Étiquette : France

  • Le débarquement allié qui met à nu le racisme de la France

    Débarquement : les oubliés : l’armée d’Afrique, les millions de morts soviétiques

    Par Sarah Diffalah

    Publié le 05 juin 2019

    L’histoire coloniale en Afrique vue par les journaux français

    Deux fois par mois, en partenariat avec RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France (BNF), « l’Obs » revient sur un épisode de l’histoire coloniale en Afrique raconté par les journaux français.
    Aujourd’hui, à l’occasion du 75e anniversaire du débarquement en Normandie, retour sur un épisode moins connu et pourtant décisif dans la victoire des Alliés : le débarquement en Provence de l’armée d’Afrique.
    La photo de la baie du cap Nègre s’étale en une de « l’Echo d’Alger » : une petite plage, une barque, un voilier amarré et une mer calme. La tranquillité bucolique du cliché en noir et blanc n’est qu’apparente. Les informations qui l’accompagnent, ce 17 août 1944, font état d’un événement historique et retentissant qui sera capital pour les Alliés dans leur reconquête de l’Europe. (…)
    ***

    Younes Benkirane, 6/6/2019

    Alors que 150.000 soldats participaient au débarquement de Normandie, ce sont 225. 000 (beaucoup plus selon d’autres sources d’historiens) tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles qui ont participé au débarquement en Provence.

    L’oubli de la France et des Français à leur égard est injuste et immoral. Il constitue un mépris racial qu’il est grand temps de corriger.

    ***
    Un autre regard sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. La Russie a appelé, mercredi 5 juin, à ne pas « exagérer » l’importance du Débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie, dont on fêtera jeudi le 75e anniversaire. Pour Moscou, il s’agit ainsi de ne pas « minorer » le rôle de l’URSS dans la défaite d’Hitler.

    « L’apport des Alliés dans la victoire sur le Troisième Reich est clair. Mais il ne faut pas l’exagérer et minorer par là même la signification des efforts titanesques de l’Union soviétique, sans laquelle cette victoire n’existerait tout simplement pas », a déclaré aux journalistes la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

    « Le Débarquement n’a pas eu d’influence décisive »

    Tout en « rendant hommage à tous ceux qui sont tombés », Maria Zakharova a dénoncé une « réécriture catastrophique de l’histoire », notamment dans les films et les articles de presse, donnant selon elle aux Etats-Unis et à leurs alliés un rôle prédominant dans la défaite allemande. D’après elle, « le Débarquement en Normandie n’a pas eu d’influence décisive sur l’issue de la Seconde Guerre mondiale (…) déjà déterminée par la victoire de l’Armée rouge, avant tout à Stalingrad, Koursk ».

    Donald Trump, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans ont donné mercredi à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, le coup d’envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement. Celles-ci doivent se poursuivre jeudi en France. Les autorités russes et le président Vladimir Poutine, qui ne sera pas présent aux commémorations, dénoncent depuis de nombreuses années l’oubli dans lequel sont tombés selon eux en Occident les considérables sacrifices et les 27 millions de morts soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Solidarité Maroc

    Tags : France, tirailleurs sénégalais, goumiers, pieds-noirs, deuxième guerre mondiale, débarquement allié, Normandie, racisme,

  • France : Benkirane poursuivi pour diffamation envers Mustafa Adib

    Coup de tonnerre à Paris. La Cour d’appel de Paris renvoie l’ancien chef du gouvernement marocain Abdelillah Benkiran devant une cour de justice française afin qu’il soit jugé (après audition) pour diffamation envers l’ancien capitaine et dissident marocain Mustapha Adib.

    La Cour d’appel casse ainsi une première ordonnance de non-lieu.

    Résumé. Pour faire plaisir au Palais royal, qui suit de très près les mouvements d’Adib, comme nous avons pu le constater dans les papiers « Chris Coleman », Benkiran avait cru bon, le 24/6/2014, de publier sur le site officiel du gouvernement un communiqué traitant l’ancien militaire de « repris de justice notoire ».

    La veille, le 23/6/2014, Adib avait fait irruption à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce de Paris pour tenter de remettre au général Abdelaziz Bennani, inspecteur général des FAR et commandant de la zone Sud (décédé depuis), une orchidée et un mot d’injures.

    Contrairement à ce qu’avait alors avancé la presse marocaine, Adib n’avait pas pu mener à bien son expédition parce qu’il n’avait pu s’approcher du général Bennani.
    Il ne l’avait pas non plus insulté, selon une vidéo publiée par « Demain online ».

    Cette réalité des faits, n’avait pas empêché Benkiran d’injurier Adib dans une inusuelle diatribe peu habituelle pour un chef de gouvernement, en le traitant de « repris de justice notoire ».

    Mais voilà, la Cour d’appel de Paris vient de conclure qu’Adib n’est pas un « repris de justice » et encore moins un « repris de justice notoire » et que les propos proférés par Abdelillah Benkiran sont constitutifs d’un délit de diffamation.

    Résultat : Pour la première fois de l’histoire du Maroc un chef de gouvernement va être jugé pour diffamation en France.

    Nous avons les gouvernants que nous méritons.

    Source : Ali Lmrabet

    Tags : Maroc, Mustafa Adib, Benkirane, France, diffamation,

  • MALI : REPRISE EN MAIN DE BARKHANE

    par Michel LHOMME

    Une dizaine de jihadistes ont été tués ou capturés dans la région du Gourma (centre-est du Mali), frontalière du Burkina Faso, au cours d’une opération aéroterrestre menée vendredi par les militaires français de la force Barkhane, a annoncé mercredi l’état-major.

    L’armée française a parallèlement mené du 20 mai au 3 juin « une opération d’ampleur » avec l’armée burkinabè dans le nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Gourma malien, selon la même source.

