Étiquette : élections présidentielles

  • Guinée : Déclaration de Josep Borrell sur l’élection présidentielle du 18 octobre 2020

    République de Guinée : Déclaration du Haut Représentant/Vice-Président Josep Borrell à la suite de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020

    L’Union européenne prend note de l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Guinée. Bien que le scrutin se soit déroulé dans le calme, des interrogations demeurent quant à la crédibilité du résultat, notamment en ce qui concerne la remontée des procès-verbaux et le décompte final des votes. Il conviendra d’y répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévue par la loi.

    L’UE soutient les efforts de diplomatie préventive déployés par la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations Unies en vue de restaurer la confiance. À cette fin, tous les acteurs impliqués dans ce processus doivent pouvoir jouir pleinement de leur liberté de mouvement et d’expression. Il importe également que les moyens de communication, en particulier l’accès à l’internet, soient garantis en toute circonstance.

    Enfin, l’UE condamne, une fois de plus, les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes, et cela quels qu’en soient les auteurs. Elle exhorte les autorités à diligenter des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

    Source : EEAS, 27 oct 2020

    Tags : Guinée, Alpha Condé, élections présidentielles, répression, Union Européenne, UE, Josep Borrell,

  • Nouvelle audition de Sarkozy par la justice française

    NICOLAS SARKOZY À NOUVEAU ENTENDU DANS L’ENQUÊTE SUR LE FINANCEMENT LIBYEN DE SA CAMPAGNE DE 2007

    L’enquête pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne » dont est suivi Nicolas Sarkozy a été largement validé le 24 septembre par un arrêt de la courd ‘appel.

    Depuis 2019, le président devenu célèbre par son utilisation de l’expression « pauv con » n’a jamais été inquiété ni entendu par les juges et prétend être « totalement innocent dans cette affaire ». Pire encore, il dénoncé grossièrement un « complot » au sujet de l’accusation d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 avec de l’argent de celui qu’il assassinera froidement 4 ans plus tard.

    Selon l’AFP, qui cite les juges chargés de l’enquête, Nicolas Sarkozy a de nouveau été entendu hier sur ce dossier. Une information qui a déjà été diffusée par le site Mediapart.

    Dans ce dossier, M. Sarkozy a été mis en examen en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne ». Il pourrait être interrogé a propos des versements qui auraient été réalisés par un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, mis en examen le 31 janvier pour « association de malfaiteurs ». Les juges soupçonnent que de telles sommes auraient pu être utilisées pour doper le budget de la campagne de Nicolas Sarkozy.

    Selon la même source, l’entourage de Sarkozy n’a pas daigné répondre aux sollicitations de l’AFP.

    Tags : France, Nicolas Sarkozy, élections présidentielles, campagne électorale, dépenses, financement illégal, Kadhafi, 

  • Etats-Unis : A la campagne comme à la guerre

    Par Mohamed Habili

    En ce moment précis, les gens à travers le monde ont les yeux tournés, en premier lieu à l’évolution de la pandémie, dont leur avenir même peut dépendre ; en second, à celle de la maladie du président américain ; et enfin, à la guerre dans le Haut-Karabagh, le seul conflit armé qui ait éclaté en dépit de la crise sanitaire mondiale. Alors que celles qui avaient commencé bien avant se sont aujourd’hui soit calmées, soit arrêtées, comme en Libye, où les négociations ont pris la relève et semblent même progresser.

    Donald Trump a créé la surprise avant-hier en s’autorisant une brève escapade pour aller saluer ses partisans massés autour de l’hôpital. Personne, pas même Jair Bolsanaro, l’homme qui lui ressemble le plus, n’aurait osé pareille conduite, aussitôt condamnée par les démocrates en des termes qui disent assez que la trêve est terminée et que la campagne retrouve toute sa férocité. Il faudrait s’intéresser de près aux prochains sondages, pour voir comment a été reçue l’équipée courte mais périlleuse du patient Trump. Encore que périlleuse, elle l’ait été surtout pour sa garde la plus rapprochée, embarquée dans la même voiture que lui, lui le pestiféré.

