Étiquette : drogues
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La production de cannabis rapporte 23 milliards de dollars au Maroc (rapport)
Selon un rapport de l’Initiative Globale contre la Criminalité Transnationale Organisée, la production et exportation de cannabis rapports au Maroc 23 milliards de dollars par an.Dans un rapport publié au mois de Mai 2020 sous le titre de « Un fléau montant :Tendances de la production, du trafic et de la consommation de drogues en Afrique du Nord », l’IGCCTO, sginale qu’au milieu des années 90, les producteurs marocains avaient fini par dominer le marché de la résine de cannabis, fournissant 70 à 80% de la drogue importée par l’Europe et sa valeur est estimée à 23 milliards de dollars par an, soit une multiplication par deux au cours de la dernière décennie.Le rapport précise que la culture du cannabis et l’extraction de résine est actuellement extrêmement condensée dans le nord du Maroc, mais cette concentration géographique dépend en grande partie des différences de degrés de tolérance officielle du cannabis.La tolérance des autorités marocaines envers la culture du cannabis est officiellement justifiée par la « stabilité dans des régions économiquement marginalisées et potentiellement rebelles ». Rabat est allé jusqu’au point d’attribuer le déclin de l’éradication et des saisies dans le Rif au Hirak, le mouvement de protestation initié à Al Hoceima à la suite de la mort d’un poissonnier écrasé par une benne à poubelle.Certains observateurs se posent des questions sur le parallélisme entre l’augmentation du trafic des drogues et l’absence de progrès dans la résolution du conflit du Sahara Occidental, ce dernier devenant un pole du trafic de la cocaïne malgré la militarisation du territoire et son verrouillage par les forces d’occupation marocaines.Tags : Maroc, drogues, cannabis, cocaïne psychotropes, Maghreb, Rif, Hirak, -
La pandémie n’a pas arrêté le trafic de cannabis entre le Maroc et l’Espagne
D’après Le Figaro, même en plein pic de la pandémie du coronavirus, les trafiquants de cannabis continue à donner de maux de tête aux services de sécurité espagnols qui n’ont pas baissé la garde en cette période critique.
Selon des communiqués de la gendarmerie espagnole, ce premier avril, en quinze jours 58 trafiquants en Andalousie ont été arrêtés et plus de 5,5 tonnes de haschich, neuf embarcations et douze véhicules ont été saisies.
Depuis le début de l’état d’alerte, le 14 mars, «la capacité de mouvement des organisations criminelles a diminué mais cela n’a pas entraîné un arrêt de l’activité des trafiquants de drogue qui transportent le haschisch du Maroc jusqu’au littoral andalou, par voie maritime», constate la Garde civile, dans un communiqué.
Selon des rapports révélés par Wikileaks, le trafic de drogues au Maroc est géré par des membres de l’entourage de Mohammed VI.
Tags : Maroc, haschich, cannabis, drogues, trafic, stupéfiants,
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Votre majesté, occupez-vous de vos oignons au Maroc, l’Algérie est une ligne rouge pour vous tous
Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter contre leurs dirigeants.
Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie.
Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Il ne fait que dénigrer et fausser la réalité. Au regard de quelques-uns de ses titres ont saisi parfaitement sa « spécialité » : «L’Algérie ; un dragon régional en papier », « À ceux qui attaquent le Maroc », « Une belle déculottée pour le mouvement du 20 février et ses ‘phagocyteurs’», «Dissidence au sein du Front Polisario », « Déliquescence de l’État algérien et provocation d’Alger », « La schizophrénie des généraux algériens envers le Maroc », « Le Maroc en mouvement et l’Algérie dans l’inertie totale », «L’oligarchie militaro-politique algérienne en position critique », etc…
Il n’y a que le Maroc et ceux qui se font appeler « l’opposition algérienne à l’étranger », sis à Londres, ainsi que quelques critiques ‘d’indépendants’ qui passent leur temps à fustiger ou critiquer « le régime algérien », « le pouvoir des généraux », « la sécurité militaire » et tutti quanti. À la différence que chez les Marocains, transparaît, en plus, une certaine colère. Ces gens-là du Maroc, semblent dire aux Algériens, à chaque fois, « vous accédez à nos demandes et nos désidératas sinon on vous suscite des révoltes ». Comme s’ils en avaient le monopole et la capacité !
