Étiquette : crime

  • Algérie : L’assassin de Chaïma mérite la mort

    par Mekideche Abdelkader*


    Le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, dans notre pays, devient une aberration et une injustice immense vis-à-vis des victimes, de leurs parents et de la société. Une recrudescence des viols suivis d’assassinats, dont sont victimes des jeunes filles et des jeunes garçons et dont les auteurs sont des barbares, des déchets humains, empêche de trop philosopher. Des violeurs-assassins essaiment toutes les régions du pays. L’Etat, la justice et l’arsenal juridique s’avèrent incapables d’endiguer cette hécatombe.

    Un mimétisme absurde pousse la majorité des pays du monde à abolir la peine de mort, pour certains, et, pour d’autres, à surseoir à son exécution. L’Algérie n’a exécuté aucune peine de mort depuis l’année 1993, elle s’en vantait et s’en vante encore. Elle ne l’a pas abolie pour autant. Ce qui laisse dire aujourd’hui à M. Lazhari Bouzidi, président du Conseil national des droits de l’homme, que rien n’empêche chez nous l’exécution d’un condamné à mort. Évidement qu’il s’agit de la part de ce responsable politique d’une réaction à chaud face à un événement dramatique pour plaire, satisfaire, leurrer et calmer une opinion publique prête à s’enflammer. Mais vite l’homme politique rangé refroidira, il verra que l’Etat n’exécutera pas ses grands criminels, ni aujourd’hui ni demain, et que ceux-ci bénéficieront, comme à l’accoutumée, de prisons confortables et de réduction des condamnations à perpétuité.

    Chaque Etat a sa réalité sociale, ses références culturelles et cultuelles, ses impératifs propres. Vouloir appliquer le modèle norvégien ou suédois à la société française, américaine et, à plus forte raison à la société algérienne, est une absurdité totale. Ni les performances éducatives, ni la prospérité sociale, ni les performances économiques, ni le bonheur national ne sont les mêmes dans ces différents pays. Par conséquent, une norme qui est bonne pour une société peut s’avérer dangereuse pour une autre. Il en est ainsi de celles relatives au traitement des fléaux sociaux et des crimes. La France, qui se targue d’être la source de tous les humanismes, vient de se réveiller sur une réalité autre que celle qui habite l’imaginaire collectif français depuis si longtemps. Le peuple français, choqué par les viols et les assassinats en série, réclame, en majorité, le rétablissement de la peine de mort ! Qui l’eut cru dans le pays de Voltaire, de Mitterrand et de Badinter ?

    En l’absence d’institut de sondage, nul ne peut dire quel est le pourcentage des Algériens qui sont contre la peine de mort. Mais il est facile de parier sans risque qu’ils sont très minoritaires et que l’extrême majorité d’entre nous est pour cette sanction extrême quand il s’agit de crimes extrêmes. Et donc, si vraiment dans ce pays, le peuple est LE SOUVERAIN, ceux qu’il a élus à sa tête sont dans l’obligation de chercher à savoir qu’elle est sa volonté et de la consacrer.

    Il est difficile, en ces moments de peine nationale causée par l’horrible viol suivi du meurtre dans des conditions des plus horribles de Chaïma et de tant d’autres victimes, de ne pas assimiler toute idée abolitionniste à de l’incitation aux crimes. Être contre l’exécution de la peine de mort, c’est tout simplement être du côté des assassins. Le violeur-assassin de la pauvre Chaïma ne mérite pas que l’on trouve des explications et des justifications à son forfait. Il ne mérite pas moins que ce qu’il lui a fait subir : c’est-à-dire la mort dans une très grande souffrance.

    Socrate justifiait «l’injustesse» de la mort donnée comme peine par le fait que «nul n’est méchant volontairement», insinuant par là que tout criminel est forcément le produit d’une société qui fonctionne mal. Peut-être. Mais qu’importe. Faute de maîtriser la cause, il faut agir sur le résultat. Et ce résultat pourri, il faut s’en débarrasser comme on se débarrasse d’un doigt ou d’un pied gangrené : le couper.

