Étiquette : DGED

  • Algérie : le consul du Maroc à Oran était un espion

    La Présidence confirme le renvoi définitif du Consul du Maroc à Oran qualifié «d’agent des services de renseignement»

    Comme l’écrivait Algérie 1, il y a quelques jours, le désormais ex- consul du Royaume du Maroc à Oran, qui avait osé qualifier l’Algérie de «pays ennemi» a bel et bien pris un aller sans retour jeudi dernier vers Rabat.

    En effet, la présidence de la République par la voie de son porte-parole, a confirmé ce mardi le départ de ce diplomate qui a accompagné la semaine dernière le rapatriement de 300 ressortissants marocains à partir d’Oran à bord de deux avions de la Royal Air Maroc (RAM).

    «Le consul a quitté effectivement le territoire algérien. Il a dépassé ses limites », a déclaré aujourd’hui mardi le porte-parole de la présidence de la République Mohand Oussaid Belaid, au cours de la traditionnelle conférence de presse actuellement au siège de la Présidence.



    « Nous avons demandé son départ. Son comportement était prévisible. Nous avons découvert que c’est un agent des services de renseignements marocains qui a été désigné consul à Oran pour d’autres raisons», a révélé M. Belaid, en soulignant que «la page de cet incident est tournée».
    Voilà des éléments nouveaux qui confirment que la saillie inélégante et agressive du sulfureux diplomate marocain n’était finalement pas sortie malencontreusement de sa bouche mais bien assumée.

    En précisant qu’il s’agissait d’un «agent des services de renseignement» et non pas un diplomate, le porte-parole de la présidence remet les pendules à l’heure s’agissant des propos de ce diplomate qui avait déclaré au sujet de l’Algérie en s’adressant à ses compatriotes à Oran: «Nous sommes dans un pays ennemi, je vous le dis franchement»,

    Une déclaration tellement gravissime que le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, avait convoqué le lendemain l’ambassadeur du Maroc en Algérie pour lui faire savoir que le consul de son pays était indésirable en Algérie après les propos inacceptables qu’il tenus à Oran.

    Algérie1, 9 juin 2020

    Tags : Algérie, Maroc, Aherdane Boutaher, DGED, consul du Maroc à Oran,

  • Belgique : Espions venus du Maroc

    Gilbert Dupont, La Dernière Heure

    Des agents actifs à Bruxelles à la recherche du trésor de Belliraj

    Des Belgo-Marocains de Bruxelles et leurs familles, de près ou de loin liées à l’affaire Belliraj, ont souffert, entre février et juillet, en Belgique, de la présence, des procédés et des agissements d’agents des services secrets marocains ou présentés comme tels.

    Leur objectif était aussi d’en savoir plus sur le trésor Belliraj , une partie de l’argent, estimée par les services marocains à 11 millions d’euros, provenant d’un hold-up au Grand-Duché, qui n’a pas été retrouvée.

    Selon des sources rencontrées par La DH/Les Sports, ces agents marocains ont recouru au chantage, à l’intimidation et à la menace. Ils se sont vantés de torturer Belliraj et Abdellatif Bekhti qu’ils détenaient dans leur centre de Temara. Belliraj, selon eux, avait travaillé pour eux dans l’affaire Mellouk. Dans les années 1990, Farid Mellouk, le dernier du groupe Kelkal (attentats GIA de 1995) était soupçonné de se cacher en Belgique. Les Marocains le payaient alors 40.000 francs belges/mois pour les aider à le localiser.

    À Bruxelles, des avocats s’étonnent de ces agissements tolérés sur le sol belge d’agents présentés comme liés à la DGET, la Direction générale des études techniques, le contre-espionnage marocain.

    En concurrence avec les services belges, ces équipes n’observaient pas la même déontologie et certainement pas les mêmes scrupules. Elles ont cherché à recruter. Elles ont dissuadé des Belgo-Marocains de travailler pour les Belges. Elles avaient l’avantage de travailler dans une communauté où le seul prononcé des initiales DGET provoque une sainte terreur.

