Étiquette : emploi

  • Maroc : Fiche confidentielle sur le marché du travail

    Maroc, travail, emploi, statistiques, bilan,

    1. Evolution conjoncturelle de la situation au troisième trimestre de l’année 2016 a fait ressortir une création de 30.000 postes d’emplois par rapport au même trimestre de l’année précédente, exclusivement situés au milieu rural. En revanche, l’emploi non rémunéré, composé à hauteur de 98% d’aides familiales, a souscrit une baisse de 103.000 postes sous l’impact des conditions climatiques difficiles de la campagne agricole 2015/2016. Dans ces conditions, le volume d’emploi, tous types confondus, a enregistré une destruction de 73.000 postes au T3-2016.

    Par secteur d’activité, les principaux constats se présentent comme suit:

    -Création d’emploi dans le BTP (752.000 nouveaux postes), soit prés de 18.000 postes de plus par rapport aux années 2014-2015 (+34.000 emplois).

    -Perte de 66.000 postes dans le secteur de l’agriculture, forêt et pêche, soit la même tendance amorcée en 2014 et 2015 avec la perte de 75.000 et 27.000 postes respectivement et, juste après la création exceptionnelle de 156.000 postes d’emploi en 2013;

    La suite :

    #Maroc #Emploi #Travail #Statistiques

  • La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?

    Une partie de l’aide aux pays pauvres est détournée par les élites africaines qui placent l’argent dévoyé dans les paradis fiscaux, accuse une étude. Papa Demba Thiam, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, appelle à des réformes en profondeur et suggère que l’institution aiderait davantage l’Afrique en y menant une politique active d’industrialisation.

    Dévoilé il y a une dizaine de jours, le scandale de détournement de l’aide au développement versée par la Banque mondiale à des pays pauvres défraie la chronique, particulièrement en Afrique. Selon l’étude «Elite Capture of Foreign Aid» réalisée par l’un de ses cadres et deux collaborateurs extérieurs, une partie des financements serait dévoyée par les élites des pays assistés et placée dans des comptes offshore en Suisse, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Pour Papa Demba Thiam, un économiste sénégalo-suisse qui a travaillé pendant quatorze ans à la Banque mondiale, le rapport qui incrimine les dirigeants africains corrompus reflète la réalité. Mais ce n’est que le côté pile de la pièce.

    Côté face, selon Papa Demba Thiam, «la corruption est à la Banque mondiale. Ses cadres sont présents à chaque étape – de la conception à l’évaluation finale, en passant par le financement par tranches – de tout projet, détaille-t-il. Le décaissement ne se fait pas sans avoir obtenu le satisfecit de la mise en œuvre. Il y a forcément des complicités à l’intérieur.»

    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale est confrontée à de telles accusations. Pour ne pas rester les bras croisés, elle a mis en place une unité spécialisée dans la lutte contre la corruption. Une unité qui traque les pots-de-vin dans l’exercice d’appel d’offres pour des projets financés par elle. Mais pour Papa Demba Thiam qui dit connaître le mal de l’intérieur, la bureaucratie étouffe les initiatives. «Des lanceurs d’alerte sont censurés et dans certains cas, ils sont licenciés sous des prétextes divers», accuse-t-il. Mais plus généralement, selon lui, des collaborateurs ne daignent pas dénoncer leurs collègues ou leurs supérieurs.

    L’économiste sénégalais tient à signaler que des centaines de collaborateurs de la Banque mondiale, originaires d’Afrique et d’Asie, se complaisent dans leurs rôles respectifs par peur d’être licenciés. «Ils préfèrent garder leur emploi de fonctionnaire international avec les privilèges (le salaire moyen est de 15 000 dollars, sans taxe) qui vont avec, y compris le permis de séjour aux Etats-Unis, raconte-t-il. Pour certains, il est impensable de sacrifier leur emploi dans la mesure où leurs enfants sont scolarisés aux Etats-Unis ou ont des prêts à rembourser.» Et d’ajouter: «Le système se nourrit de lui-même et tous les maillons sont solidaires.»

