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  • Le Sahara occidental, monnaie d’échange de la seconde restauration bourbonienne

    Espagne, Maroc et Arabie Saoudite : monarques alliés

    Le 22 novembre 1975, Juan Carlos Ier prêtait serment en tant que roi d’Espagne, jurant fidélité aux principes qui structuraient le Mouvement national [franquiste]. Une semaine plus tôt, toujours en tant que prince et chef d’État par intérim (étant donné l’état de santé de Franco), il avait expédié la reddition de la dernière colonie espagnole, le Sahara occidental, au Maroc et à la Mauritanie, par le biais des Accords tripartites de Madrid. Le début de la seconde restauration bourbonienne dans notre pays [la première eut lieu de 1871 à 1934, NdT] était ainsi lié à l’une des pages les plus noires de la politique étrangère espagnole. Un événement au sujet duquel il semble régner une sorte d’amnésie collective, notamment en ce qui concerne le rôle e l’alors prince Juan dans la trahison du peuple sahraoui et la relation qui s’en est suivie avec la monarchie marocaine.

    La prudence extrême dans le traitement de la figure et de l’image du monarque que les médias et l’establishment politique espagnols ont observé traditionnellement s’est traduite non seulement dans la couverture systématique des scandales « personnels » et financiers du roi émérite, mais elle a aussi consisté à éviter d’analyser son rôle dans les nombreux épisodes historiques dont il a été co-protagoniste. Les récentes révélations sur la fondation offshore Lucum, dans laquelle Juan Carlos I a thésaurisé 100 millions d’euros de commissions censément illégales en provenance d’Arabie Saoudite, ont été un véritable scandale d’État. Un de plus. Ce sont les enquêtes des tribunaux suisses sur son ancienne maîtresse Corinna Larsen et une série d’articles dans divers médias internationaux qui ont finalement mis fin à l’habituel black-out de l’information, rendant impossible la poursuite de la dissimulation des pots-de-vin.

    Mais comment Juan Carlos en était-il venu à gagner la faveur de la théocratie totalitaire saoudienne au point d’accumuler une telle somme d’argent ? En tirant sur ce fil, nous pouvons reconstituer une longue histoire qui, depuis des décennies, a tissé une toile d’amitié, d’échanges de faveurs, d’équilibres géopolitiques et d’affaires juteuses. Le travail du roi émérite au service de la dynastie saoudienne a commencé avant même qu’il ne monte sur le trône, alors qu’il était encore un prince. Le journaliste Jaime Peñafiel explique comment « en 1973, alors qu’une grande crise pétrolière avait lieu en Espagne, Franco, qui connaissait déjà la proximité de Juan Carlos avec la famille Al Saoud, lui a permis de parler au roi saoudien pour qu’il puisse nous alimenter en pétrole à cette époque très compliquée. Il a également permis au monarque désormais émérite de se faire payer quelques centimes pour les milliers de barils qui sont entrés en Espagne à cette époque. C’est avec cette commission à laquelle [le Premier ministre] Adolfo Suarez donna également son approbation, que le roi a forgé sa fortune ».[1]

    On a beaucoup parlé du rôle supposé de Juan Carlos Ier dans la promotion de l’économie espagnole au niveau international. Ce qui n’a pas été trop mentionné et qui sera difficile à quantifier un jour, c’est le prix que ses efforts diplomatiques tant vantés ont eu. Au moins, il semble évident maintenant qu’ils n’étaient ni gratuits ni encore moins transparents. Et les relations hispano-saoudiennes en sont un exemple clair. Car au-delà des commissions récemment découvertes ou des cadeaux somptueux comme le yacht Fortuna, l’Arabie saoudite a joué un rôle beaucoup plus important dans l’histoire récente de la monarchie espagnole.

    Peu après que la monarchie parlementaire eut officiellement succédé à la dictature de Franco, le prince d’Arabie saoudite Fahd bin Abdelaziz al-Saoud a accordé un prêt sans intérêt de 100 millions d’euros à Juan Carlos Ier pour aider à « consolider la monarchie espagnole ». Un prêt dont on ignore, à ce jour, s’il a été remboursé. Certains esprits naïfs pourraient attribuer cette « générosité saoudienne » à une marque de courtoisie entre monarchies « amies ». Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir étudié un master en relations internationales pour savoir que la maison des Saoud a traditionnellement utilisé ce qu’on appelle la « diplomatie des pétrodollars » pour servir ses intérêts géostratégiques.

    Le rôle de la politique internationale dans la consolidation du règne d’Hassan II

    Quelques années avant ce prêt aux Bourbons, les Saoudiens avaient soutenu de manière décisive la consolidation du règne d’Hassan II au Maroc, devenant ses principaux soutiens et protecteurs dans le monde arabe. Il faut rappeler que la situation de la jeune monarchie marocaine à la fin des années 60 et au début des années 70 n’était pas exactement simple : elle avait subi deux tentatives de coup d’État en 1971 et 1972, elle rencontrait la réticence ou la suspicion d’une partie de l’armée, et les partis nationalistes fortement présents dans les villes remettaient son pouvoir en question. Face à cette situation d’instabilité interne, Hassan II a décidé d’avoir une politique étrangère agressive qui pourrait être un baume pour ses problèmes internes. Une politique étrangère qui reposait sur deux postulats : le renforcement des relations avec les pays arabes (contrecarrant au passage l’influence de l’Algérie) et l’annexion du Sahara espagnol. Deux piliers stratégiquement ordonnés dans le temps.

    Tout d’abord, Hassan II s’est attaché à consolider ses relations avec la majorité des pays arabes. À cette fin, il a renforcé ses relations avec d’autres monarchies arabes (Jordanie, Arabie Saoudite et Émirats Arabes Unis), à partir d’un principe « de solidarité » dans la défense commune de leurs régimes respectifs, et d’autre part, il a envoyé un message au monde arabe avec la participation du Maroc à la guerre d’Octobre 1973 contre Israël. Un conflit qui, bien qu’il se soit terminé sans atteindre d’objectif militaire majeur, a permis d’améliorer les relations avec les pays de la Ligue arabe et, en même temps, de contenter une partie importante des commandants des Forces armées royales (FAR) de son propre pays.

    Mais Hassan II a fait de « l’annexion du Sahara la pièce maîtresse de sa politique étrangère et la base sur laquelle établir définitivement le trône. Il avait un plan à moyen terme : occuper le peuple marocain, les militaires et politiques avec la revendication du Sahara, en attendant la crise de la succession espagnole. Ce fut un succès. La défense de la cause palestinienne et surtout la revendication du Sahara ont apporté une trêve dans la vie politique nationale »[2]. Pour mener à bien son plan d’annexion du Sahara occidental espagnol, Hassan II avait deux alliés fondamentaux : les USA et l’Arabie saoudite. Les premiers ont fourni le soutien géopolitique, la seconde l’argent. Mais procédons pas à pas.

    Avec une Algérie socialiste et une Mauritanie incertaine, les USAméricains n’avaient aucun doute : dans la région, c’était sur le Maroc qu’il fallait miser. Mais ce soutien devait se faire sans déstabiliser l’Espagne voisine, qui se trouvait dans une situation très compliquée avec la mort imminente de Franco et une transition incertaine menée formellement par une monarchie bourbonienne en pleine résurrection. Ainsi, le secrétaire d’État usaméricain, Henry Kissinger, a décidé de forcer un accord entre les deux côtés du détroit de Gibraltar, en profitant du fait que les deux pays étaient alliés des USA dans le cadre de la Guerre froide. Ainsi, lorsqu’en novembre 1973, Kissinger a rencontré pour la première fois Hassan II, « l’USAméricain a déclaré qu’il partageait l’avis du roi selon lequel ce serait une erreur de créer un État artificiel appelé Sahara. En août de l’année suivante, Kissinger exprime la même idée au ministre Laraki, plus clairement, puisqu’il se montre opposé à l’indépendance du Sahara et est enclin à ce que le rôle dominant dans la région soit joué par le Maroc, et non par l’Algérie »[3].

    De la combinaison de conseillers usaméricains et de financements en pétrodollars saoudiens est née l’opération d’occupation du Sahara, initialement baptisée Marche Blanche, puis renommée Marche Verte. Dans son livre La historia prohibida del Sáhara Español (L’histoire interdite du Sahara espagnol), Tomás Bárbulo raconte comment « un petit groupe de Marocains a été conseillé par des agents américains pour un projet secret appelé Marche blanche. Les travaux ont été financés par l’Arabie Saoudite et réalisés par un cabinet d’études stratégiques à Londres. Hassan II avait chargé son secrétaire à la Défense, le colonel Achahbar, de superviser les travaux (…) le secrétaire d’État américain a clôturé la rétrocession du Sahara au Maroc par un télégramme envoyé à Rabat depuis l’ambassade des États-Unis à Beyrouth : « Laissa pourra parfaitement se dérouler dans les deux mois. Il l’aidera en tout », disait le texte. Laissa était le nom de code de la Marche blanche, que Hassan II lancera deux mois plus tard, sous le nom de Marche verte. Il, c’étaient les USA »[4].

