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  • Groupe Total : La France paye ses méfaits au Sahara Occidental

    Nouvelles tensions en vue entre Alger et Paris. « L’Algérie empêchera le groupe pétrolier Total d’acquérir les actifs algériens appartenant à l’américain Anadarko », a déclaré le 26 mai le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, cité par l’APS.

    Cela ressemble à une riposte algérienne à l’arrogance de l’Ellysée dans la question du Sahara Occidental et son obsession de maintenir le statu quo dans ce territoire classé non autonome par les Nations Unies.

    A l’Hexagone, les responsables ne cachent pas leur amertume suite à la décision d’Alger de freiner la gourmandise des entreprises françaises. Apparemment, Paris le beurre et l’argent du beurre. Les matons de la françafrique cherchent le businee avec l’Algérie tout en maintenant leur appui inconditionnel au régime médiéval de la pédophilie et le tourisme sexuel ainsi que sa politique de répression et assassinat pratiquée au Sahara Occidental depuis plus de 43 ans.

    Certaines opinions françaises soutiennent que les raisons de ce « blocage » sont « très politiques ». Un argument très plausible qui s’explique par la déception des autorités algériennes vis-à-vis de la politique coloniale de la France au Maghreb qui, au nom des intérêts géopolitiques, est prête à enflammer la région quitte à asoutenir son protégé alaouite.

    Au lieu de regarder vers la situation interne de l’Algérie, les autorités françaises feraient mieux de chercher les raisons de la crise dans la démission de Horst Köhler et la fâcheuse manie de Paris à provoquer les algériens.

    La société Total est un des premiers effects collatéraux du soutien de la France au Maroc au détriement de la légalité internationale. D’autres effets suivront, dont la fin de la monarchie alaouite. Parce que la détermination des sahraouis est resté intacte et leur slogan pérénne est : No Pasarán! Même pas avec le soutien américain!

    Tags : Sahara Occidental, France, Algérie, Total, Maroc,

  • Sahara occidental: Après la démission de l’émissaire de l’ONU, la France et l’Union européenne doivent prendre une initiative de paix

    L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler, vient d’annoncer sa démission. En fonction depuis 2017, son action avait permis de rétablir le dialogue entre le Front Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie.

    Depuis 1975, le Maroc a annexé et pille en toute illégalité cette région riche en phosphate et en eaux poissonneuses bloquant toute solution politique à cette occupation coloniale. Cette prédation est encouragée par l’Union européenne qui, en violation de sa propre législation, vient de donner son feu vert à une extension au Sahara occidental de l’accord d’association qui l’unit au Maroc.

    Avec l’appui et la connivence de parlementaires européens, Rabat se voit confortée dans son intransigeance lui offrant l’opportunité de poursuivre sa politique répressive et de bloquer l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

    Les parlementaires, les députés européens communistes demeurent sans ambiguïté au côté du Front Polisario, véritable force de paix, dans un Maghreb qui connaît une recrudescence dangereuse des tensions.

    La France et l’Union européenne doivent dans ce nouveau contexte prendre une initiative qui s’inscrit dans le sillage de l’ONU: abroger l’accord d’association UE/Maroc et peser pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

    Le Parti communiste français (PCF) est dans ce combat aux côtés du peuple sahraoui pour la paix.

    Parti communiste français,

    Paris, le 24 mai 2019

    Source: PCF, 24 mai 2019

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, France, ONU, MINURSO, Horst Köhler,

  • Signature de la « Convention cadre de partenariat » entre l’Ambassade de France en Tunisie et radio RTCI

    Ce soutien de la France à la radio publique RTCI, ambitieux sur le plan financier, se concrétisera par l’acquisition de matériel

    TUNIS, Tunisie, 29 mai 2019/ — Dans le cadre de l’appui au développement du secteur des médias et dans la perspective de la tenue, à Tunis, du Sommet de la Francophonie en novembre 2020, l’Ambassadeur de France et le président directeur général de l’établissement de la radio, M. Lassaad Dahech, ont signé le 28 mai 2019 une convention de partenariat pour la mise en œuvre de projets destinés au renforcement des capacités de RTCI à concevoir, produire et diffuser des programmes en langue française.

    Ce soutien de la France à la radio publique RTCI, ambitieux sur le plan financier, se concrétisera par l’acquisition de matériel, par des activités de formation d’experts tunisiens dans le cadre de séminaires techniques, ainsi que par une coopération dans la production des contenus francophones.

    Distribué par APO Group pour Ambassade de France à Tunis, Tunisie.

    Tags: Tunisie, France, RTCI, radio,

  • Démission de Horst Kohler: des diplomates sahraouis soulignent la responsabilité de la France

    ALGER – La démission de l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental, Horst Kohler, n’est pas liée uniquement aux problèmes de santé, mais résulte de la « complicité flagrante » de la France avec l’occupant marocain et « l’irresponsabilité » du Conseil de sécurité à résoudre ce conflit, ont souligné des diplomates sahraouis regrettant le départ précipité de l’émissaire onusien.

    Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a affirmé que l’envoyé de l’ONU au Sahara Occidental, Horst Kohler s’est retrouvé dans une position politique, morale et psychologique qui le poussait à se retirer de sa mission à cause de la « complicité flagrante » de la France avec l’occupant marocain et « l’irresponsabilité » du Conseil de sécurité à résoudre ce conflit vieux de 45 ans.

    « La prochaine bataille n’est pas de savoir qui sera le prochain envoyé personnel de l’ONU au Sahara occidental, mais celle de voir le Conseil de sécurité assumer ses responsabilités pour imposer la légitimité internationale comme seule solution au conflit », a souligné M. Ould Salek, dans une déclaration à la presse.

    Indépendamment de la raison de santé invoquée comme une des cause du départ de M. Kohler, le diplomate sahraoui a soutenu qu’il existe bien des faits « irréfutables » prouvant que l’envoyé spécial des Nations unies est parvenu à la même conviction que celles de ses prédécesseurs, James Baker et Christopher Ross, que la mission de la MINURSO devant aboutir au respect des engagements pris en 1991 pour organiser le référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, est confrontée au « refus franc » est « fermement affiché » par la France et à « l’échec » du Conseil de sécurité à résoudre le conflit ».