    La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?
    La Banque mondiale est mise dans une position inconfortable par l’étude. Cette dernière était prête déjà en novembre 2019 mais, pour la direction, les conclusions étaient trop à charge. C’est seulement après que l’un des auteurs l’a publiée sur son propre site internet, faisant éclater le scandale au grand jour, que la Banque mondiale l’a adoptée et finalement fait paraître le 18 février, non sans avoir nuancé certains propos. C’est dans le sillage de cette affaire que sa cheffe économiste Pinelopi Goldberg a démissionné de son poste.

    Dans une note laconique postée sur son site internet le même jour, l’institution reconnaît que l’étude commençait à attirer beaucoup l’attention. «La direction prend au sérieux la corruption et les risques de fiduciaire, peut-on lire. L’étude «Elite Capture of Foreign Aid» a été revue plusieurs fois et a, par conséquent, été améliorée.»

    Selon Papa Demba Thiam, cette étude serait restée dans les tiroirs sans le courage de ses auteurs. Le fait qu’elle a été réalisée par trois économistes ressortissants de pays nordiques a joué un rôle décisif. «Ils ont une culture de bonne gouvernance et du respect de la loi, commente-t-il. Ils ont bravé le système d’autant plus que leurs pays sont les premiers pourvoyeurs d’aide.»

    La Banque mondiale reste-t-elle tout de même pertinente? Papa Demba Thiam, qui la qualifie de «gestionnaire de la pauvreté», affirme que David Malpass, son président depuis avril 2019, est partisan des réformes. «Il faut aller revoir la mission de cette institution de sorte qu’elle fonctionne comme une banque commerciale. Elle ne doit prêter que pour financer des projets solides et avérés. Mais surtout, elle doit promouvoir en Afrique une politique d’industrialisation fondée sur les matières premières locales, avec des partenaires qui acceptent qu’une partie de la valeur ajoutée revienne au continent.»

    Source

    Tags : Afrique, banque mondiale, arnaque, détornement, corruption, développement, crime, éducation, emploi, environnement, économie, sécurité, pauvreté, Sahel,



  • La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?

    Une partie de l’aide aux pays pauvres est détournée par les élites africaines qui placent l’argent dévoyé dans les paradis fiscaux, accuse une étude. Papa Demba Thiam, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, appelle à des réformes en profondeur et suggère que l’institution aiderait davantage l’Afrique en y menant une politique active d’industrialisation.

    Dévoilé il y a une dizaine de jours, le scandale de détournement de l’aide au développement versée par la Banque mondiale à des pays pauvres défraie la chronique, particulièrement en Afrique. Selon l’étude «Elite Capture of Foreign Aid» réalisée par l’un de ses cadres et deux collaborateurs extérieurs, une partie des financements serait dévoyée par les élites des pays assistés et placée dans des comptes offshore en Suisse, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Pour Papa Demba Thiam, un économiste sénégalo-suisse qui a travaillé pendant quatorze ans à la Banque mondiale, le rapport qui incrimine les dirigeants africains corrompus reflète la réalité. Mais ce n’est que le côté pile de la pièce.

    Côté face, selon Papa Demba Thiam, «la corruption est à la Banque mondiale. Ses cadres sont présents à chaque étape – de la conception à l’évaluation finale, en passant par le financement par tranches – de tout projet, détaille-t-il. Le décaissement ne se fait pas sans avoir obtenu le satisfecit de la mise en œuvre. Il y a forcément des complicités à l’intérieur.»

    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale est confrontée à de telles accusations. Pour ne pas rester les bras croisés, elle a mis en place une unité spécialisée dans la lutte contre la corruption. Une unité qui traque les pots-de-vin dans l’exercice d’appel d’offres pour des projets financés par elle. Mais pour Papa Demba Thiam qui dit connaître le mal de l’intérieur, la bureaucratie étouffe les initiatives. «Des lanceurs d’alerte sont censurés et dans certains cas, ils sont licenciés sous des prétextes divers», accuse-t-il. Mais plus généralement, selon lui, des collaborateurs ne daignent pas dénoncer leurs collègues ou leurs supérieurs.

