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  • Algérie – Présidentielle ou transition : La grande division

    Depuis la démission forcée du président Bouteflika, le 2 avril 2019, l’Algérie se trouve dans une impasse politique sans précédent et(surtout) un horizon totalement bouché du fait des divergences profondes entre le pouvoir réel incarné par le chef d’Etat-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah ,appuyé par les partis de l’ex coalition présidentielle d’un côté ; le Mouvement citoyen, la majorité des partis politiques de l’opposition et les acteurs de la société civile, de l’autre.

    Les algériens sont encore sortis vendredi dans toutes les régions du pays pour une seizième journée de mobilisation citoyenne spectaculaire, afin de continuer à réclamer le départ des figures de l’anicien régime brandissant le slogan « Irouhou Gaâ »(Tous doivent partir).

    Les manifestations du vendredi 7 juin qui marque un nouveau jalon dans la marche entamée le 22 février pour l’avènement d’une « Nouvelle République » , tout en portant en s’inscrivent dans l’esprit des précédentes se veut, en l’occurrence comme une réponse du berger à la bergère au discours de Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim qui avait appelé la veille (jeudi 5 juin) à un « dialogue consesensuel » pour une élection présidentielle « dans les meilleurs délais ».

    «J’invite la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales, jalouses du devenir de l’Algérie, à opter pour le dialogue inclusif en tant que voie menant à la participation au processus de concertation que l’État s’emploiera à organiser dans les meilleurs délais, à débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l’organisation du scrutin dans un climat d’entente et de sérénité », a-t-il annoncé en substance dans un discours diffusé à vingt heures par le télévisons publique.

    « Pas de dialogue avec Bensalah et Bedoui », un slogan massivement scandé vendredi par les manifestants qui rejettent l’élection présidentielle lui préférant une période de « transition démocratique » pilotée par une instance collégiale provisoire dont la seule mission sera de préparer « les conditions politiques, administratives et logistiques » d’une élection présidentielle démocratique et transparente.

    Si la majoroté des partis de l’opposition, les animateurs du mouvement citoyens sont vent debout contre une présidentielle hic et nunc, cette option comme solution à la sortie de crise à ses adeptes. A commencer par l’instituion militaire dont le chef , Gaid Salah, homme fort actuel du pays, a toujours défendu dans ses discours dans les régions militaire le respect de la légalité constitutionnelle avec la tenue de la présidentielle « dans les délais raisonnables »

    « La position de notre institution qui est la solution la crise passe impérativement par l’option de la légitimité constitutionnelle qui permettra au peuple l’exercice de son droit à élire le président de la République dans les plus brefs délais », lit-on dans l’édito du dernier numéro de la revue El Djeich, organe officiel de l’Armée algérienne qui réccuse implicitement la période de transition.

    Le plaidoyer de l’Armée pour une présidentielle « dans les meilleurs délais » nourrit des défiances légitimes chez les partis de l’opposition et du mouvement citoyens qui soupçonnent Gaid Salah d’avoir déjà « préempté » son candidat qui sera le futur président de la République. Néanmoins le chef de l’Armée Algérienne s’est systématiquement défendu dans ses multiples interventions de « nourrir « quelques ambitions politiques personnelles », sinon celle de « servir mon pays »

    Outre les partis de l’ex coalition présidentielle, (FLN, RND,MPA, TAJ)qui ont encore adhéré au discours de Bensalah en faveur de la présidentielle, les média publics et même certaines télévisons privés comme En Nahar, El Bilad , soutiennent la démarche en organanisant des plateaux qui vont dans ce sens.

    Amar Rehailia, politologue abonde dans le sens de la démarche en estimant hier que « le présidentielle est le plus court chemin pour sortir de la crise, il faut que la classe politique accepte d’engager rapidement des concertations sur la mise en place d’une commission électorale indépendante qui doit organiser la présidentielle »

    Une présidentielle dont la date reste à fixer, alors que les économistes ne cessent d’alerter sur les « conséquences catastrophique de l’impasse politique sur la situation économique qui ne semble pas être le souci des acteurs de la crise.

    H.Khellifi

    L’Est Républicain, 9 juin 2019

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  • Algérie : Fossé !

    Par Nazim Brahimi

    La crise politique et institutionnelle que traverse le pays depuis l’irruption du mouvement populaire le 22 février exigeant le changement du système se corse à mesure que les semaines et les mois passent. L’impasse est plus que jamais là. Paradoxalement, les signes d’une solution de crise ne sont pas encore là, alors que les intentions de dialogue et de concertation émanent quasiment de toute part.

    A l’évidence, le pouvoir politique, les partis, la société civile et les animateurs du Hirak s’accordent sur la nécessité et l’impératif d’amorcer un processus de dialogue de nature à mettre fin à une crise qui est à son quatrième mois. Les avis des uns et des autres restent cependant des professions de foi !

