Étiquette : espionnage

  • Los servicios secretos marroquíes campan a sus anchas en España

    El hombre era alto, llevaba una gabardina marrón y daba la impresión de ser originario de los Balcanes. Entró con paso firme, el 28 de enero, en la cafetería Vips de la madrileña Puerta de Alcalá, casi vacía a esa hora de la noche. Se plantó brevemente ante un televisor encendido. Después dio media vuelta y salió del establecimiento. Nos miró de reojo. Su comportamiento me pareció extraño, pero no le atribuí importancia.

    Tres semanas después supe cuál había sido su cometido en el Vips: fotografiarme a mí y a mi acompañante, el periodista marroquí Houssine el Majdoubi, mientras comíamos un pincho. Lo supe no porque lo haya investigado sino porque el diario digital marroquí Le 360 publicó nuestras fotos en su web junto con un artículo sobre la « conspiración » que tramábamos con un familiar del rey.

    Algunos medios de comunicación independientes marroquíes aseguran que Le 360 es, a través de personas interpuestas, propiedad de Mounir Majidi, secretario particular del rey Mohamed VI de Marruecos y administrador de la fortuna real.

    Le 360 no explica cómo obtuvo esas instantáneas, pero es fácil imaginarse que se las proporcionó alguno de los servicios secretos marroquíes. Para llegar al Vips sus agentes tuvieron que hacer un seguimiento por las calles madrileñas de al menos uno de los dos periodistas que allí se habían dado cita. La toma de esas fotos es una prueba más de que los espías marroquíes campan a sus anchas en España y no solo cuando se trata de perseguir a terroristas.

    La publicación de esas fotos auténticas, junto con un fotomontaje que encabeza el artículo, es además reveladora de la obsesión de Mohamed VI con su primo hermano Moulay Hicham, y de las relaciones que éste mantiene con periodistas, académicos etcétera. Apodado el príncipe rojo, el primo es conocido por sus críticas al autoritarismo del régimen marroquí.

    En esos últimos días de enero Moulay Hicham, también algo obcecado con su primo Mohamed VI, estuvo en Madrid para presentar la edición española de su autobiografía Diario de un príncipe desterrado editada Planeta. A él también le siguieron, le hicieron fotos a hurtadillas en la Plaza Mayor etcétera.

    Con marroquíes carentes de sangre azul, los agentes de Rabat tienen menos miramientos. « En suelo español [en el puerto de Algeciras, el 1 de noviembre de 2010] hombres marroquíes de paisano me dieron el alto, emplearon la violencia y me arrastraron a la fuerza hasta la bodega del ferry que regresaba a Marruecos », escribió el cocinero franco-marroquí Mostafa el Naim al presidente François Hollande en 2013, tras pasar dos años detrás de los barrotes en Marruecos.

    ¿No conoce fronteras la policía secreta marroquí?, se preguntó en un titular el diario digital francés Slate Afrique. Aludía a la Dirección General de Supervisión del Territorio (DGST), la policía de paisano encargada de la lucha antiterrorista. Con el respaldo de los abogados de la Asociación de Cristianos por la Abolición de la Tortura, El Naim puso el año pasado, en París, una denuncia por torturas contra Abdelatif Hamouchi, director de la DGST, que un magistrado instructor francés está investigando. Esa denuncia y otras dos fueron, hace un año, las causantes de la crisis entre Rabat y París.

    Abdelilah Issou, un ex teniente del Ejército marroquí exiliado en España, también asegura en su libro Memorias de un soldado marroquí, publicado en París el año pasado, que el 12 de agosto de 2010 varios compatriotas suyos intentaron secuestrarle en la puerta de su casa, en Madrid, cuando regresaba de hacer deporte. A diferencia de lo sucedido en Algeciras fracasaron.

    Ignacio Cembrero

    Fuente: Orilla Sur

    Tags : Marruecos, España, servicios secretos, espionnage, DGED, DGEST, Abdelilah Issou, Moulay Hicham,

  • Italie : Les résultats de l’autopsie d’Imane Fadil dans un mois

    Comment Imane Fadil est-il vraiment mort ?

    Le mystère de la mort du modèle marocain Imane Fadil continue. Mais on ne peut exclure qu’elle soit morte de causes naturelles. En arrière-plan, une incroyable histoire d’espionnage….