    L’économiste sénégalais tient à signaler que des centaines de collaborateurs de la Banque mondiale, originaires d’Afrique et d’Asie, se complaisent dans leurs rôles respectifs par peur d’être licenciés. «Ils préfèrent garder leur emploi de fonctionnaire international avec les privilèges (le salaire moyen est de 15 000 dollars, sans taxe) qui vont avec, y compris le permis de séjour aux Etats-Unis, raconte-t-il. Pour certains, il est impensable de sacrifier leur emploi dans la mesure où leurs enfants sont scolarisés aux Etats-Unis ou ont des prêts à rembourser.» Et d’ajouter: «Le système se nourrit de lui-même et tous les maillons sont solidaires.»

    La Banque Mondiale au coeur d’une arnaque africaine ?
    La Banque mondiale est mise dans une position inconfortable par l’étude. Cette dernière était prête déjà en novembre 2019 mais, pour la direction, les conclusions étaient trop à charge. C’est seulement après que l’un des auteurs l’a publiée sur son propre site internet, faisant éclater le scandale au grand jour, que la Banque mondiale l’a adoptée et finalement fait paraître le 18 février, non sans avoir nuancé certains propos. C’est dans le sillage de cette affaire que sa cheffe économiste Pinelopi Goldberg a démissionné de son poste.

    Dans une note laconique postée sur son site internet le même jour, l’institution reconnaît que l’étude commençait à attirer beaucoup l’attention. «La direction prend au sérieux la corruption et les risques de fiduciaire, peut-on lire. L’étude «Elite Capture of Foreign Aid» a été revue plusieurs fois et a, par conséquent, été améliorée.»

    Selon Papa Demba Thiam, cette étude serait restée dans les tiroirs sans le courage de ses auteurs. Le fait qu’elle a été réalisée par trois économistes ressortissants de pays nordiques a joué un rôle décisif. «Ils ont une culture de bonne gouvernance et du respect de la loi, commente-t-il. Ils ont bravé le système d’autant plus que leurs pays sont les premiers pourvoyeurs d’aide.»

    La Banque mondiale reste-t-elle tout de même pertinente? Papa Demba Thiam, qui la qualifie de «gestionnaire de la pauvreté», affirme que David Malpass, son président depuis avril 2019, est partisan des réformes. «Il faut aller revoir la mission de cette institution de sorte qu’elle fonctionne comme une banque commerciale. Elle ne doit prêter que pour financer des projets solides et avérés. Mais surtout, elle doit promouvoir en Afrique une politique d’industrialisation fondée sur les matières premières locales, avec des partenaires qui acceptent qu’une partie de la valeur ajoutée revienne au continent.»

    Source : decryptnewsonline.com, 28 fév 2020

    #Afrique, #Corruption, #Crime, #Education, #Emploi, #Environnement, #Économie, #sécurité, #pauvreté, #sahel, #mali, #négociations

  • Algérie : Emploi, quelle stratégie?

    Si l’Algérie a réalisé de nombreuses avancées sur les plans économique et social, il n’en demeure pas moins que la crise actuelle a eu un impact négatif sur l’emploi. Quelle stratégie de l’emploi pour faire face au défi de taille que constitue le chômage ? Sans doute, pour le gouvernement actuel, il s’agit d’un des plus importants défis à relever.

    Le marché du travail est soumis à des déséquilibres et des pressions croissants, sur fond de montée de l’activité sous des statuts précaires, d’ascension du secteur informel ainsi que d’accroissement du chômage avec comme corollaire la montée de la pauvreté.

