Étiquette : désinformation

  • Défait au Sahara Occidental, le Maroc s’accroche à la guerre médiatique contre l’Algérie

    CETTE CAMPAGNE TROUVE PRÉTEXTE DANS LE CONFINEMENT VOLONTAIRE DU PRÉSIDENT TEBBOUNE : Intox et mensonges contre l’Algérie

    L’édification de l’Algérie nouvelle dérange, au plus haut point, certaines officines qui ont sonné le clairon, à coups de fake-news et de désinformation, contre le pays et semer le doute dans l’esprit du peuple. L’état de santé du président de la République n’est qu’un alibi pour le Makhzen et ses affiliés pour sortir la grosse artillerie du mensonge et reprendre leur travail de casse contre notre pays.

    Pourtant, le tweet du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, rassurant le peuple sur son état de santé, et les comptes rendus de ses activités depuis le début de son confinement volontaire sur conseil de ses médecins, sont là pour prouver qu’il se porte à merveille et qu’il n’y a aucun motif d’inquiétude quant à ses capacités de remplir ses charges et missions de chef suprême des Forces armées, de Premier magistrat du pays et de chef de l’État. Quel crédit donner aux rumeurs colportées sur son état de santé quand on sait que les services de la présidence n’ont pas hésité à rendre public un communiqué, informant l’opinion publique que sur conseil de ses médecins, il s’est imposé un confinement volontaire. Quoi de plus normal, des présidents de certains États, des Premiers ministres, des chefs de gouvernements et des hommes politiques, ont contracté la Covid 19, et cela n’avait dérangé personne. Même le président du plus puissant pays au monde, Donald Trump, avait été victime de la pandémie, mais cela ne l’a pas empêché de gérer les affaires courantes de son pays et de préparer la campagne pour sa réélection. Les cercles qui se cachent derrière la campagne de désinformation engagée depuis l’entrée du président de la République en confinement volontaire sont connus et leurs desseins sont clairs : entraver le processus de changement actuellement en cours dans le pays, isoler l’Algérie en jetant le trouble dans l’esprit de ses partenaires étrangers et gêner son action diplomatique sur le plan régional et mondial.

    Des chefs d’Etat qui sont contraints de prendre un congé de quelques jours pour des soins ou pour du repos, c’est courant dans le monde et cela ne dérange outre-mesure le fonctionnement des institutions. Mais quand il s’agit de l’Algérie, c’est l’hallali, c’est le branle-bas de combat, c’est le bruit de bottes. Cela prouve que ce qui se passe dans notre pays dérange plusieurs parties et plusieurs cercles à leur tête les relais de l’oligarchie et le Makhzen qui s’agitent et actionnent leur machine de désinformation à chaque occasion pour s’attaquer à l’Algérie.

    Les dernières installations de certains consulats de pays africains dans la capitale sahraouie occupée Layoune, présentées par Rabat comme « un franc succès » diplomatique, ont été suivies d’une vague de protestations à travers le monde. Et ce qui avait été présenté comme une étape franchie vers « la reconnaissance de fait de la marocanité » des territoires sahraouis occupés s’est retourné contre la diplomatie marocaine et les lobbies du Makhzen et ses relais. La campagne de désinformation qui cible l’Algérie s’inscrit dans ce cadre, celui de maintenir le voisin de l’Est dans une position de défensive et rien d’autre. Le président de la République s’est imposé un confinement sanitaire de quelques jours. Il suit les affaires du pays et il gère au quotidien les affaires de la République. Il a rassuré le peuple sur son état de santé, que veulent-ils de plus…
    Slimane Ben

    Le Courrier d’Algérie, 27 oct 2020

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, El Gargarat, Makhzen, propagande, intoxication, désinformation,

  • L’Algérie embarrasse le Makhzen marocain

    Le gouvernement de transition fait tout pour convaincre la rue de sa bonne foi. Dans ce but, il a procédé à des mesures draconiennes pour combattre le fléau qui ravage le monde arabe : la corruption.

    Ainsi, les autorités algériennes se sont attaquées aux têtes du régime précédent : Saïd Bouteflika, Ahmed Toufik et Bachir Tartag. Deux gros moutons qui seront sacrifiés au nom de la nouvelle république et au nom desd revendications populaires.

