Étiquette : France

  • Syrie: le Quai d’Orsay commence à reconnaître ses erreurs d’analyse

    Par Georges Malbrunot 

    « On a eu tort de personnaliser le débat en Syrie autour de Bachar el-Assad », a confié en public un haut-dirigeant du ministère des Affaires étrangères. « Il faut reconnaître que Assad dispose encore de soutien populaire, peut-être aux alentours de 30% des Syriens, les minorités en particulier », a récemment ajouté le diplomate.

    Ces propos contrastent avec les éléments de langage abondamment relayés en haut-lieu à Paris sur le conflit syrien depuis six ans, qu’il s’agisse du « départ prochain du dictateur » ou « de la révolte d’un peuple contre Assad ». Autant de prévisions qui ne se sont pas réalisées, regrettent tous les opposants syriens.

    En privé, de plus en plus de diplomates font observer que le diagnostic posé sur la crise syrienne dès ses débuts était loin d’être partagé par tous les fonctionnaires ayant une connaissance du dossier syrien. Mais « nous n’avions pas voix au chapître », se souvient l’un d’entre-eux. Rien d’étonnant donc qu’aujourd’hui, les « réalistes » commencent à sortir du bois. Nul ne remet en question l’objectif de trouver une alternative à Bachar el-Assad. Ils critiquaient seulement l’absence de « plan B » de notre diplomatie qui avait tout misé sur le renversement d’Assad.

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    Tags : Syrie, Bachar al assad, bachar el assad, france,

  • L’Algérie sous écoute des services français (expert du renseignements français)

    Selon un expert cité par le journaliste Georges Malbrunot, les services de renseignements français ont « toujours eu du mal à savoir ce qui se passait au cœur du pouvoir algérien. Mais nous devons avoir des informations à partir d’écoutes téléphoniques. La DGSE a pu aussi recruter des agents au sein de l’armée ».

    « La DGSE, ajoute l’expert, n’a jamais été en odeur de sainteté à Alger. C’est un héritage historique. Les Algériens n’ont jamais oublié que le SDECE son ancêtre lui avait fait la guerre qui a mené à l’indépendance. C’est pourquoi la DST eut les faveurs des services algériens ».

    L’expert du renseignement français dont les confidences sont été obtenus par Malbrunot a précisé que « la relation entre services français et algériens a toujours été fondée sur la surveillance de la communauté algérienne en France, en échange les Algériens nous donnent des infos sur les terroristes ou les activistes islamistes ».

    Georges Malbrunot est un journaliste français qui a longtemps été le correspondant de l’AFPLe FigaroLa CroixOuest-France, Europe 1 et RTL.

    Le 20 août 2004, Georges Malbrunot, son confrère Christian Chesnot, ainsi que le fixeur syrien Mohammed Al-Joundi sont enlevés par l’Armée islamique en Irak alors qu’ils tentaient de se rendre à Nadjaf. Leurs ravisseurs demandent officiellement l’abrogation de la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques. Le 21 décembre 2004, après cent vingt-quatre jours de détention, soit quatre mois plus tard, les deux journalistes français sont libérés. D’après un article de LCI citant le journal The Times la France aurait versé 15 millions de dollars (soit 11,8 millions d’euros) pour leur libération.

    Tags : France, Algérie, Georges Malbrunot, services secrets français, services de renseignements, GIA, diaspora algérienne,

  • Tchad : Idriss Déby interdit une manifestation contre le Franc CFA

    Une manifestation prévue jeudi 14 mars contre le Franc CFA et le néo-colonialisme a été interdite par les autorités de N’djamena.

    Idriss Déby, celui qui hier disait «  L’Afrique ne peut pas évoluer avec le Franc CFA. Nous devons frapper notre propre monnaie » est le même qui s’oppose aujourd’hui à une manifestation contre la monnaie négrière de la France.

    Il y a à peine un mois, les forces françaises stationnés au Tchd dans le cadre de l’opération Barkhane sont intervenuest contre les forces d’opposition tchadiennes de l’UFR pour sauver la tête du président Déby.

    Ainsi dont, Deby lui rend l’ascenseur à Paris pour la remercie de son intervention contre les rebelles tchadiens.