    A la différence de Boris Johnson et de Jair Bolsanaro, deux des «coronasceptiques» à avoir été contaminés comme pour l’avoir cherché, mais dont l’élection est récente, Trump a une campagne à terminer, et même à redresser, compte tenu de l’avance de son rival dans les sondages.

    On l’estime désormais à 14 points, ce qui à première vue semble dire que les jeux sont faits. Les médecins de Trump n’excluent pas qu’il sorte de l’hôpital dans les heures qui viennent, à supposer que cela ne soit pas déjà fait. On ne peut toutefois exclure que sa maladie évolue tout différemment. Que bien loin de pouvoir revenir à la Maison-Blanche pour se replonger dans la campagne, il voit son état empirer soudain pour se retrouver entre la vie et la mort.

    Ce ne serait pas la première fois que le Covid-19 fasse mine d’abord d’accorder sa grâce pour ensuite revenir sur sa décision. Ce qui vaut pour une personne vaut également pour un pays. Certains de nos voisins ont cru être au bout de leur peine qui ensuite ont dû déchanter, et reconfiner à la hâte. Il faut craindre qu’il nous arrive la même chose. Six mois plus tard, l’épidémie est toujours là, mais on n’en voit pas le bout. Elle reprend du poil de la bête là où précisément elle a semblé refluer.

    Aux dernières nouvelles, les autorités de la ville de New York, autant dire le centre du monde, envisagent sérieusement la refermeture, non pas seulement des bars et restaurants, comme à Paris et ailleurs en Europe, mais celle des écoles. Pour autant, ce n’est pas parce que la pandémie est plus que jamais au centre de la campagne que Donald Trump est condamné à perdre devant Joe Biden. S’il n’est pas envoyé pour de bon au tapis, il pourrait même sortir de l’épreuve plus fort qu’il n’y était entré. Ce qui ne vous tue pas vous renforce. On peut le voir sur les cas de Johnson et Bolsonaro.

    En temps de guerre, le candidat parti au front et d’où il est revenu sain et sauf a plus de chance que le candidat qui ne s’est pas trouvé au contact de l’ennemi. Or une épidémie est quelque chose qu’on a souvent comparé à une guerre. Pour peu que les électeurs américains les assimilent réellement et voilà l’avance de Biden réduite à pas grand-chose.

    Le Jour d’Algérie, 5 oct 2020

    Tags : Etats-Unis, Donald Trump, coronavirus, covid 19, campagne électorale, élections présidentielles, 

  • L’administration Trump garde des informations secrètes alors qu’elles pourraient réduire à néant les allégations d’ingérence russe

    Mardi, le président russe Poutine a de nouveau rejeté les allégations américaines disant que son pays s’était ingéré dans les élections de 2016 aux États-Unis. D’autres déclarations du ministre des Affaires étrangères, M. Lavrov, indiquent qu’il y a plus d’informations disponibles sur ce sujet. Il a parlé d’échanges entre les gouvernements russe et américain que la Russie voudrait rendre public, mais que les États-Unis ne veulent pas.

    Le mardi 14 mai, le secrétaire d’État Mike Pompeo s’est rendu à Sotchi pour rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergej Lavrov et le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. C’était la première visite officielle de Pompeo en Russie. La rencontre entre Pompeo et Lavrov a été suivie d’une conférence de presse conjointe. Les déclarations des deux parties ont abordé la question des soit disant interférences dans les élections.

    Le département d’État a publié une transcription intégrale et une vidéo de la conférence de presse en langue anglaise. Le ministère russe des Affaires étrangères a fourni une traduction officielle en anglais uniquement de la déclaration de Lavrov. Les deux traductions ne diffèrent que légèrement.

    Voici les extraits pertinents des allocutions d’ouverture concernant les questions liées au sujet.

    Lavrov :

    Nous nous sommes mis d’accord sur l’importance de rétablir les canaux de communication qui avait été récemment suspendus, dû en grande partie aux accusations infondées portées contre la Russie disant qu’elle avait tenté de s’ingérer dans les élections américaines. Ces allégations sont allées jusqu’à suggérer que nous avions collaboré d’une manière ou d’une autre avec de hauts responsables de l’administration américaine actuelle. Il est clair que de telles allégations sont totalement fausses. (…) Je pense qu’il existe maintenant une compréhension totale sur cette sujet, comme en ont discuté nos présidents lors de leur réunion de l’année dernière à Helsinki, ainsi qu’au cours d’un certain nombre de conversations téléphoniques. Jusqu’à présent, cette compréhension ne s’était pas complètement révélée.

