Étiquette : DGED

  • El gobierno español sigue cubriendo la complicidad del Estado marroquí en el 17-A

    Según esta información exclusiva, revelada por el diario Público, el CNI sabía que un grupo terrorista de Ripoll estaba preparando un atentado.

    El citado medio ha tenido acceso a información que prueba esta relación entre el CNI y el cerebro del atentado y asegura que durante los próximos días publicará nuevas pruebas sobre el 17-A.

    Tras las revelaciones del diario citado, se empieza a demostrar que el CNI hizo todo lo posible por alejar cualquier sospecha de colaboración con el imán de Ripoll para cubrir una amarga realidad : los servicios secretos marroquíes manipularon al CNI en la planificación y ejecución de la matanza de Las Ramblas.

    Por eso, el contraespionaje español borró los antecedentes policiales de Abdelbaki es-Satty, autor material de los atentados de Las Ramblas con el objetivos de camuflar sus garrafales errores operativos y tácticos en el reclutamiento y manipulación de los agentes marroquíes infiltrados cuya gran mayoría son leales al régimen marroquí y no se atreven a rechazar sus peticiones de colaboración e información.

    Esto explica en parte porqué el Gobierno Español no quería que los Mossos formaran parte de la Interpol en la investigación concerniente. Los Mossos consultaron a la Guardia Civil y a la Policía Nacional en referencia al imán de Ripoll sobre su peligrosidad y radicalidad y ambos cuerpos negaron que lo fuese a pesar de saber que lo era y que realizaba sermones MUY RADICALES y que era extremadamente peligroso.

    En los últimos años, se multiplicaron los comunicados de los servicios de seguridad españoles en los que se anuncian desmantelamientos de células relacionadas con el terrorismo en operaciones en las que participan los servicios de inteligencia marroquíes. Este nivel de « colaboración securitaria » no se da ni con Francia, el primer aliado estratégico de Marruecos y primer defensor de sus intereses tanto en el contencioso del Sáhara Occidental como en otros expedientes vitales como las relaciones con la Unión Europea. El CNI es la única instancia de seguridad que los marroquíes consiguieron manipular e infiltrar gracias a la incompetencia de sus agentes. Mientras tanto, seguirá haciendo la vista gorda al terrorismo de Estado marroquí para cubrir sus propios errores y vanagloriarse del éxito de operaciones policiacas basadas en la falsa información presentada por los marroquíes en lo que se asemeja a una clara operación de desinformación.

    Las Ramblas de Barcelona, los trenes de Atocha (11M) y el pesquero Cruz del Mar son otras tantas operaciones llevadas a cabo por agentes marroquíes y que Madrid sigue cubriendo para no molestar a París.

    Tags : España, Las Ramblas, 17-A, terrorismo, 11M, Marruecos, CNI, DGED, Abdelbaki es-Satty, imán de Ripoll,

  • Mauritanie : Abdallahi Ould Mohamedy voyage aux frais de la DGED marocaine

    La presse française s’est fait écho, dans les derniers jours, d’un fonctionnaire français recruté par les services secrets marocains. Il s’agit d’un agent de la police aux frontières (PAF) de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne) qui a été interpelé le 29 mai 2017 pour filtration de documents confidentiels sur des fichiers « S ». En échange, la DGED marocains lui offrait de l’argent liquide et des voyages au Maroc tous frais payés. Des avantages dont profite aussi le mauritanien Abdallah Mohamdy, le patron du groupe Sahara Media.

    Selon les documents révélés par le hacker Chris Coleman, la DGED était sollicitée par ses collaborateurs en vue d’obtenir des tickets d’avions pour se déplacer au Maroc et ailleurs aux frais des services de Yassine Mansouri.

    Le 18 juin 2011, Ould Mohamdy s’est fait offrir un billet Rabat-Paris-Madrid-Casablanca réservée par Mourad Rhoul en personne, le directeur du cabinet de Yassine Mansouri, le directeur général de la DGED.

    Le nom de Abdallah Ould Mohamdy figure dans toutes les listes des relais de la DGED chargés de diffuser la propagande du Makhzen, y compris les attaques visant à diaboliser le Front Polisario et l’accuser d’organisation terroriste.

    Il a été nommé administrateur de l’agence de presse APA en guise de couverture pour justifier les paiements qu’il reçoit de la DGED.

    Tags : Mauritanie, Maroc, DGED, Abdallahi ould Mohamedy, hacker chris coleman, marocleaks,

  • L’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents

    Une enquête judiciaire en Espagne révèle que l’argent de la DGED pour payer ses informateurs en Europe a été détourné par ses propres agents.

    Un dossier d’instruction ouvert au parquet d’Igualada, une ville du centre de la Catalogne, a mis à découvert un vaste réseau de détournement de fonds publics marocains opéré par plusieurs responsables et agents de la DGED (service de renseignements et de contre-espionnage marocain).

    Sous couvert de subventions de l’Etat marocain pour ses communautés installées à l’étranger, la DGED envoyait de l’argent pour payer ses informateurs (chekamas) en Espagne. Or, une partie de cette manne financière a été détournée et a fini dans les poches de ceux qui avaient la charge de la distribuer.

    Selon le quotidien « El Mundo » qui a publié cet info, cet argent a été déposé sur les comptes bancaires des épouses de ces agents, qui l’ont blanchi en l’investissant dans des agences de voyage et des sociétés fantômes en Catalogne.