    Le 31 mai, après avoir observé « un mouvement suspect d’une quinzaine d’individus au nord de Ndaki, dans le Gourma », région-sanctuaire de plusieurs groupes armés, l’armée française a lancé une opération « rassemblant la composante aérienne, les groupes commandos et le groupement tactique aérocombat de la force Barkhane ».

    Après une frappe aérienne conduite par des Mirage 2000, des commandos ont été déposés par hélicoptère. « Une dizaine de terroristes a été mise hors de combat », et « une quantité importante de ressources a été saisie, dont plusieurs motos et de l’armement individuel ».

    Parmi les groupes actifs dans la zone de Ndaki figurent l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et Ansaroul Islam, accusé de semer la terreur dans le nord du Burkina Faso. En parallèle, 450 militaires de la force française Barkhane ont mené fin mai, pendant près de deux semaines, une opération conjointe « majeure » avec les militaires burkinabè dans le nord du Burkina.

    D’après tous ces communiqués du Ministère de la Défense que nous relayons, cet engagement commun était « une première depuis la signature de l’accord de décembre 2018 » conclu entre Paris et Ouagadougou, prévoyant des interventions militaires françaises au Burkina en soutien des efforts de lutte antiterroriste du gouvernement.

    Après une série d’opérations militaires concentrées pendant un an et demi dans le Liptako, dans le nord-est du Mali, la force française Barkhane a récemment étendu son champ d’action de l’autre côté du fleuve Niger, dans la zone adjacente du Gourma, frontalière du Burkina Faso, le nord du Burkina étant en proie depuis 2015 à une spirale de violences dont les autorités semblent incapables d’enrayer la propagation.

    Rappelons que dans la nuit du 9 au 10 mai, les forces spéciales françaises avaient libéré quatre otages – deux Français en voyage de noce homosexuel (!), une Américaine et une Sud-coréenne – dans le nord du Burkina et que lors de cette opération deux militaires français deux commandos de la marine avaient été tués.

    Source : Metainfos

    Tags : Mali, Barkhane, terrorisme, France,

  • Le marché entre la France et les USA au sujet de la succession au Gabon

    Chers lecteurs, nous avons soumis à nos contacts, la lecture de la visite effectuée par les ambassadeurs Français et Américains, à Marie Madeleine Mborantsuo, la Présidente de la Cour Constitutionnelle Gabonaise. Voici leur avis.

    1. Cette visite était la démonstration qu’en ce qui concerne leurs politiques africaines, la France et les USA ont résolument fait un marché de s’entraider dans leur pré-carrés respectifs.

    2. La France a aidé les USA en Lybie, et les USA ont aidé la France au Mali. La France pille l’Afrique Centrale francophone, quand les USA font de même avec la région des grands lacs par Rwanda interposé.

    3. La France permet aux USA de s’installer militairement au Cameroun et au Gabon en faisant des manœuvre periodiques avec les forces de ces pays ; réponse les USA demandent à leur poulains Rwandais et Ougandais de normaliser leurs relations avec la France. C’est du donnant donnant.

    4. Mais pourquoi ces ambassadeurs ont-ils rendu visite à Mborantsuo ? Parce que pour ces pays, dans l’état actuel des choses, le Gabon marche bien pour leurs intérêts et ils voudraient que tout continue dans le même sens. Pour ces ambassades, Mborantsuo est la garante légale de l’ordre établi tel qu’ils le conçoivent au Gabon et cette dame a besoin de leur aide et soutien pour accoucher d’un autre régime dans la continuité de ce que nous connaissons depuis 1967.

    5. L’Afrique est la dernière frontière économique et politique du monde. Qui conquiert l’Afrique est assuré de dominer le monde. La France et les USA travaillent de concert pour s’assurer des parts du lion. Si cela doit se faire en sacrifiant les libertés fondamentales des Africains, ils n’en ont que cure. C’est la real politik. Le triomphe du réalisme sur le sentimentalisme.

    6. Depuis la fin des élections de 2016, il est clair que la France, les USA et l’Union Européenne aient choisi de faire rempiler Ali Bongo et de passer l’éponge sur ses crimes antidémocratiques.

    7. Avec les incursions de la Russie et de la Chine en Afrique Centrale si riche, les USA et la France ne peuvent risquer leur contrôle de ces régions au nom de la démocratie. Au contraire, y installer des dictatures est un modèle qui a toujours marché pour eux en Afrique en général et au Gabon en particulier.

    Chers lecteurs, d’après nos sources, la démocratie au Gabon n’est même pas le cadet des soucis de la France et des USA pour notre pays, mais plutôt le benjamin. Le plus important pour eux est que les matières premières sortent à des conditions qui leur sont très favorables ; et pour garantir cela, rien de tel que d’y installer une dictature qui leur devra tout. Cela marche depuis 1967 avec les Bongo. La France gère plus de 500 milliards d’euros d’argents appartenant à l’Afrique francophone dans son économie. La même France n’a jusqu’ici qu’accorde à la même Afrique francophone seulement 10 milliards d’euros en aide au développement. Faite le calcul : qui profite de qui ?

    La question fondamentale est : « que faisons-nous pour changer cet état de fait ?

    Quand vous répondrez à cette question, vous vous rapprocherez des solutions et comprendrez pourquoi des gens comme Mborantsuo sont placées à la manœuvre en Afrique francophone.

    Nous ne devons rien lâcher !

    Source : Le Gabon Enervant

    Tags : Gabon, Ali Bongo Ondimba, France, Etats-Unis,

  • Rapport de situation sur le mouvement Gilets Jaunes. Acte XXIX

    Par le Saker Francophone − Le 4 juin 2019

    Comme nous le pressentions depuis début mai, le tournant que prend le mouvement Gilets Jaunes se confirme. Le nombre de manifestants diminue progressivement, de samedi en samedi, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un noyau dur de quelques milliers de Gjs pour continuer à sporadiquement jouer la mouche du coche du gouvernement Macron. Nombre insuffisant pour vraiment menacer le gouvernement mais encore suffisant pour que Macron n’oublie pas leur slogan : « on est là, Macron ne nous veut pas mais on est là ».