Pour mettre le lecteur au clair, il doit savoir ce qui divise actuellement le Maroc et l’Algérie. En plus des vicissitudes de l’histoire qu’alimentent des clichés que font durer certains, surtout du côté marocain, il y a surtout le Sahara Occidental et l’ouverture de la frontière.
Le Sahara occidental, que le Maroc occupe depuis 1975, après le départ des Espagnols, est vu par l’Algérie comme un problème de décolonisation dont la solution est l’autodétermination du peuple sahraoui. C’est donc, aux yeux de l’Algérie, conforme à la légalité (au droit international) et légitime (au regard de son histoire coloniale). Là est la divergence fondamentale. Écoutons notre « analyste » : « Alger voit également avec l’arrivée d’un régime démocratique pro-occidental à Tripoli un soutien de poids sur la question du Sahara marocain s’évaporer. » Le Maroc soutient donc ces félons pour ça ?
La fermeture de la frontière par l’Algérie qui fait suite à l’attentat terroriste, en 1994, commis à l’hôtel Atlas Asni à Marrakech. Le roi Hassan II qui a vite fait d’accuser injustement « les services algériens » – malgré les mises en garde de certains officiels Français – impose, par humiliation, le visa d’entrée pour les Algériens tout en durcissant leurs conditions de séjours sur son territoire. En réponse, l’Algérie ferme carrément la frontière pour bien «les rassurer». Qui est perdant ? Le Maroc dit que c’est l’Algérie. Pourquoi alors cette obsession à demander en permanence son ouverture contrairement à l’Algérie qui temporise en conditionnant cette réouverture « aux [règlement des] problèmes qui ont entraîné sa fermeture» et à «…une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb », selon Zerhouni l’ex-ministre de l’Intérieur.
En fait c’est bien le Maroc qui reste le grand perdant. Ce sont plus de 2 milliards de dollars/an de perdus ; faites le calcul sur 19 ans ! Environ 40 milliards de dollars de manque à gagner ! Voilà les vraies causes et les vrais motifs qui poussent les Marocains à de tels comportements contre l’Algérie et ses dirigeants. Les visas ont été levés en 2005/2006. Reste plusieurs questions, dont celle liée au Sahara Occidental.
Toutes leurs critiques tournent autour du « pouvoir algérien », du « Sahara occidental », de « l’ouverture des frontières ». Ce qui est intéressant à dire c’est que toutes les interventions et critiques d’officiels ou de journalistes marocains, à propos de l’Algérie, se fixent toujours sur ces trois thèmes. Vous leur parlerez des « vendanges en Australie », ils s’arrangent pour introduire ces thèmes ! Une obsession maladive où l’on pressent chez eux un sentiment de frustration une envie de régler un compte à l’Algérie à travers leur récurrent souhait d’un chaos et incitation à la révolte. Certains poussent l’indécence jusqu’à nous reprocher d’avoir trop d’argent en incitant, alors, les Algériens à se révolter pour réclamer leur part ! Rien que ça !
L’Algérie n’est ni un « dragon » ni un « papier »,C’est un territoire, un peuple, une histoire, comme le Maroc. Elle n’est pas en « déliquescence » ou en « inertie totale». Nous ne vivons pas « au seuil de la pauvreté ». Nous avons des pauvres, mais nous n’avons pas l’état de misère, de beaucoup, que nous constatons au Maroc. Observons aussi cette drôle affirmation «l’Algérie vient de confirmer son naufrage amorcé voici près de six décennies » (?!) (c’est-à-dire depuis 1954 le début de la révolution qui serait donc un ‘naufrage’?). S’il y a naufrage, il est immédiat, il ne dure pas « six décennies »; c’est stupide. Sinon on ne serait pas maintenant à subir d’incessantes pressions pour l’ouverture de la frontière afin de ‘booster’ son économie. Même Ban Ki Moon y met du sien.
