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  • Note de l’ESISC sur Bernard Bajolet

    The European Stategic Intelligence and Security Center a annoncé aujourd’hui à 10:05 que Bernard Bajolet, ambassadeur de la France en Algérie, depuis Novembre 2006 «sera nommé cet été coordonnateur des services de renseignements français auprès de la présidence de la république ».

    NOUVELLE BRÊVE DU 26/05/2008

    France/Renseignement : un civil sera nommé à la tête de la cellule de coordination des services

    Le diplomate français Bernard Bajolet, ambassadeur et Haut représentant de la France à Alger depuis novembre 2006,. Agé de 59 ans, il a été le chef de la section des intérêts français puis l’ambassadeur de France à Bagdad (2003-2006). Il a aussi occupé les postes d’ambassadeur à Amman (1994-1998) et à Sarajevo (1999-2003).

    Ancien élève de l’ENA, de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’université de Harvard, Bernard Bajolet a déjà rencontré ces dernières semaines les directeurs de tous les services de renseignement et de contre-espionnage français.

    Rappelons que la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG), qui seront regroupés dans la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à partir du 1er juillet, dépendent du ministère de l’Intérieur.

    La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction du renseignement militaire (DRM) et la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD) dépendent quant à eux du ministère de la Défense.

    La création de ce nouveau poste de coordination des services est prévue dans le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale qui sera présenté officiellement dans le courant du mois de juin.

    Pour rappel, cette mission incombait auparavant au Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN). Si la fonction sera donc inaugurée par un civil, elle pourrait cependant revenir à l’avenir à un militaire.

    Tags : France, SGDN, DCRI, DGSE, DST, Bernard Bajolet, services secrets,

  • Les relations franco-algériennes : La solidarité dans la nécessité et l’hypocrisie

    MAGHREB. L’Algérie est, pour la France, une douleur et une nécessité. Partenaire économique qui finit par privilégier nos concurrents ou terre d’islam avec qui il faut lutter de concert contre le terrorisme, l’allié algérien est un facteur d’instabilité nationale.

    L’élection présidentielle algérienne a finalement été ajournée ce 11 mars par le président Bouteflika, qui a annoncé, dans la foulée, la préparation d’une nouvelle constitution. Ceci nous importe dans la mesure où la France et l’Algérie sont liées par des relations complexes qui les enchaînent mutuellement.

    Des relations d’interdépendance

    Au plan économique, cette dépendance mutuelle est criante : la France est le premier fournisseur de l’Algérie en matériels divers et son cinquième partenaire commercial. Notons, à ce sujet, la régression de la France, au départ à la première place, puis dépassée par les États-Unis, l’Italie l’Espagne, et la Chine, nouvelle venue, dont les importations de produits algériens représentent, depuis 2014, 8 197 milliards d’euros, contre 6 342 milliards pour notre pays. Les États-Unis, eux, ont un volume d’échanges commerciaux avec l’Algérie qui s’élève à 19 milliards de dollars. Il importe d’ailleurs de remarquer que le maintien de la France à cette cinquième place découle en bonne partie de son appartenance à l’Union européenne, laquelle absorbe 50% des exportations algériennes.

    Depuis longtemps, la France cherche à sauver sa prééminence en Algérie et en Afrique du nord. Rappelons ici son rôle déterminant dans le lancement du Processus de Barcelone (27-28 novembre 1995), à l’initiative de Jacques Chirac, puis dans la constitution de l’Union pour la Méditerranée, fondée à Paris le 13 juillet 2008 à l’initiative de Nicolas Sarkozy, et regroupant 43 pays du pourtour méditerranéen, dont les trois États maghrébins et les 27 membres de l’UE, et dont le but officiel consistait à construire « un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée », étayé sur le libre-échange, le développement des ressources humaines et des échanges culturels, et le respect des Droits de l’Homme. Saluée comme un grand succès de la diplomatie française, l’Union pour la Méditerranée a accouché de projets ambitieux, mais de peu de réalisations pratiques.

    Le renforcement des relations franco-algériennes viendrait plutôt de la lutte commune contre le djihad. Ministres, hauts fonctionnaires et généraux français et algériens se consultent, depuis 2017, pour coordonner leurs opérations, échanger leurs analyses et leurs expertises. Les ministres des Affaires étrangères et de l’Économie des deux États se rencontrent régulièrement. Chacune des deux nations ne peut se passer de l’autre : toutes deux sont condamnées à s’entendre et à s’épauler.

    Des relations tumultueuses

    Or, depuis cinquante-sept ans, cette association nécessaire est émaillée de tensions, de ruptures, de refroidissements et de raideurs. L’ancien président algérien Houari Boumedienne disait justement : « Les relations entre la France et l’Algérie peuvent être bonnes ou mauvaises, mais elles ne peuvent pas être banales ». Et, de fait, non seulement elles n’ont jamais été ni banales, ni normales, mais toujours fortement empreintes de rancœur, de haine latente, de méfiance, d’oppositions.

