologues algériennes pour parvenir à de véritables opportunités de partenariat et d’investissement au niveau du marché algérien où elles trouveront toutes les conditions de croissance et de prospérité.

    PRIVILÉGIER D’AUTRES FORMES DE COOPÉRATION ET DE PARTENARIATS

    Abdelaziz Djerad a appelé à » se focaliser sur les principaux secteurs que le programme d’action du Gouvernement vise à promouvoir, à savoir les hydrocarbures, les énergies renouvelables, les industries manufacturières, l’industrialisation, le tourisme et l’économie du savoir ». « Les relations commerciales entre les deux pays ont été impactées par la crise du coronavirus. Cependant, nos économies disposent des capacités suffisantes pour y faire face, ce qui fait de cette crise une opportunité pour développer d’autres formes de coopération et de partenariats adaptées aux nouvelles exigences », a déclaré M. Djerad. De son côté, le chef du gouvernement espagnol a souligné que « le volume des investissements et échanges commerciaux entre les deux pays est certes important, mais ne reflète pas les potentialités des deux pays dans le domaine économique ». Il a mis en avant les opportunités offertes aux deux pays pour approfondir et renforcer la coopération économique à moyen et long termes, notamment dans les domaines de l’énergie, du numérique, de l’industrie agroalimentaire, de la défense, de l’environnement, de la technologie, de l’ingénierie et des bureaux d’études. M Pedro Sanchez est revenu, en outre, sur l’importance de la coopération et de la consolidation des partenariats dans les domaines de la santé, de la médecine et de la pharmacie, d’une grande importance notamment en cette conjoncture que traversent plusieurs pays du monde, en raison de la pandémie du nouveau coronavirus. Il a estimé que « l’Algérie est un pays sur lequel l’Espagne mise dans ses stratégies à moyen et long termes, de par sa place prépondérante dans la région du Maghreb et en Afrique ». Une cinquantaine d’entreprises et d’organisations patronales des deux pays avaient pris part aux travaux de ce Forum. Les participants ont fait part de leur volonté d’amorcer un saut qualitatif en matière de relations commerciales et d’investissements entre les deux pays, dénombrant les opportunités de partenariat, très fortes, en dépit des difficultés imposées par la pandémie coronavirus. La délégation d’affaires espagnole comprenait une quinzaine de grandes entreprises activant notamment dans le secteur de l’énergie, de l’industrie mécanique, de l’industrie agroalimentaire, des finances et de la construction, ainsi que quatre organisations : la Chambre de commerce d’Espagne, la Confédération espagnole des organisations des entreprises, l’Union générale des travailleurs et l’Agence de promotion de travail -Foment del Trebal. Du côté algérien, une trentaine d’entreprises publiques et privées ont pris part au forum ainsi que les principales organisations patronales. La rencontre a été également marquée par une importante participation officielle avec la présence notamment des ministres algériens chargés des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Énergie, de la Culture, de l’Industrie, et du Commerce extérieur.

    POUR MADRID L’ALGÉRIE EST UN PARTENAIRE « STRATÉGIQUE »

