Étiquette : corruption

  • Algérie : Une profonde opération main propre

    Du jamais vu ! Prés d’une soixantaine de personnalités qui exerçaient de hautes fonctions dans l’Etat, il n’y a pas si longtemps, ont défilé devant la justice en une seule journée. Parmi elles figurent deux ex premiers ministres qui ont dirigé les gouvernements successifs de ces dernières années. Tout ce beau monde doit répondre de collision entre le politique et les oligarques qui ont pris une place plus que grande ces derniers temps et qui sont soupçonnés d’enrichissements illicites grâce justement à l’appui de ces responsables.

    Bien sûr, à ce jour, ces ex ministres et autres grands responsables sont convoqués en tant que témoins, mais rien ne dit qu’ils continueront (du moins pour une bonne partie d’entre eux) à pouvoir bénéficier très longtemps de ce statut et que fatalement ils doivent répondre de leurs actes et du degré de leur implication dans bon nombre de dossiers de corruption et de dilapidation du deniers publics.

    Mais à l’heure actuelle, il faut toujours garder en tête que la présomption d’innocence doit être de mise dans ce genre de cas, mais aussi, il faut que la justice passe et elle doit passer, et ce sera à elle seule de décider de la suite à donner à chacun de ces dossiers et à chacun de ces hommes cités dans ces affaires quel que soit leur statut.

    Ces bouleversements et ces grands moments d’histoire sont en réalité une conséquence directe de ce formidable mouvement populaire né un certain 22 février qui a changé bien des plans pré- établis et bien des passages en force qui ont été tués dans l’œuf et qui se sont anéantis un certain 02 avril avec la démission de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

    Ce sont là, certes, de grandes victoires du Hirak qui voit une importante partie de ses revendications satisfaites, mais il reste encore à trouver une sortie de crise consensuelle qui permettra au pays de concrétiser ce souhait d’édification d’une nouvelle république plus juste et démocratique où la voix et le pouvoir du peuple seront au dessus de toutes les autres considérations et où toutes les bonnes volontés et les bonnes énergies seront au service du développement du pays.

    Il s’agit de mettre fin à toutes les dérives auxquelles nous avons assistées ces dernières années et d’en finir une bonne fois pour toutes avec ces pratiques de corruption, de clientélisme et de passe droit et d’arriver à ce que chaque responsable sache une bonne fois pour toute qu’il est là au service du pays et du peuple uniquement et que l’Algérie n’est pas un bien privé où il peut se permettre tous les dépassements et les dérives jusqu’à appauvrir tout un peuple pour servir un clan.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune

    Tags : Algérie, corruption, armée, transition,

  • Le Tribunal Militaire convoque Tayeb Belaiz

    Le tribunal militaire de Blida vient de convoquer l’ancien président du Conseil constitutionnel,Tayeb Belaiz, rapporte la chaîne Echorouk News.

    Ce dernier comparaîtra pendant l’écriture de ces lignes comme « témoin » dans le cadre de l’affaire Saïd Bouteflika, Toufik et Tartag.

    Lors de la mise sous mandat de dépôt de Saïd Bouteflika et des généraux Tartag et Toufik, le communiqué du parquet militaire de Blida a laissé entendre que d’autres personnes pourraient être concernées par des poursuites dans le cadre de la même enquête.

    Rachel Hamdi

    Source : Echourouk Online, 16 mai 2019

    Tags : Algérie, tribunal militaire, Tayeb Belaiz, armée, transition, corruption,

  • Algérie : La cour et le clan

    par Mohamed Salah

    Faut-il s’étonner de la dernière déclaration du président de la Cour des comptes au micro de la chaîne 3 ? Abdelkader Boumaâraf a confirmé que l’institution qu’il préside n’a jamais publié ses rapports annuels depuis 1999, année de l’intronisation de Bouteflika.

    Petit rappel de l’histoire : l’enquête de la Cour des comptes, saisie par Chadli Bendjedid, aboutit à un premier arrêt qui sera prononcé le 8 août 1982 et qui «met en débet Abdelaziz Bouteflika pour une somme dont la contre-valeur en dinars représente 58.868.679, 85 DA et qui reste à justifier».