    « Dans certaines régions, il y a des ingérences, y compris par la guerre, pour imposer la démocratie et le respect de la légitimité du droit international et des droits de l’Homme. Dans d’autres cas, le contraire est vrai. Le peuple sahraoui est empêché d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination en violation flagrante de toutes les lois, législations, conventions et résolutions », a déploré le chef de la diplomatie sahraouie.

    Des accords illégaux défendus au détriment de la légalité internationale

    Dans le même ordre d’idées, le coordonnateur sahraoui auprès de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et membre du secrétariat national du Front Polisario, M’hamed Kheddad, a assuré que Horst Kohler a démissionné en raison des « pressions » exercées par la France sur l’envoyé spécial de l’ONU, affirmant que « Paris a carrément saboté le travail de Horst Kohler ».

    S’exprimant dans un entretien à l’agence russe Sputnik, M. Kheddad a indiqué qu’en plus de la raison de santé évoquée par l’ex-président allemand dans sa lettre de démission, le diplomate onusien rencontrait aussi des « obstacles, dressés notamment par Paris et Washington ».

    « (…) Il faut bien signaler que depuis sa nomination au poste d’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu, beaucoup d’obstacles ont été érigés sur sa route », a fait savoir le responsable sahraoui, rappelant dans ce sillage que le diplomate onusien avait toutes les qualités et les compétences nécessaires pour réussir sa mission, notamment son expérience diplomatique ainsi que sa connaissance du continent africain et de ses problèmes.

    M. Kheddad a signalé, toutefois, que dès sa prise de fonction, l’ex président allemand avait rencontré beaucoup d’entraves dans l’accomplissement de sa mission notamment aux Nations unies et à l’Union européenne, dressées, a-t-il précisé, par la France qui ne voulait pas que le mandat de la Minurso soit réduit à six mois.

    « C’est aussi la France qui a pesé de tout son poids pour que l’Union européenne signe de nouveaux accords incluant illégalement les territoires du Sahara occidental occupés (accord d’association UE-Maroc et l’accord d’agriculture et de pêche UE-Maroc, ndlr) en violation flagrante des décisions de la Cours de justice de l’Union européenne (CJUE) (les arrêtés de 2015, 2016 et 2018) », a souligné, en outre, le coordinateur sahraoui auprès de la Minurso, alors que le Sahara occidental et les eaux qui lui sont adjacentes ne faisaient pas partie du territoire du Royaume du Maroc.

    L’ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a, quant à lui, assuré que les circonstances de la démission de Horst Kohler ont démontré que « le Conseil de sécurité n’a pas pris suffisamment de mesures pour amener le Maroc à se conformer aux résolutions onusiennes ».

    Intervenant lors d’une conférence organisée par le Parlement africain de la société civile, sous le thème « le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique », en célébration de la Journée de l’Afrique, l’ambassadeur sahraoui a mis en garde contre le vide que laissera M. Kohler, auquel le Front Polisario rend hommage pour ses sincères efforts en vue de créer la dynamique imprimée aux négociations.

    APS

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, Horst Köhler, FRance,

  • Horst Köhler vu à Berlin et il pète la forme

    Contrairement à ce qui a été dit dans le communiqué mensonger d’Antonio Guterres, Horst Köhler a été vu mercredi à Berlin et il pète la forme. 

    Il a été photographié avec Jakov Devcic, membre du think tank allemand Konrad-Adenauer-Stiftung.

    Comme d’habitude, Guterres ne veut pas contrarier ses maîtres de l’Elysée. Ainsi, il a inventé la « raison de santé » pour justifier le départ volontaire de Horst Köhler, un homme intégre qui a refusé de  participer à cette mascarade appelé « processus de paix au Sahara Occidental » qui ne vise au’à maintenir le statu quo au détriment du droit international et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le temps a fini par démasquer le jeu de la France et son protégé le Maroc en vue de s’approprier d’un territoire riche en ressources naturelles et dont l’importance géopolotique guide les pas de la France colonialiste et de son pion, la monarchie de la honte alaouite.

    Il y a lieu de saluer le courage et détermination des sahraouis qui ont su tenir tête à una puissance prédatrice et sans scrupules qui fait et défait en Afrique et qui considère le Maghreb comme son arrière cour qui doit être ajouté aux pays subsahariens esclavisés depuis plus de 60 ans au nom d’une prétendue communauté franco-africaine.

    Le Secrétaire Général de l’ONU cache la vérité sur les raisons de la démission de köhler parce qu’elle constitue un coup dur au Conseil de Sécurité qui venait de lui exprimer son « plein appui » au même temps qu’il refusait de donner à la MINURSO un statu qui lui permettrait de soutenir les efforts de médiation de l’ex-président allemand.

    Köhler est parti parce qu’il s’est rendu compte que la France ne cherche que pérenniser le statu quo pour défendre les intérêts de son allié marocain. 

    Ce jeu malsain a poussé la Russie et l’Afrique du Sud à s’abstenir lors du vote de la dernière résolution du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental.

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    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Horst Köhler, France, colonialisme,

  • La réponse cinglante de l’Algérie aux manœuvres franco-marocaines

    La France et son protégé, le Maroc, nourrissent l’espoir que la situation actuelle traversée par l’Algérie aboutisse par la formation d’un nouveau gouvernement qui leur livrerait le peuple sahraoui sur un plateau d’or. C’est probablement l’une des raisons derrière la décision de Paris et de Rabat de saboter la médiation de l’allemand Horst Kohler afin qu’il jette l’éponge.

    L’impact de la crise algérienne est une question qui a été posée par le site web Spoutnik au coordinateur sahraoui de la MINURSO, Mhamed Khaddad.

    Dans son édition du 15 avril, Spoutnik écrivait que « le responsable estime que la position d’Alger sur le Sahara occidental devrait «rester la même» car elle découle d’«une question de principe».

    «En ce qui concerne le soutien de l’Algérie à la cause du peuple du Sahara occidental, il n’y a ni réticence ni hésitation dans la position algérienne, qui est une position de principe envers toutes les luttes de décolonisation et d’autodétermination dans le monde», a affirmé Mhamed Khadad selon la même source.

    Conscientes de la réalité derrière les manœuvres du colonialisme français, les autorités algériennes n’ont pas tardé à réagir. Le ministère algérien des Affaires étrangères a publié immédiatement un communiqué dans lequel il souligne la nécessité de respecter le principe d’autodétermination que Paris et Rabat tentent de contourner.

