Étiquette : double nationalité

  • Quand Philippe Goffin baisse son pantalon au pouvoir dictatoriel du Maroc

    Rapatriement des binationaux: Le ministre belge des affaires étrangères..
    .
    …n’aurait pas dû accepter le chantage de l’Etat marocain


    En cédant facilement aux conditions fixées par l’Etat marocain dans le dossier des binationaux bloqués au Maroc, monsieur Philippe Goffin a commis une faute politique et morale très grave.

    Notre éminence n’avait pas à négocier avec les autorités marocaines qui ont l’habitude de se soucier comme de l’an quarante des intérêts de leurs citoyens.

    J’en veux pour preuve qu’aujourd’hui et apres deux mois de fermeture de l’espace aérien marocain, plus de 20 000 citoyens marocains dont le Maroc refuse le retour parmi les leurs, restent à ce jour bloqués dans divers coins de la planète.

    Parmi ces citoyens marocains, partis de leur pays pour passer de courts séjours en Europe et ailleurs avant l’instauration de l’etat de siège au Maroc, nombre d’entre eux se trouvent avec un visa dont la date est échu et d’autres, quand ce ne sont pas les mêmes, sans ressources financières leur permettant de subsister.

    Sans compter que parmi ces milliers de Marocains, des centaines sont privés de soins médicaux dans des pays où la population dans son ensemble se trouve contrainte au confinement.

    Négocier comme l’a fait le ministre Goffin avec des politiciens rentiers, habitués à faire chanter l’UE dans le dossier épineux du terrorisme islamiste ou la non moins épineuse question de l’emigration clandestine, relève de l’amateurisme de la part d’un jeune ministre, manifestement inexpérimenté en cette matière.

    On ne négocie pas le sort de ses nationaux avec un autre état, quand bien même ces citoyens belges détiendraient la nationalité de ce pays. Et surtout pas avec des roublards marchands de tapis que sont les ministres marocains

    C’est un principe de souveraineté.

    D’autant qu’au début de cette crise, la Belgique a procédé de manière complète et massive aux rapatriementx de ses ressortissants « de souche » bloqués notamment à Agadir et à Marrakech.

    Se soumettre à l’exigence marocaine de n’autoriser le rapatriement par la Belgique que des cas dits humanitaires – malades, parents séparés de leurs enfants …- et donner aux autorités marocaines le droit de valider la liste des candidats binationaux au départ arrêtée par l’ambassade de Belgique à Rabat, fut de la part du ministre Goffin l’erreur qu’il ne fallait pas commettre.

    Car, laisser au Maroc le droit de décider de ceux qui sont éligibles pour un départ pour la Belgique et ceux qui ne le sont pas, revient à céder un droit souverain à un pays peu regardant et nullement respectueux des droits élémentaires de ses citoyens considérés à ce jour comme des « sujets » du roi du Maroc.

    Et ce qui devait arriver se produisit: des 4000 binationaux ayant formulé une demande de rapatriement, seuls 1400 personnes ont été retenus par le Maroc, alors que l’ensemble des frais inhérents aux rapatriements sont pris en charge par la Belgique.

    La question que le ministre Goffin ne se pose pas est celle du pourquoi de cette exigence marocaine d’avoir la haute main sur une opération d’évacuation entièrement prise en charge par la Belgique?

    Une autre question que le ministre belge ne se pose pas est celle relative au comportement des autorités marocaines qui prive des milliers de citoyens belges ou des immigrés marocains légalement installés en Belgique de rejoindre leurs familles ou leur travail dans ce pays.

    Aidons le ministre Goffin à comprendre cette exigence marocaine.

    1 – La majeure partie des binationaux bloqués au Maroc sont originaires de la région du nord du pays et celle du Rif en particulier.

    Or, comme chacun sait et monsieur Goffin ne doit pas l’ignorer: depuis 2016, cette région se trouve être soumise à une répression implacable de la part du régime marocain.

    Et ce, depuis l’apparition du Hirak du Rif sous la direction de Nasser Zefzafi.

    Lequel Zefzafi fut condamné en 2018 à une peine de 20 ans de détention, uniquement pour avoir revendiqué avec les leaders de ce mouvement et la population de cette région, soumise depuis 1959 à un statut militaire, plus de justice sociale pour leur région enclavée et oubliée des programmes de développement du pays.

    2 – L’exigence des autorités marocaines de valider les propositions belges en matière de rapatriements des binationaux a sans doute aucun, permis à l’état marocain, de refuser le départ de nombre de personnes issues du Rif, que les services policiers marocains doivent considérer comme sympathisant avec la cause du Hirak de cette région du Maroc

    Face au diktat marocain, notre ministre des affaires étrangères et notre gouvernement auraient dû adopter une attitude de principe ferme et sans concessions, à savoir: un refus de se soumettre aux conditions humiliantes imposées à la Belgique dans ce dossier.