    L’enquête ouverte après la plainte de Mimon Jalich, responsable d’une association qui s’est depuis retirée de l’accusation après sa convocation par la DGED à Rabat (ce qui n’a pas empêché le parquet de continuer ses investigations), a identifié plusieurs noms de bénéficiaires :

    1. La dentiste Naïma Lamalmi, épouse d’un chef de la DGED à Rabat : Mohamed Belahrech, le responsable chargé des mosquées et des imams en Europe dans ce service de renseignement.

    2. Naziha El Montasser, épouse d’Abdellah Boussouf, « historien » et secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). Selon « El Mundo », c’est lui qui se chargeait de la distribution d’une partie de l’argent en Espagne.

    3. Atiqa Bouhouria, épouse de Noureddine Ziani, espion marocain de la DGED, débusqué et expulsé d’Espagne en urgence absolue en 2013 parce qu’il constituait « une menace pour la sécurité du pays ».

    Naïma Lamalni et Naziha El Montasser apparaissent dans des documents administratifs espagnols comme résidant au domicile de Atiqa Bouhouria ep. Ziani, rue Generalitat de Catalunya à Barcelone, alors qu’elles n’habitent pas en Espagne.

    Curieusement, selon « El Mundo », les noms de Belahrech, de Boussouf et de l’espion Ziani apparaissent comme « enregistrés » comme propriétaires d’une agence de voyage de Rabat, « Elysées Travels ».

    Au delà de ce détournement de fonds publics, cette affaire a permis de dévoiler plusieurs autres noms du monde obscur des services secrets. Celui de Mustapha El Mouahidi, colonel de la DGED, en poste au consulat général du Maroc à Barcelone (antenne très importante de la DGED en Espagne) jusqu’en 2009. Cette escroquerie n’a pu être menée à bien sans qu’il ne soit tenu au courant. El Mouahidi est l’officier marocain qui a monté un réseau d’espions et d’informateurs en Catalogne, une toile d’araignée qui s’est élargie par la suite dans le reste de l’Espagne.

    L’autre nom qui apparait dans le dossier est celui de l’Espagnol musulman de Melilla, Mohamed Khalifa. « El Gordo Jalifa », comme l’appellent certains, est un homme d’Ilias El Omari dans l’enclave espagnole. Les Espagnols le considèrent comme un agent intermédiaire entre la DGED et les Marocains d’Espagne. C’est Khalifa qui a exigé de Mimon Jalich de se rendre immédiatement à Rabat.

    Enfin, un effet collatéral de cette affaire : l’implication du secrétaire général du CCME, Abdellah Boussouf, dans ce détournement de fonds pose quelques interrogations sur la nature exacte de cet organisme étatique dirigé par l’ancien opposant Driss El Yazami, et dont on ne sait plus s’il est contrôlé ou simplement noyauté par la DGED.

    Ali Lmrabet

    Tags : Maroc, DGED, RME, services secrets, Espagne, détournement,

  • Maroc : Merci Monsieur « Coleman » !

    Pendant des années, que dis-je ?, quasiment vingt ans pour l’auteur de ces lignes, nous avons été accusés, les deux pelés et trois tondus qui avons essayé de faire du journalisme indépendant dans ce pays, d’être des agents de l’étranger, d’être soudoyés par tel Etat, tels services secrets ou tel mouvement ou organisation.

    Nous sommes passés d’être des agents de la DST, la police politique marocaine, à travailler pour le CNI espagnol, en passant par la DRS, les services secrets algériens et le Mossad israélien. Accusation suprême : nous étions également des agents du Polisario.

    Sans la moindre preuve bien évidemment, sinon on n’en serait pas là.

    Franchement, et si je devais un jour travailler pour un « sévice secret » je travaillerais avec celui de mon pays. Il paye bien. Les journalistes étrangers touchent 6000 euros par mois, avec en prime quelques séjours tous frais payés à Marrakech. Quant aux Marocains ils ont droit à des pages de publicité à gogo, des prébendes faites de facilités pour l’obtention d’un appartement ou d’une imprimerie, d’un prêt bancaire (que certains oublient de payer) et de généreux cadeaux en sous-main.

    Je connais le directeur d’un hebdomadaire francophone casablancais qui a acheté à l’Etat une villa où il a installé son torchon pour quelques dirhams. Son confrère d’un autre hebdomadaire, tout aussi francophone et pourri, a obtenu le même cadeau, sauf qu’il utilise la villa pour y habiter.

    Le premier, une barbouze journalistique qui a travaillé pour Dlimi quand il sillonnait les pays arabes et africains pour le compte d’un autre hebdomadaire francophone, celui-là français, a depuis quelques années les pires difficultés du monde pour boucler les finances de son brinquebalant et boiteux canard. Sans ses « amis », cela fait longtemps qu’il aurait fermé boutique. Mais à titre personnel, il est très riche. Il y a peu il négociait la vente d’un terrain dans l’un des quartiers les plus huppés de Casablanca pour un prix millionnaire. Il avait obtenu ce terrain pour des bricoles de la main d’un organisme étatique.

    Enfin, tout cela pour dire que sans aucune preuve, certaines officines de l’Etat marocain, appuyées par la presse aux ordres, déversent sur nous un tombereau d’accusations et d’affirmations mensongères dans le seul dessein de salir notre réputation et de nous signaler à un quelconque fou pour qu’il nous trucide avec un couteau dans la rue, alors que les vrais corrompus sont ceux qui hurlent avec les loups.