    La Cour explique que ce montant «est l’aboutissement des longues investigations tant à la Trésorerie principale d’Alger qu’au ministère des Affaires étrangères».

    Suite à cette décision, Bouteflika se voit d’abord suspendu du Comité central du FLN avant son exclusion par le congrès de l’ex- parti unique. Connaissant le passif de l’ex- président de la République on soupçonne l’une des raisons pour lesquelles Bouteflika a mis sous le coude l’institution, l’empêchant d’accomplir ses missions.

    Or, la mission essentielle de la Cour des comptes est de «favoriser l’utilisation régulière et efficiente des ressources, moyens matériels et fonds publics, de promouvoir l’obligation de rendre compte et la transparence dans la gestion des finances publiques et de contribuer au renforcement de la prévention et de la lutte contre les diverses formes de fraudes et de pratiques illégales». Théoriquement. «Car en théorie tout se passe bien», comme l’a dit un auteur inconnu, puisqu’en réalité, la Cour des comptes a ressemblé à toutes les institutions publiques du temps du régime Bouteflika. Des coquilles vides résonnant aux seuls échos des injonctions formulées en haut lieu.

    On comprend un peu mieux le sentiment d’impunité qui a longtemps régi la gestion de l’argent public et les largesses permises à ses gestionnaires en dilapidant des milliards et des milliards de dinars entre malversations et incompétences qui ont coûté très cher au Trésor public.

    Le clan et ses cercles sont parvenus à discréditer toutes les structures organisationnelles de l’Etat, plaçant leurs hommes aux postes clé décisionnels. La justice tout comme ses appendices ont été instrumentalisés au seul service du pouvoir alors en place.

    Aujourd’hui encore, après la chute du système, on est en train de vivre les mêmes réflexes avec la nomination de profils, pour le moins surprenants, à la tête des institutions de l’Etat.

    Tags : Algérie, transition, clan, Bouteflika, cour des comptes, corruption, trésor public,

  • Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis

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    Africa Regional Media Hub

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis

    Mme Merritt y parlera du dialogue stratégique bilatéral avec le Kenya, de son récent déplacement en république démocratique du Congo et des programmes de l’INL en matière de criminalité et de corruption en Afrique
    WASHINGTON D.C., États-Unis d’Amérique, 16 mai 2019/ — Le 23 mai 2019 Point de presse téléphonique sur les défis de la criminalité et de la corruption en Afrique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe des États-Unis.

    ÉVÉNEMENT:

    Veuillez vous joindre à nous le 23 mai 2019 à 12h00 TU pour un point de presse téléphonique avec Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe pour le bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de répression (Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs ou INL). Mme Merritt y parlera du dialogue stratégique bilatéral avec le Kenya, de son récent déplacement en république démocratique du Congo et des programmes de l’INL en matière de criminalité et de corruption en Afrique.

    CONTEXTE :

    L’INL veille à la sécurité des Américains par la lutte contre la criminalité, les drogues illicites et l’instabilité à l’étranger. Nous faisons progresser ces priorités par l’engagement et l’assistance diplomatiques pour renforcer les entités du secteur du maintien de l’ordre et de la justice pénale afin que les partenaires et les alliés gèrent plus efficacement les menaces transnationales dans leur pays avant qu’elles atteignent les frontières des États-Unis. En quelques mots, nous veillons à la sécurité par la justice. La mission principale de l’INL est de :

    Favoriser la stabilité, l’état de droit, les droits humains et la démocratie,
    Promouvoir la croissance économique sur les marchés étrangers, et faire en sorte que les entreprises américaines y puissent lutter à armes égales,
    Soutenir nos partenaires des forces de l’ordre, et
    Faire en sorte qu’il soit plus difficile de se livrer à des activités relevant de la criminalité internationale, du terrorisme, et du commerce illicite.

    La sous-secrétaire adjointe Mme Merritt supervise les activités de l’INL en RDC et dans le reste de l’Afrique sur la voie de ces objectifs par : l’assistance aux partenaires africains dans le cadre de la lutte contre le crime organisé transnational, le trafic de drogue et le terrorisme ; la facilitation des opérations de stabilisation post-conflit et de la réforme du secteur de la sécurité ; le renforcement des systèmes de justice criminelle de sorte à les responsabiliser vis-à-vis du public et à garantir le respect des droits de l’homme ; et la promotion de la coopération régionale.

