Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »
Le gouvernement italien n’entend pas lâcher la France d’une semelle. En cause, la persistance de l’exploitation sans contrepartie autre que l’installation de la misère dont ne sont exemptés que les satrapes locaux, garants devant Dieu et les hommes des intérêts de l’…amère patrie. Lesquels, on s’en doute, ne vont pas manquer bientôt de voler au secours de la France tutrice, en qualifiant les déclarations des ministres italiens de « fausses »
Avec pour corollaire –l’être humain n’étant pas à une astuce près pour s’offrir un espace vital collant à son aspiration au mieux vivre- la montée en puissance des migrations des Africains vers l’Europe dont la porte d’entrée la plus facile à ouvrir est l’Italie.
Après le Vice-président du Conseil des ministres Italien, Luigi Di Maio qui, dimanche -faisant écho aux Panafricanistes qui dénoncent cette déplaisante situation depuis des lustres sans bénéficier d’une oreille attentive de la France et des autres puissances occidentales-, a imputé au surcolonialisme français la formation de « l’Internationale Migrants » constituée en majorité des exilés socioéconomiques africains qui perdent la vie par centaines dans la Méditerranée, donc sans jamais atteindre l’eldorado, accusation réitérée lundi -jour même où la ministre des Affaires Européennes française Nathalie Loiseau faisait convoquer l’Ambassadeur d’Italie à Paris, Teresa Castaldo pour lui signifier ses protestations- c’était au tour de son collègue, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, de prendre la France à rebrousse poil : « Le problème des migrants a beaucoup de causes : par exemple, ceux qui ne vont pas en Afrique pour créer du développement, mais plutôt pour voler de la richesse au peuple africain. La France est parmi eux, l’Italie, non ».
Un flingage en règle que le membre du gouvernement italien n’a pas manqué d’assortir de menaces de faire payer à la France le prix de ses errements politiques en Afrique
« À partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », a-t-il proféré sur la chaîne RTL, comme pour bien montrer l’accord parfait qu’il y a entre son allié Luigi Di Maio et lui sur la question.
Même s’il faut dire qu’en ce qui concerne la crise migratoire dont ils ont déjà identifié la cause au même titre que les Africains, Salvini et Di Maio n’ont plus besoin de faire la preuve de la cohésion gouvernementale italienne. Ces derniers temps, que ce soit sur cette question ou à propos de la confiscation du pouvoir et de l’économie en France par une élite ploutocratique, les deux principales figures italiennes n’ont pas manqué de dire leur mot. Et généralement dans des termes inamicaux qui n’ont pas manqué de gêner leurs homologues hexagonaux.
Alors que la Fashion Week bat son plein à Paris et qu’elle y a brillamment figuré, la comédienne et top model Laetitia Casta s’est livrée dans les pages du magazine Grazia, actuellement en kiosque, et raconte notamment son soutien indéfectible au mouvement Gilets Jaunes.
La Fashion Week de prêt-à-porter automne-hiver 2019-2020 se tient actuellement à Paris et ce, jusqu’au 5 mars. A cette occasion, on a d’ailleurs vu ce mardi 26 février la ravissante actrice et top model Laetitia Casta, 40 ans, illuminer le front row du défilé Saint Laurent. Dans les pages du magazine Grazia, actuellement en kiosque, la comédienne, vue récemment à l’affiche de L’homme fidèle aux côtés de Louis Garrel et Lily-Rose Depp, est revenue sur son soutien au mouvement Gilets Jaunes, un soutien irréversible qu’elle associe à ses origines modestes.
