Étiquette : covid-19

  • Espagne : La police obligée d’intervenir au consulat du Maroc à Bilbao

    Des centaines de Marocains s’entassent quotidiennement devant le consulat du Maroc à Bilbao, le seul qui dessert tous les habitants du nord de l’Espagne, rapporte des médias espagnols.

    Le consulat général du Royaume du Maroc à Bilbao est le seul au nord de l’Espagne, c’est donc l’administration compétente pour tous les résidents marocains des Asturies, Cantabrie, Castille et León, Galice, La Rioja, Navarra et Euskadi pour mener à bien leur formalités

    Vous ne pouvez pas prendre de rendez-vous en ligne ou par téléphone: le seul moyen est d’y aller en personne. Une fois les noms écrits, le fonctionnaire du consulat donne un numéro et il les fait entrer un par un. Pour éviter d’éventuelles infections au COVID-19, les responsables ne peuvent s’occuper que de 10 personnes simultanément.

    Trois patrouilles de l’Ertzaintza, la police basque, sont venues pour disperser la foule. Un des officiers, muni d’un mégaphone, leur demande de faire une file d’attente et de ne pas bloquer la rue. « C’est comme ça tous les jours depuis au moins deux mois. On suppose qu’ils allaient ouvrir un autre consulat à San Mamés car dans celui-ci ils étaient déjà saturés, mais ils continuent comme ça. On vient, on les sépare, mais rien ne change, ni distance ni rien », a déclaré un policier.

    Tags : Espagne, Maroc, consulat de Bilbao, coronavirus, covid 19, pandémie,

  • Maroc : L’état de santé de Mohamed VI en question

    L’absence prolongée du roi du Maroc pose à nouveau la question sur son état de santé. À la mi-juin dernière, Mohamed VI a subi une lourde opération chirurgicale au cœur. Depuis lors, hormis une vidéo montrant les images supposées êtres celles du roi en villégiature marine, sur les côtes de Ceuta, « Sa Majesté » a raté tous les rendez-vous officiels, dont les prérogatives royales lui confèrent pourtant d’être présent.

    C’est le cas par exemple de la rentrée parlementaire marocaine, ouverte le 9 octobre dernier. À l’occasion, le roi a brillé par son absence sous prétexte de la crise sanitaire qui l’aurait contraint à procéder par visioconférence à l’ouverture de la session du parlement. Or, il ne s’agit là que d’une énième absence d’une longue série qui tient en haleine le peuple marocain.

    Ses sujets, pour mieux dire, auxquels le roi n’accorde d’intérêt que lorsqu’il s’agit d’imposer un plan d’austérité, pour ne rappeler que son discours du mois d’août passé, le dernier d’ailleurs depuis son éclipse prolongée.

    Le pire, c’est qu’à cette seule, l’état de santé dégradé du roi peut expliquer, le pouvoir sécuritaire incarné par le Makhzen a doublé de répression contre le peuple. Il n’y a qu’à considérer la gestion sécuritaire à outrance de la crise sanitaire, caractérisé par le prolongement de l’état d’urgence dans le pays, pour comprendre la débandade dans la gestion des affaires politiques.

    Une hégémonie du Makhzen qui fait que le ministre de l’Intérieur règne en maitre absolu, à tel titre que les décisions du gouvernement s’agissant de la crise sanitaire sont remises en cause. Un état de fait, accentué faut-il le relever de l’absence du roi et dont le « vide royal » a laissé place à des frictions et des tensions à l’intérieur de l’appareil du pouvoir marocain.

    Donc, à vouloir cacher la maladie du roi, le pouvoir alaouite fait face à ses propres contradictions quant au prétexte farfelu de crise sanitaire. Par exemple, comment prétendre ne pas ouvrir la session du parlement alors que les écoles sont autorisées à reprendre les cours ? C’est dire la panique dans laquelle s’est retrouvé l’entourage du roi qui, à son absence prolongée qui attise l’inquiétude des Marocains quant à une situation sociale explosive, s’ajoute la crise sanitaire du Covid-19, dont les cas se comptent par milliers au quotidien.

    Farouk Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Maroc, Mohammed VI, coronavirus, covid 19,

  • Ceuta : Il rentre au Maroc à la nage avec son fils de 7 ans

    Selon le site Ceuta TV, un citoyen marocain, piégé à Ceuta depuis mars par la fermeture de la frontière, a nagé de Benzú à Belliones, portant son fils de 7 ans dans sa traversée. Un effort énorme et dangereux pour cet homme, qui a réussi avec succès son entreprisevisant à regagner son pays natal.

