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  • Marocleaks : Pourquoi le Maroc craint le monitoring des droits de l’homme au Sahara Occidental

    Encore une fois, au Conseil de Sécurité, l’on a parlé de la question des droits de l’homme au Sahara Occidental où le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a proposé la création d’un mécanisme indépendant pour le monitoring des droits dee l’homme dans les territoires occupés. Proposition qui s’est heurté au veto de la France oppose, le mentor de la répression contre les sahraouis. En se conduinat ainsi, Paris défend les intérêts de ce qu’un diplomate français a qualifié de « maitresse » de la France en allusion au Maroc.

    Selon un document confidentiel de la diplomatie marocaine, voici les arguments que les marocains avancent en vue de justifier leur refus du monitoring des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole :

    1) « Il créera deux ordres de juridictions parallèles ». L’un au Maroc, dans ses frontières internationalement reconnues où la population est continuellement matraquée par les forces de police même lors des manifestations pacifiques pour exiger de l’eau potable à boire ou du travail comme à Zagora et Jerada ou, comme c’est le cas du Rif, pour revendiquer une clinique oncologique et une université. L’autre ordre serait celui qui régnera au territoire du Sahara Occidental sous les auspices de l’ONU.

    2) « Le mécanisme affaiblira l’autorité du Maroc : Il aura un effet d’appel chez la population, puisque la MINURSO aura pour mandat d’enquêter, collecter des informations, recevoir les doléances et faire rapport aux Nations Unies sur tous les aspects touchant les droits de l’Homme ». Il faut comprendre que les autorités marocaines ne pourront plus faire imposer la situation voulue par la méthode de la force, l’emprisonnement, la torture, la répression et toutes les sortes de violations des droits de l’homme.

    3) « Le maintien de l’ordre public sera difficile car la mise en place d’un tel mécanisme confortera l’idée chez la population locale selon laquelle la légitimité des autorités marocaines sera contestée et la légalité de l’autorité du mécanisme sera consacrée. Ce qui facilitera le passage de la région sous la tutelle de l’ONU ». Dans d’autres termes, grâce au sentiment de protection garantie par les Nations Unies et préśence de la MINURSO, la population locale aura vocation à faire état de sa liberté en exprimant son refus de l’occupation marocaine et revendiquera librement sa volonté d’être des citoyens d’un pays libre et indépendant, démocratique et prospère, qui respecte la loi et le droit internationaux.

    4) « La MINURSO deviendra ainsi progressivement un Bureau pour recevoir les doléances et les recours, voire une entité de jugement et de sanction à l’égard du Maroc. Cette situation amènera dans une seconde phase à ouvrir des bureaux dans les provinces du sud pour accueillir les activistes pro-polisario qui ne reconnaitront plus les pouvoirs dévolus aux autorités marocaine dans le maintien de l’ordre public ».
    Les sahraouis n’ont jamais reconnu l’autorité marocaine et leur pouvoir a été imposé par les armes et la violence. C’est la raison pour laquelle, Rabat s’oppose au référendum. Les marocains sont conscients que la population autochtone votera, par unanimité, pour l’indépendance.

    5) « L’établissement d’un tel mécanisme au Sahara marocain dénaturera le caractère du différend qui a été toujours considéré par le Maroc comme un différend régional avec l’Algérie, nécessitant une solution politique négociée et mutuellement acceptable ».

    Les marocains, à force de répéter leurs arguements falacieux, ont fini par les croire. Le « caractère régional » du conflit n’existe que dans l’imagination des colons. A l’ONU, et dans toutes les instances internationales, le contentieux sahraoui est un problème de décolonisation qui doit être résolu par l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, droit réitéré dans toutes les résolutions de l’Assamblée Général et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La « solution politique mutuellement acceptable » doit être négociée avec le Front Polisario et non pas avec l’Algérie dont le statu est égal à celui de la Mauritanie en tant que pays voisin.

    6) La mise en place d’un système de monitoring au Sahara marocain consacrerait la centralité des droits de l’homme de la question du Sahara et en une question des droits de l’Homme et entrainerait la timorisation de la question du Sahara.

    La timorisation veut dire « indépendance » puisque le Timor est devenu indépendant grâce à la position responsable et historique de son ex-puissance coloniale, le Portugal en l’occurrence, ce qui n’est pas le cas de l’Espagne, pays inféodé aux ambitions coloniales et au chantage de la France.

    Donc, la question de la surveillance des droits de l’homme par la MINURSO ou par un mécanisme indépendant est source de panique au Maroc. Le Makhzen combattra cette idée avec toutes ses forces comme il a toujours combattre toute option démocratique et toute volonté du peuple marocain de se libérer du joug de l’esclavage d’une monarchie dont le seul but est de défendre les intérêts de la France et de ses alliés occidentaux.