    Les accords d’Évian du 18 mars 1962 devaient tenir lieu de base à l’ensemble des relations entre la France et l’Algérie indépendante. On sait ce qu’il advint. La guerre d’Algérie se termina dans des bains de sang et les accords ne furent acceptés ni par l’aile radicale du FLN, qui les considérait comme « une plate-forme colonialiste », ni par une bonne partie de la classe politique française, encline à les interpréter comme une défaite humiliante et une amputation du territoire national. Les désaccords entre les deux pays éclatèrent dans le domaine militaire (les Algériens s’accommodant mal de la libre disposition par les Français, pendant cinq ans, des installations de In Ecker, Reggane, Colomb-Béchar et Hammaguir) et au plan économique, au niveau de l’exploitation des ressources pétrolières du Sahara. La crise culmina avec la décision du président Boumédiène de nationaliser les ressources pétrolières et d’en confier l’exploitation à une société nationale, la Sonatrach (24 février 1971). Elle connut un moment d’arrêt avec la visite de Giscard d’Estaing à Alger (10 avril 1975). Le président français déclara alors : « Aujourd’hui, nos deux peuples travaillent ensemble », ce qui semblait relever d’une bonne volonté coopérative fondée sur l’oubli du passé. Mais rien ne fut sérieusement tenté pour lancer cette coopération, et la collaboration entre les deux pays continua à relever de la contrainte mutuelle, et resta défiante. D’autant plus qu’à partir de 1976, le soutien diplomatique apporté par la France au Maroc, lors de la crise du Sahara occidental, empoisonna les relations politiques entre Paris et Alger.

    Notre prudence sans panache et sans génie s’efforce de préserver un avenir bien incertain.

    Les deux États semblèrent pourtant opérer un sérieux rapprochement au début de la décennie 1980. Ils étaient dirigés par deux nouveaux présidents, Chadli en Algérie, Mitterrand en France, décidés à aller dans la voie d’une collaboration étroite et confiante. Dès la fin de 1979, Chadli avait affirmé, à la télévision française, que les deux pays pouvaient oublier le passé et entretenir les meilleurs rapports, à l’exemple des relations franco-allemandes ; de son côté, Mitterrand, galvanisé par son très pro-arabe ministre des Relations extérieures, Claude Cheysson, rêvait d’instaurer entre la France et les pays du Tiers Monde des rapports exemplaires. Ce qui l’amena à conclure, à la suite de son séjour à Alger (30 novembre-1er décembre 1981), une série d’accords commerciaux, dont l’achat par la France du gaz algérien à un prix supérieur de 25% au cours mondial ! Initiative typique des bouffées délirantes de Mitterrand, qui présenta l’inconvénient d’alourdir notre facture énergétique sans que l’Algérie ne nous renvoyât l’ascenseur par des préférences ou des facilités accordées à nos entreprises ou des avantages douaniers sur nos produits. Le « coup de passion » entre Paris et Alger, suivant l’expression de Cheysson resta sans lendemain. Et les relations franco-algériennes poursuivirent leur fatal chemin, cahin-caha. Maintenues par la seule nécessité et le poids de l’histoire, insuffisantes pour générer un réel avantage politique ou économique, elles suffirent, en tout cas, à entraîner des conséquences néfastes pour notre pays. Celui-ci, en raison de ses liens avec le pouvoir FLN d’Alger, devint, à partir des années 1990, la cible du terrorisme islamiste, en lutte contre ce dernier… avec lequel les relations tendaient à se dégrader. En effet, des décennies durant, la France avait fermé les yeux sur le caractère autoritaire, clanique et corrompu de l’État et du système politique algériens. D’autant plus que le régime avait été institué par les « patriotes » algériens vainqueurs du colonialisme français au nom du droit des peuples, ce qui rassérénait la bonne conscience qui imprègne toute notre classe politique et nos gouvernements successifs.

    Mais l’irruption, sous la forme du terrorisme, de la guerre civile entre l’État FLN et ses adversaires djihadistes obligea nos dirigeants, volens nolens, à prendre position dans ce conflit. Ainsi, la France se permit-elle de critiquer les entorses faites à la démocratie en Algérie et le caractère irrégulier de l’élection d’Abdelaziz Bouteflika en 1999. Le président algérien fut reçu cordialement par son homologue français, Jacques Chirac en juin 2000, lequel lui rendit la pareille à Alger en mars 2003, mais les relations entre la France et l’Algérie se tendirent de nouveau, lorsque en février 2005 le Parlement français vota une loi rappelant les aspects positifs de la colonisation. La visite de Sarkozy à Bouteflika, en décembre 2007, permit la conclusion de contrats pétroliers et gaziers de cinq milliards de dollars. Mais cette rencontre au sommet frôla l’échec cuisant, le président algérien persistant à manifester sa rancune anticolonialiste envers la France.

    Une nouvelle crise éclata avec l’arrestation, en août 2008, du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, accusé d’avoir commandité le meurtre d’un opposant algérien, et ne fut que très difficilement surmontée, notamment par la visite à Alger de l’ancien Premier ministre français Raffarin, en avril 2015. Dans l’intervalle, Sarkozy ignora Bouteflika lors de la réunion du G20 à Nice, en novembre 2011, et le président algérien attendit ostensiblement l’élection de François Hollande, le 6 mai 2012, pour accréditer le nouvel ambassadeur français à Alger, nommé par son prédécesseur.