    Le 16 octobre 1975, le Tribunal international de justice de La Haye a émis un avis sur les revendications du Maroc et de la Mauritanie sur le territoire du Sahara. Le tribunal international écrivait qu’ « aucun lien de souveraineté territoriale n’a été établi entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc ou le complexe mauritanien. Ainsi, la Cour n’a trouvé aucun lien juridique de nature (…) à modifier la décolonisation du Sahara occidental et en particulier le principe d’autodétermination par l’expression libre et authentique de la volonté des peuples du territoire ». Cet avis constituait une défaite diplomatique manifeste pour les aspirations d’Hassan II sur le Sahara, face à laquelle il décida d’accélérer ses plans d’invasion. Rapidement, le monarque s’est adressé à son pays et au monde entier, annonçant le début de la Marche verte. « Il ne nous reste plus qu’à reprendre notre Sahara, dont les portes nous ont été ouvertes ».

    Il rendit alors publique l’annonce historique qu’il avait soigneusement préparée avec l’aide de Kissinger : dans quelques jours, le roi lui-même mènerait vers ce territoire une marche pacifique de civils, protégée par les Forces armées royales[5].

    Mais la Marche verte conçue par les USA et financée par l’Arabie Saoudite n’était pas seulement une stratégie militaire pour occuper le Sahara espagnol, frustrant ainsi le processus de décolonisation qui aurait dû s’ouvrir. C’était aussi un mouvement d’exaltation patriotique fondamental pour la consolidation de la monarchie d’Hassan II. Comme le souligne Javier Otazu, « la Marche verte, qui a ensuite marqué la vie de générations entières de Marocains, a enlevé aux partis nationalistes l’essence même de leur discours patriotique et les a contraints à se replier sur une nécessaire union nationale face à la guerre du Sahara qui a suivi et qui a duré quinze ans »[6]. Depuis lors, les dates les plus importantes du calendrier officiel marocain sont devenues la Fête du Trône et l’anniversaire de la Marche Verte : les deux événements fondamentaux dans la consolidation de la monarchie alaouite.

    Selon les chroniques officielles, le 6 novembre 1975, alors que la puissance occupante espagnole est suspendue à l’agonie d’un dictateur, un détachement de 350 000 civils arborant des drapeaux marocains et portant des portraits d’Hassan II a traversé la frontière du Sahara espagnol avec beaucoup d’enthousiasme., On estime à 25 000 le nombre de soldats marocains des Forces armées royales (FAR) qui marchaient parmi les civils censés être désarmés. Et c’est à ce moment précis que le prince Juan Carlos entre en jeu dans toute cette histoire.

    L’occupation du Sahara et le rôle de Juan Carlos Ier

    Après la mort de l’amiral Carrero Blanco, le principal défenseur du maintien du Sahara comme colonie espagnole, et avec un Franco mourant, il semblait peu probable que le prince Juan Carlos décide de risquer l’avenir de la couronne dans une aventure africaine impliquant une éventuelle confrontation militaire avec le Maroc. Ou du moins, cela a toujours été la tentative d’explication la plus plausible pour justifier les décisions et les mouvements du prince Juan Carlos dans la crise politique du Sahara : un mélange d’opportunisme et de conservatisme qui aurait conduit à l’abandon du Sahara en échange de la sécurisation de sa couronne. Mais les récentes déclassifications de documents confidentiels de la CIA sur ce sujet indiquent que le monarque émérite a joué un rôle beaucoup plus actif dans l’occupation marocaine du Sahara espagnol. Et une fois de plus, nous devons nous fier à des sources extérieures.

    En janvier 2017, 12 millions de pages de la CIA ont été déclassifiées, dont 12 500 traitent de l’Espagne. Dans beaucoup d’entre elles, le nom de Juan Carlos I se distingue. Selon les informations révélées par le service de renseignement US, le roi émérite est devenu l’un des informateurs les plus précieux des USA, fournissant des informations confidentielles à son contact à Madrid, l’ambassadeur Wells Stabler. Mais en outre, les documents de la CIA précisent que le rôle de l’ancien monarque ne se limitait pas à la médiation pour résoudre un conflit qui s’est terminé par le retrait de l’armée espagnole du Sahara. Au contraire, « Juan Carlos a passé un accord secret avec Hassan II pour que le détachement avancé de la gigantesque Marche verte, par laquelle le Maroc a pris possession du Sahara occidental, puisse pénétrer de quelques centaines de mètres dans la colonie espagnole dont l’armée espagnole s’était auparavant retirée de la frontière nord. Il a également accepté qu’une délégation d’une cinquantaine de fonctionnaires et d’espions marocains pénètre à El Ayoun, la capitale du Sahara, à la même heure. Cette double cession, qui a consommé la conquête marocaine de la dernière colonie espagnole, est consignée dans certains documents déclassifiés de la CIA[7].

    De plus, quelques jours avant l’entrée officielle de la Marche verte au Sahara occidental, alors que le prince Juan Carlos assumait le poste de chef de l’État par intérim, des unités des FAR ont envahi le nord de la colonie, occupant des postes abandonnés par l’armée espagnole. Les troupes espagnoles avaient reçu l’ordre de Madrid de regarder ailleurs. Seul le Front Polisario a affronté les envahisseurs, à la stupéfaction des troupes coloniales espagnoles qui voyaient l’occupation marocaine entre impassibilité et impuissance.

    Le 1er novembre, cinq jours avant l’arrivée de la Marche verte dans le Sahara espagnol, Juan Carlos, en tant que chef d’État par intérim, a réuni à La Zarzuela le gouvernement et les chefs d’état-major de l’armée pour les informer qu’il se rendrait à El Ayoun. « Franco est à deux pas de la mort et je suis l’héritier… en fonction. Je vais donc me rendre à El Ayoun pour expliquer à Gomez de Salazar (gouverneur du Sahara espagnol) et à ses hommes ce que nous devons faire et comment nous allons le faire. Nous allons nous retirer du Sahara, mais en bon ordre et avec dignité. Non pas parce que nous avons été vaincus, mais parce que l’armée ne peut pas tirer sur une foule de femmes et d’enfants désarmés ». La justification de Juan Carlos était totalement incohérente, car les services secrets espagnols et l’armée espagnole elle-même avaient signalé la présence de milliers de soldats des FAR au sein de la Marche verte. Mais l’argument anticipait le cynisme qui allait être la marque de fabrique du futur monarque.

    Un cynisme que Juan Carlos allait répéter à son arrivée à El Ayoun, cette fois devant les commandants militaires stationnés au Sahara. Selon la transcription officielle elle-même, le jeune prince affirma : « L’Espagne respectera ses engagements et nous souhaitons protéger les droits légitimes de la population civile sahraouie »[8]. Seulement deux semaines plus tard, le 14 novembre 1975, les accords tripartites ont été signés à Madrid, par lesquels l’Espagne a remis unilatéralement le Sahara occidental à une administration tripartite formée par l’Espagne elle-même, le Maroc et la Mauritanie. Le but de ces accords n’était autre que de légaliser l’occupation marocaine et mauritanienne du Sahara. Une occupation qui était alors presque terminée et qui allait déclencher une guerre sanglante qui dura plus de quinze ans. L’Assemblée générale des Nations unies a rejeté les prétendus « Accords de Madrid » ainsi que l’occupation, en adoptant une résolution qui exigeait le respect du droit international, appelait l’Espagne à conclure le processus de décolonisation et reconnaissait le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Certains auteurs soulignent que le prince Juan Carlos a renoncé au Sahara espagnol par crainte de se lancer dans une guerre coloniale aux résultats incertains. Et que l’expérience portugaise en Angola et au Mozambique, prélude à la Révolution des Œillets qui suivra, a pesé lourd dans les décisions et les craintes de la hiérarchie franquiste et surtout du futur monarque, dans cette décision. Mais ce calcul prétendument « stratégique » omet de préciser qu’il y avait toujours une alternative sur la table : que l’Espagne délègue ses responsabilités de puissance décolonisatrice, en transférant pour une période intérimaire de six mois l’administration du territoire à l’ONU, qui aurait organisé et supervisé le référendum d’autodétermination au Sahara. Cela était stipulé dans le Plan Waldheim que le Secrétaire général des Nations unies a proposé avec insistance pour garantir une solution qui préserverait les droits du peuple sahraoui et permettrait à l’Espagne de remplir ses engagements internationaux. Une proposition que Juan Carlos I, en tant que chef d’État en exercice, a directement rejetée.

    De l’occupation du Sahara à la restauration bourbonienne

    C’est ainsi que naît la nouvelle monarchie espagnole, qui rend hommage aux intérêts des USA en exécutant leur ordre de reddition du Sahara au Maroc. Comme l’écrit Bernardo Vidal, un militaire espagnol stationné au Sahara et membre de l’Union militaire démocratique (UMD), « L’apogée de l’ère franquiste, ou le début de la monarchie, appelez ça comme vous voulez, a été ce qu’on a appelé la décolonisation du Sahara, qui, en pure éthique militaire ou politique, pourrait être qualifiée de tromperie ou de trahison (…) humiliante tromperie des militaires espagnols, qui ont joué le rôle de marionnettes au service d’intérêts très spécifiques et de la poignée de ceux qui, sur ordre des USA, ont vendu le Sahara au Maroc »[9].