    Pour le Maroc, droits de l’homme est synonyme d’autodétermination dont les portes doivent rester enfermées par la force de la matraque et du sang. Les sahraouis n’attendent qu’une petite étincelle de liberté pour s’exprimer après plus de 43 ans de vie sous les cieux de la terreur et l’horreur. Ils ne sont pas près d’oublier près de 500 disparus et les charniers collectifs découverts dans les dernières années.

    Les marocains ont converti le Sahara Occidental en prison à ciel ouvert. Aucune personne n’est autorisée à y accéder si ce n’est leur thuriféraires et mercenaires qui agissent sous les coups du soudoiement et de la subornation.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, autodétermination, droits de l’homme, MINURSO, mécanisme indépendant, répression, 

  • Quand Boukhari Ahmed demandait un « cessez-le-feu » pour les violations des droits de l’homme

    Nous sommes le 8 juin 2007. Nommé à ce poste en juin 2005 par Koffi Annan, le néerlandais Peter Walsum assume depuis deux ans son poste d’Envoyé Personnel du Sg de l’ONU pour le Sahara Occidental.

    Le représentant du Front Polisario auprés des Nations Unies à l’époque, Boukhari Ahmed est convoqué par l’ambassadeur américain à New York en vue d’inviter les sahraouis à participer aux négociations avec le Maroc.

    Boukhari a déclaré que le Polisario sait qu’il ne sera pas une tâche facile d’arriver à un résultat qui satisfera les deux parties, mais qu’essayer de s’engager est une meilleure option que de ne rien faire.
    Boukhari a ajouté qu’il espérait que les pourparlers pourraient au moins entraîner un « cessez-le-feu » dans les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental. Dans ce sens, il a exprimé le souhait du Polisario de pouvoir obtenir un large soutien de la communauté internationale.

    Questionné sur les positions du dénommé « Groupe d’Amis du Sahara Occidental », Boukhari a dit carrément que le Polisario ne fait pas confiance aux Espagnols, qui, selon eux, jouent un double jeu, affirmant qu’ils sont pro-Polisario tout en étant pro-français dans les coulisses.

    Quinze ans après, le Maroc continue sa politique de répression avec le soutien de la France et des Etats-Unis dans le but d’imposer la solution d’autonomie qu’ils ont proposé en vue de défendre les intérêts de leur allié. Une position qui renforce l’impasse imposée par le Conseil de Sécurité et qui a poussé Van Walsum à la démission.

    Source : Wikileaks

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Etats-Unis, France, Groupe d’Amis du Sahara Occidental, droits de l’homme,

  • « L’État marocain s’en fout de ses citoyens » (journal néerlandais)

    Grève de la faim

    Nombreux regards curieux au bureau municipal d’Utrecht vendredi dernier. Une poignée de Néerlandais marocains ont mené une grève de la faim ici pendant 48 heures depuis jeudi, en solidarité avec les prisonniers rifains au Maroc. Des militants du mouvement Hirak, dont le dirigeant Nasser Zafzafi, ont récemment été condamnés à de longues peines de prison en appel. Le mouvement veut améliorer les conditions de vie des Rifains.

    « Nous le faisons pour nos frères et nos fils », a déclaré Karim Amaya, soulignant les nombreux portraits collés de jeunes hommes actuellement détenus. « Ce sont des étudiants, des citoyens journalistes et des défenseurs des droits de l’homme. Ce ne sont pas des criminels. Si cela avait été vrai, je n’aurais pas été là. « 

    La grève de la faim a été organisée par le comité d’action de Moulay Mohand, en référence au surnom d’Abdelkrim El-Khattabi, l’illustre héros de la résistance rifaine qui a vaincu l’armée coloniale espagnole il y a plus d’un siècle. Un portrait d’El-Khattabi figure entre le drapeau coloré de l’Amazigh (les premiers habitants de la région du Maghreb) et le drapeau de la brève république Rifaine des années 1920.

    « Nous ne sommes pas pour la séparation du royaume », a déclaré Rashid D’Arifi, venu spécialement de Bruxelles. « Nous n’avons rien non plus contre les habitants arabes du Maroc, ce sont aussi nos frères. Nous n’avons pas d’agenda politique caché. Tout ce que nous réclamons, ce sont les droits de l’homme, la dignité ». Il espère que l’Union européenne fera pression sur le Maroc pour qu’il libère les militants d’Hirak.

    L’attitude européenne a été calculée jusqu’à présent. La crainte d’une migration «incontrôlée» en provenance du Maroc est si grande que l’UE préfère garder le régime marocain comme un ami afin d’empêcher les bateaux d’affluer dans le sud de l’Espagne. Mais c’est une « frayeur, du chantage du gouvernement marocain », dit Amaya. Au contraire, explique-t-il: tant que l’Europe n’exercera pas de pression sur le Maroc pour respecter les droits de l’homme, les Marocains encore plus jeunes et désespérés risqueront la traversée.