Enfin, l’Algérie n’a jamais pratiquée « une course effrénée à l’armement pour intimider son voisin marocain », mais a procédé au renouvellement d’une partie de son armement. Le Maroc a bien acheté des F 16 sans se voir faire des reproches par l’Algérie !
Avec cette politique malveillante et ces ‘tactiques’ mesquines et puériles, les choses ne seront jamais prêtes d’évoluer vers l’issue que souhaitent les dirigeants marocains. Même dans vingt autres années !
Djerrad Amar
Courrier envoyé au journal les échos par Mr Djerrad Amar le 11 avril 2013 à 17h30
Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, contrebande, drogues, frontières,
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Tout comme le commerce illégal de haschisch et d’alcool, la prostitution génère beaucoup d’argent pour le Maroc (média néerlandais)
Villas, voitures et femmes: tout est possible pour les touristes de la région du Golfe au Maroc
Tourisme sexuel Officiellement, la prostitution est interdite au Maroc, et les Européens sont à peine en contact avec ce monde. Mais les riches touristes de la région du Golfe peuvent obtenir tout ce qui est impensable dans leur propre pays à Tanger et Marrakech.
Samira (34 ans) est assise avec un ami au bar panoramique du chic Hotel Cesar. Ils boivent une bière et mangent une salade marocaine. Avec une vue sur le boulevard de Tanger, ils profitent apparemment d’une soirée parmi les clients de l’hôtel. Si vous regardez de plus près, vous verrez qu’ils recherchent constamment un contact visuel avec des invités masculins, principalement des Marocains riches et des touristes d’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats – et un seul Européen. Ils essaient de séduire les hommes pour leur acheter un verre. Pour ensuite éventuellement avoir des relations sexuelles en échange d’argent.
« Je suis originaire de Rabat, mais il y a beaucoup plus de vie à Tanger », raconte la marocaine Samira dans un mélange de français et d’anglais. Elle dit que les touristes viennent de Tanger de partout. Les Saoudiens paient le meilleur, dit-elle avec un sourire. Mais cela ne les fait pas aimer. « Ils traitent souvent les femmes marocaines sans respect. » Et puis elle prend le contrôle: « D’où venez-vous? » Les Pays-Bas? Quels sont vos plans pour ce soir? «
Samira est l’une des quelque cinquante mille femmes marocaines qui gagnent leur argent dans les bars, les hôtels ou les clubs. Souvent loin du domicile parental, où personne ne les connaît. La grande majorité des prostituées sont célibataires, divorcées ou veuves selon une étude du ministère marocain de la Santé ils ont souvent des enfants ou leurs parents. Certains travaillent presque tous les soirs, d’autres uniquement lorsque de l’argent est nécessaire rapidement.
Que la prostitution soit répandue au Maroc est un secret public. Au Moyen-Orient, le pays est connu comme «la Thaïlande de l’Afrique du Nord». Chaque année, environ soixante-dix mille visiteurs viennent d’Arabie saoudite. Selon un rapport de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme, la moitié des touristes des pays du Golfe viendraient au Maroc pour des relations sexuelles.
« Mariages d’accord mutuel » à court terme
Rarement ou jamais rien n’en sort. Cela ne se produit qu’en cas de nuisance, comme début janvier, lorsque la police de Tanger dans le quartier de Malabata a démantelé un réseau de prostitution et arrêté onze personnes, dont des propriétaires de villa, un gardien de sécurité, des prostituées et quatre clients saoudiens.
