Étiquette : épidémie

  • L’avenir de l’Algérie est entre les mains de ses enfants

    Coronavirus : La vague emportera tout sur son passage

    La sixième puissance de la planète est entrée en confinement total. Emmanuel Macron sera le premier président de la cinquième République à prendre des mesures de restriction des libertés individuelles et collectives.

    Après, l’Italie et très bientôt l’Espagne, la France entre dans une zone inconnue où la démocratie n’aura certainement pas droit de cité. Cette réaction, que les observateurs ne qualifient pas de disproportionnée, vient confirmer l’urgence de la situation que traverse la planète.

    C’est en effet, sans précédent dans l’histoire de l’humanité qu’une pandémie mondiale qui provoque le confinement de pays entiers et la mise en berne de tous les principes démocratiques, n’était envisagée que dans les films d’anticipation. Personne n’imaginait un seul instant que la communauté internationale puisse en arriver à cet extrême. Il faut dire, au passage, que la pandémie est loin de connaître un reflux.

    D’autres pays de même importance, voire plus puissantes que la France en arriveront à prendre des décisions radicales dans l’espoir de contenir la progression du virus. Ce dernier qui met à mal tous les systèmes de santé des pays où il s’est déclaré, est en passe de provoquer un effondrement économique mondial.

    C’est dire qu’en cas d’échec, des mesures « anti-démocratiques » prises par l’Italie et la France, ainsi que d’autres pays dans un futur proche, c’est la grande question de la subsistance qui sera durement posée. Cela amènera les Etats à prendre des mesures plus dures et étalées dans le temps.

    Les sociétés mis sous des conditions aussi difficiles sauront-elles garder leur patience ? Ne verrons-nous pas des situations de passe droits, de signes de graves injustices, de favoritisme au profit de classe sociale ? En d’autres termes, l’humanité ne risque-t-elle pas de faire un saut dans le passé et connaître une régression historique ? Toutes ces questions que des scénaristes avaient imaginées ont toutes les chances de se produire en ce 21e siècle.

    Et l’Algérie dans tout cela, diriez-vous. Elle n’échappera pas à la vague qui est en passe de balayer tout sur son passage. Mais il reste une chance inouïe pour le pays d’éviter le cataclysme. Si chaque citoyen prend sur lui de réduire ses déplacements et veille à sa santé et à celle de ses proches, la vague n’emportera pas la Nation. C’est dire que l’avenir de l’Algérie est entre les mains de ses enfants.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 16 mars 2020

    Tags : Algérie, France, coronavirus, pandémie, épidémie,

  • Au Maroc, le coronavirus ne peut plus être stoppé, mais on peut encore sauver des vies

    Par Youssef Oulhote, docteur en épidémiologie et biostatistique, enseignant-chercheur à l’Université du Massachusetts et à l’École de Santé Publique de l’Université de Harvard (USA)
    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’épidémie du Covid-19 est maintenant une pandémie. A l’heure où ces lignes sont écrites, plus de 138 000 cas et plus de 5 000 décès ont déjà été enregistrés dans 131 pays. Au Maroc, 7 cas ont été déclarés jusqu’à présent. Il est fort probable que le nombre réel de cas soit 10 à 100 fois supérieur, vu que le nombre de cas détectés reflète davantage le nombre de tests effectués par les pouvoirs publics que la réalité de la transmission sur le terrain. Ce qui est certain, c’est qu’il y a déjà des transmissions communautaires, et que le nombre de cas va exploser dans les semaines à venir. L’objectif n’est plus de contenir le virus, mais de retarder sa transmission.
    Pourquoi le Covid-19 est beaucoup plus dangereux que la grippe saisonnière ?
    Le Coronavirus ou SARS-CoV-2 est un danger imminent pour le Maroc et son système de santé déjà fragile. Beaucoup de gens comparent ce virus à la grippe. Cependant, il faut retenir que le nombre de cas de grippe est réparti sur une période de huit mois ou plus, alors que les cas de Covid-19 augmentent de façon exponentielle au cours de quelques semaines, comme on l’observe actuellement.
    On doit donc s’attendre à des dizaines de milliers de cas au Maroc dans les semaines à venir. Les projections les plus pessimistes indiquent que la maladie pourrait se transmettre à plus de la moitié de la population si des mesures préventives sérieuses ne sont pas prises immédiatement. Ces chiffres ne sont pas exagérés, et sont basés sur un taux de reproduction de base « R_0 » de 2 à 3. Autrement dit, l’hypothèse est que chaque personne infectée transmettrait le virus à 2 ou 3 autres personnes en moyenne, contre 1.3 pour la grippe. Dans une telle configuration, le nombre de cas devrait doubler tous les 2 à 3 jours. Autre fait inquiétant, la période d’incubation du virus est d’à peu près 5 jours en moyenne, mais peut varier largement de 2 à 14 jours, avec une période de latence (durant laquelle le malade ne présente aucun symptôme) d’environ 2 à 4 jours. Cela signifie que durant deux à trois jours, le malade peut être asymptomatique mais transmet quand même le virus. C’est une différence importante avec la grippe saisonnière, qui explique en partie le défi supplémentaire posé aux pouvoirs publics.