    DÉTAILS :

    Intervenante : Heather Merritt, sous-secrétaire d’État adjointe pour le bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de répression

    Date : 23 mai 2019

    Heure : 12h TU/14h00 Afrique du Sud

    * Veuillez utiliser le convertisseur de fuseau horaire afin de calculer l’heure du début de l’événement dans votre fuseau horaire.

    Langue : Anglais. Un service d’interprétation en français et portugais sera disponible.

    Règles de base : « On the record », les déclarations sont officielles.

    Confirmation de la participation

    (RSVP) : Confirmez votre participation via Eventbrite.

    Twitter : Suivez la conversation à #AFHubPress pour l’appel. Suivez-nous sur @AfricaMediaHub et @StateINL.

    LOGISTIQUE :

    · Les participants devront se connecter à la téléconférence 10 à 15 minutes avant son début.

    · L’opérateur demandera aux journalistes qui se connectent à titre individuel de donner leur nom, celui de leur organe de presse ainsi que leur localisation. Il demandera aux ambassades leur nom et leur localisation.

    · Le modérateur assurera la répartition du temps de parole entre les appelants connectés pour les questions-réponses. Les journalistes participant à l’appel en conférence en anglais uniquement seront invités à appuyer sur les touches « * » et « 1 » de leur téléphone pour figurer sur la file d’attente de questions. Nous demandons aux journalistes de bien vouloir limiter leur intervention à une seule question et d’indiquer à quel intervenant elle s’adresse.

    · Ils peuvent également poser leurs questions par courrier électronique à afmediahub@state.gov avant l’appel.

    BIOGRAPHIE :

    Heather Merritt a été officiellement nommée sous-secrétaire d’État adjointe au Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression (INL) en octobre 2018 après avoir exercé des fonctions intérimaires depuis novembre 2017. À ce titre, elle supervise le bureau des programmes Afrique et Moyen-Orient de l’INL et le bureau chargé de l’assistance et des partenariats en matière de justice pénale. Auparavant, elle était directrice du bureau des programmes Afrique et Moyen-Orient de l’INL, qui met en œuvre des programmes d’assistance étrangère dans plus de trente pays partenaires de l’Afrique et du Moyen-Orient, pour les aider à développer de manière durable leurs institutions du secteur de la justice pénale et de la sécurité civile.

    Mme Merritt est titulaire d’une maîtrise en stratégie des ressources nationales de la Dwight D. Eisenhower School of National Security and Resource Strategy de la National Defense University à Washington.

    Madame Merritt a été cheffe de mission adjointe à l’ambassade des États-Unis à Luanda, en Angola, de 2012 à 2015 et a exercé les fonctions de chargée d’affaires par intérim pendant un an dans le cadre de cette affectation. Elle a également occupé le poste de responsable du bureau politique/économique de l’ambassade des États-Unis de Gaborone, au Botswana et de responsable du bureau politique adjointe à l’ambassade des États-Unis d’Abuja, au Nigéria. Elle avait auparavant occupé des fonctions diplomatiques au Zimbabwe et au Mexique et travaillé à Washington au sein du bureau de la Colombie au Bureau des affaires des Amériques. Elle a rejoint le département d’État en 1998.

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    SOURCE

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    Tags : Afrique, Heather Merritt, Criminalité, corruption, trafic, drogue, Kenya, Congo, RDC, stupéfiants, narcotrafic,

  • La dictature au Maroc règne par la peur du pire « C’est moi ou le chaos ! ».

    Mon point de vue sur les formes élémentaires de la dictature dans mon pays ( Maroc).

    Par Orilio Leaks

    Indépendamment des explications sociologiques et politiques présentées concernant le régime néo-féodal marocain, les processus historiques de son implantation et le profil de ses principaux acteurs, en laissant de côté les schémas théoriques sur la dictature, le totalitarisme et l’autoritarisme et en prenant uniquement pour matière première ce qu’on a lu, vu et écouté, on peut déduire sans ambages le profil et le système de fonctionnement de la dictature au Maroc.