    Khalid El Haj Saïd, un jeune étudiant qui a participé aux manifestations du Hirak dans la ville côtière d’Al Hoceima, participe également à la grève de la faim. L’année dernière, il a pu entrer aux Pays-Bas avec un visa. À son arrivée, il a demandé l’asile. L’IND a rejeté la demande, mais El Haj Saïd a fait appel de cette décision. Les chances d’asile semblent faibles: le Maroc est considéré comme un pays sûr et les demandes d’asile marocaines sont donc rejetées presque sans exception.

    « Mais le Maroc n’est pas du tout un pays sûr, pas du moins pour nous », a déclaré El Haj Saïd. « Je suis un réfugié politique. À mon retour, je serai détenu, c’est certain. L’Etat marocain ne se soucie pas de ses citoyens. « 

    Source : nrc.nl, 29 avr 2019

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, droits de l’homme, Pays Bas,

  • Sahara Occidental : Autodétermination et répression

    La politique, fondée sur des faits accomplis, constitue l’une des graves injustices qui se sont répétées tout au long de l’histoire. Dans le cas du Sahara Occidental, le fait accompli a été imposé par la France au Conseil de Sécurité.

    Grâce au soutien de Paris les violations commises par le Maroc envers la population sahraouie et la MINURSO ont acquis, en raison de leur continuité dans le temps, un caractère constant et durable au point de rendre évident l’échec des tentatives onusiennes de résoudre le conflit quadragénaire du Sahara Occidental sur la base des paramètres de la légalité impossible.

    Autant la France que le Maroc ont joué sur le facteur du temps, un élément susceptible de se tourner contre eux en raison de la détermination des sahraouis à faire respecter leurs droits légitimes.

    Si la France, gràce à son droit de veto, a pu conspirer contre les sahraouis et le droit international au nom des intérêts économiques et géopolitiques, il n’est pas moins vrai qu’elle a échoué à configurer la volonté des sahraouis en raison de son soutien à la répression que le Maroc pratique contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés.

    Le machin de l’ONU tel qui l’a qualifié le président français De Gaulle est un jouet entre les mains de puissances qui tentent de donner une nouvelle définition au principe d’autodétermination en vue de rendre l’occupation marocaine définitive. Mais elle a échoué à imposer sa solution en raison de sa flagrante partialité dans la question du respect des droits de l’homme.

    Autodétermination et répression sont deux éléments incompatibles qui doivent être dissociés afin de convaincre de la bonne foi du Maroc et de la communauté internationale. Louer la proposition marocaine alors que la matraque sévit sans scrupule est un indice du manque du sérieux du Conseil de Sécurité et de l’instituion onusienne en général.

    Si autodétermination veut dire liberté de décision, dans le cas du Sahara Occidental, ce sont les Etats-Unis et la France qui décident au détriment du Droit international et des droits de l’homme les plus élémentaires. Une stratégie qui risque de se retourner contre la stabilité de toute la région et les peuples de l’Afrique du Nord puisque Paris et Washington poussent les sahraouis à reprendre les armes.

    Par conséquent, le soutien du Conseil de Sécurité au droit des sahraouis à l’autodétermination n’est qu’un leurre tant que la MINURSO n’a pas de prérrogatives pour superviser les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental.

    El Correo Diplomático Saharaui

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, autodétermination, ONU, MINURSO, droits de l’homme,

  • Maroc – Rif : Un verdict prononcé au milieu de la nuit

    C’est la nuit dernière, alors que le Maroc et son environnement régional, l’Afrique du nord et l’Europe comprise, étaient endormis, que la cour d’appel de Casablanca a confirmé de manière quasi-confidentielle, les très lourdes peines prononcées en première instance à l’encontre des détenus du Hirak du Rif, pour avoir revendiqué la justice sociale, l’égalité et la liberté. Cela, juste une semaine après le tohu-bohu de la visite du pape François 1er qui avait couvert de louanges la politique de Mohammed VI en matière de tolérance.

    Légitimé à grand coup d’eau bénite, le régime marocain a pu ainsi accomplir ce qu’il fait de mieux : une mascarade de justice effectuée en catimini, nous révélant un peu plus, malgré l’absolution papale, la vraie nature de cette tyrannie despotique et autoritaire qui gouverne le Maroc . Ceci avec le silence aussi bienveillant qu’assourdissant des grandes puissances du Conseil de Sécurité, et de la plus grande partie de la Communauté internationale.

    « Êtes-vous un gouvernement ou un gang ? » Cette question avait été posée il y a des années par Abdelkrim au gouvernement du Maroc. Une question que l’on est obligé de poser à nouveau, chaque fois que le makhzen réprime un peu plus une partie de son peuple et surtout les Rifains, accusés de tous les maux par la monarchie alaouite. Cette répression vise avec une brutalité implacable les membres du mouvement du Hirak. Les charges retenues contre ceux-ci sont d’une incroyable gravité alors qu’il ne s’agit que de simples manifestants. Les plus gratinées vont du complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat jusqu’à l’apologie du terrorisme.

