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  • Maroc-Sahara Occidental : La mise à nu du palais royal

    Hocine Adryen

    Le texte définitif du projet d’autonomie marocain a été élaboré à Paris, plus précisément à Matignon, le siège du gouvernement français.

    Cette révélation a été faite par l’auteur du livre « La république de sa Majesté », Omar Brousky, journaliste et professeur marocain de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca), paru aux éditions Nouveau Monde en septembre 2017 en France.

    Le livre dévoile les connivences entre la monarchie marocaine et une partie de l’élite politique, économique et médiatique française. Omar Brouksy rappelle que la France est le premier partenaire économique du Maroc, qui compte 700 à 800 sociétés ou filiales de sociétés françaises, ce qui représente plus de 80 000 emplois. Des sociétés qui bénéficient d’importants avantages fiscaux et autres. Il ajoute qu’aujourd’hui 38 000 élèves marocains sont inscrits à la mission française, la plus importante dans le monde-bien après le Canada, par exemple- et il existe une vingtaine d’instituts français. C’est pour cela que, mentionne-t-on, l’Etat français « se l’écrase » à chaque fois qu’il est question du Maroc. De la marche verte à l’affaire du Sahara occidental, le journaliste et professeur de droit constitutionnel à l’université de Settat (Casablanca) propose une enquête sur l’influence de ces nombreuses personnalités du monde politique et culturel français, incarnation d’une certaine idée de l’idylle franco-marocaine, entretenue par des hommes et des femmes de l’ombre recrutés pour « protéger » l’image de la monarchie.

    La marche verte

    C’est pendant la présidence de Giscard d’Estaing que l’idée de la marche verte a germé. Alexandre de Marenches, nommé auparavant à la tête du SDECE par Pompidou, était l’un des interlocuteurs privilégié de Hassan II. En 1975, le Polisario se réunit à Alger. Au menu de cette rencontre : les modalités d’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pouvant aboutir à la naissance d’un Etat sahraoui. Marenches presse alors Hassan II d’agir. Ils imaginent ensemble la Marche verte qui sera lancée le 6 novembre 1975 : plus d 350 000 Marocains transportés dans des camions franchiront la frontière espagnole et « marcheront » sur ce qui sera considéré par la propagande marocaine comme les « provinces du sud récupérées ». Mais huit jours plus tard, un accord est signé discrètement par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie : il établit les conditions du retrait espagnol du Sahara occidental et la partition du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Derrière les rideaux, la France observe d’un œil vigilant ce processus politico-diplomatique, qui donnera naissance plus tard au conflit du Sahara occidental.

    Le soutien diplomatique

    « C’est dans les bureaux des conseillers de Dominique de Villepin, à Matignon, que le texte définitif du projet d’autonomie du Sahara occidental a été arrêté, juste avant le départ de Jacques Chirac. Le royaume avait besoin d’un soutien initial de Paris, un ressort, une déclaration officielle forte de la France pour un départ en fanfare du projet », confie à l’auteur un journaliste français accrédité à l’Elysée.

    Le soutien militaire

    Après le putsch en Mauritanie en 1978 contre le président Mokhtar Ould Daddah, la Mauritanie se désengage du sud du Sahara occidental au profit du Maroc. Ce dernier hérite de plus de 270 000 km2 à sécuriser avec des moyens matériels militaires limités. Là aussi, le soutien militaire de la France vient sauver son ami et allié en lui fournissant des avions de guerre, 24 Mirages.

    Les richesses du sous-sol de Dakhla

    Dakhla et la région de Boukraâ sont les plus connues aujourd’hui. Dakhla pour la pêche (les eaux y sont très poissonneuses), mais aussi pour son agriculture où près d’un millier d’hectares sont consacrés à la culture sous serre, avec une production annuelle de 116 000 tonnes aux mains de militaires marocains ou des notables sahraouis qui ont vendu leur âme et trahi la cause. Le gros de la production est destiné à l’exportation en Europe via des entreprises d’import-export, pour la plupart françaises et espagnoles. La région de Boukraâ regorge de phosphates (8% des exportations marocaines). Signé discrètement en 2012 entre le Maroc et l’UE, l’accord commercial sur les produits agricoles, qui englobe les produits maritimes, profite aussi aux notables sahraouis dont le rapport avec l’Etat marocain est purement clientéliste : l’allégeance de ces « seigneurs du désert » à la position du royaume est monnayée chaque jour à coup de privilèges et de faveurs. Tous les présidents français jusqu’à Emmanuel Macron ont fermé les yeux sur le problème de la gestion des richesses du Sahara occidental.