    Les nouveaux éléments enregistrés depuis jeudi n’augurent pas, hélas, de l’évolution qu’aurait souhaitée l’ensemble des Algériens. Bien au contraire, dans la mesure où la réponse apportée par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, à l’occasion de la fête de l’Aïd, n’a pas été à la hauteur des attentes citoyennes.

    Le maintien de la feuille de route du pouvoir politique et celui du personnel en place n’a fait qu’exacerber la situation et perdurer la crise au moment où les observateurs s’attendaient à des gestes de bonne volonté.

    A cet attachement du premier magistrat du pays à l’organisation de la présidentielle dans des « délais acceptables » est venue se greffer l’opposition réaffirmée de l’institution militaire à une période de transition au moment où de nombreuses voix parmi l’opposition politique jugent « inéluctable » le passage par cette période de transition.

    De quoi, au final, conclure à deux voies parallèles entre celle du pouvoir politique et celle du mouvement populaire qui aura prouvé une nouvelle fois sa capacité de mobilisation qui ne fléchit pas.

    D’aucuns espèrent que cette impasse trouve son dénouement dans un avenir proche dans le sens où sa persistance risque d’ouvrir la voie à des aventures dont le pays peut aisément s’en passer.

    En un mot comme en mille, la solution ne saurait se construire sans le dialogue qui ne peut, lui, être amorcé sans une véritable volonté politique des différents acteurs de la crise.

    Reporters.dz, 9 juin 2019

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  • Algérie : Conférence nationale de la société civile: Le choix de la transition fait débat

    par Moncef Wafi

      Si la conférence nationale de la société civile, prévue le 15 juin prochain, n’a pas été remise en question, la réunion prévue pour débattre de sa préparation, qui s’est tenue, samedi dernier, au siège national du CNAPESTE, elle, par contre, s’est achevée sans accord.

    Les participants, plus de 70 associations, organisations, collectifs et syndicats, ne sont pas arrivés à un accord définitif sur une feuille de route consensuelle ni sur certains points relatifs à la préparation de ladite conférence. La cause, selon certains participants, réside dans le choix de la transition, soit de passer par des élections présidentielles ou non.

    Un premier groupe opte pour une transition démocratique avec l’élection d’une Assemblée constituante, et l’autre défend la proposition du pouvoir d’aller directement et rapidement vers une élection présidentielle. Une autre réunion devra se tenir, au cours de cette semaine, pour trouver une solution définitive à ces divergences.

    «Les discussions autour d’une feuille de route consensuelle vont se poursuivre. La réunion est ouverte, nous allons nous rencontrer cette semaine», a affirmé à TSA Abdelouahab Fersaoui, président du RAJ.

    Pour Meziane Meriane, coordinateur national du SNAPESTE, une erreur a été faite en amont, ce qui explique ce semi-échec de la réunion de samedi. «La commission de rédaction n’a pas tenu compte des amendements proposés. Probablement, il va y avoir une autre lecture. La feuille de route sera refaite. On va y remédier si ce n’est pas déjà fait», a-t-il expliqué.

    Selon lui, «il n’y a pas eu de désaccord», mais «un débat riche, nous avons discuté profondément de la situation politique mais aussi des enjeux», affirmant qu’«il n’y aura pas de report de la conférence nationale du 15 juin. A 99%, elle va se tenir comme on l’a prévu».

    Pour Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, «l’assistance a choisi de garder la réunion ouverte, pour se donner plus de temps en vue de consolider le consensus et rapprocher encore les points de vue autour de la transition, des institutions de transition et des contours de la nouvelle République en rupture avec le système».

    Et d’ajouter que «tous les participants se sont mis d’accord pour poursuivre les discussions avant la conférence nationale pour l’élaboration d’une feuille de route pour la transition démocratique et pacifique répondant aux aspirations du mouvement populaire. Il est question de consolider les points de convergence et de rapprocher au maximum les divergences et les différents points de vue».

    Pour rappel, le collectif des activistes et membres de la société civile pour une transition démocratique, la Confédération des syndicats algériens (CSA) et le Forum civil pour le changement avaient tenu le 1er juin dernier leur troisième réunion de concertation qui avait pour objectif de sortir avec une feuille de route consensuelle et la préparation d’une conférence nationale de la société civile.