    Le pouvoir au sommet de l’État est personnel et absolu. Un chef d’État issu d’un protectorat français, ou d’un plébiscite populaire, contrôle tous les rouages sécuritaires, civils, économiques, militaires et administratifs du pays. Pour exercer ce pouvoir absolu, il n’a cure d’aucun texte, d’aucune loi, d’aucun code qui puisse freiner sa volonté ou contrôler ses directives. Les textes et les lois n’existent que pour servir le système de domination et constituer un support à l’arbitraire des sanctions.

    Le noyau du pouvoir est le chef de l’État entouré d’un cercle restreint de fidèles qui lui sont liés par des rapports de parenté et de consanguinité : les fils, les frères, les cousins maternels et le beau-frère, les copains etc.

    Trois instruments « basiques » font fonctionner le pouvoir : la terreur, la corruption et le couple propagande-endoctrinement. La terreur pratiquée est sidérale, infinie, une capacité à donner la mort sans limites sous la couverture de lois d’exception quasi éternelles.

    Pour ce faire, la population, les citoyens, au regard du pouvoir, muent et deviennent « inhumains ». Ils se transforment, selon le régime en « rats », en « criminels monstrueux », en « traitre », en « madaouikh », en «jiaanine», en « citoyens de 20 dhs ». Ainsi, on peut faire feu à volonté.

    Quant à la corruption, elle peut faire en soi l’objet d’une recherche approfondie, tant elle est variée, multiple et « créative ». Ce qu’il y a à retenir, c’est le grand dessein de « clientélisation à la corruption » de l’ensemble de la population. Tout le monde est invité à participer à la «grande bouffe» de la corruption, du petit douanier à la tête du pouvoir.

    S’il existe un droit reconnu par la dictature marocain, c’est bien le droit à être corrompu ! Tout le monde est impliqué, tout le monde est complice. Ceux qui refusent de jouer le jeu sont les suspects et les traîtres en puissance, des êtres « asociaux », potentiellement dangereux. Attention ! Honnête, donc suspect.

    Enfin, la dictature marocaine se construit « une image » supposée combler le degré zéro de liberté et de démocratie. À coups de propagande et d’endoctrinement, nos dictateurs de pouvoir absolu au Maroc choisissent leur thème préféré. Actuellement « c’est nous ou le chaos ! », un système de matraquage et d’informations distillées qui diffuse frayeur et méfiance au sein de la population. Celle-ci, atomisée, ayant perdu les liens fondamentaux de la solidarité de base, devient, selon les attentes du régime fasciste, demandeuse de stabilité à n’importe quel prix.

    L’image du régime telle qu’elle apparaît dans la propagande-endoctrinement est celle du gardien de la stabilité, d’une soupape de sécurité qui empêche les catégories sociales et les divers segments de la population de s’entretuer. Le propre de pouvoir au sommet de l’État est personnel et absolu est de créer et d’entretenir la guerre civile larvée tout en prétendant la contrecarrer.

    En matière de relations internationales, il recoure surtout au mensonge et au chantage. Le mensonge comme moyen de gagner du temps et de mettre en confiance les démocraties occidentales : en effet, les potentats marocains montrent patte blanche et déversent moultes promesses afin de gagner du temps et, en fin de compte, de ne tenir aucun engagement. Ils disposent par ailleurs de machines bien rodées pour pratiquer le chantage, au terrorisme, au trafique de drogue, à l’émigration clandestine surtout, dirigées aussi bien contre le monde occidental que contre leurs pays « frères ».

    Quand ils prétendent lutter contre le trafic de drogue, l’émigration clandestine et au terrorisme surtout dans ses versions islamistes fondamentalistes, ils le font en fait contre des groupes qu’ils ont eux-même crées, entretenus et entraînés. Il les « vendent » au moment opportun, avec de juteux dividendes, au plus offrant.