En vertu du droit pénal marocain, les relations sexuelles en dehors du mariage sont punissables – l’année dernière, plus de 3000 Marocains étaient jugés pour adultère – mais le régime autorise la prostitution à fermer les yeux. En septembre 2018, une célèbre chanteuse des Emirats Arabes Unis, Eida Al Menhali, a été retrouvée suite aux plaintes des voisins dans sa villa louée à Marrakech avec un groupe de compatriotes, deux Saoudiens, un Indien, un Omanais et plus d’une trentaine de prostituées marocaines. Au procès, sept mois plus tard, les femmes et quelques recruteurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à des amendes. Les « hôtes » sont devenus libres.
Tout comme le commerce illégal de haschisch et d’alcool, la prostitution génère beaucoup d’argent pour le Maroc. « Officiellement, la prostitution dans un pays musulman comme le Maroc est évidemment interdite, en termes religieux et juridiques », explique Abdessamad Dialmy (71), célèbre chercheur en « sexualité et identité » à l’Université Mohammed V de Rabat, et l’un des rares qui donne ouvertement son avis sur ce sujet. « Mais l’avantage économique est si grand que les autorités le tolèrent dans la pratique, également comme moyen de lutter contre la pauvreté. Si la prostitution disparaissait, il y aurait vraiment une crise à certains endroits. «
Tant que le paiement est effectué, les autorités marocaines sont donc heureuses de fermer les yeux sur les « mariages d’agrément » de courte durée. « Rien n’empêche les visiteurs des États du Golfe », explique Dialmy. « Villas, voitures, femmes: elles peuvent tout obtenir et les abus sont couverts. »
La sous-classe marocaine en profite en partie. Il n’est pas rare que des femmes marocaines d’Arabie saoudite soient structurellement maintenues avec des transferts via Western Union. En plus des prostituées et de leurs familles, les proxénètes, les employés d’hôtel, les porteurs, les chauffeurs de taxi et les agents corrompus en bénéficient également.
Bling Bling Luxury Club
Le nord de Tanger et le sud de Marrakech sont les points chauds en matière de tourisme sexuel en provenance des États du Golfe. Les Européens sont moins susceptibles d’associer le Maroc à l’alcool et aux femmes et de visiter le pays pour la nature, la culture ou la plage. Le monde de la prostitution reste largement caché aux ignorants allemands, anglais ou néerlandais. Les Saoudiens, les Qatarees et les Koweïtiens savent que dans les villes marocaines presque tout est possible dans leur propre pays. A l’inverse, les Marocains n’ont pas à compter sur un accueil généreux: le Maroc n’est même pas sur la liste des 49 pays dont les habitants peuvent désormais obtenir un visa touristique pour l’Arabie saoudite.
La vieille ville de Tanger, avec sa médina, un dédale de ruelles et de boutiques, attire de nombreux excursionnistes espagnols, passagers de bateaux de croisière ou touristes d’Europe et des États-Unis. Les innombrables restaurants servent du thé à la menthe, qu’ils appellent souriant « whisky marocain ». Vous pouvez dormir dans une maison d’hôtes pour quelques dizaines. Il n’y a pas grand chose à faire ici, à Tanger des cartes postales, les prostituées le savent. Ils gagnent leur argent à quelques kilomètres dans la nouvelle partie moderne de la ville.
Le long d’un gigantesque boulevard, des hôtels et des clubs de luxe poussent comme des champignons, en partie financés par des millions d’Etats du Golfe. Des choses avec des noms comme Space, Bling Bling Luxury Club, 555 et Borsalino ne prennent vie qu’après minuit, alors que le centre historique est depuis longtemps devenu calme. C’est le nouveau domaine de la mafia de la drogue, des marocains riches et des touristes du Moyen-Orient.
