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  • Algérie : Maya, la fausse Mazarine de Boutef

    Une femme, se prévalant être la fille cachée de Bouteflika, se voit ouvrir toutes les portes de la république…Ministres, walis, hauts fonctionnaires de l’Etat : tout ce « beau linge » se mettait en quatre pour faire plaisir et exaucer les moindres vœux et desiderata de cette Mazarine, version algérienne, de Boutef.

    Acrobate de haute voltige, Maya se fit passer pour la fille naturelle de Boutef. Cette filiation fabriquée lui permit d’amasser une fortune en tant qu’affairiste et surtout en tant qu’entremetteuse. Sa villa, numéro 143, fut l’endroit le plus couru d’Alger.

    Dès potron-minet, hauts fonctionnaires, hommes d’affaires cherchant l’extrême-onction pour avoir le beurre et l’argent du beurre, oligarques de renom cherchant toujours plus d’avantages.

    Et patatras : Surnommée la princesse de Moretti, cette belle mystificatrice bénéficia d’une garde policière, digne d’un chef d’Etat offerte par son ami, le DGSN, El Hamel.

    Au moment de son arrestation, on trouva dans les murs de sa villa 12 milliards de centimes, 270 000 euros, 30 000 dollars, 17 kilos d’or et une panoplie de passeports .Décidément, on aura tout vu sous Boutef. Mais il manquait cette histoire gangstero- glamour pour orner davantage la curée.
    Maya la Mazarine de Bouteflika ! a titré un célèbre hebdomadaire français. Oh que non ! L’allusion ou la comparaison ne tiennent pas la route.

    Mazarine Pingeot, fille cachée du président Mitterrand, ne versa jamais dans la forfaiture et encore moins dans le fait-divers. Professeur d’université, écrivaine, essayiste et conférencière de niveau mondial, Mazarine multiplia plus le savoir que la magouille. Donc rendons à Juliette…

    Maya, la fausse Mazarine de Boutef, est d’un autre acabit. D’une autre trempe. Grandie dans un terreau du tout sauf…légal, elle déplaça, pendant un certain temps, El Mouradia à Moretti dans sa villa où elle exerça, in situ, presque le rôle du chef de l’Etat.

    Quelle splendeur que les 20 ans de règne de Bouteflika ! Prévarications, prébendes, pots de vins, bakchich, fuite de capitaux…Quelle folle et collective danse du ventre pour l’oseille sous label sérail. Et qui rajoute au simulacre de l’exercice du pouvoir sous Fakhamatouhou.

    Elle avait fière allure la république sous Boutef…avec ces « mignons » et ces « mignonnes » à qui on ne refuse rien ! Et qui pillèrent l’Algérie dans un règne de farces et attrapes.

    La Nation, 11 oct 2020

    Tags : Bouteflika, Mazarine, Mme Maya, corruption, malversation, détournement, bakchich, prévarication, prébendes, El Mouradia,

  • Gouvernance : Argent planqué des présidents africains

    20 milliards de dollars sur des comptes bancaires suisses – Alors que plusieurs pays du Sud sont le théâtre des «émeutes de la faim» qui s’amplifient, la question de la restitution des biens mal acquis de potentats africains se pose avec une nouvelle acuité. Des centaines de millions de dollars liés aux biens mal acquis par des dictateurs resteraient bloqués en Suisse. Leur restitution directe pourrait servir à l’aide alimentaire d’urgence.

    Entre 100 et 180 milliards de dollars: ce serait la somme des magots détournés par des dictateurs ces dernières décennies. S’il fallait aussi tenir compte des détournements opérés par leurs proches, les chiffres dépasseraient 1000milliards, selon une estimation de Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

    Où s’envole tout cet argent spolié aux populations locales principalement des pays du Sud, toujours «en développement»? En grande partie, vers les paradis fiscaux et des Etats qui soutiennent ces régimes corrompus. En France, par exemple, où des potentats africains comme Bokassa ou Eyadéma profitaient d’appuis politiques et d’amitiés en très haut lieu. En Suisse également, comme le montre un document de travail du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) qui a servi de base à une plainte collective déposée à Paris concernant les «biens mal acquis» (lire ci-dessous).

    Le phénomène n’est pas nouveau. En Suisse, les affaires se sont succédées, défrayant la chronique: fonds Montesinos (Pérou), Marcos (Philippines), Mobutu (ex-Zaïre), Abacha (Nigeria)… Plus récemment, Hussein (Irak), Salinas (Mexique) ou Duvalier (Haïti): plus de 7 millions de dollars qui restent bloqués en Suisse malgré l’approche de la date butoir (31 août 2008), tandis que le pays est lui aussi, comme le Cameroun, secoué par les «émeutes de la faim»…

    Au total, plus d’un milliard se trouverait toujours bloqué dans nos coffres, dans l’attente d’une décision judiciaire définitive. Qu’en est-il de tout ce patrimoine? Même en se concentrant sur la seule Afrique subsaharienne, la liste est édifiante. La disproportion entre les sommes recherchées et les sommes rendues, aussi. Le cas Abacha semble une exception.