    Dans le système de guerre civile larvée mis en place, le régime constitue ses propres bases sociales. La dictature au Maroc n’est pas isolée socialement à l’instar des autres dictatures arabes et de certaines dictatures militaires africaines, d’Asie ou d’Amérique centrale. Elle émane et s’enracine dans des segments socio-culturels qui alimentent ce que Ibn Khaldoun a bien vu et nommé le asab, cet ensemble diffus de solidarité fondé sur la parenté, le clientélisme et le pillage, en vue de construire et de maintenir un pouvoir autour d’une famille tribale, d’une communauté religieuse et d’une région spécifique. C’est au sein de ces groupes ethno-socio-culturels que le pouvoir constitue ses réserves de sbires, hommes de main et autres barbouzes, supplétifs de l’armée régulière et de la police. Forces sûres, surarmées et surentraînées, elle surveille l’armée et les forces de l’ordre, intervient en parallèle et fait le ménage dans les unités trop sensibles aux doléances et aux chants de sirènes du peuple. Ultime rempart de sauvegarde du régime.

    L’économie n’est pas au centre de la vie sociopolitique. Elle ne produit pas le réseau d’intérêts qui crée normalement les liens sociaux et détermine (la politique). Elle constitue entre autres un outil de la dictature, est assujettie à la volonté du pouvoir et fonctionne comme un système de récompenses pour les clients et de sanctions pour les opposants et les récalcitrants.

    À noter aussi l’inexistence de frontières claires entre les biens publics et les caisses privées du chef de l’État et de sa famille au Maroc et l’utilisation de celles-ci contre les citoyens et les opposants. Il n’est pas hasardeux de faire observer la reproduction de ces « formes » dans tous ces pays arabes. Relèvent-elles d’un même fonds culturel ? Marquent-elles l’échec de l’État moderne démocratique face à la toute-puissance des structures primordiales, celles des ahl ? À quel prix les révoltes du printemps arabe pourraient-elles réduire ces structures faute de les éradiquer ? Face à la capacité infinie de nuisance et de violence, la non-violence est-elle possible et gagnante ? Dans la logique de ces systèmes, la guerre civile n’est pas une alternative malheureuse, mais semble bien constituer un fait accompli !

    Tags : Maroc, Makhzen, Mohammed VI, prédation, dictature, répression, corruption, clientélisme,

  • Algérie : L’armée passe à la vitesse supérieure

    L’arrestation d’Ali Haddad, une des plus grandes fortunes de l’Algérie, fait partie d’une opération anti-corruption plus étendue qui a affecté une douzaine de grands entrepreneurs algériens parmi lesquels certains sont très proches du clan Bouteflika, Saïd en particulier.

    Selon Carlos Ruiz Miguel, professeur à l’Université de Saint-Jacques de Compostèle, « avec la détention de Saïd Bouteflika, Tartag et Toufiq, l’armée vient d’offrir un gage de sincérité et sérieux dans la lutte contre la corruption et la système implanté par l’entourage de l’ancien président ».

    Dans une interview accordée au journal espagnol La Razón, Carlos Ruiz Miguel, grand connaisseur du Maghreb, a signalé qu’il y aura des acteurs qui voudront provoquer une situation similaire à celle de l’Egypte (la France ou le Maroc). « Cependant, dit-il, l’armée ne le permettra pas. D’ailleurs, elle l’a déjà fait en 1991. Si les islamistes remportent le processus électoral, l’armée interviendra pour l’empêcher. Et pour éviter ce scénario, l’on procédera à filtrer les candidatures électorales et les islamistes seront bloqués ».

    Selon d’autres sources, il s’agit d’une guerre ouverte entre l’armée et le clan Bouteflika qui avec son argent finançait les campagnes électorales de l’ex-président. Au centre de ce système se trouvait celui qui était jusqu’à hier le président du FCE, Ali Haddad.

    Régler les comptes aux entrepreneurs qui ont bénéficié pendant longtemps de ses relations étroites avec la classe dirigeante du pays faisait partie des revendications des manifestants du Hirak. L’armée y a répondu favorablement avec cette campagne d’arrestations. Maintenant, c’est à la justice de prouver qu’elle est capable d’être sufisamment indépendante pour poursuive l’opération d’assainissement entamée. Surtout qu’elle jouit du soutien de l’homme fort du pays, le général Gaïd Salah.