    Sur l’échiquier mondial de la Guerre froide, l’administration usaméricaine était prête à tout pour ne pas permettre l’instauration d’un régime socialiste favorable à l’Algérie, alliée des Soviétiques, dans une zone d’une importance stratégique comme le Sahara occidental, tant par sa situation géographique que par ses ressources en phosphate. En outre, dans le même mouvement, ils ont assuré la stabilité de la monarchie marocaine, rivale de l’Algérie et située sur le flanc nord-ouest de l’Afrique, avec un littoral sur deux mers et la capacité de contrôler le détroit qui relie la Méditerranée et l’Atlantique. De même, l’Arabie saoudite s’est assuré un allié important au sein de la Ligue arabe, particulièrement bien venu depuis la chute des monarchies d’Irak (1958) et de Libye (1969).

    Dans un autre des rapports déclassifiés par la CIA, fait avant l’occupation marocaine du Sahara, le futur monarque Juan Carlos est décrit comme une personne peu capable de mener une transition démocratique et, surtout, le peu d’enthousiasme populaire pour la restauration monarchique en Espagne est souligné : « Il y a peu d’enthousiasme pour Juan Carlos et la monarchie en Espagne, mais une certaine disposition à le soutenir car il n’y a pas de meilleure alternative », dit le document. « S’il parvient à préserver l’ordre public tout en parvenant à l’ouverture politique, il gagnera des soutiens. Le défi est énorme. Et il est peu probable que le nouveau roi ait les qualités nécessaires pour le relever[10].

    Cependant, après le rôle joué dans le conflit du Sahara, la figure de Juan Carlos en tant qu’allié international des USA a pris du poids dans les rapports de la CIA, jusqu’à ce qu’il soit désigné comme le « moteur du changement » dans un mémo de 1983.

    Mais outre le début des juteuses commissions saoudiennes sur les comptes secrets que nous ne connaissons que maintenant, Juan Carlos a obtenu d’autres récompenses importantes grâce à sa « gestion » du conflit sahraoui. À l’époque, le jeune prétendant au trône et les élites politiques espagnoles qui dirigeaient la transition post-franquiste étaient bien conscients que l’un des principaux obstacles à la restauration des Bourbons était le manque de légitimité internationale, surtout après leur refus de tenir une consultation populaire pour entériner la monarchie de peur de la perdre, comme Adolfo Suarez lui-même l’a admis dans un moment de relàachement. Et c’est là que la Maison Blanche a rendu une partie de la faveur du Sahara à Juan Carlos, le recevant aux USA pour son premier voyage officiel en tant que roi, avec la reconnaissance internationale dont il avait besoin.

    Nous ne saurons peut-être jamais si ce prêt sans intérêt de 100 millions d’euros accordé par l’Arabie saoudite à Juan Carlos Ier pour aider à « consolider la monarchie espagnole » était une autre « commission » pour son rôle de premier plan dans l’occupation marocaine du Sahara occidental qui intéressait tant Riyad. Ce qui ne fait aucun doute, c’est que l’occupation du Sahara est devenue un événement historique indispensable pour comprendre l’évolution ultérieure de la consolidation des monarchies marocaine et espagnole. C’est ainsi que les deux maisons royales étaient intimement liées, comme on l’a vu il y a un peu plus de vingt ans, lorsque Juan Carlos a été ému aux larmes en présentant ses condoléances à Mohamed VI pour la mort de son père, Hassan II, décédé à Rabat le 23 juillet 1999. En quittant les funérailles, le monarque espagnol a déclaré : « J’ai dit au roi Mohamed VI que tout comme, le roi Hassan II était mon frère aîné, je suis maintenant son frère aîné ». En fin de compte, tout reste en famille.

    Notes

    1/ www.revistavanityfair.es/realeza/articulos/rey-juan-carlos-relacion-arabia-saudi-comisiones/34261

    2/ Rodríguez Jiménez, José Luis. “Agonía, traición, huida. El final del Sáhara español. Critica 2015. pp 288

    3/ Rodríguez Jiménez, José Luis. “Agonía, traición, huida. El final del Sáhara español. Critica 2015. pp 705

    4/ Barbulo, Tomas: “La historia prohibida del Sáhara Español.” Península 2017. pp 269

    5/ Barbulo, Tomas: “La historia prohibida del Sáhara Español.” Península 2017. pp 273-274

    6/ Otazu, Javier: “Marruecos, El extraño vecino”. Catarata 2019. pp 63

    7/ www.vanitatis.elconfidencial.com/casas-reales/2019-07-23/hassan-ii-aniversario-20-muerte-juan-carlos-rey_2138847/

    8/ Barbulo, Tomas: “La historia prohibida del Sáhara Español.” Península 2017 pp 289

    9/ Barbulo, Tomas: “La historia prohibida del Sáhara Español.” Península 2017. pp 347

    10/ www.elespanol.com/espana/politica/20170118/186981945_0.html
    Miguel Urbán

    Source : Tlaxcala
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Marche Verte, Franco, Hassan II, Henry Kissinger,
  • La « marche verte » du Maroc était une idée d’Henry Kissinger

    La presse espagnole vient de publier des documents déclassifiés de la CIA attestant qu’en 1975 les États-Unis craignaient un possible effondrement du régime franquisme au profit des socialistes. Il en aurait résulté une indépendance du Sahara espagnol au profit de l’URSS.

    Aussi le secrétaire d’État US, Henry Kissinger, organisa la « Marche verte » avec le roi Hassan II du Maroc, le 6 novembre. Le 14 novembre, le gouvernement espagnol décolonisa le Sahara au profit du Maroc et de la Mauritanie. Le 20 novembre ont annonça la mort du caudillo Franciso Franco qui était en état végétatif depuis plusieurs semaines.

    Selon ces documents, le prince Juan Carlos, qui lui succéda le 22 novembre en tant que roi d’Espagne, avait donné son approbation à la CIA —ce qui constitue une haute trahison—, craignant lui aussi un glissement du régime à la mort du caudillo.

    Peu avant, la CIA avait approché le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et s’était engagée à le soutenir s’il conservait les bases de l’Otan sur son territoire et le Sahara espagnol. Les dirigeants historiques ayant refusé cette aide intéressée, les services secrets US parvinrent à faire élire Felipe González comme secrétaire général du parti.

    La France et l’Arabie saoudite participèrent également à ce complot.

    Le roi Hassan II interrogea la Cour internationale de Justice (l’organe d’arbitrage de l’Onu) pour dire à qui devait revenir le Sahara espagnol. Celle-ci, tout en reconnaissant les liens historiques de ce territoire avec le Maroc, souligna que c’était à la population de choisir en vertu du principe d’auto-détermination. Hassan II mobilisa alors son peuple en tronquant l’avis de la CIJ. Il assura que celle-ci avait reconnu que ce territoire était marocain occupé par l’Espagne. 350 000 civils marchèrent alors jusqu’à la frontière, tandis que 20 000 soldats sécurisaient la frontière avec l’Algérie pour l’empêcher d’intervenir. L’Espagne décolonisa le Sahara qui fut immédiatement ré-occupé cette fois par le Maroc et la Mauritanie.

    Voltairenet.org, 24 fév 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, marche verte, Henry Kissinger, Hassan II, Juan Carlos I, Franco,

  • Por qué en España no se juzga la apología del franquismo

    Hablamos con dos expertos en la materia para dilucidar las razones que explican la impunidad de aquellos que siguen ensalzando los símbolos de un régimen criminal tras 40 años de democracia.

    Por María Altimira

    Cada una de las miles de calles bautizadas con nombres de generales, capitanes o coroneles franquistas hacen, diariamente, apología del régimen dictatorial y criminal que gobernó España durante casi cuatro décadas. Cada una de las banderas franquistas exhibidas en manifestaciones ensalzan una ideología responsable de la muerte y desaparición de cientos de miles de personas.

    Muchos grupos de ideología franquista, pero incluso ayuntamientos democráticos como el del pueblo toledano de Guadamur, que proyectó imágenes de Franco en la fachada de su castillo, exaltan la represión política que pisoteó con impunidad los derechos humanos de los españoles que no comulgaban con un régimen ilegal y genocida.

    Pero España, a diferencia de Alemania respecto del nazismo, sigue sin juzgar la apología del franquismo tras 40 años de democracia. « El código penal alemán tipifica la apología del nazismo como un delito, algo que no sucede en el caso español », explica a VICE News Esteban Ibarra, presidente del Movimiento contra la Intolerancia.

    De acuerdo con Carlos Slepoy, experto en Derecho Penal Internacional y representante de un grupo de querellantes en el proceso judicial que la magistrada argentina María Servini de Cubría inició contra el franquismo y algunos de sus exaltos cargos, la diferencia es que « el franquismo no fue derrotado y que, hasta hoy, ningún tribunal lo ha condenado por crímenes de guerra o de lesa humanidad » como sucedió en el caso del nazismo.