    Dans son intervention, le ministre délégué chargé du commerce extérieur, Aissa Bekkaï a qualifié cette rencontre de « très importante » pas seulement du fait que l’Espagne constitue le 5ème fournisseur et le 3ème client de l’Algérie (selon les statistiques des neuf premiers mois de 2020) mais aussi du fait de la mutation économique à laquelle aspire l’Algérie et qui exige davantage d’investissements. M. Bekkaï a rappelé les spécificités des relations économiques entre les deux pays de par la proximité géographique et du Traité d’amitié, de bon voisinage et coopération économique qui les associe. Dans des déclarations à la presse en marge du forum, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham a indiqué que le climat des affaires a enregistré, ces derniers mois, des changements sur le plan législatif visant à lever les obstacles sur l’investissement étranger, notamment à travers la libéralisation des initiatives et l’annulation de l’obligation d’établir des partenariats avec une partie locale, à l’exception de certaines filières stratégiques. L’Algérie s’attend, en contrepartie, à des investissements « sérieux » qui s’inscrivent dans le cadre de la politique nationale visant à augmenter les niveaux d’intégration industrielle locale dans les différentes filières industrielles, selon le ministre. Au moment où l’Algérie représente un marché voisin de l’Espagne à rendement élevé, l’Espagne peut de son côté être une destination pour les marchandises algériennes hors hydrocarbures, ajoute M. Aït Ali Braham. Pour sa part, la Secrétaire d’État espagnol au Commerce, Xiana Méndez Bértolo a estimé que l’Algérie constituait un partenaire « stratégique » et irremplaçable pour son pays, indiquant que le chiffre des échanges bilatéraux dénote l’importance des relations économiques devant être, justement, améliorées en faveur d’une relation durable entre les deux parties. Mme. Méndez Bértolo a également mis en valeur les efforts déployés par le gouvernement algérien en vue d’éradiquer la bureaucratie et faciliter les procédures d’investissement et de commerce, et ce, « en dépit des charges qui pourraient en découler », affirmant que la levée de la règle du 49/51% régissant les investissements étrangers en Algérie contribuerait à faire avancer le rythme des affaires et des investissements espagnols dans ce pays. En parallèle, « le gouvernement espagnol accompagne les entreprises nationales dans leur activité vers l’international notamment en Algérie où la diversité est considérée comme étant un enjeu majeur que suit l’Espagne minutieusement », a-t-elle souligné. L’Algérie est vue comme « un marché prometteur », a estimé la secrétaire d’État au Commerce, et l’idée de la considérer comme une porte d’accès vers l’Afrique est « très intéressante » aux yeux des Espagnols notamment après l’entrée en vigueur de la ZLECAF. Pour rappel le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne a atteint environ 7 milliards Usd en 2019, dont 3 milliards Usd d’exportations algériennes, principalement les hydrocarbures. Au cours de sa visite le chef du gouvernement espagnol a été longuement reçu par le président Tebboune et a tenu une séance de travail avec le premier ministre Abdelaziz Djerad, à laquelle ont pris part plusieurs ministres ddont le ministre des AE , Sabri Boukadoum.
    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 10 oct 2020

    Tags : Algérie, Espagne, coopération, gaz, conflit Sonatrach, Naturgy,

  • Pedro Sánchez en Algérie à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires

    Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, est arrivé mercredi en Algérie, pays clé de l’Espagne pour l’approvisionnement en gaz, le contrôle de l’immigration clandestine et la coopération antiterroriste, selon l’agence Europa Press.

    Tel que rapporté par le palais de la Moncloa, Sánchez voyagera accompagné d’un groupe d’hommes d’affaires espagnols et y participera à une réunion avec des représentants d’entreprises des deux pays.

    Europa Press indique qu’il s’agit d’une visite officielle de deux jours au cours de laquelle Sánchez sera reçu par le président algérien, Abdelmadjid Tebounne et le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. La visite de Sánchez en Algérie était initialement prévue pour le mois d’avril, avec l’intention de tenir la réunion de haut niveau (sommet bilatéral) entre les deux pays au second semestre 2020 en Espagne, mais la pandémie a perturbé les plans. La visite, qui en elle-même témoigne de l’importance que l’Espagne attache à l’Algérie, débutera le mercredi par un dîner officiel offert par le président algérien. Jeudi, Sánchez tiendra une réunion tôt le matin avec le Premier ministre, suivie de la réunion d’affaires.

    Il fera ensuite une offrande florale devant le Sanctuaire des Martyrs et sera reçu en audience par le Président de la République d’Algérie. Après une conférence de presse de Sánchez, le Premier ministre offrira plus tard un déjeuner en son honneur.

    La journée se terminera par une activité culturelle au cours de laquelle le président du gouvernement inaugurera l’itinéraire culturel et touristique de Cervantes, qui traverse la vieille ville d’Alger.

    Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, qui s’est rendu dans le pays en août – pour la troisième fois depuis sa prise de fonction – s’est également rendu en Algérie, dans un contexte d’arrivées croissantes d’immigrants irréguliers en Espagne en provenance d’Algérie.

    L’Espagne est le troisième client de l’Algérie, dont les exportations sont presque entièrement des hydrocarbures. L’Algérie est le premier fournisseur de gaz de l’Espagne via deux gazoducs, mais ces dernières années, sa part de marché a chuté – à environ 25% – car la baisse du prix de cette matière première a rendu le gaz plus attractif. naturel liquéfié qui arrive dans les navires.

    Tags : Espagne, Algérie, migration, terrorisme, coopération, gaz naturel, Pedro Sanchez,

  • La délégation algérienne achève sa visite en Mauritanie

    La délégation algérienne, conduite par M. Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères a achevé, ce mardi après-midi, sa visite de travail en Mauritanie.

    A son départ de l’aéroport international de Nouakchott Oum-Tounsi, la délégation a été saluée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Ismail Ould Cheikh Ahmed.

    M. Sabri Boukadoum était arrivée à Nouakchott dans la matinée à la tête d’une importante délégation qui comprend M. Abderrahmane Raouya, ministre des Finances, Kamel Rezig, ministre du Commerce, Abdel Rahman bin Bouzid, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et Mohamed Chafik Mesbah, directeur général de l’Agence algérienne de Coopération internationale pour la solidarité et le développement.

    Cette visite a permis d’examiner les différents aspects de coopération fructueuse entre les deux pays frères.

    AMI, 9 juin 2020

    Tags : Algérie, Mauritanie, coopération,

  • Le Président mauritanien reçoit une délégation algérienne de haut niveau

    Le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu en audience, mardi au palais présidentiel, une délégation algérienne de haut niveau conduite par M. Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères.
    Dans une déclaration à l’AMI, faite à sa sortie d’audience, M. Sabri Boukadoum a indiqué, que la délégation algérienne a été honorée d’avoir été reçue par le Président de la République. Il a précisé qu’il a transmis à M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani les salutations de son frère et ami, le Président Abdelmajid Tebboune, et l’expression de son estime au peuple mauritanien et à son gouvernement.
    Le ministre a noté que cette visite, la première d’une délégation officielle algérienne à l’extérieur du pays, depuis le début de la propagation du COVID-19 dans le Monde, montre le grand intérêt qu’accorde l’Algérie aux liens fraternels entre les gouvernements et les peuples des deux pays.
    Il a affirmé qu’en plus de l’ action commune de lutte contre le coronavirus, la rencontre a permis d’aborder plusieurs domaines de coopération.
    « C’est une initiative louable pour plus d’évolution et de prospérité des relations fraternelles entre les deux pays frères et voisins », a-t-il conclu.
    L’audience s’est déroulée en présence des ministres des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, des Finances, du Commerce et du Tourisme, de la Santé et l’ambassadeur de Mauritanie en Algérie.
    M. Sabri Boukadoum était accompagné par les ministres des Finances, du Commerce, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et par le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement.
    AMI, 9 juin 2020
    Tags : Algérie, Mauritanie, covid19, coopération, 
  • Bilan des relations maroco-asiatiques