    Un avenir incertain qui condamne l’hypocrisie de la diplomatie française
    Décidément, le passé ne veut pas passer, et il se complique, aujourd’hui, des répercussions sur les relations franco-algériennes de la montée des oppositions au pouvoir FLN. Pénible dilemme pour la France : elle aurait intérêt à se démarquer d’un État FLN toujours plus contesté, qui ne se maintient que par la force militaire et qui ne peut plus, comme il l’a longtemps fait, acheter la paix sociale en distribuant (aux entreprises, en particulier aux jeunes entrepreneurs) des subventions prélevées sur la manne des revenus du pétrole et du gaz, en raison de la baisse des cours mondiaux de ces sources d’énergie ; mais elle ne peut miser sur une opposition très émiettée, encore loin du pouvoir, et qui risque de se montrer exigeante lorsqu’elle y accédera ; et tout cela avec le danger de voir croître en influence le radicalisme musulman. Actuellement, elle se tient à une attitude expectative. Benjamin Griveaux a affirmé que le gouvernement, dont il est le porte-parole, souhaite que l’élection « réponde aux aspirations du peuple algérien ». Précisant ce pont de vue tout en évitant d’engager son gouvernement dans le débat politique algérien, il a déclaré : « C’est au peuple algérien et à lui seul qu’il revient de choisir ses dirigeants, de décider de son avenir, et cela dans la paix et la sécurité […] Nous formons le vœu que cette élection donne à l’Algérie l’impulsion nécessaire pour faire face aux défis qui sont les siens et pour répondre aux aspirations profondes de sa population ». Compréhensible, cette prudence ménage la chèvre et le chou, et s’efforce, sans panache et sans génie, de préserver un avenir bien incertain. Une incertitude encore accrue par la décision de Bouteflika de renoncer à briguer un cinquième mandat tout en demeurant à la tête de l’État jusqu’à la réforme de la constitution préparée par une « convention nationale », dont on ignore tout de la composition. Nos dirigeants actuels sont manifestement dépassés par la situation politique de l’Algérie d’aujourd’hui. On peut néanmoins se demander s’ils le seraient autant si leurs prédécesseurs, depuis 1962, avaient donné aux maîtres d’Alger l’exemple d’une politique nationale lucide, ferme et réellement constructive, au lieu d’une attitude hypocrite et bassement calculatrice mal dissimulée par une rhétorique et des postures tiers-mondistes dont aucun des deux pays n’a tiré un bénéfice réel et durable.

    Politique Magazine,

    Tags : Algérie, France, Bouteflika, Présidentielles 2019, article 102,

  • Emmanuel Macron, le vertige autoritaire

    Comme le souligne François BONNET dans un article de Mediapart publié le jeudi 21 mars  » Emmanuel Macron, le vertige autoritaire  » ,

     » La décision de mobiliser la troupe, samedi, pour endiguer les manifestations à Paris est sans précédent depuis les grandes grèves de 1947-48. Année après année, le mouvement social est un peu plus criminalisé et les libertés bafouées. Homme sans limites et sans mémoire, le chef de l’État franchit un nouveau pas. »

    L’auteur soulignant :

     » Le pouvoir a ainsi choisi de s’inscrire dans cette histoire particulière de répression sanglante des mouvements sociaux. L’armée n’a jamais été appelée à intervenir dans de telles situations depuis les grandes grèves de 1947-1948.

    Les communistes venaient de quitter le gouvernement, la guerre froide était engagée, et le gouvernement de la jeune IVe République décida de pourchasser l’« ennemi intérieur ». C’est un socialiste, Jules Moch, alors ministre de l’intérieur, qui envoya les troupes pour mater les mineurs. Il mobilise 60 000 CRS et soldats pour imposer aux 15 000 grévistes la reprise du travail.

    L’armée occupe les puits de mine. Bilan : plus de trois mille licenciements, six morts et de nombreux blessés (lire l’étude des Cahiers d’histoire sociale). »

    Voie et mise en scène dangereuse.

    Et comme le souligne sur un autre registre Michaël Fœssel dans le grand entretien de France inter ce matin il y a une forme de parallélisme entre les années 30 et la période actuelle.

    Notamment dans ce qui nous occupe ici, après les conquis du Front populaire, la pause décrétée par Léon Blum, la réaction de la revanche sociale sous le gouvernement Daladier et la substitution des réponses identitaires (fascistes, anti-communistes) à la question sociale, aux exigences démocratiques et de justice.

    Contrairement au positionnement dont il se réclame ( les libéraux ouverts contre les nationalistes) le pouvoir actuel dans les faits se situe et s’apparente aux forces réactionnaires, tenant du maintien du pouvoir de l’oligarchie et de ses privilèges et progressivement s’engage dans la voie autoritaire.

    Par refus de classe d’accepter de satisfaire les revendications populaires !

    Ce dernier samedi il a laissé se déployer les violences urbaines pour mieux se présenter à présent comme le garant de l’ordre public et tenter d’isoler et discréditer les Gilets jaunes et le mouvement social.

    Pour nous la réponse est dans l’immédiat dans le développement des luttes sociales, leurs convergences, l’union des forces populaires, le blocage des contre-réformes qu’il persiste bien sûr à vouloir appliquer !

    Source :  Front Syndical de Classe, 22 mars 2019

    Tags : France, Macron, Gilets Jaunes, armée, répression,

  • Senado asesta golpe político a Macron en el caso Benalla

    El Senado acaba de asestar un duro golpe simbólico al presidente Macron, debilitado por cuatro meses de protestas de los « chalecos amarillos », al pedir a la Fiscalía la apertura de procesos no solo contra Benalla, sino también contra un asociado de éste, el ex gendarme Vincent Crase, y tres altos responsables de la presidencia.

    Estos últimos son Alexis Kohler, discreto secretario general del Elíseo de 46 años; Patrick Strzoda, ex prefecto y jefe de gabinete de Macron, y Lionel Lavergne, esponsable de los 80 policías y gendarmes que se ocupan de la seguridad del mandatario.

    El presidente galo, Emmanuel Macron (3º dcha), acompañado por su director de gabinete, Patrick Strzoda (2-dcha), y el secretario general del Elíseo, Alexis Kohler (2-izq), en una reunión con su Gobierno en el Palacio del Elíseo en París (Francia) ante la violencia registrada en las protestas de los « chalecos amarillos ». EFE/Archivo

    Tags : France, Macron, Benalla, Senado, chalecos amarillos,

  • Maroc : le peuple marocain, un obstacle devant la construction du Maghreb

    L’Union du Maghreb Arabe (UMA) est né le 17 février 1989 à Marrakech. Ses objectifs étaient :

    – La définition d’une politique commune dans différents domaines ;
    – La réalisation de la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux ; la concorde entre les États membres ;
    – L’établissement d’une étroite coopération diplomatique ;
    – La mise sur pied des projets communs et l’élaboration de programmes globaux et sectoriels au plan économique ;
    – Le développement des échanges universitaires.
    Force est de constater qu’aucun de ces objectifs n’a été réalisé depuis. Pire encore, l’UMA est une des régions les moins intégrées du monde.