    El Tribunal de Nuremberg —que condenó a la horca y a cadena perpetua a altos cargos del III Reich— probó, explica Ibarra, « que el régimen liderado por Adolf Hitler se sustentaba en una ideología racista y supremacista ».

    Su inclusión como delito en el código penal alemán se ampara en esta sentencia, explica el presidente del Movimiento contra la Intolerancia. Para que en España pasara algo similar y teniendo en cuenta la inacción del sistema judicial español al respecto « sería necesario que el Tribunal Penal Internacional, un tribunal ad hoc como el que juzgó el genocidio de Ruanda o el tribunal de cualquier país amparándose en la justicia internacional condenara el franquismo y a sus responsables por crímenes imprescriptibles —como lo son los crímenes de guerra, contra la paz o de lesa humanidad— », precisa Ibarra.

    Slepoy considera que un fallo como el descrito por Ibarra allanaría el camino para penar cualquier manifestación de apología del régimen dictatorial. Si el franquismo es considerado como una ideología criminal que incita al odio, su enaltecimiento también lo sería.

    El letrado sostiene, sin embargo, que si hubiera voluntad política también podría incorporarse el ensalzamiento del franquismo como delito en el código penal sin necesidad de que hubiera jurisprudencia en la materia. En este sentido, se refiere a la tipificación de enaltecimiento al terrorismo que sí recoge de forma explícita este conjunto de normas punitivas.

    Con todo, Slepoy opina que nada de esto ha sido posible « debido al hecho de que todavía hay jueces de la Audiencia Nacional y del Tribunal Supremo que simpatizan con esta ideología y políticos herederos del franquismo » que ponen trabas a la justicia internacional.

    Lo cierto es que el ejecutivo del PP se negó a extraditar a Argentina a parte de los 19 investigados por torturas y homicidios en la causa que instruye Servini contra el franquismo pese a las instancias de la ONU para que el gobierno español accediera a la petición de la magistrada. Tampoco sirvió de nada la instrucción que envió la jueza al Ministerio de Justicia del gobierno popular para interrogarlos en España el pasado mes de abril.

    El ejecutivo mantuvo que la ley otorga a España la competencia para enjuiciar a sus propios ciudadanos, que la materia investigada había prescrito y que buena parte de los supuestos delitos penales no eran considerados como tales cuando se llevaron a cabo. Así y con el amparo en la Ley de Amnistía de 1977 el gobierno ha conseguido hasta ahora evitar la reapertura de cualquier debate relativo al franquismo, aunque lo cierto es que dicha legislación vulnera todos los tratados internacionales en materia de derechos humanos suscritos por España.

    « Si ni siquiera se permite juzgar a los responsables, condenar el enaltecimiento de la ideología franquista parece aún más improbable », lamenta el letrado. No le falta razón a Slepoy. En octubre de 2013, el PP rechazó incluir la apología del franquismo como delito en la reforma del código penal impulsada por el entonces ministro de Justicia Alberto Ruiz Gallardón.

    Fuente: vice.com, 11 avril 2019

    Tags : España, franquismo, fascismo, Franco, PSOE, PP,

  • CIA revela en documentos desclasificados que el Polisario pudo doblegar a Marruecos

    Salen a la luz los 10 millones de páginas del conflicto del Sáhara Occidental. Países árabes y europeos ayudaron al régimen magrebí en plena guerra fría entre la URSS y Estados Unidos

    CIA, la Agencia de Inteligencia Americana, desvela en unos documentos secretos que el Polisario pudo ganar a Marruecos la guerra del Sáhara, según consta en una serie de informaciones desclasificadas que llevaban décadas sin ver la luz y que ahora, en pleno parón de las negociaciones para un acuerdo de paz en la zona, se incorporan a la actualidad informativa a raíz de nuevos permisos para acceder a su contenido.

    CIA ha dado el plácet para facilitar el acceso a más de 10 millones de páginas de las que 900.000 son documentos desclasificados que permiten conocer qué sucedió a partir de marzo de 1979, 4 años después de la salida precipitada de España al comprobar que 300.000 marroquíes esperaban en una pequeña y precaria localidad en medio del desierto llamada Taj, situada a un palmo de la frontera del paralelo 27, el que mira a Canarias a menos de 100 kilómetros.

    Taj sigue hoy como un diminuto núcleo de paso abandonado a su suerte, pero en 1975 se convirtió en uno de los mayores éxodos del Norte de África bautizado como Marcha Verde.

    Ahora, 44 años después, la inteligencia americana pone a disposición de la ciudadanía los expedientes que compartió con agencias y gobiernos occidentales.

    La CIA revela que Marruecos estaba perdiendo la guerra contra el Frente Polisario hasta que países europeos y árabes intervinieron de forma táctica y logística para ayudar a la dictadura de Hassan II.

    ”La anexión del Sáhara Occidental por Marruecos en 1975 fue por la fuerza y desembocó en una guerra’‘, según los documentos desclasificados.

    La guerra del Sáhara es uno de los conflictos más peculiares que ha sufrido África.

    Fue objeto de una reñida confrontación entre el Frente Polisario y Marruecos, y sus consecuencias se extendieron a la vecina Argelia, con la que el régimen marroquí rompió relaciones diplomáticas y fronterizas en 1994.

    También los efectos colaterales se extendieron a Mauritania y, a día de hoy, apenas hay relaciones con Marruecos. Y, en medio del Atlántico, Canarias, que acogió a una buena parte de los saharauis que no huyeron a los campos argelinos de Tinduf.

    En el conflicto y en la invasión magrebí del Sáhara, fue determinante la ayuda que recibieron los marroquíes por Estados Unidos, Francia, España y Arabia Saudí gracias a las relaciones de Hassan II con Henry Kissinger, entonces consejero de Seguridad Nacional de EEUU.

    El documento base, titulado ‘Sáhara Occidental, la Piedra de Molino de Marruecos’, se difundió por tramos en 2017 pero ahora recobra notoriedad a cuenta del parón bilateral entre los intentos de negociación que ha habido desde enero de enero de 2019 entre representantes de Marruecos, el Polisario, Argelia y Mauritania, para ordenar las bases de un futuro acuerdo.

    Entre las páginas de la CIA figuran, por ejemplo, los efectivos en tierra, mar y aire de los países limítrofes al Sáhara, incluida las fuerzas del Polisario. Se detallan incluso el volumen de efectivos militares con todo lujo de detalles, además de las unidades francesas y soviéticas desplegadas en la zona.

    El conflicto duró hasta 1991, tras el alto el fuego impuesto por Naciones Unidas con la promesa institucional de celebrar un referéndum de autodeterminación que jamás se ha celebrado por el boicot constante de Marruecos en las negociaciones.

    El proceso de descolonización del Sáhara Occidental es el más antiguo del mundo.

    El 21 de agosto de 1975, el Departamento de Estado norteamericano dio luz verde a un proyecto estratégico secreto de la CIA, financiado por Arabia Saudí, para arrebatar a España la antigua provincia del Sáhara (un área de 270.000 kilómetros cuadrados).

    La colonia española se considera sensible desde el punto geoestratégico.

    Gran Bretaña había sido la encargada de confeccionar la due diligence (investigación) de toda la provincia, y probó su riqueza en fosfatos, hierro, petróleo y gas.

    Técnicos del Reino Unido identificaron y sellaron los pozos de petróleo susceptibles de ser explotados cuando pasaran varias décadas, con el fin de evitar que la guerra del Sáhara se convirtiera en un conflicto económico ante los ojos de la comunidad internacional.

    En ese contexto, Estados Unidos no estaba dispuesto a dejar en manos de España el futuro político y comercial de la región que pasaría a controlar la RASD, ya que, a su vez, mantenían estrechas relaciones con Argelia, uno de los estados más afines al régimen comunista de la Unión Soviética.

    Los atentados saharauis contra tropas españolas se sucedían desde 1969 con resultado de decenas de heridos y fallecidos. Ni siquiera la muerte, a manos del espionaje español, del artífice del Polisario, Mohamed Basiri, fue suficiente para sofocar la llama de la independencia.

    En la actualidad, el presidente de la RASD, Brahim Gali, fue junto a Basiri combatiente y cofundador del Frente. Gali formó parte también del primer gobierno oficial de la RASD como ministro de Exteriores y, más tarde, estuvo al frente de Defensa.

    La guerra fría también pesaba como la tapa de un bidón sobre las prioridades de Occidente para que Marruecos asumiera El Sáhara, de ahí que el 6 de octubre de 1975, los servicios de Inteligencia del Ejército español recomendaran a los ministros y asesores a Franco, elaborar una estrategia sobre la colonia africana.

    Franco falleció el 20 de noviembre de 1975, pero el general agonizaba desde hacía semanas. Rabat apretó el acelerador y el 16 de octubre de 1975, se activó la Marcha Verde anunciada por Hasan II, a la misma vez que el Tribunal Internacional de Justicia de la ONU denunciaba las pretensiones de apropiación de Marruecos.

