Étiquette : France

  • Wikileaks : Le Maroc utilise les accords commerciaux avec la France pour attirer son soutien dans le conflit du Sahara Occidental

    Le premier câble de l’Ambassade des États-Unis cite un accord de 3 milliards d’Euros pour Sarkozy, comme la politique française sur le Sahara Occidental penche vers la position marocaine. Parmi les accords signés par Sarkozy il y a l’accord sur le nucléaire avec l’OCP, le pilleur marocain de phosphates. (Office Chérifien des Phosphates)

    « Lors de la visite, Sarkozy et son entourage ont conclu des accords commerciaux et ventes militaires, dont une frégate navale, pour presque 3 milliards d’euros, », remarque l’ambassade dans le document daté du 29 octobre 2007, en relation avec la visite de Sarkozy au Maroc. La lettre constitue le premier document de l’ambassade des États-Unis sur le Sahara Occidental révélé par le site Web controversé Wikileaks.

    La lettre mentionne spécifiquement l’accord signé par le groupe nucléaire français Areva et la Compagnie Nationale des Phosphates (OCP). L’accord consistait à extraire l’uranium du acide phosphorique marocain.

    L’OCP pratique l’extraction minière au Sahara Occidental occupé, en violation du droit international comme décrit dans l’opinion légal de l’ONU du 2002. La compagnie nationale OCP extrait du phosphate au Maroc et au Sahara Occidental.

    Au même temps, l’ambassade des États-Unis a remarqué que Sarkozy, à travers ses affirmations, avait agacé les représentants du peuple Sahraoui:

    « Les réflexions de Sarkozy sur le Sahara montrent comme la France se place vers la position marocaine et ont été accueillies comme telles par la plupart de journaux marocains, qui ont caractérisé les remarques du président comme une avanée de la politique française sur la question du Sahara. (nous comprenons que les dirigeants du Polisario aient protesté contre les réflexions de Sarkozy) », note l’ambassade des États-Unis à Rabat dans la première lettre confidentielle sur le Sahara Occidental publiée aujourd’hui sur Wikileaks.

    Le Maroc occupe illégalement le Sahara Occidental, prétendant qu’il fait partie de son propre territoire. Aucun pays au monde reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, une revendication qui a été rejetée de façon catégorique par la Cour Internationale de Justice en 1975.

    WSRW

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, France, TGV, LGV, Nicolas Sarkozy,

  • Maroc : Karim Bouzida, serait-il derrière la disparition de Le Soir Echos et Actuel?

    Paru pour la première fois en février 2009, Le Soir échos est repris en janvier 2010 par NextDayNews, représentée par Saâd A. Tazi.

    Le 30 août 2013, avec le numéro 1399, Le Soir Échos suspend sa parution. Officiellement, pour causes financières.

    Selon cette note confidentielle de Karim Bouzida, ses publications n’étaient pas conformes aux intérêts du Maroc, notamment ses écrits sur la France. Ceci pourrait être la raison derrière les autorités d’étouffer le magazine économiquement en lui privant sa part de publicité.

    Dans cette note révélée par le hacker Chris Coleman, Bouzida dénonce le caractère incendiaire des articles de ce média sur la France. C’ëtait au mois de mai 2010.

    Le magazine francophone Actuel était Édité par Logique Presse, filiale du holding 7 Médias fondé par Rachid Tlemçani (président-directeur général de H2Dev)2, ce magazine se voulait le porte-parole d’un Maroc moderne, dynamique et tolérant. Son slogan était « l’esprit ouvert ».

    Le premier numéro d’Actuel est paru le samedi 30 mai 20093 et le dernier le 5 janvier 20134. Sa cessation d’activité, annoncée par communiqué, a été ainsi expliquée : « [L]a fermeture du magazine est due à un contexte d’exploitation très difficile depuis trois ans. Les annonceurs achètent moins d’espaces publicitaires et la presse papier est remise en cause par le développement des médias sur Internet.

    Les deux magazines ont cessé leur publications presque à la même date et pour les mêmes raisons : la main du Makhzen dévoilée par cette note.

    Texte de la note

    Note d’information

    Traitement du sujet France par LE SOIR ECHOS et ACTUEL

    Nous constatons que les deux supports LE SOIR ECHOS et ACTUEL adoptent systématiquement des positions critiques à l’égard de la France et ce sur tout les registres (politique, économique, social…).