    Même si les disparités selon le genre sont structurelles et antérieures à la crise, les jeunes et les femmes sont les premières victimes de cette fragilisation. Des centaines de milliers de jeunes et de femmes ne sont actuellement ni au travail, ni à l’école, ni en formation mais également de jeunes entrepreneurs en herbe, sont en attente de véritables débouchés.

    Aussi, le dossier de l’emploi est au cœur des problèmes économiques nécessitant une prise en charge rapide et efficace, notamment en matière de formation pour des jeunes peu qualifiés et de soutien aux jeunes entrepreneurs à la recherche de débouchés économiques.

    La formation permettra de renforcer les compétences des jeunes à la recherche d’emploi dans un environnement favorable. Le secteur privé et les autorités publiques sont appelés, aujourd’hui plus que jamais, d’impartir aux jeunes les compétences et les informations dont ils ont besoin pour accéder à ces débouchés et maximiser les opportunités. Il s’agit surtout de stimuler la création d’emplois dans un environnement entrepreneurial et soutenir les possibilités de création d’entreprises par des jeunes dans les filières à fort potentiel.

    D’après les spécialistes, les politiques macro-économiques à venir, vont modifier profondément les structures de l’économie algérienne. Les mutations toucheront le marché du travail et, au sein de celui-ci, le rôle et la place des femmes et des jeunes. Année économiquement difficile, 2020 le sera véritablement, notamment sur le marché du travail.

    Seule une diversification accrue de l’économie par des investissements importants, notamment dans le secteur du BTPH, permettront de pallier le problème du chômage. De tous temps, les chiffres décevants de l’emploi, traduisent en réalité une très faible diversification de l’économie.

    Le sous-emploi et la faible participation des femmes et des jeunes au marché du travail, traduisent aussi la gravité de la situation. A vrai dire, la reprise économique devrait d’abord se traduire par des créations d’emplois.

    Jeunesse d’Algérie

    Tags : Algérie, jeunesse, emploi, travail,

  • Maroc: Les 20 mesures de Belahrach pour la création d’emploi

    Commission Emploi et relations sociales de la CGEM

    Liste des membres du sous-groupe Emploi

    Mohamed BACHIRI
    Aicha BEYMIK
    Bertrand GAULANDEAU
    Maria BELGNAOUI
    Chargée d’études CGEM : Najwa Mounir

    Introduction

    Tout le monde s’accorde à dire que le chômage est devenu une priorité nationale, que la situation ne peut plus durer. La question alors est pourquoi avons-nous du mal à sortir de ce fléau ? Les mesures prises des différents gouvernements ont-elles été efficaces ? le monde économique est-il suffisamment mobilisé ?

    Que de questions auxquelles nous devons trouver un début de réponse pour ne pas sacrifier une génération de jeunes , et partant pénaliser notre croissance future.

    Il est temps aujourd’hui de mettre cette préoccupation au centre du débat national auprès de l’ensemble des acteurs de notre pays – en particulier les opérateurs économiques et politiques et les partenaires sociaux – et de les mettre en face de leurs responsabilités.

    Nous ne pouvons plus mettre notre destin entre les mains des seuls investisseurs étrangers pour la création d’emploi.

    Ils sont importants pour l’avenir de notre pays, mais ils doivent être également relayés par une dynamique nationale que nous pourrions appeler «le civisme économique» : investir, payer ses impôts, créer des emplois durables, respecter la législation en vigueur et installer un climat de confiance avec les partenaires sociaux, les salariés et l’administration.

    Si le civisme économique est un devoir pour les opérateurs, ceux-ci ont un droit qui doit être garanti par le législateur et appliqué par l’administration. Le droit de pouvoir commercer dans un environnement juridique sain, flexible, avec des règles concurrentielles transparentes et des recours simples et efficaces.

    Il est urgent de rétablir cette confiance entre le monde économique, l’administration et les partenaires sociaux pour lutter efficacement et durablement pour la création d’emploi. Il faut que chacun joue pleinement son rôle. Il faut que chacun accepte l’autre comme un partenaire et non comme un ennemi.