    Trop tard, l’assassin de Chaïma ne mérite plus de vivre. Peut-être que son exécution ne dissuadera pas d’autres criminels de sa nature, mais elle aura au moins pour avantage de compenser l’immense souffrance que la pauvre a subie et l’incommensurable douleur qu’endurent et endureront à jamais son père, sa mère, ses frères et ses sœurs. Peut-être que la peine de mort est une peine barbare et sauvage, comme le prétendent les progressistes, oui, mais il est certain que cette barbarie est le seul langage, la seule peine que conçoivent les barbares et les sauvages eux-mêmes.

    *Universitaire et avocat

    Le Quotidien d’Oran, 18 oct 2020

    tags : Algérie, Chaïma, assassinat, crime, peine de mort,

  • Algérie : L’horrible crime qui a secoué l’opinion publique

    Chaïma, kidnappée et tuée : l’horrible crime qui a secoué l’opinion publique

    Chaima… le prénom le plus prononcé ces derniers jours. La jeune fille, âgée de 19 ans a été kidnappée, violée, torturée puis brûlée vive par son agresseur. Une tragédie qui a laissé une maman dans la tourmente, réclamant la condamnation à mort contre le bourreau de sa fille.

    Inconsolable, la maman de Chaima, qui doit survivre au décès de sa fille, se trouve dans un état psychologique critique. Essayant de la joindre, cette dernière ne pouvait plus parler de la mort de sa fille. L’une de ses voisines a pris la parole pour nous parler de Chaima et des souffrances de cette famille, occupant une baraque de fortune à la cité Ben Saidane, dans la commune de Reghaia, située à une trentaine de kilomètres de la capitale Alger. Attristée par le décès tragique de sa jeune voisine, la dame, elle aussi mère de famille, réclame la peine de mort à l’encontre du bourreau de Chaima. « Personne n’est à l’abri. Aujourd’hui, c’est Chaima, demain c’est une autre personne. Chaque jour, on entend des faits pareils mais rien n’a été fait pour arrêter ces criminels. C’est pour cela qu’on réclame « el qissas », a-t-elle réclamé, avant de nous annoncer que tous les voisins ont décidé d’organiser une marche, ce jeudi, pour appeler à l’application de la peine de mort contre le tueur de Chaima et réclamer justice pour tous les enfants qui ont subi le même sort.

    « Je lance un appel aux citoyens et à tous ceux qui ont compati à la mort de notre fille de se joindre à nous et faire de cette marche la voix des parents qui ont perdu leurs enfants », a-t-elle indiqué. Cette voisine très proche de la maman de Chaima a tenu à nous parler des souffrances de sa voisine pour subvenir aux besoins de ses deux enfants, Chaima et son frère. « Ma voisine a travaillé partout, même dans les mosquées pour que rien ne manque à ses enfants. Elle s’est sacrifiée pour que Chaima puisse continuer ses études. Cette dernière, elle était brillante et elle espérait avoir son bac pour aller ensuite continuer ses études à l’étranger », raconte-t-elle. Et de poursuivre : « le but était de fuir la situation précaire dont elle vit avec son frère et sa mère. Elle espérait les faire sortir de la misère et là elle n’est plus, elle est auprès de Dieu au paradis ».

    Une autre voisine tenait à nous parler et raconter la douleur que sentait la maman de Chaima. « On est partis ce matin au cimetière, elle a piqué une crise sur place. Personne parmi nous n’arrive à la consoler, elle a perdu sa fille qu’elle a mis au monde et qu’elle a fait grandir et éduquer », raconte la voisine, qui a tenu à préciser que la maman de Chaima était en même temps le papa et la maman pour ses enfants, puisque elle est séparée depuis longtemps de son mari.

    L’horrible crime

    Le corps calciné de la jeune Chaima a été retrouvé le vendredi 2 octobre, dans une station-service abandonnée de Thenia, une ville située à une soixantaine de kilomètres à l’Est d’Alger. Le suspect, qui avait fini par reconnaître les faits, a, selon la famille de la victime, déjà tenté de violer la fille, alors que celle-ci n’avait que 15 ans.