Dans l’espace, les hommes traînent dans une pièce sombre et enfumée avec des bouteilles de bière au bar ou s’assoient avec un verre de whisky à des tables spécialement réservées. Des dizaines de femmes habillées de façon provocante se promènent, dansent sur une musique agitée comme un roc et essaient d’établir un contact visuel. Les Saoudiens peuvent approcher les femmes ici dans leur propre langue et boire de l’alcool de manière anonyme. L’industrie de la restauration de Tanger est impatiente de les voir arriver, mais tout et tout le monde est dans l’ombre de l’invité le plus populaire: le roi Salman Bin Abdulaziz.
Lorsque le roi d’Arabie saoudite est en ville, Tanger se transforme en «petit Riyad». Salman Bin Abdulaziz, 84 ans, a quitté le palais de son père, le roi Abdallah, dans les montagnes près de Tanger pour ce qu’il était et a construit un gigantesque complexe sur la plage de Jbila juste à l’extérieur de Tanger il y a quelques années. Autour du méga palais se trouve un mur d’un kilomètre et demi rempli de caméras. À l’été 2017, avec un entourage d’environ mille hommes, le roi aurait célébré une fête si grande qu’environ 85 millions ont été dépensés en un mois – ce qui représente 1,5% du revenu total du Maroc grâce au tourisme. .
Le Néerlandais Riffine Khalid Chamrouki se souvient encore que les yachts coûteux d’un des princes saoudiens étaient dans le port de Tanger il y a trois ans. « Ce n’était vraiment plus normal. Partout dans la ville, les Saoudiens étaient dans de grosses Mercedes grasses. Le bar de l’hôtel Cesar était plein de prostituées de tout le pays. L’un après l’autre, c’était comme si c’était la chose la plus normale au monde. Les Saoudiens jetaient de gros pourboires, le personnel ne s’en préoccupait que d’eux. En tant que Riffijn, je me sentais inférieur. Tout le monde me regardait. «
Salman Bin Abdulaziz ne s’est pas présenté à Tanger au cours des deux derniers étés. Les relations entre les maisons royales du Maroc et de l’Arabie saoudite se sont refroidies. Le refus du Maroc de soutenir un blocus saoudien du Qatar a peut-être coûté des millions à l’industrie hôtelière de Tanger. L’Arabie saoudite a ensuite mis le sang dans la porte en donnant son vote pour l’organisation de la Coupe du monde en 2026 non pas au Maroc, mais à la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique.
Beaucoup aimé
Marrakech, haut lieu de l’industrie du sexe marocaine, ne dépend pas du roi d’Arabie saoudite. Divers documentaristes ont montré dans le passé comment les pédophiles de la célèbre place Djemaa el Fna recherchent des mineurs. Parfois, les garçons se proposent aux côtés des conteurs et des charmeurs de serpents. Chercheur Dialmy: « Ce sont bien sûr les pires victimes du système. Presque personne ne s’occupe d’eux. Ils font partie des exclus de la société depuis leur plus jeune âge. »
La ville aux «mille dirhams (100 euros) pour une nuit» a également été le théâtre du film 2015 Much Loved du cinéaste marocain Nabil Ayouch, basé sur des conversations avec des centaines de femmes et de filles du monde de la prostitution.
Basé sur quatre personnages féminins, Ayouch montre un monde de drogues, de boissons et de sexe. L’histoire concerne en grande partie un groupe d’hommes saoudiens qui se comportent comme des animaux. Ils boivent du whisky, fument le narguilé et laissent les prostituées marocaines faire ce qu’elles veulent. Tout semble légal. Même avec la maltraitance des prostituées, les Saoudiens sont libres. En fait, l’une des femmes est violée par la police et doit se libérer avec un pot-de-vin.
Ayouch pensait qu’il pourrait créer un débat public avec son film, mais cela s’est avéré être une mauvaise estimation. Much Loved a été interdit par le ministère des Communications et le directeur a dû engager des gardes du corps pour sa propre sécurité et celle des actrices. Selon Ayouch, le Maroc n’a pas pu faire face à la réalité de la prostitution « de luxe » à Marrakech. Le film est devenu un succès sur le marché noir au Maroc.