    Tags : Tchad, France, Idriss Déby, Barkhane, UFR, Franc CFA, FCFA,

  • Tchad : Il y a 40 ans, marsouins et bigors repoussaient une imposante colonne rebelle pro-libyenne à Abéché

    Ayant obtenu son indépendance le 11 août 1960, le Tchad a très vite confronté à une guerre civile motivée par des considérations ethnico-religieuse, le centre et le nord du pays, à majorité musulmane, ne reconnaissant pas l’autorité du président François Tombalbaye, issu de l’ethnie Sara, animiste-chrétienne et implantée dans le sud. Des mouvements rebelles virent ainsi le jour et se fédérerent, sous l’autorité d’Abba Siddick, au sein du Front de libération nationale [FROLINAT], avec le soutien de la Libye et du Soudan.

    Devant la dégradation de la situation, ses jeunes forces armées, avec seulement 1.800 soldats et 2.500 gardes nomades, étant dépassées, N’Djamena demanda l’assistance de Paris. Ce qui donna lieu, entre 1969 et 1972, à l’opération « Limousin » [ou « Bison »].

    Cette dernière, commandée par le général Cortadellas, mobilisa 2.000 militaires français, appuyés par des hélicoptères Sikorksy H-34. L’objectif était alors de mettre un coup d’arrêt à la progression rebelle et de restructurer l’armée tchadienne. Grâce à cette intervention, la situation s’améliora rapidement, les principaux postes installés dans le nord du Tchad ayant été reconquis au bout de quelques mois. Toutefois, le FROLINAT ne fut pas réduit. Le 11 octobre 1970, une embuscade tendue entre Faya et Bardaï fit ainsi 11 tués et 25 blessés dans les rangs français. Soit les pertes subies les plus importantes depuis la fin de la guerre d’Algérie.

    Toutefois, en 1972, il fut considéré que le FROLINAT, même s’il n’était pas totalement éradiqué, ne constituait plus une menace pour le pouvoir tchadien. L’opération Limousin fut donc terminée, avec 39 soldats français tombés au champ d’honneur.

    Pour autant, le coup d’État à la faveur duquel le général Félix Malloum [un « sudiste »] prit le pouvoir à N’Djamena, relança l’organisation rebelle, plus que jamais soutenue par la Libye du colonel Khadafi. À nouveau, la situation se dégrada rapidement.

    En février 1978, plusieurs localités [Faya-Largeau, Ounianga, Fada et Koro-Toro] tombèrent sous le contrôle du FROLINAT, composé désormais de forces militaires organisées et très bien équipées [missiles sol-air, mortiers de 120 mm, canons de 75 et de 106 mm sans recul, lance-roquettes RPG-7, etc]. Et N’Djamena sollicita une nouvelle fois l’aide de la France, l’armée tchadienne ayant perdu 2.000 hommes.

    Dans un premier temps, des éléments du 2e Régiment Étranger de Parachutistes [REP] et de la 9e Division d’Infanterie de Marine [DIMa] furent envoyés au Tchad dans le cadre de l’opération Citronnelle, avec la mission de porter assistance aux forces tchadiennes, toujours aussi faibles. Mais au vu de la situation sur le terrain motiva dans la foulée le déclenchement d’une autre opération française, qui, appelée Tacaud, mobilisa 2.000 soldats, des hélicoptères, un avion Atlantic de la Marine nationale et des chasseurs-bombardiers Jaguar de l’armée de l’Air.

    En avril, sur la route menant à N’Djamena, une colonne du FROLINAT, armée de missiles sol-air SA-7, parvint à s’emparer de de Salal, au bout de dix jours de combat et malgré l’implication des forces françaises, qui se replièrent finalement vers Moussoro. Mais ses pertes l’empêchèrent de continuer sa progression.

    Plus à l’est, une autre colonne rebelle prit le contrôle de la localité d’Ati [centre du Tchad]. Mais la réaction des marsouins du 3e Régiment d’infanterie de Marine [RIMa], renforcés par un peloton du 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC] et appuyés par les Jaguar fut déterminante. La colonne du FROLINAT dut battre en retraite, laissant derrière elle 80 tués et plusieurs véhicules détruits.

    Sur fond d’intrigues politiques et de revirements d’alliance à N’Djamena, les combats se durcirent [un Jaguar fut abattu dans la région de Djedaa]. Mais les troupes françaises surent y répondre en remportant plusieurs succès significatifs contre le FROLINAT, de plus en plus divisé. Ainsi, la composante Gorane dirigée par Hissène Habré se rapprocha du régime dirigé par le général Malloum, avant de rompre avec lui en 1979 et d’affronter, dans le même temps, la faction « Toubou » de Goukouni Weddeye.