    Les présents avaient réitéré leur attachement à un dialogue sérieux et responsable pour trouver une issue à la crise politique du pays tout en exigeant le départ des 3B (Bensalah, Bedoui, Bouchareb), en réponse aux exigences du soulèvement populaire du 22 février à travers la mise en route des articles 7 et 8 de la Constitution. Ils ont également appelé à lever toutes les restrictions à l’activité politique, syndicale et associative, et à permettre à la presse d’exercer librement sa mission d’information de l’opinion publique, de même qu’il est exigé l’arrêt de toutes les arrestations et les poursuites à l’encontre des activistes au sein de la révolution populaire et pacifique.

    Source : Le Quotidien d’Oran, 10 juin 2019

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  • Algérie : IMPASSE À PLUSIEURS SENS

    » Il est également permis de pousser le raisonnement plus loin et rappelant, sans le moindre risque de se tromper, que le vol, la rapide, la corruption, le népotisme… avaient commencé bien avant l’ère Bouteflika, et que pour venir à bout de tous ces fléaux, il est absolument nécessaire de s’attaquer au mal à la racine, au lieu de se contenter de » déboutefliker » pour recycler un système frappé d’obsolescence-crasse, qui tente désespérément de se maintenir en livrant à la rue quelques têtes dont le sacrifice est supposée calmer la colère citoyenne « .

    Par Mohamed Abdoun

    Cette fameuse conférence de la société civile, dont la tenue est prévue dans les tous prochains jours, dans le cas où le pouvoir en autoriserait la tenue, nécessité très certainement que l’on s’y appesantisse. De fait, elle intervient au moment où le chef de l’Etat appelle à un second round de négociations inclusives, alors que le premier s’était achevé en queue de poisson, et que les conditions actuelles permettent de dire qu’il en sera de même cette fois-ci encore, étant donné que le pouvoir n’a daigné faire aucune concession depuis l’annulation de l’élection présidentielle du 4 juillet, et cette décision prise de prolonger sine die le mandat de Bensalah jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République.

    Une pareille décision, que le Conseil constitutionnel a personnellement tenté de justifier dans son communiqué annonçant l’annulation du scrutin en question, me donne quand même l’air de contredire l’esprit et la lettre de cette même construction.

    En fait, à partir du moment où ce vote a été annulé de facto, le pays s’est automatiquement placé dans une situation extraconstitutionnelle, puisqu’il lui sera désormais impossible de se contenter de respecter la stricte durée du mandat du chef d’Etat intérimaire, fixée à trois mois seulement.

    Les appels itératifs du commandement de l’armée à ne pas quitter la voie constitutionnelle sont eux aussi frappés d’obsolescence à partir de ce même constat axiomatique de base. Voilà pourquoi cette conférence me donne l’air de mériter un minimum d’attention. Elle se propose, par exemple, de regrouper quelques 500 personnes venues des mouvements syndicat, associatif et même politique. Cela n’est franchement pas négligeable.

    Pareil regroupement peut s’avérer relativement représentatif. Cela même s’il me parait anormal qu’il ait été décidé d’exclure de cette conférence l’ensemble des responsables, présents et passés, ayant pris part à la gestion des affaires de la cité sous le régime de Bouteflika. Une pareille exclusion, qui a le chic de renier les principes démocratiques les plus usuels qui soient, peut en effet exclure des compétences avérées, pouvant aider à trouver les voies idoines de sorties de crise.

    Ce n’est pas tout. Cette idée d’exclusion, si on devait l’appliquer à la lettre, pour rester en phase avec la rue, devrait également inclure les représentants et élus de l’opposition, puisque ces derniers ont servi de » faire-valoir « , et ont eux aussi profité des énormes largesses du système. Il est également permis de pousser le raisonnement plus loin et rappelant, sans le moindre risque de se tromper, que le vol, la rapide, la corruption, le népotisme… avaient commencé bien avant l’ère Bouteflika, et que pour venir à bout de tous ces fléaux, il est absolument nécessaire de s’attaquer au mal à la racine, au lieu de se contenter de » déboutefliker » pour recycler un système frappé d’obsolescence-crasse, qui tente désespérément de se maintenir en livrant à la rue quelques têtes dont le sacrifice est supposée calmer la colère citoyenne.

    Enfin, les tenants de cette conférence souhaitent, au finish, soumettre leurs propositions à l’institution militaire, alors que celle-ci refuse catégoriquement de se mêler de politique. Elle a déjà décliné sèchement l’invitation d’Ahmed Taleb Ibrahimi. Reste juste à étudier de près les conclusions finales de cette conférence, avant d’en mesurer la popularité à l’aune des manifs du vendredi.

    La Tribune des Lecteurs

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  • Algérie : Le dialogue d’abord

    La société civile s’emploie à mettre en action une grande œuvre historique, à la condition d’éviter toute lecture idéologique ou radicale de la crise institutionnelle que traverse le pays. La conférence du 15 juin prochain constitue, à cet égard, une opportunité idéale pour enclencher un processus salvateur pour l’Etat, la société et plus au-delà encore, la Nation.