    Aucune substance radioactive dans le corps d’Imane Fadil, le témoin décédé à l’âge de 34 ans, à Humanitas à Rozzano le 1er mars dernier. C’est ce que révèlent les tests effectués par des experts, qui ont analysé le foie et les reins, qui n’ont pas encore été confirmés par l’Enea. Mais comment le modèle marocain est-il mort alors ?

    Imane Fadil, avec Chiara Danese et Ambra Battilana, avait été un témoin clé de l’accusation au procès Ruby, en particulier elle avait été partie civile au Ruby bis, un procès contre Emilio Fede, Nicole Minetti et Lele Mora. Là, elle avait raconté une version complètement différente des dîners élégants d’Arcore, dans la résidence de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Il a également fait des déclarations plutôt surréalistes aux journaux, tels que ceux selon lesquels Arcore cacherait une secte démoniaque ou le fait qu’il se sentait protégé parce qu’il descendait d’un saint.

    LA MORT

    Elle aurait dû également témoigner au procès Ruby ter, mais le 29 janvier, elle a été admise à Humanitas à Rozzano, où elle est morte après un mois d’agonie. Elle a dit à son frère et à son avocat qu’elle avait été empoisonnée.

    HYPOTHÈSE DE RADIOACTIVITÉ

    La forte concentration de cinq métaux dans son sang avait conduit à l’hypothèse qu’elle avait même été empoisonnée par des substances radioactives. Un détail troublant, qui rappelle ce qui est arrivé à Alexandr Litvinenko, l’ancien agent secret russe assassiné au polonium 210, mais l’analyse des experts de la Harpe et de l’Institut de physique de l’Etat de Milan l’avait alors exclu. Pour écarter définitivement l’hypothèse suggestive, il ne manque plus que la confirmation de l’Énée de Rome.

    AUTOPSIE

    L’autopsie permettra de déterminer si le modèle a été empoisonnée d’une autre manière ou si elle est morte de causes naturelles, à cause d’une maladie rare, une circonstance que les enquêteurs n’ont jamais écartée. La famille d’Imane a deux nouveaux avocats, Mirko Mazzali et Nicola Quatrano, qui sont arrivés après la démission de l’avocat Paolo Sevesi. Mazzali lui-même a dit que la famille « n’a pas de thèses pré-constituées, veut connaître la vérité et s’appuie sur le travail de la magistrature, le pm qui font un excellent travail. Et il a nommé comme consultant pour les examens d’autopsie le coroner Michelangelo Casali.

    LA SPY STORY

    Pendant ce temps, le ministère public a décidé d’écouter Souad Sbai, 58 ans, journaliste d’origine marocaine et ancien député du PDL, actuellement président de l’Association des femmes marocaines en Italie, qui, parlant avec Repubblica, avait raconté une histoire incroyable : « Imane Fedil en savait tellement. Elle a probablement décidé de prendre du recul. Et ils l’ont tuée. Je sais que, comme beaucoup d’autres belles filles, elle fréquentait beaucoup notre ambassade. C’est là, dans le cercle de la haute diplomatie, qu’il faut aller chercher. La raison ? « Il y a des responsabilités qui doivent être recherchées dans l’environnement de la haute diplomatie marocaine avec laquelle Imane a travaillé. Je suis ces histoires depuis 2010. Beaucoup de belles Marocaines, comme Ruby, comme elle, sont arrivées en Italie ces dernières années et il est facile d’imaginer quoi faire. Réunions, films, chantage. Ce n’est pas seulement arrivé à Berlusconi ».

    LES CRISTAUX ET LES ACIDES

    Et il ajoute qu’au Maroc « ce n’est pas nouveau, ça arrive souvent. Ces gens n’ont pas de scrupules. Ils vous tuent avec très peu, ils vous font boire quelque chose qui contient une substance particulière, une sorte de mercure, un cristal d’acide, inodore, qui vous empoisonne. On dirait une maladie qui détruit vos organes et vous tue. Je demande à la justice italienne ainsi qu’au roi du Maroc de le dire clairement.