    Parallèlement est en train de prendre forme une formidable et toute nouvelle expérience politique en France, que les Gjs nomment eux-mêmes une « démocratie participative ». Les Français désireux de se réapproprier l’initiative politico-sociale sont en train de le faire sans attendre l’aide ni l’autorisation de quiconque et encore moins du gouvernement. Des initiatives au niveau des villages et communes, des campagnes de promotion auprès du public, des groupes de discussion sur le thème du Grand débat et la mise au point du RIC, des assemblées constituantes et autres initiatives sociales telles que les Jardins du Nous fleurissent partout en France en ce printemps 2019. De même au niveau médiatique, avec Gj magazine, des sites de convergence comme la Ligne Jaune et mêmes des télés comme TVGJ. Toutes ces initiatives permettent aux Français de reprendre espoir en un avenir qu’ils pourront forger eux-mêmes. Un véritable Printemps français est en train de se dérouler loin des micros et des caméras grand public qui préfèrent ne pas montrer de telles initiatives aux moutons qui dorment encore, car cela pourraient les réveiller. Bien sûr, dans de telles conditions, ces fleurs printanières mettront plusieurs années à se transformer en fruits. Mais je ne doute pas qu’elles y parviennent, la motivation est trop forte. Donnons leur juste le temps de mûrir dans l’ombre.

    Nous estimons donc que nos Rapport de situation du mouvement des Gilets jaunes n’ont plus beaucoup d’intérêt car nous n’en sommes plus à une phase d’observation passive maintenant mais de participation active à l’une ou plusieurs de ces initiatives de renouveau politique. Pour les infos spécifiques au mouvement je vous renvoie aux différents médias et autre comptes Facebook/twitter/telegram Gjs.

    Voici donc le dernier Rapport de situation Gj du Saker Francophone.

    La vie des Gjs

    Brigitte Sebbah, chercheuse en sciences sociales à l’université Paul Sabatier de Toulouse le confirme « le mouvement ne s’essouffle pas, il se transforme».

    Le compte Twitter de Gilets Jaunes Magazine est suspendu. Ils ne savent pas pourquoi.

    Nouvelle initiative de style Gj, Les Jardins du Nous. « Un Jardinier du Nous est une personne qui cultive la coopération dans un ou plusieurs collectifs (ex : association, habitat partagé, entreprise, collectivité, etc.) auxquels il ou elle participe. Il ou elle partage le fruit de ses expériences avec ses pairs pour apprendre ensemble, créer des communs pédagogiques et soutenir la transition démocratique. ». Une des dernières initiatives de l’Université du Nous qui « existe pour m’apprendre à coopérer et contribuer avec tous les acteurs volontaires à une transition sociétale. ». Voici leur site internet.

    Vidéo de l’Appel du citoyen pour une Sortie démocratique du Grand débat, un nouveau collectif comme il en fleurit tant en ce printemps jaune.

    Pour vous donner un avant goût de ce qu’est une assemblée constituante en voici une vue de l’intérieur.

    L’acte XXIX

    9 500 manifestants dans toute la France selon le gouvernement, 23 600 pour le Nombre Jaune et 40 000 selon le syndicat France-Police en colère.

    Le nombre de manifestants baisse encore pour cet acte, un bon 20 à 30% de baisse par rapport à l’acte XXVIII, et entérine la fin proche des grands « rassemblements du samedi ». Comme le constate Eric Drouet « ce genre de mobilisation ne dérange plus personne et donc n’aboutira plus à rien ». Pour autant, « les Gilets jaunes vont faire d’autres types d’actions. Que je trouve très bien en plus », poursuit-il, évoquant notamment des blocages de raffineries ou des péages gratuits.

    Face à cette baisse, les intellectuels du mouvement, comme Francois Boulo, se demandent « que faire maintenant ? »

    Les Gilets jaunes ont organisé ce dimanche 2 juin une « marche des mutilés » à Paris qui a rassemblé les manifestants blessés par les forces de l’ordre.

    Pas une victoire pour autant pour Macron
    Après Castaner et son « attaque de la Salpêtrière », C’est Schiappa qui est prise en flagrant délit de fausses accusations. Devant les télés du pays elle raconte qu’une quarantaine de Gjs ont fait preuve « d’une extrême violence et ont proféré des menaces de mort » devant son domicile en pleine nuit. Un moment plus tard, une vidéo de la scène, tournée par un des manifestants, est publiée sur les réseaux. Elle montre un groupe de manifestants chantant et criant des slogans. Pas de menaces de mort ni de violences. Cette vidéo faisant un buzz sur les réseaux, elle sera vite censurée. De plus Schiappa menace de porter plainte pour atteinte à la vie privée si quelqu’un la diffuse. Bref, encore une bavure vite couverte. Pourtant, même le rapport de police dément sa version des faits.

    « Beaucoup de choses ont été réalisées depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, je considère que ces manifestations n’ont plus lieu d’être », a déclaré dans ce contexte Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, invitée du Grand rendez-vous d’Europe 1. « Il n’y a plus de débouché politique » au mouvement, a-t-elle souligné. Au moment où les initiatives politiques Gjs fleurissent, on ne peut que constater l’éternel aveuglement de ce gouvernement.

    Et pour ceux qui doutent encore de l’état d’esprit régnant au sein de LREM, voici la déclaration d’un nouvel eurodéputé de ce parti : « Un maire qui sera réélu sans l’apport de La République en marche et du Modem sera un ennemi du président », a déclaré de manière radicale le nouvel eurodéputé de La République en marche, Gilles Boyer, le 30 mai sur Europe 1.

    La température monte entre le gouvernement et la police depuis que le procureur de Paris a annoncé que « des policiers seront envoyés en correctionnelle ». Du coup le 1er ministre cherche à calmer le jeu en déclarant : « J’ai toute confiance dans les policiers et gendarmes de ce pays […]. Nous savons qu’ils ont employé la force de manière proportionnée dans la plupart des cas ».