    Hassan II llegó a declarar en público: ”Tenemos, querido pueblo, que levantarnos como un solo hombre, con orden y organización para dirigirnos al Sáhara y encontrarnos con nuestros hermanos“.

    El 21 de octubre de 1975 (el día después de fallecer Franco), el príncipe Juan Carlos de Borbón se negó a aceptar la jefatura del Estado con carácter interino.polisar

    El 31 de octubre de 1975, el príncipe presidió un Consejo de Ministros en La Zarzuela donde se abordó como agenda prioritaria la crisis el Sáhara.

    Don Juan Carlos manifestó su empeño por presidir el dossier del Sáhara ante el riesgo de una inminente ocupación.

    Sin embargo, no trasladó a los ministros que ya había enviado a Washington a su hombre de confianza, Manuel Prado y Colón de Carvajal, con el fin de obtener la cobertura de Kissinger.

    Los asesores militares y políticos del futuro Rey de España entendieron que una guerra colonial con Marruecos en aquellos momentos podría precipitar los acontecimientos al estilo de lo acaecido en Portugal (Revolución de los Claveles) y arriesgar así el porvenir de la corona.

    El Secretario de Estado norteamericano aceptó la mediación solicitada por el nuevo jefe del Estado español, e intercedió ante Hassan II y en las siguientes horas se alumbraría un pacto secreto por el que se cedía El Sahara Occidental (considerada hasta esos instantes como la provincia número 53).

    España recibió el respaldo prometido desde el otro lado del Atlántico por Estados Unidos pero a 100 kilómetros escasos de Canarias, empezó una guerra que aún sigue viva y, lo que es más asombroso para la comunidad internacional, Naciones Unidas sigue sin resolver el conflicto de colonización más antiguo del mundo.

    Fuente: Espiral21, 4 ago 2019

    Tags: Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, España, Franco, Hasán II, Marcha Verde estados Unidos, Henry Kissinger, Francia, Arabia Saudí, CIA,

  • Trece rosas que murieron gritando « ¡viva la República! »

    Las trece rosas: « Que sus nombres no se borren de la historia”

    Fue uno de los episodios más crueles de la represión franquista. El 5 de agosto de 1939, trece mujeres, la mitad menores, fueron ejecutadas ante las tapias del cementerio del Este, en Madrid. Su historia forma y formara para siempre parte de la historia de España y su lucha por la libertad, tanto en la memoria como pueblo, como en forma de libros, documentales e incluso películas

    En ese Madrid que había perdido la esperanza de luchar, traicionado y rendido a sus asaltantes, todavía quedaban personas con ganas de luchar de seguir siendo persona libres, a pesar de que el día a día estaba repleto de delaciones, de procesos de depuración en la administración, en las universidades, en las empresas, había espías infiltrados, delatores por todos lados, detenciones y ejecuciones sumarias. ,^Pronto comienzan los los primeros fusilamientos de mujeres.

    Se ha dicho casi todo sobre el acto de crueldad suprema de que supuso el asesinato de las trece rosas. Fueron asesinadas, como tantos otros luchadores republicanos junto a las tapias del cementerio del Este de Madrid, no fue un hecho aislado aunque haya tenido más repercusión por la edad de estas jóvenes inocentes, muchas de ellas menores de edad, pero desgraciadamente son muchas las tapias de los cementerios de la geografía española que se repartieron las balas con los republicanos y sus cimientos empaparon la sangre de los luchadores de la libertad.

    Nunca debemos olvidar sus nombres, ni nuestra memoria debe olvidar lo que supuso aquella criminal dictadura y el lastre que nos dejo en forma de monarquía, lastre del cual debemos desprendernos para honrar la memoria de todos aquellos que lucharon por una España de personas libres, por ellas y por nosotros, es la mejor manera de honrar su memoria.

    Los nombres de las 13 Rosas

    • Carmen Barrero Aguero (20 años, modista). Trabajaba desde los 12 años, tras la muerte de su padre, para ayudar a mantener a su familia, que contaba con 8 hermanos más, 4 menores que ella. Militante del PCE, tras la guerra, fue la responsable femenina del partido en Madrid. Fue detenida el 16 de mayo de 1939.

    • Martina Barroso García (24 años, modista). Al acabar la guerra empezó a participar en la organización de las JSU de Chamartín. Iba al abandonado frente de la Ciudad Universitaria a buscar armas y municiones (lo que estaba prohibido). Se conservan algunas de las cartas originales que escribió a su novio y a su familia desde la prisión.

    • Blanca Brisac Vázquez (29 años, pianista). La mayor de las trece. Tenía un hijo. No era militante de ningún partido, es más era católica y votante de. Fue detenida por relacionarse con un músico perteneciente al Partido Comunista. Escribió una carta a su hijo la madrugada del 5 de agosto de 1939, que le fue entregada por su familia (todos de derechas) 16 años después. La carta aún se conserva y es esta:

    En estos últimos momentos tu madre piensa en ti. Sólo pienso en mi niñito de mi corazón que es un hombre, un hombrecito, y sabrá ser todo lo digno que fueron sus padres. Perdóname, hijo mío, si alguna vez he obrado mal contigo. Olvídalo hijo, no me recuerdes así, y ya sabes que bien pesarosa estoy.

    Voy a morir con la cabeza alta. Sólo por ser buena: tú mejor que nadie lo sabes, Quique mío.

    Sólo te pido que seas muy bueno, muy bueno siempre. Que quieras a todos y que no guardes nunca rencor a los que dieron muerte a tus padres, eso nunca. Las personas buenas no guardan rencor y tú tienes que ser un hombre bueno, trabajador. Sigue el ejemplo de tu papachín. ¿Verdad, hijo, que en mi última hora me lo prometes? Quédate con mi adorada Cuca y sé siempre para ella y mis hermanas un hijo. El día de mañana, vela por ellas cuando sean viejitas. Hazte el deber de velar por ellas cuando seas un hombre. No te digo más. Tu padre y yo vamos a la muerte orgullosos. No sé si tu padre habrá confesado y comulgado, pues no le veré hasta mi presencia ante el piquete. Yo sí lo he hecho.

    Enrique, que no se te borre nunca el recuerdo de tus padres. Que te hagan hacer la comunión, pero bien preparado, tan bien cimentada la religión como me la enseñaron a mí. Te seguiría escribiendo hasta el mismo momento, pero tengo que despedirme de todos. Hijo, hijo, hasta la eternidad. Recibe después de una infinidad de besos el beso eterno de tu madre.

    Pilar Bueno Ibáñez (27 años, modista). Al iniciarse la guerra se afilió al PCE y trabajó como voluntaria en las casas-cuna (donde se recogía a huérfanos y a hijos de milicianos que iban al frente). Fue nombrada secretaria de organización del radio Norte. Al acabar la guerra se encargó de la reorganización del PCE en ocho sectores de Madrid. Fue detenida el 16 de mayo de 1939.

    Julia Conesa Conesa (19 años, modista). Nacida en Oviedo. Vivía en Madrid con su madre y sus dos hermanas. Una de ellas murió de pena (por la muerte de su novio en las guerrillas) estando ella detenida. Se afilió a las JSU por las instalaciones deportivas que presentaban a finales de 1937 donde se ocupó de la monitorización de estas. Pronto se empleó como cobradora de tranvías, ya que su familia necesitaba dinero, y dejó el contacto con las JSU. Fue detenida en mayo de 1939 siendo denunciada por un compañero de su « novio ». La detuvieron cosiendo en su casa, entre los motivos de la acusación era que Julia que había sido « cobradora de tranvías durante la dominación marxista ». Julia Conesa también escribió una carta a su madre:

    « Madre, madrecita, me voy a reunir con mi hermana y papá al otro mundo, pero ten presente que muero por persona honrada. Adiós, madre querida, adiós para siempre. Tu hija que ya jamás te podrá besar ni abrazar… Que no me lloréis. Que mi nombre no se borre de la historia ».

    Adelina García Casillas (19 años). Militante de las JSU. Hija de un guardia civil viudo. Le mandaron una carta a su casa afirmando que sólo querían hacerle un interrogatorio rutinario. Se presentó de manera voluntaria, pero no regresó a su casa. Ingresó en prisión el 18 de mayo de 1939.

    Elena Gil Olaya (20 años). Ingresó en las JSU en 1937. Al acabar la guerra comenzó a trabajar en el grupo de Chamartín.

    Virtudes González García (18 años, modista). Amiga de María del Carmen Cuesta (15 años, perteneciente a las JSU y superviviente de la prisión de Ventas). En 1936 se afilió a las JSU, donde conoció a Vicente Ollero, que terminó siendo su novio. Fue detenida el 16 de mayo de 1939 denunciada por un compañero suyo bajo tortura.

    Virtudes González García (18 años, modista). Amiga de María del Carmen Cuesta (15 años, perteneciente a las JSU y superviviente de la prisión de Ventas). En 1936 se afilió a las JSU, donde conoció a Vicente Ollero, que terminó siendo su novio. Fue detenida el 16 de mayo de 1939 denunciada por un compañero suyo bajo tortura.