    Nous soulignons qu’une telle couverture, qui se caractérise à de nombreuses reprises par une grande virulence, est susceptible de créer des crispations dans les relations entre les deux pays alliés. A plus forte raison venant de supports auxquels l’imaginaire collectif prête de la proximité avec de hauts décideurs du Royaume.

    Dans ce qui suit nous présentons quelques exemples d’articles illustrant cette attitude vis-à-vis de la France sur les deux supports.

    ACTUEL :

    • Editorial / « L’UMA avant l’UPM ». 17 au 23 avril 2010.

    • Editorial / « Discrimination positive ». Parlant des écoles relevant des missions étrangères, l’éditorialiste affirme que le modèle scolaire dans l’Hexagone est « en pleine déconfiture ». 27 mars au 2 avril 2010.

    • Editorial / « Ascenseur bloqué ». L’éditorialiste évoquant le sujet des expulsions affirme « La politique initiée par Nicolas Sarkozy témoigne en vérité d’un formidable aveu d’impuissance ». 13 au 19 mars 2010.

    • Dossier en Une / « Cette France qu’on n’aime pas », « Eric Besson, ministre des expulsions, né à Marrakech », « Bleu, Blanc, Beurk ».

    • Article en Une / « Essais nucléaires : Les français nous ont-ils irradiés ? ». « France-Maroc : le dossier explosif des essais nucléaires ». 16 au 22 janvier 2010.

    • Fait divers Société / « Marrakech : Arnaques franco-françaises ». Article affirmant que les touristes sont les victimes toutes désignées des escroqueries de leurs compatriotes. 9 au 15 janvier 2010.

    • Information Brève / « Protectorat français au Maroc ». Commentant l’information sur la tenue d’un colloque sur le protectorat le journaliste affirme « Histoire de revenir sur les exactions telles que les terres spoliées, le clientélisme ambiant, le soutien à la féodalité et au népotisme qui a confisqué le pouvoir au profit des notables, sans oublier les milliers de marocains tués pendant cette période ». 14 au 20 novembre 2009.

    • Dossier en couverture / « Nom : Aicha Mokhtari, Décédée : le 15 août 2009, Motif visa refusé. Jusqu’à quand ? ». L’éditorial sur le même sujet est intitulé « Une double faillite » 12 au 18 septembre 2009.

    • Information Brève / Soulignant que Veolia a failli à ses obligations dans le cadre du dossier de transport à Rabat et estime que le Maire est en droit de lui retirer l’agrément. 12 au 18 septembre 2009.

    • Reportage Société / « France, la galère des étudiants marocains ». 1er au 28 août 2009.

    • Histoire Société / « Les oubliés de la république ». Article sur les anciens combattants marocains. 25 au 31 juillet 2009.

    • Information Brève / « Francophonie, Israël veut être de la partie ». L’hebdomadaire insinue le soutien de la France pour cette candidature. 13 au 19 juin 2009.

    LE SOIR ECHOS :

    • Editorial / « Niqab ». L’éditorialiste affirme « Au sud, mais quand même au nord de chez nous, la France, sous la houlette de son fébrile président, se lance sur ce le même sujet ». 3 mai 2010.

    • Article / « France : La grogne des mineurs marocains ». 22 avril 2010.

    • Article / « Marchés des énergies renouvelables : Borloo vient en éclaireur ». Le journaliste affirme « Rarement, un ministre français, surtout dans le gouvernement Sarkozy, a été aussi élogieux envers le Maroc, son roi et son gouvernement. De telles déclarations peuvent être interprétées comme un témoignage d’amour et de respect pour le Maroc. Mais, en politique, rien n’est gratuit. » 26 avril 2010.

    • Article / « France régionales : Vote-sanction confirmé contre Sarkozy ». 23 mars 2010

    • Article / « France : 25 gendarmes interviennent pour… des enfants qui jouent à la guerre! ». 17 mars 2010.

    • Article / « Mahmoud Abbas en France ». Le journaliste affirme « Bernard Kouchner a plaidé pour la proclamation immédiate d’un Etat palestinien et a été désavoué par Nicolas Sarkozy ». 24 février 2010.

    • Article / « Affaire Mcili : Volte-face de la justice française ». 12 février 2010.

    Article / « Affaire Mcili : Volte-face de la justice française ». 12 février 2010.