    L’intervention militaire française au Sahara occidental

    Prétextant la mort de deux coopérants français et l’enlèvement de huit autres par l’armée sahraouie en 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing envoie 4 Mirages survoler ces territoires afin de prendre en photo les bases de l’armée sahraouie. L’opération militaire est déclenchée en décembre de la même année : Les colonnes de l’Armée sahraouie sont d’abord repérées par les avions Breguet Atlantic. Ensuite, depuis Dakar au Sénégal où ils étaient stationnés, les avions de chasse Jaguar décollent le 12 décembre pour frapper les colonnes de l’Armée sahraouie. L’opération appelée « Lamantin » a duré six jours seulement, du 12 au 18 décembre.

    Paradis fiscal

    Près de 5 000 entreprises marocaines sont domiciliées dans les territoires occupés pour échapper à l’impôt. Parmi les groupes étrangers qui n’hésitent pas à investir, les entreprises françaises occupent une place de choix. En 2011, le Maroc a accordé au groupe pétrolier Total une autorisation de reconnaissance pétrolière sur la zone maritime d’Anzarane, vaste de quelque 100 000 km2. De 2011 à 2015, le groupe français a mené d’importantes études géologiques et géophysiques. L’autorisation n’a pas été renouvelée en 2015 à la suite des réserves émises par l’ONU.

    Le lobbying marocain

    Le Maroc consacre depuis 2011 un budget considérable au lobbying pour le dossier du Sahara occidental, vis à vis surtout des médias français et également auprès de certains think-tanks. Mais ce sont surtout les journalistes, essentiellement français qui sont grassement payés par le Makhzen pour déformer, voire manipuler l’opinion internationale sur le Sahara occidental et cacher les misères du Maroc. Les documents révélés par Chris Coleman mettent en cause les journalistes Richard Miniter et Joseph Braud qui, dans leurs « analyses », essayaient de transmettre à l’opinion publique américaine que le Front Polisario avait des connexions avec le « terrorisme djihadiste ». Selon Chris Coleman, les deux « analystes » ont été recrutés par Ahmed Charai pour travailler avec la DGED, les services secrets extérieurs du Makhzen. Richard Miniter est un journaliste qui, à chaque fois qu’il traite une question sur l’Afrique du Nord, il le fait en calomniant le peuple sahraoui et l’Algérie et toujours en faisant des louanges au Makhzen (il l’a fait, à titre d’exemple, au New York Times).
    Dans cette documentation, il est à constater que cela coïncide, comme par hasard, avec le fait que Miniter a reçu des milliers de dollars en espèces (60 000 dollars, selon un document) ainsi que des invitations à faire des voyages de luxe au Maroc. Joseph Braud, pour sa part, a également publié des articles diffamatoires à l’encontre du peuple sahraoui et a également reçu de l’argent du « contact » des services du Makhzen. Selon les documents révélés par Chris Coleman, il a aussi élaboré pour les services marocains des rapports sur les journalistes américains favorables à la cause sahraouie et la méthode de les neutraliser.

    La documentation révélée par Chris Coleman découvre également la connexion avec le Makhzen du professeur Henri Louis Védie et du journaliste Vincent Hervouet. Henri-Louis Védie est un professeur d’économie étroitement lié à une organisation qui porte le nom cynique de Association de Promotion des Libertés Fondamentales, créée un peu avant le procès injuste des dirigeants du camp de protestation de Gdeim Izik dans le but de rédiger un étonnant rapport selon lequel ce jugement était « équitable ». Une publication française avait dévoilé, à l’époque, son financement par le Makhzen. Les révélations de Chris Coleman »nous dévoilent que les services de Makhzen ont compté sur Védie pour écrire un livre sur l’économie marocaine (il va de soi qu’il fait des éloges au Makhzen) en échange, bien sûr, d’argent. Vincent Hervouët, quant à lui, est un rédacteur la chaîne de télévision française LC1.