    La raison principale est la gourmandise territoriale d’un de ses membres, le Maroc en l’occurrence. Après avoir trahi la promesse de poursuivre la lutte contre les colonialismes espagnol et français en désarmant et en persécutant l’ALN, Rabat a voulu éteindre le feu intérieur en projetant ses ambitions vers l’extérieur. C’est ainsi qu’il s’en est pris à la Mauritanie en 1960, à l’Maroc : le peuple marocain, un obstacle devant la construction du MaghrebAlgérie en 1963 et au Sahara Espagnol en 1975 alors qu’il tourne le dos aux deux enclaves de Ceuta et Melilla de peur de bousculer la paix espagnole dans ces territoires africains.

    Ainsi, le Maroc est devenu le seul pays au monde à être en conflit avec tous ses voisins et, à cause de son obsession pour les ressources du Sahara Occidental, encouragé dans cela par la France, ses relations avec la communauté internationale ont été déteriorées au point d’entrer en conflit avec le secrétaire général des Nations Unies et un de ses envoyés spéciaux, sans oublier l’audace de l’expulsion de membres de la MINURSO.

    Le régime alaouite est soutenu par le peuple marocain dans ses mésaventures territoriales. Ce soutien le rend arrogant et est devenu la cause principale de l’entêtement des autorités marocaines et un obstacle majeur devant la contruction de l’UMA. Même les pseudos-militants de la gauche marocaine aimeraient voir le roi pervers régner de Tanger au Fleuve Sénégal. Heureusement que les rêves ne coûtent rien. Ils pensent que le Front Polisario est manipulé par l’Algérie mais ils ne voient pas la manipulation dont eux sont victimes de la part d’un régime sans foi ni loi. Leur mentalité ne difère guère de celle de leur Makhzen.

    De ce fait, les marocains, avec leur soutien à l’injustice et aux velléités expansionnistes de la monarchie alaouite, sont devenus un véritable obstacle devant l’épanouissement de la région.. Inconscients et aveuglés par la propagande noire du Makhzen, ils sont incapables de voir la réalité en face : l’ennemi des peuples maghrébins n’est pas le Polisario ni l’Algérie, mais celui qui est l’ennemi de tous les peuples africains : la France.

    En dépit de cela, ils osent demander la réouverture des frontières alors que le contentieux du Sahara Occidental n’est pas encore résolu. Mais l’Algérie est un pays souverain et elle n’est pas prête à livrer ses voisins au colonialistes ni à sacrifier le principe sacré de l’autodétermination. Les 43 années passées en sont la preuve vivante et le peuple sahraoui est plus déterminé que jamais à poursuivre la lutte contre les serviteurs du colonialisme français et ses sujets marocains.

    Tags : Maroc, Front Polisario, Algérie, UMA, Mauritanie, expansionnisme, France, françafrique,

  • 11M, revanche contre l’Espagne

    Les théories conspirationnistes ne menaient nulle part et les hauts responsables du PP, du PSOE et de la sécurité de l’État le savaient. « Raisons d’État » a imposé le silence sur la vérité.

    Sanchez Fornet*

    En octobre 2001, le Maroc a retiré son ambassadeur en Espagne pour consultation pour une durée indéterminée. Selon la porte-parole du gouvernement marocain, Mina Tounsi, c’était dû à  » un certain nombre d’attitudes et de positions de l’Espagne à l’égard du Maroc « . Le 11 juillet 2002, six hommes de la Gendarmerie Royale marocaine débarquent sur l’île de Persil. Le patrouilleur de la Guardia Civil qui approche est menacé avec les fusils AK-47 qu’ils portaient. Le 16 juillet, le Maroc remplace les gendarmes par des fantassins de la marine. Face au risque d’établir une base militaire permanente, le 17, des soldats espagnols prennent l’île d’assaut, capturent les troupes marocaines et les remettent à la Guardia Civil, qui les renvoie au Maroc. Une humiliation internationale pour l’État voisin et sa monarchie.

    Le 20 mars 2003, suite aux attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis entament l’invasion de l’Irak en accusant Saddam Husseim d’avoir des armes de destruction massive (ce qui s’est révélé être faux) et de soutenir le terrorisme. Ils ont été soutenu par, entre autres, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal, l’Australie et la Pologne. La Russie et la Chine s’y sont opposées, ainsi que des pays européens comme l’Allemagne, la France et la Belgique. L’Espagne est devenue le principal allié européen des États-Unis avec le Royaume-Uni, assumant un rôle de premier plan dans la défaite diplomatique de la France et de l’Allemagne.

    « Et si c’était le cas comme tu dis, que pourrions-nous faire, déclarer la guerre au Maroc et à la France ? »