Ainsi, la compagne de Louis Garrel confie dans l’hebdomadaire : « Je m’attache aux gens qui ont un parcours d’outsiders. J’ai pris parti dès le début du mouvement pour les Gilets Jaunes. Beaucoup se sont demandés pourquoi, avec le train de vie d’une actrice, d’une mannequin… Je me suis simplement souvenue d’où je venais. Des huissiers à la fenêtre de la maison de mes parents. Je me souviens de quelques Noël où ils ne savaient pas s’ils pourraient nous offrir des cadeaux. »
Mais Laetitia, maman de trois enfants, ne veut pas faire sa Cosette, loin de là. Elle affirme au contraire que cette enfance modeste a été une chance, tout en apportant un soutien sans faille au mouvement populaire : « Les Gilets Jaunes ont obtenu des avancées qui n’avaient jamais été obtenues. Je vois les femmes qui continuent à tenir les ronds-points quand il faut s’occuper des enfants, gagner un salaire. Mais elles tiennent parce qu’une femme sait à l’euro près ce que ça représente, le coût de la vie. Leur vision est concrète. » Indéfectible.
Manifestation en Algérie, le slogan : Non aux Marocains ?
Lorsque l’Algérien dit « non aux Marocains », il ne faut pas y voir un sens péjoratif désobligeant envers nos frères les Maghrébins.
Il dit non à la marocanisation de l’Algérie dans le sens de refus de l’influence sioniste, française et américaine sur les élites autochtones.
Il dit non au renouvellement de la prise de pouvoir par le clan de Oujda et l’irruption de l’armée des frontières qui a confisqué la révolution algérienne et éradiqué les Moudjahidines.
Les Maghrébins et les Algériens partagent le même esprit berbère, arabe et musulman et partagent la même zone géographique. Ils partagent aussi le même respect pour les grandes figures de lutte contre le colonialisme telles que Abdelkrim Khattabi et leur désir d’unification du grand Maghreb. Ils disent non à la « monarchisation » de l’Algérie par les rentiers et les cabinets de l’ombre qui ont importé la culture du Makhzen marocain. Le Makhzen ne désigne pas le peuple maghrébin, mais l’appareil étatique de la monarchie marocaine vieillissante, non seulement avec sa cour, ses courtisans et ses privilèges, mais avec le mépris et la répression des populations de l’Atlas. Par « Marocain » on entend le système de népotisme, d’enrichissement et de privilège reposant sur la proximité avec le pouvoir monarchique. Ce système a été importé en Algérie.
Le peuple algérien, sait de mémoire collective, que le Makhzen marocain est l’œuvre du Protectorat français. Il a tenté en vain la même chose en Algérie avant la guerre de libération, pendant et après. Le peuple algérien est un cactus réfractaire à la « civilisation » d’importation, à l’ordre établi par la force et à la culture de la servitude.
Le peuple algérien n’est pas stupide pour dire n’importe quoi. Ses mots, ses slogans, ses blagues, ses dictions sont lourds de sens et hautement paraboliques.
Les Algériens, ont toujours cultivé l’espoir de l’édification d’un grand Maghreb. Sociologiquement, historiquement, culturellement et religieusement, ce Maghreb existe dans nos cœurs et dans nos esprits. Il reste à lui donner une configuration politique, une dimension économique et un déploiement diplomatique. Nous devons régler nos contentieux, mais auparavant reconquérir notre liberté qui passe par l’instauration de la République en Algérie. Dans le cadre du droit à l’autodétermination des peuples que la Révolution algérienne a fait sien, nos frères maghrébins sont libres de choisir la forme institutionnelle de gouvernement qui convient le mieux à leurs coutumes et à leurs aspirations.
Contrairement à ce que certains journalistes et commentateurs algériens et étrangers, offensés comme des pucelles par les cris du peuple algérien « Non à Bouteflika le marocain », les Algériens ont de l’affection pour le peuple frère maghrébin et souhaitent l’ouverture des frontières, la libre circulation des idées, des hommes, des biens et services entre les deux pays. Ces élites en rupture avec le peuple algérien ne comprennent pas le langage du peuple. Ce langage est le même que les jeunes officiers et sous-officiers de l’ANP disent lorsqu’ils savent qu’ils ne sont pas espionnés : Non aux marocains voulant dire non au Makhzen et signifiant souvent avec beaucoup de réalisme l’appartenance d’un homme à la culture du Makhzen, même s’il est né dans le Constantinois ou dans la Kabylie. Les mots doivent garder leur sens et leur contexte. En contestant le langage populaire, les élites qui sévissent sur l’Internet et les médias traditionnels font de la désinformation.