    Ana López Gallego (21 años, modista). Militante de las JSU. Fue secretaria del radio de Chamartín durante la Guerra. Su novio, que también era comunista, le propuso irse a Francia, pero ella decidió quedarse con sus tres hermanos menores en Madrid. Fue detenida el 16 de mayo, pero no fue llevada a la cárcel de Ventas hasta el 6 de junio. Se cuenta que no murió en la primera descarga y que preguntó « ¿Es que a mí no me matan? ».

    Joaquina López Laffite (23 años). En septiembre de 1936 se afilió a las JSU. Se le encomendó la secretaría femenina del Comité Provincial clandestino. Fue denunciada por Severino Rodríguez (número dos en las JSU). La detuvieron el 18 de abril de 1939 en su casa, junto a sus hermanos. La llevaron a un chalet. La acusaron de ser comunista, pero ignoraban el cargo que ostentaba. Joaquina reconoció su militancia durante la guerra, pero no la actual. No fue conducida a Ventas hasta el 3 de junio, a pesar de ser de las primeras detenidas.

    Dionisia Manzanero Salas (20 años, modista). Se afilió al Partido Comunista en abril de 1938 después de que un obús matara a su hermana y a unos chicos que jugaban en un descampado. Al acabar la guerra fue el enlace entre los dirigentes comunistas en Madrid. Fue detenida el 16 de mayo de 1939.

    Victoria Muñoz García (18 años). Se afilió con 15 años a las JSU. Pertenecía al grupo de Chamartín. Era la hermana de Gregorio Muñoz, responsable militar del grupo del sector de Chamartin de la Rosa. Llegó a Ventas el 6 de junio de 1939.

    Luisa Rodriguez de la Fuente (18 años, sastra). Entró en las JSU en 1937 sin ocupar ningún cargo. Le propusieron crear un grupo, pero no había convencido aun a nadie más que a su primo cuando la detuvieron. Reconoció su militancia durante la guerra, pero no la actual. En abril la trasladaron a Ventas, siendo la primera de las Trece Rosas en entrar en la prisión.

    El cinco de febrero de 1939 , 13 mujeres y 43 hombres fueron asesinado ante las tapias del cementerio del Este. Los testimonios de algunas compañeras de presidio así lo recuerdan:

    « Yo estaba asomada a la ventana de la celda y las vi salir. Pasaban repartidores de leche con sus carros y la Guardia Civil los apartaba. Las presas iban de dos en dos y tres guardias escoltaban a cada pareja, parecían tranquilas.

    « Algunas permanecimos arrodilladas desde que se las llevaron, durante un tiempo que me parecieron horas, sin que nadie dijera nada. Hasta que María Teresa Igual, la funcionaria que las acompañó, se presentó para decirnos que habían muerto muy serenas y que una de ellas, Anita, no había fallecido con la primera descarga y gritó a sus verdugos: ‘¿es que a mí no me matan. »

    Hasta que María Teresa Igual, la funcionaria que las acompañó, se presentó para decirnos que habían muerto muy serenas y que una de ellas, Anita, no había fallecido con la primera descarga y gritó a sus verdugos: ‘¿es que a mí no me matan? » . »Si fue terrible perderlas, verlas salir, tener que soportarlo con aquella impotencia, más lo fue ver la sangre fría de Teresa Igual relatando cómo habían caído. Entre las cosas que nos dijo, fue que las chicas iban muy ilusionadas porque pensaban que iban a verse con los hombres [con sus novios y maridos, también condenados] antes de ser ejecutadas, pero se encontraron que ya habían sido fusilados ».

    Murieron gritando: «¡Viva la República!».

    Paco Arenas

    España por la República

    Fuente : Eco republicano

    Tags : España, República, Franco, fascismo, repulicanos,

  • Algunas verdades sobre el rey Juan Carlos

    El 20 de marzo de 1956, Alfonso, el hermano menor de Juan Carlos, de 14 años, pierde la vida con una bala de revólver en la cabeza en la casa familiar de Estoril. La declaración oficial de la familia real informa que el joven Alfonso se suicidó accidentalmente al manipular el arma. De hecho, el responsable del accidente es Juan Carlos. No se lleva a cabo ninguna investigación y Alfonso es enterrado al día siguiente. Franco intervino personalmente y le pidió a su hermano Nicolás Franco, el embajador de España en Lisboa, que escribiera un comunicado falso sobre el caso para proteger a Juan Carlos. Don Jaime, el hermano de don Juan y el tío del joven Alfonso, es el único que exige una investigación, en vano: « Exijo que esta investigación se realice porque es mi deber como jefe de la Casa de Borbón y porque no puedo aceptarlo. Trono de España que no sabe asumir sus responsabilidades « . En octubre de 1992, Juan Carlos, entonces rey de España hace 17 años, aceptó la petición de su padre y repatrió los restos de su hermano al panteón real.

    En enero de 1966, Juan Carlos hace una declaración a la revista estadounidense TIME y jura lealtad a su padre: « Nunca aceptaré la corona mientras mi padre esté vivo ». Pero el 5 de marzo de 1966, con motivo de la conmemoración del 25 aniversario de la muerte de Alfonso XIII, siguiendo el consejo de Franco, Juan Carlos se niega a asistir a la reunión del Consejo Privado del Conde de Barcelona en Estoril. Reafirmar los derechos dinásticos de Juan de Borbón. Juan Carlos opta por romper la unidad dinástica para acceder al poder.

    En 1969, Franco decide nombrar oficialmente a Juan Carlos como su sucesor, con base en la Ley de Sucesión de Estado de 1947. Así rompe las reglas dinásticas que estipulan que Juan de Borbón y Battenberg, legítimo heredero del rey Alfonso XIII, debe ocupar el trono. Don Juan se entera de las noticias y recibe una carta de su hijo Juan Carlos, quien le pide su bendición. Su respuesta es contundente: « ¿A qué monarquía salvarás? ¿Una monarquía contra tu padre? No has salvado nada. ¿Quieres salvar una monarquía franquista? « Ni estoy de acuerdo, ni voy a dar mi bendición, ni voy a aceptar que puedes ser rey de España sin el consentimiento de la monarquía, sin pasar por la dinastía ». Decide, entonces, tomar el título de « Príncipe de Asturias ». Ante esto, Franco decide otorgar el título de « Príncipe de España », nunca antes usado, a Juan Carlos. El sucesor designado juró en julio de 1969 y juró lealtad al régimen franquista, a los principios del Movimiento Nacional (el partido creado por el Generalísimo) y las Leyes Fundamentales (impuestas por el dictador durante su reinado para reemplazar la Constitución).

    Juan Carlos, muy cercano a Franco, no deja de alabar al líder autoritario en una entrevista para la televisión francesa en 1969: « El general Franco es verdaderamente una figura decisiva histórica y política para España. Sabía cómo resolver nuestra crisis de 1936. Jugó un papel político al sacarnos de la Segunda Guerra Mundial. En los últimos treinta años, sentó las bases para el desarrollo [del país]. Para mí es un ejemplo vivo, por su dedicación patriótica diaria al servicio de España. Tengo mucho cariño y gran admiración por él. « 

    La biografía oficial publicada en el sitio web de Casa Real omite cuidadosamente los estrechos vínculos entre Franco y Juan Carlos. No se hace mención de sus cargos políticos antes del 22 de noviembre de 1975.

    Dos días después de la muerte de Franco, el 20 de noviembre de 1975, los tribunales franquistas proclamaron a Juan Carlos Rey de España, respetando así la voluntad expresada por el Generalísimo en un mensaje póstumo a la nación: « Les pido que conserven la unidad. Y la paz y que rodea al futuro rey de España, Juan Carlos de Borbón, del mismo cariño y lealtad que me dieron « . El nuevo rey está entonces « muy bien atado » al trono.

    La biografía oficial de la Casa Real relata este episodio en estos términos: « Después de la muerte del ex jefe de Estado, Francisco Franco, Don Juan Carlos fue proclamado rey el 22 de noviembre de 1975 y pronunciado ante los tribunales su primer mensaje al en el que expresó las ideas básicas de su reinado: restablecer la democracia y ser el rey de todos los españoles, sin excepción. « 

    Sin embargo, la realidad histórica contradice esta afirmación. Lejos de defender una transición democrática, Juan Carlos, por el contrario, jura lealtad al legado de Franco y afirma que continuará desarrollando su trabajo: « Juro por Dios y los Santos Evangelios cumplir y hacer cumplir las Leyes Fundamentales del reino y mantener la lealtad a los principios de Movimiento Nacional « . Durante su discurso, le rindió un tributo vibrante al dictador. « Una figura excepcional entra en la historia. El nombre Francisco Franco ya es un hito de los eventos españoles, que será imposible ignorar para entender la clave de nuestra vida política contemporánea. Con respeto y gratitud, quiero recordar a la figura que durante tantos años asumió la gran responsabilidad de liderar el gobierno estatal « . En ningún momento Juan Carlos habla de democracia ni evoca el establecimiento de un proceso de transición democrática.