    C’était en 2016. La famille de Chaïma avait à l’époque déposé plainte à la police. Rien ne l’a dissuadé, l’agresseur a vite retrouvé sa liberté pour harceler encore la jeune fille et la menacer à chaque occasion, selon les dires de sa maman. Les faits horribles se sont produits ce maudit 1er octobre. Le lendemain, samedi 2 octobre, le suspect s’est rendu de lui-même à la police, en expliquant qu’il avait laissé sa petite amie dans une station-service la veille, le temps d’aller lui chercher à manger. Quand il était revenu quelques minutes plus tard, il avait découvert son corps en train de brûler et s’était enfui. Suite à sa comparution devant le procureur général, le meurtrier a fini par avouer les faits. Il a par la suite révélé avoir attiré la victime vers le lieu abandonné, avant de la violer, la frapper, puis la brûler en l’aspergeant d’essence.

    Ainsi, l’auteur de crime a été inculpé pour « viol » et « meurtre avec préméditation ». Coïncidant avec la révélation du crime commis contre Chaima, le Conseil des ministres, faut-t-il le rappeler, a examiné une loi contre les enlèvements et les kidnappings.

    Selon le communiqué du Conseil des ministres, le Président Tebboune a ordonné que soient imposées les peines maximales, sans possible allègement ou grâce, quels que soient les tenants et aboutissants de l’acte d’enlèvement. Il a rappelé également « l’engagement de l’État à protéger les citoyens, à renforcer la justice et la primauté de la loi et restaurer l’autorité de l’État pour être juste et protecteur des faibles, au vu de la propagation du phénomène d’enlèvement ». Un article portant sur la protection des femmes est également inscrit dans le projet de la révision constitutionnelle.

    Lynda Louifi

    Le Jeune Indépendant, 7 oct 2020

    Tags : Algérie, Chaïme, assassinat, crime, peine de mort

  • Algérie : les détails horribles de l’assassinat de Chaïma

    Meurtre de la jeune Chaima: Les détails horribles d’un crime

    Les détails du meurtre de Chaima, jeune fille de 19 ans, ont été dévoilés, hier, lors d’une conférence de presse, tenue par le procureur de la République près le tribunal de boumerdès.

    Par Aomar F.

    Le mois de septembre a enregistré le plus d’incendies et de feux depuis le début de la saison estivale avec 158,42 hectares de forêts, de maquis et de broussailles, a indiqué Mohamed Lachgueur.

    Cette importante superficie incendiée est due principalement aux facteurs humains, a-t-il précisé, notant que les plus grands incendies ont eu lieu à «djebel Chkika», dans la commune de Beni Ouarsous, relevant de la daïra de Remchi, où pas moins de 10 hectares de forêts et 45 hectares de broussailles ont été détruits par le feu, outre celui de Dar el Hakem, dans la commune de Terny, où sept hectares de forêts ont également été ravagés.

    Le mois de septembre a enregistré la plus grande surface forestière incendiée, comparativement au mois caniculaire d’août qui a enregistré plus d’une centaine d’hectares ravagés par les feux, dont notamment les broussailles et les maquis.

    La wilaya de Tlemcen, qui compte un couvert forestier de l’ordre de 200 000 hectares, a enregistré, depuis le début de l’été, une superficie globale incendiée estimée à plus de 380 hectares de forêts, de broussailles et de maquis, ce qui est nettement inférieur à l’année précédente qui avait connu plus de 500 hectares ravagés par les feux. La réduction de la superficie incendiée cette année par rapport à l’année précédente, a-t-on expliqué, est due à un important dispositif mis en place pour lutter contre les feux de forêt et la logistique nécessaire mise à la disposition des brigades de lutte contre les feux, positionnées à proximité des massifs forestiers, «ce qui a permis d’éviter les grands dégâts», a conclu la même source.
    F. K.