    Pompeo :

    Nous avons aussi parlé de la question de l’ingérence dans nos affaires intérieures. J’ai fait savoir que la Russie pourrait faire certaines choses pour montrer que ce type d’activités appartient au passé et j’espère qu’elle tirera parti de cette opportunité.

    Au moment des questions réponses, Shaun Tanron de l’AFP a interrogé Pompeo sur le sujet des élections :

    Si je reprends votre déclaration au sujet des élections, vous avez dit que la Russie pourrait faire certaines choses pour montrer que l’ingérence électorale est une chose du passé. Quel genre de choses ? Que voulez-vous que la Russie fasse ? Je vous remercie beaucoup.
    Lavrov a répondu en premier à la question. Il a d’abord dit qu’il n’y avait aucune preuve de l’ingérence de la Russie dans les élections américaines.

    Puis il a continué :

    S’agissant en particulier de la dernière campagne présidentielle américaine, nous avions mis en place un canal d’échange d’informations sur les risques involontaires potentiels dans le cyberespace depuis 2013. D’octobre 2016 (lorsque l’administration démocratique américaine a soulevé cette question pour la première fois) à janvier 2017 (avant l’inauguration de Donald Trump), ce canal a été utilisé pour traiter les demandes et les réponses. Il n’y a pas si longtemps, lorsque les attaques contre la Russie liées à la prétendue ingérence dans les élections ont atteint leur point culminant, nous avons proposé de publier cet échange de messages entre ces deux entités, qui s’engagent à prévenir les incidents du cyberespace. Je l’ai rappelé à M. Pompeo aujourd’hui. L’administration, maintenant dirigée par le président Trump, a refusé de le faire. Je ne sais pas qui est derrière cette décision, mais l’idée de publier ces données a été bloquée par les États-Unis. Cependant, nous pensons que sa publication dévoilerait de nombreuses mensonges actuellement en circulation. Bien sûr, nous ne rendrons pas unilatéralement ces échanges publics, mais je voulais quand même faire savoir qu’ils existent.

    Un canal de communication sur les questions cybernétiques existait effectivement. En juin 2013, les Présidents des États-Unis et de la Russie ont publié une déclaration commune sur les « Technologies de l’information et de la communication (TIC) ». Les parties ont convenu d’établir des voies de communication entre les équipes d’intervention en cas d’urgence informatique, d’utiliser le lien de communication direct des centres de réduction des risques nucléaires pour les échanges sur les questions cybernétiques et d’établir des liens de communication directs entre les hauts fonctionnaires de la Maison Blanche et du Kremlin à ce sujet. Une fiche d’information publiée par la Maison-Blanche d’Obama a détaillé la mise en œuvre de ces trois canaux.

    L’une des conclusions de la déclaration de Lavrov est que « l’entente fondamentale sur ce sujet » entre les deux présidents, qui n’a pas été « pleinement mise en œuvre », est la publication des communications sur les incidents du cyberespace. Les Russes pensent clairement qu’une divulgation des communications avec l’administration Obama les disculperait. Cela disculpait également Trump de toute autre allégation de collusion. Pourquoi alors l’administration de Trump rejette-t-elle cette divulgation ? Qui la bloque ?

    Pompeo n’a pas répondu aux déclarations de Lavrov. Le lendemain, il a rencontré le président Poutine.

    Poutine l’a laissé attendre trois heures. Les deux parties ont fait de brèves déclarations liminaires. Les traductions anglaises de ce que Poutine a dit diffèrent. Dans la version fournie par la Russie, Poutine nie explicitement la prétendue ingérence électorale :

    De notre côté, nous avons dit à maintes reprises que nous aimerions également rétablir les relations à grande échelle. J’espère que les conditions nécessaires sont en train d’être réunies, car, malgré le caractère exotique du travail de M. Mueller, il faut lui reconnaître le mérite d’avoir mené ce qui est généralement une enquête objective. Il a réaffirmé l’absence de toute trace de collusion entre la Russie et l’administration actuelle, ce que nous avions qualifié de pure absurdité dès le début. Il n’y a pas eu, et il ne pouvait y avoir, d’ingérence de notre part dans les élections américaines au niveau du gouvernement. Néanmoins, malheureusement, ces allégations ont servi de prétexte à la détérioration de nos liens inter-étatiques.

