Étiquette : corruption

  • Algérie : La rue disqualifie la présidentielle

    9e VENDREDI DE CONTESTATION
    La rue disqualifie la présidentielle

    Une pression très forte s’exerce depuis deux semaines pour l’annulation de l’ élection présidentielle compromettant ainsi la dernière véritable carte politique jouée par les dirigeants actuels.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Il ne se passe plus, en effet, un jour sans que des appels au rejet du processus électoral devant aboutir à l’élection d’un nouveau chef d’État le 4 juillet prochain soient enregistrés. Depuis que l’annonce en a été faite, la rue gronde à cet effet tous les vendredis. De très nombreux slogans rejetant cette option sont exprimés dont quelques-uns souvent très durs et entendus d’un bout à l’autre du territoire national. Hier encore, dans les rues d’Alger, on pouvait lire sur des affiches : «On ne fait pas du neuf avec du vieux, pas d’élections avec cette bande.»

    En substance, le même message a été transmis mardi dernier par les étudiants sortis en force maintenir la pression pour le départ de tous les symboles du système. Sur une chaîne de télévision privée, l’un d’eux résumait tout l’esprit de la revendication : «Aller à un scrutin avec les mêmes hommes équivaudrait à annuler notre révolution et tout ce que nous avons fait depuis le 22 février dernier.»

    Ce sentiment est très largement partagé, y compris par ceux-là mêmes censés appuyer techniquement la démarche puisque les magistrats et les maires ont annoncé à leur tour leur intention de ne pas «gérer» les élections du 4 juillet prochain.

    Jeudi, le Club des magistrats a tenu à expliquer les raisons de cette démarche. Selon son porte-parole (interrogé par TSA), les magistrats refusent de travailler sur la base du code électoral actuel car «le rôle du juge est purement statistique, il ne peut ni visiter ni surveiller les centres de vote, il ne fait que valider les résultats qui lui sont présentés».

    «Ce n’est une opposition ni à l’armée ni à son commandement», a tenu à préciser ce dernier. Cette position fait-elle l’unanimité chez les magistrats ? Il est à rappeler que, durant les rassemblements organisés par ces derniers, il a été annoncé à l’opinion publique que le boycott était un soutien au mouvement populaire.

    Dans les deux cas, le fait essentiel demeure le même, puisque le scrutin est rejeté. Avec le refus de nombreux maires de superviser l’opération, la décision des magistrats constitue un élément fondamental dans le blocage du processus et les dirigeants actuels l’ont compris.

    Dans un communiqué publié cette semaine, le Club des magistrats a fait savoir que des pressions se sont exercées sur leurs confrères de Oued Souf et Annaba. Ces pressions n’ont pas eu raison de la détermination affichée puisque le corps concerné a refusé ce mardi d’entamer la révision du corps électoral. Cette déclaration a été faite mardi, à quelques heures de l’annonce de la démission du président du Conseil constitutionnel et son remplacement par Kamel Fenniche.

    L’homme n’est finalement pas aussi inconnu qu’on le croyait. Des victimes du Printemps berbère l’ont désigné comme étant le procureur (à Béjaïa) qui les avait condamnés. Sur la toile, les Algériens se sont enflammés et remplacé le nom de Belaïz par celui de Fenniche sur la liste des personnes appelées à «dégager».

    Des spécialistes en droit constitutionnel sont, en outre, intervenus le jour de sa nomination expliquant que la démission de Belaïz à l’heure où la révision du corps électoral débutait n’est pas un élément de blocage réel, contrairement à la nomination de son remplaçant. Ces derniers affirment que sa désignation est illégale au regard de l’article 183 de la Constitution qui stipule que le président du Conseil constitutionnel et son vice-président font partie des quatre personnes devant être nommées par le président de la République et doivent être les représentants du pouvoir exécutif et non du pouvoir constitutionnel.

    Le problème fondamental mis en avant par ces mêmes constitutionnalistes est cependant davantage politique. Il est directement lié la crise de confiance, au rejet par les Algériens des figures qui veulent organiser ce scrutin ce qui rend leur tenue pratiquement impossible aujourd’hui.

    Cette situation semble d’ailleurs liée à la déclaration du chef d’état-major.

    Après avoir déclaré que les slogans des manifestants étaient irréalisables, ce dernier a changé de ton en affirmant que «toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais». Va-t-on vers l’annulation des élections du 4 juillet ?

    A. C.

    Le Soir d’Algérie, 20 avr 2019

    Tags : Algérie, transition, article 102, armée, corruption,

  • Le Palais Royal au sommet de la corruption au Maroc, d’après les États-Unis

    Ignacio Cembrero

    El País, 2/12/2010

    Les diplomates américains décrivent des cas concrets ou les conseillers de Mohamed VI demandent des commissions pour autoriser des projets immobiliers

    « L’influence et les intérêts commerciaux du roi [Mohamed VI] et de certains de ses conseillers » sont perceptibles « dans chaque grand projet immobilier au Maroc ». Le conseiller commercial des Etats Unis, rattaché au Consulat américain à Casablanca, est arrivé à cette conclusion, en décembre de l’année dernière, après s’être réuni séparément avec des représentants du secteur ayant eu affaire, de près ou de loin, au palais royal.

    Dans une note secrète du 11 décembre de l’année dernière le conseiller commercial signale le nom de ses sources et raconte avec toutes sortes de détails l’histoire d’un homme d’affaires qui, pour le compte d’un consortium international, souhaitait invertir 220 millions de dollars (162 millions d’euros) dans un projet immobilier. Pour ne pas porter préjudice aux sources du conseiller, EL PAÍS omet de donner les noms de ses interlocuteurs et des sociétés mentionnées dans la note américaine.

    L’homme d’affaires obtint un permis de construire du gouverneur de la région où il voulait invertir, mais peu après le palais « l’encouragea vivement » à s’associer avec lui à travers une société appartenant à la famille royale. L’investisseur rejeta la proposition et dut supporter trois mois de paralysie du projet ».

    Au bout d’un moment la société appartenant au palais proposa alors à l’homme d’affaires de lui organiser une visite dans un pays du Golfe Persique ou il avait de nombreux contacts pour essayer d’encourager l’investissement étranger au Maroc. En échange de ce service il serait « le seul propriétaire » de son projet immobilier au Maroc. Il accepta la proposition.

    Corruption

    La délégation marocaine qui voyagea à ce riche pays du Golfe était dirigée par l’un des plus hauts cadres d’une des sociétés appartenant à la famille royale. Lors d’une réunion avec les investisseurs de la place le cadre marocain leur expliqua que seules trois personnes au Maroc étaient habilitées à prendre les décisions sur les grands investissements immobiliers: Fouad Ali el Himma, grand ami du souverain et leader du Parti Authenticité et Modernité (PAM) ; Mounir Majidi, secrétaire particulier de Mohamed VI, et le roi lui-même. « Parler avec quelqu’un d’autre est une perte de temps », leur dit-il. La PAM est le parti qui gagne les dernières élections municipales en juin 2009.