    Mais voilà, un hacker, ou plusieurs, publie depuis des mois une impressionnante pile de documents, scannés pour la plupart, et de mails compromettants qui prouvent par A+B que nos diplomates, en plus de leur labeur ordinaire de lobbying et de défense des intérêts de l’Etat, soudoient des fonctionnaires internationaux, de prétendus experts et une kyrielle de profiteurs comme ce pauvre fonctionnaire international sénégalais qui a vendu sa conscience pour quelques dirhams et un séjour au Maroc où il a visité un marabout local.

    On me rétorquera que cette corruption se fait au nom de la défense de la cause du Sahara. Je réponds qu’il faudrait alors préparer un bon chéquier et se hâter de gagner cette bataille parce que celui qui a vendu son âme une première fois la vendra une deuxième fois, et pas forcément au même camp, sinon au plus offrant.

    On découvre aussi dans les papiers du hacker que sous couvert d’un empire médiatique, un ex-commercial de publicité est en fait un responsable de la DGED, les services de contre-espionnage marocains, qui se fait passer pour un journaliste et entretient de coupables relations avec les pires organisations d’extrême droite pro-israélienne. Il est aussi le grand corrupteur d’une demi douzaine de journalistes français dont certains travaillent sur le Maroc depuis très longtemps.

    Merci donc à ce « Chris Coleman », pas pour la guerre qu’il mène contre le Makhzen au nom de ses propres intérêts (soukou hadak !), mais pour nous avoir permis de voir plus clair dans cette grande grotte où se tapit l’ogre qui nous opprime.

    Ali Lmrabet

    Demain Online, 15/12/2014

    Tags : Maroc, Makhzen, presse, DGED, Ahmed Charaï, Chris Coleman, corruption, Sahara Occidental,

  • Un livre sur la guerre d’espionnage entre l’Espagne et le Maroc

    Une publication qui est en train de faire un tabas. Ignacio Cembrero vient de publier « El agente oscuro » (l’agent obscur. En fait, il n’a écrit que le prologue, mais c’est le seul nom que vous trouverez en couverture.

    Avec le sous-titre de « Mémoires d’un espion infiltré par le CNI », les services de renseignements espagnols.

    El Agente oscuro est un document de première importance pour comprendre les méandres de l’histoire de l’ombre mais il peut être lui aussi comme un véritanle roman. Dans un comme dans l’autres, il est à lire absolument.

    Source : RTVE

    Tags : Maroc, Espagne, DGED, services secrets, CNI,

     

  • Renseignement : Le commando économique de la DGED

    Avec le lancement d’une cellule dédiée à la “contre-ingérence économique”, la DGED entre de plain-pied dans la guerre des affaires. Avec une nouvelle stratégie et une nouvelle race d’espions.

    L’affaire de l’hôtel Byblos, à Casablanca, n’a pas encore livré tous ses secrets, puisque le procès a été reporté au 22 octobre 2007. Le principal accusé, Ahmed Fayed, ressortissant libanais, et 72 autres personnes, ont été inculpés “d’aménagement d’un lieu à des fins de débauche, prostitution et détournement de mineures”. Si la réalité des faits semble avérée, les motifs qui sous-tendent cette affaire le sont beaucoup moins. Selon des sources fiables, le Byblos Lahoya Hôtel était en fait un nid d’espions, un carrefour de barbouzes du Proche et Moyen-Orient, qui était depuis longtemps dans le collimateur des services de renseignement marocains. Il accueillait essentiellement des agents spécialisés dans l’espionnage économique, qui s’intéressaient autant aux déplacements (au Maroc) des riches investisseurs du Golfe, qu’aux gros projets du royaume : Marina de Casablanca, aménagement de la Vallée du Bouregreg ou du port Tanger Méditerranée, etc.

    Et c’est pour couper l’herbe sous les pieds de ces barbouzes de la finance que Yassine Mansouri, le patron de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), a lancé son commando d’élite, spécialisé dans le contre-espionnage économique. L’équipe, opérationnelle depuis mai 2007, a été installée dans la capitale économique du royaume pour plus d’efficacité. Composée d’un staff d’une vingtaine de cadres au profil pointu, la nouvelle cellule traque le renseignement économique sous toutes ses facettes. Une mission qui dépasse les prérogatives de l’ancienne cellule chargée du contre-espionnage économique, dont les activités ont été complètement gelées à l’époque par Ahmed Harchi, avant la mise à la retraite de son responsable, un dénommé “Haj Cherkaoui”.

    Les espions économiques disposent d’un champ d’intervention très vaste où le légal côtoie aisément le moins légal : informations sur le commerce et la détermination des prix, données sur les stratégies d’investissement, détails sur les gros contrats, listes de fournisseurs, documents de planification et bases de données informatiques, etc. Le travail de ce commando vise autant la surveillance des délégations d’hommes d’affaires étrangers qui débarquent au Maroc, que la protection des informations sensibles concernant les grands groupes nationaux.