    Il semble qu’une « culture du bradage des biens collectifs » se soit installée en France. « L’ancien procureur général de la Cour des comptes Gilles Johanet a envoyé le 14 mai 2019 une lettre aux ministres de la Culture et des Affaires étrangères dans laquelle il signalait des irrégularités et le caractère financièrement préjudiciable de l’accord de 2018, a annoncé Le Canard Enchaîné, en possession de ce texte intitulé « Contrat de licence entre le Louvre et le gouvernement des Émirats arabes unis … Ce contrat, qui lèse manifestement les intérêts financiers du Louvre, n’a pas été soumis à l’approbation préalable du conseil d’administration ce qui constitue une irrégularité au regard des règles internes de l’établissement, cite le média. »

    Une justice accélérée pour les Gjs et au ralenti pour la police
    Les défauts d’une procédure expéditive. Les groupe de Gjs ayant défoncé le portail d’un ministère ont vu leur procès annulé pour faute de procédure, les plaignants n’ayant pas pu avoir accès à leur avocat suffisamment tôt.

    « Condamné à 4 mois de prison ferme aménageable pour être l’organisateur de la manifestation de Strasbourg le 27 avril 2019. Preuve : avoir relayé l’annonce de l’évènement sur mon Facebook. Le procureur de la république m’ayant considéré comme une personne dangereuse je suis aussi condamné à 6 mois d’interdiction de manifester !! ». Pourtant, je me souviens que le Conseil constitutionnel avait censuré l’interdiction administrative de manifester.

    « David B. qui habite à Vaas (72) a déposé plainte contre des violences policières commises lors d’une manifestation au Mans, il a été placé en garde à vue ce mardi 28 mai. Son épouse Vanina explique qu’ils ont été molestés et gazés par les policiers et qu’ils ont déposé une plainte chacun sans avoir eu de nouvelles ! Le mari qui devait être auditionné a été placé en garde à vue hier. Nos confrères d’Actu.fr qui ont contacté le procureur pour en savoir plus sur cette affaire ont essuyé un refus de communication de la part du parquet ! ».

    Bon tComme nous le pressentions depuis début mai, le tournant que prend le mouvement Gilets Jaunes se confirme. Le nombre de manifestants diminue progressivement, de samedi en samedi, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un noyau dur de quelques milliers de Gjs pour continuer à sporadiquement jouer la mouche du coche du gouvernement Macron. Nombre insuffisant pour vraiment menacer le gouvernement mais encore suffisant pour que Macron n’oublie pas leur slogan : « on est là, Macron ne nous veut pas mais on est là ».

    Parallèlement est en train de prendre forme une formidable et toute nouvelle expérience politique en France, que les Gjs nomment eux-mêmes une « démocratie participative ». Les Français désireux de se réapproprier l’initiative politico-sociale sont en train de le faire sans attendre l’aide ni l’autorisation de quiconque et encore moins du gouvernement. Des initiatives au niveau des villages et communes, des campagnes de promotion auprès du public, des groupes de discussion sur le thème du Grand débat et la mise au point du RIC, des assemblées constituantes et autres initiatives sociales telles que les Jardins du Nous fleurissent partout en France en ce printemps 2019. De même au niveau médiatique, avec Gj magazine, des sites de convergence comme la Ligne Jaune et mêmes des télés comme TVGJ. Toutes ces initiatives permettent aux Français de reprendre espoir en un avenir qu’ils pourront forger eux-mêmes. Un véritable Printemps français est en train de se dérouler loin des micros et des caméras grand public qui préfèrent ne pas montrer de telles initiatives aux moutons qui dorment encore, car cela pourraient les réveiller. Bien sûr, dans de telles conditions, ces fleurs printanières mettront plusieurs années à se transformer en fruits. Mais je ne doute pas qu’elles y parviennent, la motivation est trop forte. Donnons leur juste le temps de mûrir dans l’ombre.

    Nous estimons donc que nos Rapport de situation du mouvement des Gilets jaunes n’ont plus beaucoup d’intérêt car nous n’en sommes plus à une phase d’observation passive maintenant mais de participation active à l’une ou plusieurs de ces initiatives de renouveau politique. Pour les infos spécifiques au mouvement je vous renvoie aux différents médias et autre comptes Facebook/twitter/telegram Gjs.

    Voici donc le dernier Rapport de situation Gj du Saker Francophone.

    La vie des Gjs
    Brigitte Sebbah, chercheuse en sciences sociales à l’université Paul Sabatier de Toulouse le confirme « le mouvement ne s’essouffle pas, il se transforme ».

    Le compte Twitter de Gilets Jaunes Magazine est suspendu. Ils ne savent pas pourquoi.

    Nouvelle initiative de style Gj, Les Jardins du Nous. « Un Jardinier du Nous est une personne qui cultive la coopération dans un ou plusieurs collectifs (ex : association, habitat partagé, entreprise, collectivité, etc.) auxquels il ou elle participe. Il ou elle partage le fruit de ses expériences avec ses pairs pour apprendre ensemble, créer des communs pédagogiques et soutenir la transition démocratique. ». Une des dernières initiatives de l’Université du Nous qui « existe pour m’apprendre à coopérer et contribuer avec tous les acteurs volontaires à une transition sociétale. ». Voici leur site internet.

    Vidéo de l’Appel du citoyen pour une Sortie démocratique du Grand débat, un nouveau collectif comme il en fleurit tant en ce printemps jaune.

    Pour vous donner un avant goût de ce qu’est une assemblée constituante en voici une vue de l’intérieur.

    L’acte XXIX
    9 500 manifestants dans toute la France selon le gouvernement, 23 600 pour le Nombre Jaune et 40 000 selon le syndicat France-Police en colère.