    Après le retour de la délégation au Maroc, la société appartenant au palais reçu des instructions de ses propriétaires de mettre presque complètement en oeuvre l’accord conclu avec l’homme d’affaires qui souhaitait investir au Maroc. Elle ne lui demanda qu’une participation de 5% dans son projet. « Les principales institutions et les procédures de l’Etat marocain sont utilisées par le palais pour faire pression et demander des pots de vin dans le secteur immobilier », déclare un célèbre homme d’affaires au conseiller commercial. « Même si la corruption était pratiquée du temps du roi Hassan II, ces habitudes ont acquis un caractère plus institutionnel avec le roi Mohamed VI ».

    Le conseiller prend ces commentaires pour de l’argent contant dans son rapport. Ils sont étayés par les observations que lui fait un ancien ambassadeur des États-Unis au Maroc « qui continue à avoir des relations étroites avec le palais ». Ce dernier confie au conseiller que certains proches de Mohamed VI font preuve « d’une honteuse gloutonnerie ». « Ce phénomène sape sérieusement la bonne gouvernance que les autorités du Maroc s’efforcent de promouvoir », ajoute-il.

    Entreprises espagnoles

    Même Luís Planas, l’ambassadeur d’Espagne à Rabat pendant les six dernières années (2004-2006), reconnut les difficultés pour investir au Maroc lors d’un déjeuner, en mars 2006, avec Thomas Riley, son homologue américain. Après avoir évoqué le lancement d’un plan espagnol de 200 millions d’euros pour encourager les petites et les moyennes entreprises espagnoles à traverser le Détroit de Gibraltar, Planas expliqua qu’il serait sans doute utile mais il lança aussi un avertissement : A cause de son manque de transparence, le Maroc est un pays qui donne à réfléchir quand il s’agit de faire des affaires.

    La Consulat des États-Unis à Casablanca fut lui aussi victime de la corruption quand il voulut acheter un terrain pour disposer de plus de place, d’après la note qu’il envoya au Département d’État en mars 2008. « Plus de 30 endroits ont été identifiés, mais une vingtaine ont du être enlevés de la liste parce que les vendeurs ne voulaient pas signer un contra légal ». « D’autres ont refusé de vendre car ils attendaient que les prix montent ». « Parmi ceux qui étaient disposés à vendre nombreux étaient ceux qui voulaient de l’argent sous la table (…) ».

    Tags : Maroc, Corruption, Wikileaks, palais royal, immobilier, investissement,

  • L’armée marocaine, selon Wikileaks

    Dans toutes les révolutions et mouvements de la région MENA, la position des forces armées a été un facteur déterminant des résultats. D’abord en Tunisie, Ben Ali savait qu’il était temps de fuir lorsque le général Rachid Ammar a rejoint le peuple au moment où la police était en train de tirer sur les foules. Aujourd’hui, les loyautés de l’armée continuent d’influencer la lutte pour le pouvoir en Algérie et au Soudan. Mais qu’en est-il du Maroc ? De quel côté vont les FAR le moment venu ? Il est presque impossible de savoir avec certitude puisque ces questions sont gardées secrètes. Mais grâce à Chelsea Manning et Julian Assange, Wikileaks donne un aperçu de l’armée marocaine: corruption, pots de vin et méthodes d’enrichissement illégales.

    L’armée reste en proie à la corruption, à une bureaucratie inefficace, au faible niveau d’instruction dans les rangs, aux menaces périodiques de radicalisation de certains de ses soldats, à la marginalisation politique et au déploiement de la plupart de ses forces au Sahara Occidental.

    En tant que commandant en chef des forces armées royales marocaines et ministre de la Défense, le roi Mohammed VI conserve un rôle hautement centralisé sur l’armée. Aucun mouvement de troupes, aucun exercice ni même aucun déplacement d’officiers au pays ou à l’étranger ne se fait sans l’approbation du roi. À la suite des tentatives de coup d’État de 1971 et de 1972, respectivement par l’armée de terre et l’armée de l’air marocaines, le Palais renforça son contrôle sur l’armée, le marginalisa à l’égard de l’élaboration des politiques et restreignit ses relations avec les interlocuteurs militaires étrangers et la presse. La dynastie alaouite s’appuie, entre autres, sur une armée forte, dont le leadership doit cependant rester suffisamment docile pour ne pas éveiller les soupçons de déloyauté.

    Selon une anecdote crédible, les gendarmes de rang inférieur affectés à des patrouilles routières devraient payer environ 4 000 dirhams (540 USD) à leurs supérieurs immédiats avec des gains extralégaux d’auto-automobilistes au-dessus desquels ils peuvent se garder.

    La corruption est répandue à tous les niveaux de la société marocaine et l’armée en pâtit également, en particulier aux plus hauts niveaux. Cela peut en partie refléter une grande affaire conclue par le roi Hassan II à la suite d’au moins deux coups d’État presque réussis dans les années 1970: restez fidèles et vous pourrez en tirer profit. (Des personnes dont la loyauté était en question ont fait l’objet de peines de prison sévères parfois.) Des rapports crédibles indiquent que le général Benanni utilise son poste de commandant du secteur sud pour dégager de l’argent des contrats militaires et influencer les décisions commerciales. Selon une rumeur largement répandue, il possède une grande partie des ressources halieutiques du Sahara occidental.

    Benanni, comme de nombreux officiers supérieurs de l’armée, possède une somptueuse maison familiale construite probablement avec de l’argent provenant de pots-de-vin. Les postes de direction dans les secteurs régionaux constituent une source importante de revenus extrajudiciaires pour les chefs militaires. Il a même été rapporté que des étudiants de l’académie militaire marocaine payaient de l’argent pour améliorer leur classement dans la classe afin d’obtenir des postes dans des postes militaires lucratifs.

    Le commandement dans le secteur sud, c’est-à-dire le Sahara occidental, compte tenu de la prédominance de l’activité militaire dans ce pays, est considéré comme le plus lucratif des secteurs à cet égard. Étant donné que le commandement dans le secteur sud est également considéré comme essentiel à l’avancement au plus haut niveau dans les FAR, les postes dans cette région sont très recherchés. En conséquence, les positions dans ce secteur sont souvent jalousement « gardées » par un certain nombre de familles influentes au sein de l’armée. Le GOM semble chercher des moyens de mettre un terme à la corruption, en particulier parmi les rangs militaires formateurs de colonel et de rang inférieur, mais rien n’est fait pour enrayer la corruption dans les rangs des officiers généraux.