    Business et espionnage

    Le travail des agents de renseignement consiste également à suivre de près les grandes entreprises pour déceler d’éventuelles “débauches de cadres détenant un savoir-faire pointu”, de “piratages ou de vols d’ordinateurs”, de “rumeurs d’appartenance sectaire pour exclure un concurrent d’un appel d’offres”, “d’infiltrations par le biais de cadres étrangers” ou encore “d’actions de lobbying offensif”. L’exemple le plus édifiant reste sans doute celui du port Tanger-Med. Selon un journaliste espagnol, le CNI (l’équivalent espagnol de la DGED) a mobilisé une armada d’agents pour concocter un rapport détaillé sur le projet marocain, et qui a été communiqué aux autorités portuaires d’Algésiras en mai dernier. Cela explique probablement la précipitation avec laquelle le port espagnol a lancé, début juin, une série d’appels d’offres pour l’exploitation de futurs quais pour conteneurs.

    Autre souci majeur pour les services : l’offensive chinoise. La pénétration de l’Empire du milieu dans les entreprises nationales peut prendre plusieurs formes. Parfois, il s’agit d’un simple espionnage économique effectué par de faux migrants, qui travaillent sous diverses couvertures. En 2002, les propriétaires chinois d’un cybercafé à Mohammedia ont été obligés de plier bagages, après avoir été pris en flagrant délit d’espionnage économique. Le couple chinois faisait le déplacement à Fès et Marrakech pour consigner avec précision les méthodes de travail des unités de fabrication des produits d’artisanat, qu’ils réexpédiaient en Chine. Résultat, en l’espace de quelques années, le marché marocain a été inondé par de pâles copies de jellabas, babouches et autres caftans à bas prix… destinés principalement aux touristes.

    Les Tunisiens, quant à eux, se sont spécialisés dans le détournement d’investisseurs. Une flopée d’intermédiaires tunisiens font ainsi le tour des expositions, squattent les halls des grands hôtels, ou vont carrément “cueillir” leur cible à l’aéroport. L’investisseur potentiel est assailli de propositions alléchantes, qui vont du terrain fourni gracieusement en Tunisie à des incitations fiscales défiant toute concurrence. “Cette agressivité, à la limite de la légalité, dénoncée à plusieurs reprises par des hommes d’affaires marocains, semble avoir trouvé une oreille attentive en haut lieu”, croit savoir cette source à la CGEM, l’organisation patronale, régulièrement confrontée à cette nouvelle réalité du monde des affaires.

    Un commando de choc

    D’où vient cet appétit soudain des services de renseignement pour la chose économique ? Pour les initiés, la DGED ne fait là que rattraper un énorme retard. En décembre 2005, lors d’une visite privée au Maroc, le responsable français en charge de l’intelligence économique à la Défense nationale, Alain Juillet, tenait un briefing instructif avec les responsables des services de renseignement du royaume. L’ex-directeur du renseignement à la DGSE française n’eut aucune peine à prêcher des convaincus, en la personne des agents de renseignement marocains. A l’époque, Yassine Mansouri venait juste d’être nommé à la tête de la DGED.

    Les agents de la DGED, souvent détachés auprès des ambassades du Maroc, ont reçu pour consigne de collecter toute information concernant les intérêts économiques marocains. Dans cette optique, cette cellule “chargée d’une mission de contre-ingérence économique”, selon les mots même d’un ex-agent du renseignement, a désormais pour mission la protection des intérêts économiques. “Il existe encore une défiance, peut-être à cause de cette image liée au contre-espionnage et à l’antiterrorisme, mais les services marocains se mettent tout simplement à la page”, précise un agent de la centrale.

    Quel est le profil de ces espions économiques ? Loin de l’image classique de l’agent surentraîné aux méthodes plus ou moins violentes, il s’agirait plutôt de jeunes quadras, pour la plupart issus de grandes écoles et qui profitent régulièrement de stages de perfectionnement où l’intelligence économique occupe un place de choix. Basés pour la plupart à Casablanca, ils ont toute latitude pour sillonner le monde entier, à la recherche d’un “complément d’information”, toujours dans le cadre de leur mission “économique”. C’est sûr : une nouvelle race d’espions vient de naître.

    Espionnage économique. Au service des grands groupes ?

    Aujourd’hui, l’utilisation des services secrets au nom du nationalisme économique est une réalité dans de nombreux pays. La Grande-Bretagne, la Suède et surtout les Etats-Unis ont, depuis longtemps, engagé leurs services secrets aux côtés des grandes entreprises du pays. Sur le terrain, les consulats américains envoient des émissaires, baptisés American Present Posts (APP), visiter des sociétés innovantes qu’ils savent en mal de financement, pour leur proposer un coup de pouce financier. “Au Maroc, les agents US avaient bien tenté d’approcher le secteur des télécoms, sans pour autant réussir à supplanter les Français de Vivendi. Même topo avec Boeing, l’éternel concurrent d’Airbus, qui a dû user de mille astuces pour ne pas perdre totalement le marché de la RAM au profit des Européens”, rappelle une source diplomatique française. Alors que les entreprises marocaines étaient très en retard en matière d’espionnage économique, le commando économique monté par Yassine Mansouri, en filtrant le flux d’argent et les investissements étrangers, promet d’accompagner, de près ou de loin, la vie des grands groupes marocains, ONA en tête. Sera-t-il, demain, en mesure de prévoir (et d’éviter au Maroc) un scandale du genre Annajat ?

    TelQuel Magazine.

    Source

    Tags : Maroc, Makhzen, DGED, Yassine Mansouri, espionnage économique,

  • Wikileaks : Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa pr

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa première rencontre avec la nouvelle mairesse de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri.