    Texte intégral du communiqué:

    L’Algérie regrette profondément la démission de M.Horst Kohler

    C’est avec un profond regret que l’Algérie a appris la nouvelle de la démission de M.Horst Köhler de ses fonctions d’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nation Unies pour le Sahara Occidental.A cette occasion l’Algérie entend rendre hommage bien mérité à M.Köhler pour l’engagement et la détermination dont il a fait montre pour la relance du processus de règlement du conflit du Sahara Occidental depuis trop longtemps à l’arrêt.

    Tout au long du processus conduit par M. Köhler visant à amener les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à négocier de bonne foi et sans conditions préalables une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du Sahara Occidental, l’Algérie, en sa qualité d’Etat voisin, n’a pas manqué d’apporter tout son soutien aux efforts de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général.

    Elle reste convaincue que la solution de la question du Sahara Occidental et celle-là qui permet au Peuple du Sahara Occidental d’exercer son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination, conformément à la légalité internationale et à la doctrine et la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation.

    Tags : Sahara Occidental, Algérie, Maroc, France, ONU, Horst Köhler, autodétermination,

  • Les révélations de Wikileaks sur les rapports entre l’Algérie et le Maroc

    www.tsa-algerie.com – 2 décembre 2010

    L’obsession algérienne, propagande contre le Front Polisario et un alignement total sur les Américains

    par Lounes Guemache

    Soixante-dix pages de mémos diplomatiques émanant essentiellement de l’ambassade américaine à Rabat et couvrant la période entre 2005 et 2009. TSA s’est procuré les notes de la diplomatie américaine sur le Maroc, avant leur publication sur le site américain Wikileaks. Ces documents relatent notamment les conversations entre des responsables américains et des officiels marocains à Rabat : les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères, les chefs des renseignements intérieurs et du contre-espionnage, de hauts cadres de l’Etat…

    On y trouve un peu de tout mais certains sujets reviennent régulièrement dans les échanges entre les Américains et leurs interlocuteurs marocains : la lutte contre le terrorisme islamiste au Maghreb et dans la région du Sahel, l’Algérie, la gestion de l’islam dans le Royaume ainsi que des sujets internationaux comme le nucléaire iranien -on apprend par exemple que Rabat était opposé à la bombe dès 2006 bien avant la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 2009.

    Les documents mettent au jour l’obsession algérienne chez les responsables marocains. Dans leurs conversations avec les responsables américains, les Marocains mettent souvent en avant « le manque de coopération » des Algériens en matière de lutte contre le terrorisme dans la région. Ils imputent l’émergence d’Aqmi aux « échecs » d’Alger en matière de lutte contre le terrorisme. Une analyse que les Américains ne partagent pas. Selon eux, c’est au contraire grâce aux succès de l’Algérie que l’ex-GSPC a été contraint de s’associer avec Al-Qaïda pour créer Aqmi.

    Des responsables ont suggéré un lien direct entre le Front Polisario et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). On découvre aussi une implication plus importante qu’on pouvait l’imaginer de Rabat au Sahel. On apprend par exemple qu’en 2007, le Niger avait sollicité l’appui militaire du Maroc contre un groupe terroriste qui a pénétré depuis son territoire depuis l’Algérie. Pourquoi une telle demande n’avait-elle pas été adressée directement à l’Algérie ? Mystère.

    TSA- Algérie

    Quand les responsables marocains parlent de l’Algérie comme d’une menace

    par Yazid Slimani

    Dans leurs entretiens avec les diplomates et les responsables américains en visite à Rabat, les officiels marocains accusent les Algériens de mettre de la mauvaise volonté pour coopérer avec eux dans la lutte anti-terroriste. C’est par exemple le cas du Directeur général pour la surveillance du territoire (services de renseignements intérieurs), Abdelatif Hammouchi, Lors de la visite à Rabat de l’assistante du président américain pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend. « La coopération avec les Algériens est erratique affirme Hammouchi. Parfois ils nous fournissent de très bonnes informations et parfois on dirait qu’il s’agit d’impasse. Ces sont des partenaires difficiles, ajoute Yassine Mansouri (chef de la Direction générale des études et de la documentation, le service de contre-espionnage marocain, ndlr) », rapporte une note diplomatique du 31 juillet 2007, obtenue par TSA avant sa publication sur Wikileaks.

    Plus tôt la même année, le Directeur général des affaires bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères Youssef Amrani, avait ainsi « suggéré que l’émergence d’AQMI était principalement due aux échecs du gouvernement algérien », rapporte une note du 18 mai. Une position que ne partagent visiblement pas les Etats-Unis qui défendent la politique anti-terroriste de l’Algérie. A l’accusation de Amrani, un diplomate américain répond en effet que « le GSPC a été forcé de s’associer avec AQMI parce que le gouvernement algérien a réussi à le marginaliser ».

    Dans la même note, le diplomate américain constate que Khalid Zerouali, en charge de la sécurité des frontières marocaines au ministère de l’Intérieur «s’est hérissé » lorsque les officiels américains ont cité l’Algérie comme « un modèle » dans la lutte anti-terroriste en Afrique du Nord. Pour Zerouali, « le Maroc est beaucoup plus stable et sûr alors que je ne peux pas voyager d’Alger à Oran sans crainte ».

    Les documents de Wikileaks révèlent aussi que le Maroc soupçonne depuis longtemps l’Algérie de chercher à développer un programme nucléaire militaire. Une inquiétude rapportée notamment dans une note diplomatique américaine du 21 novembre 2006 transmise cinq jours après un entretien entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Omar Hilale et l’ambassadeur américain à Rabat au sujet du programme nucléaire de l’Iran. Hilale affirme ainsi qu’ « un Iran doté de l’arme nucléaire serait un désastre pour la région et spécialement pour le Maroc. Cela provoquerait une course à l’armement dans la région et cela accélèrerait la poursuite de ce qu’il a décrit comme un programme nucléaire militaire algérien similaire même s’il n’est que naissant ». « Si l’Iran réussit, dans les dix ans, d’autres pays du Moyen-Orient auront la bombe et les Algériens suivront peu après, a-t-il dit », précise la note.