    Pendant des semaines, des Belgo-Marocains de Bruxelles se sont cachés pour leur échapper. Des pressions ont été exercées sur les familles au Maroc.

    « Ils expliquaient qu’ils torturaient Bekhti et Belliraj à Temara, qu’ils leur lâchaient les chiens et aussi qu’ils les faisaient violer par des gardiens d’origine djbela (apparemment très opposée aux Rifains) pour casser leur honneur. »

    Les agents marocains auraient menacé de procéder à des enlèvements sur le sol belge. Ils ont cherché à attirer à Lille, hors Belgique, des Belgo-Marocains qui les intéressaient, notamment un frère Bekhti et un certain Boucif .

    dh.be, 31 déc 2008

    Tags : Maroc, Belgique, Belliraj, terrorisme, DGED,

  • Maroc : Campagne d’intimidation contre le journaliste sahraoui Mohamed Radi Ellili

    Le journaliste sahraoui Mohamed Radi Ellili a été visé, récemment, par une féroce campagne d’intimidation orchestrée par les services secrets marocains. La raison ? Son excellent travail, depuis son exile en France, qui met à nu les pratiques de corruption du système instauré par le régime et des hauts responsables au Maroc, dont le palais royal et son entourage.

    M. Ellili sait de quoi il parle du fait de son expérience acquise après 14 ans de travail dans une des chaînes de télévisions publiques marocaines.

    Après les menaces contre sa famille, Ellili dénonce les pratiques de la chaîne « Chouf-TV » dont le propriétaire, Ahmed Charaî est connu pour ses accointances avec la DGED, accointances révélées par le hacker Chris Coleman.

    Cette chaîne s’est fait la spécialité de viser les vies privées des personnes qui dérangent le Makhzen, à l’instar de certains responsables du parti islamiste qui détient actuellement les gouvernails du Makhzen.

    Faute d’arguments pour l’attaquer et répondre à ses révélations, Chouf-TV pourchasse la vie privée de Radi Ellili et celle de son fils qui se trouve en Espagne. C’est dans ce but que les services secrets marocains ont piraté son courrier électronique et son téléphone portable en quête d’information sur sa vie privée.

    Connaissant les accointances entre le régime marocain et certaines institutions françaises, aujourd’hui, Radi a exprimé ses craintes de se voir visé aussi par ces dernières.

    Pour rappel, le champion de boxe marocain Zakaria Moumni, s’est vu obligé d’émigrer vers le Canada après avoir été agressé en France par des éléments mobilisés par le pouvoir marocain. M. Ellili est conscient que le Maroc jouit d’une impunité totale en France.

    Tags : Maroc, France, Mohamed Radi Ellili, Makhzen, corruption, DGED, services secrets marocains,

  • Maroc-leaks : les sulfureuses lettres de Mourad El Ghoul et Nadia Jalfi

    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal

    Objet: salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 15h16
    Salut, j’espère que tu vas bien. Donne-moi de tes nouvelles! Appelle-moi ! Comment vont tes filles, ta maman, la balsamique aïeule  ? A plus.

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    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal

    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 14h01mn
    30s
    Objet : Re : salutations

    La balsamique est complètement paumée, ma mère va très bien, la présence des filles lui fait un bien fou, moi je fais une cure de sommeil et de outlets en Virginie. J’ai satisfait tes tocs mais en apportant des petites variantes, tees shirts imprimes et plus colores. je ne t’imagine pas une seconde en péripatéticienne surtout rue de la Pompe, Goasguen a interdit le racolage dans le 16eme. Tu me
    balades comme toujours. Désolée pour les filles, et Reine elle a été kidnappée par un gang? elle a
    disparu dans le Bronx?

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    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 16h22

    Aafrita. je suis vraiment content de te lire. Ecris-moi plus longuement, tout à l’heure et, surtout, je
    veux entendre ta voix.