    Tags : Maroc, France, Karim Bouzida, Le Soir Echo, Actuel,

  • France : Exception

    Annoncée il y a quelques semaines par le gouvernement français comme la réforme de retraite la plus équitable et universelle en date, la réforme des retraites présentée par le Premier ministre fait de plus en plus la part belle aux exceptions.

    Des exceptions qui justement devaient être gommées mais qui aujourd’hui apparaissent comme autant des défaites du gouvernement d’Emmanuel Macron, incapable de rester ferme sur les changements décidés.

    En effet, face à la contestation, et conformément au cap fixé par Édouard Philippe, le gouvernement a accepté de réaliser plusieurs aménagements de sa réforme des retraites. «On a toujours dit qu’un système universel, ce n’est pas un système uniforme», avait notamment déclaré le Premier ministre.

    Des concessions ont déjà été faites par l’exécutif à différents corps de métier.

    Du côté de la SNCF, le gouvernement a repoussé l’entrée des cheminots dans le nouveau système, qui concernera les personnes nées à partir de 1985 pour les conducteurs au statut, contre 1975, pour une bonne partie de la population, et celles nées à partir de 1980 pour les sédentaires au statut.

    L’âge de départ sera par ailleurs «remonté très progressivement en tenant compte de la durée passée au statut», selon Jean-Pierre Farandou, patron de la SNCF.

    Pour les salariés de la RATP, un calcul des droits acquis fin 2024 sur les six derniers mois avec un coefficient avantageux est proposé et des discussions sur la pénibilité doivent avoir lieu. Pour autant, ces propositions n’ont pas suffi à amadouer la majorité des syndicats, privant Macron de la trêve de Noël appelée de ses vœux.

    Les gendarmes, pompiers, surveillants pénitentiaires ou contrôleurs aériens ont rapidement vu confirmer leur droit à des départs anticipés à 57, voire 52 ans, au titre de leurs «fonctions dangereuses», les policiers se sont mobilisés de leur côté pour obtenir des garanties de l’exécutif.

    «Dès lors qu’ils occupent des fonctions régaliennes de protection de la population et compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés, les policiers continueront à bénéficier des dérogations à l’âge de départ à la retraite», a assuré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Soit la possibilité d’ouverture des droits à 52 ans et un départ à la retraite à 57 ans.

    Face à une mobilisation d’ampleur dans l’éducation, le gouvernement a promis de revaloriser les salaires des enseignants, opposés au calcul de leur retraite sur l’ensemble de leur carrière, contre les six derniers mois actuellement. Le niveau des pensions doit être «sanctuarisé» et les revalorisations nécessaires mises en place progressivement à partir de 2021.

    Les syndicats, qui manquent d’éléments concrets, seront reçus par le ministre de l’Éducation nationale la semaine du 13 janvier. Du côté du personnel soignant, en étendant aux fonctionnaires le «compte pénibilité»,
    réservé aux salariés du privé, et en prenant mieux en compte le travail de nuit, 20 à 30 % des infirmières et aides-soignantes pourront partir avant 62 ans, et, au mieux, à 60 ans, assure l’exécutif.

    Ainsi, plus les jours passent et plus la liste des «concessions» et des «exceptions» s’allonge, ôtant à cette réforme sa prétention première d’universalité devant mettre tous les travailleurs français sous le même régime. C’est ainsi un nouveau coup manqué pour Macron qui voit durant son mandat se dérouler la grève la plus longue de l’histoire en France, une grève dont on ne voit par ailleurs toujours pas le bout et qui finit par émailler la fermeté présentée d’abord par le gouvernement.

    Le jour d’Algérie, 31 déc 2019

    Tags : France, Gilets Jaunes, réforme des retraites, SNCF, RATP, transports publics,

  • Carlos Ghosn disposait d’un double de son passeport français

    TOKYO (Reuters) – Les autorités japonaises permettaient à Carlos Ghosn de disposer d’un double de son passeport français dans un boîtier verrouillé alors qu’il était placé en résidence surveillée, rapporte jeudi la chaîne de télévision publique NHK, apportant un éclairage sur la manière dont l’ex-patron star a réussi à quitter le Japon.

    Les procureurs menaient jeudi une perquisition au domicile de Carlos Ghosn à Tokyo, a indiqué par ailleurs NHK, trois jours après que le patron déchu de Nissan et Renault est parvenu à s’enfuir au Liban alors qu’il était assigné à résidence dans l’attente de son procès en 2020.