« Avec le recul, je pense que l’impact de Much Loved a été formidable », explique Ayouch. « Des portes ont ouvert au Maroc. De plus en plus de personnes se battent pour leurs droits, même si le chemin est encore long. Mais les Marocains sont plus conscients du fait qu’avec rien à dire sur les problèmes, vous ne résoudrez rien. «
Des prostituées « de luxe » attendent des clients dans de nombreux endroits de Marrakech. Du petit bar de l’Imperial Holiday Hotel dans le quartier de Gueliz au prestigieux W-Club, de la terrasse du Starbucks au cher 555. Dans tous les cas, le sexe payé doit être transféré dans une villa ou un appartement. Pratiquement aucun hôtel n’accepte les «couples non mariés», presque tous obligent les hommes et les femmes à prendre leur propre chambre. Habituellement, il suffit alors d’arrêter le portier dans sa main pour pouvoir être ensemble.
Les riches touristes sexuels des États du Golfe louent généralement l’une des innombrables villas de luxe dans le sud de Marrakech et, comme dans Much Loved, font livrer des femmes à leur domicile. Amal, 32 ans, se reconnaît dans le rôle de la protagoniste Loubna Abidar, qui avait auparavant fui le Maroc. Elle est née en tant que fille d’un homme d’affaires prospère, mais a grandi dans la pauvreté avec sa mère après le départ du père. Quand la belle Amal avait dix-huit ans, un Indien de Londres a proposé une solution. Le riche musulman aimait tellement la jeune marocaine qu’il lui donnait 10 000 dirhams (environ 1 000 euros) par mois pour vivre. En retour, il venait à Marrakech une fois par mois pour faire l’amour.
Non sans tristesse, Amal se souvient de la relation de longue date avec cet homme qu’elle avait appris à aimer. En même temps, il était clair qu’ils ne pourraient jamais construire un avenir ensemble. « Ma vie avec lui était très bien organisée », explique-t-elle dans un bar d’hôtel à Gueliz où des hommes regardent le football et des femmes s’assoient au bar. « J’avais mon propre appartement et je n’avais rien d’autre à faire. Quand il est venu à Marrakech, nous avons dormi dans une villa et le soir nous sommes allés dans les meilleurs clubs où seuls les riches musulmans venaient. Malheureusement, cela a pris fin brutalement il y a cinq ans. Son père semblait soudainement avoir quelque chose contre le Maroc. Je ne l’ai jamais revu. «
Amal a essayé de construire sa propre vie et a récemment commencé à travailler comme serveuse et anime girl dans un restaurant où les hommes se réunissent pour manger et boire. Elle a renoncé à la prostitution. Même pour un Saoudien avec un sac d’argent, elle ne se contenterait plus de changer, dit-elle. « Je ne fais du sexe que si je suis entièrement d’accord avec cela. Ensuite, j’ai besoin de mieux connaître quelqu’un ou d’avoir vraiment besoin d’argent. Je vis seul, j’ai une voiture et je peux m’entretenir. Je suis tellement contente. Mais j’aimerais me marier, porter un foulard et vivre ma vie de musulman dévot. Je n’ai besoin que d’un homme avec un peu d’argent. «
Source : nrc.nl, 31 jan 2020
Tags : Maroc, prostitution, drogues, cannabis, haschich, trafic,
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Sahara Occidental : Saisie de 1500 kg de haschich au pied du mur marocain
Avant le cessez-le-feu de 1991, le mur de sable érigé par le Maroc au Sahara Occidental avait le but de défendre les FAR des incursions des combattants sahraouis. Après la fin des hostilités sous les auspices de l’ONU, le mur a changé de fonction. D’abord, il empêche la liberté de circulation et la communication entre les habitants autochtones qui se trouvent des deux côtés du mur de la honte. Ensuite, il est devenu la porte principale des tous les trafics avec lesquels l’armée marocaine s’assure le paiement de ses besoins.