    Selon ces documents, ce journaliste rapportait au « journaliste » marocain Ahmed Charai, sur les efforts déployés pour que dans sa chaîne de télévision soient transmis des pseudo-informations qui s’en prenait à l’Algérie ou en diffusant des calomnies sur de prétendus liens du Front Polisario avec le « terrorisme ». Tout cela en demandant des « faveurs » pour passer des vacances au Maroc. Chris Coleman affirme que le « recruteur » et « contact » de ces individus qui travaillent pour le lobby pro-marocain est Ahmed Charai. Ce dernier ne devrait pas être un inconnu de l’opinion publique espagnole.

    En effet, le magazine Epoca (tel que rapporté par El Semanal Digital, dans son édition du 11 Septembre 2008), a écrit que le nom de Ahmed Charai « peut vous être complètement inconnu, mais si on vous dit qu’il est le directeur du site L’Observateur.ma, qui a signalé, il y a une semaine, l’ancien président José María Aznar comme étant le père de l’enfant de la ministre de la Justice française, Rachida Dati, vous allez comprendre ».

    La même publication nous rapporte que, comme par hasard, parmi les collaborateurs de ce média qui ont calomnié José María Aznar López, se trouve … Vincent Hervouet ! Chris Coleman fournit plusieurs documents qui prouvent que Charai a été arrêté le 14 septembre 2011 par les autorités de l’immigration américaines à l’aéroport international de Dulles, en provenance de Paris. La raison ? Dans sa déclaration douanière, il a dit qu’il n’avait pas plus de 10.000 dollars en argent liquide … il a dit qu’il en avait 4 000 sur lui. Mais en réalité, il en portait cinq fois plus. Et, curieusement, dans des enveloppes. Concrètement, selon la décision du tribunal qui l’a condamné, il avait sur lui 15 000 dollars dans trois enveloppes (de 15 000, 3 000 et 2 000 dollars). Selon Chris Coleman, cet argent était destiné au paiement des lobbyistes pro-marocains. Ce qui est plus intéressant vient après. En effet, après avoir avoué sa culpabilité devant le juge, il a pu poursuivre ses activités de lobbying aux Etats-Unis, garanti par John J. Hamre, président du SCRS (Centre d’études stratégiques et internationales), selon un document fourni par Chris Coleman. Inutile de dire que cette entité, le CSES (dont est membre l’éminent Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara espagnol au Maroc) offre une couverture aux personnes et publie des « analyses » qui dénigrent systématiquement le peuple sahraoui.

    Il est un autre aspect encore plus stupéfiant dans les documents divulgués par Chris Coleman : on y apprend qu’une poignée de journalistes français, de L’Express, du Point, de Libé et de LCI, pigent depuis des années pour un site de presse, L’Observateur du Maroc, dont le rédacteur en chef, Mohammed Charai, ne cesse de réclamer des subsides à deux hauts dirigeants du renseignement marocain, afin de rétribuer ces précieux collaborateurs, en échange d’articles favorables aux thèses marocaines dans -encore- l’affaire du Sahara occidental.

    Source : Le Jeune Indépendant, 18 janvier 2018

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Chris Coleman, hacker, diplomatie, lobbying,

  • Maroc : La tempête silencieuse du hacker Chris Coleman

    C’est bientôt Noël chez les zmagris, il fait froid, tout le monde tire la gueule et ça sent le sapin… Jusqu’au Maroc.

    Depuis plusieurs semaines, l’état marocain vit tribulations sur tribulations, suite aux multiples publications de Chris_Coleman24. Ce cyber-activiste distille sur le WEB via Twitter, des documents aspirés dans les limbes cybernétiques, classés top secrets du gouvernement marocain.

    Il ne cache ni sa sympathie pour la cause sahraouie ni son envie de déstabiliser le régime marocain. Les médias officiels du pays restent trop discrets sur ce qui est déjà qualifié par des observateurs comme étant : l’affaire du « Snowden marocain ».

    Et gare à ceux qui tenteront de vexer Chris_Coleman24 en prétextant que les documents présentés ne sont pas authentiques. Il se rebiffe aussitôt, l’amenant à partager, authentifications à l’appui, d’autres documents compromettant.