Mes amis Maghrébins rient très fort lorsqu’on leur explique ce que le terme « marocain » signifie pour nous, ils nous comprennent parfaitement et ne se sentent pas insultés.
Personnellement j’ai effectué plusieurs voyages au Maroc et je trouve regrettable que les produits algériens et les entreprises algériennes soient absents dans les villes et les campagnes. Le contentieux légué par Boumediene en expulsant les Maghrébins et la question du Sahara occidental doivent être dépassés le plus rapidement et de la manière la plus judicieuse. La France et la mondialisation ne veulent ni de l’unité maghrébine ni de l’unité africaine ni de l’unité arabe, ni de l’unité islamique. Ils nous veulent comme comptoirs commerciaux, bases militaires et pourvoyeurs de main d’œuvre à bon marché. Il nous appartient de décider de notre vouloir et de l’imposer par l’engagement de nos peuples.
Documentaire sur la Mauritanie réalisé par une chaîne de télévision suisse en 1977 en pleine guerre contre le Front Polisario au Sahara Occidental.
Contexte :
Le Maroc et la Mauritanie viennent d’envahir le territoire du Sahara Occidental, colonie espagnole jusque-là. Encouragés par la France qui ne veut pas d’un Etat insoumis comme l’Algérie au Maghreb, Rabat et Nouakchott se partagent le gâteau sahraoui pour profiter des immenses ressources du sous-sol et des côtes atlantiques sahraouis.
Mais c’était sans compter avec la volonté de la population locale qui s’est soulevé contre les envahisseurs sous la direction de leur mouvement de libération nationale, le Front Polisario.
Selon le documentaire, « les accrochages laissent des centaines de morts sur le sable. Parfois les hommes du Front Polisario amènent des ôtages, comme à Zouérate. Par deux fois, traversant 1800 km de piste sans se faire repérer, ils oonmt frappé la capitale mauritanienne ».
« Une chose est sûre, ajoute-t-il, cette jeune nation indépendante depuis 1960 n’était pas préparée à affronter un conflit. La Mauritanie avait des problèmes plus urgents à régler. Se doter, par exemple, des infrastrastructures nécessaires à la marche du pays qu’il s’agisse de la construction d’une nouvelle mosquée cadeau de l’’Arabie Saoudite ou d’immeubles commerciaux. Nouakchott ressemble à un vaste chantier. Il y a 20 ans, c’était encore le désert. La capitale surgi du néant en quelques années».
En 1979, la Mauritanie décide de se retirer du Sahara Occidental et signe un accord de paix avec le Front Polisario. Le Maroc investit la région du Rio de Oro occupée jusqu’alors, par les forces mauritaniennes.
Dans ce documentaire intervient :
– L’ancien président mauritanien, Mokhtar Ould Daddah
– Le Directeur Général de la société MIFERMA, SNIM aujourd’hui, Ismaïl Ould Amar
– D’autres officiers de l’armée mauritanienne.
On y voit aussi des prisonniers de guerre sahraouis capturés, selon leurs déclarations à 150 km au nord de Nouakchott.
Selon le site sahraoui Equipe Media, la ministre française de la Défense, Florence Parly, a mis en exergue l’engagement de son pays dans les efforts des Nations Unies pour résoudre le conflit du Sahara Occidental qui demeure depuis 1975 et qu’il sera résolu avant 2020.
Mme Parly a tenu ces propos lors d’un séminaire sur le Sahel organisé lors de la Conférence de Munich sur la sécurité et la paix dans le monde qui s’est tenue en Bavière à la mi-février.
Selon des sources marocaines, les déclarations de la responsable française constituent un « changement radical » dans la position française, considérée comme principal soutien du Maroc dans ce contentieux au Conseil de Sécurité et principal garant de son intansigeance.
Ces déclarations pourraient expliquer les agitations et la nervosité qui ont caractérisé la diplomatie marocaine depuis quelques mois et qui ont poussé Rabat à inviter des délégations du lobby juif américain allant jusqu’à insinuer que le Maroc pourrait accueillir Netanyahou.
Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog. Je m’appelle Jonas, j’ai 21 ans et je suis inscrit à la KU Leuven pour suivre un master en communication multilingue. Dans le cadre du cours français, communication professionnelle, on m’a demandé d’enqûeter l’économie dans une région francophone du choix. Après mon voyage au Burkina Faso pendant les grandes vacances de 2018 (fortement recommandé), j’ai su immédiatement que je voulais traiter L’Afrique. Tout ce qu’il me restait était de trouver un sujet économique…
Quand on pense à l’économie, on pense à l’argent, et celui qui pense à l’argent, pense à la monnaie. Par coïncidence, la monnaie du Burkina Faso et ces pays voisins, le franc CFA (FCFA), est soumise à de fortes pressions. Ainsi, mon choix était rapidement fait.
Pour ceux qui pensent que j’ai probablement choisi un des sujets les plus ennuyeux du monde : vous avez tort ! Cette série de billets de blog ne couvrira pas seulement la monnaie elle-même, mais aussi l’histoire et surtout le passé colonial de L’Afrique, des démonstrations, le président français, la politique européenne, etc. Il y en a pour tous les goûts.
Les problèmes entourant le FCFA sont essentiellement de nature économico-politique. Cette fois-ci je vais commencer par parler de la Françafrique, un terme qui nécessite sans doute quelques explications. Ce terme se compose de deux parties, la France et l’Afrique, et décrit la relation longue et très complexe entre l’Hexagone et des pays africains et surtout ces anciennes colonies.
Cependant, certains disent que Françafrique représente France-à-fric, ou bien l’exploitation française de l’Afrique. (Pour ceux qui aiment le rap français, il y a un clip de Rockin’ Squat avec le même nom fourni d’un texte politique intéressant. Je mettrai un lien YouTube tout en bas !)
L’expression Françafrique date de 1955, quand elle est utilisée pour la première fois par le président ivoirien Felix Houphouët-Boigny. La Côte d’Ivoire était en marche vers l’indépendance, mais souhaitait garder une forte relation avec son colonisateur, la France. Cinq ans plus tard, lorsque la Côte d’Ivoire est devenue indépendante, elle a en effet connu un grand progrès économique, en partie grâce aux Français.
A cette époque, un homme important pour la France était Jacques Foccart. Comme secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, il a été un personnage centrale dans la création du concept Françafrique (Wikipedia). A la demande du président de Gaulle, il a négocié l’indépendance de nombreux états africains. On dit souvent que de Gaulle et Foccart sont les pères fondateurs du néocolonialisme français.
L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. (Omar Bongo – Libération, 1996)
Mais aussi après la présidence de de Gaulle, ce règne autoritaire poursuivit. Ainsi, le terme de la Françafrique resurface en 1998 dans un ouvrage réalisé par l’économiste François-Xavier Verschave, critiquant les relations franco-africaines. Selon lui, plusieurs présidents, comme par exemple Omar Bongo, ancien président du Gabon, ont été instaurés par la France, étouffant la démocratie.
Ce sont surtout les pays riches en matières premières, comme le Gabon, qui intéressent la France. L’entreprise française Total y est responsable de 60 % de la production pétrolière, la plus grande source des revenus pour le pays. Le fait que la puissance française soit d’une grande portée ressort également de l’affaire Elf, en 1994, dans laquelle le Gabon était impliqué (Elf est l’ancien Total). Selon The Guardian : « Le plus grand scandale de corruption politique et d’entreprise à frapper une démocratie occidentale depuis la Seconde Guerre mondiale. »
À l’époque de l’affaire, Elf appartenait encore au gouvernement français quand l’entreprise a été condamnée pour avoir détourné une somme extraordinaire de 350 millions d’euros afin de corrompre des politiciens en France et à l’étranger pour en obtenir des faveurs. De ce montant, 10 millions d’euros ont été versés au président gabonais, Omar Bongo. Avec cet argent et d’autres paiements scandaleux, il a acheté pas mal de de biens immobiliers en France, surtout à Paris.