    Le nombre de manifestants baisse encore pour cet acte, un bon 20 à 30% de baisse par rapport à l’acte XXVIII, et entérine la fin proche des grands « rassemblements du samedi ». Comme le constate Eric Drouet « ce genre de mobilisation ne dérange plus personne et donc n’aboutira plus à rien ». Pour autant, « les Gilets jaunes vont faire d’autres types d’actions. Que je trouve très bien en plus », poursuit-il, évoquant notamment des blocages de raffineries ou des péages gratuits.

    Face à cette baisse, les intellectuels du mouvement, comme Francois Boulo, se demandent « que faire maintenant ? »

    Les Gilets jaunes ont organisé ce dimanche 2 juin une « marche des mutilés » à Paris qui a rassemblé les manifestants blessés par les forces de l’ordre.

    Pas une victoire pour autant pour Macron
    Après Castaner et son « attaque de la Salpêtrière », C’est Schiappa qui est prise en flagrant délit de fausses accusations. Devant les télés du pays elle raconte qu’une quarantaine de Gjs ont fait preuve « d’une extrême violence et ont proféré des menaces de mort » devant son domicile en pleine nuit. Un moment plus tard, une vidéo de la scène, tournée par un des manifestants, est publiée sur les réseaux. Elle montre un groupe de manifestants chantant et criant des slogans. Pas de menaces de mort ni de violences. Cette vidéo faisant un buzz sur les réseaux, elle sera vite censurée. De plus Schiappa menace de porter plainte pour atteinte à la vie privée si quelqu’un la diffuse. Bref, encore une bavure vite couverte. Pourtant, même le rapport de police dément sa version des faits.

    « Beaucoup de choses ont été réalisées depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, je considère que ces manifestations n’ont plus lieu d’être », a déclaré dans ce contexte Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, invitée du Grand rendez-vous d’Europe 1. « Il n’y a plus de débouché politique » au mouvement, a-t-elle souligné. Au moment où les initiatives politiques Gjs fleurissent, on ne peut que constater l’éternel aveuglement de ce gouvernement.

    Et pour ceux qui doutent encore de l’état d’esprit régnant au sein de LREM, voici la déclaration d’un nouvel eurodéputé de ce parti : « Un maire qui sera réélu sans l’apport de La République en marche et du Modem sera un ennemi du président », a déclaré de manière radicale le nouvel eurodéputé de La République en marche, Gilles Boyer, le 30 mai sur Europe 1.

    La température monte entre le gouvernement et la police depuis que le procureur de Paris a annoncé que « des policiers seront envoyés en correctionnelle ». Du coup le 1er ministre cherche à calmer le jeu en déclarant : « J’ai toute confiance dans les policiers et gendarmes de ce pays […]. Nous savons qu’ils ont employé la force de manière proportionnée dans la plupart des cas ».

    Il semble qu’une « culture du bradage des biens collectifs » se soit installée en France. « L’ancien procureur général de la Cour des comptes Gilles Johanet a envoyé le 14 mai 2019 une lettre aux ministres de la Culture et des Affaires étrangères dans laquelle il signalait des irrégularités et le caractère financièrement préjudiciable de l’accord de 2018, a annoncé Le Canard Enchaîné, en possession de ce texte intitulé « Contrat de licence entre le Louvre et le gouvernement des Émirats arabes unis … Ce contrat, qui lèse manifestement les intérêts financiers du Louvre, n’a pas été soumis à l’approbation préalable du conseil d’administration ce qui constitue une irrégularité au regard des règles internes de l’établissement, cite le média. »

    Une justice accélérée pour les Gjs et au ralenti pour la police
    Les défauts d’une procédure expéditive. Les groupe de Gjs ayant défoncé le portail d’un ministère ont vu leur procès annulé pour faute de procédure, les plaignants n’ayant pas pu avoir accès à leur avocat suffisamment tôt.

    « Condamné à 4 mois de prison ferme aménageable pour être l’organisateur de la manifestation de Strasbourg le 27 avril 2019. Preuve : avoir relayé l’annonce de l’évènement sur mon Facebook. Le procureur de la république m’ayant considéré comme une personne dangereuse je suis aussi condamné à 6 mois d’interdiction de manifester !! ». Pourtant, je me souviens que le Conseil constitutionnel avait censuré l’interdiction administrative de manifester.

    « David B. qui habite à Vaas (72) a déposé plainte contre des violences policières commises lors d’une manifestation au Mans, il a été placé en garde à vue ce mardi 28 mai. Son épouse Vanina explique qu’ils ont été molestés et gazés par les policiers et qu’ils ont déposé une plainte chacun sans avoir eu de nouvelles ! Le mari qui devait être auditionné a été placé en garde à vue hier. Nos confrères d’Actu.fr qui ont contacté le procureur pour en savoir plus sur cette affaire ont essuyé un refus de communication de la part du parquet ! ».

    Bon travail politique à tous.

    Le Saker Francophone

    ravail politique à tous.

    Le Saker Francophone

    Tags : France, Macron, Emmanuel Macron, Brigitte Macron, gilets jaunes,

  • Algérie : dans l’affaire Anadarko, y avait-il un accord secret entre Total et Ould Kaddour ?

    En raison de son apport dominant au financement du budget de l’Etat et des réserves en devises, Sonatrach est de loin le plus important acteur de la vie économique nationale.

    Bonnes ou mauvaises, sa gestion et ses décisions ont des répercussions directes et existentielles sur l’ensemble de la communauté, dans le court, moyen et long termes. Si ses décisions sont dans leur grande majorité rendues publiques. Certaines sont en revanche gardées secrètes pour des raisons, qui ne sont pas toujours dans l’intérêt du pays. Au contraire.

    Les réactions agressives et intempestives de certains milieux français – à la suite des déclarations du ministère algérien de l’Energie, concernant l’éventuelle valorisation du droit de préemption pour acheter les actifs d’Anadarko en Algérie – d’une part, représentent un indice fort sur l’existence d’un accord secret conclu entre la « bande » des Bouteflika et certaines parties françaises, et d’autre part, confirment l’esprit colonialiste qui sévit encore toujours au sein de l’élite parisienne.