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  • Les 20 mesures de Belahrach pour la création d’emploi

    Commission Emploi et relations sociales de la CGEM

    Liste des membres du sous-groupe Emploi

    • Mohamed BACHIRI
    • Aicha BEYMIK
    • Bertrand GAULANDEAU
    • Maria BELGNAOUI

    Chargée d’études CGEM : Najwa Mounir

    Introduction

    Tout le monde s’accorde à dire que le chômage est devenu une priorité nationale, que la situation ne peut plus durer. La question alors est pourquoi avons-nous du mal à sortir de ce fléau ? Les mesures prises des différents gouvernements ont-elles été efficaces ? le monde économique est-il suffisamment mobilisé ?

    Que de questions auxquelles nous devons trouver un début de réponse pour ne pas sacrifier une génération de jeunes , et partant pénaliser notre croissance future.

    Il est temps aujourd’hui de mettre cette préoccupation au centre du débat national auprès de l’ensemble des acteurs de notre pays – en particulier les opérateurs économiques et politiques et les partenaires sociaux – et de les mettre en face de leurs responsabilités.

    Nous ne pouvons plus mettre notre destin entre les mains des seuls investisseurs étrangers pour la création d’emploi.

    Ils sont importants pour l’avenir de notre pays, mais ils doivent être également relayés par une dynamique nationale que nous pourrions appeler «le civisme économique» : investir, payer ses impôts, créer des emplois durables, respecter la législation en vigueur et installer un climat de confiance avec les partenaires sociaux, les salariés et l’administration.

    Si le civisme économique est un devoir pour les opérateurs, ceux-ci ont un droit qui doit être garanti par le législateur et appliqué par l’administration. Le droit de pouvoir commercer dans un environnement juridique sain, flexible, avec des règles concurrentielles transparentes et des recours simples et efficaces.

    Il est urgent de rétablir cette confiance entre le monde économique, l’administration et les partenaires sociaux pour lutter efficacement et durablement pour la création d’emploi. Il faut que chacun joue pleinement son rôle. Il faut que chacun accepte l’autre comme un partenaire et non comme un ennemi.

    Il est important pour nous de montrer une image mobilisée pour que celle-ci soit porteuse d’espoir, pour que nous soyons tous engagés vers cette création de richesses qui, de fait, crée de l’emploi. Il nous faut absolument comprendre que seule l’entreprise crée de la richesse dans notre pays et que l’emploi ne peut se faire par décret.

    Partant du principe que l’entreprise est le seul moteur du progrès social, il faut lui créer les conditions de cette réussite pour que la société puisse bénéficier de l’ensemble de ce résultat. Pour cela, il faut permettre à l’entreprise, par des moyens nouveaux, de recruter des jeunes diplômés, développer la formation et donc l’employabilité de ses collaborateurs.

    Il faut réinventer une nouvelle forme d’intermédiation dans le cadre du marché du travail, il faut que la flexibilité soit mieux organisée et rendue accessible aux entreprises.

    Le monde a changé et l’économie est un grand espace sans frontières où il faut sans cesse s’adapter pour survivre. C’est pourquoi, l’emploi à vie n’a plus de sens dans cette économie de marché.

    La mondialisation impose un rythme à l’entreprise qui la pousse à s’adapter en permanence. C’est pourquoi le législateur doit être formé à la question économique pour mieux en saisir les enjeux et permettre ainsi aux entreprises de s’adapter. Qu’on le veuille ou non, la notion de contrat de travail évolue. La flexibilité n’est plus un débat, mais bien une exigence pour le service de l’entreprise. Pour autant, cette flexibilité ne peut et ne doit se faire en précarisant les salariés. D’ou la nécessité absolue d’imaginer notre fléxicurité.

    Nos défis, quels sont-ils ?

    Imaginer le travail de demain, changer le rapport au travail pour les salariés, avoir une vision nouvelle de l’entrepreneuriat et de l’entreprise, accepter le rôle fondamental des partenaires sociaux, ne plus former des compétences ou des filières dont notre pays n’a plus besoin, voilà nos véritables défis pour les années à venir.