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Tags : Wikileaks, Maroc, Etats-Unis, Israël, Mansouri, DGED, Taïeb Fassi Fihri,

  • « El Agente Oscuro »: nuevas revelaciones sobre los servicios secretos de Marruecos

    *Sinopsis de _El Agente Oscuro_ (editorial Galaxia Gutenberg, mayo de 2019), el libro prologado por el periodista Ignacio Cembrero”:*

    La tecnología, el pinchazo de los teléfonos, el hackeo de los ordenadores no lo es todo.

    El espionaje sigue necesitando el trabajo silencioso de los agentes de campo para recabar información que no transita por internet.

    El autor de este libro, que ha pedido permanecer en el anonimato, ha sido durante largos años y hasta hace poco tiempo uno de esos imprescindibles hombres de terreno. Fue reclutado y formado por el Centro Superior de Información de la Defensa (CESID), antecesor del Centro Nacional de Inteligencia (CNI), el gran servicio secreto español, para infiltrarse primero, en los años ochenta, en círculos de extrema izquierda y más tarde en comunidades islámicas. Acabó, finalmente, introduciéndose en las filas de la inteligencia marroquí en España.

    Este es el relato, escrito en primera persona, de la vida de un supuesto pequeño empresario dedicado, en realidad, a convivir con radicales islamistas, viajar con predicadores de una rama minoritaria del islam, pernoctar en oratorios musulmanes y codearse con agentes de la inteligencia marroquí en España para reportar después al CNI el resultado de sus indagaciones.

    Su trepidante narración desvela cómo actúan en España los servicios secretos del país vecino y arroja nueva luz sobre cuál es la labor del contraespionaje español en territorio nacional y cómo los servicios de información españoles intentan controlar los focos de radicalización islamista.

    El libro va precedido de un largo prólogo en el que el periodista Ignacio Cembrero desmenuza la labor de los servicios secretos marroquíes en España y en Europa. En él revela cuando y por qué Marruecos interrumpió su cooperación en materia de seguridad, incluida la lucha antiterrorista, con España y con Francia.

    Fuente : Ignacio Cembrero

    Tags : Marruecos, España, servicios secretos, DGED, CESID, CNI, terrorismo, integrismo, islamismo, marroquí, contraespionaje, espionaje,

  • L’implication de l’Etat du Maroc dans le terrorisme national et international

    Ali Lahrouchi

    Les autorités marocaines ont très vite annoncé et évoqué que les attentats-suicides perpétrés à Casablanca le 16 mai 2003, qui avaient coûté la vie à 33 civils et 12 terroristes, avaient été commis par la Salafia Jihadia. Ce mouvement inconnu est lié à Al Qaida. Les autorités marocaines ont également déclaré que les terroristes eux-mêmes avaient un motif islamiste. En conséquence, 10000 musulmans ont été arrêtés, 3000 d’entre eux ont été torturés, maltraités, violés et condamnés à une longue peine d’emprisonnement et 7200 autres ont également été torturés, violés et maltraités avant d’être relâchés. Mais le cerveau derrière cela peut être retracé aux services de sécurité marocains.

    Cela a été révélé lors d’un entretien avec le deuxième homme du précédent roi, Hassan II, Driss Basri.
    Basri était l’ancien ministre de l’Intérieur. Il était également à la tête des services secrets de Hassan II depuis vingt ans. Il a déjà fait carrière avec les officiers supérieurs et les responsables redoutés de Hassan II: le général Oufkir et Ahmed Dlimi, chef de la police secrète. Les deux sont morts dans des circonstances suspectes. Il ne fait aucun doute que Hassan II en avait pris le contrôle. Driss Basri a été démis de ses fonctions lorsque le fils de Hassan II, Mohammed VI, est arrivé au pouvoir. Puis Basri s’est enfui en France. Là, il a accordé une interview à la chaîne de télévision internationale Al Jazeera et au journal international Al-Qods Al-arabi. Il a annoncé qu’il allait écrire un livre en France.

    Dans cet entretien avec Al Jazeera, il a également déclaré que les attaques de Casablanca au Maroc avaient été commises à la suite d’un règlement interne entre les Marocains eux-mêmes et non pas par les islamistes ou par quelqu’un d’autre en dehors du Maroc. Il a également déclaré qu’il parlerait de tout dans le futur comme une insulte et un avertissement au régime marocain lui-même. C’était clairement une déclaration interne des services secrets marocains. Ils avaient délibérément laissé les attaques contre les touristes et les juifs suggérer que les islamistes étaient derrière. Il existe divers services secrets au Maroc; des soldats, du gendarme, de la police et du roi lui-même. Il y a toujours des conflits entre ces services. (Voir le livre Notre ami le roi à ce sujet), qui indique que la terreur et la fraude sont les fondements fondamentaux du régime de Hassan, écrit Gilles Perrault.

    Peu de temps après, Driss Basri mourrait dans un hôpital français. Les circonstances étaient suspectes et on se demandait si les Français avaient été impliqués dans leur coopération avec les services secrets marocains. Mais aucune preuve n’a été encore avancée.