    Le courage des algériens embarrasse le Makhzen du Maroc. Malgré que le royaume voisin détient le record à tous les niveaux : corruption, pauvreté, analphabétisme, répression, les dirigeants marocains, au lieu de prendre des mesures visant à prévenir un soulèvement majeur, ils ont fait tout l’opposé : augmenter les prix des carburants et les impôts sur les revenus, ce qui risque d’accélérer le printemps marocain.

    Au même temps, les médias au service de la DGED mène une campagne de désinformation dans le but d’enflammer davantage la situation en Algérie. Les marocains rêvent de voir la situation dégénérer dans le pays voisin en vue de récolter des dividendes dans la question du Sahara Occidental. Ils sont convaincus qu’un nouveau régime à Alger pourrait lâcher les sahraouis. Comme d’habitude, le Makhzen toujours rêveur et arrogant. Mais l’arroseur pourrait très bien être arrosé, ce n’est qu’une question de temps.

    Tags : Maroc, Algérie, Makhzen, DGED, désinformation, Sahara Occidental,

  • Comment les médias pro-gouvernementaux du Maroc utilisent les “fake news” pour cibler et faire taire les militants rifains

    Le militant emprisonné Nasser Zefzafi diffamé par les médias marocains

    Cet article est le premier d’une série de deux sur la répression des médians et les “infox” au Maroc. Il a été écrit en collaboration avec Access Now.

    En septembre 2018, Nasser Zefzafi, le leader emprisonné du mouvement protestataire Hirak dans la province du Rif, a été nominé pour le prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de pensée décerné par le Parlement européen. Cette récompense annuelle a été créée en 1988 pour honorer les personnes ‘’qui ont apporté une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde’.’

    Zefazfi purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour son rôle de meneur dans les manifestations du Hirak. Le mouvement contestataire a commencé à gagner du terrain après la mort de Mohsin Fekri, un vendeur de poissons dont la marchandise avait été confisquée par la police à Al Hoceima le 29 octobre 2016. Quand le jeune homme avait tenté de récupérer son poisson, il avait été happé par la benne d’un camion de ramassage d’ordures.

    Zefzafi était sur la liste des trois finalistes du Prix Sakharov, mais ce n’est pas lui qui l’a remporté. Le prix a été attribué au cinéaste et écrivain ukrainien Oleg Sentsov.

    Après l’annonce du lauréat le 25 octobre, le site marocain d’information Cawalisse publia un article inventé prétendant que le parlement européen “retirait le nom de Zefzafi de la liste des lauréats’’ parce qu’il était un “criminel sans rapport avec les droits humains”.

    Capture d’écran de l’article fabriqué de Cawalisse prétendant que le Parlement européen avait qualifié Zefzafi de ”criminel’.

    L’article (qui n’indique pas de nom d’auteur) affirme que “un groupe de lobbies internes au Parlement européen, dont ceux qui soutiennent les séparatistes du Polisario et ceux qui sont embauchés par les gangs de la drogue, ont fait pression sur le comité du prix pour le décerner à Zefzafi et donner à ses crimes le label de la protection des droits”.

    L’article est faux du début à la fin. Il est basé sur des faits fabriqués et des théories complotistes. Le Parlement européen n’a jamais affirmé que Zefzafi était un criminel, ni n’a retiré son nom “de la liste des lauréats”. Il n’a tout simplement pas été choisi pour remporter le prix. En réalité, et pour commencer, il n’existait pas de “liste des lauréats”, mais un unique récipiendaire, Oleg Sentsov.

    Le mouvement populaire du Rif et sa répression

    Les manifestations hebdomadaires de protestation contre la stagnation socio-économique et les fonctionnaires corrompus dans la région du Rif, longtemps négligée par le gouvernement central, étaient persistantes jusqu’à ce que les autorités lancent une violente répression en juin 2017, avec l’arrestation de plus de 400 activistes et manifestants.

    Le gouvernement ignora les revendications des protestataires, qui incluaient la fin de la corruption et l’amélioration des infrastructures. Au lieu de quoi les protestataires furent étiquetés ‘’séparatistes’’ et accusés d’être des agents de l’étranger essayant de déstabiliser le Maroc. Les tentatives documentées de les censurer comportaient l’interruption des connexions internet pendant les manifestations.