    Au regard des relations historiques avec les pays de l’Asie et conscient de leurs potentiels multidimensionnels tant sur le plan mondial qu’international, le Maroc s’est engagé dans un processus de consolidation, d’approfondissement et de diversification des relations de coopération avec les pays de ladite région afin d’exploiter, de manière optimale et réciproque, le gisement de potentialités qu’offre une telle relation.
    Cette volonté résulte des hautes directives royales concernant l’ouverture à l’international et notamment en direction de l’Asie.
    Basée sur une convergence en terme de valeurs et une aspiration conjointe d’ériger ce partenariat en un modèle de coopération Sud-Sud, les relations d’amitié et de coopération maroco-asiatiques se renforcent tout d’abord, grâce à l’institutionnalisation des consultations politiques de haut niveau avec la plupart de ces pays. A titre d’exemple, l’année 2013 a été marquée par la célébration du 55ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et la Chine, et dans ce cadre, par la visite au Maroc du ministre chinois des Affaires étrangères.
    Le Maroc accorde en effet, un intérêt particulier à cette Coopération interrégionale, comme l’en témoigne l’adhésion du Maroc en tant que membre, d’une part, aux différents Fora entre la région Arabe et Africaine et certains pays asiatiques (le Japon, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud) et aux Fora asiatiques, d’autre part.
    Les outils du Maroc : des atouts ; potentialités indiscutables pour les pays d’Asie
    Ensuite, le Maroc dispose d’un certain nombre d’atouts : il constitue une véritable plate-forme d’échanges en relation directe avec les plus grandes aires de consommation.
    Le pays fait partie d’un marché de quelque 200 millions de consommateurs – la zone Mena- et a en outre signé des accords de libre-échange avec une cinquantaine de pays des cinq continents.
    Le Maroc a attribué une enveloppe budgétaire de 188 millions de dirhams à l’investissement public,
    Il a défini le cadre juridique de la nouvelle donne avec l’Asie et encourager les opérateurs des deux parties à multiplier leurs contacts avec ladite région.
    Le Royaume s’est, de surcroit, préparé à un rôle encore plus affirmé sur la scène régionale et internationale, en ayant procédé à un ensemble de réformes, pour une meilleure gouvernance, couronnés par la Constitution de 2011
    Dans un contexte régional marqué par l’incertitude et l’insécurité, le Maroc, se donc positionne, en tant que pays le plus stable grâce à un régime monarchique ancestral, et lesdites avancées démocratiques notoires
    L’ensemble de ces éléments le rendent apte à servir de plate-forme aux échanges en provenance d’Asie et l’érige en une aire d’accueil des investissements étrangers.
    Un partenariat efficient constituant une réelle opportunité de croissance pour les deux parties
    Point sur les relations économiques avec l’Asie: Les échanges commerciaux ont enregistré une croissance soutenue, classant cette zone comme deuxième partenaire économique du Royaume. Selon les statistiques de l’Office des changes, les échanges ont totalisé environ 120 milliards de DH au titre de 2012 contre 82 milliards en 2009, soit une augmentation de 48% en trois ans.
    Le flux des investissements asiatiques vers le Maroc est en constante augmentation, dans différents secteurs, notamment dans l’Automobile, l’électronique, NTIC, phosphate. ..
    Pour ce qui est des IDE asiatiques au Maroc, ils représentent un potentiel important de développement en positionnant notre pays comme un hub financier et commercial vers l’Afrique, l’Europe, les pays arabes et l’Amérique, à la faveur des ALE et des accords signés avec ces ensembles régionaux.
    Les objectifs d’ordre économique : Dynamiser le volume des échanges commerciaux et Continuer à promouvoir une coopération mutuellement avantageuse dans les secteurs traditionnels comme les phosphates, les pêches maritimes, et les ressources minières
    Exemple : la relation maroco-chinoise : SM le Roi avait été invité par le président chinois pour une visite officielle visant à « approfondir la concertation politique, renforcer les rapports économiques, l’investissement et consolider la coopération dans les domaines culturel, technique et scientifique »
    La Chine représente plus de 20% des échanges avec l’Asie, alors que le reste est réalisé avec l’Inde, le Japon, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, le Vietnam, la Corée du Sud et le Pakistan.
    Des discussions sont en cours autour des modalités d’un accord de libre-échange dans le but de «promouvoir un développement sain et ordonné du commerce bilatéral», Pékin s’est dit prêt à prendre une part active aux ambitieux programmes d’infrastructure au Maroc
    En termes d’échanges culturel et touristique :
    Le Maroc bénéficie d’un cachet touristique à l’international : le nombre des touristes chinois s’est multiplié de près de 70 fois depuis le début des années 2000, cette année l’ouverture d’une ligne aérienne directe Casablanca-Pékin est prévue
    A ce sujet, le Maroc a exprimé sa volonté d’accueillir plus de touristes chinois, et à ce titre, le Royaume œuvre à faciliter l’obtention des visas pour les Chinois qui souhaitent se rendre au Maroc et celle de leurs conditions de séjour. Un accord sur l’exemption de visas en faveur des détenteurs des passeports ordinaires, est sérieusement envisagé
    Sur le plan de la coopération scientifique et technique : le Maroc octroi à certains pays asiatiques, des bourses d’études et de formation aussi bien académique que professionnelle.
    Sur le volet culturel : Enfin, le Maroc participe activement aux activités artistiques et culturelles en Asie, l’objectif étant de « faire connaître le patrimoine civilisationnel du Maroc »
    Il s’agit de valoriser les similitudes culturelles avec l’Asie et Dépasser les barrières psychologiques de la langue et de l’espace géographique pour une meilleure compréhension entre les peuples
    Source : Maroc Leaks
    Tags : Maroc, Asie, coopération,
  • Maroc-Espagne: une relation gelée par la pandémie