    Hicham El-Mandari, demi-frère illégitime de Mohammed VI, mourrait également dans des circonstances suspectes. C’est arrivé en Espagne. El-Mandari avait joué un rôle important dans le régime de Hassan II. Il était connu comme le « conseiller spécial » de Hassan II. Lorsqu’il a été soupçonné de fraude et de contrefaçon en 1999, il a fui le pays avec, semble-t-il, de nombreux chèques, de l’argent et des documents compromettants. Il avait dit: « Si j’étais un criminel, j’en ferai connaître d’autres ». El-Mandari connaissait tous ceux qui rondait autour du palais et de la famille royale. Il savait tout sur tout sur le rôle de la mafia, les assassins. Sa vie a pris fin sur un parking de la ville espagnole de Mijas. Il préparait une interview avec une chaîne de télévision internationale de type Al Jazeera avec laquelle il voulait combattre le régime de Mohammed VI.

    L’atmosphère de complots, de torture, d’oppression et de corruption est attribuée à Hassan II. Personne n’en a des doutes. Mais on dit souvent que son successeur, Mohammed VI, est « différent ». Rien n’est moins vrai. J’ai déjà évoqué les récits persistants sur le lien entre les services secrets marocains et l’attaque de Marrakech en 2003. Mais il existe également des relations entre les services secrets marocains et les attentats du 11 mars 2004 à Madrid. La France a également joué un rôle dans ce processus.

    C’était une opération très compliquée. Dix bombes ont explosé en moins de quinze minutes dans quatre trains de banlieue. 191 personnes sont mortes et pas moins de 2050 ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Il s’agit de la plus grande attaque terroriste en Europe depuis l’attaque de l’avion qui s’est écrasé à Lockerbie. Les attaques à Madrid ont été attribuées aux Brigades Abou Hafs al-Masri, une mystérieuse organisation qui serait associée à Al Qaida. Un certain nombre de Marocains ont été arrêtés et condamnés pour cela. Un Syrien aurait également été impliqué. Et il y avait aussi une relation avec le trafic de drogue marocain. En outre, deux suspects étaient des informateurs de la police espagnole sur le trafic de drogue. Selon le journal espagnol El Pais, il existait un lien entre les attentats de Madrid et ceux de Casablanca. Mais les juges espagnols ont conclu qu’il n’y avait pas de cerveau derrière les attaques, rien de plus qu’un lien direct avec Al Qaida n’a pu être démontré.

    Cependant, les révélations sur le rôle du régime marocain dans les attentats de Madrid se sont poursuivies. A cette époque, les relations entre l’Espagne et le Maroc étaient mauvaises. Deux ans avant « Madrid », cela se reflétait dans un conflit sur Isla Perejil (« île de Persil »), en arabe Jazirate Leila (« Île de Leïla »), une île inhabitée, un énorme rocher en réalité qui a été revendiqué à la fois par le Maroc et par l’Espagne. Le 11 juillet 2002, la police marocaine avait occupé l’île et une semaine plus tard, une force majeure de l’armée espagnole « l’avait reconquise ». L’UE a soutenu l’Espagne, mais dans les coulisses, la France a joué un jeu différent avec le Maroc.

    Les documents publiés en 2006 ont révélé la publication d’un livre intitulé Quand le Maroc sera islamiste des journalistes français Nicolas Beau et Catherine Graciet. Le journal espagnol El Pais l’a notamment publié le 30 novembre 2006. Dans les 24 heures suivant la « reprise » de l’îlor de Persil par l’armée espagnole, la soeur de Mohammed VI, Mariam, est partie à Paris pour consulter le président Jacques Chirac.

    Selon les notes divulguées, les deux pays ont ensuite mis au point une stratégie de riposte. Les services secrets français et marocains ont travaillé ensemble. Un haut responsable des services de sécurité marocains a fait savoir aux services de sécurité français que l’Espagne alimentait une rébellion du Rif Berber. La France s’inquiétait de l’expansion de l’influence espagnole, ce qui irait à l’encontre d’un accord tacite entre les deux pays européens selon lequel l’Espagne pourrait continuer d’exercer son pouvoir en Amérique du Sud et la France en Afrique du Nord. Mohammed VI a décidé d’un programme de réarmement et a notamment acheté douze avions de chasse Mirage à la France.

    Ces sombres manipulations ont pris un nouveau tournant quand un ancien secrétaire des services secrets espagnols, José Villarejo, est allé au tribunal en 2019 avec de nouveaux documents prouvant que les attentats à Madrid avaient été organisés à partir d’un ancien château français appartenant à Mohammed VI. Un article à ce sujet a été publié le 22 mars 2019 dans le journal espagnol « El Espanol ». Villarejo prétend avoir intercepté les rapports de deux espions français par les services secrets espagnols. Concernant les attentats, dans le château français de Mohammed VI, il y avait une communication intense entre le frère du roi – Rachid – et sa soeur – Meriem – et les services secrets marocains. Dans un autre message à El Espanol du 8 mars 2019, il a été déclaré que les services secrets français en Syrie avaient été impliqués dans la dissimulation de traces conduisant aux auteurs des attentats de Madrid.

    Source : Amazigh Times, 17 mai 2019

    (traduction automatique du néerlandais)

    Tags : Maroc, terrorisme, 11M, services secrets marocains, DGED, Basri, Villarejo,

  • Espías de Marruecos en España

    Rabat utiliza a sus emigrantes como informadores

    Espías de Marruecos en España
    A través de sus nacionales emigrantes, Marruecos, país tan próximo y a la vez tan lejano, está metiendo a sus servicios secretos, como un caballo de Troya, en territorio europeo con un doble propósito: por un lado, vigilar a sus propios emigrantes establecidos en Europa; por el otro, obtener de primera mano información sobre las sociedades europeas.