    LA SYRIENNE ET LE CHEIKH

    Si les autorités marocaines ont annoncé un procès, les enquêteurs, selon Repubblica, observent également la position de Saeed Ghanaymi, le Syrien qui avait fourni à Imane, lors des élégants dîners, trois cartes téléphoniques au nom d’une personne inexistante et qui est actuellement directeur d’une entreprise sidérurgique à Bergame. Enfin, l’équipe mobile suivrait les traces d’un cheikh générique des Emirats avec lequel Imane avait une relation et que la femme avait visité au moins une fois au cours des deux dernières années. Tous les morceaux qui seront couverts au moins jusqu’à ce que nous sachions avec certitude comment Imane est mort. Le résultat de l’autopsie devra attendre au moins un mois.

    Source: Fronte Del Blog

    Tags : Italie, Imande Fadil, prostitution, espionnage, empoisonnement, Berlusconi, ambassade du Maroc à Rome,

  • Maroc : Les robots de Sa Majesté investissent Twitter

    Depuis quelques jours une armée de «robots» inonde le réseau social de messages automatiques relayant la communication officielle sur le Danielgate. Impossible de savoir qui exactement est derrière. L’objectif de ces robots est d’empêcher la circulation de l’information.

    Ils n’ont pas d’amis, personne ne les suit mais ils s’en fichent. Leur tâche consiste à envoyer des messages sur Twitter, en moyenne six par minute, à intervalles pré-définis. Ils, ce sont les «Twitter bots», des comptes automatiques créés sur le réseau social.

    Ces «robots» sont généralement utilisés à des fins publicitaires mais servent également à défendre des intérêts politiques en «noyant» dans un flot de messages ineptes et/ou répétitifs les informations que leurs créateurs ne souhaitent pas voir circuler.

    Des «bots» qui inondent le réseau social de messages pro-régime ont ainsi été répertoriés en Syrie et au Barhein depuis 2011. Il est impossible de savoir qui exactement se cache derrière ces bots : services gouvernementaux, agences de relations publiques, particuliers rémunérés ou non. La création de bots ne coûte rien et nécessite seulement quelques connaissances techniques.

    «Les bots du Makhzen»

    Au Maroc aussi ces comptes robots, appelés souvent «oeufs» en raison de l’image de profil attribuée par défaut sur Twitter, ont fait leur apparition en 2011 et interviennent régulièrement sur les sujets liés au Sahara, au mouvement du 20 février ou plus surprenant comme il y a quelques mois lorsque le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, a attaqué Ahmed Reda Benchemsi et Le Monde en justice pour diffamation.

    Mais ce qui se passe depuis quelques jours sur Twitter est sans précédent selon les internautes marocains consultés par Lakome. Les principaux «hashtag» (mot-clés) utilisés par les internautes marocains pour s’exprimer sur le DanielGate, et qui permettent aux 200 millions d’utilisateurs actifs de Twitter à travers le monde de suivre le sujet en direct, a été littéralement envahi par les bots.

    Leurs messages publiés ces derniers jours sont de trois types. Il s’agit d’abord de défendre l’image du roi Mohammed VI et sa gestion du DanielGate :

    Le deuxième «message» véhiculé par ces bots semble être destiné à minimiser la manifestation qui a eu lieu mardi à Casablanca pour dénoncer l’octroi de la grâce royale au pédophile Daniel Galvan :

    Enfin, un troisième message, publié quelques jours plus tôt, s’en prend directement au ministère de la Justice, dirigé par le PJDiste Mustafa Ramid, à propos de son communiqué publié vendredi dernier et dans lequel il renvoyait la responsabilité de la grâce au cabinet royal :

    La chasse aux spams sur la Twittoma

    Comment savoir si la cinquantaine de robots détectés à ce jour par les internautes marocains sont vraiment des bots ? Outre le fait de n’avoir aucun ami (et parfois de n’avoir même pas de nom, comme le profil «Test compte»), ces comptes automatiques utilisent une technique simple pour échapper aux radars de Twitter, qui considère leurs messages comme des spams et supprime en principe les comptes de leurs auteurs.

    L’astuce pour les créateurs de robots consiste à programmer le compte de telle sorte qu’il va poster le même message des centaines de fois mais en laissant à chaque fois un intervalle différent entre deux lettres – et ce afin que Twitter ne puisse pas détecter la répétition du message. Voici un exemple :

    Il suffit cependant qu’un certain nombre d’utilisateurs dénoncent ces comptes («report as spam») pour que Twitter intervienne et supprime le compte en question. C’est justement ce à quoi ce sont attelés certains internautes marocains ces derniers jours, bien que de nouveaux comptes bots sont crées au fur et à mesure pour remplacer les comptes supprimés :

    Quel est l’impact réel de ces robots ?