Le Maroc n’ayant pas les moyens de financer une armée de près de 200.000 soldats déployés le long du mur de 2750 km, les autorités marocains ont donné feu vert à tous les trafics au seinA de l’armée pour s’assurer une autonomie budgetaire.
Dans les unités marocaines campées au Sahara Occidental se trouvent aussi des officiers de la DGED chargés de l’expédition de chargements de haschich destinés aux camps des réfugiés sahraouis, à la Mauritanie et à toute la région du Sahel où la drogue est devenue le principal moyen de financement des mouvements terroristes.
Dans ce contexte, l’armée sahraouie vient de capturer un vehicule 4×4 Toyota avec un chargement de 1500 kg de résine de cannabis, un arsenal composé d’une mitrailleuse PKT, 200 balles et 4 contrabandiers.
Selon le ministère de la défense sahraoui, l’opération a eu lieu dans la région de Timelusa et a été précédée par une autre saisie à Gleybat Elaggaya, le 10 juillet 2019 où 100 kh de haschich ont été saisis et 5 contrebandiers mis sous les verrous.La France s’efforce de présenter le Maroc comme un partenaire incontournable dans la lutte contre le trafic de drogues au moment où tous les dangers viennent de ce pays qui n’hesite pas à instrumentaliser les questions du terrorisme et de la drogue pour arriver à ses fins expansionnistes.
Tags : Maroc, Sahara Occidental, drogues, trafic, haschich, cannabis, marijuana, terrorisme,
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Hash Laden, le Maroc conserve son statut de premier producteur mondial de cannabis
L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié son 22ème rapport mondial annuel sur la production, le trafic, l’éradication et la répression, le Rapport mondial sur les drogues, 2019. En plus de fournir des chiffres sur la cocaïne et les opiacés, le rapport cherche à quantifier le cannabis cultivé dans chaque pays producteur.
Au cours des 10 dernières années, le rapport a toujours placé le Maroc au premier rang pour la production illicite de cannabis. Il conserve toujours ce titre.
Le rapport de 2019 s’appuie sur des données collectées entre 2013 et 2017. Environ 135 pays dans le monde cultivent du cannabis. En 2017, environ 35 000 tonnes ont été produites au Maroc, dont la plupart ont été converties en hasch. Les producteurs illégaux du pays l’envoient ensuite en Europe et dans d’autres parties du monde. Les États-Unis voient très peu de ce produit de résine prisé.
Malgré 50 000 hectares de terres cultivées au Maroc, seules 520ha ont été éradiquées en 2017. On ne dispose d’aucun chiffre concernant le nombre total de plantes éradiquées.
Le Paraguay est en tête du monde avec plus de 36 millions de plantes éradiquées en 2017, suivi des Philippines (24 millions en 2016). Aux États-Unis, plus de 5 millions de plantes ont été coupées en 2016.
La lutte antidrogue au Maroc se poursuit
L’année dernière, le gouvernement marocain a annoncé le lancement d’une «stratégie nationale multidimensionnelle de lutte contre les drogues illicites». Même si la «société civile» a un rôle à jouer dans cette stratégie, l’application de la loi reste essentielle. Par exemple, le 23 juin, les autorités près de Zagora, ont confisqué plus de 600 kilos de «résine de cannabis» (haschisch ou probablement kif, les trichomes résineux lâches et non raffinés secoués des bourgeons récoltés) et près de 13 tonnes ont été saisies par la police à Nador, Rif, le cœur du cannabis au Maroc.
Un porte-parole du gouvernement s’est vanté que plus de 107 000 personnes ont été poursuivies pour crimes liés à la drogue en 2017, nombre qui devrait passer sous la nouvelle stratégie nationale dans les années à venir.