    La información es poder. Y los servicios de inteligencia del Reino alauí se han lanzado a conseguir dicho poder. Cosa que ha hecho saltar las alarmas de los países europeos en los que reside una importante comunidad marroquí, caso precisamente de España.

    por Antonio Luque, enero de 2009

    El espionaje exterior de Marruecos, conocido por sus siglas DGED y dirigido por Mohamed-Yassin Mansouri, un civil, amigo del propio rey Mohamed VI, viene aumentando su presencia en la Unión Europea, donde actúa como interlocutor privilegiado del Gobierno de Rabat, por encima incluso de sus representaciones diplomáticas y en conflicto, a veces, con ellas.

    Según algunas fuentes, los servicios europeos de inteligencia presentes en Marruecos (incluido el CNI español) (2) habrían “informado a sus gobiernos respectivos de la tendencia del espionaje marroquí a penetrar en medios religiosos y comunitarios” (3). Sin embargo, el Ministerio español de asuntos exteriores que dirige Miguel Ángel Moratinos se limita a hacer la vista gorda, a la espera de que ocurra algún acontecimiento. En contraste con la actitud que tuvieron las autoridades de Rabat durante la crisis de Perejil, en julio de 2002, durante el segundo mandato de José María Aznar, cuando lanzaban acusaciones contra periodistas españoles acreditados allí, tachándolos de “espías de Madrid”. En la actualidad, el servicio de inteligencia alauí alecciona abiertamente a sus imanes y consejeros espirituales en España, y las autoridades de Madrid permanecen mudas.

    De manera muy diferente ha reaccionado, por ejemplo, el Gobierno italiano. Alrededor de una cincuentena de imanes marroquíes que ejercen en mezquitas de Italia y que habían participado, en noviembre de 2008, (junto con otros noventa que actúan en España) en un seminario organizado oficialmente por el Ministerio de Asuntos Religiosos (4), pero en realidad concebido por los servicios de Yassin Mansouri en Marrakech, fueron interrogados por las autoridades transalpinas a su regreso de Marruecos.

    De los casi setecientos mil musulmanes que residen en Italia, cerca de un tercio es marroquí y, a pesar de que el régimen de Rabat ha creado en 2005, a base de subvenciones millonarias, una Confederación de la Comunidad Marroquí en Italia (http://www.maroc.it/), con el objeto de frenar el crecimiento del radicalismo islamista en el seno de esa comunidad, los imanes resisten las presiones de los servicios marroquíes de inteligencia, prefiriendo establecer buenas relaciones con las autoridades de Roma, en aras de una mejor integración de sus compatriotas.

    También en Bélgica, en diciembre de 2008, la prensa (5) se hizo eco de las declaraciones del jefe de los Servicios de inteligencia belgas (la Sûreté), Alain Winants, según las cuales se le había pedido al Gobierno de Marruecos que retirara “inmediatamente a tres funcionarios de los servicios secretos de Rabat presentes en Bélgica”, los cuales presuntamente realizaban sus actividades de espionaje bajo la capa protectora del estatuto diplomático. El diario De Morgen, de lengua flamenca, dando cuenta de una reunión parlamentaria, en principio secreta, reveló en su edición del 20 de noviembre de 2008 que Marruecos viene ignorando la petición belga desde hace ya más de seis meses, por lo que la seguridad de Bruselas “ha decidido suspender todo contacto con la Dirección General de Estudios y Documentación marroquí (DGED)” (6). Las fricciones entre ambos países comenzaron en el momento de la detención, el 18 de febrero de 2008 en Casablanca, del ciudadano belga de origen marroquí Abdelkader Beliraj, acusado de haber cometido seis asesinatos en Bélgica y que está siendo juzgado en Marruecos “por constitución de una red terrorista” cuyas ramificaciones al parecer conducen a los propios servicios de inteligencia de dichos Estados, de los que sería un agente doble (7).

    En el país vecino, Holanda, la comunidad marroquí ha reaccionado airadamente contra el viaje de cuarenta imanes y hombres de religión a Marruecos para asistir a una conferencia de adoctrinamiento, donde los servicios de espionaje de Rabat han impartido directrices para enseñarles a actuar y a obtener información en su país de residencia. Constituye una injerencia del régimen alauí contra la libertad religiosa en Holanda, como ha declarado la Asociación de Marroquies en los Países neerlandófonos : “Nuestra comunidad en Holanda –afirma la Asociación en un comunicado– es capaz, por sí sola, de interpretar los textos sagrados, sin ayuda de funcionarios de Mohamed VI” (8). Sospechan que Rabat utiliza el miedo al extremismo religioso como excusa para manipular a la comunidad de emigrantes.

    Antes de invitar a los líderes religiosos a desplazarse a Marruecos, las autoridades magrebíes enviaron a un grupo de funcionarios a Holanda para mantener “un encuentro de carácter religioso” con los musulmanes emigrados de origen marroquí, pero la mayoría de imanes presentes abandonó la reunión, temiendo ser manipulados : Rabat procedió entonces a invitar a un grupo seleccionado a viajar a Marruecos.