    Enfin, selon Rabat, si les relations bilatérales avec Alger ne s’arrangent pas, la responsabilité serait entièrement algérienne. Dans le mémo du 31 juillet 2007, les diplomates américains rapportent qu’après une visite à Alger, Fouad Ali Himma, adjoint au ministre de l’Intérieur leur a affirmé que « les efforts marocains répétés pour réduire l’abîme diplomatique ont été rejetés. Il a assuré avoir dit aux Algériens que le Maroc était prêt à rouvrir sa frontière et à prendre d’autres mesures pour rétablir la confiance, mais les Algériens ne nous ont jamais dit ce qu’ils voulaient », citent-ils. Il a attribué ce qu’il décrit comme l’intransigeance algérienne à l’écart générationnel et de mentalités entre les dirigeants des deux pays », rapporte la note américaine qui précise que Himma est un proche du roi Mohammed VI souvent considéré comme plus puissant que le ministre de l’Intérieur lui-même.

    TSA-Algérie

    En proie à de nombreux problèmes, l’armée marocaine est préoccupée par le Front Polisario et l’Algérie

    par Samir Allam

    C’est un portrait peu flatteur que les diplomates américains dressent de l’armée marocaine. Dans un câble classé « secret » daté d’août 2008 et révélé par le site Wikileaks, les diplomates américains en poste à Rabat évoquent une armée marocaine en proie à des problèmes de corruption, une bureaucratie inefficace, de faibles niveaux d’éducation dans ses rangs, des menaces récurrentes de radicalisation de certains de ses soldats, une marginalisation politique, des équipements vieillissants et un déploiement de la plupart de ses forces dans le Sahara occidental.

    Les effectifs de l’armée marocaine sont estimés à 218.000 soldats, selon le mémo de l’ambassade américaine à Rabat. L’armée de terre compte 175.000 soldats, 13.000 militaires composent la force aérienne est 7.800 sont dans la marine. La gendarmerie, qui « dépend directement du roi », compte 22.000 éléments. Le salaire moyen pour les militaires soldats est d’environ 2.000 dirhams (270 USD) par mois, note le mémo. Les officiers sont mieux rémunérés, avec un salaire de départ d’environ 6.000 dirhams (USD 850) par mois. « Avec des avantages tels que le logement gratuit, ces (salaires) sont raisonnablement compétitifs dans le contexte marocain », souligne le document.

    Le Sahara occidental constitue la principale préoccupation de l’armée marocaine. A une certaine période –que la note ne précise pas–, entre 50% et 70% des effectifs des forces armées marocaines étaient déployés au Sahara occidental.

    Sans surprise, l’autre préoccupation majeure de l’armée marocaine concerne l’Algérie. Selon le document américain, l’armée marocaine possède des « plans d’urgence » et effectue des simulations stratégiques pour contrer une possible attaque algérienne. Toutefois, l’armée marocaine ne dispose pas de troupes déployées le long de la frontière algérienne, selon le mémo. Les militaires marocains sont stationnés dans des garnisons situées à des centaines de kilomètres de la frontière algérienne d’où ils pourraient se déployer en cas d’incursion algérienne.

    Selon les diplomates américains, bien que la frontière entre les deux pays soit fermée et les relations froides, l’Algérie ne constitue pas une menace imminente pour le Maroc. Dans le cas d’une confrontation entre les deux pays, celle-ci aurait lieu via le Front Polisario, estiment-ils.

    Enfin, les Américains évoquent une solide coopération militaire entre les Etats-Unis et le Maroc. Mais les rédacteurs du document doutent des capacités du Maroc à acquérir des équipements militaires haut de gamme pour moderniser son armée. La cause ? Les coûts élevés de ces équipements ne sont pas à la portée des modestes moyens du royaume.

    TSA-Algérie

    Pour Bouteflika, la France tente de régler ses comptes avec l’Algérie «en appuyant le Maroc»

    par Sonia Lyes

    Les documents de Wikileaks, révélés vendredi 3 novembre dans la soirée par les quotidiens El Pais (Espagne) et Le Monde (France), montrent des divergences de vues importantes entre Alger et Rabat au sujet du conflit au Sahara occidental. Des divergences qui viennent s’ajouter à la mésentente totale entre le président Bouteflika et le roi Mohamed VI.

    « Si je pouvais résoudre le problème je le ferais. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis » . Ce qu’il faut, c’est que « le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains », a déclaré le président algérien lors d’une rencontre ». C’est ce qu’a déclaré en 2007 à Alger le président Bouteflika à l’assistante du président américain George Bush pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend.

    Les Français, confiera le président Bouteflika lors d’une autre rencontre relatée par des diplomates américains, « du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit ». Selon lui, « la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne ». Elle tente aujourd’hui de régler ses comptes avec l’Algérie « en appuyant le Maroc ».

    En février 2008, recevant un diplomate américain, le président algérien dénonce « le plan d’autonomie » voulu par Rabat à la place du referendum d’autodétermination au Sahara occidental. Pour lui, la proposition marocaine n’offre qu’un semblant d’autonomie. Les provinces algériennes ont d’avantage d’autonomie vis-à-vis d’Alger que ce que propose Rabat pour le Sahara occidental, a fait remarquer le président algérien.

    Une position réaffirmée, en novembre 2009, devant le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général William Ward. « Vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour la Palestine et un autre principe pour le Sahara occidental ».

    TSA-Algérie

    A Alger, la CIA dispose de sa propre cellule de surveillance aérienne des groupes terroristes

    par Yazid Slimani

    Pour les Etats-Unis, l’Algérie est devenue ces dernières années le partenaire numéro 1 dans la lutte anti-terroriste au Sahel contre Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). C’est ce qui ressort des derniers documents diplomatiques révélés par Wikileaks. « Aucun pays n’est plus important que l’Algérie dans la lutte contre Al Qaida au Sahel et au Maghreb », affirme ainsi l’ambassadeur américain à Alger David Pearce dans une note du 6 janvier 2010, soit juste après l’inscription de l’Algérie sur une liste des pays à risque par l’Administration américaine pour la sécurité dans les transports.

    Les diplomates américains saluent l’intensité grandissante de la coopération politique, sécuritaire et économique avec l’Algérie. Mais ils se disent frustrés de la réticence des autorités algériennes pour partager leurs renseignements sur les groupes terroristes qui activent dans le pays et reprochent aux forces de sécurité de ne pas avoir transmis les informations qui auraient pu éviter les attentats de décembre 2007 contre les Nations Unies à Alger.

    La coopération dans le domaine du renseignement se fait aussi par l’intermédiaire d’une base active de la CIA qui possède sa propre cellule de surveillance aérienne des groupes terroristes armés sur le territoire algérien via l’Africom. Cette présence de la CIA en Algérie n’a été publiquement révélée qu’en 2009 après l’affaire Warren, l’espion qui avait violé deux algériennes après les avoir droguées.