    Deux membres de l’entourage de Carlos Ghosn ont dit mercredi à Reuters que l’ancien patron star de l’alliance Renault-Nissan avait été aidé dans sa fuite par une société privée.

    Dans un bref communiqué rendu public mardi, Carlos Ghosn a justifié sa fuite par le traitement qui lui était réservé et a dénoncé une justice japonaise “partiale”.

    Les autorités japonaises n’ont pas officiellement commenté jusqu’à présent la fuite de l’ancien président de Nissan, qu’elles accusent de malversations financières lorsqu’il était à la tête du constructeur japonais. Carlos Ghosn clame son innocence et dénonce un complot visant à l’évincer de Nissan.

    Des représentants à Beyrouth ont fait savoir que Carlos Ghosn, qui possède les nationalités française, libanaise et brésilienne, était entré légalement au Liban muni d’un passeport français.

    Cependant l’un des avocats japonais de l’homme d’affaires a déclaré qu’ils disposaient des trois passeports (français, libanais et brésilien) de leur client, conformément aux termes de son placement en résidence surveillée à Tokyo en avril dernier.

    Il apparaît toutefois que Carlos Ghosn s’était vu délivrer un passeport français de rechange, a rapporté NHK en citant des sources non identifiées, et qu’il en disposait dans les mois qui ont précédé sa fuite.

    D’après la télévision publique japonaise, citant ces sources, l’ancien patron de Nissan était “tenu” d’être muni d’un passeport depuis mai dernier, sans donner plus de détails.

    Au Japon, les ressortissants étrangers doivent se déplacer en permanence munis de leur passeport ou d’une pièce d’identité délivrée par un gouvernement.

    Les avocats de Carlos Ghosn conservaient la clé permettant d’ouvrir le boîtier dans lequel se trouvait le double du passeport français de leur client, a déclaré NHK.

    Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du cabinet de l’avocat de Carlos Ghosn.

    Reuters, 2 jan 2020

    Tags : Carlos Ghosn, renault, Japon, Liban, Turquie, France, évasion,

  • Selon le FMI : La réforme du franc CFA est une  » étape essentielle « 

    L’institution de Bretton Woods salue l’annonce de la modernisation des accords monétaires qui lient la France et l’Union économique ouest-africaine.

    La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a salué, dimanche 22 décembre, la réforme d’envergure du franc CFA décidée par huit pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que par la France. Pour Kristalina Georgieva, ces changements  » constituent une étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la France « .

    En déplacement à Abidjan, le président français Emmanuel Macron a annoncé, samedi, la fin prochaine du franc CFA, créé en 1945 et perçu comme l’un des derniers vestiges de la  » Françafrique  » après les indépendances des années 1960.

    La réforme comprend le changement de nom de la monnaie, qui s’appellera désormais l’éco, la fin du dépôt de la moitié des réserves des pays africains concernés auprès du Trésor français ainsi que le retrait de la France des instances de gouvernance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où elle était présente.

    Parité avec l’euro conservée

     » Les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’UEMOA en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures « , selon Mme Georgieva, qui a souligné la faible inflation, la forte croissance économique, l’amélioration de la situation des finances publiques et l’augmentation du niveau des réserves de change des membres de l’UEMOA ces dernières années.

    La parité fixe avec l’euro et le rôle de garant financier de Paris pour les huit pays de l’UEMOA seront en revanche conservés.

     » Le FMI se tient prêt à coopérer avec les autorités régionales en fonction des besoins ainsi qu’à appuyer la mise en œuvre de cette importante initiative « , a assuré la patronne de l’institution financière.

    Le Maghreb, 25 déc 2019

    Tags : France, Afrique, françafrique, franc CFA, FCFA, eco, monnaie, euro,

  • Las armas francesas de la ocupación en el Sáhara Occidental

    Desde 1975, Marruecos ocupa el Sáhara Occidental. Para afianzar su dominio sobre este territorio en disputa, el reino puede contar con aviones y buques de combate « made in France ».

    Marruecos ocupa el Sáhara Occidental desde hace 43 años. A pesar de las protestas internacionales, el Reino ha anexado más del 80% de este territorio situado al sur de Marruecos y al norte de Mauritania.