    Les messages distillés à longueur de journées par ces robots ne semblent toutefois pas avoir d’impact en terme d’influence sur l’opinion publique. «Ce serait même plutôt contre-productif. La crédibilité de la personne qui poste un tweet est importante», explique Marouane Harmach, membre actif de la Twittoma et professionnel des médias sociaux. «En ce qui concerne le flood [le fait de vouloir « noyer » des informations], et cela semble être l’objectif de ces bots, c’est gênant mais pas bloquant depuis que les utilisateurs ont commencé à les signaler comme spams», ajoute-il.

    Au final, l’opération «DanielGate» de ces bots est tournée en ridicule par la Twittoma, bien que certains utilisateurs comme Afrinomad espèrent qu’aucun moyen public n’a été engagé pour une «aussi mauvaise propagande»…

    Lakome, 8 août 2013

    Tags: Maroc, Twitter, twittoma, robots, bots, espionnage, spams,

  • Maroc : « Mohamed VI a confiné sa mère pour avoir eu un amant » (Hicham Bouchti)

    UN ESPION MAROCAIN PARLE DE LA «GUERRE SALLE» CONTRE LES ISLAMISTES

    RABAT.- « Quand ils n’ont pas un nom de guerre, les agents secrets marocains se font appeler entre eux-mêmes Haj ou Cherif. () Les cireurs de chaussures qui portent une malle bleue travaillent pour nous et le Maroc construit la plus grande académie militaire d’Afrique à Guercif [sud du pays] « .

    Celui qui verse ces informations prétend avoir travaillé dans un service d’espionnage du royaume alaouite. « Je n’étais pas un James Bond, mais j’ai fait et vu des choses moralement inacceptables. » Pour qu’il n’y ait aucun doute sur son identité ou son travail précédent, il accepte de révéler son nom et son nom de famille et de se les laisser photographier.

    Son nom est Hicham Bouchti, il était secrétaire à l’éEat-Major des Forces Auxiliaires, une force paramilitaire avec des commandements militaires qui dépendent du Ministère de l’Intérieur. Homme confiant de ses supérieurs, Bouchti avait accès à de nombreuses informations réservées: mouvements de troupes, points de dépôts d’armes et déplacements du roi Mohamed VI.

    Bien que, de toute évidence, cela ne soit pas prévu dans son règlement, l’une des tâches principales de ces forces est la surveillance discrète des militaires. Une des tâches de Bouchti était précisément la collecte et le traitement des rapports des bureaux provinciales.

    Un jour, l’un de ses chefs lui a murmuré dans un couloir que Mohamed VI avait subi une « tentative d’assassinat » à Ifrane, une station de ski très convoitée. « J’avais des doutes, mais quand il m’a remis la copie du mandat de quatre mois d’arrêstation à l’Académie de police de Kenitra pour l’un des gardes du corps du roi, j’ai su que quelque chose s’était passé. »

    La note faisait état de la punition du garde du corps, un certain Jaidi, « pour négligence grave ». Un autre jour, Bouchti a découvert un document confidentiel selon lequel Latifa, veuve de Hassan II et mère du monarque actuel, aurait été confinée sous la survrillance de la DGED (Direction générale des études et de la documentation, services secrets extérieurs) dans la résidence royale de Skhirate. Le souverain y punissait ainsi sa mère parce qu’elle poursuivait une relation sentimentale avec l’ancien garde du corps de son père Mohamed Mediouri.

    En 2001, ses supérieurs hiérarchiques prêtent Bouchti au Deuxième Bureau (un des services de renseignement de l’armée), qui l’envoie à Oujda, sa ville natale. Sa mission: surveiller et rendre compte des mouvements fondamentalistes de ce bastion de l’islamisme radical. Le jeune espion réalisera rapidement que son travail n’est pas uniquement un travail de renseignement: une semaine après son arrivée à Oujda, une manifestation de solidarité islamiste massive avec le peuple palestinien organisée par la puissante association Al Adl Wal Ihsan (Justice et Bienfaisance) d’Abdesalam Yasín, a été violemment réprimé par les forces de l’ordre. Une équipe de la police secrète a attaqué une mosquée et malmené les fidèles et, humiliation suprême, a arraché les voiles des femmes. La nuit, un autre groupe d’agents a pris en assaut plusieurs maisons et emmené des prisonniers dans un lieu inconnu les dirigeants locaux de l’association islamiste.