    Tags : Algérie, article 102, armée, Gaïd Salah, corruption, Saïd Bouteflika, Tartag, Ali Haddad, Toufik,

  • Algérie : Justice et ANP aux premières lignes dans la lutte contre la corruption

    Lors de sa visite à la 5e Région militaire, le Chef d’état-major de l’ANP est revenu sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays, traitant pêle-mêle les dossiers de la corruption, de la justice et insistant, encore une fois, sur le soutien de l’armée aux revendications du peuple.

    Par Amirouche El Hadi 

    Réitérant que le Haut Commandement de l’armée veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, il a assuré que » les services du ministère de la Défense nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement. »

    Ces dossiers, affirme encore le vice-ministre de la Défense nationale, dévoilent « des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ».

    Il a souligné que « l’armée assumera sa responsabilité face à l’Histoire » et cette opération qui n’est qu’à ses débuts se déroulera, selon le chef d’état- major, « loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toutes mesures arbitraires ou de règlement de comptes. Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requiert beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains d’échapper à la justice ».

    Pour le vice-ministre de la Défense « l’armée a été le précurseur dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par-devant la justice militaire, à savoir les anciens commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie nationale et l’ancien directeur des Services financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles ».

    Dans le deuxième volet de son intervention en présence des haut cadres et le personnel de l’ANP à Biskra où il avait assisté à un exercice, le général de corps d’armée a mis l’accent sur l’attachement de l’Armée nationale populaire à la voie constitutionnelle, qui exige de réunir les conditions appropriées pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais possibles, dans la mesure où elle constitue la solution idoine pour sortir de la crise.

    A ce propos il affirme, « l’attachement profond du Commandement de l’Armée nationale populaire à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement ».

    En tout cas la position de l’ANP, ajoute le général de corps d’armée est une « position de principe et est un signe manifeste et constant de la détermination de l’institution militaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principe constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’Armée nationale populaire et son Commandement ».

    Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’oeuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation de l’élection présidentielle le plus tôt possible, du fait qu’elle constitue la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entraîner le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation.

    Pour lui, « Ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification.»

    Il accuse « j’ai affirmé dans une rencontre antérieure que nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel ».

    Source : La Tribune des Lecteurs, 04/05/2019

    Tags : Algérie, armée, corruption, said Bouteflika, Tartag, Toufiq,

  • Maroc : l’épouse du ministre Mezouar touchait 10 millions comme fonctionnaire « fantôme »

    L’épouse de l’ex-ministre des affaires étrangères Salaheddine Mezouar touchait la somme de 10 millions de centimes (près de 10.000 euros) en tant que fonctionnaire « fantôme ».

    Selon des sources citées par le site Noon Presse, l’épouse du patron de la principale organisation patronale CGEM recevait son salaire de la banque Crédit Agricole sans avoir jamais mis les pieds dans l’institution dont elle est sensée être employée. Pour justifier son absence, elle prétandait accompagner son mari lors de ses déplacements à l’étranger.

    D’après le site TelQuel qui cite le journal le Matin, entre 2012 et 2015, le ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration affirme que 20.000 personnes ont été licenciées sur les 70.000 à 90.000 « fonctionnaires fantômes » que compte encore aujourd’hui l’administration marocaine.

    Les emplois fictifs (fonctionnaires fantômes) constituent un véritable au Maroc en raison de la corruption qui gangrène toutes les institutions du pays où les responsables, en échange d’un pourcentage du salaire, tourne le regard vis-à-vis des absences des employés.

    Tags : Maroc, corruption, emplois fictifs, fonctionnaires fantômes, Salaheddine Mezouar,

  • Algérie : Gaïd Salah pour un dialogue constructif pour sortir de la crise

    Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général decorps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a exprimé sa conviction que « le dialogue constructif avec les institutions de l’Etat, est l’unique moyen pour sortir de la crise ».