    Les miettes de Mobutu

    Quatre à cinq milliards de dollars: c’était la fortune attribuée à Mobutu. Elle aurait pour une bonne moitié été planquée en Suisse. Seuls trois millions ont effectivement été restitués au nouveau gouvernement de Kinshasa, au terme d’une longue procédure. Et la villa de Mobutu à Savigny (Vaud), mise en vente. «Environ 8 millions de francs suisses restent gelés, montant confirmé par les autorités suisses à notre demande», nous précise à Bâle Max Mader, d’Action place financière suisse. Il souligne que le délai est fixé à fin 2008 pour la restitution de cette somme.

    Pour le Mali, la Suisse a certes rendu 2,4 millions de dollars du dirigeant Moussa Traoré (chassé du pouvoir en 1991). C’est bien peu: sa fortune était estimée à un ou deux milliards, provenant en partie de centaines de kilos d’or enfouis dans des caisses métalliques et expédiées en Suisse. Pour la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny, qui avait une belle propriété à Cologny, la pêche au trésor en Suisse serait encore plus fabuleuse, a en jugé par la liste établie par le CCFD (voir ci-dessous).

    Charles Taylor et ses diamants

    Voyons le sinistre Charles Taylor (Liberia, 1989-1996), inculpé pour crimes de guerre et jugé en ce moment devant le Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye: sur les trois milliards amassés sur la vente, entre autres, de diamants du sang, de trafic d’armes et de bois tropicaux, seuls 2,1 millions ont été bloqués en Suisse…

    Là aussi, des experts s’interrogent: on sait pourtant qu’en 2002, «25% des fonds en provenance d’Afrique et déposés dans les banques suisses étaient libériens. Monrovia y disposait ainsi de 3,8 milliards de dollars (placements faits par le gouvernement et fonds détournés). Une somme supérieure à celle placée par l’Afrique du Sud (2,4 milliards de dollars) ou le Nigeria (900 millions de dollars), selon les estimations de la Banque nationale suisse», explique Anne Kappès-Grangé, journaliste à la rubrique économique de Jeune Afrique.

    Le Kenya engage des enquêteurs

    Autre procédure actuellement en cours au niveau international: celle concernant les fonds d’Arap Moi (Kenya, 1978 et 2002, despote notoire dont la fortune était estimée à 3 milliards de dollars, qui a inspiré le célèbre romancier John Le Carré). Dès 2003, le nouveau gouvernement kenyan a fait appel à un cabinet d’enquêteurs américains, Kroll Associates, spécialistes des affaires de restitution d’avoirs illicites, pour retrouver le magot volé. «On retrouva des comptes bancaires d’Arap Moi à la Citibank et à l’Union bancaire privée en Suisse», note le rapport du CCFD. Interrogé sur ce cas à Berne, le porte-parole de l’Office fédéral de justice, Folco Galli, répond que pour Arap Moi, «rien n’est bloqué en Suisse».

    L’enquête de Kroll retrace pourtant la fortune exfiltrée vers une trentaine de pays –dont plusieurs centaines de millions vers la Suisse, via une dizaine d’établissements bancaires, dont certains situés à Genève. Un des principaux intermédiaires de cette époque: Gabriel Moussa Katri, aussi branché sur des réseaux nigérians. Il est alors décrit par les chargés d’investigation comme «l’un des plus importants blanchisseurs d’argent à Genève».

    A ce jour, «seul le Royaume-Uni a ordonné en 2005 le gel de près d’un milliard de dollars volés dans les caisses de la Banque centrale du Kenya et transférés sur des comptes bancaires en Grande-Bretagne», poursuit le CCFD.

    Togo: tel père, tel fils ?

    Faute d’informations, le rapport du CCFD «sèche» aussi sur la fortune exfiltrée des anciens potentats africains qui ne font l’objet d’aucune procédure en cours, mais qui posent problème. «De forts soupçons existent sur des biens mal acquis au Tchad, Togo, Centrafrique, Cameroun…». Après 38 ans de règne et une fortune familiale estimée à quatre milliards de dollars, une enquête aurait pu être ouverte pour récupérer les comptes en Suisse et au Liechtenstein du général Gnassingbé Eyadéma (Togo).