    Selon Haizam Amirah Fernández, chercheur à l’Institut Elcano Royal, « les relations entre l’Espagne et le Maroc sont très étroites à plusieurs niveaux », mais ont été mise en veille par les mesures de prévention contre la pandémie du coronavirus.

    Dans une déclaration relayée par le media El Independiente, Fernandez affirme que la collaboration entre les deux pays est permanente et s’étend aux domaines social, économique, politique et diplomatique, et ces derniers temps la relation «s’est stabilisée et une communication plus directe et fluide a été établie, comparée à un passé tumultueux caractérisée par la tension, les malentendus et les désaccords ».

    La décision de fermer les frontières avec Ceuta et Melilla a laissé environ 200 citoyens marocains en dehors de leurs limites géographiques. Ils sont arrivés de l’Italie et se sont retrouvés bloqués dans les deux enclaves africains de l’Espagne. le 15 mars, sont restés dans les rues de la ville andalouse sans aide et sans pouvoir rentrer au Maroc. D’après les responsables du consulat marocain à Algésiras, ils ont pu rentrer dans leur pays, bien qu’ils ne précise comment.

     
    Tags : Espagne, Maroc, coopération, pandémie, coronavirus, covid19,
  • Coopération Niger-France dans le domaine de la justice

    NIAMEY, Niger, 14 mai 2019/ — Un expert français du ministère de la Justice français a mené au Niger une mission de soutien à la budgétisation des politiques publiques (programmation et exécution).

    Invité par le ministère de la Justice nigérien, M. Maxime De Blasi, administrateur civil, membre de l’Inspection générale de la Justice, a mené, pendant deux semaines, des entretiens avec l’ensemble des directeurs d’administration centrale du ministère de la Justice, des visites dans les juridictions (cour d’appel, tribunaux de grande instance, tribunal d’instance) et une maison d’arrêt, ainsi qu’avec des responsables du ministère des Finances, soit au total une trentaine de personnes rencontrées.

    L’expert français a fait des recommandations visant à permettre de renforcer la crédibilité de la programmation et de l’exécution du budget du ministère de la Justice. La qualité et la réactivité de l’appui diversifié de la France en vue de renforcer la justice au Niger a été mise en avant, au cours d’un entretien de restitution, par le ministre nigérien de la Justice, M. Marou Amadou, qui a exprimé toute sa satisfaction pour les efforts déployés jusqu’à présent dans ce domaine.