    Les officiers supérieurs refusant de prendre leur retraite pour permettre aux plus jeunes officiers de gravir les échelons sont devenus un problème majeur pour les FAR. Les officiers qui approchent de l’âge de la retraite obligatoire ne veulent pas prendre leur retraite, car cela impliquerait l’abandon de pots-de-vin, d’économies d’argent et de certaines sources de revenus connexes. Même pour les officiers qui ne sont pas sur le marché, il est économiquement difficile de renoncer aux postes gouvernementaux et aux salaires pour une retraite soutenue. Ce problème de « gérontocratie », associé à la micro-gestion notoire du roi par l’armée, a eu un impact négatif sur le moral des chefs militaires de niveau intermédiaire.

    Source: Courrier du Rif

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Wikileaks, armée, corruption, trafics, drogue,

  • Maroc : Makhzen ou tumeur du Maroc

    La tumeur en question est une augmentation pathologique de la corruption, d’un enrichissement disproportionné de la famille royale ainsi que de hauts fonctionnaires civils et militaires.

    Cette tumeur est due à une prolifération de l’analphabétisme, l’illettrisme, l’émigration, d’un manque d’engagement politique et de revendications socioculturelles fortes de la population.

    Le but de cette tumeur qu’est le Makhzen, c’est de cancériser le Maroc en le tenant dépendant de sa volonté. Car le Makhzen, système féodal qui n’a plus lieu d’être au 21ème siècle, a limité la population au seul niveau d’avoir le souci du lendemain : nourrir sa famille, se vêtir … les éléments basiques d’une vie décente.

    Il est vrai que quand le lendemain n’est pas garanti sur des choses aussi simples que la nutrition, on est moins en crin à se révolter, militer etc… car les soucis sont autres. Le genre de souci qui vous paralyse et peu sont prêts à prendre le risque d’une balle perdue, d’un emprisonnement à vie qui pousserait au suicide.

    Le Makhzen est tel un désherbant qui veut assécher les racines, greffer sa propagande et rabaisser au rang de citoyens de seconde zone la grande majorité du peuple, suivant aveuglement sa doctrine et ayant peur de la répression.

    Changer et ne plus être sous l’emprise du Makhzen c’est partir, et s’en aller c’est traverser la méditerranée sans conditions d’âge et de sexe car au fond tout le monde veut s’enfuir. A chaque tumeur son hémorragie, celle des marocains est l’émigration.

    Où sont donc les infrastructures, les hôpitaux, les écoles et universités qui manquent tant dans ce pays ? Où est donc la rétribution de l’engagement de nos aïeux dans la libération du pays ? Etc…

    Tant de questions sans fin qui restent sans réponses puisque les marocains ignorent tout de leur passé, ils n’honorent même pas le sacrifice de ceux qui ont eu le courage de prendre les armes et de combattre l’ennemi chez lequel une partie d’eux vit aujourd’hui.

    Ils honorent un Roi qui commence tous ses discours par « Cha3biya l3aziz… », un pantin pour les grandes puissances occidentales qui convient pour l’instant, à croire que le Maroc est encore sous l’emprise du protectorat. Un Makhzen qui gave ses oies avec la rétrospective royale chaque jour au journal télévisé répétant sans cesse qu’il descend du prophète et qu’il est celui qui voit grand et qui fait tout pour ce pays.

    Quelle est au juste la légitimité de ce pouvoir ? Celui d’un Roi alaouite descendant du prophète !! Nous sommes des millions à descendre du prophète voire des centaines de million, est ce que pour autant nous avons le droit d’une quelconque autorité sur celui qui ne l’est pas…

    Il n’y a pas de changement sans révolution et de révolution sans pertes humaines. Ce qu’il manque aux marocains, c’est le courage dont ont su faire preuve ceux d’antan mais s’en souviennent ils donc ?

    Outre les belles plages, des paysages magnifiques, de la bonne cuisine… voici la réalité du Maroc, celle d’un pays où la populasse pourtant lasse de la précarité, ne peut décider librement et démocratiquement de son sort et celui de ses enfants.

    Ceux qui arrivent à s’organiser, militer etc… finissent par être manipulé soit de l’intérieur, soit de l’extérieur. Pire, même la corruption aide à les neutraliser car tout s’achète au Maroc. L’honneur et la fierté ne sont plus depuis que cette tumeur de Makhzen a prostitué la si belle femme vertueuse et pudique qu’était le Maroc, cela y a fort longtemps mais on s’en souvient plus car la maladie nous a fait perdre l’esprit.

    Tags : Maroc, Makhzen, Mohammed VI, corruption, népotisme, clientélisme, favoritisime, enrichissement illicite,

  • Algérie : La chasse aux oligarques lancée?

    Vaste enquête sur des faits de corruption – LA CHASSE AUX OLIGARQUES LANCÉE ?

    Nassim Mecheri

    Une vaste enquête a été lancée ce lundi contre plusieurs oligarques algériens, soupçonnés de dilapider l’argent public et d’enrichissement illégal.

    Dans un communiqué rendu public, la justice a annoncé avoir ordonné l’ouverture d’enquêtes sur la corruption et les transferts illicites de capitaux vers l’étranger.

    Le Parquet général de la Cour d’Alger annonce également avoir ordonné des interdictions de sortie du territoire national à l’encontre de plusieurs hommes d’affaires très influents. « Conformément à l’article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale, le Parquet général près la Cour d’Alger porte à la connaissance de l’opinion publique que des enquêtes préliminaires sont mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l’étranger », précise la même source.

    Dans ce cadre et « pour les nécessités des enquêtes, le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed a procédé à l’application des dispositions de l’article 36 bis 1 du code de procédure pénale et a pris des mesures conservatoires en ordonnant l’interdiction de sortie du territoire national à l’encontre de certaines personnes », ajoute le même communiqué sans donner plus de détails. Plusieurs hommes d’affaires sont concernés par l’interdiction de sortie du territoire nationale et qui seront privés de leurs passeports.

    Selon plusieurs sources la liste comprend des noms puissants comme : Kouninef Reda, Kouninef Noa (ou Noah) Tarek, Kouninef Abdelkader Karim, Haddad Ali, Haddad Omar (alias Rebbouh), Tahkout Mahieddine, Tahkout Rachid, frère de Mahieddine, Tahkout Nacer, Tahkout Billel, Baïri Mohamed, Ould Youcef Mohamed, Boudia Ibrahim.

    Ces derniers et leurs proches ont fait l’objet d’une décision de confiscation de passeport, tandis que l’enquête se poursuit avec d’autres symboles de la corruption. Cette enquête a été confiée à la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale de Bab J’did, à Alger. Les oligarques, leurs familles et proches y sont ciblés. Toujours selon la même source, la Gendarmerie s’intéressera à la fortune de ces hommes d’affaires en Algérie ainsi qu’à l’étranger.

    Par ailleurs, depuis la matinée d’avant-hier, tous les avions privés, immatriculés en Algérie ou à l’étranger, sont interdits de vol. Une instruction de la Direction de l’aviation civile a été adressée à tous les aéroports du pays. Aucun avion privé appartenant à un Algérien, qu’il soit immatriculé en Algérie ou à l’étranger, ne peut décoller des aéroports algériens ou y atterrir en provenance de l’étranger.