    Jamais la moindre preuve plausible n’a été apportée par l’accusation. D’ailleurs s’il y en avait, on nous submergeraient matin, midi et soir dans les médias avec les images de « dépôts d’armes rifains », ou de commentaires sur les « complots » de ces « éternels rebelles », sans parler de bien d’autres clichés dont on nous affuble et qui tous, au passage, légitiment depuis l’indépendance une occupation militaire en bonne et due forme du Rif, accompagnée d’exactions brutales ainsi que de son lot quotidien de brimades et de vexations. S’il y a une réalité que le régime marocain se garde bien de rappeler et qui en l’occurrence n’est pas un cliché, c’est l’état de sous-développement qui est maintenu dans le Rif par le makhzen, malgré toutes les déclarations officielles prétendant le contraire.

    Or que voulaient les manifestants condamnés jusqu’à 20 ans de prison en première instance et dont la peine a été confirmée en appel par la même parodie de justice? Ils voulaient juste dénoncer le fossé grandissant entre le peuple et des dirigeants qui mêlent affaires et gestion politique, le degré de corruption de l’Etat qui contraste avec l’état de dénuement du peuple du Rif et même bien au-delà, et enfin le déploiement de forces militaires en réponse à la demande des Rifains d’équipements hospitaliers et universitaires.

    En quoi le mot d’ordre « Vivre, étudier, travailler, se soigner et vieillir dignement au pays » porte-t-il atteinte à la sûreté de l’Etat où fait-il l’apologie du terrorisme? Ceux qui portent atteinte le plus à la sûreté de l’Etat, ce sont de toute évidence les cercles dirigeants du Maroc qui confondent les deniers publics avec leurs propres dirhams, les mêmes qui expédient l’argent mal acquis du peuple dans les paradis fiscaux comme Panama, et ceux qui, comme les dirigeants du makhzen manipulent la justice en dépit du bon sens pour délivrer des sentences iniques, piétiner les droits humains et pousser les peuples au désespoir et à la colère.

    Radia. A

    Source

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, répression, droits de l’homme, prisonniers politiques,

  • Affaire Khashoggi : les procès des assassins présumés en Arabie saoudite doivent être publics (experte de l’ONU)

    Les procès à huis clos en Arabie saoudite des personnes accusées d’avoir tué le journaliste Jamal Khashoggi n’ont pas encore atteint les normes internationales, a déclaré jeudi une experte des droits de l’homme de l’ONU.

    Agnès Callamard, l’experte de l’ONU chargée d’une enquête indépendante sur l’assassinat de M. Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre dernier, a dénoncé le manque de transparence de l’enquête et de la procédure judiciaire en Arabie saoudite.

    « Le gouvernement de l’Arabie saoudite se trompe gravement s’il estime que ces procédures, telles qu’elles sont actuellement constituées, satisferont la communauté internationale, que ce soit en termes d’équité procédurale au regard des normes internationales, ou en termes de validité de leurs conclusions », a dit Mme Callamard qui est Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

    Il semble qu’au départ, 21 personnes aient été détenues par le gouvernement saoudien à la suite de son enquête sur l’assassinat de M. Khashoggi. Onze d’entre elles sont actuellement jugées, dont cinq risquent la peine de mort.

    « L’assassinat de M. Khashoggi est le résultat d’un meurtre extrajudiciaire commis dans un bureau consulaire en territoire étranger », a rappelé Mme Callamard.

    « Contrairement à ce qu’affirme l’Arabie saoudite, il ne s’agit pas de questions intérieures. Les droits de la victime et de sa famille sont en jeu, mais il en va de même pour les droits des autres États en vertu des traités et du droit internationaux. L’enquête et les poursuites qui en découlent doivent être conformes aux normes juridiques internationales, ce qui exige le plus haut niveau de transparence et d’impartialité », a souligné l’experte.

    Ryad a invité les représentants des membres permanents du Conseil de sécurité à assister au moins à certaines audiences du procès. Mais Mme Callamard les a mis en garde : « Ils risquent de participer à une erreur judiciaire potentielle ; ils risquent d’être complices s’il est démontré que les procès sont entachés de violations du droit relatif aux droits de l’homme. Ils devraient revoir leur coopération et insister pour que les débats soient pleinement ouverts au public et aux internationaux experts observateurs ».

    Pour qu’une enquête crédible sur l’assassinat et sa résolution devant un tribunal soit crédible, il faut que la disparition et l’assassinat soient jugés sur la base du droit international relatif aux droits de l’homme, de la Convention de Vienne sur les relations consulaires et du droit coutumier sur l’inviolabilité d’un territoire souverain.

    « Jusqu’à présent, les autorités saoudiennes n’ont même pas révélé publiquement l’identité des accusés, leur rôle par rapport au gouvernement ou les détails des charges retenues contre eux, et ont tenu les audiences à huis clos », a déclaré Mme Callamard.