    Tags : France, Niger, Justice, coopération,

  • Le Conseil de Sécurité analyse la sécurité au Moyen Orient et en Afrique du Nord

    Conseil de Sécurité : Dialogue interactif informel sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

    Demain matin (21 mars), les membres du Conseil de sécurité auront un dialogue interactif informel sur le thème  » Favoriser le dialogue et la coopération en réponse aux conflits et aux défis communs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord  » afin d’étudier les moyens de mieux prendre en compte la dynamique régionale, les causes profondes des conflits dans la région et les défis communs de sécurité. La France et l’Allemagne ont organisé la réunion, qui comprendra des exposés de Marie-Joëlle Zahar de l’Université de Montréal, de l’Institut international pour la paix et de l’Académie Folke Bernadotte ; Joost Hilterman, directeur de programme, Moyen-Orient et Afrique du Nord, à l’International Crisis Group ; et Mourad Wahba, secrétaire général adjoint, administrateur adjoint et directeur du Bureau régional des États arabes au PNUD.

    Selon la note conceptuelle, le dialogue interactif informel vise à  » fournir un espace pour des discussions transversales sur les menaces et les défis communs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et à demander aux membres du Conseil de réaffirmer leur soutien au droit international, au multilatéralisme et au règlement pacifique des conflits, en particulier par le biais du rôle de médiation de l’ONU « . Il cherche en outre à  » envisager des moyens pour le Conseil de surmonter les divisions et de relever collectivement les défis régionaux, en promouvant le dialogue et la coopération régionaux et, dans chaque pays de la région, des institutions étatiques fortes et respectueuses des droits de l’homme et de l’État de droit ».

    Le Conseil de sécurité examine et débatte principalement sur les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord dans des contextes nationaux spécifiques. Les menaces, défis et dynamiques communs qui affectent l’ensemble de la région sont beaucoup moins discutés par le Conseil. Ce sont des questions qui, selon le document de réflexion, nécessitent une réponse collective, mais  » les divisions et les tensions régionales ont rendu une telle réponse impossible et ont, au contraire, alimenté les crises et conflits régionaux « . Les intervenants peuvent donc se référer à certains aspects de cette dynamique régionale, notamment la fracture sunnite telle qu’elle s’est manifestée principalement entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et l’Iran, le conflit israélo-palestinien non résolu et les divisions au sein de la Ligue arabe, notamment la crise du Golfe au Qatar. Les problèmes de la région, qui sont mis en évidence dans la note conceptuelle et qui peuvent être soulevés, sont les flux de réfugiés et de migrants, la propagation de l’idéologie radicale et l’existence d’économies de guerre, tandis que la pénurie de ressources pourrait accroître l’insécurité dans les années à venir.

    Un autre problème commun auquel la région est confrontée, comme l’indique la note conceptuelle, est celui de la gouvernance. La note conceptuelle fait référence aux principaux atouts de ces pays, tels que les ressources naturelles, la diversité ethnique et religieuse et le dynamisme de la société civile. Cependant, la note indique que ce « potentiel énorme » a été « inexploité » et que des réformes économiques et sociales et l’intégration politique des jeunes, des femmes et des minorités sont nécessaires « pour éviter la radicalisation… mais aussi pour construire à long terme des institutions publiques fortes et durables ».

    Pour la réunion, les membres du Conseil ont été encouragés à éviter d’exposer leurs positions nationales sur la situation de chaque pays concerné, mais plutôt à étudier comment le Conseil pourrait mieux examiner les questions intersectorielles et les problèmes de sécurité communs et identifier les domaines d’intérêt commun dans lesquels le Conseil pourrait réaliser l’unité et contribuer plus efficacement à la paix et la sécurité régionales. En outre, les membres ont été invités à réfléchir à la manière dont les outils du multilatéralisme pourraient contribuer à l’intégration régionale. Au cours des réunions du Conseil, la Russie souligne fréquemment la nécessité d’une architecture de sécurité régionale inclusive pour promouvoir la sécurité et la coopération dans le golfe Persique. La note conceptuelle indique également qu’une priorité absolue  » devrait être de promouvoir la coopération et le dialogue régionaux qui pourraient progressivement ouvrir la voie à la définition d’une architecture globale de sécurité régionale « . Les membres peuvent être intéressés à examiner les idées qui existent à cet égard, ou peuvent s’inspirer de leurs propres expériences, que ce soit par le biais de mécanismes européens, africains ou d’autres mécanismes régionaux qui ont été élaborés pour favoriser le dialogue.