    Un Niet catégorique aurait dû être opposée à l’exigence marocaine, quitte à refuser tout rapatriement dans ces conditions. « TOUS OU PERSONNE » aurait dû être la position que devait adopter notre pays

    Sauf que du point de vue de notre gouvernement, la défense des binationaux ne valait pas une crise ouverte avec l’état marocain. Ainsi ces Belges « de papier », furent sacrifiés par Goffin et consorts sur l’autel de la real politik qui caractérise les relations belgo – marocaines.

    Il est certain que ces binationaux se souviendront pendant longtemps et surtout lors de futures élections fédérales et régionales de la lâcheté d’un ministre MR très mal conseillé par des taupes au service du régime marocain.

    Source : Bruxellois, sûrement!, 10 mai 2020

    Tags : Maroc, Belgique, belgo-marocains, binationaux, double nationalité, Philippe Goffin,

  • Belges et néerlandais retenus au Maroc au nom de la double nationalité

    Le Maroc considère les Néerlandais et les Belges bloqués comme ses propres sujets

    Selon le site Arif News, un nombre inconnu de Belges et de Néerlandais ayant la double nationalité sont coincés au Maroc depuis plusieurs jours dans l’attente de pouvoir rejoindre leurs pays de résidence.

    Si jusqu’à présent, ces personnes n’ont pas été informées de la véritable raison pour laquelle elles ne sont pas rapatriées, l’explication l’a donnée le ministre belge des Affaires étrangères, Philippe Goffin dans une déclaration faite à la télévision belge (voir vidéo). Selon lui, si le Maroc refuse de les rapatrier c’est parce que le Maroc considère les Belges bloqués ayant la double nationalité comme ses propres ressortissants. « Il y a des personnes qui ont la double nationalité, ils sont à la fois marocains et belges, et le Maroc considère, quand on a la double nationalité et qu’on est sur le sol marocain, on est marocain. Donc, ils ont une gestion qui leur appartient de leurs nationaux », a-t-il précisé.

    D’après la même source, les mêmes raisons ont été invoquées par un message publié par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et où elle indique le Maroc ne permet plus à ses ressortissants de partir et cela s’applique également aux Européens à double nationalité. Le message a été supprimé ultérieurement et l’ambassade dément son existence.

    Arif News rappellent que « les personnes âgées, les plus exposées au Maroc où les soins de santé sont désastreux, risquent de devenir victimes d’un jeu politique entre le régime marocain et certains pays européens ». S’agiterait-il d’une vengeance du Makhzen ?

    Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, double nationalité, coronavirus,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=M-s8NGEo4zg&w=560&h=315]
  • Le PTB répond au Comité Free Ali Aarrass concernant les 3lois ciblant les binationaux

    Le PTB répond à la lettre du Comité Free Ali Aarrass

    Le Comité Free Ali Aarrass a interpellé des têtes de liste des partis pour les élections fédérales à Bruxelles concernant les 3 lois votées ces dernières années ciblant les citoyens binationaux.

    Deux questions ont été posées aux candidats Didier Reynders (MR); Georges Dallemagne (CDH); François De Smet (Défi); Ahmed Laaouej (PS); Zakia Khattabi Abtoy (Ecolo); Maria Vindevoghel Merlier (PTB), Dyab Abou Jahjah (Be.One)

    1) Quelle est la position de votre parti sur ces trois lois ; 2) Votre parti compte-t-il demander leur abrogation s’il participe au prochain gouvernement fédéral ? «

    Voici la réponse du PTB

    Notre position de base est la suivante : nous sommes pour l’égalité des droits et nous nous battons pour protéger la citoyenneté des enfants nés en Belgique ou ayant grandi en Belgique, ainsi que pour tous les citoyens ayant la double nationalité.

    Nous ne voulons pas qu’il y ait des citoyens de première et de seconde zone.
    Et c’est au quotidien que nous nous battons dans les entreprises, dans les quartiers, contre le racisme et les discriminations structurelles qui touchent nos compatriotes. Il est inacceptable qu’en 2019, en Belgique, une partie importante de la population porte un double fardeau, exclusion sociale et racisme, et n’a pas les mêmes chances de décrocher un emploi correct, une bonne école, un logement abordable, etc.

    Ces 3 lois (déchéance nationalité, déportation, assistance consulaire) ciblant les citoyens binationaux renforcent un statut de sous-citoyens et instituent une double (et même triple) peine. Il faut que cela cesse. Ce combat concerne d’ailleurs l’ensemble du monde du travail. Où va s’arrêter la logique de créer des citoyens de seconde zone ? Ces mesures peuvent toucher à terme tous les travailleurs, tous les activistes, etc. On commence par attaquer les droits des minorités nationales comme banc d’essai pour réduire ensuite les droits de la population tout entière.

    Nous exprimons notre solidarité avec le combat du Comité et avec Ali Aarrass, devenu l’une des victimes et symbole vivant des dérives de la lutte anti-terroriste.

    Le PTB demande l’abrogation de ces lois. Il serait impossible pour le PTB de participer à un gouvernement alors que de telles lois sont en vigueur.

    Solidarité Maroc

    Tags : Maroc, Belgique, Ali Aarrass, répression, torture, double nationalité, PTB,