    Hélas, c’est un de ses fils qui lui a succédé au pouvoir, en avril 2005.I

    Note : «Biens mal acquis… profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales», document de travail, direction des études et du plaidoyer, CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement), Paris, mars 2007. Sur les biens mal acquis en Suisse, voir aussi l’ouvrage collectif de Dominique Froidevaux, Bernard Bertossa, Sébastien Guex, Edouard Dommen, Gérard Perroulaz et Gertrud Ochsner, La Suisse dans la constellation des paradis fiscaux, éditions d’En bas/COTMEC, Lausanne, 2002.

    Sur plus d’un milliard placé en Suisse, les trois quarts ont été restitués. 7 millions sont toujours bloqués aujourd’hui, nous informe à Berne l’Office fédéral de justice.

    Une vue aérienne de son ancienne demeure est disponible sur le site: www.swisscastles.ch.

    Pour un apercu, lire: Xan Rice, «The looting of Kenya. Leak of secret report exposes corrupt web», The Guardian, 31 août 2007.

    La France donne des idées à la Suisse

    En portant plainte en mars 2007 pour «recel de détournement d’argent public » contre plusieurs chefs d’Etat africains et leurs familles, qui auraient acquis en France des biens immobiliers grâce à des détournements d’argent public dans leur pays, les associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora entendent dénoncer «un scandale qui n’a que trop duré». Leur action s’inscrit «dans un vaste mouvement international de plaidoyer impulsé notamment par des ONG et d es juristes, pour la saisie et la restitution de ces biens et avoirs mal-acquis», comme l’explique à Paris un porte-parole de Survie.

    Les biens des dirigeants africains Omar Bongo (au pouvoir au Gabon depuis 41 ans) et Denis Sassou Nguesso (revenu au pouvoir au Congo-Brazzaville après avoir ordonné une répression meurtrière en 1997, qui s’est poursuivie les années suivantes) sont particulièrement visés par la plainte, la première du genre en France à concerner des despotes encore en exercice.

    Après analyse du dossier, le Parquet de Paris annonce le 18 juin l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à l’Office central de répression de la grande délinquance financière. Depuis, cette enquête «a permis de confirmer intégralement l’ensemble des informations communiquées s’agissant du patrimoine immobilier acquis et utilisé par Denis Sassou Nguesso et Omar Bongo ainsi que par leurs familles», notent les ONG.

    Le 23 novembre 2007, la plainte est classée sans suite, «en raison notamment du fait que les infractions dénoncées ne seraient pas suffisamment caractérisées». Une décision «consternante», selon les associations, qui ne vont pas en rester là. Avec une dizaine d’autres ONG, dont Global Witness et les sections françaises d’Oxfam, Secours catholique Caritas et Transparence International, elles ont lancé en décembre 2007 une pétition pour réclamer la restitution des biens mal acquis des dictateurs aux populations spoliées.

    Le 10 avril dernier était encore organisée à Paris la «saisie symbolique» d’un hôtel particulier de la famille Bongo. Situé rue de la Baume, dans le 8ème arrondissement, ce bien immobilier vaut la bagatelle 18 million d’euros. L’action a été initiée par la Cellule françafrique, réseau dénonçant le soutien actif de la France à des potentats africains, en présence d’Odile Biyidi, présidente de Survie et de Marc Ona Essangui, de la société civile gabonaise.

    La Suisse est un lieu de séjour un lieu de séjour privilégié pour des potentats vieillissants qui souhaitent poursuivre leurs affaires au calme. Outre le secret bancaire et les connexions avec de nombreuses filiales de banques suisses établies dans les Caraïbes, certains en profitent pour se refaire une santé à la fameuse clinique privée de Genolier, surnommée «la clinique des chefs d’Etat africains», qui dispose même d’une suite présidentielle. Genève leur donne garantit aussi un accès aux organisations internationales.

    C’est aussi à Genève, une des capitales du trading pétrolier et du commerce de cacao, qu’est établi le siège pour l’Afrique et le Moyen-Orient de beaucoup de multinationales anglo-saxonnes. C’est à Crans-Montana qui se tient en été un forum économique, sorte de «mini-Davos» dédié à l’Afrique et aux «pays émergents»…

    Au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), on se veut rassurant: «La Suisse a un intérêt fondamental à ce que ces valeurs patrimoniales d’origine criminelle ne soient pas investies dans la place financière suisse. Elle s’est donc dotée d’un arsenal de lois et de procédures pour réprimer le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la corruption, grâce auquel elle peut lutter efficacement contre la criminalité financière des potentats».