    « Nous les avons conduit, les yeux bandés, dans un centre de détention secret appelé Mehalla », explique Bouchti montrant sur une carte de la ville d’Oujda l’emplacement exact de cette prison clandestine. Là, il assure avoir vu comment plusieurs collègues se jettaient à coups de pied sur un homme barbu et comment d’autres enfonçaient la tête d’un jeune homme dans un urinoir. Mais ce qui l’a dérangé le plus, c’est quand il voit ses collègues déshabiller une femme devant son mari. « Ils ont commencé à toucher ses parties intimes et ont menacé de la violer collectivement jusqu’à ce que le mari commence à hurler comme un fou. »

    Une nuit, Bouchti a directement dirigé un enlèvement. A la tête de deux agents, il a capturé un dirigeant islamiste en pleine rue. « Nous avons attendu jusqu’à ce qu’il quitte la mosquée Hamza, nous l’avons poussé dans une Renault 18, et l’avons remis, les yeux bandés, à un groupe d’agents de la DGST (police politique) qui sont venus le chercher. »

    Après sa mission à Oujda, l’espion est retourné à Rabat pour d’autres missions. La première l’a amené à infiltrer le groupe salafiste de Hassan Kettani, un jeune cheikh condamné, plus tard, à 20 ans de prison à la suite des attentats de Casablanca (2003). Hicham a informé ses chefs qu’une milice islamiste s’entraînait dans un camp situé dans la vaste forêt de Mamora, près de Rabat, dans le but de rejoindre un autre groupe salafiste, Abdeluahed Rafiki, alias Abou Hafs, que la justice a condamnée à 30 ans dans le même procès que Kettani.

    La vie d’espion de Hicham Bouchti aurait continue dans ces sentiers si ses chefs ne l’avaient pas accusé d’avoir falsifié des documents administratifs et envoyé devant le tribunal militaire qui l’a condamné à deux ans de prison ferme.

    L’ancien agent l’explique ainsi: « Ils voulaient me faire taire car ma position à l’Etat-Major m’avait permis de découvrir que mes supérieurs partageaient les avantages économiques résultant d’opérations commerciales fictives, de détournements, de falsification de données et de trafic de drogue. »

    Après sa libération, Hicham fut exilé à Oujda et, après avoir écrit des montagnes de lettres de protestation au roi, opta pour l’exil. Une nuit, il est arrivé à Melilla et de là, il s’est rendu dans un centre d’accueil à Alcobendas (Madrid) où il attend la réponse des autorités espagnoles pour sa demande d’asile politique.

    Ali Lmrabet

    El Mundo, 3 fév 2006

    Tags : Maroc, Hicham Bouchti, Forces Auxiliaires, Deuxième Bureau, espionnage, islamisme,

  • Maroc : Pourquoi tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri l’appellent « notre ami » ?

    Tous ceux qui ont côtoyé Yassine Mansouri n’osent pas mentionner son dans leurs corresponsances électroniques. Tout le monde préfère « notre ami ». Même des personnalités américaines qui ont été recrutés par Ahmed Charai l’appelaient « notre ami ». Ce dernier va encore plus loin et l’appelle « Sdi Yassine ».

    Yassine Mansouri est le directeur de la Direction Générale d’Etudes et Documentation (DGED), l’outil créé par le Maroc dans les années 1960 pour surveiller les dissidents installés à l’étranger. Depuis l’intrônisation de Mohammed VI, cet organisme s’occupe aussi de la politique intérieur, ainsi que des opérations de désinformation et intoxication.

    D’après les emails révélés par le hacker Chris Coleman, Tous ceux qui ont cotoyé Mansouri se prive de mentionner son nom dans leurs correspondances et préfèrent utiliser l’expression « notre ami » en allusion à sa personne. Est-ce par respect ou par crainte ?

    Abdelmalek Alaoui dont la boîte Global Intelligencer Partners a travaillé étroitement avec la DGED en vue de surveiller le champ médiatique lors des événements du dénommé Printemps Arabe, l’appelle ainsi. Même dans un email dont le destinataire n’est autre que sa mère Assia Bensalah Alaoui, l’ambassadeur itinérant du roi Mohammed VI.