    Enfin, le Covid-19 pose un défi sérieux dans la mesure où près de 10 à 20% des personnes infectées devront être hospitalisées, selon les derniers chiffres venus de Chine et Italie. Une partie non négligeable aura besoin de soins intensifs. Il est important de souligner qu’entre 60% et 80% des personnes infectées auront des symptômes comparables à ceux de la grippe et ne nécessiteront pas d’hospitalisation.

    Tags : Maroc, coronavirus, pandémie, épidémie, contagion, infection, 
  • LE VIRUS ET LE VIDE AFRICAIN

    par Abdou BENABBOU

    Le mot est lancé : pandémie ! Malgré les timides déclarations rassurantes de l’Organisation mondiale de la santé, la lame du coronavirus continue d’avancer à travers le globe emportant des milliers de morts. La comptabilité morbide s’amplifie et ne semble pas près de s’arrêter. Le phénomène non encore éclairci n’offre plus à la majorité des Etats que le palliatif des recommandations et les oblige à ériger une variété de remparts dans une apparente similitude avec les démêlés des temps très anciens quand la peste ou la grippe espagnole avaient sévi.

    Tous les continents sont touchés par ce curieux tsunami d’un nouveau genre auquel personne ne s’attendait et curieusement seule l’Afrique semble épargnée par cette vague maléfique. Le seul et unique cas de contamination annoncé est égyptien. On a du mal à confirmer que le continent africain a bénéficié de la grâce des dieux pour être épargné et comprendre comment une des plus vastes régions du monde, sans doute la plus faible et la plus vulnérable, a pu être mise à l’abri d’une catastrophe planétaire.

    De rares semblants d’hôpitaux, un désert de médecins et d’infirmiers et des moyens de surveillance et de contrôle de la circulation des personnes dérisoires prédisposaient un continent très en retard à la déferlante biologique actuelle. L’absence flagrante de structures sanitaires, le vide total de praticiens médicaux renvoyaient en toute logique à penser que les Africains seraient les premiers à être touchés.

    S’il faut s’en féliciter bien que le virus n’a pas encore dit son dernier mot, il est permis aussi de tenir compte de deux paramètres importants. D’abord faute de moyens conséquents et à cause des ravages de la misère, la culture africaine privilégie l’arme de la fatalité. Elle étouffe et ralentit ensuite la communication permettant aux dirigeants l’art du mensonge et de la dissimulation pour éviter la panique au sein de leurs populations déjà grandement perturbées.

    Le seul gain de la parade providentielle est celui d’avoir pour le moment soustrait aux différentes extrêmes droites du grain à moudre pour amplifier leur haine de l’étranger et particulièrement celle de l’Africain.

    Le Quotidien d’Oran, 26 fév 2020

    Tags : Virus, coronavirus, Afrique, épidémie, pandémie,

  • Maroc : premier cas de coronavirus dans un restaurant chinois à Fès (vidéo)

    Selon une vidéo diffusée par le journaliste Mohamed Erradi Ellili, un premier cas du coronavirus a été détecté dans un restaurant chinois à Fès. Un des employés chinois du restaurant qui vient de rentrer de la Chine est décédé suite à sa contamination par le coronavirus.

    Dans la vidéo, vous pouvez voir les images du restaurant concerné ainsi que les sons de l’ambulance qui arrive sur le lieu pour évacuer la victime et prendre les mesures nécessaires. On voit aussi des citoyens qui passent avec un masque sur le visage.

    Entre vents et marées, les autorités de la ville ont reçu l’ordre de la discrétion pour éviter de semer une ambiance de panique qui pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’économie, notamment le secteur du tourisme, principale source des finances de l’État.

    Faute de moyens matériels, une épidémie de coronavirus serait fatal pour l’Etat marocain dont les indicateurs économiques ne tombent pas du rouge.