    Une transaction de presque neuf milliards US dollars dans le domaine des hydrocarbures, n’est pas le fruit d’une nuit mais celui d’un long processus d’échanges, d’analyses et de négociations, qui peuvent s’étaler sur des dizaines de mois. L’Algérie étant concernée fondamentalement par cette transaction, il est donc improbable, que le premier groupe pétrolier français se soit aventuré dans une affaire si importante sans assurer ses arrières. L’accord de Total-Oxy (Occidental Petroleum) sur l’achat de tous les actifs d’Anadarko en Afrique – dont ceux situés en Algérie représentent pour le moment le noyau dur – a donc dû être conclu après concertation avec l’ex-PDG de Sonatrach, Ould Kaddour, mandaté par l’ex-clan présidentiel, dont il était le courtier loyal et qui aurait probablement donné son feu vert, sans pour autant informer toutes les institutions concernées.

    Simple hasard, conséquence logique du collapse d’un pouvoir autocratique en fin de cycle ou jalon stratégique programmé par la baraka divine ? Nous ne le saurons jamais.

    Mais une chose est sûre la révolution du 22 février est venue à temps pour chambouler l’échiquier des rapports de force et pour bouleverser les plans malhonnêtes de beaucoup de prédateurs et de traîtres. Parmi ces plans, on pourrait probablement compter l’acquisition des actifs d’Anadarko en Algérie par Total. En effet, le management de Total, tout comme le gouvernement français connaissent la loi algérienne et la sensibilité des Algériens dans tout ce qui touche à leurs ressources hydrocarbures.

    Mais le groupe français a préféré négocier secrètement – comme il a l’habitude de le faire ailleurs en Afrique – avec un clan illégitime et vacillant, prêt à brader les richesses nationales afin de s’assurer un soutien éphémère au cinquième mandat. C’est ce qui explique en partie, pourquoi l’opinion nationale algérienne n’a pris connaissance de l’intention de Total, que lorsque Oxy a publié son press release obligatoire il y a quatre semaines.

    Si Total voulait aujourd’hui se référer à un éventuel accord avec Ould-Kaddour, l’Etat algérien devrait lui opposer un rejet catégorique. Car s’il y avait vraiment accord, celui-ci est à placer dans le chapitre « trahison, compromission, corruption et atteinte à la sécurité nationale ». N’ayant jamais été validé par les autorités et institutions compétentes, un éventuel accord secret n’a ni effet contractuel, ni valeur juridique, et ne peut engager que la personne de l’ancien détenu de la prison de Blida ou ses parrains.

    Le sujet mérite en tout cas l’attention de la justice et de ses services de sécurité, car il germe en lui un énorme préjudice au trésor public.

    Que Total, après des décennies d’absence et d’embargo, veuille revenir en grande force pour concurrencer Sonatrach sur son propre terrain en prenant le contrôle sur 30 % de la production nationale de pétrole, c’est de bonne guerre. Mais pour l’Algérie la transaction Oxy-Total ne sera que le cheval de Troie. Elle est dangereuse et doit être stoppée sans tergiversation.

    La France est aujourd’hui un client secondaire pour le gaz et le pétrole algériens. Elle investit des sommes colossales dans le domaine hors-hydrocarbures au Maroc en détournant l’Algérie, alors que cette dernière lui ouvrait toutes les portes. C’est elle qui a saboté le mégaprojet solaire Desertec. Et c’est encore elle qui soutient le Makhzen dans sa politique belliqueuse contre l’Algérie. Nous sommes donc loin de l’amitié nous sirotent constamment ses présidents et ministres.

    Garder les portes ouvertes à des négociations avec un pays, dont nous partageons beaucoup de choses, c’est nécessaire et même souhaitable, mais il faut néanmoins mettre le tout sur la table, inclus les dossiers Libye, Sahel et Sahara occidental. Et surtout il faut négocier avec la devise « les intérêts de la nation avant tout », comme le fait la France et tous les autres.

    C’est dans cette optique que le peuple algérien doit exiger du pouvoir actuel de faire valoir le droit de préemption pour permettre à Sonatrach d’acheter les actifs d’Anadarko. Une telle transaction serait bénéfique et pertinente, pour plusieurs raisons sur lesquelles. J’y reviendrai dans une prochaine contribution, dès que possible.

    (*) Hocine-Nasser Bouabsa, PhD, Chef d’entreprise et analyste

    Le Matin d’Algérie

    Tags : Algérie, France, Total, Maroc, Sahara Occidental,

  • Maroc : Les cinq responsables marocains qui ne peuvent plus se rendre dans l’espace Schengen

    En 2014, quelques jours avant que des policiers français ne se rendent chez l’ambassadeur du Maroc en France pour remettre au patron de la DST, la police politique marocaine, Abdellatif Hammouchi, une convocation d’un juge français au sujet d’accusations pour des faits de «torture», une décision de justice française concernant l’affaire Ben Barka a eu lieu dans la plus grande discrétion.

    Cinq mandats d’arrêt internationaux à l’encontre du général Hosni Benslimane, commandant en chef de la gendarmerie royale Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui a enlevé Mehdi Ben Barka et Abdelhak Achaâchi, agent du Cab 1, une des unités des services marocains ultra secrète de sinistre mémoire, et l’infirmier Boubker Hassouni, également agent du Cab 1, devenaient valables dans tout l’espace Schengen.

    Ces mandats d’arrêt internationaux, lancés en 2007, avaient été bloqués la même année au niveau d’Interpol par l’exécutif du président françaisNicolas Sarkozy.

    Dorénavant, c’est-à-dire depuis un an maintenant, si ces mandats sont toujours bloqués au niveau international, ils ne le sont plus dans l’espace Schengen.

    Certains croient savoir que cette décision a contribué, avec l’affaire Hammouchi, à refroidir considérablement les relations franco-marocaines.