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    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 15h06mn 33s
    Objet : Re : Re : salutations

    Qsq je fais de Stella?
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    — En date de : Mar 22.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mardi 22 Juillet 2008, 18h00

    Je te dis de m’écrire une missive à rallonge et tu me réponds que fais de Stella ? Elle peut attendre, elle est congé actuellement  et les femmes que tu veux lui faire rencontrer pareillement. C’est un monde.

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    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mardi, 22 Juillet 2008, 19h28mn 04s
    Objet : Re : Re : Re : salutations

    Oui c est un monde, tu peux le dire! Correcto fait la fête a Temara pendant que Reine se perd dans Manhattan et que l’ex cruche s’éclate a DC. Correcto est amoral, antisocial et décadent, son empire prend l eau. Sympa la visite au congres, j ai vu ton copain Mel et ta copine Nancy, ils te transmettent leur bon souvenir.

    Tu n es pas déprimé, tu dois te renouveler et tout ira bien. C est l’été, la saison s’y prête.

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    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal
    a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 12h37

    Tu as mangé un hamburger enragé ou quoi ? Correcto ne fait pas la fête, contrairement à ce que pense Cruella. Correcto est, au contraire, en repli spirituel. Correcto fait son autocritique et se rend compte qu’il n’a pas eu un comportement adéquat avec Cruella et il le regrette. Mais il va réparer à son retour. N’est-il pas Correcto ? Il s’agit d’un Save Our Soul.

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    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi
    À : molva canal
    Envoyé le : Mercredi, 23 Juillet 2008, 14h25mn 48s
    Objet : Re : Re : Re : Re : salutations

    Cruella n a jamais fait mal a Correcto, JAMAIS. Correcto ne sait pas ce qu il veut, il avance, recule, marque le pas et Cruella rit, Cruella pleure, Cruella se perd.

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    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal a écrit :

    De: molva canal
    Objet: Re : Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 18h53

    Salut,

    Correcto a fait son mea culpa. Il se bat, non, il se flagelle, la coulpe car il est conscient du fait qu’il
    n’a pas bien agi. Mais Cruella est connue pour sa clémence et son amour du prochain et lui pardonnera ses égarements !

    Au plaisir de te lire, dans l’attente de te revoir.

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    De : Nadia Jalfi
    Sujet : Re: Re : Re : Re : salutations
    Pour molva canal

    Point de pardon sans explication. POURQUOI?











    — En date de : Mer 23.7.08, molva canal molva_canal@yahoo.fr a écrit :

    De: molva canal molva_canal@yahoo.fr
    Objet: Re : Re : Re : Re : Re : Re : salutations
    À: nadiajalfi@yahoo.fr
    Date: Mercredi 23 Juillet 2008, 19h55
    Tu comptes vraiment pour Correcto ou Cruello. Il s’en rend compte maintenant le bougre !

    —– Message d’origine —-
    De : Nadia Jalfi nadiajalfi@yahoo.fr
    À : molva canal molva_canal@yahoo.fr
    Envoyé le : Mercredi, 24 Juillet 2008,
    Objet : Re : Re : Re : Re : Re : salutations

    Un peu court comme explication. Le bougre avance toujours masque.

    P.S. : La date de ce courrier correspond à celle du début de la relation sentimentale de Nadia Jalfi avec Gustavo de Arístegui alors porte-parole des Affaires étrangères du Groupe populaire au Congrès des députés espagno. En octobre 2010 célébreront leur mariage.

    Le 13 décembre 2015, De Arístegui démissionne de son poste d’ambassadeur de l’Espagne en Inde suite à une affaire de corruption.

    Tags : Maroc, Marocleaks, DGED, Mourad El Ghoul, Nadia Jalfi,

  • Marocleaks : Selon la DGED les méthodes de travail de Michaelle Gagnet sont « très éloignées de l’éthique journalistique »

    Les journalistes françaises, Michaelle Gagnet et son assistante Marion, sont arrivés au Maroc afin de tourner un reportage qui a été diffusé sur M6 dans le cadre de l’émission « 66 minutes » du 20 Mai 2008, consacrée à la « Femme dans l’Islam. Michaëlle Gagnet prévoyait de rencontrer certains membres de la famille El Mejjati dans le but de retracer le parcours du terroriste franco marocain Karim El Mejjati.