    Un « muro de arena » – la segunda fortificación más larga del mundo después de la muralla china – divide esta antigua colonia española en dos partes. Por una parte, las zonas ocupadas arbitrariamente por Marruecos y los territorios liberados por el Frente Polisario. Los habitantes del territorio, bajo la dirección del Frente POLISARIO, un movimiento político armado, impugnan desde 1975 la ocupación marroquí y reclaman la celebración de un referéndum sobre su derecho a la libre determinación. Este referéndum, previsto en los acuerdos de cesación del fuego firmados en 1991 entre el Frente POLISARIO y Marruecos, nunca tuvo lugar. En cambio, Marruecos consolidó su control sobre la región, obligando a varias decenas de miles de saharauis a huir de su territorio de origen. Muchos todavía viven en campamentos de refugiados en Argelia. Para ocupar su lugar, el Reino ha favorecido la instalación de ciudadanos marroquíes.

    El despliegue de aviones y barcos « made in France »

    Los que se oponen a esta política de colonización sufren los estragos del régimen. En un informe publicado en abril de 2019, la ONG Amnistía Internacional explica haber censado « violaciones de los derechos humanos, incluidas restricciones arbitrarias de los derechos a la libertad de expresión, de reunión pacífica y de asociación, en particular contra personas que apoyan la libre determinación del Sáhara Occidental ».
    En un informe publicado ese mismo mes, el Secretario General de las Naciones Unidas, Antonio Guterres, informó de que la Oficina del Alto Comisionado para los Derechos Humanos había recibido información sobre la detención, la confiscación de material y la vigilancia de periodistas, blogueros y humanitarios que trabajan sobre las violaciones de los derechos humanos en el Sáhara Occidental.

    Ante esta situación, Francia mira hacia otro lado, prefiriendo proporcionar a la monarquía marroquí una amplia gama de equipos militares. Con el riesgo de que se utilice para mantener el bloqueo ilegal del Sáhara Occidental y controlar la explotación de sus recursos naturales, en particular los marítimos.

    Disclose y sus socios del proyecto Frencharms analizaron vídeos, imágenes satelitales, artículos de prensa e informes oficiales. Este trabajo ha permitido demostrar que el ejército marroquí ha desplegado recientemente en el Sáhara Occidental aviones de combate y buques de guerra fabricados, vendidos y mantenidos por Francia

    Entre los equipos militares identificados están los Mirage F-1. 25 de esos aviones de combate fabricados por Dassault fueron vendidos y exportados a Marruecos entre 1977 y 1982. A pesar de su antigüedad, los Mirage F-1 siguen volando. En efecto, el Gobierno marroquí firmó en 2005 un contrato de mantenimiento con Astrac, un proyecto conjunto entre las sociedades francesas Thalès y Safran. En agosto de 2017, diciembre de 2017 y enero de 2018, detectamos tres de esos cazas en la base aérea de El Aaiún.

    También hemos identificado varios buques de guerra franceses presentes en el Sáhara Occidental. Este es el caso de la lancha patrullera OPV-70 diseñada por Raidco Marine y enviada a Marruecos en 2011. Las imágenes de satélite muestran el buque en el puerto de Dakhla, en diciembre de 2018.

    Lo mismo ocurre con un buque de transporte concebido por Piriou, una empresa con sede en Concarneau, Bretaña. Este buque de 50 metros de eslora fue encargado por Marruecos en 2015. Imágenes satelitales permitieron verlo en El Marsa, en el Sáhara Occidental, en abril de 2019, unos días después de abandonar el puerto de Agadir, en Marruecos.

    En 2016, la empresa Piriou también se encargó de renovar una lancha patrullera de la Real Armada de Marruecos construida en 1995: el Rais Bargach. Esta remodelación completa del buque se completó en julio de 2017. Lo localizamos en Dakhla, en junio de 2019.

    Con sus exportaciones y los contratos de mantenimiento firmados con la monarquía marroquí, Francia viola la posición común de Europa sobre las transferencias de armas. Este texto obliga a los Estados miembros a no exportar « tecnología o equipos militares que puedan provocar o prolongar conflictos armados o agravar tensiones o conflictos existentes en el país de destino final ». También señala que « los Estados miembros tendrán en cuenta, entre otras cosas, los antecedentes del país comprador en los siguientes ámbitos: el respeto de sus compromisos internacionales, en particular en lo que respecta al desuso de la fuerza, y el Derecho humanitario internacional ».