    Le 11 mars 2004, attentat de Madrid. Il y eu différentes théories conspirationnistes à ce sujet qui n’étaient pas vraies et qui étaient tolérées comme un écran de fumée. La connaissance des raisons de politique internationale qui ont provoqué l’attentat pourrait ouvrir une crise aux conséquences imprévisibles pour l’Espagne avec ses voisins du Sud et du Nord. Blâmer l’ETA, le CNI, le PSOE et les policiers n’avait aucune chance d’être prouvé parce que c’était faux. Les policiers impliqués seraient des socialistes, bien sûr ; j’ai été cité à plusieurs reprises, avec mon nom et mon prénom en tant que membre du complot socialiste/terroriste parce que j’étais à l’époque secrétaire général du syndicat de police majoritaire et combattre la fausse théorie. Le 11M était un attentat islamiste commis par des islamistes sur lequel l’enquête n’a pas été approfondie, par décision politique, à l’égard de ceux qui ont tiré les ficelles et l’ont planifié ou permis. De la fausse revendication par un groupe terroriste qui n’a jamais existé, jusqu’à la raison pour laquelle Jamal Ahmidan, « El Chino », n’a pas été accepté par le Maroc lorsqu’il a été expulsé du CIE d’Aluche plus d’un an avant les attentats. « El Chino » est resté illégalement en Espagne faisant croire qu’il est marocain jusqu’à sa mort dans l’appartement de Leganés. Les théories complottistes ne menaient nulle part et les dirigeants du PP, du PSOE et de la sécurité de l’État le savaient. « Raisons d’État » imposaient le silence sur la vérité. Un détail attirait l’attention, Zapatero, président du gouvernement visé par cette théorie, entretenait des relations et des confidences très étroites avec Pedro J. Ramírez, alors directeur d’El Mundo, qui véhiculait cette théorie.

    Un haut responsable de l’intérieur pendant le 11M, du PP, à qui j’ai exposé des années plus tard, lors d’un repas seuls, l’implication possible par action et omission des services secrets du Maroc et de la France dans les attentats, certains par l’humiliation de Persil et d’autres par le déplacement international qu’ils ont subi lorsque le gouvernement espagnol a soutenu l’invasion de l’Irak, après une longue pause il me répondit par une autre question « Et si c’était comme tu dis, qu’est-ce qu’on pouvait, faire la guerre au Maroc et à la France ? La question qui se pose aujourd’hui est : la société espagnole mérite-t-elle de connaître la vérité ?

    *Sanchez Fornet ex-secrétaire général du Unified Police Union

    Confidencial Andaluz, 18 mars 2019

    Tags : 11M, Espagne, attentat de Madrid, Atocha, trains, Maroc, France, terrorisme, islamisme, services secrets,

  • Mohamed VI : l’érosion constante de l’image du roi du Maroc

    Mohamed VI met la pédale douce sur ses voyages à l’étranger, mais les commentaires d’un acteur célèbre sur sa vie privée ou sa montre à plus d’un million d’euros continuent de nuire à sa réputation

    Assis entre son fils, le prince Moulay Hassan, et Melania Trump, le roi Mohamed VI (55 ans) s’est endormi trois fois le 11 novembre tandis que le président français Emmanuel Macron prononçait son discours à l’occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Les caméras ont capté ce moment et les images du monarque dans les bras de Morphée, fulminé du regard par le président Donald Trump, ont fait le tour du monde. Des centaines de médias, de la chaîne de télévision yankee Fox News au journal péruvien El Comercio, les ont reproduites sur leurs sites ouèbe.

    La presse marocaine, en revanche, a omis de faire écho à la courte sieste qui a suscité des milliers de commentaires sur les réseaux sociaux, dont beaucoup de la part de Marocains. Les sujets du monarque plaisantent, mais dans les maisons de Casablanca ou de Rabat ils s’interrogent aussi sur la cause de ce sommeil prématuré : a-t-il eu une mauvaise nuit, est-il malade, fatigué, prend-il des médicaments qui le provoquent ? Il n’y a pas eu de réponse à ces questions, mais le ministère marocain des Affaires étrangères a fait circuler, pour compenser les dégâts, une photo dans laquelle Trump a été vu saluant cordialement le souverain alaouite.

    Alors que le Makhzen pensait avoir surmonté le faux-pas parisien, le malheur suivant s’est produit pour le monarque. Une fois de plus, la presse marocaine l’ignore, mais au Maroc on n’a parlé que de ça et la vidéo sur laquelle elle est basée a battu des records d’audience. Bachir Skiredj, Tangérois de 79 ans, est l’un des acteurs les plus populaires du Maroc : le roi Hassan II, père de Mohamed VI, lui a commandé plusieurs pièces. Il a côtoyé la famille royale pendant des années. Formé en France et en Espagne, il a travaillé avec les frères Tonetti [les 2 clowns d’Espagne les plus fameux de la seconde moitié du siècle dernier, NdT], s’est produit dans ces deux pays européens et aux USA où il possède deux chaînes de télévision locales.

    Noms d’oiseaux et bandes vidéo

    Allongé sur le canapé rouge de sa maison de Tanger, Skiredj est apparu au milieu du mois dans une vidéo répondant à des questions sur la vie privée de Mohamed VI. Ce qu’il dit du roi pourrait relever du code pénal marocain. Les propos de l’acteur sont parsemés d’insultes envers le souverain.

    La vidéo et ses insultes ont été téléchargées sur YouTube et Facebook et depuis, Skiredj n’arrête pas de s’excuser dès qu’il voit un micro. “Les mots qui m’ont été attribués sont haineux, dit-il. “Jamais dans l’histoire du Maroc les Skiredj, fidèles serviteurs de la famille royale, n’ont osé les prononcer”, ajoute-t-il. Il les a prononcées mais parce qu’il a été drogué, explique-t-il, par deux jeunes hommes, Issam et Khalid, qu’il a dénoncés et qui auraient même été arrêtés à Tétouan. Une petite poignée de médias ont repris les excuses présentées par l’acteur – la plupart omettent le sujet – mais à aucun moment ils n’expliquent quels termes il a utilisé pour outrager Mohamed VI.

    Quelles étaient les intentions des personnes qui ont enregistré le vidéo ? Probablement se venger des conditions de travail tristement célèbres que l’acteur leur a offertes pour travailler dans un spectacle. Celui qui ne pourra plus travailler au Maroc est probablement Skiredj lui-même, selon les spéculations des milieux journalistiques à Rabat et Casablanca. L’épisode de Skiredj s’ajoute aux épisodes précédents qui ont érodé l’image de la monarchie.