    Une sorte de boîte de pandore qu’il aurait fallu pour le Makhzen (nom attribué à l’état marocain) qu’elle ne s’ouvre jamais.

    L’un des récents faits d’arme de Chris_Coleman24 rapporté par un journaliste, est le partage de documents révélant, les noms de journalistes français, soudoyés par les services de renseignements marocains.

    Oui Monsieur, de la corruption en d’autres termes !

    Pour nous relayer ces histoires de divulgations, quelques médias occidentaux et des médias électroniques indépendants marocains, à l’instar du célèbre journal électronique du journaliste dissident Ali Lmrabet : « Demainonline ».

    Chris_coleman24 inquiète jusque dans les plus hautes sphères de l’état marocain, il y a peu de doutes là-dessus.

    Faut-il s’en réjouir ou s’indigner ?

    Pour ma part je pense qu’on ne procède pas de manières nobles avec ceux qui usent des pires méthodes. Chris_Coleman24 agit tel un miroir, il mime ceux-là même qu’il tente de déstabiliser.

    Il est fort à parier que Chris_coleman24 deviendra dans les semaines, dans les mois à venir, la voix de la conscience d’une certaine opposition marocaine. Que ce pseudo emprunté au sélectionneur de l’équipe de football galloise acquiert au fil des jours une couleur outre-méditerranée .

    Il est déjà celui que tout le monde attend … Sympathisants comme contradicteurs.

    Est-il protéger par des cieux moins soupçonnables que « l’éternel coupable » algérien constamment avancé par les officiels marocains ?

    Protégé peut-être par ceux qui connaissent le Makhzen, qui mangent à même la table avec lui. Qui tirent les ficelles de ce qui pourrait ressembler à un règlement de compte. Comme celui d’un client déçu par une passe dans une maison close …?

    Sont -ils plusieurs …?

    Seul le temps et un travail journalistique digne de ce nom pourront nous éclairer.

    Pourquoi le dossier du Sahara … ?

    Pour ceux qui l’ignorent encore, l’épineux dossier du Sahara est ce lègue empoisonné du roi Hassan2 à son fils Mohamed 6. Cet immense territoire au sud, revendiqué à la fois par le Maroc et à la fois par le Front Polisario ( indépendantistes sahraouis).

    Ce dossier « Chlingue » à tous les niveaux, tant les montants alloués à la corruption des élites marocaines et internationales, pour plaider la cause de la souveraineté chérifienne ont été (et sont toujours) faramineuses. Tant la crédibilité des uns est souillée par une pastilla jambe en l’air ou une invitation « mamounesque » de trop.

    Ce dossier semble capital pour le sommet du pays et fait l’objet d’un quasi unanimisme non-négociable, qu’il serait inconscient aujourd’hui de vouloir bousculer.

    « Ceux qui feignent croire se coucher du bon côté, finissent toujours par avoir des crampes » disait l’ancien.

    Chris_coleman24 est cette donne imprévisible, sortie de nulle part et qui vous pète à la figure.

    Le journalisme marocain a été tué plusieurs fois, brûlé vif sur l’autel de la corruption ! De ses cendres renaissent ici et là des phœnixs qui tentent d’informer au péril de leur vie parfois, ceux qui se donnent la peine de cliquer sur les bons onglets.

    Chris_Coleman24 a au moins ce mérite là pour l’heure, donner à cette dissidence journalistique la portée qu’elle mérite.

    J’ignore où tout cela va mener… Et ce qui mène vers l’inconnu excite autant qu’il inquiète.

    Mais à cette allure, 2015 s’annonce pourrit pour ceux qui ont œuvrés à tout pourrir autour d’eux.

    Zmagri

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, hacker Chris Coleman, diplomatie,

  • Opinion : Une éclaircie dans le brouillard!

    Par Mustapha KHAMMARI

    La diplomatie tunisienne a agi, dans la tradition bourguibienne, mobilisant l’appui des pays frères et amis, en comptant sur ses acquis de pays prônant toujours la coexistence pacifique, la non ingérence dans les affaires intérieures des pays et le soutien permanent aux causes justes et à la nécessaire préservation de la paix universelle.

    La voix de la Tunisie , est de nouveau écoutée après l’éclipse des premières années post-révolution. Présente aux grandes réunions et conférences internationales, notre pays a organisé avec succès le dernier sommet arabe et s’apprête à accueillir le sommet de la francophonie.