    A Genève, l’avocat François Membrez se montre très sceptique: «les dispositions suisses en matière de lutte contre le blanchiment sont insuffisantes pour limiter, voire empêcher l’arrivée du produit de la corruption politique. L’arsenal législatif est aussi insuffisant pour la restitution de ces fonds, on le voit actuellement avec les affaires Duvalier et Mobutu». A cela s’ajoute le manque de volonté politique.

    La multiplication des cas peut faire douter de l’efficacité de nos autorités. Difficile d’avoir une vision claire de la situation: sur la somme des biens mal acquis actuellement bloqués en Suisse, on manque d’informations. Sur une fuite de capitaux estimée à 187 milliards de dollars entre 1970 et 1996 pour les seuls pays d’Afrique subsaharienne, 20 milliards seraient planqués sur des comptes bancaires suisses, selon des chiffres étonnants publiés dans The Economist en juillet 2005.

    D’autres sources concordantes évaluent le total à plus d’un milliard. Un montant qui ne nous a été ni confirmé, ni démenti au DFAE. «Nous ne faisons pas de statistique là-dessus», nous répond Folco Galli, de l’Office fédéral de justice. Les autorités suisses ont-elle d’ailleurs bloqués des avoirs liés au clan Mugabe (Zimbabwe)? «Je n’ai jamais entendu quelque chose».

    Plusieurs ONG suisses mènent des campagnes sur les «biens mal acquis»: à Bâle, Action place financière Suisse suit les développements concernant la fortune d’une douzaine de potentats. De son côté, la Déclaration de Berne s’est beaucoup investie dans l’affaire concernant des transferts douteux sur un compte bancaire à Genève de millions de dollars à la fin des années 1990, provenant de revenus pétroliers destinés au remboursement de la dette angolaise envers la Russie. Elle a encore dénoncé en février dernier «l’inertie du Procureur général (Daniel Zappelli, ndlr) et du Juge d’instruction du canton de Genève dans une enquête financière pendante depuis 2000».

    François Membrez, vice-président du comité TRIAL, rappelle que si la justice genevoise avait agi à temps, elle aurait pu éviter que 500 millions de dollars liés au remboursement de la dette angolaise quittent subrepticement les banques suisses –dont UBS Genève– et «partent en fumée». Pour l’heure, le comité TRIAL s’occupe «principalement du dossier Duvalier et dans une moindre mesure, du dossier Mobutu», explique Sandrine Roth. GLE/DATAS

    Note:

    Lire le communiqué: http://www.asso-sherpa.org/Dossier%20Page%20index/CPbiensmalacquisfr.pdf.

    La pétition est disponible en ligne: http://www.biensmalacquis.wb.st.

    GILLES LABARTHE/DATAS

    Source : Alliance pour la démocratie et le progrès, 14 juillet 2008

    Tags : Afrique, France, détournement, pillage, vol, françafrique, Suisse, présidents africains,

  • Accusations de détournements de fonds au Consulat du Maroc à Bruxelles

    Depuis quelques mois, des internautes anonymes relayent des rumeurs faisant état de détournements de fonds au sein du consulat du Maroc à Bruxelles.

    Rédaction en ligne

    Publié le Mercredi 7 Mars 2012 à 10h01

    Ils accusent des fonctionnaires marocains de s’enrichir sur le dos de leurs concitoyens. Ces accusations ont pris une telle ampleur au sein de la communauté marocaine de Bruxelles que le consulat les a même démenties officiellement dans la revue

    “ Le Maroxellois ”.

    Voici quelques mois maintenant que des internautes sous couvert d’anonymat diffusent des rumeurs de détournements de fonds au sein du consulat général du Royaume du Maroc, situé rue des Vétérinaires, à Anderlecht.

    Ces accusations proviendraient, entre autres, de l’association du Rif qui entend lutter contre un réseau de fraudes et de corruption qui aurait été mis en place par des employés consulaires depuis des années. Ces attaques ont aussi été relayées par le site internet Al-Jalia. “ C’est clair maintenant, trois anciens fonctionnaires sont à Rabat et doivent répondre de leurs actes devant une cour de justice ”, assure Mustapha Belktibia, rédacteur en chef d’Al-Jalia. En revanche, il n’a pas pu pour l’instant fournir de preuves de ces allégations.

    Les auteurs de ces accusations évoquent pourtant explicitement ces pratiques et donnent même les noms d’employés qui auraient participé à ces détournements. Certains fonctionnaires du consulat profiteraient de leur statut pour faire payer indûment des prix plus élevés à leurs concitoyens marocains pour des services consulaires. Le prix demandé pour les passeports est notamment mis en cause. Ces documents seraient facturés entre 65-85 euros alors que le prix officiel s’élève à 59 euros. D’autres “ magouilles ” seraient aussi mises en évidence comme le dédouanement de voitures envoyées vers le Maroc.