    Le Jour d’Algérie, 5 oct 2020

    Violée et brûlée vive : l’assassinat de Chaïma, 19 ans, choque l’Algérie

    Comme en Tunisie après l’assassinat de Rahma Lahmar en septembre, ce crime a relancé le débat sur la peine de mort

    « Je m’appelle Chaïma, je n’avais que 19 ans ! Pourquoi je parle au passé ? Vous allez vite me comprendre … » Sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les taxis et les terrasses de cafés, l’émotion est vive en parlant du dernier féminicide qui secoue l’Algérie.

    « Une jeune fille de 19 ans, F. Chaïma, a été violée avant d’être brûlée vive vendredi dernier par un repris de justice à Thénia, à dix kilomètres à l’est de Boumerdès [est d’Alger] », rapporte le quotidien francophone El Watan.

    Selon les médias, la jeune fille avait disparu de son domicile, à Réghaïa (est d’Alger), depuis une semaine.

    Elle avait en réalité été kidnappée par un jeune habitant les environs, contre lequel Chaïma avait déposé plainte pour abus sexuels en 2016. Il avait été condamné par la justice.
    « À sa sortie de prison, le violeur a, selon le récit de la maman de Chaïma, repris contact avec elle. Sous la menace de son ancien agresseur, l’adolescente est sortie de chez elle, il y a quelques jours, en prétendant aller recharger sa ligne téléphonique. Mais elle n’est jamais revenue », rapporte le site Algérie Infos.

    « Le mis en cause a tout fait pour convaincre la jeune adolescente de venir avec lui dans un endroit isolé », d’après la presse algéroise.

    Entraînée par son kidnappeur dans une ancienne station d’essence, le jeune homme aurait violé Chaïma. Il cherchait aussi à la faire avorter, les enquêteurs ayant trouvé des pilules abortives sur les lieux du crime.

    L’agresseur qui avait préparé un bidon d’essence, selon la presse, l’a ensuite brûlée vive.

    « Il s’est dirigé vers la brigade de gendarmerie de la localité. Il a tenté de leur faire croire que la fille s’était suicidée à l’aide d’une bouteille de gaz butane », explique une source de l’enquête à El Watan. Le jeune homme a été arrêté et placé en détention provisoire.

    Le crime a créé une onde de choc dans le pays. Le débat sur la peine de mort, peine que réclame la mère de Chaïma, a été relancé comme ce fut le cas en Tunisie après l’assassinat de Rahma Lahmar, 29 ans, fin septembre.

    Des peines capitales peuvent être prononcées par la justice algérienne, le plus souvent dans des affaire de terrorisme, mais un moratoire sur les exécutions est appliqué depuis 1993.

    Pour les auteurs de crimes d’enlèvement de personnes, le président Abdelmadjid Tebboune a exigé dimanche « que soient imposées les peines maximales, sans possible allègement ou grâce, quels que soient les tenants et aboutissants de l’acte d’enlèvement ».

    Source : Middle East Eye, 5 oct 2020

    Tags : Algérie, Chaïme, crime, assassinat, Tlemcen,

  • Algérie : Violée et brûlée vive – La mère de Chaïma demande l’application de le peine de mort

    Violée et brûlée vive, tel est le destin de la jeune Chaïma, tombée entre les mains d’un monstre humain. Le corps calciné de la jeune fille vient d’être découvert dans une station-service délabrée de Thénia, une ville à cheval entre Alger et Boumerdes.

    Chaïma avait quitté le domicile de ses parents, à Réghaïa (Alger), depuis quelques jours et n’avait plus donné signe de vie. Selon le témoignage de sa mère, Chaïma avait rendez-vous avec son bourreau, qui la harcelait depuis quelques temps.

    Son assassin est un repris de justice qui l’a menaçait depuis 2016. Une plainte avait même été déjà déposée contre lui. Elle avait accepté de le rencontrer afin de régler ce problème, mais son bourreau lui a choisi un autre destin. Il l’a conduite dans une ancienne stationservice à Thénia où il l’a violée et brûlée vive.

    Après plusieurs jours de disparition, son corps a été retrouvé. Le meurtrier a été arrêté et a reconnu les faits.