    Les animateurs de cette initiative, qui se trouve être la seule sur le terrain, ont la responsabilité d’ébaucher un début de réponse aux questions que se posent les 40 millions d’Algériens, inquiets de ne pas voir surgir une solution à la crise qu’ils vivent de plus en plus difficilement. Il ne faut pas se fier à la seule ambiance des vendredis de mobilisations populaires. Il faut voir plus loin et les Algériens ont cette pointe d’inquiétude lorsqu’ils se projettent en 2020 ou en 2021.

    Notre pays est, présentement, l’un des rares Etats de la planète à n’avoir pas un président à sa tête.

    Cet état de fait doit cesser et seul le dialogue, avec des concessions de part et d’autre, est à même de permettre à l’Algérie de se remettre debout et reprendre sa route vers l’épanouissement social et politique. Il serait naïf de penser qu’une attitude radicale débouche sur une société parfaitement égalitaire et un système démocratique idéal.

    D’ailleurs, il n’existe aucun exemple de par le monde qui a donné ce genre de résultats après un soulèvement populaire, pacifique ou pas. La question n’est donc pas d’aboutir à la plénitude, mais à un système réformable démocratiquement. Cela ne peut être obtenu par l’exclusion d’une ou d’une autre partie en présence.

    De fait, le dialogue est et demeurera le seul moyen civilisé de faire faire au pays et aux Algériens des bonds en avant. Il n’est pas dit que le bond que devra faire l’Algérie soit le dernier, mais il est impératif qu’il soit le bon et dans la bonne direction. Cela passe par une attitude, certes patriotique, mais également emprunte d’ouverture d’esprit.

    Le propos n’est pas d’accepter les symboles du système et leur redonner les clés du pays, mais d’engager un dialogue qui garantisse à terme, un Etat civil, une justice indépendante et une presse véritablement libre. C’est sur ces trois piliers que sera édifiée l’Algérie de demain. Mais pour s’assurer une justice indépendante et une presse libre, il faut en parler entre Algériens, tous les Algériens. Les animateurs de la société civile ont fait la première partie du chemin, ils doivent le poursuivre jusqu’au bout.

    Par Nabil.G

    Ouest Tribune

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  • Algérie : L’institution militaire persiste et signe

    Dialogue et solution constitutionnelle : L’institution militaire persiste et signe

    Le Midi Libre, 9 Juin 2019

    Seul le dialogue est à même d’ouvrir la voie à une issue légale et constitutionnelle garantissant l’organisation des élections présidentielles »le plus rapidement possible ».

    C’est ce qu’a indiqué la revue El- Djeich, affirmant que les discussions « stériles ne sont que perte de temps et d’occasions pour l’ouverture d’un dialogue véritable et sincère, fait deconcessions réciproques ». « Seul le dialogue est à même d’ouvrir la voie à une issue légale et constitutionnelle garantissant l’organisation des électionsprésidentielles le plus rapidement possible,tant

    il est vrai que les discussions stérileset infructueuses ne sont que perte detemps et d’occasions pour l’ouverture d’un dialogue véritable et sincère, fait de concessions réciproques, qui rapprocheraitles points de vue au service de l’intérêtsuprême du pays et la satisfaction davantage de revendications exprimées par le peuple », a en effet souligné l’éditorialdu dernier numéro de la revue de l’ANP. « Cette aspiration participera au renforcement de la cohésion du peupleainsi que la conjugaison des efforts de tous, garantissant au pays de poursuivre sa marche vers le développement dans unclimat de sécurité et de stabilité », a ajouté la publication. Soulignant l’importance du dialogue, la revue a relevé qu’en pareille crise complexe que traverse le pays,

    « l’intérêt de la nation, comme l’avait souligné le Haut commandement de l’Armée nationale populaire (ANP) dès le début, est d’opterpour la voie du dialogue sérieux, fructueux et constructif et d’aller, dans les plus brefs délais, vers la recherche de solutions adéquates, à même d’éviter à notre pays de verser dans des futilités qui rendraientla situation encore plus complexe et couperaient définitivement la voie à la période de transition qui ne pourrait que conduire à une situation encore plus difficile à maîtriser ». Dans ce contexte, la revue a mis en exergue la nécessité de convier à la table du dialogue « des personnalités nationales et des élites sincères et fidèles à la Patrie afin de trouver une issue favorable qui satisfasse l’ensemble, découle de la conviction de l’institution, de son souci de veiller à la continuité de l’État et de son attachement aux engagements qu’elle aexprimés, en de maintes occasions,

    d’accompagner le peuple algérien et les institutions de l’État et de faire échec à tous les scénarii aux néfastes desseins ». »Bien plus, la conviction en la nécessitédu dialogue entre les fils de la Patrie uneet indivisible et à ce que ce dernier soit lapriorité, en cette conjoncture précise, est de nature à économiser du temps enréduisant la durée de la crise, comme elledonnera lieu à la proposition d’initiativessérieuses de sortie de crise et, par lamême, permettra de neutraliser toute proposition destinée clairement à faire perdurerla crise », a noté El-Djeich, qui a réaffirmé,en outre, l’importance d’installerune instance indépendante chargée de l’organisationet de la supervision des élections »en tant qu’outil légal garantissant le déroulement d’élections présidentielleslibres, intègres et crédibles ».