    Dans un email envoyé à la DGED marocaine le 11 mai 2008, Nadia Jalfi signalait « qu’il semblerait que les méthodes de travail de Michaelle Gagnet soient très éloignées de l’éthique journalistique ».

    Réalisatrice de documentaires et reportages pour Arte, France 2, France 5 et M6, Michaëlle Gagnet a vécu trois ans en Tunisie. Elle est l’auteure du documentaire « Sexe et Amour au Maghreb », diffusé sur M6 en janvier 2019, qui a inspiré son livre sur le même thème « Amour interdit ».

    L’avis de Nadia Jalfi diffère lorsqu’il s’agit de Bénédicte Delfaut. Celle-ci s’est rendu au Maroc en 2008 en vue de « tourner un reportage sur la dernière opération terroriste menée par les autorités marocaines » pour l’émission « Sept à huit » de TF-1.

    « Selon la demande formulée par Bénédicte Delfaut, réalisatrice du reportage, il s’agirait de rendre compte du mieux possible des efforts consentis afin de circonscrire la menace terroriste. La nature du projet et de son auteur, nous permet d’avancer qu’il sera possible de maîtriser l’opération de bout en bout et par la même de véhiculer le message adéquat », indique-t-elle.

    Tags : Maroc, DGED, Nadia Jalfi, Michaëlle Gagnet, Bénédicte Delfaut, journalistes français,

  • Algéria Times est un site contrôlé par les services secrets du Maroc

    Un « Snowden » marocain dévoile : Algéria Times est un site contrôlé par les services secrets du Royaume

    Il est Marocain et il se fait appeler Chris Coleman. Il donne des sueurs froides aux autorités marocaines qui essaient de le faire taire sur les réseaux sociaux en particulier sur Twitter qui a fermé dans un premier temps son compte avant de le réouvrir en donnant un avis favorable à son recours.

    Chris Coleman a donc dévoilé plusieurs informations sensibles sur le Makhzen marocain, mails, ordres de virement, diverses correspondances concernant en particulier les activités de la DGED (Direction Générale des Études et de la Documentation) qui est un service de renseignements et de contre-espionnage au Maroc. Ce service est rattaché directement au Palais royal.

    Depuis 2005, la DGED est dirigée par Mohamed Yassine Mansouri, mis en cause à plusieurs reprises par Chris Coleman. Les documents dévoilées par Chris Coleman portent sur des virements de grosses sommes d’argent en dollars au profit d’un patron de presse, au Think Tank Républicain Center for the National Interest. 10 000 dollars pour une insertion publicitaire au profit d’une ONG spécialisée dans la résolution pacifique des conflits, 25 000 pour le think tank FPRI et des sommes aussi importantes au profit de titres de presse américains et britanniques.

    Chris Coleman a en outre posté un avis de virement de 60.000 dollars au profit du journaliste Richard Miniter du New York Post accusé de commettre des articles anti-algériens et de faire un supposé lien entre le Front Polisario et Al Qaida.

    On apprendra ainsi un peu plus sur les méthodes de la DGED pour corrompre les journalistes internationaux et surtout leur implication dans la création d’un site internet d’informations générales appelé ALGERIA TIMES. Le document s’il est authentifié démontre l’implication des services secrets de sa majesté dans la politique de déstabilisation à l’encontre de l’Algérie.