    Source: demainonline

    Tags : Maroc, France, Ben Barka, El Hammouchi, mandats d’arrêt internationaux, Interpol,

  • Tentative d’attaque depuis la Libye : l’armée algérienne envoie des drones

    Alors que les avertissements se multiplient en ce qui concerne les tentatives des services de renseignement israéliens et américains pour déstabiliser l’Algérie via la Libye voisine, l’armée algérienne vient de saisir des armes dans le sud-est du pays, à la frontière avec la Libye.

    L’ancien bras droit de Khalifa Haftar, cité par le site Algérie patriotique, a mis en garde l’Algérie et l’ensemble des pays du Maghreb contre les visées expansionnistes de l’homme fort de l’Est libyen.

    « Dans un entretien à la radio Alger Chaîne III, le colonel Mohamed Al-Hidjazi a révélé que le maréchal autoproclamé a tenu une réunion secrète avec des officiers supérieurs du service secret israélien, le Mossad, avant l’offensive qu’il a lancée contre Tripoli. »

    L’officier dissident libyen a également révélé que Khalifa Haftar était en contact permanent avec les services secrets français.

    Mohamed Al-Hidjazi a expliqué que l’objectif des puissances étrangères qui ont ordonné à Khalifa Haftar de marcher sur la capitale libyenne est d’étendre son hégémonie à l’ensemble de la Libye et de s’imposer comme la seule et unique autorité dans ce pays déchiré par une guerre civile sanglante depuis le renversement du régime de Kadhafi par la France et le Royaume-Uni.

    Les propos d’al-Hidjazi interviennent alors que le ministère algérien de la Défense vient d’annoncer dans un communiqué que les unités de l’armée avaient saisi des armes de guerre et détruit par drones des cibles terroristes dans le sud-est du pays, à la frontière avec la Libye.

    « Le 30 mai, les unités de la lutte antiterroriste de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne ont découvert un important stock d’armes et de munitions au nord-est d’In-Amenas, à la frontière sud-est de l’Algérie avec la Libye », indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    L’ANP a également procédé à des opérations de destruction de cibles terroristes par drones, informe le communiqué cité par l’agence d’information russe Sputnik.

    Dans le cadre de la lutte antiterroriste, les unités de l’ANP ont découvert lors d’opérations de recherche et de fouille « une cache d’armes et de munitions contenant : un lance-roquettes RPG-7, trois obus pour lance-roquettes RPG-7, trois fusils mitrailleurs de type Kalachnikov, ainsi que trois chargeurs et une certaine quantité de munitions », détaille le communiqué du MDN.

    Selon la même source, des drones de l’ANP « ont mené des vols de jour et de nuit, les 29 et 30 mai, pour détruire des cibles terroristes ayant été localisées lors d’une opération de reconnaissance aérienne ».

    Les révélations du dissident Mohamed Al-Hidjazi sont à prendre très au sérieux, Khalifa Haftar n’étant pas connu pour être un proche des thèses algériennes dans le complexe dossier libyen.

    L’Algérie, qui a joué un rôle central dans les pourparlers inter-libyens, a toujours appelé à un dialogue inclusif. Ce que « l’homme lige » de la France et des Émirats arabes unis refuse, retardant ainsi toute solution pouvant mettre fin au chaos qui règne en Libye depuis huit ans.

    Après la chute du pouvoir de Mouammar El-Kadhafi en 2011, les flux de circulation d’armes de guerre dans toute la région du Sahel ont augmenté d’une manière inquiétante. Des saisies d’armes et de munitions dans le sud de l’Algérie, notamment près des frontières avec la Libye, le Niger et le Mali, sont régulièrement annoncées par le MDN.

    PressTV, 1 juin 2019

    Tags : Algérie, Libye, Etats-Unis, France,

  • Quand le Maroc rêvait d’avoir une bombe nucléaire

    Le rêve nucléaire « Une bombe atomique marocaine mort-née »

    Le Maroc a envisagé de se doter de la bombe atomique au début des années 80. Selon les révélations de l’hebdomadaire marocain Tel Quel, le projet baptisé «Gazogène» était nettement avancé grâce à la coopération des services secrets marocains et français et avait pour but de neutraliser militairement l’Algérie.

    Déjà évoqué par «Le Canard Enchaîné» au début des années 80, le projet nucléaire marocain rebondit suite aux révélations de l’hebdo marocain. C’est un Français, Lucien Becker, président de l’institut international des innovations (III), basé à Paris, qui avait proposé aux Marocains, et précisément à la DGED (services de renseignements extérieurs) du général Ahmed Dlimi, ce projet dont le coût a été évalué à 30 millions de dollars.

    Après avoir échoué sur le projet «Méduse», un mur électronique pour isoler le Sahara-Occidental qui a été remplacé, sur les conseils des experts militaires israéliens, par le fameux mur de sable qui sépare les territoires sahraouis occupés du reste du territoire contrôlé par le Front Polisario, les militaires marocains se sont rabattus sur l’idée de se doter de cette bombe H face au voisin algérien.

    Ainsi, le projet proposé par cette entreprise française, qui servait de société-écran aux services français de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), a fait mouche du moment qu’il considérait qu’il allait donner à Rabat «une supériorité militaire stratégique face à l’Algérie».

    De ce fait, le processus d’acquisition de la bombe atomique a été mené dans le secret le plus total, même si le journal marocain minimise le rôle du roi Hassan II qui n’aurait pas été au courant de cette démarche qui, dans le Maroc des années 80, est un non-sens. Les Marocains ont chargé l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Moussa Sâadi, de suivre le dossier du fait qu’il était le premier gestionnaire des mines de phosphate dont les déchets peuvent «être transformés, après traitements multiples, en uranium enrichi, indispensable à la fabrication d’une bombe».

    Les espions de la DGED se chargeant pour leur part de réunir les divers autres matériaux nécessaires sur le marché noir des matières atomiques, notamment en Angleterre. L’institut français va plus loin en indiquant dans sa présentation du projet aux autorités marocaines emballées par cette idée, que: «la bombe ne serait qu’une première étape, la seule que le royaume confierait à des mains étrangères, avant de se doter lui-même d’un programme nucléaire en bonne et due forme».