    En raison de la fermeture de la frontière suite à l’épidémie de coronavirus au Maroc, l’homme s’est retrouvé coincé à Ceuta. Les raisons pour lesquelles il n’a pas pu être rapatrié par le couloir humanitaire qui a été ouvert à travers la frontière de Tarajal la semaine dernière sont inconnues.

    Dans le but de rentrer chez lui, il s’est aventuré samedi dans la mer depuis la plage de Benzú, portant son fils, un garçon de 7 ans. Ce dernier portait un gilet de sauvetage.

    La traversé à nage a fini avec succès et les deux ont réussi à atteindre la zone marocaine en toute sécurité, où ils ont été mis en quarantaine.

    Ce n’est pas le premier cas qui se produit pendant cette pandémie, avec plusieurs Marocains essayant de rentrer dans leur pays par la plage de Benzú, ou Tarajal, vers la ville de Castillejos.

    Tags : Espagne, Ceuta, Melilla, coronavirus, covid 19,

  • Le bac, les Algériens et la Covid-19

    Des centaines de milliers d’Algériens, entre lycéens et candidats libres, sont fixés sur leur sort. Plus de la moitié voient les portes de l’université s’ouvrir devant eux. Les autres devront prendre leur mal en patience. Il y en aura, parmi ces derniers, qui retenteront leur chance l’année prochaine, alors que d’autres s’orienteront vers la formation professionnelle. En tout état de cause, cette année scolaire qui se termine sur une note plutôt positive, comparativement à bien d’autre pays, reste très spéciale. Elle l’est, en raison de la situation sanitaire exceptionnelle, mais également en raison de la note plancher, fixé à 9/20. Ce bac restera dans les annales de l’Education nationale, comme celui de la Covid-19.

    On retiendra, malgré tout que la reine des épreuves, celles du baccalauréat, est bel et bien passée et sera marquée comme une réussite sur le tableau d’un gouvernement qui a su réussir un défi, dans un contexte épidémique problématique. Il suffit de rappeler que la France, pays de naissance du baccalauréat, a préféré s’en passer, pour mesurer l’importance du défi relevé par l’Algérie et les Algériens. Cette institution que tout le monde respecte et veut garder, en ce sens qu’elle constitue une étape cruciale dans la vie de chaque jeune homme et jeune fille, ainsi que pour leur famille, a résisté à l’épreuve de la Covid-19. Bravo donc à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette entreprise qui ne semblait pas si évidente que cela en mars dernier.

    Ce succès permet aux Algériens de continuer à croire à l’utilité de l’effort individuel des jeunes et à l’extrême importance de la recherche du savoir, comme moyen privilégié d’ascension sociale. Même si l’actualité a tendance à nous faire croire que la course à l’argent facile est en train de devenir un sport national, il n’en reste pas moins qu’à l’occasion d’un examen, comme celui du baccalauréat, on se rend compte que la société tient toujours au savoir.

    Ce qu’en reteindront les candidats, c’est la fin d’une angoisse de l’attente des résultats. Ils retiendront également, comme l’une des spécificités de leur bac, l’absence de vacances dignes de ce nom. Ils partiront dès aujourd’hui à la course aux inscriptions universitaires pour ceux qui ont réussi l’examen. En attendant, on aura constaté que la cuvée 2019/2020 n’a pas dérogé à la tradition. L’année prochaine sera peut être différente, mais l’institution du Bac restera toujours très respectée par la société. Et c’est cela l’essentiel.

    Par Nabil. G.

    Ouest Tribune, 15 oct 2020

    Tags : Algérie, BAC, covid 19, corinavirus,

  • Record TV incapable de retourner au Maroc, adopte une stratégie pour Genesis

    Le diffuseur utilisera des images d’archives

    Au plus fort de la pandémie de coronavirus, la distribution du prochain roman biblique de Record TV, Genesis, était au Maroc et a dû arrêter l’enregistrement. Les professionnels ont été coincés pendant quelques jours dans le pays, après l’annulation des vols internationaux en raison de la crise du Covid-19. Ils n’ont réussi à rentrer au Brésil qu’après que la station a affrété un avion.