    La mère de Chaima réclame justice et demande son exécution immédiate. Ce dernier, un repris de justice, en a profité pour l’enlever et la conduire vers une ancienne stationservice de Thénia où il l’a violée et torturée avant de la brûler vive. Ce n’est qu’après plusieurs jours que le corps a été découvert. Le coupable a été arrêté et a reconnu les faits.

    La mère de le jeune Chaïma a sollicité les autorités à appliquer le peine de mort contre l’auteur de crime odieux qui a valu à sa petite fille sa vie, et l’émoi de son entourage. S. N.

    Le Jeune Indépendant, 5 oct 2020

    Tags : Algérie, Chaïma, crime, assassinat, viol, crime  crapuleux, 

  • Maroc : pédophile se fait passer pour chirurgien plastique

    Selon le site Marokko.nl, un homme a été arrêté jeudi dans la localité de Zeghanghane, province de Nador, qui se faisait passer pour chirurgien plastique comme appât en vue de faire tomber un garçon 13 ans dans ses prétensions pédocriminelles.

    L’homme de 32 ans a promis au garçon de lui pratiquer gratuitement une opérations chirurgicale pour reconstruire son nez. Il est poursuivi par la justice suite à une plainte déposée par la mère de l’enfant après avoir découvert la superchérie du suspect dont le but était d’abuser de son fils.

    Les services de sécurité ont confirmé l’arrestation de l’homme qui se trouve en garde-à-vue pendant que l’enquête suit son cours.

    Selon la même source, l’arrestation intervient à un moment où l’on observe une montée remarquable des cas signalés de pédophilie et d’autres crimes contre les enfants au Maroc. « Le sujet a fait la une des journaux depuis la mort tragique d’Adnane Bouchouf, le garçon de 11 ans a été enlevé, violé et assassiné à Tanger début septembre », indique-t-on.

    A cet égard, le site rapporte que « dans les semaines qui ont suivi, d’autres délits sexuels ont été mis en avant dans les médias marocains ». « Dans le pays, il y a des appels massifs pour des peines plus lourdes pour les crimes contre les enfants. Quelque 640 000 personnes ont demandé la peine de mort pour l’assassin d’Adnane par le biais d’une pétition sur Facebook. Le Maroc n’a pas appliqué la peine de mort depuis 1993 », a-t-il ajouté.


    « Mardi, un couple a été condamné à la peine de mort par le tribunal de Tanger pour son implication dans le meurtre d’un enfant de 7 ans. Le père et la belle-mère ont tué leur enfant en novembre 2019, l’ont démembré, en ont gardé une partie au réfrigérateur et une partie dans une décharge à Larache », conclue la source.

    Tags : Maroc, Pédophilie, pédocriminalité, crime, enfance, viol, 

  • Algérie : Combattre la violence et réinstaller l’autorité

    Le projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers a été adopté ce jeudi au sénat, quelques jours après son adoption par l’Apn. C’est l’une des toutes dernières étapes pour voir cette loi entrer en application sur le terrain. Une loi qui fera grandement changer le rapport de force dans la dure réalité de tous les jours. Une amère réalité qui a vu des bandes ultra- organisées dicter leur «loi» à des centaines de familles.

    Armées de différentes et dangereuses armes blanches et opérant en bandes, ils ont mis la main sur les parkings, les espaces des cités et même décrété des couvre feu à des familles entières, obligées de se fermer à double tour dès la fin de la journée, pour ne sortir qu’une fois le soleil bien levé. Une vie de peur et d’appréhension qui a paralysé des cités entières, impuissantes de toute action, y compris de porter plainte contre ces voyous sans foi ni loi.

    Le ministre de la justice tout en reconnaissant l’ampleur prise par ce phénomène, avait déclaré devant les députés que l’élimination de ce phénomène «exige la mise en place d’un cadre juridique spécifique de prévention contre les bandes de quartiers qui ont créé un climat de terreur et d’insécurité chez les citoyens, du fait de la violence et des agressions à l’arme blanche par des bandes criminelles constituées dans les cités».

    Cette nouvelle forme de criminalité, avait-il encore ajouté «a connu un pullulement, particulièrement dans les grandes villes, la législation nationale en vigueur ne couvrant pas toutes les formes de cette criminalité».