    Las respuestas oficiales

    Contactados por escrito, los servicios del Primer Ministro respondieron a los autores de la investigación que « el conjunto de las transferencias [de armamento] está regido por imperativos vinculados a la seguridad nacional, pero también al respeto de los compromisos internacionales de Francia, algunos de los cuales le imponen obligaciones específicas ».
    En su correo electrónico, Matignon precisa que « la cuestión de las condiciones de utilización de las armas se examina en el momento de la evaluación de la solicitud de autorización (antes de la expedición de la licencia) ». Y que ésta se « concederá en función de la información disponible en el momento del examen ».

    A modo de conclusión, el ejecutivo asegura que « si las condiciones de utilización previstas en el momento de la concesión de la autorización de exportación cambian, Francia se esfuerza por transmitir mensajes adecuados y actuar de todas las maneras posibles para conducir a una distensión, de conformidad con su papel de miembro permanente del Consejo de Seguridad y con los principios fundamentales de su diplomacia. »

    Los industriales interrogados individualmente nos han hecho llegar esta respuesta del Consejo de las Industrias de Defensa Francesas:

    « La acción de los industriales se inscribe en el estricto marco de la reglamentación francesa en materia de venta de equipos militares a la exportación. No se efectuará ninguna venta de sistemas sin una autorización previa expedida por una comisión interministerial adscrita al Primer Ministro y presidida por el Secretario General de Defensa y Seguridad Nacional. Los industriales tienen la voluntad de aplicar la ley en todo su rigor y amplitud y se inscriben en el respeto de los principios internacionales relativos a los derechos humanos y a las empresas. »

    *El proyecto Frencharms es una investigación iniciada por Lighthouse reports, en cooperación con disclose y con el apoyo de Arte, Mediapart, Radio France y Bellingcat.

    Tags : Maroc, France, armes, crime de guerre, Sahara Occidental, front Polisario,

  • Burundi: la France, pompier pyromane ?

    Alors que le Burundi fait l’objet des sanctions totalement illégales et « politique » de l’Union européenne et de ses États membres depuis maintenant 3 ans, la France, déguisée en « cavalier sauveur » tend la main au gouvernement burundais !

    Mais il serait très naïf de croire que la France, qui a décrété le gel des avoirs de plusieurs responsables burundais déjà sanctionnés par l’Europe, il y a à peine 3 mois de cela, ait soudainement changé de cap et décidé de venir à l’aide d’un président qui tient tête au camp néocolonialiste.

    Selon une note de fri, « la France semble avoir décidé de faire cavalier seul, en reprenant son aide directe au Burundi depuis le début de l’année 2019, dans l’espoir notamment de faire bouger les lignes dans ce pays souvent qualifié de jusqu’au-boutiste. »

    Un pays qualifié jusqu’au-boutiste par ce média français, prouve bien à quel point les prises de position de Nkurunziza ne plaisent pas au camp occidental et la suite du texte confirme bien cela :

    « Problème, la répression meurtrière se poursuit au Burundi selon les experts de l’ONU, et Gitega, la nouvelle capitale du pays, n’a pas voulu saisir jusqu’ici cette main tendue de Paris. »

    En effet, tout comme le peuple burundais, Pierre Nkurunziza n’est pas prêt à oublier du jour au lendemain les politiques hostiles du gouvernement français et ses accusations contre Nkurunziza concernant les multiples violations des droits de l’homme, ainsi que ses pressions à la SADC, organisation d’intégration des pays d’Afrique australe, de rejeter pour la deuxième fois la demande d’adhésion du Burundi.

    Pression occidentale, la SADC, organisation d’intégration des pays d’Afrique australe, vient de rejeter pour la deuxième fois la demande d’adhésion du Burundi.

    D’ailleurs, il y a à peine un mois, le président Nkurunziza n’avait pas manqué de rappeler l’histoire de son pays depuis le XVIIe siècle jusqu’à l’arrivée des « colons européens », qui ont apporté guerre, mort et désolation dans son pays et dont les politiques continuent à défier la nation burundaise.

    Face à l’insistance de la France à renouer les liens avec le Burundi, et ce, dans la plus grande discrétion comme le confirme rfi : « Ce changement de cap, alors qu’au même moment l’Union européenne venait de reconduire ses sanctions contre le Burundi, s’est fait dans la plus grande discrétion à l’époque. Pas de communiqué, aucune déclaration de la part des autorités françaises ou burundaises sur cette reprise de l’aide directe de la France depuis le début de la crise au Burundi il y a quatre ans », une question se pose : Que cherche la France au juste à travers ce nouveau scénario ?