    D’ailleurs un câble datant du 1er février 2009 publié ces derniers jours par le quotidien libanais Al Akhbar, révèle que l’Etat algérien a fait pression sur la presse pour qu’elle cesse de couvrir cette affaire. Deux jours après la révélation du scandale, « il avait complètement disparu de la presse. L’absence quasi totale de couverture dans la presse publique montre bien que le gouvernement préfère que cette histoire s’apaise », est-il rapporté dans le même mémo.

    TSA-ALgérie

    Bouteflika méprise Mohamed VI à qui il ne serrera jamais la main

    par Samir Allam

    Abdelaziz Bouteflika méprise le roi Mohamed VI. Et il l’a fait savoir aux Américains au cours d’entretiens au Palais d’El Mouradia, selon des documents du site WikiLeaks révélés vendredi 3 novembre dans la soirée par le quotidien espagnol El Pais. Mais le président algérien a assuré à ses interlocuteurs que l’Algérie ne fera pas la guerre au Maroc à cause du Sahara occidental et ne permettra pas au Front Polisario de combattre depuis le territoire algérien. Toutefois, la frontière restera fermée jusqu’à la résolution du conflit au Sahara occidental, a expliqué le président Bouteflika.

    « Je ne serrerai pas la main du roi ». Le président Bouteflika a fait cette déclaration en juin 2006 à l’assistante du président américain George Bush pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend, en visite à Alger. Avant de décrire le monarque marocain comme « pas ouvert » et « sans expérience », selon la même source. Selon Abdelaziz Bouteflika, feu Hassan II et Moulay Rachid, frère de l’actuel roi, son plus ouverts. Le président Bouteflika évoque une rencontre avec Moulay Rachid lors d’un match à Séville, en Espagne. « Nous avons bavardé et plaisanté avec bonheur, mais je ne peux pas faire la même chose avec le roi, car nous n’avons pas le même sens de l’humour », a-t-il déploré.

    Selon un document daté du 1er juillet 2006, le président Boutelika a avoué, d’après l’ambassadeur américain à Alger, qu’il croyait au dialogue pour résoudre les problèmes avec le Maroc. Mais il ne croit pas à un dialogue avec le roi Mohamed VI.

    Les présidents Bush et Chirac ont essayé de rendre le président Bouteflika plus clément à l’égard du roi. Le président algérien a rappelé que le roi était encore un enfant quand lui-même était déjà un vétéran de la diplomatie. Mais le roi a fait subir un affront au président Bouteflika en annulant à la dernière minute une visite du premier ministre à Rabat. «Je ne suis pas Jésus, je ne vais pas tendre l’autre joue», avait alors déclaré Bouteflika.

    Tags : Maroc, Algérie, Wikileaks, Boutreflika, Mohammed VI, Sahara Occidental, France, Etats-Unis,

  • Cómo Francia y el lobby israelí pro-Makhzen han « liquidado » a Horst Köhler

    Fuente : Algérie Patriotique, 24/05/2019

    Por Karim B.

    Horst Köhler dimitió para no pagar la factura con su salud como su predecesor Christopher Ross », explica una fuente informada a Algérie Patriotique. « Comprendió que el problema no se resolverá a nivel de la ONU », añade nuestra fuente, y señaló que « Francia ha dejado en claro que, en el mejor de los casos, la situación permanecerá tal y como está ». Según nuestra fuente, « los Estados Unidos, a pesar de la voluntad del consejero de Donald Trump, John Bolton, y los esfuerzos del Departamento de Estado siguen siendo sensibles a las presiones israelíes a favor de Marruecos a través del lobby franco-israelí ».

    Después de haber empujado a Horst Köhler a tirar la toalla a través de una serie de trabas, maniobras dilatorias y una campaña de desinformación, el Makhzen, a través de sus relevos oficiales y su prensa, siguió el ejemplo de Argelia e hipócritamente expresó su « pesar ».

    Ningún enviado personal de los sucesivos secretarios generales de las Naciones Unidasque se sucedieron a la cabeza de la organización internacional ha logrado hacer avanzar el expediente saharaui. Todos los planes fueron frustrados por la potencia ocupante marroquí, con la ayuda de Francia, que garantiza al régimen depredador monárquico de Rabat la cobertura diplomática en el Consejo de Seguridad. Otros países de la Unión Europea, España en particular, se empeñan en evitar la celebración de un referéndum para la autodeterminación con el fin de seguir saqueando las riquezas minera y pesquera del Sahara Occidental ocupado.

    ¿Continuará el relevo de Horst Köhler la aplicaicón de la hoja de ruta heredada de su predecesor, o relanzará el proceso de negociaciones entre el Makhzen y el Frente Polisario de otrs manera? Si aún no tenemos una respuesta a esta precoz pregunta, no es menos seguro que lo que le espera al futuro enviado personal de Antonio Guterres está lejos de ser una sinecura.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, Horst Köhler, lobby israélien, France, Conseil de Sécurité,

  • Quai d’Orsay – Point de presse de la porte-parole : République centrafricaine – Attaque contre des civils (23 mai 2019)

    La France réitère son appel à ce que toutes les parties mettent en œuvre l’accord du 6 février dernier, qui ouvre une vraie perspective de sortie de crise en République centrafricaine (RCA)

    PARIS, France, 23 mai 2019/ — La France condamne avec la plus grande fermeté l’attaque perpétrée par le groupe armé 3R dans la région de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), qui a fait de nombreuses victimes civiles.

    La France présente ses condoléances aux familles des victimes et appelle à ce que les responsables soient traduits devant la justice dans les plus brefs délais.

    Cette attaque constitue une violation majeure de l’accord de paix du 6 février 2019, qui a été signé entre les gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, porté par l’Union africaine et soutenu par les Nations unies et les pays de la région. Cette attaque démontre l’urgence du désarmement et de la démobilisation des groupes armés, qui, à Bangui comme dans le reste du pays, doivent cesser toute forme de violence et d’activités déstabilisatrices, déposer les armes et s’engager sans délai et sans condition dans le processus de paix. La France réitère son appel à ce que toutes les parties mettent en œuvre l’accord du 6 février dernier, qui ouvre une vraie perspective de sortie de crise en RCA.

    Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères de la République Française.