    Il semble que les coorganisateurs considèrent cette réunion comme une occasion d’examiner comment le Conseil pourrait mieux intégrer les dynamiques et les questions plus larges qui affectent souvent les conflits dans leurs discussions par pays. En fonction du type de discussion qui a lieu, les membres peuvent ensuite réfléchir à la façon de faire avancer les idées qui sont soulevées. A ce stade, les idées générales pourraient inclure l’étude des moyens par lesquels le Secrétariat pourrait organiser ses travaux ou les réunions d’information du Conseil pour tenir compte de la dynamique régionale.

    En juin dernier, la Russie a organisé un débat (S/PV.8293) au cours de sa présidence du Conseil sur les causes profondes des conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Tags : ONU, Conseil de Sécurité, Moyen Orient, Afrique du Nord, conflits, coopération,

  • Fiche des Relations Bilatérales Maroc – Chine (2011)

    Projet d’accord, en cours de finalisation, sur les services aériens (actualisant le précédent Accord sur le transport aérien civil (signé à Pékin le 03 décembre 1998) ;

    Projet de convention de coopération technique, en cours de finalisation, pour le recrutement de 200 médecins spécialistes chinois, dans les hôpitaux publics du Royaume.

    EVOLUTION POSITIVE DE LA COOPERATION ECONOMIQUE

    ECHANGES COMMERCIAUX 2011

    Le Volume Global des Echanges Commerciaux a enregistré une baisse, atteignant près de 17 Milliards de DH en 2011, contre 25 Milliards DH en 2010, mais la balance commerciale reste déficitaire au profit de la Chine.

    Les Exportations Marocaines vers la Chine ont enregistré une progression de 50%, passant de 1,2 milliards de DH en 2010 à 1,9 milliards DH 2011, le contrat d’achat de 500.000 tonnes d’Engrais Phosphatés en février 2011 a contribué en grande partie à cette hausse.

    Les importations de la Chine ont régressé de 18%, enregistrant en 2011 une valeur de 15 Milliards de DH, contre 18 Milliards de DH en 2010.

    La chine a régressé au 5ème rang en tant que fournisseur du Royaume en 2011. Elle occupait la 3ème place en 2010 après la France et l’Espagne.

    INVESTISSEMENTS CHINOIS AU MAROC

    Organisation d’un Forum sino-marocain sur l’Investissement à Pékin entre le 18 et le 19 Janvier 2011. Forum organisé par l’AMDI, en collaboration avec le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies,

    Signature d’un Mémorandum d’Entente de Coopération pour la Promotion de l’Investissement Bilatéral entre l’AMDI et l’Agence chinoise de la Promotion des Investissements (CIPA) (22 mars 2011) ;

    LES PRINCIPALES ENTREPRISES CHINOISES OPERANT AU MAROC

    EVOLUTION POSITIVE DE LA COOPERATION ECONOMIQUELe groupe Huawei, fournisseur de solutions de réseau de télécommunications, est équipementier des grands opérateurs nationaux dont Maroc Telecom, Inwi et Méditel, a implanté au Maroc plus de 200 projets en télécommunications, transport et éducation. En 2010, la filiale marocaine « Huawei technologies Morocco » a réalisé 200 millions de dollars en termes de revenu des ventes, dont 80 % grâce aux télécoms;

    La société SINOCHEM, spécialisée dans l’Import-Export de produits chimiques, négocie actuellement avec l’OCP un projet de partenariat où le Maroc fournira les matières premières et la chine les équipements. Le produit phosphaté sera destiné à l’exportation vers le marché chinois ;