    La reprise des enregistrements se fera dans quelques jours, mais il n’est pas viable de retourner au Maroc. Ainsi, la production devra utiliser des images d’archives et appliquer des effets spéciaux. Selon les informations de la chroniqueuse Patrícia Kogut, du journal O Globo, les oasis seront adaptées pour la ville pittoresque, dans une version réduite.

    Malgré cela, un nouveau voyage international n’est pas totalement exclu. Dans les coulisses, il y a de l’espoir concernant le vaccin contre le coronavirus, de sorte qu’il soit sûr de voyager l’année prochaine. Le roman devrait avoir 150 chapitres.

    Zé Carlos Machado, Adriana Garambone, Oscar Magrini, Cássia Linhares, Petrônio Gontijo, Daniela Escobar, Pablo Morais, Francisca Queiroz, Arthur Aguiar, Antônia Morais, Juliana Boller et Carlo Porto sont quelques-uns des noms confirmés dans le casting. La direction artistique est d’Edgard Miranda.

    Source : Observatorio da TV, 14 oct 2020

    Tags : TV, films, Genesis, Maroc, coronavirus, covid 19,

  • L’interminable « invasion » marocaine (média espagnol)

    L ‘«invasion» marocaine qui ne s’arrête pas

    Ces derniers jours, nous continuons de voir comment des dizaines de Marocains arrivent dans notre ville par la mer, soit à la nage, soit à bord de différents types de bateaux.

    Et ils le font en sachant que plus tard ils restent à Ceuta du fait qu’ils ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays d’origine en raison de la fermeture de la frontière avec le Maroc puisque ce pays, parmi de nombreuses autres excuses, refuse d’admettre ces personnes à travers le passage de la frontière.

    Nous ne savons pas si c’est une nouvelle « stratégie » marocaine pour étouffer notre ville ou si les Marocains le font en fuyant la misère qui envahit de nombreuses régions de ce pays. En tout cas, Ceuta est une fois de plus celle lésée par cette « invasion » de Marocains illégaux.

    Le gouvernement national doit prendre acte de ce qui se passe et promouvoir des mesures drastiques car, sinon, Ceuta deviendra un deuxième Maroc.

    Tags : Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, migration, coronavirus, covid 19, frontières,

  • Les Pays Bas rapatrient leur camping-cars du Maroc

    Le NKC (Dutch Camper Club) va ramasser les campeurs bloqués du Maroc aux Pays-Bas avec une campagne d’expédition à grande échelle. Le NKC a élaboré un plan à cet effet en collaboration avec l’ambassade, la compagnie d’assurance et Broekman Logistics de Rotterdam. Cela concerne principalement les campeurs des participants à l’une des cinq visites de groupe du NKC ce printemps. Ces voyages ont été interrompus en raison de l’épidémie corona.

    Réunions d’information

    Les campeurs ont ensuite été garés sur un camping à Marrakech, tandis que les campeurs ont été rapatriés par avion aux Pays-Bas. Puis sous l’hypothèse qu’ils pourraient éventuellement terminer le voyage à l’automne. Le plan est maintenant de faire rouler les camping-cars de Marrakech au port de Casablanca et de là au port d’Amsterdam. L’intention est que les propriétaires puissent venir chercher leur camping-car ici début décembre. Les propriétaires ont désormais été informés de l’opération proposée lors de réunions d’information. De nombreux voyageurs ont récemment demandé des conseils pour récupérer leur camping-car du Maroc.

    Ambitieux

    Le directeur du NKC, Stan Stolwerk, est heureux qu’il ait été possible de mettre en place l’opération. «C’est un plan ambitieux pour ramener les camping-cars, non pas dans six mois ou dans un an, mais dans un avenir très prévisible. Pour que les propriétaires de camping-cars puissent à nouveau profiter de la liberté du camping au printemps prochain. »

    S’inscrire

    83 propriétaires de camping-cars ont maintenant indiqué qu’ils souhaitaient profiter de la promotion d’expédition unique. Les voyageurs individuels dont le camping-car est toujours au Maroc peuvent également l’utiliser. Pour ce faire, ils peuvent contacter le NKC via Reizen@nkc.nl.

    NKC TV était présente à la réunion d’information. La vidéo peut être vue ci-dessous.