    En effet, à l’approche des élections présidentielles de 2020 au Burundi, et alors que Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat pour ces élections, peut-être que la France cherche à placer son pion à la tête du pays ; un président qui soit plus à l’ordre des Occidentaux et moins indépendantiste, comme c’est le cas en RDC par exemple !

    Mais la France doit savoir que le peuple burundais est intelligent et est conscient des complots qui se cachent derrière les fameuses « mains tendues » du gouvernement français.

    Source: Regardsurlafrique

    Tags : Burundi, France, RDC, françafrique, Nkurunziza,

  • Non à l impérialisme français en Afrique !

    En Afrique de l’Ouest, Centrale, Equatoriale et du Sahel, les travailleurs sont privés de leurs richesses par les capitalistes, principalement français, et leurs laquais.

    Malgré les indépendances de façade, les anciennes colonies françaises du continent sont toujours sous le joug de deux traités coloniaux :

    1- Le Pacte Colonial : 400 milliards d’euros volés chaque années aux peuples d’Afrique par la banque de France.

    2- Le France CFA : Issu de la vieille monnaie colonile, son cours et sa valeur sont décidés par le ministère français de l’économie. Les billets sont imprimés en France, par la Banque de France.

    Derrière ce pillage se cache la bourgeoisie française, Bolloré, Total, Orano, Lesieur-Avril, Enedis et tant d’autres ! Les mêmes que ceux qui nous imposent la précarité, le chômage et nous refusent la vie digne ici en France, imposent la misère, l’exploitation barbare et la guerre en Afrique !.

    Travailleurs de France, unis avec les travailleurs d’Afrique, brisons les pilliers sur lesquels reposent les monopoles ! Brisons l’impérialisme ! Unis, construisons un monde nouveau, de travail, de dignité et de paix ! Pour la révolution et le socialisme !

    Source : Jeunes Communistes Lyon

    Tags : Franc CFA, France, françafrique, impérialisme, Pacte Colonial,

  • CAN 2019 : le Maroc et la France s’en prennent aux sahraouis et aux algériens

    Le conflit du Sahara Occidental s’invite dans la coupe africaine de foot

    Le Sahara Occidental couve depuis plus de 43 ans, un conflit larvé entre marocains et sahraouis. Le Maroc y est soutenu par la France, les sahraouis par l’Algérie.

    La coupe d’afrique de foot a dévoilé au grand jour la ressemblance des positions de Paris et de Rabat. A l’Hexagone, les autorités françaises empêchent les algériens de sortir pour célébrer la victoire de leur pays contre le Sénégal. Elles utilisent tous les subterfuges pour justifier la répression des algériens. Elles vont même jusqu’à commettre des actes de vandalisme pour dénigrer la population d’origine algérienne.

    Au Sahara Occidental, la population autochtone est sortie hier pour crier sa joie suite à la victoire du pays qui leur soutient contre l’occupation et la répression marocaine. Les autorités marocaines utilisent les mêmes méthodes que leur sponsor français : elles ont procédé à des actes de sabotage pour s’en prendre aux manifestants sahraouis. Des voitures des forces auxiliaires ont foncé sur la foule. Plusieurs blessés et une jeune femme de 23 ans y a laissé sa vie. Ses gémissements dans une vidéo devenue virale font mal au coeur, cet organe dont sont dépourvus les bourreaux de l’administration coloniale marocaine.

    Ainsi donc, le Maroc s’en prend aux sahraouis pendant que son principal allié, la France, s’en prend aux algériens, les alliés des sahraouis. Drôle de coïncidence dévoilé par le coupe de foot africaine!.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, CAN 2019, Algérie, France, répression,

  • France : François de Rugy démissionne après une série de révélations

    Après une semaine de polémiques autour de repas fastueux lorsqu’il présidait l’Assemblée, François de Rugy a annoncé mardi sa démission du ministère de l’Ecologie, dénonçant un « lynchage médiatique » alors qu’il s’apprêtait à défendre le projet de loi énergie et climat.

    Sur Twitter, le ministre démissionnaire a confié qu’il pensait « aux mots » de François Mitterrand à l’égard de Pierre Bérégovoy, qui s’était suicidé le 1er mai 1993. L’ancien président avait alors déclaré que son Premier ministre avait été « livré aux chiens ».

    Emmanuel Macron a dit respecter la « décision personnelle » du ministre, englué dans une série de révélations, « pour qu’il puisse se défendre pleinement et librement », a affirmé l’Elysée à l’AFP.