    Plusieurs jets privés appartenant à des hommes d’affaires algériens sont cloués au sol suite à cette interdiction.

    Pour rappel, le célèbre homme d’affaires Ali Haddad, deuxième fortune du pays, a été arrêté avant-hier tard dans la nuit au poste frontalier d’Oum Tboul en possession d’une somme d’argent en devises et d’un passeport britannique.

    Le patron du groupe ETRHB avait dissimulé l’argent dans ses valises et s’apprêtait à quitter le pays à bord d’un véhicule de marque Passat immatriculé à Alger. Le mis en cause a été rapatrié vers Alger par les services de la Gendarmerie nationale pour une enquête approfondie confiée aux sections et aux brigades économiques et financières.

    L’arrestation d’Ali Haddad, ex-patron du Forum des chefs d’entreprises, ainsi que la vaste enquête menée par la justice à l’encontre de plusieurs hommes d’affaires et de hauts responsables pour des faits de corruption et de dilapidation d’argent public, marquera sans doute le lancement d’une chasse aux oligarques longtemps protégés par le système.

    Le Jeune Indépendant, 1er avr 2019

    Tags : Algérie, Présidentielles 2019, Bouteflika, oligarchie, fortunes, corruption, malversation,

  • Maroc : L’administration est un réel handicap pour le développement

    Tout le monde est d’accord sur le fait que l’administration marocaine est un obstacle au développement économique : elle ne fait qu’aggraver la situation sociale qui est déjà encombrée.

    Elle fait peur aux investisseurs nationaux et internationaux.

    Elle démotive les jeunes marocains quand ils veulent légaliser au moins un document.

    Elle participe énormément au gaspillage du budget étatique, vu l’absence de la conscience professionnelle et de sentiment d’appartenance à la nation mère, dont l’aboutissement est le sous-développement.

    On sait ce qu’on veut mais on n’arrive pas le réaliser vu le manque d’expérience, on a les moyens et les ressources mais lorsqu’on entre dans les détails, on voit les hypocrites se manifester sans arrêt et se disputer pour en tirer les meilleurs profits.

    On se demande parfois si l’Etat participe effectivement dans cette anarchie et dans la prolifération des idées stressantes au sein des milieux juvéniles ? Lorsque l’on voit qu’il n’y pas de contrôle permanent de la part de ceux qui se nomment autorités locales, on se dit que tout est planifié pour ralentir le processus économique du Maroc.

    En fait, on peut dire que le staff de l’administration marocaine est une gamme de paresseux vu leurs actes vis-à-vis des citoyens :

    mauvais accueil (violences verbale, physiques)

    perte du temps

    Absence de communication

    Ralentissement des procédures administratives et fiscales

    Corruption

    Cherté des dossiers (beaucoup de timbres au détriment des pauvres)

    Selon vous : Quelle est la solution pour remédier aux dérapages de l’administration ? Je ne crains que cela soit irréalisable, le changement est une étape difficile, mais espérons un changement positif.

    Source

    Tags : Maroc, administration, corruption, gabégie,

  • Maroc : Quand Mounir Majidi portait plainte contre Le Monde

    Justice : la contre-offensive de Majidi

    Le secrétaire particulier du roi a porté plainte en diffamation contre le quotidien français Le Monde pour un article d’Ahmed Benchemsi sur l’affaire BaySis. Le journaliste marocain est poursuivi pour complicité. Les avocats de Mounir Majidi ont également tenté de faire pression sur la prestigieuse revue américaine Journal of Democracy.

    Lakome a appris que la plainte en diffamation déposée à Paris par les avocats de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi Mohammed VI, vise le quotidien français Le Monde, qui a publié en juin 2012 un article d’Ahmed Benchemsi intitulé «La grande corruption règne en maître au Maroc». Le journaliste marocain est lui poursuivi pour complicité.

    Le Figaro avait révélé hier que Benchemsi, qualifié par ce journal «d’opposant marocain», était convoqué le 16 mai, c’est-à-dire demain, devant un juge d’instruction parisien. Contacté par Lakome, le journaliste explique que l’audience est en fait reportée au 8 juillet prochain.

    «Au cœur de la corruption d’Etat»

    L’article incriminé porte sur l’affaire BaySys, une enquête publiée deux semaines plus tôt par Ahmed Benchemsi sur son blog et dans laquelle le journaliste accuse Mounir Majidi de trafic d’influence ainsi que d’être plus généralement «au cœur de la corruption d’Etat au Maroc». La compagnie aérienne nationale, impliquée dans l’affaire, avait de son côté très vite communiqué en affirmant «qu’aucune influence extérieure aux intérêts de Royal Air Maroc n’est intervenue dans le cas de ce projet».

    A l’époque de la publication de cet article, Ahmed Benchemsi, installé aux Etats-Unis, était un «visiting scholar» au «Center on Democracy, Development, and the Rule of Law» (CDDRL), dépendant de l’Université de Stanford en Californie.

    Peu de temps après la parution de l’article dans Le Monde, les dirigeants du CDDRL ont d’ailleurs reçu une étrange – et officieuse – requête des avocats de Mounir Majidi, a appris Lakome d’une source proche de la direction du centre. Il s’agissait de demander à Benchemsi de retirer l’enquête BaySis de son blog mais aussi de «corriger» un article, «Morocco : outfoxing the opposition», publié par le journaliste en janvier 2012 dans la prestigieuse revue américaine «Journal of Democracy». Benchemsi y analysait la gestion par le palais des événements du printemps arabe. Il faisait aussi référence au câble diplomatique américain révélé par Wikileaks en 2010 et qui mentionnait «l’avidité effroyable» du proche entourage royal. Un entrepreneur du Golfe y confiait aux diplomates américains que «les principales institutions et modes de fonctionnement de l’Etat marocain sont utilisés par le palais pour contraindre et solliciter des pots-de-vin dans le secteur immobilier du pays».

    De Stanford à Paris

    Approché par les avocats de Mounir Majidi, Larry Diamond, le dirigeant du CDDRL, leur avait alors répondu que Benchemsi, bien qu’affilié au centre, était libre de ses opinions et que le CDDRL n’avait pas à interférer, selon une source proche de la direction du centre.

    Ahmed Benchemsi explique à Lakome avoir reçu à cette époque une mise en demeure de la part d’un cabinet américain mandaté par Mounir Majidi pour qu’il retire de son blog l’article BaySys ainsi qu’une copie de l’article publié dans Journal of Democracy. «J’avais répondu à travers mon avocat que je n’enlèverai rien et qu’ils pouvaient m’attaquer en justice, car je maintiens tous mes propos», affirme-t-il à Lakome. Les avocats de Majidi avaient alors abandonné l’idée de porter plainte aux Etats-Unis.