    Pour la publication, « aujourd’hui, et plusque jamais, les intentions malveillantes et les plans diaboliques, les dépassements outranciers et dangereux de certaines parties qui, suivant la logique des bandes, cherchent à abuser l’opinion publique, les tentatives désespérées de susciter le doutesur toute initiative nationale crédible àmême de mener vers une véritable sortie de crise, à travers l’utilisation immoraledes médias, qu’il s’agisse de journaux ou de supports audiovisuels, pour construiredes scénarii farfelus et distiller des mensongesvenimeux, des informations erronées ou falsifiées, n’ont d’autre but que de voir la situation perdurer, voire s’aggraver ».Cet état de fait requiert, comme l’a souligné le général de corps d’arméeAhmed Gaïd salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, lors de sa dernière visite en 6eRégion militaire « la mobilisation de tous, chacun dans son domaine de compétence et dans la limite de ses responsabilités,notamment dans le secteur de l’information à travers toutes ses branches, au service de l’Algérie,

    car l’information se doit d’être le miroir qui reflète les revendications réelles du peuple algérien et sa voix sincère qui relate les vérités et communiqueses revendications, sans déformation ni falsification et sans instrumentalisationà des fins autres que les intérêts du pays », a rappelé la revue.El-Djeich a affirmé que « la crise que traverse notre pays aujourd’hui impose que ses fils loyaux et jaloux de leur patrie,préoccupés par son présent et son avenir,apportent tout ce qui est attendu d’eux comme contribution sérieuse et sincère denature à trouver une solution qui aural’assentiment et qui sera adoubée par tous ». « L’importance de cette démarche aété clarifiée par le général de corps d’arméequi a déclaré ’notre confiance en notre peuple est grande et en Allah l’estencore plus, afin d’assister notre ANPdans l’accompagnement des fils de notre patrie lorsqu’ils présenteront leurs propositions constructives comme le requiert le noble devoir national et l’Histoire retiendratout effort ayant contribué à trouver une sortie saine à la crise en Algérie », aajouté la publication. Par ailleurs, larevue a indiqué, que « pendant que l’ANP, à travers les réalisations et acquis enregistrésdans nombre de domaines, démontraitqu’elle appliquait avec succès lastratégie de développement et de modernisationadoptée par son Haut commandement,en droite ligne d’une vision prospectiveet éclairée qui a nécessité, cesdernières années, la mobilisation de forces et de moyens conséquents afind’assurer la surveillance, la défense et laprotection des frontières contre toute tentatived’atteinte à notre intégrité territoriale,il apparaît évident aujourd’hui quel’acquisition par notre armée des élémentsde la modernité et des facteurs de la puissancedissuasive dérange certaines partiesqui ne s’attendaient pas à ce qu’ellepuisse atteindre un tel niveau et en si peude temps ».

    « Le général de corps d’armée a situé avec précision les visées et objectifsde ces derniers, en affirmant ’le ressentimentqu’ils nourrissent à l’égard de,l’armée et de son Commandement a faitque ces avancées enregistrées par notre armée dans plus d’un domaine les dérangentvéritablement, au point de les pousserà des actions aux objectifs clairs, àsavoir tenter d’affaiblir l’armée et de faire barrage à cet effort de développement,ignorant que celui qui se dresse sur le chemin de l’ANP et de son commandementse dresse nécessairement contre les intérêts de l’Algérie », a conclu El-Djeich

    Par : LAKHDARI BRAHIM

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  • Algérie : La nécessité d’un dialogue inclusif

    Le dialogue est le plus court chemin qui mène, en acquis inestimable, à la stabilité politique et institutionnelle. Et tout aussi incontournable, l’urne est la voie idoine pour consolider le processus démocratique et garantir le libre choix du peuple.

    Cette démarche, qui s’oppose au scénario du pire prôné par les aventuriers et les indus occupants du mouvement citoyen privé de son droit légitime de représentation, repose sur la quête incessante du consensus pour éviter une impasse préjudiciable à la pérennité de l’Etat nation, dépasser les divergences idéologiques et politiques, et promouvoir un débat démocratique.