De plus, la France a négocié un accord de défense avec le Gabon pour y installer une base navale, qui permet à la France d’occuper un endroit stratégique pour mieux contrôler l’Afrique centrale. Même si cette défense bénificie aussi le Gabon, c’est surtout la France qui en profite.
Ce que je voulais démontrer en traitant le cas du Gabon en profondeur, c’est que la France influence toujours, plus de 50 ans après l’indépendance des états africains, le monde africain, d’une façon directe et indirecte. On ne peut pas le nier. La question qui se pose est si le FCFA joue un rôle dans cette Françafrique.
Pour en savoir plus, dans le prochain billet de blog, la semaine prochaine, j’irai plus en profondeur sur la monnaie elle-même et sur la façon dont elle a été installée.
LE FCFA pour les nuls
Le deuxième message et vous n’avez toujours pas abandonné. Il doit y avoir quelque chose d’intéressant dans le néocolonialisme français. Aujourd’hui, c’est exactement ce passé colonial qui sera abordé, car je parlerai de l’origine du FCFA, un des deux monnaies coloniales encore en service. L’autre est le franc comorien, une autre monnaie installée par les Français.
La naissance du FCFA, à cette époque appelé le franc des colonies françaises d’Afrique, date du 26 décembre 1945, lorsque le décret numéro 45-0136 était signé par le président du gouvernement provisoire, de Gaulle, le ministre des Finances, Pleven, et le ministre des Colonies, Soustelle. Le franc métropolitain qui était en vigueur dans toutes les colonies depuis 1939, avait perdu sa valeur après la Seconde Guerre mondiale par dévaluation.
C’était donc par générosité que les Français avaient décidé d’arrêter l’unité monétaire entre le Hexagone et les colonies, ou c’est bien ça que Pleven a prétendu. Pleven ne voulait pas que les colonies étaient influencées par la pauvreté française, comme c’est attentif!
Au cours de l’année précédente, en 1944, lors de la conférence Bretton Woods, le fonds monétaire internationale (FMI) était né, ce qui dévaluait la valeur des monnaies les plus importantes. On voulait garantir une stabilité monétaire et éviter des crises économiques comme c’était le cas dans les années trente. Surtout la position dominante du dollar américain profitait de ce système. « Chaque État devait définir sa monnaie par rapport à l’or, ou au dollar américain lui-même convertible en or. Il en découlait pour chaque monnaie une parité officielle en or ou en dollar » (Wikipedia).
La nouvelle parité du franc français avec le dollar était 1 dollar contre 119.10 francs, contre 49,6 francs auparavant. La France était donc bien dans les beaux draps et elle avait un bon argument pour créer le FCFA, mais déjà dès le début, tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes.
Un problème majeur, ce sont les deux zones africaines différentes : la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, ici en rouge) et l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA, ici en vert). Quoique ces deux zones sont économiquement différentes, la France y a instauré une monnaie avec la même valeur, au lieu d’en créer deux.
De plus, le franc CFA est fortement surévalué. À cette époque, 1 FCFA s’échangeait contre 1.70 franc métropolitain. Ainsi, la valeur du CFA était supérieur à celle du franc métropolitain, sans aucune raison. On peut penser que c’est intéressant d’avoir une monnaie forte, mais ceci n’est pas vrai. Pour l’exportation des produits, c’est mieux d’avoir une monnaie faible pour rivaliser avec l’Asie par exemple.
En effet, il n’y a qu’une partie qui en profite, la France bien sûr ! « Le FCFA a en réalité été conçu afin de permettre à la France de reprendre le contrôle de ses colonies après les deux zones africains avaient diversifié leurs relations commerciales durant la guerre. Le franc CFA surévalué était intéressant pour Paris, puisqu’il permettait de rendre les produits de la métropole meilleur marché. De cette façon, les colonies devaient importer des produits de la métropole. À l’inverse, un franc CFA fort avait pour effet d’augmenter le prix des productions des colonies destinées à l’exportation, et ainsi, de les rendre plus chères par rapport à celles de leurs concurrents d’Asie et d’Amérique latine » (l’arme invisible de la Françafrique). Donc, de nouveau, les colonies devaient compter sur les Français pour l’importation ainsi que pour l’exportation.