    Source : nkc.nl, 13 oct 2020

    Tags : Maroc, camping-cars, Pays Bas, coronavirus, covid 19,


  • Maroc : Des milliers de citoyens déçus par la prolongation de la fermeture des frontières

    L’aspiration de milliers de Marocains s’estompe

    La prolongation de l’état d’alarme dans le pays alaouite jusqu’au 10 novembre accroît la possibilité que ses frontières avec l’Espagne ne rouvriront pas pour le reste de l’année.

    La prolongation, pour un autre mois, de l’état d’alarme au Maroc, connue ces derniers jours, a fait disparaître les espoirs de milliers de citoyens du pays voisin qui vivent en Espagne et qui ont déjà accumulé sept mois sans pouvoir rentrer chez eux. lieu d’origine.

    Le 14 mars, la fermeture de ses frontières a été décrétée avant le début de la pandémie de coronavirus, tentant par tous les moyens que le pays était isolé par terre, mer et air, à l’exception des services essentiels, comme cela se produit sur la ligne entre Algeciras et Tánger Med pour le transport de marchandises.

    Après les mois les plus durs et l’arrivée de l’été, il semblait que l’assouplissement des mesures adoptées par des pays européens comme l’Espagne, la France ou l’Italie allaient également se poursuivre en Alaouite, cependant, l’alerte a été prolongée d’un mois. un mois, jusqu’au 10 octobre, date de la fin du dernier mandat, bien que les autorités sanitaires aient une fois de plus conseillé que les limites restent étroitement fermées pendant au moins 30 jours de plus.

    Pendant tout ce temps, outre la programmation des rapatriements depuis l’ambassade en Espagne, les frontières n’ont été ouvertes, depuis la mi-juillet, que grâce à la reprise des liaisons aériennes et maritimes avec seulement deux villes spécifiques, Gênes, en Italie, et le français de Séte, laissant les ports espagnols tels que Tarifa, Malaga ou Almería sans communication, en plus du plus utilisé, celui d’Algésiras, et les passages terrestres de Ceuta et Melilla, avec les dommages qu’il a causés aux entreprises qui opèrent sur ces lignes, ils n’ont pas pu compter chaque été sur les bénéfices fondamentaux du PEO.

    Cet appareil a été suspendu après 34 ans, de sorte que des centaines de milliers de voyageurs n’ont pas pu traverser de l’autre côté du détroit pour renouer avec leurs familles, même pas à des dates très sensibles pour la communauté musulmane, donc tous Il présage que les frontières resteront fermées pour le reste de l’année, car sinon, il pourrait y avoir un risque de déplacement massif vers Noël, en raison de l’arrêt dans les écoles européennes, ce qui ne semble pas souhaitable. si l’intention est que le virus ne continue pas de se propager.

    Source : El Estrecho digital, 11 oct 2020

    Tags : Maroc, coronavirus, covid 19, pandémie, frontières,

  • Melilla porte plainte contre le Maroc pour refus de rapatriement des espagnols

    Le PP réussit à amener l’Europe à enquêter sur les raisons pour lesquelles les couloirs humanitaires entre l’Espagne et le Maroc ont été « unidirectionnels »

    La Commission européenne a ouvert une commission d’enquête après la plainte présentée par le PP de Melilla pour la réalisation des couloirs humanitaires entre l’Espagne et le Maroc de manière « unidirectionnelle », après les rapatriements de plus d’un millier de Marocains bloqués à Ceuta et Melilla après la fermeture de frontière, alors qu’aucun Espagnol des centaines de compatriotes qui sont toujours bloqués dans le royaume maghrébin depuis le 13 mars n’est entré.

    MELILLA, 9 (EUROPA PRESS)

    La Commission européenne a ouvert une commission d’enquête après la plainte présentée par le PP de Melilla pour la réalisation des couloirs humanitaires entre l’Espagne et le Maroc de manière « unidirectionnelle », après les rapatriements de plus d’un millier de Marocains bloqués à Ceuta et Melilla après la fermeture de frontière, alors qu’aucun Espagnol des centaines de compatriotes qui sont toujours bloqués dans le royaume maghrébin depuis le 13 mars n’est entré.

    Cela a été annoncé par la députée locale du PP de Melilla Fadela Mohatar lors d’une conférence de presse, après que le président de la commission des pétitions du Parlement européen, l’eurodéputé espagnol du PP Dolors Montserrat, ait communiqué ce vendredi par écrit le transfert de ce enquête au gouvernement européen après dans ces sept mois les couloirs humanitaires aux frontières de Ceuta et Melilla ont servi pour que «les Marocains bloqués dans les deux villes» après la crise du coronavirus rentrent chez eux, tandis que les Espagnols bloqués dans les villes du Maroc comme Nador, Tanger ou Tétouan « ils ne peuvent pas franchir le poste frontière ».