    Une autre faction arabe et pro-libyenne, le Conseil démocratique révolutionnaire d’Ahmat Acyl, ne s’en laissa pas compter. Le 5 mars 1979, près d’un millier de ses combattants, lourdement armés [SA-7, mortiers de 82 mm, canons anti-aériens, mitrailleuses .50, etc] s’élancèrent vers Abéché, la deuxième ville tchadienne et chef-lieu de la région du Ouaddaï, au centre-est du pays. Face à eux, sous le commandement du colonel Hamel, un escadron du Régiment d’Infanterie Chars de Marine sous les ordres du capitaine Dominique Delort, et des éléments du 3e RIMa ainsi que des bigors du 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa].

    L’objectif d’Ahmat Acyl était de s’emparer de la ville [et surtout de son aéroport afin d’en faire une tête de pont pour faciliter l’approvisionnement libyen] tout en causant le maximum de pertes parmi les militaires français pour choquer l’opinion internationale.

    Dans l’ouvrage « Engagés pour la France : 40 ans d’OPEX« , le général Delort raconte :

    Nous sommes le 5 mars 1979, à Abéché, position clé de l’est du Tchad. Il est 12h30. Les 160 marsouins de l’escadron ont passé comme toujours une matinée bien remplie. Brutalement, une, puis deux fortes explosions. Non, ce n’est pas un dépôt qui saute en centre-ville! Une attaque, mais de qui? Une troisième, un obus à 50 mètres. Le capitaine commande ‘à vos postes, ouvrez les réseaux radio, prêt à démarrer’. Déjà, le colonel Hamel [soleil] et l’artilleur [rouge] sont sur les ondes.

    La ville est attaquée, la batterie est prise à partie, l’aéroport où se trouve l’escadron reçoit des obus. ‘Bleu de Soleil, faites le point!’ Il n’en faut pas plus pour que Delort [bleu] ordonne à Descamps, son fidèle chef de peloton, de s’engager en reconnaissance le long de la piste, jusqu’au contact. Devant la colline de la léproserie tchadienne étincellent les feux multiples des rebelles. Les canons et les mitrailleuses de Descamps sont en action. Il fait très chaud, les AML [automitrailleuse légère de Panhard, ndlr] tirent les explosions se mêlent à celles des [canons de] 105 des artilleurs.

    – ‘Bleu, les coups passent juste au-dessus de moi!

    – Reçu 10, mais au moins deux mètres au-dessus, appuyez au nord et contre-attaquez plein ouest sur cinq kilomètres! »

    Les hélicoptères arrivent et tirent leurs SS11 à tête antipersonnel qui se transforment en boules de feu. Il doit être près de 14 heures. Tout indique que la vivacité et la violence de notre réaction ont interdit aux troupes d’Acyl de lancer l’assaut…

    Durant les combats, le RICM perdit l’un des siens le caporal-chef Guy Parent, la tourelle de son AML ayant été transpercée par une roquette alors qu’elle allait dégager 6 marsouins « fixés » par l’ennemi.

    Mais les militaires français, largement inférieurs en nombre, infligèrent des pertes considérables aux hommes d’Ahmat Acyl. Ces derniers laissèrent sur le terrain plus de 350 tués et plus de 800 armes individuelles et collectives, allant du fusil d’assaut aux missiles SA-7, en pasant par les lance-roquettes RPG-7, les mitrailleuses.

    Par la suite, en août 1979,et après les accords de Lagos et la formation d’un gouvernement national de transition [GUNT] présidé par Goukouni Oueddei, la France décida de redéployer ses troupes à N’Djamena, où il fut mis en place une force d’interposition neutre, les troupes d’Hissène Habré n’ayant pas rendu les armes. Puis, en avril 1980, estimant les buts militaires atteints [accord politique, évacuation de plus d’un millier de civils, progression stoppée des pro-Libyens vers le sud], Paris mit un terme à l’opération Tacaud.

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    Tags : Tchad, Françafrique, France, Frolinat, Idriss Déby,

  • L’arrogance de Macron n’est dépassée que par sa stupidité’ (The Telegraph)

    « L’arrogance de Macron n’est dépassée que par sa stupidité» était le titre d’une dépêche du journal The Telegraph dans laquelle il s’attaque aux dernières déclarations d’Emmanuel Macron.