    Dans une scène internationale tourmentée, des visiteurs étrangers de haut rang se succèdent en Tunisie sollicitant ses analyses et éclairages à propos de questions régionales et internationales et ouvrant de grandes opportunités à la coopération et aux échanges avec notre pays.

    Le ministre des affaires étrangères M. Jhinaoui appuyé sur le travail préparatoire des dossiers par les experts de son département et du travail de nos ambassades, parcourt le monde portant haut la voix de la Tunisie et lui engrangeant des amitiés et des supports dont notre pays a grandement besoin alors que son économie connaît une récession paralysante.

    Ne boudons donc pas notre fierté et soulignons le regain de dynamisme de la diplomatie nonobstant le rôle à minima dévolu aux membres non permanents face au pouvoir immense mais anachronique du véto des cinq membres permanents.

    L’élection de la Tunisie fera entendre la voix d’une Tunisie soucieuse de paix et de concorde dans les relations internationales.

    Sur le même plan, la présence tunisienne aux réunions du conseil de sécurité offre à son représentant l’opportunité de défendre la cause palestinienne, qui est une préoccupation permanente de la diplomatie tunisienne et un sujet d’intérêt et de préoccupation pour le peuple tunisien.

    Ce n’est donc pas sacrifier à l’autosatisfaction que de relever l’importance de cette opportunité gagnée par la Tunisie suite à une élection serrée et gagnée par une belle majorité de l’assemblée générale de l’ONU.

    Et puis ça nous change du brouillard qui marque la vie politique nationale perturbée par la course cahotique et effrénée aux élections en attendant le habemus papam !

    Le Diplomate Tunisien

    Tagged: Tunisie, diplomatie, Élections, Sommet Arabe,

  • Maroc : désignation d’une nouvelle ambassadrice de la France

    La France vient de nommer Hélène Le Gal a la tête de son ambassade au Maroc sise à Rabat.

    Hélène Le Gal, une diplomate de 52 ans devrait rejoindre son poste, le mois de septembre prochain. Actuellement, elle est en poste à Tel-Aviv.

    Cette diplomate française, a eu une longue carrière dans la diplomatie, passant par Tel-Aviv, l’Espagne, Bruxelles et le Québec. Avant de devenir en 2012, conseillère Afrique de l’ex-président François Hollande.

    Selon Wikipedia:

    En 1987, Hélène Le Gal sort diplômée de l’institut d’études politiques de Paris. En 1988, elle est deuxième secrétaire à l’ambassade de France au Burkina Faso.

    En 1994, elle devient première Secrétaire à l’ambassade de France en Israël. En 1998, elle prend le poste de première secrétaire à l’ambassade de France en Espagne.

    En 2000, elle est nommée conseillère technique de Charles Josselin, ministre des affaires étrangères, chargé de la coopération et de la francophonie.

    En 2002, elle est conseillère de Pierre Sellal à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles et fait partie du comité politique et sécurité.

    En 2005, elle est nommée sous-directrice Afrique centrale et orientale au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    En 2009, elle devient consule générale de France à Québec. En 2012, elle est prend le poste de conseillère Afrique du président François Hollande2.

    En 2016, elle est nommée ambassadrice de France en Israël.

    Tags : Maroc, France, Helene Le Gal, diplomatie,

  • Maroc : les fautes d’orthographe de l’ambassadeur Benyaich

    On dit que les fautes d’orthographe nuisent gravement à l’embauche. En effet, la qualité de l’expression écrite revêt toujours autant d’importance dans le monde numérique qui a envahi notre espace vital et les lacunes en expression écrite pèsent sur l’employabilité des individus et l’image des employeurs.

    Dans ce cas, celui que le magazine Tel Quel a décrit comme le mystérieux ami du roi Mohammed VI, Fadel Benyaich, aurait reçu un tonitruant refus à sa candidature à cause de ses nombreuses fautes d’orthpgraphe.

    Dans un des documents confidentiels révélés par le hacker @chris_coleman24, l’ancien amabassadeur du Maroc en Espagne s’est avéré incapable de rédiger une lettre sans fautes d’orthographe.