    L’Est Républicain, 23 Oct 2014

    Tags : Maroc, Algérie, DGED, Algeria Times,

  • « Des terroristes marocains étaient derrière les attentats de Marrakech, l’Algérie en est innocente » (agent marocain)

    Moussadek Mimoune, agent de renseignement marocain: « Des terroristes marocains étaient derrière les attentats de Marrakech, l’Algérie en est innocente »

    Moussadek Mimoune est un ancien diplomate marocain. Il avait travaillé en tant qu’agent de renseignement en Europe pour son pays (Maroc). Son code secret était MD17347. Il a observé le silence durant 15 ans et a gardé secret ses nombreuses missions qu’il avait accomplies. En dépit de la détérioration de ses conditions de vie à cause d’un complot monté contre lui par des généraux proches du Palais royal, cet ancien agent, actuellement âgé de 64 ans, n’a pas rejoint les rangs de l’opposition. Il vit actuellement dans une petite chambre d’hôtel dans la banlieue parisienne avec sa petite famille composée de sa femme et ses trois filles. Moussadek Mimoune était en relation directe avec l’opposant marocain Hicham El Mandari dans le cadre d’une mission d’infiltration officielle. Sa version de l’assassinat d’El Mandari en Espagne en 2004 n’est pas encore entendue par la justice. Moussadek Mimoune a décidé de sortir de son silence qui lui a coûté cher en accordant un entretien exclusif à Echorouk. Ce témoin des « jeux » troubles du Makhzen publiera dans le futur un livre dans lequel il dévoilera plusieurs vérités sur de nombreuses affaires.

    Echorouk : pouvez-vous nous parler de quelques missions que vous avez accomplies à l’étranger dans le cadre de votre travail en tant qu’agent de renseignement marocain ?

    Moussadek Mimoune : j’ai accompli beaucoup de missions. A titre d’exemple j’ai pu infiltrer le Front Polisario en 1981. A cette époque là je travaillais à Rome (Italie). Le Polisario menait des actions en collaboration avec le parti communiste italien qui lui avait organisé une rencontre à l’hôtel Léonard de Vinci dans la capitale italienne. Nous avons reçu un ordre de la part du général Ahmed Dilmi d’infiltrer la rencontre. Ainsi, il m’a demandé de me faire passer pour un opposant marocain pour me rapprocher des leaders du Polisario et pour rencontrer le président sahraoui Mohamed Abdelaziz. Le but de cette opération était de savoir les intentions du Polisario envers le Maroc.

    Echorouk : avez-vous mené d’autres actions importantes à l’étranger ?

    Moussadek Mimoune : j’ai mené des actions personnelles en 1989. J’ai interrogé des Marocains, des Algériens et des Egyptiens arrêtés par la police française. J’ai découvert qu’il y avait des personnes qui avaient des liens avec certaines mosquées en France. Ces personnes là menaient des actions politiques contre le Maroc. Ils étaient des extrémistes qui suivaient les prêches de l’imam et prédicateur Abdelhamid Kechk. Un de mes amis a transmis mes informations à la Direction de surveillance du territoire (DST). Quelques jours plus tard le directeur de la DST, Abdelaziz Alabouche, m’a contacté et m’a remercié pour les informations que je lui ai transmises.

    Echorouk : quelles étaient les informations que vous aviez remises à la DST ?

    Moussadek Mimoune : beaucoup d’informations, notamment sur des Marocains qui planifiaient d’introduire des armes au Maroc. Et des informations sur cinq Marocains qui planifiaient des attentats terroristes au Maroc. J’ai transmis en mois de février 1993 à Abdelaziz Alabouche les noms de ces personnes et d’autres informations sur eux.

    Echorouk : ce que vous venez de dire s’est passé avant les attentats qui ont visé l’hôtel Asni à Marrakech le 24 août 1994 ?

    Moussadek Mimoune : oui avant ces attentats. Les Marocains contre lesquels j’ai mis en garde la DST résidaient dans le quartier des 4000 à Aubervilliers dans la banlieue parisienne. C’est justement dans ce quartier que résidaient les personnes impliquées dans les attentats de Marrakech.

    Echorouk : pourquoi certaines parties au Maroc ont accusé l’Algérie ?