    La Rapporteure spéciale a demandé au gouvernement saoudien de prendre des mesures concrètes pour s’acquitter de ses obligations internationales en ce qui concerne l’enquête sur la disparition et la mort de M. Khashoggi et les poursuites ultérieures :

    1. Rendre publics à la fois le nom de toutes les personnes poursuivies et les détails des accusations portées contre elles ;

    2. Rendre publiques toutes les procédures du procès et toutes les preuves contre l’accusé

    3. Inviter des experts internationaux indépendants à suivre le déroulement du procès

    4. Rendre publics les détails et les résultats des efforts déployés pour retrouver la dépouille de M. Khashoggi

    5. Rendre public le sort de toutes les personnes initialement arrêtées en relation avec le meurtre de M. Khashoggi.

    « Le gouvernement de l’Arabie saoudite démontrera davantage sa bonne foi s’il ouvre ses efforts à un examen international », a déclaré Mme. Callamard. « Je renouvelle donc ma demande d’autorisation d’entreprendre une visite en Arabie saoudite dans le cadre de mon enquête sur le sort de M. Khashoggi et sur l’endroit où il se trouve », a-t-elle ajouté. Une requête pour laquelle l’experte espère recevoir une réponse positive.

    ONU Actualités

    Tags : Arabie Saoudite, Jamal Khashoggi, droits de l’homme, justice,

  • Un expert de l’ONU annule sa visite au Maroc parce que « les conditions nécessaires » ne sont pas réunies

    GENÈVE (19 mars 2019) – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’indépendance des juges et des avocats, Diego García-Sayán, a annoncé que les conditions nécessaires à sa visite au Maroc ne sont pas remplies.

    « Le Gouvernement marocain n’a pas été en mesure d’assurer un programme de travail conforme aux besoins du mandat et aux termes de référence nécessaires pour les visites aux pays dans le cadUn expert de l’ONU annule sa visite au Maroc parce que « les conditions nécessaires » ne sont pas réuniesre des procédures spéciales « , a-t-il dit.

    L’expert des droits de l’homme devait se rendre au Maroc du 20 au 26 mars 2019 pour examiner l’impact des mesures visant à garantir l’indépendance et l’impartialité du pouvoir judiciaire et des procureurs, ainsi que l’exercice indépendant de la profession juridique.

    « Il est très regrettable que les suggestions de lieux à visiter et le calendrier des travaux n’aient pas été pleinement pris en compte par le Gouvernement. C’est une condition préalable essentielle à l’exercice du mandat de Rapporteur spécial que je suis en mesure de déterminer librement mes priorités, y compris les lieux à visiter « , a-t-il dit.

    Sous les termes du mandat des visites des rapporteurs spéciaux, les gouvernements sont tenus de garantir et de faciliter leur liberté de circulation et leur liberté d’enquête.

    Le Rapporteur spécial a déjà été en contact avec le Gouvernement marocain et est disposé à poursuivre les discussions en vue de contribuer aux efforts visant à garantir l’indépendance et l’impartialité du système judiciaire et l’exercice indépendant de la profession juridique.

    Source : Haut Commissariat des Droits de l’Homme

    Tags : Maroc, ONU, droits de l’homme, expert, Diego García-Sayán,

  • Maroc : Zefzafi fixe les conditions d’une sortie pour la crise du Rif

    Prison d’Oukacha, Casablanca, Maroc

    Dans une lettre adressée à son père, Nasser Zefzafi refuse de discuter avec ce qu’il appelle les « bourtiques politiques » et il appelle à « un dialogue sincère et objectif avec ceux qui détiennnent le pouvoir »

    « La conjoncture oblige l’État à bien réfléchir aux solutions sérieuses et efficaces et les conséquences de l’intransigeance qui ne lui servira à rien ». a-t-il affirmé. « La Patrie est au-dessus de toute cacophonie et la credibilité de l’État se trouve dans la réalisation des revendications populaires et la démocratie dans l’écoute de la voix du peuple ». a-t-il ajouté.

    Pour sortie de la crise du Rif, Zefzafi a fixé quatre conditions au régime alaouite :

    1) La libération de tous les prisonniers politiques.

    2) Abandonner les poursuites contre les Rifaines et les Rifains de l’intérieur et de diaspora.

    3) Satisfaire les revendications de la population du Rif.

    4) Poursuivre et juger tous ceux qui sont impliqués dans les violations et les crimes contre l’humanité commis dans le Rif.

    Pour rappel, plus de 500 militants rifains croupissent dans les géôles du Makhzen. Leur seul crime est d’avoir revendiqué la construction d’un hôpital pour les malades du cancer et un établissement pour les études universitaires.

    Leurs conditions de détention se dégradent quotidiennement et les qutorités d’occupation marocaines continuer de faire fi des appels des organisations des droits de l’homme. Leur seul souci est de faire payer ces militants le fait d’avoir osé manifester pacifiquement.