    Dans cette missive adressée à José Manuel García-Margallo, ministre des affaires étrangères articulée en trois (3) petits paragraphes, on relève pas moins de quatorze (14) fautes d’orthographe et de conjugaison. Tout un record  et un régal pour celui ou ceux qui auront la chance ou la malchance de lire cette note.

    Il faut reconnaître l’impossibilité de trouver un homme politique qui puisse faire souffrir la langue française autant que Monsieur Fadel Banyaich, qui exerce depuis 2017 le poste d’ambassadeur à Bucarest.

    Il a utilisé le terme « municipalistes » qui n’a aucune trace ni dans le Littré, ni dans le Robert, ni dans le dictionnaire de l’Académie française. A moins que l’illustre diplomate n’ait voulu innover !

    Tags : Maroc, Fadel Benyaich, diplomatie, fautes d’orthographe, ambassadeur, Bucarest, Mohammed VI,

  • Sahara Occidental : Emboirik poursuivi par la justice brésilienne

    La famille de l’ex-petite amie du diplomate sahraoui Emboirik Ahmed a porté plainte contre lui devant la justice brésilienne pour abus et diffamation contre la personne de sa fille Maia Benchimol.
    Mme Benchimol a 33 ans, elle travaille avec une instance des Nations Unies en tant que superviseur des politiques publiques et, à la suite d’une relation malheureuse avec le représentant sahraoui au Brésil, elle risque de perdre sa carrière professionnelle. Née en 1985 à Oujda, ville marocaine où elle a vécue et grandie jusqu’à l’âge de 10 ans dans une famille juive d’origine polonaise.
    Emboirik et Maia se sont rencontrés le 26 juillet 2017 à l’Ambassade de Cuba à Brasilia, où une fête a été organisée pour marquer le jour de la rébellion nationale cubaine. Beto Almeida, journaliste de la chaîne Telesur, a invité Maia à assister à la soirée et l’a présentée à Emboirik.
    Lors de son intervention sur la question du Sahara, Sonia Palhares, une grande amie des diplomates cubains lui a dit que Maia est marocaine. Emboirik a remué ciel et terre afin d’établir un contact avec elle. Le lendemain, il l’appela sous prétexte de lui parler de la question du Sahara et engagé tout son talent de Don Juan pour la faire tomber dans son lit. La tâche ne s’est pas avérée difficile. Au premier rendez-vous, ils ont entamé ce qui était pour elle une belle romance avec un diplomate et qui deviendra le plus grand cauchemar de sa vie.
    Quelques mois plus tard, Maia est tombée enceinte et Emboirik lui a demandé de se faire avorter car il ne voulait pas que ses proches en soient informés. Cela signifierait la fin de sa peu brillante carrière diplomatique. Le comportement et l’impolitesse d’Emboirik avec elle ont fait que l’avortement se produise naturellement: pour des raisons psychologiques.
    En août 2018, Emboirik était dans les camps lorsque Maia l’a appelé pour lui annoncer la fin de leur relation. Elle a révélé son histoire aux responsables de l’Université de Sao Paulo et ces derniers ont procédé à l’annulation de son intervention lors d’un séminaire à l’ordre du jour. Le Groupe d’études sur les conflits internationaux (GECI) a également retiré son soutien à la cause sahraouie pour cette raison.
    La carrière d’Emboirik au Brésil touche à sa fin. Il est grillé par ses abus sur la personne d’une fille qui a l’âge de ses enfants.
    En voyant sa carrière menacée, Emboirik décida d’inventer l’histoire de « espionne marocaine ».
    Maia, pour son amour pour Emboirik, s’est donnée corps et âme à la cause sahraouie. À titre d’exemple, lors d’une fête juive, la fête de Hanuka Day, a permis à une organisation juive d’offrir 15.000 euros au délégué sahraoui. On ne sait pas si Emboirik l’a transmise à sa hiérarchie ou s’il l’a mise dans sa poche.