    De manera similar, durante su discurso de Navidad del 24 de diciembre de 1975, Juan Carlos elogia nuevamente a Franco: « El año que termina nos da un sello de tristeza que tiene como siempre la enfermedad y la pérdida de la misma durante tantos años. El testamento que se ofrece al pueblo español es, sin duda, un documento histórico que refleja las enormes cualidades humanas, los enormes sentimientos de patriotismo sobre los cuales quería que toda su acción estuviera al frente de nuestra nación. Tenemos los fundamentos muy firmes que nos han dejado una generación sacrificada y el esfuerzo titánico de algunos españoles ejemplares. Hoy te rindo un homenaje de respeto y admiración. « 

    En 1975, decidió nombrar a Adolfo Suárez, ex presidente del Movimiento Nacional, como jefe de gobierno. Frente a la oposición republicana, que lo considera un heredero del régimen de Franco, Juan Carlos concluye un pacto: allanará el camino para una transición democrática mientras se reestablezca la monarquía. Se presenta como garantía de la reconciliación de todos los españoles.

    El 18 de noviembre de 1976, la Ley de Reforma Política, que abre el camino a una transición democrática, es aprobada por referéndum con el 95% de los votos. Los partidos políticos están legalizados, incluido el Partido Comunista Español, y se decreta la amnistía para algunos presos políticos.

    El 14 de mayo de 1977, Juan Carlos obliga a su padre, el conde de Barcelona y un legítimo heredero al trono, a renunciar a sus derechos dinásticos para asegurar su poder y legitimar su posición mediante la voluntad del hombre que desató la Guerra Civil entre 1936 y 1939. Juan Carlos se convirtió en el Príncipe de Asturias el 1 de noviembre de 1977.

    En junio de 1977, las primeras elecciones democráticas desde 1936 tuvieron lugar en España, privadas de la Constitución de 1936 a 1978. La UCD (Unión del Centro Democrático), el partido del presidente electo Adolfo Suárez, nombrado por el rey, ganó la votación. El nuevo Parlamento, para el cual Juan Carlos ha nombrado a 41 senadores, siguiendo una práctica establecida por Franco, adopta la Constitución de 1978 (ratificada por un referéndum con el 95% de los votos) que hace de España una monarquía parlamentaria y que reconoce a Juan Carlos. como el « legítimo heredero de la dinastía histórica » ​​(artículo 57). La nueva Carta Magna sustituye a las Leyes Fundamentales franquistas.

    El rey es jefe de estado y las fuerzas armadas y garantiza la unidad de la nación. Santifica y ratifica las leyes, designa al presidente del gobierno y puede disolver el parlamento con el respaldo del presidente del Congreso. Representa al país internacionalmente y ejerce el derecho de indulto (artículo 62). Acredita a los embajadores, firma los tratados internacionales y tiene el poder de declarar guerras, a través de la autorización del Parlamento (artículo 63). Finalmente, como se estipula en el Artículo 56, tiene inmunidad absoluta y total en todos los delitos y delitos, incluso en el caso de la traición.

    Juan Carlos I de Borbón se beneficia de un salario anual para satisfacer las necesidades de su familia y lo distribuye libremente (artículo 63). Según la Casa Real, en el año 2014, este salario era de 7,8 millones de euros. Sin embargo, según el coronel retirado Amadeo Martínez Inglés, erudito de la Casa Real y crítico de Juan Carlos, el costo real de la monarquía se eleva a más de 560 millones de euros al año. Al presupuesto inicial entregado directamente a la Casa Real, es necesario agregar los presupuestos del Ministerio de la Presidencia (administración real, recepciones, preservación del patrimonio nacional reservado para el uso de la familia real), el regimiento de la Guardia Real y los militares a cargo de la protección del rey. durante sus viajes, así como en toda la logística, el costo de la Casa Real, que es responsabilidad del Ministro del Interior, los gastos de viaje al extranjero (Ministerio de Relaciones Exteriores), el costo de los empleados de Casa Real (372 empleados) etc. El New York Times estimó la fortuna personal del rey de España en unos 2 mil millones de euros.

    El 23 de febrero de 1981, la joven democracia española enfrentó un intento de golpe de estado militar orquestado por el teniente coronel Antonio Tejero. El Congreso de los Diputados está ocupado por unos 300 guardias civiles y 100 soldados en el momento de la ceremonia de inauguración del candidato presidencial Leopoldo Calvo Sotelo. El ejército ocupa varios puntos estratégicos de la capital y del país. El rey Juan Carlos intervino siete horas después en la televisión para condenar el intento de golpe de estado: « La Corona, símbolo de permanencia y unidad del país, no puede tolerar de ninguna manera las acciones o actitudes de las personas que desean interrumpir el proceso con fuerza. Constitución democrática que la Constitución votó por el pueblo español determinada en su momento mediante un referéndum « . Esta intervención refuerza la imagen del rey, considerado el salvador de la democracia.

    En 1981, Juan Carlos se reunió con el presidente estadounidense Ronald Reagan y decidió unirse a España en la OTAN en 1982. Ese mismo año, el PSOE (Partido Socialista Obrero Español) llegó al poder y el nuevo presidente del gobierno, Felipe González, mantiene excelentes relaciones con la corona.

    Entre 1983 y 1987, bajo el gobierno de Felipe González, los LAG (Grupos de Liberación Antiterrorista), escuadrones de la muerte creados por el Estado español para luchar contra los independistas vascos, asesinaron a 27 personas, en su mayoría opositores políticos. Oficialmente, Juan Carlos I ignoró todo lo relacionado con esta política de terrorismo del Estado. Esta versión no es creíble. De hecho, el rey tenía la reputación de mantenerse bien informado de la situación del país y de recibir informes diarios.

    En 1992, el diario conservador español El Mundo revela la existencia de una relación extraconjúngica entre Juan Carlos y la decoradora mallorquina Marta Gayá, que provoca un escándalo.

    En 2002, durante el golpe de Estado contra el presidente Hugo Chávez en Venezuela, la España de Juan Carlos de Borbón y el Primer Ministro José María Aznar son los únicos países del mundo que cuentan con Estados Unidos para reconocer oficialmente a la Junta de golpe de Estado de Pedro Carmona Estagna. Durante su comparecencia ante la Comisión de Asuntos Exteriores del Congreso Español el 1 de diciembre de 2004, Miguel Ángel Moratinos, entonces Ministro de Relaciones Exteriores, se expresó claramente: « Mis declaraciones fueron:
    – que hubo un golpe de Estado en venezuela;
    – que el embajador español recibió instrucciones del gobierno.
    – que el propósito de estas instrucciones, o más bien para evitar juicios de intención, que el efecto de la ejecución de estas instrucciones y otras acciones fue apoyar el golpe. Mis palabras deben entenderse en el sentido de que, apoyando, quise decir que no condenó el golpe de Estado, que lo respaldó y que le dio legitimidad internacional.

    En 2003, Juan Carlos, el jefe de las Fuerzas Armadas, decidió involucrar a España en la guerra contra Irak, ilegal según el derecho internacional, burlándose de la voluntad del pueblo español, que se oponía a ella en su abrumadora mayoría a lo que consideraba una agresión de un país soberano para controlar sus recursos energéticos.

    En abril de 2012, Juan Carlos I es víctima de una fractura de cadera durante un safari en Botswana. Numerosas voces se alzaron contra este viaje que costó varias decenas de miles de euros al contribuyente español mientras el país atravesaba una de las peores crisis económicas de su historia, y muchas personas, especialmente las categorías más vulnerables, fueron abandonadas a su suerte por un gobierno que ha decidido dar prioridad a las políticas de austeridad y desmantelar todo el sistema de protección social. Para recuperar el prestigio perdido, el rey se disculpó ante la nación, hecho único en su reinado, el 18 de abril de 2012. « Lo siento. Estoy equivocado y no volverá a suceder « . Pero este mea culpa no tuvo los resultados esperados en una población afectada por la crisis económica.

    Se alzaron numerosas voces para expresar la censura de los medios de comunicación o el « Pacto de Silencio » entre la Corona y la Asociación de la Prensa, en relación con todo lo que tiene que ver con la figura del rey. Del mismo modo, varias personas fueron condenadas a prisión por insultos al rey (Mariano Delgado Francés en 1988, Ceuta Abdclauthab Buchai en 1989, etc.).