    SOURCE : Ministère des Affaires Etrangères de la République Française

    Tags : République centrafricaine, 3R, Paoua, France,

  • Rapport de Situation sur le mouvement Gilet Jaune. Acte XXVII

    Par la Saker Francophone − Le 21 mai 2019

    Depuis le 1er mai, le mouvement des Gjs a passé un cap. Autant le nombre de manifestants a baissé de moitié d’un coup pour se stabiliser à environ 50 000 courageux qui ne lassent pas ni ne sont rebutés par le danger, physique, légal et même financier qu’ils courent en exerçant leur droit à manifester, autant, et c’est là le point positif du cap, le mouvement est en train de prendre la forme d’une plus grande participation citoyenne au politique à travers les multiples actions citoyennes, groupe de débats, assemblées citoyennes ou délibératives, Vrai débat et autres médias pro Gj qui fleurissent comme des champignons dans une forêt d’automne. La bataille est maintenant moins dans la rue que dans l’arène socio/politique. Et le prochain vote pour le parlement européen en est un bon exemple car il rallie les Gjs de droite comme de gauche, autrefois abstentionnistes impénitents car dégoûtés du politique, derrière les slogans « il faut aller voter » et « Tout sauf Macron ».

    Pour symboliquement représenter ce point de bascule, nous ne commencerons donc plus nos rapport de situation par le chapitre « Acte x » mais par le chapitre « Actions de Gj », montrant ainsi que les actions politiques engagées par les Gjs commencent à devenir plus porteuses d’espoir que le fait de manifester tous les samedis, même si, pour garder une pression nécessaire sur le gouvernement, les manifestations conservent toute leur importance.

    Actions politiques des Gjs
    Apres leur site web nommé la Ligne jaune, les Gjs ont maintenant leur webzine, Gj-magazine.com ou Gj-mag. Vous y trouverez toutes les informations les concernant. Ils ont aussi un journal papier :

    Les Gilets jaunes n’ont pas fini de secouer la maison CGT. S’ils n’étaient pas présents physiquement au 52ème congrès du syndicat qui se tient jusqu’à vendredi à Dijon, ils occupaient pourtant tous les esprits à la tribune. Et leurs slogans ont même animé plusieurs fois les rangs du millier de militants.

    Maitre Sophia Albert Salmeron va déposer une plainte à la Cour pénale internationale au nom des Gjs mutilés par la violence policière. Elle leur demande de préparer un dossier complet sur leur cas.

    La 3ème assemblée des assemblées des Gilets jaunes, se déroulera le 29 et 30 juin au stade du Pouloux, Bois du Verne de Montceau-les-mines.

    Dans une note éclairante intitulée « L’adieu à la grande classe moyenne : la crise des gilets jaunes, symptôme de la ‘démoyennisation’ », Jérôme Fourquet analyse en profondeur les lignes fractures qui opposent la France des ronds-points à celle des grandes métropoles hyper-connectées. Cette même France qui constitue, depuis les Trente glorieuses, le « bas » de la classe moyenne, qui travaille et qui consomme, s’éloigne chaque année un peu plus du grand corps central de la société. Jusqu’à la scission ? « On peut considérer la crise des Gilets jaunes comme le premier symptôme politique de la fin de cette moyennisation, phénomène qui va s’amplifier à l’avenir », affirme le directeur Opinions de l’Ifop.

    Tandis que le gouvernement a fini par se persuader que le mouvement des gilets jaunes est mort ou mourant, l’essor de leurs médias sur les réseaux sociaux – en premier lieu Telegram – indique une tendance contraire. Et même, depuis début mars, un net regain d’activité tant sur les réseaux sociaux que sur le terrain.

    Les Gilets jaunes sont-ils en train de faire émerger une nouvelle génération de journalistes, photographes et vidéastes ? Arrêt sur Images se pose la question.

    Pour remettre de la cohérence dans les idées politique du citoyen. Un « best of » des conférences de Chouard qui nous explique la cause racine de tous les problèmes actuels.

    Entraide entre Gjs. Dylan, 18 ans, éborgné pendant l’acte XXIV à Montpellier a besoin d’aide car il ne peut plus travailler. Pour l’aider, c’est ici.

    Le groupe Gilets Citoyens propose 5 Fondamentaux méthodologiques posés par le collectif pour une assemblée citoyenne digne de ce nom :

    Un engagement de la part du Président de la République, avant le lancement du tirage au sort de l’Assemblée/Convention, à suivre les recommandations et décisions issues des travaux de celle-ci, y compris le fait de devoir soumettre une ou plusieurs propositions de l’assemblée à l’ensemble des Français par la voie d’un référendum

    Un temps suffisant pour le tirage au sort et la délibération : au moins 2 mois pour le tirage au sort et 3 week-ends de délibération par sous thème.

    Pas d’interférence gouvernementale dans le choix : des garants et la définition de leur mandat ; de la composition de l’assemblée et de son mode d’animation ; des sujets et « objets précis d’action publique » sur lesquels la convention citoyenne délibérera ; des experts aux avis contradictoires auditionnés par les citoyens.

    Des citoyens tirés au sort représentatifs de la diversité des Français : un tirage au sort de 100 à 1 000 personnes fait en référence aux meilleurs pratiques pour garantir la représentativité de l’assemblée citoyenne. Si le choix est fait d’intégrer des élus et/ou corps intermédiaires, leur nombre ne devra pas excéder un tiers du nombre de citoyens tirés au sort.

    Des délibérations ouvertes et transparentes régulièrement relayées par les médias.

    Le Vrai débat, celui mené par les citoyens eux-mêmes et non plus par des élites illégitimes, est lancé. Pour ceux qui souhaitent avoir une action politique, participer au renouveau démocratique et donc participer aux assemblées délibératives de leur région, il faut s’inscrire sur le site internet adéquat. Voici une courte vidéo vous expliquant le principe de ces assemblées délibératives.

    Une plate-forme participative est créée pour préparer les élections de 2020. Le but : rassembler des propositions et former des citoyens pour les municipales de 2020 afin de faire face aux urgences.

    …Un rapport de force que Didier Bonneaud verrait bien passer par les urnes, aux municipales de l’année prochaine : « je vous invite à intégrer les conseils municipaux de vos communes, si vous prenez les communes, vous prenez les territoires. » Une position partagée par le référent Bagnolais des Gilets jaunes Jérôme Jackel, qui précisera que « la structuration du mouvement est en cours dans le Gard. » De quoi devenir une force politique?