    La société HAIER, spécialisée en équipements électroménagers, est actuellement en discussion avec un représentant marocain pour développer une unité de production au Maroc ;

    Intérêt chinois grandissant pour de nouveaux domaines de coopération (énergie solaire, pêche…) et le financement de nouveaux projets d’infrastructures ;

    COOPERATION FINANCIERE

    Ce financement s’inscrit dans le cadre du FOCAC

    Engagement du Gouvernement chinois, de consacrer 10 milliards de $ US de crédits préférentiels destinés aux projets africains d’infrastructure et 1 milliard de $ US aux PME africaines (les huit mesures du plan d’action FOCAC 2010-2012).

    Prêts Préférentiels Concédés

    La Banque China EximBank a concédé, en avril 2011, une ligne de crédit à hauteur de 2, 108 milliards de DH, pour le financement des travaux de l’autoroute Berrechid-Beni Mellal, avec un taux d’intérêt de 2% ; la Banque d’Etat China Development Bank a octroyé une ligne de crédit de 425 millions de DH à la BMCE, en avril 2011, au profit de la PME opérant dans le secteur de l’Export.

    Dons Octroyés

    Au titre de l’année 2011 :

    le lot de matériel d’enseignement scolaire, d’une valeur de 13,37 millions de DH au profit des écoles de la région du sud ;

    le lot de machines agricoles d’une valeur de 2,68 millions de DH, accompagné d’une équipe d’experts chinois chargés de leur installation, au profit du projet pilote de riziculture dans la région du Gharb et ;

    le projet pilote d’éclairage urbain solaire d’une valeur de 13,37 millions de DH, au profit de la capitale ou une nouvelle ville à déterminer.

    COOPERATION TECHNIQUE 2011

    Dans le cadre bilatéral

    22 hauts cadres marocains ont bénéficié d’un programme de formation en Chine, sur la mise en place et la gestion des parcs industriels, sur la mise en place et la gestion des parcs industriels ; Dans le cadre du FOCAC:

    Formation : Dans le cadre de la Coopération Technique Sino-Africaine et Sino-Arabe, le Ministère chinois du Commerce a organisé 55 formations au profit d’une centaine de candidats marocains. En 2011, 53 cadres marocains ont participé à des séminaires/stages/ateliers portant sur différentes thématiques (technologies nouvelles, énergies renouvelables, administration publique etc. …)

    Santé : Un projet de convention de coopération technique est en cours de finalisation, en prévision de recrutement de 200 médecins spécialistes chinois, dans les hôpitaux publics du Royaume. Agriculture : Projet d’assistance technique et de formation pour la promotion de la culture du riz dans le périmètre irrigué du Gharb.

    PERSPECTIVES

    Projet de création d’une Zone Industrielle Chinoise (ZIC) : ce projet est en cours d’étude par la partie chinoise ;

    Projet d’établissement d’un Partenariat stratégique dans le domaine des Phosphates: Négociations en cours entre l’OCP et la société SINOCHEM, spécialisée dans l’Import-Exhttps://www.maroc-leaks.com/2019/03/07/fiche-des-relations-bilaterales-maroc-chine-2011/port de produits chimiques ;

    Projet d’ouverture d’un Bureau Régional du Fonds de Développement sino-africain (CADF) : Ce Fonds effectue actuellement une prospection auprès des pays de l’Afrique du Nord pour connaître les avantages et les privilèges qu’octroient ces pays à des représentations similaires de banques de développement. Le dossier est en cours d’étude par la partie marocaine. Lors de la visite du Ministre chinois du commerce, son homologue marocain avait proposé d’installer au Maroc une succursale du fonds d’investissement chinois pour le développement de l’Afrique.

    Source : Maroc Leaks, 7 mars 2019

    Tags : Maroc, Chine, coopération, fiche, relations bilatérales,