    Ce vide juridique, aujourd’hui comblé, permettra aux forces de l’ordre de mieux appréhender le phénomène et pouvoir y lutter avec une plus grande efficacité, d’autant plus que les membres de ces groupes ne pourront plus bénéficier de la grâce, qu’ils avaient mise à profit, à chacune de leur sortie de prison écourtée pour asseoir encore davantage leur main mise sur les paisibles citoyens, assimilant pour beaucoup d’entre eux cette grâce à une sorte d’impunité.

    Les très sévères peines, contenues dans la nouvelle loi, feront changer grandement les choses, et permettront de voir la peur changer de camp. Et surtout de voir enfin les citoyens reprendre possession de leurs quartiers et enfin mener une vie paisible où leurs enfants retrouveront la joie de vivre et le droit de grandir dans un environnement sain et loin de cette peur qui était exercée sur eux tout au long de l’année.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 3 oct 2020

    Tags : Algérie, criminalité, crime, délinquence, gangs,

  • Italie : Marocain de 38 ans vole un vélo électrique à Pontinia

    Selon le site LatinuaTu, un marocain de 38 ans a été arrêté par les Carabiniers de la ville italienne de Sabaudia en possesion d’un vélo électrique volé.

    Dans la soirée du 28 septembre dernier, à Pontinia, les militaires de la station Sabaudia Carabinieri, à l’issue d’un service de contrôle territorial, ont arrêté un citoyen marocain de 38 ans pour le délit de réception de biens volés.

    L’homme avait avec lui un vélo électrique d’une valeur d’environ 650 euros qui a fait l’objet d’un vol qui a eu lieu le même matin. Le vélo appartenait à un citoyen indien à qui les biens volés ont été restitués.

    Le trafic de vélo est devenu monnaie courante en Europe. A l’instar des voitures volés, les vélos  sont revendus au Maroc.

    Tags : Maroc, Italie, vol, trafic, vol de voitures, vol de vélos, crime,

  • La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?

    Une partie de l’aide aux pays pauvres est détournée par les élites africaines qui placent l’argent dévoyé dans les paradis fiscaux, accuse une étude. Papa Demba Thiam, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, appelle à des réformes en profondeur et suggère que l’institution aiderait davantage l’Afrique en y menant une politique active d’industrialisation.

    Dévoilé il y a une dizaine de jours, le scandale de détournement de l’aide au développement versée par la Banque mondiale à des pays pauvres défraie la chronique, particulièrement en Afrique. Selon l’étude «Elite Capture of Foreign Aid» réalisée par l’un de ses cadres et deux collaborateurs extérieurs, une partie des financements serait dévoyée par les élites des pays assistés et placée dans des comptes offshore en Suisse, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Pour Papa Demba Thiam, un économiste sénégalo-suisse qui a travaillé pendant quatorze ans à la Banque mondiale, le rapport qui incrimine les dirigeants africains corrompus reflète la réalité. Mais ce n’est que le côté pile de la pièce.

    Côté face, selon Papa Demba Thiam, «la corruption est à la Banque mondiale. Ses cadres sont présents à chaque étape – de la conception à l’évaluation finale, en passant par le financement par tranches – de tout projet, détaille-t-il. Le décaissement ne se fait pas sans avoir obtenu le satisfecit de la mise en œuvre. Il y a forcément des complicités à l’intérieur.»

    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale est confrontée à de telles accusations. Pour ne pas rester les bras croisés, elle a mis en place une unité spécialisée dans la lutte contre la corruption. Une unité qui traque les pots-de-vin dans l’exercice d’appel d’offres pour des projets financés par elle. Mais pour Papa Demba Thiam qui dit connaître le mal de l’intérieur, la bureaucratie étouffe les initiatives. «Des lanceurs d’alerte sont censurés et dans certains cas, ils sont licenciés sous des prétextes divers», accuse-t-il. Mais plus généralement, selon lui, des collaborateurs ne daignent pas dénoncer leurs collègues ou leurs supérieurs.