En général, le système du FCFA est basé sur quatre principes :
1) la centralisation des réserves de change au Trésor public français.
2) la fixité de la parité franc CFA/euro
3) la convertibilité du franc CFA à l’euro
4) la libre circulation des capitaux entre la France et les pays assujettis de la zone franc
Selon l’Africa Europe Faith and Justice Network, « L’avantage de la stabilité monétaire (la ‘garantie française’) est contrebalancé par l’impossibilité pour les pays africains membres de jouer sur la fluctuation du taux de change (libre convertibilité) en temps que levier de politique monétaire ; de plus, le franc CFA est complètement dépendant de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE). » Quoique le CEMAC et l’UEMOA ont des bancs centrals, c’est toujours la France qui fait des décisions sur l’arrière-plan.
Professeur Nicolas Agbohou, université du Gabon, en dit le suivant: « La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges interafricains freinant ainsi le développement économique sous regional.Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France. »
Dans les années soixante, lorsque les colonies devenaient indépendants, la France n’a pas voulu abandonner le FCFA. Pour votre information, le rand, par exemple, la monnaie officielle de l’Afrique du Sud, a été créée 3 mois avant la fondation de la République de l’Afrique de Sud, remplacant la livre sud-africaine.
Dans les années qui suivent, quelques pays ont décidé d’abolir le FCFA et de commencer par émettre une propre monnaie. La Guinée était le premier en 1960, suivi par le Mali en 1962, Madagascar en 1963, la Mauritanie en 1973, la Réunion en 1975 et la Mayotte en 1976. Cettes trois îles dernières ont changé vers le franc français qui deviendra l’euro plus tard.
Par contre, il y a aussi quelques pays qui ont décidé de rejoindre.
Bizarrement, en 1984, le Mali, qui avait quitté en 1962 re-rejoint. La Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau, les deux colonisés par les Portugais, rejoignent respectivement en 1985 et 1997.
Aujourd’hui, d’autres pays membres pensent aussi à se débarrasser du FCFA, je traiterai leurs opinion dans l’article suivant !
Lorsqu’on entend le mot « négrier » on a tendance à faire le lien avec les blancs, alors qu’en Afrique il ya, depuis les années 1969, des négriers noirs et ils sont pires que les blancs. Ce sont les leaders imposés par la France en vue de défendre son système de pillage en Afrique de l’Ouest. Ceux qui se sont rebellés contre Paris ont trouvé la mort. Patrice Lumumba (RDC), Thomas Sankara (Burkina Fasso), Barthélemy Boganda (RCA), Sylvanus Olympio (Togo), François Tobalbaye (Tchad), Mouamar Kadhafi (Libye).
Ce que l’Elysée désire c’est que l’Afrique de l’Ouest, l’arrière-cour de la françafrique, soient dirigés par des marionnettes telles qu’Alassane Ouattara, Idriss Déby, Macky Sall, et Ibrahim Keïta pour garder sa mainmise sur les recettes du Franc CFA, cette injustice historique qui fait honte aux africains.
Au Sénégal, le pseudo-processus démocratique a accouché d’une souris appelé Macky Sall. Pseudo-processus parce qu’en Françafrique il n’a jamais existé de processus électoral transparent, équitable et cŕedible. Autrement dit, tous les satrapes, corrompus et usurpateurs, les nouveau négriers de l’Afrique ne seront pas sur leurs trônes.
Ceux qui l’ont félicité, ont félicité une « victoire » découlant d’une ĺection instrumentalisée au résultat connu d’avance. Ils ont félicité un négrier.
Depuis le Traité de Berlin du 26 février 1885, l’Occident vit dans l’opulence grâce au pillage des ressources africaines. Cela n’a pas cessé grâce à la trahison des leaders africains. Ces derniers devraient suivre l’exemple de président rwandais Paul Kagamé. Depuis qu’il a coupé les liens avec la France, son pays a décollé sur la voie du progrès et du développement.