    Tags : Maroc, coronavirus, épidémie, restaurant chinois, Fès,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=8e2ah6DCoIk&w=560&h=315]
  • En République démocratique du Congo (RDC), la riposte à Ebola bute sur l’insécurité et le manque de financement (ONU)

    Dimanche, le premier cas d’Ebola a été confirmé à Goma, une ville d’environ un million de personnes située au sud de l’épicentre de l’épidémie
    NEW YORK, États-Unis d’Amérique, 16 juillet 2019/ — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) convoquera prochainement son Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI) sur la maladie à virus Ébola en République démocratique du Congo (RDC). Il s’agira pour ces experts de déterminer à nouveau si cette épidémie persistante doit être déclarée comme une urgence mondiale après la confirmation d’un cas à Goma.

    Près d’un an après le début de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le nombre de nouveaux cas a atteint des niveaux préoccupants, ont alerté les Nations Unies.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) ont organisé lundi à Genève une réunion de haut niveau pour faire le point sur la réponse coordonnée à Ebola et mobiliser davantage de soutien aux efforts déployés par le gouvernement congolais pour vaincre cette maladie mortelle.

    Depuis août 2018, plus de 1.650 personnes sont décédées du virus, et environ 12 nouveaux cas sont signalés chaque jour.

    Dimanche, le premier cas d’Ebola a été confirmé à Goma, une ville d’environ un million de personnes située au sud de l’épicentre de l’épidémie. La personne malade est un homme arrivé par bus dimanche matin dans la capitale du Nord-Kivu, avec 18 autres passagers et le chauffeur, en provenance de Butembo, l’un des principaux foyers de la maladie dans la province.

    « Le malade a été ramené à Butembo pour qu’il soit pris en charge dans un centre de traitement d’Ebola. La vaccination a été lancée pour tous les contacts », a précisé le Dr. Oly Ilunga, Ministre de la santé de la RDC, présent à Genève. Devant les Etats membres réunis dans la ville suisse, M. Ilunga a indiqué que les autorités congolaises et l’OMS se sont préparées, depuis le début de l’épidémie, « à l’éventualité de cas positifs à Goma ».

    « L’identification du cas à Goma pourrait potentiellement changer la donne dans la lutte contre l’épidémie », a déclaré le Dr Tedros, le Directeur général de l’OMS.

    L’épidémie d’Ebola étant toujours limitée toujours au Nord-Kivu et de l’Ituri, deux provinces frontalières du Rwanda et de l’Ouganda pour la première et de l’Ouganda et du Soudan du Sud pour la seconde, la riposte est à un tournant critique. L’OMS estime que le risque de propagation au sein de ces provinces et vers les pays voisins de la RDC est très élevé.

    Face à une épidémie d’Ebola qualifiée par Kinshasa comme « la plus complexe de son histoire et même de santé publique au niveau mondial », le Dr. Tedros a affiché son optimisme et sa confiance dans les mesures de riposte mises en place. « Avec le gouvernement, nous pouvons et allons mettre fin à cette épidémie », a-t-il dit, se voulant rassurant : « Nous disposons de meilleurs outils de santé publique que jamais pour lutter contre le virus Ebola, notamment un vaccin efficace ».

    « Néanmoins, nous ne pouvons pas être trop prudents. J’ai donc décidé de convoquer à nouveau le comité d’urgence dès que possible pour évaluer la menace de ce développement et avoir des conseils en conséquence », a fait remarquer le chef de l’OMS.

    Le Ministre congolais de la santé a rappelé que la complexité de la riposte et les facteurs de risque de propagation de l’épidémie résident dans la densité et la grande mobilité de la population et un espace géographique concerné qui couvre 23 zones de santé répartis sur deux provinces.

    Mais la riposte à Ebola ne saurait être confinée à sa seule dimension technico-sanitaire, estime le chef de l’OMS. « Il faut que les attaques et autres perturbations de la réponse cessent », a souligné le Dr. Tedros. Depuis le début de l’année, l’opération de riposte à Ebola a subi 198 attaques qui ont fait sept morts et 58 blessés parmi le personnel de santé. Une contrainte sécuritaire qu’a reconnu le Dr. Ilunga : « Une partie de la riposte se déploie dans des zones d’opération militaire où opèrent des groupes armés et des milices communautaires ».