    L’économiste sénégalais tient à signaler que des centaines de collaborateurs de la Banque mondiale, originaires d’Afrique et d’Asie, se complaisent dans leurs rôles respectifs par peur d’être licenciés. «Ils préfèrent garder leur emploi de fonctionnaire international avec les privilèges (le salaire moyen est de 15 000 dollars, sans taxe) qui vont avec, y compris le permis de séjour aux Etats-Unis, raconte-t-il. Pour certains, il est impensable de sacrifier leur emploi dans la mesure où leurs enfants sont scolarisés aux Etats-Unis ou ont des prêts à rembourser.» Et d’ajouter: «Le système se nourrit de lui-même et tous les maillons sont solidaires.»

    La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?
    La Banque mondiale est mise dans une position inconfortable par l’étude. Cette dernière était prête déjà en novembre 2019 mais, pour la direction, les conclusions étaient trop à charge. C’est seulement après que l’un des auteurs l’a publiée sur son propre site internet, faisant éclater le scandale au grand jour, que la Banque mondiale l’a adoptée et finalement fait paraître le 18 février, non sans avoir nuancé certains propos. C’est dans le sillage de cette affaire que sa cheffe économiste Pinelopi Goldberg a démissionné de son poste.

    Dans une note laconique postée sur son site internet le même jour, l’institution reconnaît que l’étude commençait à attirer beaucoup l’attention. «La direction prend au sérieux la corruption et les risques de fiduciaire, peut-on lire. L’étude «Elite Capture of Foreign Aid» a été revue plusieurs fois et a, par conséquent, été améliorée.»

    Selon Papa Demba Thiam, cette étude serait restée dans les tiroirs sans le courage de ses auteurs. Le fait qu’elle a été réalisée par trois économistes ressortissants de pays nordiques a joué un rôle décisif. «Ils ont une culture de bonne gouvernance et du respect de la loi, commente-t-il. Ils ont bravé le système d’autant plus que leurs pays sont les premiers pourvoyeurs d’aide.»

    La Banque mondiale reste-t-elle tout de même pertinente? Papa Demba Thiam, qui la qualifie de «gestionnaire de la pauvreté», affirme que David Malpass, son président depuis avril 2019, est partisan des réformes. «Il faut aller revoir la mission de cette institution de sorte qu’elle fonctionne comme une banque commerciale. Elle ne doit prêter que pour financer des projets solides et avérés. Mais surtout, elle doit promouvoir en Afrique une politique d’industrialisation fondée sur les matières premières locales, avec des partenaires qui acceptent qu’une partie de la valeur ajoutée revienne au continent.»

    Source

    Tags : Afrique, banque mondiale, arnaque, détornement, corruption, développement, crime, éducation, emploi, environnement, économie, sécurité, pauvreté, Sahel,



  • Maroc : Mohammed VI accorde sa grâce à un criminel qui tranché la main d’une femme

    Une pauvre dame d’un quartier marginal de Casablanca reproche au roi du Maroc d’avoir accordé sa grâce à un dangereux criminel qui lui tranché la main.

    Malgré le danger que représente ce criminel condamné à 12 ans de prison et qui est revenu dans le quartier où habite la victime avec son enfant, le roi n’a pas hésité à le gracier.

    Cette femme n’a à ce jour pas encore reçu les 25 mille € de dédommagement auxquels a été condamné le malfrat.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=5vbBeMam-xY&w=560&h=315]

    Tags : Maroc, Mohammed VI, grâce royale, coronavirus, covid19, crime,

  • La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?

    Une partie de l’aide aux pays pauvres est détournée par les élites africaines qui placent l’argent dévoyé dans les paradis fiscaux, accuse une étude. Papa Demba Thiam, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, appelle à des réformes en profondeur et suggère que l’institution aiderait davantage l’Afrique en y menant une politique active d’industrialisation.