    La version du département d’État n’inclut pas la dénégation russe sur l’interférence électorale, mais insiste sur le fait qu’aucune collusion n’a été prouvée :

    De notre côté, nous avons dit à maintes reprises que nous aimerions également reconstruire des relations à part entière, et j’espère qu’un environnement favorable est en train d’être créé à cet effet, car, malgré le travail du Conseiller spécial Mueller, aussi exotique soit-il, je dois dire que, dans l’ensemble, il a mené une enquête très objective et a confirmé qu’il n’y avait aucune trace de collusion entre la Russie et le gouvernement en place, comme nous le disions. Comme nous l’avons déjà dit, il n’y a eu aucune collusion de la part de nos représentants gouvernementaux et il ne pouvait pas y en avoir. Pourtant, c’était l’une des raisons pour lesquelles nous avons effectivement rompu nos liens (inaudibles).

    Une traduction en direct en anglais de ce paragraphe (vidéo) par le Ruptly russe n’inclut pas le mot « élection » dans la phrase surlignée, de même que la traduction en direct (vidéo) par PBS.

    Il semble que le Kremlin ait plus tard inséré dans la déclaration de Poutine la négation explicite de l’ingérence électorale. Il est tout à fait possible que Poutine, qui ne lisait pas un document préparé à l’avance, ait loupé le point de discussion que Lavrov avait déjà exprimé.

    Après la réunion avec Poutine, Pompeo a tenu un bref point de presse avec les journalistes américains l’accompagnant. Il n’est pas fait mention du point de vue de Lavrov.

    Il y a eu des communications secrètes entre l’administration Obama et le gouvernement russe au sujet de l’ingérence électorale et du piratage présumés du DNC et du directeur de campagne de Mme Clinton, M. Podesta. Elles ne sont mentionnées ni dans le rapport Mueller ni dans aucune autre source ouverte. Comme la Russie souhaite que ces communications soient rendues publiques, il pourrait être possible de déposer une demande de publication en vertu de la loi sur la liberté de l’information (Freedom of Information Act, FOIA). La réponse de l’administration Trump à une telle demande de FOIA pourrait au moins révéler les raisons pour lesquelles elle les cache.

    Les allégations d’ingérence russe dans les élections de 2016 reposent en partie sur le fait qu’une entreprise commerciale russe a utilisé de fausses identités sur Facebook pour vendre de la publicité. Un examen des thèmes et des positions idéologiques de ces fausses identités montre qu’elles n’ont pas été faites pour influencer les élections américaines.

    Contrairement à ces faux Russes, d’autres fausses identités sur Facebook, fournis par une société israélienne et révélés aujourd’hui, ont été clairement créées pour influencer des élections :

    Facebook a déclaré jeudi qu’il avait banni une entreprise israélienne ayant mené une campagne d’influence visant à perturber les élections dans divers pays et a annulé des dizaines de comptes engagés dans la diffusion de désinformation. …

    Nombre d’entre eux étaient liés au groupe Archimedes, une société de conseil et de lobbying politique basée à Tel Aviv, qui se vante de ses compétences en matière de médias sociaux et de sa capacité à « changer la réalité ». …

    Sur son site Internet, Archimedes se présente comme un cabinet de conseil impliqué dans les campagnes pour les élections présidentielles.

    Peu d’informations sont disponibles au-delà de son slogan, qui est « des campagnes gagnantes dans le monde entier », et d’un vague descriptif sur un logiciel de « gestion des médias sociaux de masse » du groupe, qui, selon lui, permet de gérer un nombre « illimité » de comptes en ligne.
    Ne vous attendez pas à ce que Washington DC proteste contre une ingérence électorale aussi évidente venant d’autres pays.

    Moon of alabama – Le 16 mai 2019

    Source : Le Saker Francophone

    Tags : Etats-Unis, Russie, Donald Trump, Vladimir Poutine, élections présidentielles,