    Le magazine espagnol ¡Hola! a révélé en mars dernier que Mohamed VI avait divorcé de sa femme, la princesse Lalla Salma, qui n’a pas été vue en public depuis presque un an. Bien que légal, le divorce d’un chef d’Etat n’est pas entièrement bienvenu dans une société musulmane conservatrice comme le Maroc. C’est peut-être pour cela que le makhzen n’a jamais confirmé les révélations de ¡Hola!

    Début septembre, le roi est apparu sur une photo dans laquelle il montrait à son poignet, comme l’a révélé le compte Instagram Luxury Life, une montre Nautilus de l’horloger suisse Patek Philippe, d’une valeur de 1,2 million de dollars (1,05 million d’euros) en raison des diamants dont elle est sertie. A cette occasion, une partie de la presse a répercuté l’information qui a même atteint les habitants des misérables bidonvilles d’Errigui et d’Eljadid dans la banlieue de Casablanca. Alors, lorsque les forces de sécurité ont tenté de les expulser à la fin du mois, ils sont descendus dans la rue et certains manifestants ont montré avec indignation leur montre devant la caméra, déclarant qu’ils les avaient payées un prix ridicule, moins de cinq euros.

    Dans les manifestations populaires « il y a un changement de ton devant le monarque », a noté le journaliste indépendant Reda Zaireg en octobre dans le journal en ligne Yabiladi. « (…) La critique est désormais plus directe et prend des proportions sans précédent, ce qui constitue un rejet de l’État et de ses symboles », a-t-il ajouté. Il conclut par un pronostic risqué : « la monarchie n’apparaît plus inexpugnable ».

    De J’aime à Je n’aime pas

    Alifpost, petit journal en ligne destiné à un public marocain, mais dont le siège est à Grenade, est allé jusqu’à exiger le mois dernier que la famille royale Alaoui “rembourse une partie de la dette qu’elle a contractée avec le peuple (…)”. “Nous attendons de la monarchie qu’elle renonce à une partie de ses richesses au profit du peuple marocain “, a-t-il écrit. « Il ne s’agit pas de faire des dons directs aux comptes courants des citoyens, mais de prendre des initiatives concrètes dont bénéficie la nation, à commencer par les jeunes qui s’immolent par le feu ou se noient dans la Méditerranée, en la traversant pour chercher une vie meilleure ». La fortune du roi irait chercher loin. Le magazine US Forbes estime qu’elle s’élève à quelque 5,7 milliards de dollars (5 017 millions d’euros).

    L’information sur le monarque, et pas seulement celle de la montre de luxe, est souvent agrémentée dans les journaux en ligne de commentaires peu respectueux, parmi lesquels se faufilent d’autres commentaires élogieux, généralement écrits par une légion d’internautes à la solde du makhzen. Même les discours et les actes de Mohamed VI affichés sur YouTube suscitent maintenant plus de Je n’aime pas que de J’aime. C’est pourquoi le ministre de la Communication, Mohamed Laarej, a publié en septembre un communiqué avertissant que “le directeur de la publication est tenu de ne diffuser aucun contenu qui constitue un délit (…)”.

    Malgré ce récent discrédit de l’institution monarchique, de nombreux Marocains continuent à compter sur elle pour résoudre leurs problèmes quotidiens. La preuve en est que pour remettre une lettre avec leurs pétitions, il y a des citoyens qui n’hésitent pas à sauter sur l’entourage royal, le forçant parfois à s’arrêter pour ne pas lui marcher dessus. Le dernier procès pour ce crime a eu lieu à Salé fin septembre, et l’accusé a été condamné à pas moins de dix ans de prison parce qu’il s’est également heurté aux policiers qui l’ont arrêté.

    La bonne réputation du Commandeur des croyants, autre titre détenu par Mohamed VI, s’est détériorée non seulement dans son royaume mais aussi en France, le pays le plus proche du Maroc. Jusqu’à présent, les autorités marocaines se plaignaient fréquemment de la presse espagnole, qu’elles comparaient à la presse française, qu’elles qualifiaient de “plus responsable”. Les choses ont changé. “Mohamed VI, un roi très absent“, titrait le quotidien catholique parisien La Croix en avril dernier. “Maroc : Le roi Mohammed VI s’amuse et ça se voit sur Instagram“, titrait la couverture de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Les deux médias et quelques autres ont enfin raconté ses longs séjours à l’étranger, notamment en France entre Paris et le château familial de Betz.

    Mais celle qui décroche la palme de l’information irrévérencieuse est sans aucun doute la la radio publique France-Inter qui a aussi le fort taux d’audience, surtout ses informations matinales, écoutées par 3,8 millions d’auditeurs. Au cours des deux derniers mois, elle a consacré trois chroniques humoristiques matinales à Mohamed VI. Dans la première, le chroniqueur Anthony Bellanger le décrit comme “un roi virtuel pour ses sujets”, ajoutant qu’il était “tombé amoureux” d’un boxeur de 32 ans nommé Abou Azaitar. Un mois plus tard, Charline Vanhoenacker concluait sa chronique radio satirique par l’allusion suivante à l’attachement supposé du souverain pour les lieux de fête : « Bref, le roi est nu, mais debout sur le bar de la discothèque ». Enfin, l’humoriste Aymeric Lompret a reproduit, avec force blagues*, ce qui aurait pu être, le 15 novembre, la conversation entre le roi et Macron à bord du TGV marocain qu’ils ont inauguré ensemble. Ces pilules d’humour sont inimaginables sur la Radio Nacional de España, l’équivalent espagnol de France-Inter.