Le Maroc a également récemment intensifié ses opérations maritimes conjointes avec l’Espagne pour intercepter le hachisch de contrebande traversant le détroit de Gibraltar vers les marchés européens.
Les efforts de légalisation dans les stalles marocaines
Le cannabis étant déjà un pilier de son économie, vous penseriez que le Maroc serait un candidat naturel à la légalisation. En effet, il y a 2 ans, le parlement du pays a examiné les propositions visant à légaliser la culture du cannabis à des fins médicales et industrielles. Les partisans ont présenté cela comme le meilleur moyen de dépénaliser l’économie illicite et de l’éloigner des réseaux criminels.
Mais, en août 2017, Ilyas El-Omari, principal avocat de la légalisation au Parlement et chef du bloc d’opposition progressiste, a été brutalement contraint de se retirer. Cette démission a eu lieu après que le roi Mohammed VI eut prononcé un discours laissant entendre qu’El-Omari était derrière la vague de manifestations de jeunes en colère qui ont secoué la région du Rif. Depuis lors, l’effort de légalisation du cannabis n’a pas progressé.
Ironie amère, le soulèvement dans le Rif était alimenté par le manque d’opportunités économiques autres que l’économie du cannabis de contrebande. C’était encore un autre exemple de pouvoir discréditant ceux qui préconisaient des solutions courageuses comme des voyous.
Note de bas de page
La petite république soviétique de Moldavie, qui a enregistré 10 000 tonnes en 2014, arrive en deuxième position au Maroc dans la production de cannabis. Plus prévisible, la troisième place revient au Mexique avec 6 574 tonnes cultivées en 2016.
Source : Freedom Leaf, 10 jui 2019
Tags : Maroc, drogues, haschich, kif, cannabis, marijuana,
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Le makhzen est-il derrière la propagation du “karkobi” au Maroc ?
Les rapports se multiplient sur la drogue, en particulier sur le premier producteur africain qui est… le Maroc ! Mais au Maroc même, le sujet est tabou. Les Nations unies elles-mêmes viennent de sortir leur rapport annuel, le 26 février dernier.
Dans ce rapport annuel de l’OICS (Organe International de Contrôle des Stupéfiants), le cannabis continue d’être “cultivé illicitement à grande échelle au Maroc”. Les données des Nations Unies confirment les analyses réalisées par l’Observatoire international de la criminalité de l’Université belge de Louvain. Ce dernier dit que le Maroc est devenu le premier producteur.
Mais personne ne parle de la consommation de la drogue au Maroc un outil qui s’est avéré efficace pour calmer les esprits “perturbés” dans les années 70. Une idée ingénieuse des stratégies du système markhzenien pour canaliser la jeunesse rebelle à l’époque et qui a rapporté ses fruits.
Cette politique a été inspirée de la politique américaine des les débuts des années 70 pour casser les mouvements des droits civils black. Mais il se trouve que les “pauvria” du Maroc ont commencé à développer une certaine résistance face à cet insecticide comme les insectes auxquelles ils se sont associés souvent par la crème chantilly qui gère et profite du bled.
C’est ainsi que les stratégies ont su qu’on est en phase de déclin pour ce produit et ils ont mis au point une nouvelle stratégie : un produit qui existait déjà. Mais il fallait faire un effort pour baisser le prix, pour le vulgariser, c’est le karkoubi. Un psychotrope très dangereux qui rend son consommateur dépendant au bout de la 3ème consommation. Une drogue qui était réservée à la racaille. Fidèle à ses habitudes, le makhzen donne d’une main et frappe de l’autre, la police parle d’un trafic qui vient de l’Algérie oui d’accord, et mis en place par une cellule de prévention composée de 10 personnes pour lutter contre ces trafiquants … !?!
Tags : Maroc, Karkoubi, drogues, trafic, haschich, cannabis, stupéfiants,