    Face à ces allégations, le consulat du Maroc a récemment publié un démenti dans le magazine “ La Maroxellois ”. “ Une campagne de calomnie orchestrée par des personnes inconnues et hostiles à tout changement a vu le jour sur des sites de socialisation tentant de nuire à l’image de notre pays en visant ce consulat général et l’intégrité de ses employés ”, indique le consulat dans un communiqué en y ajoutant ses tarifs.

    David Baudoux

    Plus d’infos dans La Capitale de ce mercredi. 

    La Capitale, 7 mars 2012
    Tags : Maroc, Consulat Bruxelles, détournement,
  • Rapport fuité de la CAF souligne les irrégularités financières

    Un groupe de travail conjoint de la FIFA et de la Confédération africaine de football (CAF) souhaite enquêter sur un certain nombre de transactions financières effectuées par la CAF, après qu’un audit a mis en évidence des sujets de préoccupation, rapporte la BBC. Il est rapporté que le Groupe de travail envisage d’étendre la portée de l’audit pour inclure 2013/14, ainsi que le manque de documentation concernant les transactions financières avant 2015. Les domaines de préoccupation devraient comprendre:

    • Paiements financiers effectués entre la CAF et la société française de marketing Lagardère;

    • Paiements effectués par le fonds de développement FIFA Forward et la CAF aux 54 associations membres et six syndicats de zone d’Afrique;

    • Allégations de mauvaise gestion et de détournement de fonds liés au Centre d’excellence de la FAC à Mbankomo, Cameroun;

    • Transferts bancaires frauduleux présumés.

    Il est entendu que les conclusions de l’audit, contenues dans un rapport de 55 pages compilé par PricewaterhouseCoopers (PwC), mettent en évidence un certain nombre de paiements irréguliers, y compris les frais funéraires. Il est entendu qu’un autre sujet de préoccupation mis en évidence dans le rapport concerne les relations de la CAF avec la société française Tactical Steel.

    L’accord avec la société française n’est pas mentionné sur le site Internet de la CAF, mais aurait été conclu peu de temps après qu’Ahmad Ahmad est devenu président de la CAF en 2017. L’assistant personnel d’Ahmad, Loic Gerand, est un vieil ami de Romuald Seiller, le propriétaire de Tactical Steel, rapporte la BBC. Ahmad fait actuellement l’objet d’une enquête par les autorités françaises, qui est également suivie par la commission d’éthique de la FIFA.

    « Les changements structurels entrepris par la CAF ne seront pas déraillés par des reportages trompeurs dans certains médias », lit-on dans une déclaration de la CAF. « Le Comité exécutif des FAC se réserve le droit de poursuivre tous les auteurs de réclamations fausses et non fondées dans les médias et les réseaux sociaux ».

    Le communiqué indiquait qu’une réunion était prévue le 14 février pour mettre en œuvre les changements structurels recommandés dans la feuille de route de la CAF 2020/2021. Le communiqué reconnaît que «30 ans de gestion désuète et patriarcale au sein de la CAF ont entraîné d’importantes lacunes à tous les niveaux des opérations […] Il ne serait pas réaliste de prétendre que ces changements structurels peuvent tous se produire en quelques semaines. Au contraire, le Comité exécutif est pleinement déterminé à réaliser cette ambition au cours de son mandat. »

    Tags : FIFA, CAF, Ahmad Ahmad, vol, détournement, corruption,

  • CAF : Ahmad Ahmad, l’ami du Maroc, dans la tourmente

    Il vient de toucher une belle somme d’argent pour avoir donné au Maroc le feu d’organiser le championnat de futsal dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Mais, apparemment, son esprit corrompu va au-delà de la simple complicité avec Rabat. Une enquête interne menée par le cabinet d’avocats PWC a révélé des malversations de plusieurs millions de dollars.

    Selon le site Inside World Football, « Les premiers rapports de l’audit indépendant des finances de la Confédération africaine de football (CAF) pour la période 2017 à 2019 semblent être la dynamite attendue depuis longtemps qui explose à la fois le mandat du président de la CAF, Ahmad Ahmad, ainsi que nombre de ses lieutenants les plus proches ».

    Ce rapport « ne peut être comparé qu’aux crimes contre l’humanité », a déclaré l’ancien membre du comité exécutif de la CAF Musa Bility. Il parlait d’un « vol en plein jour de la CAF et de l’avenir du football des Africains » avec « des dizaines de millions » dépensés – en grande partie en espèces – sans aucune pièce justificative.