    Tags : Maroc, Makhzen, Rif, Hirak, Nasser Zefzafi, droits de l’homme, répression,

  • « Intervention humanitaire » et « Nouvel ordre mondial » : La violation du droit international 2/3

    Par Vladislav B. SOTIROVIĆ – Le 13 février 2019 – Source Oriental Review

    C’est un fait établi que le Droit public international moderne interdit strictement, soit toute menace de force armée par une entité politique souveraine (État), ou l’utilisation de la force armée par un État agissant sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur la base du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. En d’autres termes, le recours à la force, y compris une intervention armée (militaire), n’est possible que sous l’égide de la Charte des Nations Unies, après l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, conformément à l’idée d’une sécurité collective. Ici, deux questions se posent : qu’est-ce que le Droit public international et qu’est-ce que la sécurité collective ?

    Partie 1

    Le Droit international est également connu sous le nom de Droit public international pour le distinguer du Droit privé international, qui ne traite pas des relations entre les États. 1. Le Droit public international est entendu comme un système de règles qui obligent les États, et qui définissent ainsi les relations entre les États et/ou d’autres entités politiques, et les sujets, dans les relations internationales et la politique mondiale. Le Droit est un ensemble de règles publiques et exécutoires. Dans le cas de l’absence de législature mondiale, le Droit international s’inspire d’un certain nombre de sources comme les traités, la coutume, les principes généralement acceptés et la pratique fondée sur les décisions des juridictions internationales. Le Droit public international est généralement considéré comme le meilleur moyen d’établir l’ordre par le respect des principes moraux et, par conséquent, le Droit public international permet le règlement pacifique des conflits internationaux. En général, le Droit public international est un système de droit régissant les relations entre les États souverains et leurs droits et devoirs réciproques. 2.

    Qui, de droit, à le pouvoir de trancher les litiges relatifs au Droit public international ? La Cour internationale de justice ou Cour mondiale. Cette Cour de la Haye est composée de 15 juges élus pour un mandat de neuf ans, et a été créée par l’ONU successivement à la Cour permanente de justice internationale. Tous les membres de l’ONU sont automatiquement parties prenante du statut de la Cour internationale de justice. Cette Cour peut également donner des avis consultatifs (compétence consultative), qui ne lient pas les parties, mais qui jouissent d’une grande autorité. 3
    UNSC

    L’idée de la sécurité collective fait partie intégrante du Droit public international, basé sur la notion selon laquelle l’agression peut être mieux endiguée par une action unie prise par un certain nombre d’États, sous couvert du Droit international, au moins dans une certaine mesure. Cette idée était aussi le principe fondateur de la Société des Nations entre les deux guerres mondiales et, en tant que telle, elle est devenue incorporée à la Charte des Nations Unies. La théorie de la sécurité collective repose sur l’hypothèse que la guerre et les conflits internationaux sont enracinés dans l’insécurité et l’incertitude de la politique de puissance. L’idée, en d’autres termes, suggère que les États ont la capacité soit de dissuader l’agression en premier lieu, soit de punir le transgresseur si le droit et l’ordre internationaux ne sont pas respectés, c’est-à-dire violés. 4.
    Cependant, le succès d’une sécurité collective repose principalement et directement sur trois conditions :

    Les États doivent être à peu près égaux, ou au moins il ne doit pas y avoir de puissance prépondérante ;

    Tous les États doivent être disposés à partager le coût et la responsabilité de se défendre mutuellement ;

    Il doit y avoir un organe international qui a l’autorité morale et la capacité militaire de prendre des mesures efficaces.

    Néanmoins, l’usage des deux notions d’« intervention humanitaire » et de sécurité collective est devenu brutalement impropre du fait de l’administration américaine avec la venue de ce Nouvel ordre mondial. En général, l’Ordre mondial postérieur à la chute du mur de Berlin en 1989 a été interprété de diverses manières, mais le fait est qu’après 1945, un Ordre mondial bipolaire a été remplacé par un Ordre mondial unipolaire, nommé par le 41e président américain George Bush (senior) comme un Nouvel ordre mondial, basé sur l’hyperpuissance des États-Unis. Cette nouvelle position de l’ancien pouvoir impérial au sein du Nouvel ordre mondial a fait l’objet d’une tentative de définition au cours de la prétendue Guerre contre le terrorisme proclamée par le 43ème président américain George W. Bush (Junior), 5, qui, après le 11 Septembre 2001, déclara combattre les forces perçues comme sous-tendant la menace du terrorisme mondial, mais, en substance, pour renforcer la position des États-Unis en tant que gendarmes du monde. Cependant, et heureusement, la montée de nouveaux pouvoirs (principalement la Russie et la Chine), l’influence croissante des acteurs non étatiques dans la politique mondiale, suivie de l’évolution de la nature du pouvoir, a conduit à une nouvelle forme de structure multipolaire.