    Mohatar a déclaré que « la Commission européenne va ouvrir une enquête préliminaire sur les couloirs humanitaires créés entre l’Espagne et le Maroc, pour une éventuelle violation des droits des habitants de Melilla et Ceuta pris au piège de l’autre côté ».

    Le député local a souligné que « seul le PP a agi en tant que porte-parole face à la violation des droits de ces citoyens », après la semaine du mercredi 30 septembre au mardi 6 octobre, plus d’un millier de Marocains ont pu rentrer au Maroc après Sept mois bloqués dans les deux villes en raison de la décision unilatérale du royaume alaouite de fermer ses frontières depuis le 13 mars, un jour avant la déclaration de l’état d’alarme en Espagne en raison de la crise des coronavirus.

    «Le PP a dénoncé à lui seul les souffrances de centaines de personnes de Melilla qui ont été victimes de discrimination, même aujourd’hui, dans le couloir humanitaire établi à la frontière de Beni Enzar entre l’Espagne et le Maroc, et nous avons déjà la confirmation officielle que la Commission européenne va enquêter», Le parlementaire populaire de Melilla a conclu.

    Source : El Confidencial digital, 9 oct 2020

    Tags : Espagne, Maroc, Melilla, Ceuta, rapatriement, coronavirus, covid 19, plainte, commission européenne, PP, 

  • Amnesty International : Le Maroc a profité de la pandémie pour resserrer l’étau sur les libertés

    La pandémie du COVID-19 a une de nombreuses conséquences sur la population mondiale. Il y a le million de morts déjà dépassés. Les millions de personnes infectées. Les familles brisées. La crise économique qui nous frappe. Les inégalités croissantes. Augmentation des problèmes mentaux. Les priorités, comme la lutte contre le changement climatique, ont été mises de côté … ».

    Cependant, dans cette rivière troublée, il y a des pêcheurs qui ont augmenté leurs gains. Parmi eux, se distinguent les gouvernements de Colombie, Turquie, Inde, Egypte, Arabie Saoudite, Iran, Guinée, Maroc, Biélorussie, Azerbaïdjan, Hongrie, Brésil, Pologne … qui d’une manière ou d’une autre, ont profité de la situation pour développer des politiques qui restreignent les droits de l’homme. Chacun à sa manière, chacun avec une intensité différente, mais coïncidant quand il s’agit de faire taire les voix critiques, celles de ceux qui manifestent contre les abus ou ceux qui remettent en question leurs politiques, les voix inconfortables. Certains ont même continué à remplir leurs prisons ou ont laissé à l’intérieur de celles-ci ceux qui ne méritent pas d’y être: les défenseurs des droits humains », ajoute-t-elle.

    (…)


    Maroc, attaques à la cédibilité

    Cette nouvelle a pratiquement fusionné dans le temps avec les attaques des autorités marocaines contre la crédibilité d’Amnesty International et la campagne de dénigrement orchestrée contre le bureau de l’organisation à Rabat. Cette réponse du gouvernement marocain est intervenue un peu plus d’une semaine après que l’organisation a publié un rapport le 22 juin, révélant que les autorités ont utilisé le logiciel espion du groupe NSO pour soumettre le journaliste indépendant Omar Radi à une surveillance illégale. Ce n’était pas la première fois que le travail d’Amnesty International au Maroc était entravé. En juin 2015, deux membres des équipes d’enquête de l’organisation qui documentaient la situation des migrants et des réfugiés ont été expulsés du pays malgré le fait que le gouvernement avait auparavant garanti leur visite. Les autorités ont également mis sur liste noire un membre du personnel d’Amnesty International qui avait signé un rapport de 2014 sur la torture dans le pays; Il lui était interdit de se rendre au Maroc à la fois pour faire des recherches sur le terrain et à titre personnel. En septembre de la même année, ils ont interdit un camp de jeunes pour encourager l’activisme de l’organisation.

    (…)

    Source : Amnesty International, 9 oct 2020

    Tags : Maroc, Amnesty International, Omar Radi, pandémie, coronavirus, covid 19,