    Il pointe également du doigt d’autres fédérations nationales africaines qui n’ont pas utilisé toute l’étendue de leurs pouvoirs pour exiger des comptes complets à l’Assemblée générale de la CAF 2019 qui, selon lui, aurait montré qu’il était impossible de cacher les dépenses inexpliquées de millions de dollars. «Je suis fermement convaincu que l’Assemblée générale de la CAF peut avoir commis un crime et avoir manqué à ses devoirs en acceptant que de tels comptes lui soient présentés de manière aussi désinvolte.»

    Beaucoup de blâme est jeté à la porte de la FIFA, et son président Gianni Infantino, dont il dit que la crédibilité est maintenant remise en question pour avoir permis « à ses lieutenants de confiance et aux membres du Conseil de la FIFA de piller ouvertement l’organisation… L’histoire se rappellera comment Infantino s’est donné la peine d’utiliser la FIFA et ses organes pour protéger les mêmes personnes qui ont maintenant tordu les bras du jeu africain. »

    Plus en détail, Bility, qui a vu une copie du rapport, a déclaré: «Des dépenses ont été engagées pour payer les dépenses des épouses des responsables de la CAF, les funérailles des membres de la famille et même le mariage d’une fille d’un haut fonctionnaire de l’Exco de la CAF. Le rapport d’audit, brillant par sa clarté, montre un crime manifeste, le blanchiment d’argent, le vol, la destruction de pièces justificatives officielles pour couvrir leur piste d’audit et l’abus de pouvoir. »

    Le mandat d’Ahmad au sein des FAC a été controversé et parfois brutal – sur les plans politique, commercial et social. Il a politiquement renvoyé quiconque a contesté son autorité, a dépensé l’argent des CAF comme s’il s’agissait de son propre argent, a été accusé de multiples actes de corruption autour de l’attribution de contrats commerciaux, en plus d’être sous le feu de plusieurs chefs d’accusation de harcèlement sexuel contre des femmes au sein de l’organisation des CAF – des femmes qui se sont manifestées et ont porté plainte, mais sur lesquelles la FIFA d’Infantino a agi de façon honteuse. Les accusations de harcèlement sexuel à elles seules auraient dû suffire pour que la FIFA suspende immédiatement Ahmad en attendant l’enquête.

    Insideworldfootball a d’abord dévoilé les allégations de corruption et de harcèlement sexuel présumées d’Ahmad en mars et avril 2019. Les preuves étaient claires, les plaintes ont été déposées auprès des enquêteurs déontologiques de la FIFA, mais Ahmad et ses hommes de main n’ont pratiquement pas été obstrués.

    Avec Inside World Football 

    Tags : Maroc, FIFA, CAF, Ahmad Ahmad, corruption, détournement, malversation, PWC,

  • France : François de Rugy démissionne après une série de révélations

    Après une semaine de polémiques autour de repas fastueux lorsqu’il présidait l’Assemblée, François de Rugy a annoncé mardi sa démission du ministère de l’Ecologie, dénonçant un « lynchage médiatique » alors qu’il s’apprêtait à défendre le projet de loi énergie et climat.

    Sur Twitter, le ministre démissionnaire a confié qu’il pensait « aux mots » de François Mitterrand à l’égard de Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé le 1er mai 1993. L’ancien président avait alors déclaré que son Premier ministre avait été « livré aux chiens ».

    Emmanuel Macron a dit respecter la « décision personnelle » du ministre, englué dans une série de révélations, « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement », a affirmé l’Elysée à l’AFP.

    La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a affirmé n’avoir « aucune indication tendant à démontrer que François de Rugy a commis des actes qui sont contraires à la justice », alors que Matignon a lancé une enquête sur des faits reprochés.

    Selon son entourage, le ministre a pris sa décision durant la nuit et avait en tête sa démission en se rendant mardi matin à Matignon, où il était attendu pour une réunion de travail « classique » avec Edouard Philippe.

    « C’est une décision personnelle. La seule force extérieure c’est l’acharnement de Mediapart », souligne cette source.

    Trente minutes avant de se présenter à l’Assemblée pour les questions au gouvernement où, contre toute attente, la démission n’a pas été abordée, M. de Rugy a fait savoir par communiqué qu’il se retirait, « trop attaché à l’écologie pour accepter que (notre) action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes ».

    Plainte

    « La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre », a encore mis en avant M. de Rugy.

    M. de Rugy, âgé de 45 ans, s’est aussi indigné contre « la volonté de nuire, de salir, de démolir » de Mediapart qui a en premier dévoilé mardi dernier des agapes dispendieuses lorsqu’il était président de l’Assemblée entre juin 2017 et septembre 2018. En ce sens, le député de Loire-Atlantique a affirmé avoir « déposé ce matin (mardi) une plainte pénale en diffamation » contre le site d’investigation.