    Face à une crise entretenue par les faiseurs du chaos institutionnel, coupables de déni de légalité et du refus invétéré à toutes les propositions de sortie de crise, l’option stratégique du dialogue inclusif, universellement admis tel le mode adéquat de règlement des litiges, a été réitérée par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, plaidant, lors de son discours à la nation, pour la tenue dans «les meilleurs délais» de la prochaine présidentielle.

    Un appel à toutes les «parties concernées» a été lancé pour participer au «processus consensuel» et à «saisir cette nouvelle opportunité pour s’impliquer pleinement dans la concertation que nous prônons aujourd’hui plus que jamais».

    La sagesse, le sens des responsabilités et l’esprit patriotique qui ont prévalu au sein du mouvement citoyen plébiscité dans le monde entier l’exigent pour préserver l’Algérie des retombées néfastes d’un environnement régional en bouillonnement intense et permettre la poursuite du développement national.

    Les enjeux sécuritaires et économiques l’imposent. La main tendue du chef de l’Etat, destinée à favoriser l’amorce de la concertation avec la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales pour la mise en œuvre d’une solution consensuelle, s’appuie sur l’offre de «dialogue sérieux, fructueux et constructif» lancé par le haut commandement de l’armée acquis à la primauté de la légitimité constitutionnelle.

    Tout en refusant l’ouverture d’une période de transition aux conséquences incertaines et toute implication de l’armée dans la gestion des affaires politiques, l’ANP, attachée à son rôle d’accompagnateur, a décliné une feuille de route en quatre points inhérents au respect de la légitimité constitutionnelle, le lancement du dialogue approfondi entre les différents acteurs, la mise en place d’une commission indépendante en remplacement du gouvernement dans la conduite du processus électoral et, au final, la tenue de la présidentielle.

    Horizons

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  • Algérie : Comment sera l’Aïd El Fitr ?

    En ces temps de bouillonnement politique, il serait hasardeux d’évoquer d’autres événements d’ordre social, culturel ou sportif, sans paraître anachronique. Pourtant, il faut bien souligner que la vie continue et doit continuer de toute façon et les Algériens n’ont pas que la politique pour vivre.

    Présentement, et même s’ils ne le disent pas entre eux, ces mêmes Algériens ont un double objectif à plus ou moins court terme. Ils voudraient bien voir leur équipe nationale de football débuter la phase éliminatoire pour la prochaine coupe d’Afrique des nations par une victoire.

    Ils aimeraient aussi passer un Aïd El Fitr tranquille, dans la communion et dans le respect de leur religion. A ce propos, ils craignent certainement pour leur portefeuille, après un mois de dépenses et une perspective de dépenses « douloureuses » que sont les achats de l’Aïd. Mais bonne nouvelle sur ce front. Les prix des habits ne se sont pas enflammés, bien au contraire.

    A l’orée de l’une des deux fêtes les plus importantes du calendrier musulman, il est de tradition de faire un bilan d’un mois de Ramadhan très particulier, dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Il aura été marqué par un grand défi que se sont lancé les Algériens, celui de manifester les quatre vendredis du mois. Défis relevés haut la main. De fait, durant ce Ramadhan, un seul sujet meublait les soirées : Le mouvement populaire et son actualité passionnante.

    Accessoirement, les familles ont jeté un œil à la grille spéciale Ramadhan des chaînes de télévision nationales. Un programme, une ville et un quartier ont eu la palme de la satisfaction. Le programme est un feuilleton, la ville, c’est Oran et le quartier Ederb. Ouled lahlal a fait pénétrer toute la société dans l’un des quartiers mythiques de la capitale de l’Ouest et montré toute l’humanité, la sensibilité et la générosité des Algériens.

    Le feuilleton a eu le succès qu’il a eu, parce que les Algériens s’y sont reconnus. Et le fait qu’il soit diffusé en ce mois de piété et dans l’ambiance du mouvement populaire, il a fait le consensus que les politiques ne parviennent toujours pas à trouver sur le moyen de sortir de la crise institutionnelle. Il est vrai enfin, que l’Algérien s’est redécouvert, qu’il revit, mais n’oublions pas que nous n’avons pas réglé le problème de l’institution présidentielle.

    Cela dit, on aura vécu un Ramadhan particulier aux couleurs de la mobilisation citoyenne, comment sera donc notre Aïd El Fitr ? Certainement meilleur que les précédents.

    Par Nabil.G

    Ouest Tribune, 1er juin 2019

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  • Algérie : Peut-on dialoguer à l’ombre du « limogeons-les tous »?