    Il est clair que le Droit public international moderne interdit toute forme d’intervention armée, sauf lorsqu’elle est autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, aux fins d’employer la force pour instaurer la paix et la sécurité internationales. En outre, toute forme d’intervention armée ou de menace, y compris pour des raisons humanitaires, à cause de la violation systématique des Droits de l’homme protégés internationalement, constitue l’une des formes les plus flagrantes de l’utilisation de la force et, par conséquent, elle est considérée par le Droit comme une guerre, et interdite en tant que telle. Légalement, l’engagement d’une telle action militaire représente, selon le Droit public international, l’agression d’un ou de plusieurs États contre un ou d’autres États. La Charte des Nations Unies est tout à fait claire au sujet de l’obligation imposée à tous les États de ne pas recourir à la menace de la force, ou à la force elle-même, contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de n’importe quel État. Par conséquent, aucun État n’a le droit d’intervenir directement ou indirectement dans les affaires intérieures et extérieures d’un autre État ou groupe d’États. Il faut souligner clairement que cette interdiction se réfère en particulier aux interventions armées, mais aussi à d’autres formes d’intervention qui sont des mesures coercitives dans le domaine politique et économique (par exemple, pour imposer des sanctions économiques). Le Droit international condamne également les activités subversives préparées ou exécutées sur le territoire d’un État contre le gouvernement d’un autre État ou dans le but de participer à la guerre civile dans cet État, comme cela fut le cas, par exemple, de la préparation des activités subversives contre la Serbie sur le territoire de l’Albanie voisine pendant la guerre du Kosovo de 1998-1999, y compris le recrutement, la formation et l’envoi de troupes paramilitaires de l’ALK à travers la frontière, pour lutter contre les forces de sécurité légitimes et régulières d’un État indépendant et souverain.

    Cependant, les décideurs de l’hégémonie mondiale de l’après-Guerre froide affirment que le Droit public international, du moins du point vue de la moralité, laisse place à un éventuel recours à la force contre un État souverain, aux fins de la protection des Droits de l’homme 7, ou de la mise en œuvre de tous les droits légaux qui appartiennent aux États. Selon leur interprétation, les « interventions humanitaires » sont moralement justifiées et même légales selon le Droit international, car le but de ces interventions militaires n’est pas de nuire à l’intégrité territoriale ou à l’indépendance politique des États, mais plutôt de protéger les Droits de l’homme qui sont garantis internationalement. 8. En dépit de cela, les bellicistes américains ne reconnaîtront pas la vérité selon laquelle toute violation de la paix internationale, y compris à des fins « humanitaires », est automatiquement contraire au Droit public international, et s’oppose aux objectifs de l’ONU. 9. Ces positions furent également confirmées par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1970, qui proclama que chaque État avait le devoir de ne pas utiliser la menace ou/et la violence comme moyen de résoudre les différends. Nous ne devons pas oublier que, selon la Charte des Nations Unies, il est interdit aux Nations Unies de s’immiscer dans des questions qui relèvent strictement du domaine d’activité de la juridiction interne de chaque État. L’exception de cette interdiction ne peut être que les cas de conflits internes qui menacent la paix mondiale, mais même dans ces cas, l’intervention militaire peut être mise en œuvre, seulement après l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui lui octroie son fondement juridique.

    La Guerre Juste et Injuste

    La distinction entre guerre juste et injuste est en lien direct avec le problème du D2P, et les guerres d’« interventions humanitaires ». En bref, s’il s’agit de guerre juste, cela signifie que nous avons affaire à l’usage légitime de la force. Tous les autres types de guerres sont automatiquement des guerres injustes. Une guerre juste, juridiquement parlant, est considérée comme celle qui est combattue en légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Il est généralement convenu qu’il existe un ensemble de règles de combat mutuellement acceptées entre belligérants de même statut. Par la même logique, une guerre injuste est considérée comme étant caractérisée par une intervention illégale – l’agression.

    Il est vrai que le concept de guerre juste a une longue histoire. Il faisait partie du Droit romain, des encycliques chrétiennes et de la tradition scolastique. Cependant, à l’époque moderne, ce qui constitue une guerre juste ou injuste fait bien davantage l’objet de diverses interprétations au sein d’un débat vigoureux. Néanmoins, théoriquement, la juste guerre est guidée par les sept principes résumés par Hugo Grotius (1583-1645), issus de l’œuvre de plusieurs théologiens catholiques romains médiévaux :

    Elle doit avoir une juste cause ;

    Elle doit être déclarée par l’autorité appropriée ;

    Elle doit être instituée avec une juste intention ;

    Elle ne doit être entreprise qu’en dernier recours ;

    Elle doit être entreprise avec la paix comme objectif ;

    Elle doit avoir une chance raisonnable de succès ;

    Ses finalités doivent être proportionnées aux moyens.