    C’est ce qu’a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) rendu public hier mercredi. « Je demeure entièrement convaincu qu’adopter le dialogue constructif avec les institutions de l’État, est l’unique moyen pour sortir de la crise, étant conscient que le dialogue est l’un des moyens les plus civilisés et les plus nobles dans les relations humaines et la voie la plus judicieuse pour présenter des propositions constructives, rapprocher les points de vue et atteindre un consensus autour des solutions disponibles », a déclaré Gaïd Salah dans une allocution prononcée lors d’une réunion d’orientation et suivie, via visioconférence, par les cadres et les personnels des unités de la 4e et la 5e RM, lors de sa visite à la 5e RM.

    Le chef d’état-major de l’ANP a tenu « à saluer l’adhésion de nombreuses personnalités et partis à l’idée de l’importance d’adopter le principe de dialogue, qui doit aboutir à des mécanismes raisonnables de sortie de crise. C’est là une position qui leur sera reconnue durant cette phase, où l’intérêt de la Nation doit être le dénominateur commun entre toutes les parties ».

    Pour le général de corps d’armée « l’ensemble des dispositions jusque-là prises a suscité un consensus national que nous avons perçu à travers les slogans scandés lors des marches à travers différentes wilayas du pays, à l’exception de certaines parties qui rejettent toutes les initiatives proposées, et oeuvrent à semer les graines de la discorde en conformité avec leurs intérêts étroits et ceux de leurs commanditaires ».

    Il a souligné que « les intentions malveillantes de ces parties ont été démasquées et dénoncées par les différentes franges du peuple, qui ont fait preuve d’une exceptionnelle et authentique, dans la mesure où elles ont rejeté leurs thèses visant à porter atteinte à la crédibilité et aux efforts des institutions de l’État à dégager et trouver des sorties decrises pacifiques ».

    Il a relevé qu’ »en conséquence, il y a lieu de s’armer de prudence pour ne pas tomber dans le piège visant à perturber les manifestations pacifiques et les dévier de leur objectif par des agissements hostiles à la patrie, à son intégrité territoriale ainsi qu’à exploiter ces manifestations afin de porter atteinte à la sécurité nationale du pays et mettre en danger son unité nationale ».

    Dans ce discours rendu public hier il n’a pas été question des élections présidentielles ni de l’attachement à la voie constitutionnelle pour sortir de la crise actuelle,comme ce fut le cas lors du discours rendupublic avant-hier mardi par le MDN.

    « L’attachement profond duCommandement de l’ANP à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement, émane du fait que tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives de l’ANP, mais de celles du Président qui sera élu conformément à la volonté du peuple », a déclaré Gaïd Salah dans cette allocution.

    Il a affirmé que « cette position de principeest un signe manifeste et constant de la détermination de l’ANP à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principe constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’ANP et son Commandement ».

    « Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’oeuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plus tôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entrainer le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation », a-t-il indiqué.

    Ce mécanisme constitutionnel, a-t-il poursuivi, « permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développementet de l’édification ».

    Plusieurs lourds dossiers de corruption

    Le chef d’état-major de l’ANP a rappelé avoir affirmé dans une rencontre précédente que « nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’État, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel ».

    Gaid Salah a indiqué que « ces individus, qui ont intentionnellement causé cette crise, sont ceux-là mêmes qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise. Ils ont ainsi démontré qu’ils sont l’ennemi du peuple, lequel sait pertinemment comment mettre en échec, en compagnie de son armée, ces complots et mener le pays vers un havre de paix ».

    Concernant la poursuite en justice de »tous ceux impliqués dans le pillage des deniers publics et la dilapidation des richesses du pays, qui fait partie des principales revendications que le peuple a exprimé avec insistance, depuis le début de ses marches pacifiques », le vice-ministre de la Défense nationale a indiqué que les services du MDN « détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ».

    « Aussi et partant de notre souci profond deprotéger l’économie nationale, les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la justice pour les étudier et enquêter pour poursuivre tous ceux qui y sont impliqués », a-t-il assuré.

    Il a relevé que l’ANP « insiste également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requiert beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice ». »Il y a lieu d’indiquer que l’opération n’est qu’à son début et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs », a-t-il soutenu.