    « Nous avons besoin du soutien politique de toutes les parties et de l’engagement des communautés pour que les intervenants effectuent leur travail en toute sécurité et sans interruption. C’est le seul moyen d’empêcher le virus de continuer à se propager », a prévenu le chef de l’OMS.

    Les régions des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu touchées par le virus Ebola se caractérisent par des infrastructures médiocres ; par une instabilité politique et des conflits persistants impliquant de nombreux groupes armés et par la méfiance de la communauté à l’égard des autorités nationales et des étrangers.

    En mai, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a nommé l’Américain David Gressly au poste de Coordonnateur des interventions d’urgence des Nations Unies contre Ebola. M. Gressly, actuellement déployé dans les zones touchées par le virus, a pour mission de garantir l’efficacité de la riposte sur le plan sanitaire, sécuritaire et logistique, mais aussi en matière d’engagement politique et auprès des communautés afin de répondre aux préoccupations de ces dernières.

    Sans davantage de financement, éliminer Ebola ne sera pas possible (OCHA)

    A Genève, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, s’est également fait l’écho des propos optimistes du Dr. Tedros. « Aujourd’hui, les bailleurs de fonds et les intervenants ont exprimé leur confiance dans l’approche que nous adoptons actuellement », a déclaré M. Lowcock.

    Mais le chef d’OCHA a rappelé aux Etats membres une évidence : l’argent est le nerf de la guerre contre Ebola.

    « Si nous n’obtenons pas immédiatement davantage de ressources financières, il ne sera pas possible de mettre fin à l’épidémie », a prévenu M. Lowcock. « Chaque retard donne au virus l’occasion de se propager, ce qui a des conséquences désastreuses ».

    Le Secrétaire général adjoint a insisté pour que la communauté internationale fasse tout son possible pour éviter que l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC atteigne le niveau de celle qui a frappé l’Afrique de l’Ouest il y a cinq ans. Entre 2014 et 2016. Plus de 10.000 personnes au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée ont perdu la vie avant qu’une intervention d’un coût de plusieurs milliards de dollars mette fin à l’épidémie, a rappelé M. Lowcock.

    Distribué par APO Group pour United Nations (UN)

    Tags : République démocratique du Congo, RDC, ébola, épidémie,

  • La Police MONUSCO sensibilise les déplacés de Butembo sur la Maladie à virus Ebola

    La Task-Force Ebola UNPOL a usé du français et du Swahili pour parler des modes de transmission et l’importance du respect strict des mesures de préventions

    BUTEMBO, République Démocratique du Congo, 4 juillet 2019/ — L’équipe Task-Force Ebola et les Officiers de Police Individuels de la Composante Police (UNPOL) de Butembo ont mené, dans l’enceinte de la Cathédrale de Butembo, une séance de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola (MVE) au profit des déplacés de Beni, dans le Nord-Kivu.

    Ces derniers, environ 500 ménages victimes des groupes armés, mènent des activités sous l’encadrement de l’Association ‘Intégration Sociale pour la Promotion des Nécessiteux’ (ISPRON).

    UNPOL a jugé utile d’organiser cette séance de sensibilisation à leur profit afin de les informer sur les mesures à adopter pour se protéger contre la MVE.

    Plusieurs organisations humanitaires, notamment UNICEF, PAM y ont pris part sur invitation de la Composante Police.

    La Task-Force Ebola UNPOL a usé du français et du Swahili pour parler des modes de transmission et l’importance du respect strict des mesures de préventions édictées par les équipes médicales. L’Officier de Police Individuel Andrea Godwin LEGEMBO a saisi l’occasion pour expliquer, en swahili, les raisons de la présence des équipes des forces de sécurité auprès des équipes de la riposte.

    Les populations ont activement pris part à la séance de sensibilisation en posant de nombreuses questions sur la maladie à virus Ebola. Elles ont remercié la Composante Police pour cette belle initiative.

    Le curé de la paroisse et madame Masika Kahindo Marie Jeanne, Présidente d’ISPRON, leur ont emboités le pas en remerciant à leur tour les intervenants. Ils ont aussi profité de l’occasion pour inviter les acteurs humanitaires à venir en aide à ces populations nécessiteuses.

    A la fin de la séance, du matériel de prévention, composé de dispositif de lavage des mains et de savons, entre autres, a été distribué.