    Le 26 juin 2018, le tribunal de première instance de Casablanca déclara coupables 53 personnes liées au mouvement protestataires, dont les leaders du mouvement, d’une série de charges comprenant l’incendie volontaire, la rébellion, les dommages à la propriété publique, l’organisation de manifestations non autorisées, et l’atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Les condamnations s’étagèrent entre un et vingt ans de prison.

    En août 2018, le roi Mohammed VI gracia 184 activistes du Hirak, parmi lesquels les 11 arrêtés lors de la répression du juin 2017. Les autres restent derrière les barreaux.

    Ceci n’est pas le seul article publié par les médias pro-gouvernementaux pour diffamer Zefzafi, et ce dernier n’est pas le seul militant du Hirak ciblé par de telles opérations. A mesure que le mouvement croissait, les médias alignés sur le pouvoir, et les soutiens de celui-ci, ont lancé des campagnes diffamatoires en ligne pour discréditer le mouvement, accusant ses meneurs d’être des “traîtres”, des “corrompus”, ou encore des “terroristes”, façon de les dissuader de mener à bien leur protestation. Le procès et l’emprisonnement des militants n’ont pas mis fin aux campagnes de désinformation.

    Nawal Benaissa, une autre figure de proue du mouvement Hirak, a été poursuivie et condamnée à 10 mois d’emprisonnement pour les déclarations qu’elle a publiées sur son compte Facebook entre juin et août 2017, dans lesquelles elle appelait les habitants d’Al Hoceima à se joindre aux manifestations. Dès qu’elle avait rejoint le mouvement, des infox se sont mises à apparaître dans la presse locale et les médias sociaux la dénonçant comme “agente qui travaille pour les ambassades” et recevant des fonds de pays étrangers pour répandre la violence et déstabiliser la région.

    Un journaliste marocain qui a souhaité garder l’anonymat pour protéger sa sécurité a confié à Access Now que l’utilisation par les autorités marocaines de campagnes de diffamation pour intimider et discréditer les opposants et les militants indépendants a débuté en 2011 pendant les soulèvements arabes.

    “Faits et événements peuvent être créés comme éléments d’un montage, ou, dans certains cas les faits peuvent être réels, mais profondément déformés et présentés avec l’intention de discréditer la cible”, explique-t-il.

    Il a ensuite détaillé que les thèmes récurrents dans ces histoires falsifiées visant à “diffamer les organisations et individus qui ne sont pas loyaux au système politique en place” sont le sexe et la moralité, et la rémunération de services rendus à des intérêts étrangers. Plusieurs articles d’infox de médias pro-gouvernementaux affirmaient que Zefzafi et son père étaient payés pour déstabiliser le Rif et le Maroc.

    Le harcèlement ciblé des militants du Hirak est une preuve supplémentaire que si l’internet peut fournir une plateforme aux marginalisés, il peut aussi faciliter leur persécution. Le coût potentiel de cette diffusion instantanée de la désinformation est douloureusement démontré par le bâillonnement des activistes du Hirak et le déclin de leur mouvement dont le seul tort était de combattre pour les droits fondamentaux.

    Global Voices, 4 avr 2019

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Nasser Zefzafi, fake news, désinformation,

  • Algérie : « Bouteflika le Marocain », un slogan révélateur

    L’Algérie connaît depuis le 22 février d’importantes manifestations populaire contre un 5ème mandat pour Abdelaziz Bouteflika. Le slogan le plus scandé par la foule était « Bouteflika le Marocain, pas de 5ème mandat».

    Les manifestants ne se sont pas limités à dire « dictateur » ou « vieil infirme » ou « despote ». Non, leur slogan préféré et unanime était celui qui rappelle le lieu de naissance du président algérien. Un détail qui en dit long sur le travail de long haleine mené par les services secrets marocains devenus très agressifs depuis l’intronisation du roi Mohammed VI.

    La DGED qui a réussi à engager ses ressortissants dans des attentats en Europe mène depuis quelques années un méticuleux travail de propagande et désinformation à l’égard des autorités algériennes en focalisant sur ce qu’ils appellent « le clan d’Oujda ». Pour en avoir une idée de l’ampleur de ce travail de sape, il suffit de visiter les deux sites préférés de la DGED marocaine : Algeria Watch et Le 360. Le résultat de ce travail est là.

    Tags : Algérie, Bouteflika, DGED, Maroc, propagande, désinformation, clan d’Oujda,