    Au sein de l’ANP, « nous n’avons jamais toléré la corruption, nous étions même les précurseurs dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par devant la justice militaire, à savoir les anciens Commandants des 1re, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie nationale et l’ancien directeur des services financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles », a-t-il poursuivi.

    Par : LAKHDARI BRAHIM

    Source : Le Midi Libre, 2 mai 2019

    Tags : Algérie, Transition, article 102, Gaïd Salah, armée, ANP, corruption,

  • Algérie : Des dossiers très lourds dans les affaires de corruption

    C’est devenu maintenant une tradition que de voir Ahmed Gaïd Salah enchaîner les interventions publiques chaque mardi, pour s’exprimer sur la crise politique que traverse l’Algérie.

    Son dernier discours prononcé le 30 avril dernier à l’Ecole des troupes spéciales de Biskra, même s’il comporte quelques nouveautés, ne déroge pas non plus à la règle que s’est imposée le chef d’Etat-major, dans un rôle qu’il ne semble pas maîtriser parfaitement.

    A force de multiplier les discours, il a fini par se compliquer la mission, que certaines parties n’hésitent pas à qualifier d’ingérence dans un domaine face auquel l’Etat-major de l’ANP aurait dû garder ses distances.

    Dans son premier discours, le même jour, il a tout simplement fermé toutes les issues devant une solution en dehors de la Constitution.

    Quelques heures plus tard, il a subitement changé de ton, pour vanter les vertus du dialogue. « Je demeure entièrement convaincu qu’adopter le dialogue constructif avec les institutions de l’Etat est l’unique moyen pour sortir de la crise », a-t-il déclaré, reconnaissant implicitement que les conditions d’un scrutin présidentiel conformément à la Constitution sont loin d’être réunies.

    Plus que conscient des difficultés qui font obstacle à la tenue des élections, le 4 juillet prochain, il s’est abstenu de préciser la date du scrutin, tout en insistant sur la détermination de l’armée à ne pas « s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances.

    Quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’armée », a-t-il martelé. Sachant que son discours, qui a été critiqué par les étudiants, sortis en masse manifester dans plusieurs villes, ne va pas emballer les Algériens, dont l’objectif est le départ du régime et de ses têtes, il axé l’essentiel de second discours sur la lutte contre la corruption.

    Selon lui, les services du MDN disposent de dossiers de corruption « très lourds », portant sur des montants astronomiques. Le général de corps d’armée, dont les propos ont été rapportés par la chaîne A3 de la télévision nationale, a assuré avoir pris connaissance « personnellement » de la teneur de ces dossiers, qui, a-t-il précisé, ont été mis à la disposition de la Justice, maintenant que celle-ci s’est libérée des « pressions ».

    Pour le chef d’État-major, le traitement de ces dossiers ne saurait attendre, au risque de voir les personnes impliquées échapper à la Justice.

    Dans le même contexte, il a promis de « nettoyer l’Algérie des corrompus et des corrupteurs ; mais aussi de ceux qu’il a qualifiés d’ « arrivistes, qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’ANP et à son commandement ».

    Qui sont-ils et quel est le rapport entre ces « prédateurs » et « ceux qui veulent entraîner l’Algérie vers le vide constitutionnel en déstabilisant le pays » ? Il n’a donné aucun détail, mais a tenu à préciser que « les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la Justice, pour les étudier et pour poursuivre tous ceux qui sont impliqués ».

    Ahmed Gaïd Salah a parlé d’ « un consensus national perçu à travers les slogans scandés lors des marches de vendredi », tout en évoquant « certaines parties, qui œuvrent à semer les graines de la discorde en conformité avec leurs intérêts étroits et ceux de leurs commanditaires ».

    Qui sont ces parties, qui agissent librement sans être gênées, et qui sont leurs commanditaires que le chef d’Etat-major donne l’impression d’avoir identifiés ? Ces adversaires ne vont pas manquer de l’accuser d’entretenir le suspense afin de gagner du temps.

    Quoi qu’il en soit, devant une classe politique amorphe et opportuniste, il ne risque pas d’être embarrassé.

    Mohamed Mebarki

    Source : L’Est Républicain, 2 mai 2019

    Tags : Algérie, transition, Hirak, armée, Gaïd Salah, corruption,