Le magazine Marocain Actuel dans son édition d’aujourd’hui publie une interview réalisée avec le journaliste kristof Clerix
Celui-ci affirme « Samir Addahr l’ambassadeur du Maroc a Bruxelles m’a affirmé que la DGED défend un agenda politique et surveille l’intégrisme religieux…j’ai travaillé 3 mois dessus et je me demande sur quelle base Belliraj a été condamné… »
Traitement du sujet France par LE SOIR ECHOS et ACTUEL
Nous constatons que les deux supports LE SOIR ECHOS et ACTUEL adoptent systématiquement des positions critiques à l’égard de la France et ce sur tout les registres (politique, économique, social…).
Nous soulignons qu’une telle couverture, qui se caractérise à de nombreuses reprises par une grande virulence, est susceptible de créer des crispations dans les relations entre les deux pays alliés. A plus forte raison venant de supports auxquels l’imaginaire collectif prête de la proximité avec de hauts décideurs du Royaume.
Dans ce qui suit nous présentons quelques exemples d’articles illustrant cette attitude vis-à-vis de la France sur les deux supports.
ACTUEL :
Editorial / « L’UMA avant l’UPM ». 17 au 23 avril 2010.
Editorial / « Discrimination positive ». Parlant des écoles relevant des missions étrangères, l’éditorialiste affirme que le modèle scolaire dans l’Hexagone est « en pleine déconfiture ». 27 mars au 2 avril 2010.
Editorial / « Ascenseur bloqué ». L’éditorialiste évoquant le sujet des expulsions affirme « La politique initiée par Nicolas Sarkozy témoigne en vérité d’un formidable aveu d’impuissance ». 13 au 19 mars 2010.
Dossier en Une / « Cette France qu’on n’aime pas », « Eric Besson, ministre des expulsions, né à Marrakech », « Bleu, Blanc, Beurk ».
Article en Une / « Essais nucléaires : Les français nous ont-ils irradiés ? ». « France-Maroc : le dossier explosif des essais nucléaires ». 16 au 22 janvier 2010.
Fait divers Société / « Marrakech : Arnaques franco-françaises ». Article affirmant que les touristes sont les victimes toutes désignées des escroqueries de leurs compatriotes. 9 au 15 janvier 2010.
Information Brève / « Protectorat français au Maroc ». Commentant l’information sur la tenue d’un colloque sur le protectorat le journaliste affirme « Histoire de revenir sur les exactions telles que les terres spoliées, le clientélisme ambiant, le soutien à la féodalité et au népotisme qui a confisqué le pouvoir au profit des notables, sans oublier les milliers de marocains tués pendant cette période ». 14 au 20 novembre 2009.
Dossier en couverture / « Nom : Aicha Mokhtari, Décédée : le 15 août 2009, Motif visa refusé. Jusqu’à quand ? ». L’éditorial sur le même sujet est intitulé « Une double faillite » 12 au 18 septembre 2009.
Information Brève / Soulignant que Veolia a failli à ses obligations dans le cadre du dossier de transport à Rabat et estime que le Maire est en droit de lui retirer l’agrément. 12 au 18 septembre 2009.
Reportage Société / « France, la galère des étudiants marocains ». 1er au 28 août 2009.
Histoire Société / « Les oubliés de la république ». Article sur les anciens combattants marocains. 25 au 31 juillet 2009.
Information Brève / « Francophonie, Israël veut être de la partie ».
L’hebdomadaire insinue le soutien de la France pour cette candidature. 13 au 19 juin 2009.
LE SOIR ECHOS :
Editorial / « Niqab ». L’éditorialiste affirme « Au sud, mais quand même au nord de chez nous, la France, sous la houlette de son fébrile président, se lance sur ce le même sujet ». 3 mai 2010.
Article / « France : La grogne des mineurs marocains ». 22 avril 2010.
Article / « Marchés des énergies renouvelables : Borloo vient en éclaireur ».
Le journaliste affirme « Rarement, un ministre français, surtout dans le gouvernement Sarkozy, a été aussi élogieux envers le Maroc, son roi et son gouvernement. De telles déclarations peuvent être interprétées comme un témoignage d’amour et de respect pour le Maroc. Mais, en politique, rien n’est gratuit. » 26 avril 2010.