    Nadia Abdat

    Pour une deuxième république ! non ce n’est pas l’affiche d’une réclame mais une vraie question qui taraude en ce moment, les esprits universitaires et certaines élites politiques ; l’intelligentsia de circonstance se coule quant à elle, dans la fadeur des généralités, étant peu habituée à visiter ce type de questions qui conduiraient à la question.

    Pourtant, tout le monde a rapidement adopté plein de nouveautés langagières depuis le commencement du Hirak, mais entend-on pareillement ce dont il s’agit, à l’aune de l’inimaginable et inconvenable « limogeons les tous » ?

    Un petit retour sur ces quinze grandes marches populaires permet de relever que le mouvement de protestation qui est allé crescendo a porté sur deux revendications majeures.

    Celle du rejet populaire unanime du cinquième mandat présidentiel, qualifié de mandat de la honte à laquelle, il a été donné satisfaction presque instantanément par l’annulation pure et simple du rendez-vous électoral. Au point où on en était du rigorisme constitutionnel, l’argument politique a prévalu sur les arguties juridiques.

    Puis, celle du rejet massif toujours en vigueur, de tout le système politique ayant produit ces forces extra constitutionnelles qui ont cherché à rééditer l’escroquerie au mandat présidentiel.

    Il s’agit d’une revendication de haut grade qui taille aussi dans les journées ouvrées de la semaine.

    Cette revendication qui a pris de court tous les politiques installés, a cependant inauguré une séquence plus complexe et plus lourde avec une protesta farouche et toujours sans relais.

    Il n’est dès lors, pas surprenant, que cette séquence béante, soit tiraillée par des tensions, étirée par une surenchère artificielle et, émaillée par des escalades verbales, des mises en garde et, hélas des échauffourées ça et là aussi.

    Arrêtons-nous à cette phrase injonctive « limogeons les tous ».

    Ainsi exprimée, cette formule éruptive, tracée sur les banderoles arborées lors des marches, sera exploitée dans ce qu’elle comporte d’excessif et de radical.

    Pour ceux qui ont oublié ou manqué l’anecdote, cette phrase impérative a été balancée à chaud, comme une rebuffade, au micro d’une chaine étrangère par un manifestant, à l’adresse de la journaliste qui, au lieu de rapporter fidèlement la manifestation dont elle assurait la couverture, se livrait à un commentaire pour le moins biaisé et provocateur de ce qui se produisait cette journée de Hirak.

    Proférée avec la fougue propre à la jeunesse dans ce qu’elle a de spontané, cette injonction deviendra la formule sensationnelle dont on tirera l’obstacle dissuasif au dialogue.

    Etrangère au lexique et au mode politiques, cette phrase injonctive a installé le malentendu au sein des marcheurs eux mêmes, au sein de la classe politique et avec les autorités qui s’arcboutent contre la frêle constitution. On se regarde depuis, en chiens de faïence.

    Cette formule s’est surtout muée, en un piège qui se referme sur tous mais aussi, sur ceux qui y ont trouvé, l’alibi pour tenter de saborder une possible sortie de la longue crise politique et morale qui a exaspéré durant vingt ans tout un peuple qui en souffre encore. La méfiance maladive gagnant du terrain, les paramètres imprévisibles aux conséquences incalculables qui entourent tout soulèvement populaire, risquent de compromettre sa finalité, à savoir, l’avènement d’une deuxième république.

    Le « limogeons les tous » qui fait office d’écran de fumée, ne peut pas tenir lieu de proposition politique ni un préalable à verser au dossier de sortie de crise. La maison Algérie doit être remise en ordre, elle trouvera ses hommes naturellement.

    Le « limogeons les tous » qui visait au départ, le personnel de proue du système honni, en l’occurrence les trois B, a été mystérieusement étendu sans distinguo, à tout l’appareil étatique, devenant ainsi une condition irréaliste mais surtout démagogique.

    La justice a pourtant, depuis quelque temps, la main lourde. Elle fait suite à cette formule transformée pour les besoins de salubrité morale publique, en une requête solennelle introductive d’instance. Un nombre important de hauts dignitaires en exercice, en retraite et en réserve de la République, sont attraits en justice, tous présumés coupables de graves délits. On assure, sous l’œil des médias invités à ouvrir les bans, que ce n’est que le prélude à une gigantesque et longue opération mains propres.

    Le dégagisme total et absolu qui revient en ce moment, tel un leitmotiv, trahit l’influence sourde d’un courant d’obédience anarchiste qui entend semer le chaos pour le chaos.

    Or, c’est de changement de logiciel politique pour le pays qu’il est question, pour peu qu’il soit mené, par la volonté de tous, dans le cadre d’une entreprise sérieuse de refondation et d’édification d’un Etat de droit.