    La presse française est cependant quelque peu déphasée lorsqu’elle rend compte du Maroc. Depuis l’été, Mohamed VI a réduit ses voyages à l’étranger et a augmenté son activité dans son royaume dans une tentative évidente d’améliorer son image. A cause d’accrocs comme la vidéo de Skiredj, cet effort n’a peut-être pas encore eu l’effet escompté.

    *Exemple : « – M6 : des TGV , j’en prends chaque soir 4 ou 5. -Brigitte :Comment ça ? -M 6 : ben oui des cocktails TGV : Tequila-Gin-Vodka » [NdT]

    Source : Tlaxcala, 24 nov 2018

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, TGV, Macron, France,

  • L’ONU classe la France au même rang que le Soudan et le Zimbabwe sur les violences policières

    Les policiers algériens ont refusé de brutaliser les manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika . Aucun tir de flash ball ou de gaz lacrymogène. Au milieu des manifestants, ils ont été applaudis comme des héros.

    Par contre, le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a demandé mercredi à la France qui se proclame pays des droits de l’homme,  de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.
    «Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l’exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force», a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève.

    Michelle Bachelet est même allée plus loin, comparant la situation en France à celle des répressions violentes au Venezuela,  à Haïti  et dans les pays africains dont le Soudan, le  Zimbabwe où les manifestants «réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes».

    La France se dit étonnée de l’exigence formulée par l’Onu d’ouvrir une enquête sur «l’usage excessif de la force»,  de se retrouver sur une liste entre le Venezuela qu’elle critique  et Haïti à qui elle donne des leçons de démocratie.

    Sur fond de l’exigence des Nations unies d’ouvrir une enquête sur «l’usage excessif de la force» à l’encontre des manifestants, qui a de nouveau marqué l’acte 16 des Gilets Jaunes , le porte-parole du gouvernement français , Benjamin Griveaux, s’est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l’Élysée.

    «Il faut […] s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux», a-t-il dit.
    Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a réagi lui aussi à la nouvelle.

    Poursuivant son allocution, Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées «notamment par l’Inspection générale de la police nationale» et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Il a souligné dans ce contexte que «la moindre des choses» était d’écouter les Nations unies et «de les prendre en considération». Avant d’ajouter toutefois:
    «Il est bien de voir le verre à moitié vide […], mais il est de mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein».

    Le Conseil d’État français  a rejeté début février la demande de suspension de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l’Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.

    On comprend donc maintenant pourquoi les dictatateurs d’Afrique francophone  continuent à tirer à balles réelles  sur des manifestants sans jamais être interpellés par le gouvernement français. L’exemple vient de la France.

    Courrier des journalistes , 10 mars 2019

  • Vidéo : Le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner embrasse une jeune femme en boîte de nuit

    Dans la nuit de samedi à dimanche, Christophe Castaner a été surpris en boîte de nuit, en train de faire la fête dans les bras d’une autre femme.

    France: marié et père de 2 filles, le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner embrasse une jeune femme en boîte de nuit (vidéos)

    Sur les réseaux sociaux, la vidéo s’est répandue comme une traînée de poudre. Samedi soir, à Paris, sans le moindre garde du corps, le Ministre de l’Intérieur français a passé une soirée endiablée dans les bras d’une inconnue. D’après les informations de Closer et Voici, Christophe Castaner a été invité samedi soir, à un dîner organisé par le judoka Teddy Riner, au Noto, un restaurant-boîte branché de la capitale. Il s’y rend sans ses gardes du corps, aux alentours de 22h30.

    Le « premier flic de France » y reste jusqu’à 2h du matin, avant de bifurquer sur une autre soirée, dans une salle avoisinante. Un certain Romain Gaudré, directeur des relations publiques du Noto, y fête son anniversaire. L’ancien porte-parole de La République en marche, âgé de 53 ans, aurait alors commencé à en chaîner les verres de vodka.

    Quelques minutes plus tard, le père de Jade (19 ans) et Léane (16 ans), marié à Hélène, sa compagne depuis 36 ans, est filmé très proche d’une certaine Clara, sans même se cacher. Il a longuement embrassé la jeune femme. « J’ai la chance que mes filles aient une maman qui est hyper disponible, et qui me sécurise dans ma vie parce qu’on ne pourrait pas faire le métier que je fais si on n’était pas heureux et si on n’était pas sûr que ses enfants vivent bien. Elles le font grâce à leur mère et je l’en remercie », confiait pourtant Christophe Castaner sur LCI, en mai 2017.

    Évidemment, cette nuit endiablée pose des questions de sécurité, étant donné que le Ministre, proche d’Emmanuel Macron, n’était sous aucune protection. Des membres de l’opposition, comme Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué des Républicains, ont donné leur avis sur ces faits : « Le vrai problème n’est pas que M. Castaner s’amuse en discothèque, mais qu’il occupe le bureau du ministre de l’intérieur, en France, en 2019. »

    De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a refusé de commenter : « Je n’ai aucun commentaire à faire sur la vie privée de Christophe Castaner et le ministre de l’Intérieur a toute ma confiance », a-t-il déclaré sur Europe 1. Stéphane Pauwels, dans un tweet qui a été supprimé dans les minutes qui suivent, a lui aussi tenu à donner son avis : « Il ne peut donc pas vivre normalement ? Il a une fonction OK, mais boire un coup avec des amis, cela est interdit ? »

    Christophe Castaner affirme qu’il n’y a «pas de polémique»

    Christophe Castaner a affirmé vendredi à Saint-Astier (Dordogne), à propos de photos publiées de lui en boîte de nuit, qu’il n’y avait « pas de polémique » et que sa sécurité était « assurée », quelques heures après que le Premier ministre lui eut accordé « toute sa confiance ».