    La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a affirmé n’avoir « aucune indication tendant à démontrer que François de Rugy a commis des actes qui sont contraires à la justice », alors que Matignon a lancé une enquête sur des faits reprochés.

    Selon son entourage, le ministre a pris sa décision durant la nuit et avait en tête sa démission en se rendant mardi matin à Matignon, où il était attendu pour une réunion de travail « classique » avec Edouard Philippe.

    « C’est une décision personnelle. La seule force extérieure c’est l’acharnement de Mediapart », souligne cette source.

    Trente minutes avant de se présenter à l’Assemblée pour les questions au gouvernement où, contre toute attente, la démission n’a pas été abordée, M. de Rugy a fait savoir par communiqué qu’il se retirait, « trop attaché à l’écologie pour accepter que (notre) action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes ».

    Plainte

    « La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre », a encore mis en avant M. de Rugy.

    M. de Rugy, âgé de 45 ans, s’est aussi indigné contre « la volonté de nuire, de salir, de démolir » de Mediapart qui a en premier dévoilé mardi dernier des agapes dispendieuses lorsqu’il était président de l’Assemblée entre juin 2017 et septembre 2018. En ce sens, le député de Loire-Atlantique a affirmé avoir « déposé ce matin (mardi) une plainte pénale en diffamation » contre le site d’investigation.

    Dénonçant des attaques sur la base de « photos volées, de ragots », M. de Rugy s’est aussi dit « soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques ».

    « Ce n’est pas parce que des médias le disent, qu’il faut le croire forcément », a renchéri Sibeth Ndiaye.

    Edwy Plenel cofondateur et dirigeant de Mediapart a dit avoir envoyé lundi des questions au ministre sur une nouvelle enquête, mise en ligne mardi, à propos de l’utilisation de ses frais professionnels en tant que député. Il attendait ses réponses pour 14h00, au lieu desquelles il a reçu l’annonce de sa démission.

    « L’information a été plus forte que la communication », s’est félicité le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, auteur de ces enquêtes.

    Elus « inquiets »

    Une source gouvernementale indique que « c’est une décision à laquelle on ne s’attendait pas » et l’explique par le fait que « la pression médiatique se tasse mais ne retombe pas » et que des élus se disent « inquiets » de ce qu’ils entendent dans leurs circonscriptions.

    Outre la dizaine de repas organisés à l’hôtel de Lassay, M. de Rugy est également soumis à une « inspection » du secrétaire général du gouvernement pour des travaux dans son logement de fonction.

    D’autres révélations embarrassantes se sont succédé, concernant notamment le logement HLM de sa directrice de cabinet qu’il a limogée illico, ou la participation à un dîner « hors agenda » avec des lobbyistes du monde de l’énergie.

    La démission de M. de Rugy ouvre une nouvelle période de vacance au ministère de l’Ecologie, 11 mois après la démission fracassante de Nicolas Hulot, plaçant dans l’embarras Emmanuel Macron qui a fait de la préservation de l’environnement l’un des marqueurs forts de la suite de son quinquennat.

    Sa secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon a défendu à sa place mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, indiquant qu’elle « assurerai(t) la continuité de l’Etat » pour que les débats puissent se dérouler « dans les meilleures conditions possibles ».

    Pour son autre secrétaire d’Etat Brune Poirson, « plus que jamais au travail », M. de Rugy « souhaite continuer à se défendre, et par là-même il protège le gouvernement, il protège le ministère », a-t-elle dit à BFMTV.

    « Légèrete »

    Le chef des députés LREM Gilles Le Gendre a aussi salué une démission qui vise à « protéger (la) majorité ». Son homologue au Sénat François Patriat l’a qualifiée « de bon sens, même s’il y a une forme d’injustice ». Il s’agit de la décision d’un homme « à bout », selon la députée Olivia Grégoire.

    Barbara Pompili, députée LREM et proche de François de Rugy, a cependant déploré sa « légèreté dans la gestion des moyens publics ».

    Les responsables politiques ont tous stigmatisé le « décalage » entre le discours du ministre « chantre de la vertu » et la réalité, à l’instar de la vice-présidente de l’Assemblée LR Annie Genevard, « en colère » parce que « cette affaire réduit un peu plus le crédit qu’ont les hommes politiques auprès des Français ».

    Avec AFP

    Le Matin d’Algérie, 16 jui 2019

    Tags : France, François de Rugy, corruption, malversation, détournement,