    C’est en France qu’ils ont saisi la justice, contre le journal Le Monde et Ahmed Benchemsi. Pas de citation directe devant le Tribunal correctionnel mais une plainte avec constitution de partie civile. « Ce procès est une erreur pour M. Majidi », affirme Benchemsi à Lakome, confiant. « Ce sera l’occasion de remettre sur la table les dessous du Makhzen économique ».

    Contre-offensive médiatique du Palais après 2011

    Après avoir fait profil-bas lors du déclenchement du mouvement du 20 février, le palais a décidé de contre-attaquer. La parution en avril 212 de l’ouvrage « Le Roi prédateur », écrit par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent et relayé par les médias internationaux, a peut être été le déclencheur.

    Quelques jours avant la publication de l’article de Benchemsi dans Le Monde, un autre titre français, l’hebdomadaire économique Challenges, avait publié un article au vitriol sur le business royal («Roi du Maroc et du business», 31 mai 2012), où il était écrit que « Mohammed VI, fort de son pouvoir absolu, est devenu le premier homme d’affaires de son royaume », avec en prime un encadré sur «Les hommes de Mohammed VI». Dans cet encadré, le journaliste Thierry Fabre écrivait que «Mounir Majidi est considéré par les manifestants, qui réclament plus de démocratie et moins de corruption, comme le symbole de l’affairisme du royaume».

    Ni le palais ni Majidi n’ont porté plainte contre l’hebdomadaire français. En revanche, l’agence de communication Euro RSCG (devenue Havas), en charge de certaines missions de communication pour le palais, est intervenue selon une source au sein de Challenges pour faire venir le journaliste au Maroc en septembre 2012, où il a eu un accès total à la direction de la SNI (deux rencontres avec Hassan Bouhemou) et aux patrons des filiales royales (Nareva, Marjane, Centrale Laitière, Lesieur, Wana). «Ils n’étaient pas satisfaits du contenu de l’article publié fin mai, estimant qu’il ne reflétait pas la réalité», a expliqué la même source à Lakome en novembre dernier. L’agence Havas et la SNI, contactés par Lakome à la même période, confirmaient la venue du journaliste et ses rencontres avec le staff mais avaient vivement démenti toute interférence avec la rédaction de Challenges. Les lecteurs se feront leur propre idée en lisant l’article publié par l’hebdomadaire français en octobre 2012 après la visite du journaliste au Maroc.

    La sortie de Benkirane sur Majidi

    L’actuel chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, ne manquait pas de critiquer l’affairisme et l’omniprésence des conseillers royaux, dont Majidi, lorsque son parti, le PJD, était encore dans l’opposition. Au déclenchement du 20 février, à l’occasion d’un meeting du parti, Benkirane avait même interpellé le roi Mohammed VI sur ces conseillers de l’ombre :

    « Majesté, le Maroc ne tolère plus des gens comme Himma, Majidi, Omari. Ces individus commandent le gouvernement, donnent des instructions par téléphone, font peur aux hommes de l’Etat, insultent le Directeur Général de la Sécurité Nationale, donnent des directives aux juges, Ils puisent leur pouvoir de la proximité avec toi, ils ne font aucun bien et ne font que semer le Fassad [corruption] et tout cela n’est plus acceptable. Majesté, Les Marocains te l’ont dit, que ce soit ceux qui sont sortis manifester dans la rue de manière honorable et pacifique, ou ceux qui ne sont pas sortis. Ton peuple te dit qu’il t’aime et qu’il est avec toi mais il veut des réformes, il veut que l’Etat soit géré de manière juste, organisée et démocratique qui fait que tu conserves ta position mais qui nous libère de cette injustice généralisée. Ces individus, ainsi que ceux qui leur obéissent ne te représentent pas. Ils représentent le colonialisme et pensent que les Marocains ne méritent que le bâton, l’oppression et l’espionnage, c’est-à-dire les méthodes qui ont conduit à la chute des présidents Benali et Moubarak et va faire chuter Kaddafi. Ainsi il n’y a pas d’autre choix que de se débarrasser d’eux immédiatement. »

    Transcript et traduction par Lakome – Déclarations de Benkirane en vidéo (avril 2011) :

    Lakome, 15 mai 2013

    Tags : Maroc, Mounir Majidi, corruption, BaySis, Ahmed Benchemsi,

  • Maroc : Une étude révèle que les Marocains seraient le peuple le plus malhonnête de la planète

    En effet, d’après une étude menée par l’université de Nottingham et récemment publié dans l’hebdomadaire scientifique Nature, le peuple marocain serait le peuple le plus malhonnête au monde… D’après cette étude, le Maroc est talonné par les Tanzaniens, les Kényans et les Chinois.

    Pour effectuer cette analyse, les chercheurs scientifiques ont développé un “indice de prévalence de violation des règles” pour comparer 159 pays. Puis, pour alimenter leur étude, ils ont récupéré les données disponibles depuis 2003 en se focalisant sur la fraude fiscale, l’évasion fiscale et la corruption dans le pays. Les chercheurs ont demandé à 2.586 individus de différentes nationalités de lancés un dé dans une pièce privé et de rapporter le résultats.

    Chaque nombre élevé se rapporter à un gain élevé. Au terme de cette investigation, les Marocains et les Tanzaniens apparaîtraient être les moins sincères, suivis des Kényans et des Chinois. Ceux qui ont eu les meilleurs scores sont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède et l’Allemagne.

    Cette étude aurait non seulement démontré la malhonnêteté de certains pays africains et asiatiques, mais aussi qu’il existerait un “lien solide” entre le non-respect des règles et l’honnêteté intrinsèque. D’autre part, les sujets originaires de pays à faible taux de violation des règles étaient moins susceptibles de mentir pour un gain additionnel.
    marocainsUn souci d’honnêteté malgré tout

    Mais l’attention de ces scientifiques a été retenue par le comportement des individus. De nombreux tricheurs évitaient d’annoncer le chiffre maximum. Les répondants gonflaient juste légèrement leurs résultats pour se rapprocher de la réalité.

    «Même dans les pays gagnés par la corruption, les gens se soucient tout de même de l’honnêteté dans le sens qu’ils évitent les mensonges flagrants», a déclaré au Daily Mail l’un des auteurs de l’étude, Simon Gächter.

    D’après lui, «ce comportement est cohérent avec les théories psychologiques de l’honnêteté, selon lesquels les gens se soucient de l’honnêteté, mais parfois peuvent extrapoler la vérité de manière à maintenir l’image de quelqu’un d’honnête et à tirer en même temps un bénéfice matériel».

    Source

  • La corruption, l’arme létal du Maroc en Afrique

    La corruption est une maladie très répandue dans le monde. Qu’elle fait des ravages en Afrique plus qu’ailleurs n’est plus un secret pour personne. Au continent noir, elle est beaucoup plus prononcée qu’en Asie ou en Amérique Latine et plus assumée dans la vie quotidienne. Même au niveau des plus hauts responsables.

    Cette épidémie qui secoue l’Afrique est bien mise à profit par le Maroc grâce à son expérience en la matière.