    Distribué par APO Group pour Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

    SOURCE

    Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO)

    Tags: MONUSCO, Ebola, épidémie, RDC, Congo,

  • République Démocratique du Congo, Ituri: des crises sans précédents frappent les populations

    Aujourd’hui, l’organisation médicale internationale, Médecins Sans Frontières (MSF), réitère donc son appel

    GENEVA, Suisse, 28 juin 2019/ — Dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), Médecins Sans Frontières (MSF) est témoin depuis plusieurs mois de multiples crises humanitaires qui laissent des centaines de milliers de personnes en besoin urgent d’assistance. Tout récemment, des milliers de Congolais ont été amenés à fuir face aux nouvelles violences qui frappent les territoires de Djugu, Mahagi et de l’Irumu. En dépit des appels répétés aux organisations d’aide internationale pour une plus grande mobilisation, la majorité des personnes déplacées n’a toujours pas accès aux biens et services de première nécessité. Aujourd’hui, l’organisation médicale internationale, MSF, réitère donc son appel.

    « Ce n’est malheureusement pas la première fois que les besoins humanitaires sont si importants dans le pays », explique le Dr Moussa Ousman, chef de mission MSF en RDC. « Mais une telle combinaison entre des violences provoquant des déplacements majeurs de populations, une épidémie d’Ebola et une autre de rougeole, c’est sans précédent. »

    Sur le terrain, les équipes doivent aujourd’hui répondre à plusieurs crises, devant faire face à des déplacements massifs de populations dus à la violence dans un contexte épidémique qui cumule rougeole, Ebola et taux de prévalence de paludisme extrêmement élevé. L’épidémie d’Ebola actuellement en cours ne montre aucun signe de ralentissement et la rougeole semble s’étendre dans la région.

    Les violences en Ituri sévissent depuis décembre 2017 et depuis plus de 18 mois, une grande partie de la population a besoin de manière urgente d’aide humanitaire. Depuis octobre 2018, MSF a mené trois enquêtes de mortalité dans les sites et les villages des zones de santé de Drodro, Nizi et Angumu. Toutes font état de taux de mortalité bien supérieurs aux seuils d’urgence.

    « Les enquêtes font apparaître que les gens meurent principalement de maladies évitables comme le paludisme, la rougeole ou les diarrhées », poursuit le Dr Ousman. « C’est très inquiétant. D’autant plus que pendant une épidémie d’Ebola, on n’a jamais pu jusqu’à présent mener de campagne de vaccination contre la rougeole. Cependant, avec le ministère de la Santé, nous réfléchissons à des stratégies et des moyens innovants pour mettre en œuvre des réponses adaptées. »

    MSF appuie les autorités sanitaires locales dans la dispense de soins médicaux et la réponse aux besoins indispensables à la survie de ces personnes : approvisionnement en eau potable, distribution de produits de première nécessité, douches et latrines dans les sites de Drodro, Nizi et Bunia où sont installés les personnes déplacées.

    La situation demande toutefois une mobilisation humanitaire médicale qui s’inscrive dans la durée, afin de venir en aide aux déplacés et faire face à l’épidémie de rougeole ainsi qu’au pic saisonnier de paludisme. Le nouveau pic de violence entre les communautés de juin 2019 a en outre provoqué des déplacements massifs de populations, majoritairement composées de femmes et d’enfants, augmentant ainsi considérablement les besoins.

    Face à la complexité de la situation, l’organisation médicale internationale MSF appelle à une mobilisation immédiate et consistante de l’assistance humanitaire, et qui s’inscrive dans la durée, afin non seulement d’éviter de nouvelles pertes humaines mais aussi d’offrir de meilleures conditions de vie à toutes ces personnes forcées de fuir.

    Distribué par APO Group pour Médecins sans frontières (MSF).

    Tags : RDC, République Démocratique du Congo, Ebola, crise, medecins sans frontières, épidémie,

  • RDC : manque de budget pour des enterrements sécurisés et dignes (ONU)

    Selon le site d’informations des Nations Unies, il ne resterait que deux semaines d’activités d’enterrement digne et sécurisé des personnes décédés par l’épidémie d’Ebola au Congo. Il y a un manque de 16 millions de dollars dans le financement de cette opération.

    Un partenaire de l’ONU, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prévient que les fonds dont elle dispose pour poursuivre des enterrements sécurisés et dignes ne couvrent encore que deux semaines, registrant un déficit de 16 millions de dollars et une augmentation des infections.

    Selon Le Monde, l’épidémie a laissé plus de 1100 morts, des centres de traitement de la maladie ont été attaqués et, l’ONU dénonce le « délire total » des rumeurs.

    Tags : Congo, RDC, Ebola, épidémie, enterrement,