    Faire prendre conscience aux opérateurs économiques, la place qu’ils doivent occuper et le rôle qu’ils doivent assumer dans la l’intégration, la formation et l’accompagnement des jeunes diplômés en particulier.

    Accepter l’idée que le système d’éducation ne peut fournir des individus expérimentés d’ou la nécessité de contribuer aux développements de leurs compétences au début de leur carrière professionnelle.

    «Tous pour l’emploi», c’est contribuer là où nous sommes, avec nos moyens, à dire NON au chômage et à la précarité, et OUI pour une dignité qui permette à une frange de la population de rester debout.

    Cette contribution sur les pistes qui pourraient nous aider à créer des emplois durables a pour objet d’ouvrir un débat, d’inventer d’autres voies. Loin de se vouloir technique, elle est d’abord le fruit d’un benchmarking, d’expériences et de travail sur le terrain de la commission Emploi et relations sociales de la CGEM qui ose et qui innove. Merci au sous-groupe qui a travaillé sur ce projet.

    Projetons-nous dans l’avenir, notre seul ennemi est le chômage. Sachons alors nous mobiliser et donner une dimension nouvelle au mot patriotisme.

    Jamal BELAHRACH

    Président de la Commission Emploi et Relations Sociales

    Les indicateurs du chômage au second trimestre 2010

    (source HCP Maroc)

    État des lieux

    • Inadéquation entre la demande des entreprises en compétences et l’offre en matière de formation du système éducatif.
    • Peu d’implication des entreprises dans la dynamique de création d’emploi, en particulier des jeunes diplômés.
    • Inefficience de l’intermédiation.
    • Faiblesse des aides à l’emploi.
    • Fiscalité des salaires élevée entraînant un niveau de l’encadrement très faible.
    • Absence de dynamique de formation au sein des entreprises pour développer l’employabilité des salariés.
    • Flexibilité insuffisante du Code du Travail.

    Les préalables pour une lutte efficace contre le chômage

    • Reconnaissance nationale du rôle et de la mission de l’entreprise comme moteur principal de la croissance et de la création de l’emploi
    • Acceptation formelle et respect par les opérateurs économiques du principe de la non-précarité des salariés dans le développement de l’entreprise.
    • Acceptation de la flexibilité comme outil de management nécessaire pour le développement de l’emploi et de l’entreprise par l’État, l’administration et les partenaires sociaux
    • L’entreprise doit assumer son rôle formateur
    • L’emploi doit être au cœur du dialogue social entre les entreprises et les partenaires sociaux
    • L’employabilité des salariés, élément essentiel de la lutte contre le chômage.
    • Le civisme économique doit être un état d’esprit permanent.
    • L’adaptabilité du Code du Travail en fonction de l’évolution de l’économie.

    Les axes de réflexion

    • Créer de nouveaux contrats pour aider les entreprises privées à recruter.
    • Repenser l’intermédiation pour fluidifier le marché du travail.
    • Flexibiliser le marché de l’emploi en privatisant le placement des chômeurs.
    • Développer l’accès à la formation pour tous.
    • Alléger la fiscalité des salaires pour les jeunes diplômés
    • Adapter l’éducation et la formation aux besoins de l’entreprise.
    • Développer les formations courtes (bac +2) et en alternance pour plus de compétitivité.

    Les objectifs

    • Mobiliser l’ensemble des forces vives pour créer, développer l’emploi durable et l’accès à la vie active.
    • Positionner l’entreprise comme le véritable créateur de richesse et d’emploi.
    • Sensibiliser les partenaires sociaux, les législateurs et l’administration à la question économique et au fonctionnement de l’entreprise en créant de nouveaux dispositifs.