    Dévoilé il y a une dizaine de jours, le scandale de détournement de l’aide au développement versée par la Banque mondiale à des pays pauvres défraie la chronique, particulièrement en Afrique. Selon l’étude «Elite Capture of Foreign Aid» réalisée par l’un de ses cadres et deux collaborateurs extérieurs, une partie des financements serait dévoyée par les élites des pays assistés et placée dans des comptes offshore en Suisse, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Pour Papa Demba Thiam, un économiste sénégalo-suisse qui a travaillé pendant quatorze ans à la Banque mondiale, le rapport qui incrimine les dirigeants africains corrompus reflète la réalité. Mais ce n’est que le côté pile de la pièce.

    Côté face, selon Papa Demba Thiam, «la corruption est à la Banque mondiale. Ses cadres sont présents à chaque étape – de la conception à l’évaluation finale, en passant par le financement par tranches – de tout projet, détaille-t-il. Le décaissement ne se fait pas sans avoir obtenu le satisfecit de la mise en œuvre. Il y a forcément des complicités à l’intérieur.»

    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale est confrontée à de telles accusations. Pour ne pas rester les bras croisés, elle a mis en place une unité spécialisée dans la lutte contre la corruption. Une unité qui traque les pots-de-vin dans l’exercice d’appel d’offres pour des projets financés par elle. Mais pour Papa Demba Thiam qui dit connaître le mal de l’intérieur, la bureaucratie étouffe les initiatives. «Des lanceurs d’alerte sont censurés et dans certains cas, ils sont licenciés sous des prétextes divers», accuse-t-il. Mais plus généralement, selon lui, des collaborateurs ne daignent pas dénoncer leurs collègues ou leurs supérieurs.

    L’économiste sénégalais tient à signaler que des centaines de collaborateurs de la Banque mondiale, originaires d’Afrique et d’Asie, se complaisent dans leurs rôles respectifs par peur d’être licenciés. «Ils préfèrent garder leur emploi de fonctionnaire international avec les privilèges (le salaire moyen est de 15 000 dollars, sans taxe) qui vont avec, y compris le permis de séjour aux Etats-Unis, raconte-t-il. Pour certains, il est impensable de sacrifier leur emploi dans la mesure où leurs enfants sont scolarisés aux Etats-Unis ou ont des prêts à rembourser.» Et d’ajouter: «Le système se nourrit de lui-même et tous les maillons sont solidaires.»

    La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?
    La Banque mondiale est mise dans une position inconfortable par l’étude. Cette dernière était prête déjà en novembre 2019 mais, pour la direction, les conclusions étaient trop à charge. C’est seulement après que l’un des auteurs l’a publiée sur son propre site internet, faisant éclater le scandale au grand jour, que la Banque mondiale l’a adoptée et finalement fait paraître le 18 février, non sans avoir nuancé certains propos. C’est dans le sillage de cette affaire que sa cheffe économiste Pinelopi Goldberg a démissionné de son poste.

    Dans une note laconique postée sur son site internet le même jour, l’institution reconnaît que l’étude commençait à attirer beaucoup l’attention. «La direction prend au sérieux la corruption et les risques de fiduciaire, peut-on lire. L’étude «Elite Capture of Foreign Aid» a été revue plusieurs fois et a, par conséquent, été améliorée.»

    Selon Papa Demba Thiam, cette étude serait restée dans les tiroirs sans le courage de ses auteurs. Le fait qu’elle a été réalisée par trois économistes ressortissants de pays nordiques a joué un rôle décisif. «Ils ont une culture de bonne gouvernance et du respect de la loi, commente-t-il. Ils ont bravé le système d’autant plus que leurs pays sont les premiers pourvoyeurs d’aide.»

    La Banque mondiale reste-t-elle tout de même pertinente? Papa Demba Thiam, qui la qualifie de «gestionnaire de la pauvreté», affirme que David Malpass, son président depuis avril 2019, est partisan des réformes. «Il faut aller revoir la mission de cette institution de sorte qu’elle fonctionne comme une banque commerciale. Elle ne doit prêter que pour financer des projets solides et avérés. Mais surtout, elle doit promouvoir en Afrique une politique d’industrialisation fondée sur les matières premières locales, avec des partenaires qui acceptent qu’une partie de la valeur ajoutée revienne au continent.»

    Source : decryptnewsonline.com, 28 fév 2020

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