    Sous la poussée populaire des Gjs, le gouvernement prévoit « la création de deux innovations politiques, dont le ministre de la Transition Écologique, François de Rugy, nous dévoile le fonctionnement. La première, c’est un Conseil de défense écologique (CDE), destiné à mobiliser les grands ministères et les services de l’État autour de la question du climat et de la protection de la biodiversité. Le CDE tiendra sa première réunion jeudi à l’Élysée. La seconde est une assemblée composée de 150 Français tirés au sort, qui commenceront à plancher dès le mois prochain sur nos émissions de gaz à effets de serre. Cette ‘Convention citoyenne pour le climat’ constituera le premier exercice de démocratie participative à l’échelle du pays ! » Les Gjs comptent bien surveiller cette initiative gouvernementale de très près.

    D’après les chiffres de l’Intérieur, ce samedi la mobilisation est de nouveau à la baisse avec 15 500 manifestants dans toute la France. Pour leur part, les Gilets jaunes annoncent près de 40 500 mobilisés.

    D’après la préfecture de Meurthe-et-Moselle, cinq personnes ont été interpellées ce samedi 18 mai à Nancy et un blessé léger est à déplorer.

    Une équipe de street médic s’est faite interpeller et verbaliser (135€ d’amende par personne).

    Marche en musique et dans la bonne humeur à Paris. Situation plus tendue à Reims. C’est dans cette ville qu’en plein direct sur BFMTV une femme se fait renverser par une charge de CRS. Le direct sera bien sûr immédiatement arrêté. « Il m’a heurtée délibérément avec son bouclier. Il m’a carrément foncé dedans sans s’arrêter », a-t-elle expliqué à un journaliste de BFM TV. « Je suis tombée, et il m’a enjambée », a-t-elle poursuivi, ajoutant que les policiers ne se sont ni retournés « ni arrêtés pour voir si j’avais besoin d’aide, si j’étais consciente ou pas ».

    Violences policières

    Interview choc d’Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat de police Vigi. « La preuve est que nous avons un ministre de l’Intérieur qui est toujours là, malgré toutes ses casseroles, malgré ses ‘fake news’, alors que c’est son propre gouvernement qui a fait une loi pour lutter contre. Et cela n’empêche pas le Premier ministre Édouard Philippe de renouveler sa confiance à Castaner. Tout ceci est aberrant et pas vraiment républicain à notre sens. »

    Un street Medic se retrouve à l’hôpital après avoir été tabassé deux fois par la police. « Nous étions en train de palabrer calmement avec eux, quand soudain, sans sommation, ils nous ont chargés avec leur bouclier en nous lançant des grenades lacrymogènes. Ils m’ont littéralement matraqué de la tête aux pieds, m’ont fait tomber puis m’ont piétiné au sol », affirme le medic. « D’autres street medics m’ont mis sur le brancard dans l’ambulance pour m’expliquer que ça allé être compliqué de se déplacer jusqu’à l’hôpital, car il y avait la préfète de Lyon sur les lieux de la manif, et qu’elle n’était pas d’humeur à ce que les pompiers déplacent des blessés GJs (ce qui est inadmissible) », indique le message.

    Récit d’une convocation au commissariat de Bordeaux. Ou comment un policier bien virulent au téléphone est devenu doux comme un agneau…

    Verdict du journal Le Monde, parti en guerre contre les violences policières depuis quelques semaines : « bon nombre des actions documentées constituent bien des abus voire des bavures et que, loin d’être des cas isolés, elles témoignent de la nécessité d’une remise en cause profonde de la manière dont est conçu le maintien de l’ordre en France. » Vidéo à l’appui expliquant ces abus.

    Des gendarmes débarquent pendant une conférence donnée par Étienne Chouard et notent toutes les plaques d’immatriculation des voitures stationnées sur le parking.

    Fichage de photographes en vue d’envoyer une amende pour participation à une manif interdite … Acte 27 – Bordeaux alors que je couvrais la manifestation sauvage de 50 personnes partant de la place Saint-Projet, nous nous sommes retrouvés dans une nasse avec Maya Huasca, impossible d’en sortir sans être fichées pour une amende de 135 euros qu’on va recevoir dans notre boite postale apparemment, puis en sortant, confiscation de mes lunettes balistiques et de mon masque à gaz 3M, le tout pour une valeur neuf d’une centaine d’euros … la même pour Maya et ses lunettes, apparemment on va pouvoir les récupérer mais j’ai des doutes …

    En honneur aux Gjs blessés sur le front des manifs voici une vidéo, puis un article portant le témoignage de quelques-uns d’entre eux.

    Une justice en désordre

    « Castaner, le Goebbels de Macron. Médias collabos » : voilà la pancarte qui a valu à Isabelle P. (toutes les personnes interrogées ont requis l’anonymat), enseignante à Paris « et » gilet jaune, tient-elle à préciser, d’être placée en garde à vue samedi 11 mai après-midi, au commissariat du 12e arrondissement (d’où elle est ressortie le soir même), et d’être reconvoquée dans ces mêmes locaux lundi 13 mai au matin. Elle en est sortie peu après 11 heures, sous les applaudissements d’une cinquantaine d’enseignants venus de toute l’Ile-de-France lui apporter leur soutien.

    Un manifestant en live-cam arrêté en direct et mis en garde à vue sous un faux motif. Tout cela enregistré par son portable, à l’insu de la police. Une intéressante vue de l’intérieur.

    En quelques mois, 39 portraits présidentiels ont été réquisitionnés, et 43 gardes à vue ont été prononcées.

    Ce mardi 14 mai dans la soirée, à Montpellier, plusieurs corps de police ont interpellé au moins cinq gilets jaunes devant la Maison du peuple des gilets jaunes (anciennement Royal Occupé), à l’occasion de la diffusion de « J’veux du Soleil » de François Ruffin. Au moins quatre personnes ont été placées en garde à vue. Selon la presse, deux personnes ont été interpellées et accusées d’avoir dégradé un mur de la Maison du peuple, alors qu’il y avait en réalité des travaux de réhabilitation sur ce mur pour sécuriser l’accès au lieu…Ces interpellés sont la cible depuis plusieurs semaines d’un harcèlement policier : lors de contrôles d’identité, l’un d’entre eux a déjà subi des pressions ( « on sait où tu habites »).