    Les services marocains font venir en décembre 1980 à Rabat, Lucien Becker et ses collaborateurs, lequel arrive à les convaincre de financer les études de faisabilité. La mise sur écoute de la délégation française dans leur chambre d’hôtel, pratique où excellent les Marocains, fait capoter le projet puisque les services du royaume découvrent la surenchère financière des Français qui veulent tirer un maximum d’argent de cette opération illégale. Les contacts, gelés, reprendront à l’initiative du ministère marocain des Affaires étrangères pour relancer «Gazogène».

    Dans sa lettre, le MAE marocain indique que: «j’ai l’honneur de vous informer que les autorités marocaines désirent aboutir dans ce projet dans les meilleurs délais. En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir préparer un contrat définitif. Il nous avantagerait, sans qu’une impossibilité à ce sujet remette en cause la réalisation du projet Gazogène, que vous puissiez nous trouver un crédit bancaire». Les ambitions marocaines de dominer militairement le Maghreb et d’entrer dans le cercle des puissances nucléaires bute sur un impondérable de taille avec la liquidation en France de l’institut sous-traitant.

    A deux doigts d’aboutir, les Marocains mettront leur prétention en sourdine après avoir découvert que les puissances occidentales suivaient ce processus de près.

    Reste à savoir pourquoi le Maroc, qui s’évertue toujours à pointer du doigt l’Algérie, soit au niveau de l’AIEA, l’agence atomique de Vienne, ou dans le concert international, sous prétexte qu’Alger voulait se doter de l’arme nucléaire à travers l’achat du réacteur de Aïn Oussara, a poussé sa logique jusqu’au bout ? Il faut dire que Hassan II, face à ses difficultés militaires au Sahara-Occidental et n’ayant pas digéré les conflits sahariens avec l’Algérie, voulait certainement se doter d’une capacité de dissuasion à même de neutraliser le voisin algérien.

    Cette approche n’a pas pour autant disparu, même si le Maroc semble actuellement ligoté par une promesse faite aux Etats-Unis et à Israël de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire. Ne possédant aucune centrale nucléaire, du fait de la suspicion internationale, notamment espagnole qui voyait d’un mauvais oeil l’installation d’une centrale à Tantan, à portée d’un missile des îles Canaries, le Maroc a-t-il pour autant abandonné son rêve de dominer militairement un Maghreb où la position algérienne est prédominante, notamment dans la période actuelle ?

    Mohammed VI a promis une base militaire aux Américains qui, eux, veulent la négocier avec Alger. Sur le nucléaire, aucun pays du Maghreb n’est capable de se doter d’une arme stratégique et l’exemple libyen, très avancé dans la fabrication des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques, a eu à faire l’amère expérience de se désarmer et d’expédier son arsenal aux… Etats-Unis.

    Source

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, bombe nucléaire, France, bombe H

  • Maroc : Mohammed VI, le roi de l’aplaventrisme et la danse du ventre

    Le roi du Maroc a donné un sacré coup de pouce à la danse du ventre en direction de l’aplaventrisme

    Lorsque les anglais sévissaient en Egypte, ils ont vite transformé la danse orientale connue sous le nom de danse du ventre. Les prestations privées des danseuses ont glissé vers le contact physique entre les soldats et les artistes ouvrant la porte aux prestations sexuelles.

    Peu à peu l’image de cette danse a été salie. Si à ses débuts ancestraux la danse orientale n’était pas perçue comme une pratique taboue dans les pays où elle a vu le jour, avec l’arrivée des Européens au Moyen-Orient elle a été déviée de sa conception originelle.

    Avec la realpolitik, qui est devenue synonyme d’hypocrisie et manque d’éthique politique, la danse du ventre a pris d’autres couleurs pour devenir synonyme d’aplaventrisme des regimes dictatoriaux devant ses mentors occidentaux.

    Le roi du Maroc est devenu un exemple dans l’art de rouler dans les avenues de la mesquinité, la médiocrité et la bassesse en vue d’avoir un soutien dans la question du Sahara Occidental.

    Poussée par ses intérêts économiques au Maroc et sa haine envers l’esprit libérateur de l’Algérie et des sahraouis, la France défend son allié au Conseil de Securité contre les vents et les marées du Droit International.

    Le lien marocain avec les Etats-Unis est plutôt géopolitique au lieu d’économique. Le Maroc est obligé, alors, de suivre une autre approche : la soumission et l’aplaventrisme élevés au rang de confort et de pratique machiavéliste.

    Dans l’espoir de s’approprier les ressources naturelles du Sahara Occidental, les marocains ont décidé de faire dans l’abrutissement, de se débarraser du peu de dignité qui leur restait, se taire à la gloire de leur petit confort éphémère.

    Au Maroc, on fait la part belle aux thèmes de la mollesse, de l’aplaventrisme, de la langue de bois, du politiquement correct. A sa place, on a érigé un aveugle suivisme atlantiste au point de faire que les mots indépendance et souveraineté ne sont plus dans le volcabulaire de la monarchie perverse qui gouverne dans ce pays devenu La Mecque des pervers, des pédophiles et des touristes sexuels.

    Le Maroc, soumis et amadoué par ses ambitions expansionnistes, n’est plus que l’ombre de lui-même, relegué au second rang, prisonnier de son mépris envers ses voisins et leurs aspirations libératrices.

    La France, elle, en suivant aveuglement son allié marocain, risque de le perdre à jamais parce que le peuple sahraoui ne capitulera jamais. Quarante-trois ans après, les sahraouis sont plus déterminés que jamais à arracher leur droit par le feu des armes. De nouvelles générations attendent dans les casernes l’ordre de faire payer aux marocains leur aplaventrisme et leur lâcheté.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, France, Etats-Unis, ONU,