    Source

  • Les espions de Sa Majesté le roi Mohammed VI

    Si les services de Sa Majesté la Reine Elisabeth II ont toujours été fascinants, ceux du roi du Maroc Mohammed VI ont été plutôt pitoyables. En raison de leur manque de professionnalisme, les espions de Mohammed VI sont vite reconnus, dénoncés et expulsés.

    Sous couvert de diplomates, ils agissent au sein de la communauté marocaine résidente en Europe en vue de guêter tout mouvement ou activité d’opposition au régime autocrate de la monarchie alaouite. Ce qui est vu par les autorités du pays d’accueil comme une immixtion dans leurs affaires internes.

    Ainsi, le gouvernement hollandais a procédé en 2008 à l’expulsion de deux fonctionnaires de l’ambassade du Maroc aux Pays Bas. Selon une dépêche publiée par Le Monde du 20/09/2008, « un fonctionnaire de police a été suspendu de ses fonctions à Rotterdam après avoir, apparemment, livré des informations confidentielles sur des personnes d’origine marocaine domiciliées aux Pays-Bas ».

    Selon des médias locaux néerlandais, d’autres fonctionnaires de police ont affirmé avoir été également approchés par les “services” marocains. C’est le cas de Fouad El Haji, ancien député et conseiller municipar à Rotterdam. Ce dernier a déclaré que « des parlementaires et des élus locaux sont régulièrement contactés dans le même sens et que certains auraient même accepté l’offre”.

    En Allemagne, Mohamed Baghdad, un germano-marocain de 56 ans a été arrêté et jugé à Berlin en février 2012 pour des actes d’espionnage contre la communauté sahraouie en Allemagne.

    En Espagne, les activités des agents de la DGED sont connues. En 2013, le CNI, le service de renseignement espagnol a expulsé Noureddin Ziani, un ressortissant marocain qui était utilisée par le parti nationaliste catalan CDC pour mobiliser la communauté marocaine en faveur de la cause indépendentiste de la région de Catalogne. Selon des déclarations du chef du CNI, Felix Roldan, Ziani est « un collaborateur important d’un service de renseignement étranger depuis 2000 » en allusion à la DGED marocaine.

    Dans le but de contrôler les mouvements des opposants marocains, la DGED a acquéri chez la société italienne Hacking Team et la néo-zélandaise Endace ainsi que de la française Amesys des logiciels d’espionnage qu’elle utilisera aussi pour espionner le Secrétariat de l’ONU, notamment dans la question du Sahara Occidental.

    L’accusation émane de l’ancien SG de l’ONU, Ban Ki-moon. Dans son rapport d’avril 2012, accuse le Maroc de compliquer la tâche de la MINURSO et de l’espionner. « Il semble également que la confidentialité des communications entre le quartier général de la Minurso et New York ait été compromise occasionnellement », signale le rapport.

    En effet, la DGED a déployé des gros moyens en vue d’attirer des soutiens au Maroc dans son objectif de coloniser définitivement le Sahara Occidental. Les opérations d’écoute des communications de la MINURSO étaient accompagnées d’une large campagne de lobbying aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Espagne et auprès des institutions onusiennes. Ainsi, l’ambassadeur Omar Hilale qui préside actuellement la représentation du Maroc auprès de l’ONU, a réussi à s’assurer les services du suédois Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au HCDH, ainsi que ceux de Sultan Athar Khan, directeur du cabinet du président du HCR, Antonio Guterres, l’actuel Secrétaire Général de l’ONU.

    Grâce aux révélations du lanceur d’alertes anonyme, Chris Coleman, de nombreux documents confidentiels du Secrétariat de l’ONU ont été dévoilés. Sa nature prouve que le Maroc avait bel et bien piraté les ordinateurs de l’ONU. Parmi ces documents, des compte-rendus des réunions du Secrétaire Général de l’ONU avec, entre autres, le président tchadien Idriss Déby Itno.

  • La DGED veut s’implanter à Nouadhibou par la création d’une association marocaine

    Selon cette note du 8 mars 2012 envoyée par le Consul Général du Maroc à Nouadhibou, le Maroc veut créer une « association des marocains résidants à Nouadhibou » qui donnerait une couverture aux activités illégales de la DGED marocaine.
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