    « Il commence sérieusement à me casser les couilles ce préfet de merde ». Cette phrase postée sur Facebook vaudra garde à vue et comparution immédiate à son auteur. Puis quatre mois de prison avec sursis.

    Il faut quand même rappeler que la garde à vue est : « Une mesure de contrainte décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, par laquelle une personne à l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement est maintenue à la disposition des enquêteurs. » Il semble donc que, depuis quelques mois, il y ait une utilisation abusive de la garde à vue, sûrement dans le but de dissuader les manifestants.

    Les biens d’un manifestant mis en examen pour avoir détruit des équipements le long de l’autoroute A8 dans le Var ont été saisis alors qu’il n’a pas encore été jugé, a révélé Le Point le 18 mai. Selon un avocat interrogé par LCI, il peut s’agir d’un « signe politique ».

    L’utilisation de la justice, certes moins visible que le recours « disproportionné » à la force des effectifs de police et de gendarmerie (lire le récent rapport de l’Observatoire toulousain des pratiques policières), est tout aussi préoccupante. À Toulouse, le CaMé (Collectif automédia étudiant) a recensé entre le 17 novembre 2018 et le 17 avril 2019 « 637 interpellations, 403 gardes à vue, 124 déferrements, une trentaine de personnes incarcérées, 253 mois de prison avec sursis, 192 mois de prison ferme », dans le cadre de la répression du mouvement.

    Un gouvernement et son parti déconnecté

    Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. « On a créé des comptes anonymes pendant la présidentielle », confirme à 20 Minutes un ancien cadre de LREM. Alors même que Macron a toujours prétendu vouloir lutter contre la manipulation des réseaux sociaux. On colle les affiches LREM sur les panneaux réservés aux autres candidats.

    Au passage on remarquera que 20 Minutes titre « Les comptes anonymes militants, une communication à risque pour les partis », laissant penser que tous les partis pratiquent cette manipulation. Hors, en lisant bien l’article on voit que seul LREM l’utilise. Le nom et la façon dont les autres partis utilisent les médias sociaux dont parle le reste de l’article ne sont là que pour noyer le poisson et justifier le titre.

    L’information selon laquelle le gouvernement a chiffré à 10 milliards le coût des mesures en faveur des gilets jaunes est fausse. Naturellement, ce chiffre bidon a été repris par tous les médias. Le terme de coût nous incite à penser qu’il s’agit de dépenses supplémentaires, or c’est un savant mélange de concepts pour noyer le poisson….

    La cérémonie d’hommage national aux deux officiers mariniers tués au Burkina a été marquée par un moment très inhabituel, qui a surpris de nombreux militaires présents. En ouverture de la cérémonie et comme le veut l’usage, le chef de l’État a passé en revue les troupes qui rendaient les honneurs. Mais, à la demande de l’Élysée, il l’a fait à sa manière, c’est-à-dire seul. Or, le protocole militaire veut que, dans ce cas, le commandant des troupes présentes sur place ouvre la marche et que le chef de l’État (ou la plus haute autorité présente) le suive quelques pas derrière…Cette attitude « jupitérienne » a été diversement appréciée par les militaires présents aux Invalides.

    La pilule du « RIP » ne passe pas pour le gouvernement. Une semaine après la validation par le Conseil constitutionnel de la procédure de référendum d’initiative partagée contre la privatisation de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), le 9 mai, l’exécutif est, à plusieurs reprises, revenu à la charge contre cette décision. En vain.

    Facebook étant la plate-forme de partage numéro 1 des Gjs, la censure commence et le message suivant apparaît de plus en plus sur les murs des Groupes Gjs :

    Ils commencent donc à déménager vers des réseaux plus accueillant comme Telegram et Vkontakt. [Vous pouvez y retrouver nos articles via les liens, NdSF]

    Macron, qui n’a toujours pas compris la profondeur politique du mouvement Gj estime « qu’il n’y a plus de débouché politique » pour ce mouvement. « Je considère pour ma part que j’ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j’ai donnée. » Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    D’ailleurs plus grand monde ne vient plus écouter son gouvernement car « en mission [de sauvetage] pour soutenir la liste LREM aux élections européennes, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont participé à un meeting ce jeudi 16 mai à Angers, marqué par un nombre presque égal de participants et de forces de l’ordre. »

    Un Gj a calculé les dépenses et les manques à gagner dus à la politique de Macron pour ses deux premières années de mandat. Résultat des comptes : 436 031 514 000 €, soit 436 milliards d’euros répartis ainsi :

    • Coût de la modification de l’ISF : 3 700 000 000 €

    • Prolongation Concessions autoroutes/Cour des Comptes : 15 000 000 000 €

    • Coût du grand débat : 12 000 000 €

    • Instauration vitesse à 80 km/h sur les routes nationales : 12 000 000 €

    • Itinérance et commémoration du 11 novembre 2018 : 3 000 000 €

    • Coût de l’entretien de Brigitte Macron : 440 000€ par an (info Europe 1) : 880 000 €

    • Piscine du Fort de Brégançon (Résidence d’été du Président) : 34 000 €

    • Nouveau service de table de l’Élysée : 500 000 €

    • Nouvelle moquette de la salle de fêtes de l’Élysée : 300 000 €

    • Réfection de l’Élysée (sans la moquette) : 300 000 €

    • Passage à l’impôt retenu à la source (année blanche) : 74 000 000 000 €

    • Coût des dégâts de la contestation depuis 17/11/2018 : 500 000 €

    • Impact contestation Pib (0,2%) depuis le 17/11/2018 : 4 000 000 000 €

    • Impact des grèves Air France-Sncf sur le Pib (0,1%) : 2 000 000 000 €

    • Niches fiscales 2017 (proportionnelle de 2017 du 14 mai au 31 décembre) sur base chiffres de la Cour des comptes : 50 000 000 000 €

    • Niches fiscales de toute l’année 2018 sur base des chiffres de la Cour des comptes, soit 4,4% du PIB !!! dont 15 milliards rien que pour le CICE : 100 400 000 000 €

    • Niches fiscales 2019 (proportionnelle de 2017 du 1er janvier au 13 mai) sur base simulation Cour des Comptes : 45 100 000 000 €

    • Estimation fraude Tva : 20,9 milliards d’euros par an : 41 800 000 000 €

    •Fraude fiscale impôt sur le revenu : 50 milliards par an : 100 000 000 000 €

    Source : Le Saker Francophone

    Tags : France, Macron, Gilets Jaunes, repression,