    Son retour à l’Union Africaine a été le résultat d’une politique de lobbying initiée en 2014 moyennant un travail de coulisse dans chaque sommet de l’organisation panafricaine. Les lignes du plan d’action étaient écrites par Moha Tagma, Directeur des affaires africaines au ministère marocain des affaires étrangères.

    Dans une note qu’il a envoyée à son ministre en date du 05 mai 2014, il avance des “propositions relatives à la préparation du prochain Sommet de l’Union Africaine” qui tiendra lieu à Addi Abeba. Il y suggère de remettre “des enveloppes individuelles de 5000 euros pour les amis” et il indique la liste de ces “amis” : Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Gabon, Burkina Faso, Benin, Togo, Comores, Djibouti, Niger, Mali, Erythrée, Gambie, Burundi, RDC, Congo, Cameroun, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale (Pays hôte du Sommet), Tchad, Sao Tomé et Principe, Sierra Léone, Liberia, Somalie, Soudan, Madagascar, Malawi, Maurice, Seychelles, Mauritanie (Préside le Conseil de l’UA)”.

    Le Maroc tente de dissimuler ses vilaines méthodes mettant en façade un prétendue ancrage éonomique en Afrique.

    Il y a lieu de rappeler que dans son offensive africaine, le Maroc jouit du soutien inconditionnel de la France.

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    CALAMEO

  • Les manigances du Consul du Maroc à Liège

    Hicham Hamdini, citoyen marocain habitant la ville belge de Liège raconte dans un email qu’il a envoyé au ministre des affaires étrangères du Maroc ses malheurs avec le consul marocain à Liège.
    Texte intégral de son courrier:

    Voici l histoire d’ Hamdini Hicham citoyen belgo-marocain et un diplomate marocain a liege …
     