    Le premier principe (jus ad bellum) signifie pratiquement qu’une guerre est considérée juste seulement si elle est initiée dans l’auto-défense. L’auto-défense peut cependant entraîner l’utilisation d’une force agressive. Nous devons également garder à l’esprit que l’action agressive n’est pas nécessairement une guerre injuste si elle est entreprise en réponse à une violation du territoire, une insulte à l’honneur national, un embargo commercial, ou même une menace pour un allié. La guerre agressive n’est considérée comme permise que si son but est de se venger d’un tort déjà perpétré par une autre partie ou d’empêcher une telle erreur de se reproduire. Si un gouvernement représente effectivement les personnes relevant de sa compétence, il a plus de droit de réagir à une action hostile que si c’est un gouvernement qui gouverne ses citoyens mis sous pression. Une guerre juste doit avoir une chance raisonnable de succès. Sinon, ce qui a commencé comme une guerre pour une juste cause pourrait devenir une guerre injuste en raison du résultat, 10 comme ce fut le cas, par exemple, avec l’ « intervention humanitaire » de l’OTAN au Kosovo en 1999, qui aboutit à une catastrophe humanitaire.

    Vladislav B. SOTIROVIĆ

    Partie 1 − Partie 3

    Liens

    Daniele Ganser – Les guerres illégales de l’OTAN

    Traduit par Carpophoros pour le Saker Francophone

    Notes

    Jonathan Law, Elizabeth A Martin (dir.), Un Dictionnaire du Droit, septième édition, Oxford : Oxford University Press, 2013, p. 293 ↩

    Sur le Droit public international, voir plus dans Ian Brownlie et al, Principes

    de Droit Public International, sixième édition, Oxford, New York : 2003 ↩
    Hugh Thirlway, la Cour internationale de justice, Malcolm D. Evans (éd.), International Law, deuxième édition, Oxford-New York : Oxford University Press, 2006, pp. 561-588 ↩

    John Baylis, Steve Smith (dir.), La Mondialisation de la politique mondiale : une introduction aux relations internationales, troisième édition, Oxford – New York : Oxford University Press, 2005, p. 770 ↩

    George W. Bush est devenu populaire aux USA après l’attaque sur le World Trade Center à New York le 11 Septembre 2001. Il était bien connu pour sa politique néo-conservatrice et pour l’utilisation de l’expression « Axe du Mal » au sujet des États que l’administration américaine considérait comme un danger pour la paix dans le monde. Sa décision d’envahir l’Irak en 2003 ne fut pas partagée par de nombreux alliés de l’Amérique, en particulier en Europe. George W. Bush est célèbre pour son utilisation étrange de la grammaire anglaise, son vocabulaire, et son manque de logique dans le discours (les Bushismes) – Dr Keith Brown et al (Conseil consultatif), Guide Oxford de la culture britannique et américaine pour les apprenants de l’Anglais, Oxford – New York : Université d’Oxford Press, 2005, p. 64 ↩
    Andrew Heywood, Politique, troisième édition, New York-London, 2007, p. 160 ↩

    À propos des obligations du traité des États en matière de Droits de l’homme, voir : Rhona K. M. Smith, Textes et Matériaux sur les Droits de l’Homme Internationaux, Londres – New York : Routledge Taylor & Francis Group, 2007, pp. 61-94 ↩

    À propos de l’ensemble des Droits de l’homme internationaux, voir : Michael Haas, Droits de l’homme internationaux : Une introduction exhaustive, Londres – New York : Routledge Taylor & Francis Group, 2008 ↩
    Michael Akehurst, Une introduction moderne au Droit international, Londres : Routledge, 1984, pp. 219-220 ↩

    Sur la façon dont la guerre doit être conforme aux règles morale, et l’abus de celles-ci, voir : Fabrice Weissman, Dans l’Ombre des ‘Guerres justes’ : la violence, la politique, et l’action humanitaire, Ithaca, NY : Cornell University Press, 2004 ; Catriona McKinnon (éd.), Questions de théorie politique, New York : Oxford University Press, 2008, pp. 57 – 75 ↩

    Le Saker Francophone

    Tags: Nouvel Ordre Mondial, droits de l’homme, intervention humanitaire, droit international,

  • Maroc: Midhat Bourequat et le Makhzen

    L’ancien prisonnier de Tazmamart Midhat Bourequat livre à Radouane Baroudi sa vision du «Makhzen», d’hier à aujourd’hui.

    Radouane Baroudi a rencontré Midhat Bourequat à Paris le 1er juin 2013.

    Détenu pendant près de 20 ans dans les geôles de Hassan II, le rescapé de Tazmamart (auteur de l’ouvrage « Mort Vivant », qui raconte son calvaire), parle du Makhzen et de son évolution jusqu’à aujourd’hui.

    L’extrait choisi porte sur sa définition du Makhzen.

    Pour rappel, Midhat Bourequat est un homme d’affaire franco-marocain né en 1932 au Maroc. Il a d’abord été proche du Palais d’Hassan II. En 1973, il a été enlevé avec ses trois frères à Rabat. Il arrive à Paris en 1992 après près de deux décennies passées en prison, notamment dans le sinistre bagne de Tazmamart.

     

    Tags : Maroc, Hassan II, Frères Bourequat, Midhat René Bourequat, Tazmamart, répression, droits de l’homme, Makhzen,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=EbMiPcefpKU&w=560&h=315]