    « Il n’y a pas de polémique, ma sécurité est toujours assurée. Mais nous étions dans un lieu privé, un restaurant, et elle sait se faire efficace et discrète », a affirmé devant la presse le ministre de l’Intérieur qui célébrait en Dordogne les 50 ans du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

    Les magazines people Voici et Closer ont publié des photos du ministre embrassant une jeune femme lors d’une soirée dans une discothèque parisienne, dans la nuit de samedi à dimanche, après la 17e journée de mobilisation des « gilets jaunes ». « Une proximité extrêmement rapide qui pose une question de sécurité évidente pour le ministre de l’Intérieur, non accompagné », affirme l’hebdomadaire Closer. Selon le magazine people Voici, « Pour plus de discrétion, le ministre a laissé ses deux officiers de sécurité à la porte du restaurant ».

    « Être ministre de l’Intérieur, c’est l’être 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 », a affirmé le ministre, « mais cela ne m’empêche pas de répondre à une invitation à un anniversaire dans un restaurant, et de pouvoir m’y rendre librement. Le reste relève de la vie privée ». « Ce qui compte, c’est la capacité du ministre à être dans la totalité de l’exercice de ses fonctions. C’est mon cas, 7 jours sur 7, 24h sur 24 », a-t-il martelé.

    Vendredi matin, le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé sur Europe 1 qu’il n’avait « aucun commentaire à faire sur la vie privée de Christophe Castaner, et que le ministre de l’Intérieur avait toute (sa) confiance ». « Je crois qu’il n’y a pas de questions autour de sa sécurité », a encore affirmé Édouard Philippe sur Europe 1.

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    Tags : France, ministre de l’intérieur, Christophe Castaner,

  • L’Algérie donne une leçon de civisme à Macron

    La police algérienne ne suit pas la méthode de celle française

    Longtemps le récit médiatique dominant a insinué que les institutions étatiques occidentales dont l’armée ne juraient que par les principes démocratiques : pas de recours à la violence face aux manifestations pacifiques, les gens sont libres d’exprimer leur revendication. Ce poncif est rudement mis à l’épreuve depuis que les Algériens descendent massivement dans la rue contre un 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Un mois de manifestations en Algérie, pas de morts, pas d’éborgnés, pas de main arrachée, pas de flashball. Le président « honni » des Algériens a même salué ces derniers bien au contraire de Macron qui ne cesse de se railler des Gilets jaunes. Alors que la Macronie a activé les commandos de l’armée, le chef d’état-major algérien lui salue ses compatriotes…

    Les contestations sociales auxquelles sont confrontées la France et l’Algérie ont donné lieu à une comparaison entre le comportement des forces de l’ordre françaises et algériennes lors des manifestations pacifiques du peuple.

    Dans un contexte marqué par une vague de contestations sociales dont font face la France et l’Algérie, il ne manque pas d’intérêt de jeter un coup d’œil sur le déroulement des manifestations pacifiques dans les deux pays.

    Alors que les manifestations pacifiques des Gilets jaunes sont marquées chaque samedi depuis presque quatre mois par la violence des forces de l’ordre françaises qui a fait plusieurs victimes, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major et vice-ministre algérien de la Défense, a fait l’éloge, hier dimanche 10 mars, de la relation liant le peuple algérien à son armée.

    « L’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale s’enorgueillit de son appartenance à ce peuple brave et authentique, et partage avec lui les mêmes valeurs et principes, ainsi que les mêmes fondements nobles et prestigieux de l’identité nationale, et a l’intime conviction et avec grande fierté qu’un peuple avec ces valeurs et ces qualités ne peut que donner naissance à une armée ayant les mêmes principes et les mêmes spécificités », a affirmé Gaïd Salah, cité par Alterinfo, dans une allocution prononcée en marge de sa visite de l’École nationale préparatoire aux études d’ingéniorat (ENPEI) à Rouiba.

    Cela n’a évidemment pas été le cas en France. Loin de faire preuve de lucidité, les forces de l’ordre françaises ont encore une fois recouru à des actes de violence extrêmes pour réprimer l’acte XVII des Gilets jaunes, le samedi 9 mars.

    En France, trois fonctionnaires de police se sont suicidés en l’espace de 48 heures. Afin de le dénoncer, plusieurs syndicats de police appellent à manifester à Paris le 12 mars prochain.

    L’agression de la police à l’encontre de ces manifestants qui contestent le libéralisme et la capitalisation du système en France, a amené un nombre d’ophtalmologues à rédiger une lettre publiée par l’hebdomadaire le Journal du dimanche, le 10 mars, pour demander au président Emmanuel Macron un moratoire sur l’usage du LBD dans le cadre du maintien de l’ordre ayant éborgné 22 personnes.

    Or, pour mieux illustrer la brutalité dont font preuve les forces de l’ordre, il convient de détailler le cas d’un Gilet jaune handicapé qui avait pris part à l’acte XVII.

    L’acte 17 des Gilets jaunes a lieu ce samedi 9 mars 2019 et, nouveauté, il pourrait à présent commencer dès le vendredi pour durer jusqu’au dimanche.

    Tournée à Quimper, selon Sputnik, une vidéo montre une scène de jet de lacrymogènes et le tir d’une lance à incendie sur un groupe de manifestants parmi lesquels se trouve un handicapé en fauteuil roulant. Vêtu d’un gilet jaune, il reçoit du gaz lacrymogène et un tir de lance à incendie.

    L’auteur de la vidéo qui a déjà recueilli près de 33.000 vues sur Facebook, n’exclut pas qu’un manifestant ait lancé quelque chose en direction des forces de l’ordre, mais il explique que la police a alors arrosé et lancé sur l’homme en fauteuil des lacrymogènes.

    Taghrib

    Tags : Algérie, France, Macron, Bouteflika, Gilets Jaunes, Présidentielles 2019,