    Por otra parte, un informe del AIVD, el servicio secreto holandés, reveló que algunos de sus agentes pasaban información confidencial a la DGED, el espionaje exterior marroquí. El Gobierno holandés protestó ante el marroquí y éste repatrió a dos agentes suyos, acreditados como diplomáticos en La Haya, quienes habían reclutado, entre otros, a un sargento de la policía holandesa, Redouane Lemhaouli, 38 años, de origen marroquí. Lemhaouli suministraba, aparentemente, al Gobierno de Marruecos información sobre sus inmigrantes en los Países Bajos a la que tenía acceso como policía. “Rabat está empeñada en vigilar y someter a la comunidad marroquí establecida en el extranjero”, escribió el diario electrónico marroquí de lengua árabe Hespress. “Antes, durante la guerra fría, lo hacía para luchar contra la infiltración marxista ; ahora contra el islamismo” (9).

    El caso de Francia es bastante diferente, porque existen desde hace tiempo unas relaciones muy estrechas y una tradición de colaboración entre los servicios secretos franceses y marroquíes. Además, hay también una vieja tradición de entendimiento entre ambos gobiernos. Los emigrantes marroquíes organizados en el seno de la Reagrupación de Musulmanes de Francia (RMF), organismo controlado por las autoridades de Rabat, obtuvo un poco más del 43% de votos en las elecciones de junio de 2008 para renovar el Consejo Francés del Culto musulmán (CFCM), y por consiguiente se hicieron con el mando de este organismo mediador entre la comunidad inmigrante y el Gobierno de París. Por lo que las autoridades galas hace oídos sordos a las denuncias de “injerencia de los espías marroquíes” en el Hexágono.

    En varios países europeos preocupa la infiltración de eventuales espías marroquíes en el seno de las fuerzas armadas. Las autoridades de Rabat quisieran poder detectar a los hijos de emigrantes marroquíes, simpatizantes de las tesis islamistas violentas, que tuviesen la tentación, al ser ciudadanos europeos, de entrenarse en el seno de las fuerzas armadas mientras hacen el servicio militar. Los hombres de la DGED temen que, por medio de este quinta columnismo, futuros terroristas se alisten en el ejército, para completar su formación en el uso de armas y de tácticas militares.

    Sobre este tema existe –sobre todo después de los atentados de Madrid del 11 de marzo de 2004– un entendimiento entre Rabat y Madrid. El servicio de espionaje español, el CNI, parece tener localizado y controlado a un grupo de ex soldados españoles musulmanes que precisamente realizan actualmente entrenamientos para integrarse en grupos de la Yihad islamista. A pesar de que la cifra de esos ex miembros de las Fuerzas Armadas españolas no ha sido concretada, sí se sabe –afirman fuentes militares españolas– que serían en torno a la decena y que se encontrarían formándose en campos de entrenamiento de radicales islamistas. De la misma manera, subrayan que ninguno de ellos tuvo acceso a información sensible durante su servicio en el Ejército dado que no ocupaban puestos de responsabilidad. Los campos de entrenamiento de la Yihad se ubican generalmente en países del Sahel, en algunas zonas del Magreb, y también en Irak, Yemen, Somalia, Arabia Saudí y Afganistán, y son objeto de la atención de todos los servicios de inteligencia occidentales.

    Sin que exista motivo serio de alarma, el Centro Nacional de Inteligencia, con la ayuda más que probable de la DGED marroquí, vigila también las actividades de algunos soldados musulmanes integrados en el Ejército español. En el seno de ciertas unidades se ha creado el cargo de “vigilantes”, es decir informadores ; una función que asumen algunos militares musulmanes quienes, discretamente, velan por que se cumplan los preceptos islámicos en cuanto a comida y bebida, se respete la oración de los viernes y se permita acudir al rezo sin condición alguna. Observan así los eventuales comportamientos de tipo integrista o radical ; y reportan al CNI –y probablemente a la DGED– toda actitud sospechosa. Pero la situación no ha desatado la alarma entre la inteligencia. Según fuentes militares, la integración de efectivos de confesión musulmana en las unidades es total.

    “El espionaje marroquí y los imanes que son enviados a Europa se esfuerzan en que el extremismo islamista no cunda entre sus emigrantes –asegura un ex agente instalado en el sur de Andalucía– Rabat sostiene que su labor es útil para Marruecos. Pero también para el país anfitrión”.

    Le Monde Diplomatique en español

    (1) Dirección General de Estudios y Documentación.

    (2) Centro Nacional de Inteligencia

    (3) Léase, Pedro Canales, “Los servicios secretos de Mohamed VI quieren controlar la emigración”, El Imparcial, Madrid, 25 de noviembre de 2008.

    (4) “Des imams d’Espagne et d’Italie veulent promouvoir un Islam tolérant”, noticia de la agencia AFP, difundida por radio Med1 el 9 de noviembre de 2008.

    (5) Consultar, por ejemplo, el sitio www.telquel-online.com/349/maroc3_349.shtml

    (6) www.lalibre.be/actu/belgique/article/461517/armand-de-decker-scandaleux-et-inacceptable.html

    (7) Aujourd’hui Le Maroc, Casablanca, 29 de febrero de 2008.

    (8) Pedro Canales, op. cit.

    (9) El País, Madrid, 23 de septiembre de 2008. Ver también la noticia de AFP del 19 de septiembre de 2008.

    Fuente : Mémoire des luttes, 02/01/2009

    Tags : Marruecos, España, servicios secretos, DGED, espionaje, espías,