    Selon le journal britannique, « au cours de la semaine dans laquelle le Royaume-Uni a connu une nouvelle impasse dans le Brexit, le président français Emmanuel Macron a mis de l’huile sur le feu en lançant sa propre attaque acharnée contre les procédures de négociation ».

    « Le procureur général Geoffrey Cox est rentré les mains vides de Bruxelles cette semaine après que ses tentatives pour obtenir des concessions de soutien se soient révélées infructueuses », affirme-t-il et il s’est demandé si «la défaite de Theresa May est-elle imminente lors du vote significatif de mardi ? »

    The Telegraph signale que « l’impasse dans laquelle se trouve actuellement le Brexit n’est cependant pas le seul casse-tête auquel est confronté le gouvernement britannique ». « L’augmentation du nombre de décès liés aux crimes à l’arme blanche a mis en évidence les défis auxquels Downing Street doit faire face pour rendre nos rues plus sûres », dit-il.

    Tags : France, Emmanuel Macron, Macron, Brexit, Royaume Uni, UK, britannique, sécurité,

  • Près d’un Français sur deux souhaite la démission du Président de la République

    Ce Mardi 4 décembre, Edouard Philippe a annoncé un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe sur les carburants. Cette annonce était alors estimée comme « insuffisante » par plus de 3 Français sur 4 (77%). Suite à cet échec, Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi l’annulation de cette hausse sur la taxe sur les carburants.

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    UNE TENTATIVE D’APAISEMENT QUI PEINE A CONVAINCRE LES « GILETS JAUNES »

    Malgré les dernières tentatives d’apaisement de l’exécutif et des membres du gouvernement, près de la moitié des Français estime qu’Emmanuel Macron doit démissionner de ses fonctions (48%). Si cette tendance se retrouve auprès de toutes les franges de la population, quelques exceptions demeurent. En effet, le « non » l’emporte auprès des habitants de la Région parisienne (42% vs. 40% de « oui ») et auprès des CSP+ (50% de « non » vs. 35% de «oui »).

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    Dans une situation déjà compliquée pour le chef de l’Etat (cf. notre baromètre YouGov France / Le HuffPost / Cnews de Décembre 2018), une majorité de Français souhaiterait que le chef de l’Etat dissolve l’Assemblée nationale (55%). Dans le détail, ce dernier point rassemble l’ensemble des Français.

    LES FRANÇAIS, SONT-ILS TOUS « GILETS JAUNES » ?

    Si dans notre dernier baromètre YouGov France / LeHuffPost / Cnews de décembre 2018 une majorité de Français déclarait soutenir et même se reconnaitre dans ce mouvement, qu’en est-il réellement ?

    Tout d’abord, près d’1 Français sur 5 déclare avoir déjà participé à une manifestation des « Gilets Jaunes » (17%). De plus, et dans un contexte où la quasi-totalité des Français estime que la répartition des richesses en France est inéquitable (87%), le sentiment d’appartenance à ce mouvement tend à se renforcer (57% des Français se disent « Gilet Jaune »). Ainsi, rien de surprenant donc à ce que 22% des Français déclarent avoir l’intention de participer aux manifestations qui se tiendront ces prochains jours.

    Les résultats de l’étude ici

    Source

    Tags: Macron, France, Gilets Jaunes,

  • Maroc : les boursiers au Maroc obligés à s’engager à ne pas manifester en France contre la monarchie

    En France, les étudiants boursiers de l’Etat marocain, signent, en amont, un contrat, une charte que pendant leur séjour en France, en vertu de laquelle, ils ne feront rien pour attenter aux intérêts de la monarchie et celui de Mohamed VI etc…

    Ainsi ils ont reçu une consigne formelle de ne pas participer à une quelconque manifestation de solidarité avec le RIF, identifiée comme portant atteinte aux intérêts et à l’image du Maroc. C’est valable aussi pour tout autre manifestation en général critiquant le Maroc. Même si en privé ces étudiants se déclarent solidaires, et de tout au coeur avec le RIF, ils n’ont pas le droit de l’exprimer publiquement, dans le cas contraire ils auront des problèmes à leur retour au Maroc.