    Moussadek Mimoune : je trouve cela curieux. Je trouve encore plus mystérieux le témoignage d’une personne qui s’était présentée comme un agent algérien. Ce dernier prétendait avoir supervisé les attentas contre l’hôtel Asni. Vu mon expérience dans le domaine des renseignements et de l’infiltration, et partant des informations que je détenais et que j’avais rédigé moi-même, je peux vous assurer que les accusations contre l’Algérie étaient infondées. L’Algérie n’avait rien à voir dans les attentats de Marrakech. Ces dernières avaient été planifiées dans la banlieue parisienne. Les services de renseignements français ont mené des investigations à Paris et ils ont tous les détails sur ces attentats. Les investigations menées par les services de sécurité français ont démontré que l’Algérie n’avait rien avoir avec ces attentats et que des islamistes marocains les ont planifiés à partir de Paris.

    A suivre…

    Echouroukonline, 4 sept 2011

    Tags : Maroc, DST, DGED, attentat Marrakech, Hôtel Hasni, terrorisme, Algérie,  Moussadek Mimoun,

  • Maroc : Où est Moussadek Mimoun?

    M. Mossadek est un ex-diplomate et ex-agent des services secrets marocains. Il a été radié pour des raisons illégales et avait gagné son procès contre son administration. Par la suite, il y a eu un 2ème jugement auquel même son avocat n’avait jamais été appelé.

    Après avoir, rendu d’immenses services, M. Mossaddeq, sa femme et ses 3 filles vivent actuellement dans une misère atroce. Sa femme, également diplomate, a été la secrétaire particulière de Abbès El fassi premier ministre actuel lorsque ce dernier était ambassadeur à Paris. Afin que le Makhzen étouffe complètement cette famille et oblige Mimoun a rentrer au Maroc avait vu son emploi changé contre un « contrat local » et la chute de son salaire de moitié. Le couple ne pouvait plus payer son loyer et a fait l’objet d’un jugement d’expulsion.

    MRE International avait lancé un cri d’alarme aux autorités et aux gens afin d’assister cette famille dans sa détresse. Nous avions également écrit au 1er ministre, le ministre des affaires étrangères, les 2 ambassadeurs à Paris. Cette homme qui a gardé le silence durant toutes ces années, a décidé de parler. Aucun organe de presse marocain n’a pris le devoir d’écouter et de publier notre compatriote. Il a fini par accorder un entretien à un journaliste algérien qui a produit un article sur une publication algérienne. Hespress a produit un témoignage imaginaire disant que M. Mimoun Mossaddek démentait le journal algérien. MRE International décide donc de sortir de sa réserve.

    Nous confirmons donc que M. Mimoun n’a pas démenti le journal algérien et nous condamnons hespress au pire par connivence makhzenienne et au mieux par manque de professionnalisme flagrant. Nous disons que des responsabilités doivent être déterminées au niveau du régime marocain et que des coupables soient jugés pour la destruction de cette famille. La famille Mossaddeq doit avoir la reconnaissance des torts qu’elle a subi, être réhabilitée, recouvrer tous ces droits avec effets rétroactifs et enfin vivre en paix. Nous restons entièrement mobilisés.

    Source : Youtube

    Moussadek Mimoune, l’agent de renseignement marocain qui a infiltré Hicham Mendari

    Hicham Mendari est entré au Palais royal intelligemment. Quoiqu’il n’avait pas une large culture, mais il était très intelligent. Il est le fils de Chahrazed Fechtali qui était mariée à un employé très riche qui a eu des antécédents judiciaires au Maroc. Quand je l’ai approché à Paris, Hicham Mendari a nié que sa mère soit Chahrazed Fechtali et a prétendu que sa mère est Farida Cherkaoui qui était au Palais royal et était très proche du roi Hassen II. C’est elle qui l’a fait entrer dans ce palais.

    Echorouk : comment avez-vous approché Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : je résidais à Dijon (France). Un jour j’ai reçu un ordre de la Direction de surveillance du territoire (DST). On m’a chargé d’infiltrer Hicham Mendari et son milieu vu qu’il dérangeait  le Palais royal. J’ai accepté cette mission.

    Echorouk : comment s’était passé les premiers contacts avec Hicham Mendari ?