     
    Nous sommes actuellement au mois d’octobre 2010, je viens de réaliser
    une opération immobilière très intéressante qui me rapporte 85.000
    euros ( pièce 1 ). Suite à cette opération j’ai décidé de continuer en
    ce sens et de me mettre à la recherche d’un bien immobiler. Mon
    intérêt c’est porté sur un bien qui se trouvait à la Rue Chaussée des
    Prés 40 à 4020 Liège celui-ci était dans mon style de recherche car je
    travaillais déjà pour Fortissimmo qui réalisait pour le compte
    d’autrui la gestion locative essentiellement basée dans le quartier
    d’Outremeuse. J’ai contacté l’étude HONHON et DOME puisque c’est cette
    étude qui vendait le bien à l’époque, le prix de vente demandé était
    de 285.000 euros. On m’invite à prendre contact avec Monsieur Swennen
    ( tel: 0495/33.02.84 )  afin de pouvoir visiter l’immeuble composé
    de : d’un rez de chaussée commercial et de 8 logements pour étudiants.
    Mr Swennen m’expliquait que ce bien était auparavant dans les mains de
    plusieurs agences immobilières à Liège affiché à 330.000 euros et que
    celles ci n’ont jamais réussi à le vendre et cela pendant une très
    longue période. Effectivement ce bien présentait un potentiel
    intéressant avant de pouvoir l’exploiter correctement il fallait y
    réaliser un certain nombre de travaux.( pièce 2 ). C’est alors que
    j’ai entrepris des contacts avec l’étude HONHON et DOME et entamer des
    négociations afin de pouvoir diminuer le prix et arriver à obtenir un
    prix de 240.000 euros pour lequel j’ai signé un compromis de vente. (
    pièce 3 )
    Quelques jours plus tard je reçois un coup de téléphone à mon travail
    d’une personne se nommant Boudil Mohammed ( Consul Général Adjoint du
    Maroc à Liège ) et m’invitant à le rencontrer à l’hôtel RAMADA situé
    Quai St Léonard à Liège afin de me proposer quelque chose de très
    interressant suite aux éloges qu’il avait entendu à mon égard par
    certains citoyens de la communauté marocaine de Liège. Je me rend à ce
    fameux rendez vous et ce Monsieur m’explique avoir hérité d’une somme
    très importante et désire investir dans des biens immobiliers à Liège.
    Il me propose et insiste afin de me prouver ses dires de me verser le
    lendemain 50.000 euros chose que j’ai refusé car je voulais y
    réfléchir car je n’ai pas l’habitude de ce genre de demarche.  Ce Monsieur me contacta à plusieurs
    reprises afin de pouvoir me rencontré, n’ayant pas beaucoup de temps
    je n’ai pû répondre positivement qu’après plusieurs jours. Lors de ce
    rendez vous je me confie à lui à propos du compromis signé pour
    l’immeuble rue Chaussée des Prés et il me propose une association pour
    cet achat. Je lui explique qu’une association n’est possible qu’à
    travers une SPRL qui acheterai le bien et pour lequel nous y serions
    associés car il est important pour moi de prendre mes précautions et
    lui proposa de fontionner de la sorte à savoir, qu’il serait
    simplement un investisseur qui obtiendrait après chaque opération
    immobilière le remboursement de ses prêts fait à la société ainsi
    qu’une participation bénéficiaire suivant le bénéfice engendré. Il
    accepta sans aucune hésitation et m’expliqua qu’il n’agira pas en son
    nom de par ses activités consulaires et qu’il préferait rester dans
    l’anonymat et pour le confirmer il préfera y mettre son épouse
    Oussalem Amal. Je prend contact avec l’étude du notaire HONHON en lui
    demandant de préparer les statuts pour une société immobilière ayant
    pour objet social l’achat la vente de Biens immobiliers. A la
    constitution de la sociéte je suis le seul gérant comme convenu (
    pièce 4 ). Monsieur Boudil fait un versement de 50.000 euros de son
    compte personnel  vers le compte de la société ( pièce 5 ) et je me
    mis à la recherche d’un financement et contracta une ligne de crédit
    d’un montant de 200.000 euros pour lequel je m’engagea personnellement
    ( pièce 6 ) et ajouta la différence pour pouvoir finaliser l’acte de
    vente Le bien Chaussée des prés coûta alors 281.000 tout frais
    compris.       ( pièce 7) La SPRL devient alors propriétaire de
    l’immeuble et j’ai commencé à entreprendre toutes les démarches
    nécessaires afin de présenter l’immeuble à la location.( pièce 8 )
    Rapidement quelques chambres sont louées mais d’autres chambres ainsi
    que le rez de chaussée commercial demandaient des travaux importants.
    Les contacts avec Monsieur Boudil sont jusque là excellent et lorsque
    je souhaitais lui expliquer l’évolution de la société il était
    toujours positif et me témoignait de sa totale confiance  en me
    demandant de rechercher d’autres bâtiments. J’ai commencé à prospecter
    et mon attention s’arrêta sur un bien rue Nagelmackers 4 à 4000 Liège
    bien mis en vente par l’agence STOLLER IMMO pour un prix de 119.000
    euros . J’ai informé Monsieur Boudil de cette opportunité et il
    m’encouragea à la finaliser rapidement car son mandat en Belgique
    allait bientôt expirer. J’ai fait une offre à l’agence STOLLER IMMO
    pour un montant de 80.000 euros en date du 21 mars 2011 celle ci fut
    acceptée par les vendeurs et j’ai signé un compromis en représentant
    seul la société ALMR. ( pièce 9 )  Quelques jours plus tard Mr Boudil
    insista pour me renconter et me demanda pour que la société ALMR lui
    cède l’immeuble rue Nagelmackers car sa mission au consulat arrivait
    bientôt à terme. Je n’étais pas d’accord avec cette proposition car
    j’avais déjà entrepris plusieurs démarches mais Monsieur Boudil était
    insistant me téléphonait plusieurs fois par jour il voulait absolument
    le bien il exercait une énorme pression et je commencais à regretter
    d’avoir créer cette société. J’ai fini par cèder car Monsieur Boudil
    se rendait tous les jours à mon domicile privé ( pièce 10 ) afin de
    pouvoir me voir car la pression fut tellement importante que je ne lui
    répondais plus au téléphone, ce qui m’a crée des soucis personnel
    puisque ma compagne ne comprenait pas pourquoi Monsieur Boudil se
    rendait tous les jours chez nous et ne se sentait plus rassurée. Le
    notaire Honhon a rédigé une convention d’annulation d’achat de la SPRL
    ALMR ( pièce 11 ) pour le bien rue Nagelmackers et a rédigé un acte
    d’achat pour Monsieur Boudil et Madame Oussalem ( pièce 12 ). C’est à
    ce moment là que j’ai compris que notre collabaration était rompue et
    que je décida de vendre le bien rue chaussée des prés et de liquider
    la société car je ne voulais plus être associé à Monsieur Boudil. Je
    lui fais part de mes intentions de vente et de liquidation il était
    d’accord .  J’ai demandé à Mr Thonnet de mettre en  vente de la rue
    Chaussée des prés  ( pièce 13 ) et à un réviseur d’entreprise de
    préparer la liquidation de l’entreprise une fois que le bien serait
    vendu. ( pièce 14 )
    Mr Boudil me demanda en contre partie de l’accompagner dans son nouvel
    achat afin de faire en sorte que ce soit une affaire rentable. Mr
    Boudil demanda alors à Maître Honhon de rédiger une procuration
    m’autorisant à gérer l’immeuble ( pièce 15 ) Je refuse de signer cette
    procuration en lui expliquant que j’étais reconnaissant de la
    confiance qu’il me témoignait et que je n’avais pas besoin d’un tel
    document. Il a insisté pour que je l’aide à gérer l’immeuble de la rue
    Nagelmackers et me proposa de le rafraîchir à ses frais et de le
    remettre en vente car il me disait avoir regretter de ne pas l’avoir
    acheté via la société ALMR et qu’il préferait acheter un autre
    immeuble avec le fruit de cette vente.
    J’ai accepté de m’occuper de la vente de l’immeuble rue Nagelmackers,
    j’explique alors à l’agence immobilière Fortissimmo  que nous avions
    un nouveau bien à vendre. J’entreprend alors les démarches nécessaires
    afin de régulariser cette immeuble qui est frappé d’une infraction
    urbanistique, je prend les renseignements auprès des différents
    services ( pompiers, architecte,.. ) ( pièce 16 ) Ce n’était pas
    agréable de m’occuper de cet immeuble, j’avais l’impression d’être un
    exclave tellement Monsieur Boudil exigeait tout rapidement et qu’il
    voulait que je fasse tout et me réprimendait si une chose n’était pas
    faite. Je ne supportais plus ses contacts téléphoniques, ses SMS, il
    exigeait de moi de plus en plus. Il voulait que j’affiche le prix de
    vente à 180.000 euros, un montant incroyable étant donné que
    l’immeuble présentait plusieurs infractions. Je patiente en pensant
    que c’était trop tard et que de toute façon tout allait être bientôt
    fini, une fois que l’immeuble de la rue Chaussée des Prés serait vendu
    et la société liquidée je pourrais alors couper toute relations avec
    cette homme étrange que rend ma vie étouffante tout en mettant une
    énorme pression en me demandant des comptes rendus journaliers. C’est
    rapidement que l’agence Fortissimmo obtient une offre impressionnante