    A contrario, lorsqu’ils s’agit d’une manifestation de l’opposition algérienne, ou simplement critiquant l’Etat algérien, là, ils ont le droit d’y participer. Ainsi, ils ont le feu vert d’aller aux manifestations kabyles par exemple notamment du MAK !

    Source : Rachid Oufkir

    Tags: Maroc, bourse, étude, France,

  • Maroc: Biographie d’Abdelkrim Al Khattabi

    Né vers 1882 à Ajdir, Maroc et mort le 6 février 1963 au Caire, Egypte. Membre du Rif et icône de la lutte anticolonialiste marocaine contre la France et l’Espagne, notamment lors de la Guerre du Rif1.

    Jeunesse et parcours éducatif.

    – Fils d’un cadi(2) rifain, Abdelkrim a passé sa jeunesse dans les zaouïas traditionnelles, les écoles espagnoles puis l’université de Fès, pour terminer son éducation en Espagne (études des mines et technologie militaire). Il devient un temps journaliste au quotidien de Melilla où il « prêchait » pour la laïcité et la coopération avec les occidentaux. Il est finalement nommé cadi chef de Melilla en 1915.

    Vers la guerre du Rif.

    – Malgré ses positions pro-occidentales, il s’oppose à la domination espagnole, ce qui lui vaut l’emprisonnement dès 1917. Dès 1919, après son évasion, il travaille à apaiser les tensions entre tribus du Rif afin de
    former une République du Rif indépendante.

    – Mais ce n’est qu’en 1921 que le combat armé débute. Il informe les troupes espagnoles que franchir le fleuve rifain Arnekran serait considéré comme acte de guerre, ce que le général espagnol préfère ignorer ; 179 Espagnols sont ainsi tués, les autres menés en retraite. Malgré d’autres escarmouches, le général continue de défier le Marocain qui vainc les troupes espagnoles à la tête de 3000 hommes à la bataille d’Anoual3.

    – Fort de son succès, Abdelkrim proclame en 1922 la République confédérée des Tribus du Rif. Cette république eut un impact crucial sur l’opinion internationale, car ce fut la première république issue d’une guerre de
    décolonisation au XXe siècle. Il créa un parlement constitué des chefs de tribus qui lui vota un gouvernement (création monnaie, banque d’état, justice moderne et indépendante, infrastructures routières, téléphoniques, télégraphiques, irrigation, sécurité, écoles).

    – En 1924, l’Espagne retire ses troupes de ses possessions de la côte marocaine. La France, voulant s’emparer du Rif méridional, entre dans le conflit. Abdelkrim demande au sultan Moulay Youssef de se joindre à lui, mais sans succès, du fait des pressions françaises.

    – Dès 1925, Abdelkrim combat les forces françaises dirigées par Philippe Pétain et une armée espagnole commandée personnellement par Miguel Primo de Rivera. Au bout d’un an, ces troupes furent victorieuses.

    Abdelkrim se constitue alors prisonnier, voulant épargner ainsi les civils, mais les Occidentaux, voulant punir un tel soulèvement, bombardent les villages à l’ypérite4.

    L’exil.

    – En 1926, Abd el-Krim est exilé à la Réunion. Il reste jusqu’en 1929 à Saint-Denis, puis se rend dans l’ouest de l’île.

    – En mai 1947, il reçoit l’autorisation de s’installer dans le sud de la France, et embarque à bord d’un navire des Messageries Maritimes à destination de Marseille. Arrivé à Suez où le bateau fait escale, il réussit à s’échapper etpassa la fin de sa vie en Égypte, où il présidera le « Comité de libération pour le Maghreb arabe ».

    Bibliographie :

    Courcelle-Labrousse V. et Marmié N., La guerre du Rif : Maroc 1921-1926, Seuil, Paris, 2009.

    1921-1926 : guerre coloniale opposant les tribus rifaines contre les armées espagnoles (et français dès 1925).

    2) Juge islamique.

    3) Juillet 1921 : première défaite d’une puissance coloniale depuis la fin du XIXe siècle. Pertes espagnoles : 16 000 soldats, 150 canons, 25 000 fusils, 24 000 blessés et 700 prisonniers.

    4) Gaz moutarde, du nom de la ville d’Ypres en Belgique.

    Tags: Maroc, Hirak, Rif, Guerre du Rif, France, Protéctorat, colonialisme,

  • Pourquoi les pays africains payent un impôt colonial en France malgré leur indépendance?

    Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

    Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

    Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

    Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

    Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

    Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

    Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

    Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

    En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

    Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

    De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

    Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

    Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

    Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

    En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

    Nombre De Coups En Afrique Par Pays
    Ex colonies françaises

    Autres pays africains

    Pays                                  Nombre de coup d’état

    Togo                                   1

    Egypte                                1

    Tunisia                               1

    Libye                                  1

    Cote d’Ivoire                      1

    Equatorial Guinea            1

    Madagascar                        1

    Guinea Bissau                  2

    Rwanda                              1

    Liberia                                2

    Algeria                                2

    Nigeria                                3

    Congo – RDC                      2

    Ethiopia                             3

    Mali                                     2

    Ouganda                            4

    Guinea Conakry               2

    Soudan                              5

    Congo                                3

    Tchad                                3

    Burundi                            4

    Central Africa                 4

    Niger                                4

    Mauritania                      4

    Burkina Faso                   5

    Comores                           5

    Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

    En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

    «Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “

    Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

    En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

    Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

    Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

    En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

    Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

    Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

    1 . La Dette Coloniale Pour Les Avantages De La France Colonisation
    Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

    Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

    2 . Confiscation Automatique Des Réserves Nationales
    Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

    La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

    La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

    Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

    En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

    Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

    Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

    La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

    La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

    Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

    L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

    3 . Droit De Priorité Sur Toute Ressource Brute Ou Naturel Découvert Dans Le Pays

    La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

    4 . Priorité Aux Intérêts Et Aux Entreprises Françaises Dans Les Marchés Publics Et Constructions Publiques

    Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

    En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

    En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

    5 . Droit Exclusif De Fournir Des Équipements Militaires Et De Former Les Officiers Militaires Des Pays

    Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

    La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

    6 . Droit Pour La France De Pré-Déployer Des Troupes Et Intervenir Militairement Dans Le Pays Pour Défendre Ses Intérêts

    Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

    Les bases militaires françaises en Afrique

    Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

    Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

    Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

    Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

    7 . Obligation De Faire Du Français La Langue Officielle Du Pays Et De La Langue Pour L’éducation

    Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

    Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

    8 . Obligation D’utiliser La L’argent De La France Coloniale Le FCFA

    C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

    Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

    9 . Obligation D’envoyer Le Rapport Annuel France Du Solde Et De Réserve
    Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

    10 . Renonciation À Entrer En Alliance Militaire Avec Tout Autre Pays , Sauf Autorisation Par La France

    Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux! ).

    Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

    11 . Obligation De S’allier Avec La France En Situation De Guerre Ou De Crise Mondiale

    Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

    Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

    Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

    Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

    Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

    Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

    C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

    La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand “

    A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

    Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.

    “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”. SEKOU TOURE

    Mawuna Remarque Koutonin

    Article original : http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

    Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

    https://www.facebook.com/dossou.gaglozoun

    Source : Afrikhepri

    Tags: Afrique, France, françafrique, franc CFA, FCFA, colonialisme, 

  • Jean-Yves Le Drian: La France doit laisser le processus électoral algérien se dérouler

    Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé mercredi à Paris que la France doit laisser le processus électoral algérien se dérouler, soutenant que l’Algérie est un pays « souverain » dont la stabilité est « essentielle ».

    « Nous devons laisser le processus électoral se dérouler », a-t-il déclaré au sujet des manifestations populaires et l’élection présidentielle en Algérie devant députés lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale française. Il a rappelé que la France, « en raison de nos liens historiques », est « très attentive au déroulé de cette échéance majeure », évoquant « trois principes ».

    « L’Algérie est un pays souverain et c’est au peuple algérien, et à lui seul, qu’il revient de choisir ses dirigeants et son avenir, c’est au peuple algérien de définir ses aspirations, ce qui implique la transparence et la liberté du processus », a-t-il affirmé.

    Il a ajouté que l’Algérie est « un pays ami auquel nous rattachent des liens multiples », notant que ce qui se passe en Algérie « a des liens directs et un fort retentissement en France, nous le constatons ».

    Le ministre français a expliqué aux députés que l’Algérie est « pays clé en Afrique et en Méditerranée », faisant observer que « c’est pourquoi la stabilité, la sécurité et le développement de l’Algérie sont tout à fait essentiels et c’est dans cet esprit que la France appréhende cette échéance cruciale en Algérie ».

    Sud Horizons, 7 mars 2019

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