    Moussadek Mimoune : à l’époque je n’avais aucune idée sur ses déplacements à Paris. Je considérais ces activités comme des actes criminels et de sabotage contre le Maroc. En mois de mars 2003 nous avons beaucoup réfléchi moi et ma femme et vu la sensibilité de l’affaire et j’ai décidé d’aller à Paris.  Avant de m’y rendre j’ai appelé une personne au Maroc qui était en contact avec Hicham Mendari. Et il m’a fourni un de ses numéros de téléphone portable. Avant de me rendre à Paris je l’ai appelé. Il a été très prudent et avait des doutes sur moi, mais quand je lui ai parlé de la personne qui m’a donné son numéro et après lui avoir dit que j’ai connu sa mère Chahrazed il m’a répondu que ce n’est pas sa mère et qu’elle l’a seulement élevé quand il était enfant. Je lui ai dit que j’avais des problèmes au Maroc et que je ne pouvais pas lui en parler au téléphone il m’a fixé un rendez-vous au début du mois de mars.

    Echorouk : comment s’était déroulé votre mission de rapprochement de Mendari ?

    Moussadek Mimoune : j’ai regagné Dijon après la première rencontre que j’ai eue avec lui à Paris. Et j’ai contacté Ahmed Harari qui était à cette époque-là l’adjoint du général el-Anikri. Il était très content de mon appel. Par la suite, j’ai eu beaucoup de contacts avec Hicham Mendari dans le cadre de ma mission. Il était toujours contre le Palais royal et contre le roi. A cette époque-là, 2003, il se préparait à créer une association politique en Espagne dans le but de renverser le régime royal au Maroc. Au fil des jours j’ai pu gagner la confiance de son attaché de presse  Oumoussa Mohamed et je l’ai convaincu de travailler avec moi et de me fournir des informations sur Hicham Mendari. Je lui ai donné mon numéro de téléphone  pour que nous restions en contact et pour cordonner nos actions.

    Echorouk : que s’était-t-il passé par la suite ?

    Moussadek Mimoune : j’ai contacté la DST et je l’ai informé d’avoir engagé l’attaché de presse de Hicham Mendari. Oumoussa Mohamed m’a informé que lors de leurs voyages en Belgique et à Londres, son « patron » a voulu engager certaines personnes, dont des militaires qui ont fui le Maroc. Il m’a informé également que Mendari avait contacté un commerçant belge spécialisé dans la vente d’armes dans le but d’organiser un mouvement d’émancipation armée au Maroc notamment dans les régions nord.

    A suivre…

    Source : Echouroukonline, 7 sept 2011

    Tags : Maroc, Moussadek Mimoun, DST, DGED, services secrets marocains, Hicham Mendari,

  • Maroc : l’histoire de la DGED et le cabinet Global Gerson Advisors

    Gerson Global Advisors (GGA) est un cabinet de conseil créé en 2010 par Russ Gerson et le marocain Rabie Mansouri. Il a été embauché par le Maroc dans le but de faire face à la vague des printemps arabes, promouvoir l’image du Royaume aux Etats-Unis et dénigrer l’Algérie et le Front Polisario.

    Un an plus tard, le cabinet a décidé de limoger Rabie Mansouri, Saad Bendidi, l’ ancien directeur délégué de Saham, et un certain Stephen Norris, accusés d’être impliqués dans une opération de falsification d’emails destinés à la DGED (le service marocain de Renseignement extérieur).

    Une copie de la lettre de licenciement qu’ils ont reçu a été envoyé au directeur général de la DGED, Yassine Mansouri dont voici le texte :

    Au nom de Gerson Global Advisors, LLC («GGA»), que nous servons de conseiller juridique, je vous écris pour confirmer que votre emploi chez GGA a pris fin le 28 janvier 2012.

    GGA nous a demandé de vous rappeler que toutes les informations confidentielles et exclusives auxquelles vous aviez accès restent la propriété exclusive de GGA. Étant donné que votre emploi a pris fin, votre utilisation de ces informations peut vous exposer à une responsabilité légale, notamment en cas de détournement de secrets commerciaux.