Article / « France régionales : Vote-sanction confirmé contre Sarkozy ». 23 mars 2010
Article / « France : 25 gendarmes interviennent pour… des enfants qui jouent à la guerre! ». 17 mars 2010.
Article / « Mahmoud Abbas en France ». Le journaliste affirme « Bernard Kouchner a plaidé pour la proclamation immédiate d’un Etat palestinien et a été désavoué par Nicolas Sarkozy ». 24 février 2010.
Article / « Affaire Mcili : Volte-face de la justice française ». 12 février 2010.
En 2008, le Capitaine Moussa Dadis Camara, devenu Moïse Dadis Camara depuis sa conversion au catholicisme en août 2010, profite du décès du président Lansana Conté pour s’emparer du pouvoir en Guinée Conakry. Sur les antennes de la radio-télévision officielle, il annonce la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et il prononce un discours à caractère social, dénonçant le désespoir profond du peuple de Guinée, la complicité des dignitaires du pouvoir dans le pillage des ressources du pays et leur incapacité à fournir à la population les services de base.
Le 23 décembre 2008, il est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). Le lendemain, les forces armées le désignent président de la République de Guinée. Camara promet des élections « libres, crédibles et transparentes » en décembre 2010.
Le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, Moussa Dadis Camara se rend au camp militaire Koundara, base de son aide de camp et chef de la garde présidentielle, Aboubacar « Toumba » Diakité. Dans des circonstances à éclaircir, ce dernier tire sur Dadis Camara et le blesse à la tête. Touché à la tête et au cou, il est transféré le lendemain à Rabat (Maroc), afin d’y être hospitalisé.
Mais, e 12 janvier 2010, à la surprise générale, Moussa Dadis Camara est expédié par Mohammed VI à Ouagadougou, en lui faisant croire qu’il partait pour Conakry. Les autorités burkinabaises ne sont averties qu’au dernier moment, les mettant pratiquement devant le fait accompli. Il y est rejoint par le général Sékouba Konaté, qui assure l’intérim depuis son hospitalisation, pour des négociations sous l’égide de Blaise Compaoré. Un accord est trouvé le 15 janvier 2010, et Camara renonce au pouvoir, officiellement pour des raisons de santé. En réalité, selon les télégrammes de la diplomatie américaine révélés par WikiLeaks, les gouvernements français et américains en accord avec Mohammed VI ont profité de son hospitalisation à Rabat pour lui trouver un successeur et le forcer à l’exil.
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12/9/09
Note d’alerte
Position américaine sur la question Guinéenne
Le Sous-secrétaire d’Etat adjoint au Département d’Etat M. William Fitzgerald, a donné, le 8 décembre, des déclarations à Reuters sur la situation politique en Guinée.
Le secrétaire d’Etat affirme que les Etats-Unis voient dans Sekouba Konate, le Ministre de la Défense, l’homme qui pourrait remettre de l’ordre en Guinée.
M. William Fitzgerald a déclaré :
Nous essayons d’atteindre Konate pour pouvoir lui parler. Nous souhaitons une transition rapide vers des élections ouvertes et transparentes. Si Konate offre quelque chose dans ce genre, on va la prendre très au sérieux.
Fitzgerald ajoute :
Nous étudions toutes les options y compris obliger Camara à rester à l’extérieur de la Guinée.
Lors d’une rencontre du MAE marocain avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius à Paris tenue le 22 octobre 2013, ce dernier « a précisé que toutes les mesures devraient être prises afin d’éviter les « mauvaises surprises » de l’année passée », selon le compte-rendu de cette réunion rapportée par une note du 1er novembre 2013.
« D’une manière générale, M. Fabius a laissé apparaître sa confiance et sa sérénité au sujet de l’échéance d’avril 2014 », a ajouté la note.
D’un autre côté, Fabius « a plaidé pour conférer de la substance au concept de colocalisation afin de permettre aux opérateurs des deux pays d’investir les marchés émergents de l’Afrique et du Moyen Orient ».
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