    Dénonçant des attaques sur la base de « photos volées, de ragots », M. de Rugy s’est aussi dit « soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques ».

    « Ce n’est pas parce que des médias le disent, qu’il faut le croire forcément », a renchéri Sibeth Ndiaye.

    Edwy Plenel cofondateur et dirigeant de Mediapart a dit avoir envoyé lundi des questions au ministre sur une nouvelle enquête, mise en ligne mardi, à propos de l’utilisation de ses frais professionnels en tant que député. Il attendait ses réponses pour 14h00, au lieu desquelles il a reçu l’annonce de sa démission.

    « L’information a été plus forte que la communication », s’est félicité le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, auteur de ces enquêtes.

    Elus « inquiets »

    Une source gouvernementale indique que « c’est une décision à laquelle on ne s’attendait pas » et l’explique par le fait que « la pression médiatique se tasse mais ne retombe pas » et que des élus se disent « inquiets » de ce qu’ils entendent dans leurs circonscriptions.

    Outre la dizaine de repas organisés à l’hôtel de Lassay, M. de Rugy est également soumis à une « inspection » du secrétaire général du gouvernement pour des travaux dans son logement de fonction.

    D’autres révélations embarrassantes se sont succédé, concernant notamment le logement HLM de sa directrice de cabinet qu’il a limogée illico, ou la participation à un dîner « hors agenda » avec des lobbyistes du monde de l’énergie.

    La démission de M. de Rugy ouvre une nouvelle période de vacance au ministère de l’Ecologie, 11 mois après la démission fracassante de Nicolas Hulot, plaçant dans l’embarras Emmanuel Macron qui a fait de la préservation de l’environnement l’un des marqueurs forts de la suite de son quinquennat.

    Sa secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon a défendu à sa place mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, indiquant qu’elle « assurerai(t) la continuité de l’Etat » pour que les débats puissent se dérouler « dans les meilleures conditions possibles ».

    Pour son autre secrétaire d’Etat Brune Poirson, « plus que jamais au travail », M. de Rugy « souhaite continuer à se défendre, et par là-même il protège le gouvernement, il protège le ministère », a-t-elle dit à BFMTV.

    « Légèrete »

    Le chef des députés LREM Gilles Le Gendre a aussi salué une démission qui vise à « protéger (la) majorité ». Son homologue au Sénat François Patriat l’a qualifiée « de bon sens, même s’il y a une forme d’injustice ». Il s’agit de la décision d’un homme « à bout », selon la députée Olivia Grégoire.

    Barbara Pompili, députée LREM et proche de François de Rugy, a cependant déploré sa « légèreté dans la gestion des moyens publics ».

    Les responsables politiques ont tous stigmatisé le « décalage » entre le discours du ministre « chantre de la vertu » et la réalité, à l’instar de la vice-présidente de l’Assemblée LR Annie Genevard, « en colère » parce que « cette affaire réduit un peu plus le crédit qu’ont les hommes politiques auprès des Français ».

    Avec AFP

    Le Matin d’Algérie, 16 jui 2019

    Tags : France, François de Rugy, corruption, malversation, détournement,

  • L’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents

    Une enquête judiciaire en Espagne révèle que l’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents.

    Un dossier d’instruction ouvert au parquet d’Igualada, une ville du centre de la Catalogne, a mis à découvert un vaste réseau de détournement de fonds publics marocains opéré par plusieurs responsables et agents de la DGED (service de renseignements et de contre-espionnage marocain).

    Sous couvert de subventions de l’Etat marocain pour ses communautés installées à l’étranger, la DGED envoyait de l’argent pour payer ses informateurs (chekamas) en Espagne. Or, une partie de cette manne financière a été détournée et a fini dans les poches de ceux qui avaient la charge de la distribuer.

    Selon le quotidien « El Mundo » qui a publié cet info, cet argent a été déposé sur les comptes bancaires des épouses de ces agents, qui l’ont blanchi en l’investissant dans des agences de voyage et des sociétés fantômes en Catalogne.

    L’enquête ouverte après la plainte de Mimon Jalich, responsable d’une association qui s’est depuis retirée de l’accusation après sa convocation par la DGED à Rabat (ce qui n’a pas empêché le parquet de continuer ses investigations), a identifié plusieurs noms de bénéficiaires :

    1. La dentiste Naïma Lamalmi, épouse d’un chef de la DGED à Rabat : Mohamed Belahrech, le responsable chargé des mosquées et des imams en Europe dans ce service de renseignement.