    De plus, GGA vous demande de vous abstenir de déclarations qui diffament GGA ou son personnel.

    Enfin, GGA nous a également demandé de vous rappeler que tous ses contrats et relations clients restent également sa propriété exclusive. GGA ne tolérera aucune tentative de perturber indûment les relations contractuelles existantes entre GGA et ses clients – en particulier le Royaume du Maroc et le Groupe OCP – et répondra à des telles tentatives avec tous les moyens de recours légaux.

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    Tags : Maroc, Global Gerson Advisors, GGA, Rabie Mansouri, Saad Bendidi, Stephen Norris, DGED, lobbying,

  • Mauritanie : Ould Mohamedou, serait-il un informateur de la DGED?

    Né le 3 avril 1968, Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou, est professeur d’histoire internationale a l’Institut de Hautes études internationales et du développement à Genève. Précédemment à l’Université Harvard, il a enseigné également à Sciences Po Paris. En 2008-2009, il a été ministre des Affaires extérieures de la Mauritanie.

    Une correspondance qu’il a envoyé au chef du cabinet du directeur de la DGED (services de renseignement extérieur du Maroc) a attiré notre attention.

    Le 30 juin 2011, Ould Mohamedou a été interpelé par Philippe Perdrix, de Jeune Afrique avec le message suivant :

    Monsieur le Ministre,

    Comme convenu lors de notre rapide conversation au sortir de la conférence à l’Ifri, je reviens vers vous pour vous confirmer le vif intérêt de Jeune Afrique pour une publication d’une tribune sur la menace d’Aqmi en Afrique de l’Ouest. En ce qui me concerne, la déconstruction du « récit islamiste » et la question touarègue me semblent deux angles pertinents. La distance prévue est de 4 200 signes.

    Dans l’immédiat, une source m’a indiqué qu’Aqmi aurait noué des contacts avec Kaddafi pour lui remettre ses otages d’Areva. Qu’en pensez-vous ?

    Bien à vous,

    Philippe

    Philippe Perdrix
    Rédacteur en chef adjoint
    Jeune Afrique
    Tel : + 33 (0)1 44 30 19 32
    Port : + 33 (0)6 84 24 62 96
    Email : p.perdrix@jeuneafrique.com

    Il envoie le message immédiatement à son contact de la DGED en demandant de tenir Yassine Mansouri au courant des informations fournies par le journaliste de Jeune Afrique. « pour info, tiens notre ami informe de tous ces éléments », a-t-il écrit.

    ———- Forwarded message ———-
    > From: Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou <mahmoud.mohamedou@graduateinstitute.ch>
    > Date: Fri, 1 Jul 2011 17:04:04 +0200
    > Subject: Fwd: Conférence Ifri / Jeune Afrique
    > To: moi meme <moimem7@gmail.com>
    >
    > pour info
    >
    > tiens notre ami informe de tous ces éléments.

    </moimem7@gmail.com></mahmoud.mohamedou@graduateinstitute.ch>

    Il y a lieu de se demander quelle est la relation entre Ould Mohamedou et les services d’espionnage marocains ? Serait-il un informateur de la DGED ? Fort possible, d’après cet email.

    Dans un autre mail, nous avons trouvé une correspondance scellée « confidentiel » où l’ancien chef de la diplomatie mauritanienne livre un rapport « confidentiel » sur Al-Qaïda avec une petite note : « Ci-joint une note confidentielle a remettre a Y.M » (YM=Yassine Mansouri). Dans ce rapport, il prend le soin d’accuser les services secrets algériens d’être derrière AQMI.

    Se présentant en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères mauritanien et spécialiste des questions terroristes liées aux activités d’Aqmi, Mohammad-Mahmoud Mohamedou a fait des déclarations hostiles aux sahraouis dans le New York Times.

    Tags : Mauritanie, Maroc, Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou, DGED,