    Grâce à son travail, Maia entretient des relations avec la haute classe au Brésil, un détail qu’Emboirik a exploité au maximum pour s’introduire dans les couloirs de la haute société brésilienne et des institutions internationales établies à Brasilia.
  • Réflexion sur la réorganisation du cabinet (Mbarka Bouaida)

    Objet: Réorganisation du cabinet: réflexion

    Objectif:
    – constituer un seul cabinet qui travaille pour M. Le Ministre et son MD.
    – renforcer l’esprit d’équipe, et permettre une cohérence et une cohésion d’ensemble.
    – faciliter le travail et la communication avec l’ensemble des directions et départements.
    >Organisation cible:
    Le cabinet sera constitué de:
    – 1 chef de cabinet, loyal, dynamique, compétent en matière d’animation d’équipe.
    – 1 chef de cabinet adjoint, loyal, ayant pour tache principale la gestion du courrier, sa lecture, son résumé, son dispatching, son suivi, la gestion des agendas…
    – 1 conseiller en communication (presse écrite, presse electronique, TV, radio)
    – 1 conseiller en communication digitale (réseaux sociaux: Facebook, Twitter, blog)
    – 1 conseiller en événementiel politique / diplomatique.
    – 1 conseiller pour les affaires parlementaires
    – 1 conseiller pour les affaires partisanes: assistance aux requêtes des membres du parti et amis.
    – X conseillers diplomatiques seniors, expérimentés, esprit d’analyse, capables d’apporter une valeur ajoutée incontestable aux travaux des différentes directions, et aux réflexions politiques et géostratégiques (professeurs universitaires, économistes, anciens diplomates, experts du Sahara).
    – X conseillers juniors, jeunes et dynamiques, capables de s’adapter aux différents environnements, et de produire des livrables succincts. Ils pourraient être multi tâches (c’est optionnel. L’idée serait d’avoir un bon mix entre jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, 1 ou 2 personnes du sud seraient la bienvenue).
    – 1 conseiller pour établir des partenariats privilégiés avec des Think tank, ou promotion de groupes de réflexions externes en collaboration avec le ministère et avec le cabinet.
    Plan de mise en place:
    – chef de cabinet: M. Mohamed Mitqal. Dans un premier temps, Mitqal pourrait remplacer Sitri au poste existant du chef de cabinet du MD, en attendant d’annoncer la fusion des 2 cabinets.
    – chef de cabinet adjoint: M. Karim Halim
    – conseiller communication: M. Rachid Bahha
    – conseiller communication digitale: M. Fath Habti (pourrait dépendre de Bahha).
    – conseiller en événementiel politique / diplomatique: Mme Najoua Benmbarek ( a contacter).
    – conseiller pour les affaires parlementaires: M. Abderrahim Ouattas
    – conseiller pour les affaires partisanes: M. Mohamed Chebbak
    – conseillers diplomatiques seniors: M. Lotfi Bouchaara; Benchemsi, Mounir Ferram; Lahcen Mahraoui, Ryad Fakhri…
    – conseillers juniors: Badr Rachadi, Khaoula el kacimi, ahd, asmaa, Nassim, Mouna, Loubna…

  • Esclavage au Consulat Général du Maroc à Orly

    Ali Lmrabet vient de pendre sur Youtube une vidé accablante pour la diplomatie marocaine, ou pour le moins, pour Mme La Consule Générale du Maroc à Orly, Malika Alaoui.
    Il s’agit d’un cas d’esclavage. Une bonne qui est maltraitée par la famille de la Consule générale qui porte le même nom de famille que la famille royale.
    Selon Lmrabert, « certains assurent que les agressions de la consule générale Alaoui contre sa bonne duraient depuis un certain temps ».
    « Si vous n’appelez pas la police, je me suicide », supplie cette esclave forcée de la diplomatie marocaine.
    Il rappelle que « le consulat général du Maroc à Orly, dirigée par Malika Alaoui, avait été donné en exemple en février 2016 par le roi qui l’avait visité ».
    « L’ambassade du Maroc à Paris, dirigée par le franco-marocain Chakib Benmoussa, était-elle au courant ? », se demande le journaliste marocain qui fait partie de la longue liste de journalistes victimes de la répression du régime de Mohammed VI.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=xElKx5VvVWk]
     
    Dans le même contexte, l’ambassadeur du Maroc en Italie, Hassan Abou Ayoub est traîne dans les tribunaux italiens sous accusation d’agression physique et verbale et harcèlement sur la personne de sa bonne.
    http://www.aljaliama.net/scoops/22380.html
     
    Tags : Maroc, esclavage, consulats du Maroc