    2. Naziha El Montasser, épouse d’Abdellah Boussouf, « historien » et secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). Selon « El Mundo », c’est lui qui se chargeait de la distribution d’une partie de l’argent en Espagne.

    3. Atiqa Bouhouria, épouse de Noureddine Ziani, espion marocain de la DGED, débusqué et expulsé d’Espagne en urgence absolue en 2013 parce qu’il constituait « une menace pour la sécurité du pays ».

    Naïma Lamalni et Naziha El Montasser apparaissent dans des documents administratifs espagnols comme résidant au domicile de Atiqa Bouhouria ep. Ziani, rue Generalitat de Catalunya à Barcelone, alors qu’elles n’habitent pas en Espagne.

    Curieusement, selon « El Mundo », les noms de Belahrech, de Boussouf et de l’espion Ziani apparaissent comme « enregistrés » comme propriétaires d’une agence de voyage de Rabat, « Elysées Travels ».

    Au delà de ce détournement de fonds publics, cette affaire a permis de dévoiler plusieurs autres noms du monde obscur des services secrets. Celui de Mustapha El Mouahidi, colonel de la DGED, en poste au consulat général du Maroc à Barcelone (antenne très importante de la DGED en Espagne) jusqu’en 2009. Cette escroquerie n’a pu être menée à bien sans qu’il ne soit tenu au courant. El Mouahidi est l’officier marocain qui a monté un réseau d’espions et d’informateurs en Catalogne, une toile d’araignée qui s’est élargie par la suite dans le reste de l’Espagne.

    L’autre nom qui apparait dans le dossier est celui de l’Espagnol musulman de Melilla, Mohamed Khalifa. « El Gordo Jalifa », comme l’appellent certains, est un homme d’Ilias El Omari dans l’enclave espagnole. Les Espagnols le considèrent comme un agent intermédiaire entre la DGED et les Marocains d’Espagne. C’est Khalifa qui a exigé de Mimon Jalich de se rendre immédiatement à Rabat.

    Enfin, un effet collatéral de cette affaire : l’implication du secrétaire général du CCME, Abdellah Boussouf, dans ce détournement de fonds pose quelques interrogations sur la nature exacte de cet organisme étatique dirigé par l’ancien opposant Driss El Yazami, et dont on ne sait plus s’il est contrôlé ou simplement noyauté par la DGED.

    Ali Lmrabet

    Tags : Maroc, DGED, RME, services secrets, Espagne, détournement,

  • Maroc : D’où vient la fortune de Mohammed VI ?

    Selon plusieurs sources bien informées, la fortune du roi du Maroc Mohammed VI est estimée à plus de 5,7 milliards de dollars. Dans un discours officiel, le souverain marocain s’est déjà demandé où sont parties les richesses du Maroc.

    Le citoyen marocain, pour sa part, s’est posé une autre question très pertinente : Si le Maroc n’a pas de gaz ni de pétrole, d’où diables Mohammed VI tire-t-il autant d’argent pour se situer bien haut dans l’échelle des têtes les plus fortunés du monde ?

    Eh bien, la réponse est là. Cet argent dissimulé dans les paradis fiscaux notamment en Suisse est le fruit d’un détournement systématique des revenus du phosphate du Sahara Occidental, des deniers publics mais surtout des lignes de crédit octroyées par les bailleurs de fonds internationaux tel le FMI et la BANQUE MONDIALE.

    Mohamed VI ne se contente pas de spolier le peuple marocain, le plus grave c’est qu’il l’endette sur plusieurs générations. Une dette qui restera à la charge éternelle des Marocains même s’il y a un changement de régime.

    Aujourd’hui Mohamed VI concentre tous les pouvoirs et décide de tout dans un Maroc qu’il considère comme son fief féodal et les Marocains comme ses serfs.

    Alors qu’ils mènent en toute quiétude « l’approche sécuritaire », le nom déguisé de l’approche répressive et violente, la presse du Makhzen, au Maroc il n’y a qu’une presse créée par les experts de Mohammed Yassine Mansouri, c’est-à-dire aux ordres du palais et et de sa stratosphère bruissent de rumeurs de bouleversements à venir dans les arcanes du pouvoir marocain et de ses administrations. Ainsi va notre vie politique: susciter des espoirs de changements à chaque révolte populaire.

    Le seul bouleversement digne de ce nom serait la disparition pure et simple du Makhzen et l’instauration d’une bonne république fédérale ! Tant que durera cette monarchie prédatrice égocentrique, féodale et despotique, point de salut !

    Tags : Maroc, Mohammed VI, fortune, Forbes, spoliation, pillage, détournement, paradis fiscaux, off-shore, Panama Papers, banques suisses,