    de 150.000 euros pour la rue Nagelmackers. Je demande directement au
    Notaire Honhon de rédiger un compromis de vente pour la rue
    Nagelmackers ( pièce 17 ) Lorsque j’informe Mr Boudil de cette offre
    il me demande de lui laisser le temps de réfléchir et d’en parler à sa
    femme!!!! Il ne me donne plus de nouvelles jusqu’au jour ou il reçoit
    des factures à payer concernant l’immeuble et voulait avoir une
    explication sur différentes factures. Je lui demande si il avait
    réfléchi à l’offre qu’il avait reçu pour son immeuble, il me dit que
    sa femme n’est pas d’accord sur le prix, qu’il veut plus mais ne sait
    pas combien?  ou alors il pense la garder pour ses filles pour plus
    tard si elles étudieront à Liège et habiteront l’immeuble. J’étais
    choqué et déçu de son attitude et de tous ses mensonges. Je décide
    alors d’arrêter toutes démarches concernant cette immeuble en écrivant
    au service des pompiers en leur demandant de ne plus m’envoyer de
    courrier concernant cet immeuble ( pièce 18 ), et demanda à
    l’architecte Audry Anne-Sophie d’arrêter toutes démarches en lui
    payant ses honoraires de mes fonds propres vu que Mr Boudil m’a dit
    qu’il n’avait pas besoin d’architecte et que je n’aurai jamais dû
    appeler l’architecte en me fesant comprendre que c’était une erreur de
    ma part et que c’était à moi d’assumer. ( pièce 19 )
    Il estimait que l’infraction urbanistique n’était pas importante et
    que beaucoup d’immeubles à Liège étaient dans le même cas. J’explique
    à l’acheteur Monsieur Montemauro la situation il comprend rapidement
    et me remercie de mon honnêteté. Je décide alors de me concentrer
    uniquement sur la rue Chaussée des Prés, j’achève les rénovations,
    toutes les remarques du rapport des pompiers sont entreprises ( pièce
    20 ), le rez de chaussée est rafraîchi et peut être présenté à la
    location. En décembre 2011 différents contacts sont échangés avec Mr
    DEDEYME gérant de la société Keymusic( Fortissimmo ) en vue de louer
    la surface commerciale une importante société basée en Flandre ( Saint
    Nicolas ) avec un chiffre d’affaire phénoménal et 6 magasins situés en
    Flandre. Je savais qu’avec un locataire comme celui-ci il serait
    possible d’éffectuer une plus value à l’immeuble et le vendre plus
    rapidement. Afin de motiver Mr DEDEYME à s’engager pour un contrat de
    bail je lui fais une réduction de loyer de 1000 euros par mois pendant
    2 ans le temps d’amortir ses travaux et de lancer ses activités à
    Liège il accepta et me renda visite personnellement à Saint Nicolas en
    vue de signer le contrat de bail ( pièce 21 ) L’immeuble évolue de
    manière exceptionnelle les visites augmentent jusqu’à ce qu’un jour
    Monsieur Gendarme Richard fait une offre de 400.000 euros sans
    conditions de crédit, j’informe Mr Boudil de cette offre et
    m’encourage à finaliser rapidement cette opération Je prend contact
    avec Maître Honhon afin qu’elle puisse rédiger un compromis de vente (
    pièce 22 )
    Mr Gendarme m’informe disposer de +/- 230.000 euros d’un immeuble
    qu’il avait vendu et qu’il transfererait l’hypothèque de ce bien à la
    rue Chaussée des Prés et financerait la différence. Mr Boudil me
    téléphone souvent pour connaître l’évolution de la vente et lui
    répondait qu’elle suivait son cours et que bientôt nous serions amenés
    à signer les actes de vente et les actes de liquidation et qu’il
    serait évidemment prévenu.
    Le 2 Octobre 2012 ( pièce 23 ) je reçois plusieurs messages de Mr
    Boudil qui s’étonnait de  ne pas avoir encore été informé de la date
    de la vente de l’immeuble et je lui explique que celle-ci arrivait à
    échéance et que Mr Gendarme avait informé avoir un peu de retard car
    il n’avait pas encore les fonds nécessaires pour financer la
    différence entre son transfert d’hypothèque et le coût total de
    l’opération soit 400.000 euros + 14% qu’il avait mis en vente
    plusieurs de ses immeubles afin de finaliser cette opération. J’étais
    le premier à être ennuyé de cette situation car différents
    entrepreneurs ayant travaillés à la rue Chaussée des Prés avaient avec
    moi un accord qui était de leur payer leur facture lors de l’acte de
    vente de l’immeuble qui était inialement prévu le 07 Octobre 2010.
    Pour moi ce n’était qu’une question de temps mais pour Mr Boudil il y
    voyait la possibilité de réclamer des intérêts importants voir la
    résiliaiton forcée de la vente. ( pièce 24 ) Je n’étais pas d’accord
    étant donné que l’acheteur était de bonne foi, et connaissant
    actuellement la situation des banques il est très difficile de faire
    un crédit en cette période mais Mr Gendarme  faisait le nécessaire
    pour passer les actes rapidement en mettant plusieurs de ses bâtiments
    en ventes. Mr Boudil ne comprend pas mon désaccord, il me propose
    alors d’acheter ses parts et de résilier le compromis de vente. Il
    demande au Notaire Honhon de préparer une assemblée générale afin de
    modifier les statuts de la société. Maîre Honhon me contacte pour que
    je me rende à son étude en vue d’une assemblée générale qui ne me
    permeterait plus de représenter seul la société. Mr Boudil entre temps
    insiste pour me rencontrer afin de me proposer une solution amiable et
    pacifique à savoir sortir de la société, me rendre mes dépenses et me
    donner une certaine somme d’argent!!! Je refuse en lui expliquant que
    ne n’était plus possible l’immeuble était vendu et aucune autre
    solution n’était possible, il ne voulait pas acceter ma position il
    disait avoir la solution et voulait me rencontrer ( pièce 25 )
    Il se rend plusieurs fois à mon domicile et me harcèle il essaie tout
    le temps de me contacter mais je ne répond plus à ses appels ni à ses
    SMS et il ne trouva aucune possibilité pour me joindre. C’est alors
    qu’il entreprend des démarches surprenantes à savoir, rentrer dans
    l’immeuble afin d’éffrayer les locataires et me faire passer pour une
    personne épouventables ( pièce 26 ) Les locataires ont peur et me
    contacte, j’étais étonné et surpris et en même temps effrayer par son
    attitude il me dit vouloir la paix et moi la guerre ( pièce 27 ) Je ne
    veux pas le rencontrer car j’en ai peur et je suis sûr qu’il veut me
    faire des ennuis tout comme il l’a toujours fait, me faire travailler
    et me reprocher tout ce que j’ai fait en me traitant comme un moins
    que rien alors que j’étais occupé à obtenir un financement à titre
    personnel pour payer les dettes de la société ( pièce 28 ). Je décide
    de prendre contact avec le Notaire Daubit je lui explique la situation
    et lui demande de me représenter pour la vente de l’immeuble car ma
    confiance envers la Notaire Honhon était également rompue je ne
    comprend toujours pas pourquoi elle a voulu me faire signer une
    énormité pareille. Maître Daubiet prend contact avec Notaire Honhon
    afin de lui soumettre mes intentions alors qu’elle est censée défendre
    les intérêts de chacun avec neutralité, depuis ce moment là Mr Boudil
    ne passe pas une journée sans me nuire, il a pris contact avec la
    directrice financière de Keymusic pour obtenir des informations (
    pièce 29 ) tels que les baux il pense que le loyer est de 2300 euros
    et comme il n’y a que 1300 euros versés sur le compte il me soupçonne
    de détournements de fonds. Il a pris un avocat dans le but de
    m’exclure de la société. Le notaire Daubit m’a contacté afin de me
    rencontrer d’urgence, je me rend chez lui le jeudi 6 décembre 2012 à
    14h10 il m’explique qu’un certain Maître Bottin l’avait contacté et
    affirmé qu’il avait personnellement eu contact avec l’acheteur de la
    rue Chaussée des Prés  ( pièce 30 ) que celui-ci lui aurait dit
    m’avoir donné 100.000euros !!!!!!! J’étais choqué par ces propos, ne
    comprenais pas toutes ces manigances. Mr Boudil tente de devenir par
    tous les moyens seul propriétaire de cet immeuble comme il l’a fait
    avec l’immeuble de la rue Nagelmackers et aussi lors d’une acquisiton
    qui l’aurait faitre récemment rue du Quai 19 à 4020 Bressoux acte
    passé par le Notaire Honhon. ( pièce 31 )
    Je n’aurais jamais dû ceder l’immeuble rue Nagelmackers ni ceder à
    toutes les pressions ni parler de mon compromis de la rue Chaussée des
    prés ni même créer la société ALMR je souhaite à présent comme depuis
    quelques temps déjà finir la vente de l’immeuble rue Chaussée des Prés
    et liquider la société. Actuellement Mr Boudil parle de moi aux différentes mosquées de liege et plusieurs personnes en leur racontant que je lui aurait voler son argent et Qu il a des problèmes avec son épouse de ma faute et plusieurs accusations sans fondement. J ai essaye de joindre les ambassades marocaines en belgique et aux pays bas malgré avoir explique,  transmis des documents rien ne fait que ce monsieur cesse de m harceler et me menacer.

    Hamdini H.

    00.32.(0)498.566.627