    La révolution populaire pacifiste qui a cours en Algérie n’a rien à voir avec la sanglante révolution française qui a servi à meubler aveuglément des charrettes pour raccourcir des hommes par milliers.

    Pour disparaître, ses effets ravageurs pour la société française, ont mis autant de temps que la méditerranée lorsqu’elle renouvelle ses eaux.
    Confier l’œuvre de justice à la vindicte populaire, c’est transgresser le droit avec tout ce que cela comporte comme funestes conséquences.

    Se défaire du droit, c’est se mettre soi même en danger d’avoir à en manquer pour faire valoir le moment venu, ses propres droits.

    En panne d’initiative ou démesurément circonspects, les acteurs politiques et ceux qui font de la chose publique leur métier, tardent à réagir à l’unisson alors qu’il y a péril en la demeure. La langue de bois dont ils ne s’émancipent pas, les fera passer sous le couperet de ce dégagisme sans frein. Ils donnent à penser à ceux qui les critiquent, qu’ils dépendent du Pouvoir tapi dans l’ombre et qu’ils se complaisent dans la procrastination à moins qu’ils n’en soient à attendre un signe des astres.

    Retranchés dans leur pré carré, ils ne se sont même pas saisis des invites à requérir le dialogue, qui ont été faites par le désormais historique trio de sages. Ces derniers ont tenu à préciser, avec juste raison, qu’ils ne peuvent se substituer aux concernés dont les partis politiques et l’administration pour saisir, réunir et convaincre tous les protagonistes en vue de l’organisation d’un dialogue de sortie de crise.

    L’appel au dialogue « réaliste et constructif » du chef d’Etat major des armées, le 28 mai 2019, fera t-il bouger les lignes comme le fit, en d’autres circonstances pour sa patrie en danger, celui d’un Général de Gaulle tout aussi excédé et inquiet, un 18 juin 1944 ?

    Le Jeune Indépendant, 1 juin 2019

    Tags : Algérie, transition, Hirak, armée, dialogue, élections,

  • Algérie : Le nécessaire débat

    Trois mois, presque jour pour jour, après l’émergence sur la scène nationale d’un mouvement populaire inédit en Algérie, la situation générale du pays, demeure exceptionnellement sereine, avec une «inflation salutaire» de débats citoyens. Les craintes d’une dérive violente ou d’un passage en force des autorités sur les questions que pose la société se sont dissipées, laissant place à un échange assez intense, faut-il l’admettre, entre les acteurs qui font l’actualité de l’heure. Mais cette intensité qui retient l’intérêt de toute la communauté nationale, où la chose politique s’impose, de fait, comme la priorité des priorités, est à ce jour stérile d’une feuille de route digne de ce nom.

    Cette stérilité dans la formulation d’une solution véritablement consensuelle, n’est certainement pas le fait de l’ANP, comme le crient certains leaders politiques qui se font relayer dans les manifestations. Et pour cause, l’attitude de l’institution militaire tient compte d’abord d’un constat de terrain, à savoir que le pays est actuellement dirigé par un président intérimaire. Il y a là des signes de fragilité, dont il faut s’occuper de manière urgente. L’armée n’a pas en face d’elle un interlocuteur représentatif de la scène politique à défaut d’être celui du Hirak. Et combien même cela serait-il possible, l’ANP a pris la résolution de n’avoir comme vis-à-vis que les institutions légales de la République. Dans le cas de figure de l’Algérie de l’après 2 avril, c’est la présidence de l’Etat.

    En restant sur sa position quant à l’organisation d’une élection présidentielle, sans passer par une période de transition, l’institution militaire est donc dans son rôle, telle que préconisée par la Constitution. Son refus d’ouvrir un débat direct avec la classe politique, relève du même principe constitutionnel. Que l’on soit d’accord ou pas avec la posture de l’état-major de l’ANP, il faut impérativement en prendre connaissance et le respecter. C’est à partir de là qu’il sera possible d’entrevoir une sortie à la crise que traverse le pays. Ce n’est pas en se posant comme donneur d’ordre à une institution de l’Etat, dont les missions sont clairement formulées dans la Constitution.

    Cela, pour dire que l’infertilité du débat qui prévaut actuellement avec cette impression de «dialogue de sourds», c’est précisément parce que les politiques semblent considérer que l’armée est à leur service. Qu’ils sachent donc qu’elle ne l’est pas. Elle est au service de toute la collectivité nationale, quelle que soit son obédience et ses positions vis-à-vis de la crise. Que les politiques descendent un peu de leur piédestal qu’ils écoutent réellement ce que dit l’armée. Le dialogue n’en sera que plus intéressant.

    Par Nabil G

    Source : Ouest Tribune, 22 mai 2019

    Tags : Algérie, transition, dialogue, Hirak, débat, ANP, armée,