    Les 20 propositions pour développer l’emploi

    Mesure contenu
    Création d’un contrat d’intégration professionnelle (CIP) avec période d’essai de 3 mois renouvelables
    Cible : bac + 3 et plus

    Réduction de l’IS de 50 % du cout annuel total du salarié Droits sociaux intégrales y compris la CIMR Durée 24 mois
    Création d’un contrat Première expérience (CPE) en CDD avec période d’essai de 6 mois
    Cible : Niveau bac , bac et Bac + 2


    Salaire > SMIG Durée max de 24 mois Réduction forfaitaire de l’IS de 15 000 dhs par an par jeune diplômé Droits sociaux intégrales y compris la CIMR Prime formation de l’état 20% du temps de travail doit être dédié à la formation au moins Nomination obligatoire d’un tuteur au sein de l’entreprise
    Repositionnement du contrat ANAPEC dans sa forme actuelle
    Donner un véritable statut aux salariés et ne pas les considérer comme des stagiaires
    Rendre le stage en entreprise obligatoire lors du cursus scolaire et universitaire (étudiants et professeurs) Minimum de 25 % du temps de la scolarité
    Contrat d’insertion de personnes en situation d’ handicap (CSH). Réduction de l’IS de 70 % du cout annuel total du salarié Droit sociaux intégrales y compris la CIMR Subvention pour tout investissement liée à l’adaptation des postes de travail
    Créer un observatoire de l’éducation, de l’emploi, de l’employabilité et de l’entrepreneurship
    Piloter, suivre l’évolution des besoins et faire des propositions pour favoriser la création de l’emploi Etre force de propositions officielle dans les programmes universitaires et ou scolaire
    Création du contrat de développement de l’exportation (CDE) Réduction de la CNSS à un tx de 10 % Droit sociaux intégrales y compris la CIMR
    Réduire le tx de CNSS de 20 % à 15 % Taux de 15 % pour élargir l’assiette et permettre aux entreprises de créer des postes de travails.
    Transférer la charge sociale sur la TVA sociale car assiette de cotisants vers les consommateurs
    Mieux développer l’orientation des élèves et des étudiants en fonction des besoins du marché du travail

    Développer la formation en alternance.
    Dans toutes les filières techniques, gestion et commerciales Impliquer l’entreprise dans les programmes de formation
    Développer les formations courtes (bac + 2) dans les filières techniques, gestion et commerciales.
    Développer la culture de l’entreprise et de l’entreprenariat pendant la scolarité
    Inciter les chefs d’entreprise ou les cadres à enseigner dans les écoles
    Établir une charte d’engagement des entreprises.
    Permettre aux demandeurs d’emploi d’accéder aux formations qualifiantes grâce aux chèques formation.
    Créer des chèques formation pour les entreprises
    Mettre en place les crédits d’impôt formation
    Créer le congé individuel de formation.
    Financer les bilans de compétences pour les réorientations professionnelles.

    Conclusion

    A l’heure ou la crise nous a fait perdre 30 millions d’emplois dans le monde et mis plus de 210 millions de personnes au chômage, nous concentrer sur la création d’emploi devient une priorité pour notre pays. Pour absorber les futures arrivants sur le marché du travail dans le monde, plus de 440 millions d’emplois devront être crées.

    Notre taux de chômage national ne doit pas être un leurre et nous faire oublier la gravité de la situation en matière d’emploi. Plus de 18 % de nos jeunes diplômés sont au chômage et cela n’est pas acceptable.

    Tous pour l’emploi, c’est l’urgence de passer d’une vision idéologique à une vision pragmatique de l’économie de marché…

    La CGEM se veut être un véritable acteur proactif qui ose et qui innove sur toutes les questions centrales qui concourent à la compétitivité de l’entreprise, au développement d’une croissance durable et installer une image de l’entreprise responsable et patriote.

    Ces 20 propositions sont la base d’un débat que nous voulons constructifs dont le seul dessein est d’accompagner le projet sociétal d’un Maroc nouveau où nos entreprises sont compétitives, où notre marché est attractif pour les investisseurs et où nous créons de la richesse pour permettre à chacun doit avoir sa place.