    ​​El 2 de junio de 2014, Juan Carlos decide renunciar a favor de su hijo Felipe de Borbón y Grecia, que tomará el nombre de Felipe VI. El rey explica las razones: « Estos años difíciles nos han permitido tomar una cuenta autocrítica de nuestros errores y nuestras limitaciones como sociedad ». En la construcción [del] futuro, una nueva generación reclama con la causa justa el papel de protagonista […]. Hoy, una generación más joven, con nuevas estrategias, decidida a emprender con determinación las transformaciones y reformas que exige la situación actual, y enfrentar, con renovada intensidad y dedicación, los desafíos del mañana. ]. Mi hijo Felipe, heredero de la Corona, encarna la estabilidad que es el signo de la identidad de la institución monárquica […]. El Príncipe de Asturias tiene la madurez, la preparación y el sentido de responsabilidad necesarios para asumir con total garantía el liderazgo del Estado y abrir una nueva etapa de esperanza en la que combinar la experiencia adquirida y el impulso de una nueva generación [… ]. Por todo esto, guiado por la convicción de prestar el mejor servicio a los españoles, […] decidí poner fin a mi reinado y renunciar a la Corona de España. « 

    El artículo 57 de la Constitución, que aborda la cuestión de la sucesión de Juan Carlos, privilegia al « hombre a la mujer », legitimando así la designación de Felipe. Sin embargo, varios juristas consideran que este artículo es inconstitucional, ya que contradice el artículo 13, que estipula que « los españoles son iguales ante la ley, y no hay discriminación por motivos de nacimiento, raza, sexo, religión, opinión o cualquier otra ley, condición o circunstancia ».

    Ese mismo día, las manifestaciones ciudadanas de decenas de miles de personas estallaron en todo el país, pidiendo un referéndum sobre la estructura del Estado español y el establecimiento de una República. Según varias encuestas, más del 60% de los españoles quieren una consulta popular.

    Juan Carlos deja un país en medio de una crisis económica con una tasa de desempleo del 26%, un récord europeo y más de 6 millones de desempleados; un número sin precedentes de suicidios, nueve por día, desde que comenzó la crisis económica en 2008; y más de tres millones de personas (o el 6,4% de la población) que viven en condiciones de « pobreza extrema », es decir, menos de 307 € al mes.

    A pesar de la transición democrática y el establecimiento de una monarquía parlamentaria, a pesar de los esfuerzos por ocultar sus estrechos vínculos con Franco, el rey Juan Carlos I de Borbón y Borbón nunca logró liberarse de su déficit de legitimidad debido a una mancha indeleble: Fue instalado en el trono por el dictador Franco, apoyado por Hitler y Mussolini, quienes inundaron con sangre la República española que había aparecido en las urnas el 16 de febrero de 1936.

    Tags : Juan Carlos I, rey emérito, Felipe VI, Franco, dictadura,

  • El rey franquista, Juan Carlos de Borbón

    Con motivo de la designación del llamado rey emérito como heredero del régimen fascista de Franco (la izquierda española tiene el dudoso mérito de haber conseguido-permitido que no solo tengamos un rey, sino dos), compartimos el siguiente video que no vamos a ver en el telediario de los medios de propaganda del régimen. En él se repasan los orígenes de la actual monarquía española, impuesta a dedo por los criminales que gobernaron el país durante cuarenta años, dirigidos por el sádico General Franco.

    Como se puede comprobar viendo las imágenes, después de la abdicación de Alfonso XIII, echado por el pueblo español el 14 de abril de 1931, Francisco Franco quien decide que su heredero, el sucesor en la jefatura del estado de un dictador fascista, sea Juan Carlos I de Borbón, el nieto de aquel que dejó paso a la República forzado por los trabajadores y los pueblos del estado español. Sin embargo, dinásticamente el nuevo jefe de estado, con título de rey, no tiene nada que ver con aquel, sino que es el primero de una línea nueva que nace y se alimenta de la sangre vertida por los franquistas y de las fosas comunes sobre las que se construiría lo que hoy llaman « democracia española », a cuya cabeza siguen hoy los sucesores del franquismo.

    En el video se puede ver como el Caudillo psicópata nombra a Juan Carlos de Borbón como su sucesor en las Cortes y como este jura lealtad a su mentor y maestro en las artes del crimen, el robo y la represión a los españoles y a los principios del Movimiento Nacional franquista, que se plasmarían luego en la Constitución Española del 78, ley fundamental en la que se plasma aquel « dejo todo atado y bien atado » que diría el verdugo sanguinario fundador de la actual monarquía antes de morir, como expresión de su voluntad bien cumplida de continuidad del régimen franquista.

    De hecho, el actual monarca, el hijo de Juan Carlos de Borbón, Felipe, que, por otro lado, pues debe ser cosa de familia, como su padre no tuvo tapujo alguno en pasar por encima de su padre para llegar al trono (como también hizo este con el suyo, Juan de Borbón), no es más que el segundo en la línea dinástica inventada e impuesta por el franquismo, continuador de la falsa idea de « España Una, Grande y Libre » que se impone, al servicio de la oligarquía franquista-democrática, sobre la clase obrera, que la mantiene con su trabajo.

    Fuente: Cuestiónatelotodo

    Tags : España, monarquía, república, Juan Carlos, Franco, Felipe VI, rey emérito,

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  • “Si España hubiera aguantado el tirón a Marruecos en el Sáhara no hubiese habido una guerra. No había riesgo” – José Luis Rodríguez

    ALEJANDRO TORRÚS

    MADRID.- El 14 de noviembre de 1975, hace ahora 40 años, España violó la legalidad internacional y entregó el Sáhara Occidental a Marruecos y a Mauritania faltando a su propia palabra. España se había comprometido a descolonizar y a realizar un referéndum de autodeterminación en el territorio y, por contra, ejecutó una entrega del mismo a los mencionados países. Cuarenta años después de aquello y 24 años después del alto al fuego entre el Frente Polisario y Marruecos, la mitad de la población saharaui vive en condiciones infrahumanas en los campamentos de refugiados de Argelina y la otra mitad bajo ocupación marroquí en el Sáhara Occidental.

    El profesor de Historia en la Universidad rey Juan Carlos de Madrid José Luis Rodríguez Jiménez publica Agonía, traición y huida (Crítica), una crónica llena de testimonios y papeles privados de políticos y militares que da buena cuenta del abandono de España del Sáhara en medio del desinterés y la incompetencia del franquismo. “Lo he llamado así porque es la agonía del franquismo, con un dictador muriendo en la cama y su mano derecha asesinado; huida, porque la salida de España va a ser precipitada obligando a los civiles a marcharse; y traición, porque España en mayo de 1975 cambia su discurso y va a actuar de forma contraria a lo que lleva décadas diciendo que va a hacer respecto al Sáhara”.

    Para José Luis Rodríguez los motivos por los que España huye del Sáhara son tres: miedo por la situación interior con Franco agonizando; la opinión favorable de Estados Unidos para que Marruecos se quedara con el Sáhara y, por último, porque “hay gente que juega a favor de Marruecos a cambio de dinero”. Así, este hombre también denuncia que la mayor parte de la documentación sigue estando cerrada a los investigadores. ” España incumplió su palabra, tomó decisiones que no podía tomar en derecho internacional y ahí está el nombre de las personas responsables. Por eso están cerrados los archivos”, zanja Rodríguez.

    El 21 de octubre de 1975 el ministro Solis acude a Marruecos a una reunión con el rey Hassan II y transmite: “Digo solemnemente a V. M. que no queremos la independencia [del Sáhara Occidental]. Que lo que necesitamos es cubrir las formas y salvar nuestros compromisos internacionales y en que estemos de acuerdo para que el Sáhara sea de Marruecos”.
    Leída esta declaración de intenciones por parte de España, el plan salió a pedir de boca. El Sáhara está ocupado por Marruecos y no se ha celebrado ningún referéndum

    El 17 de octubre hay un Consejo de Ministros con Franco todavía medio vivo y, a partir de ahí, su deterioro físico es total. A partir del 20 de octubre, el presidente Arias Navarro y el ministro de la Presidencia, Carro, toman la decisión de negociar con Marruecos una solución gustosa para Marruecos. Envían a una persona de confianza como José Solís. El Gobierno español ya había ido girando hacia posiciones proMarruecos. Podemos decir que la presión de Marruecos funcionó.

    Hasta el momento, España había retenido el territorio por prestigio internacional y por intereses económicos y la última jugada de Marruecos había sido llevar el tema al Tribunal Internacional de la Haya. Cinco días antes de esa visita, el 16 de octubre, el Tribunal Internacional dictamina que Marruecos no tiene razón en su reivindicación y lo que hace Marruecos es intentar conseguir su objetivo con otra forma: la Marcha Verde. Marruecos actúa con brillantez y con una enorme voluntad. La voluntad que faltó por parte de España.

    “Estados Unidos era partidario de que el Sáhara no fuera un Estado propio y que lo ocupara Marruecos”

    ¿Por qué ese giro de la política española hacia posiciones pro Marruecos? Hasta el momento la dictadura de Franco no había dado muestras de querer salir del Sáhara y mucho menos de querer ceder el territorio a Marruecos.

    Los diplomáticos no cambian su postura y siguen trabajando en la ONU a favor de la descolonización del Sáhara. El que gira es el Gobierno de una dictadura que tiene en el Ejército a uno de sus pilares más importantes y que, por tanto, influye mucho en la toma de decisiones y máxime ahora cuando Franco está fuera de juego. La opinión de Franco había sido mantener el Sáhara como español. El cambio llega por cuestiones de política interior (crisis de sucesión de Franco, que se está muriendo), por temas de política exterior (EEUU apoya la entrega a Marruecos y no quiere un Sáhara independiente) y viene porque hay gente española que trabaja para Marruecos por un beneficio personal. El Sáhara se había convertido en un problema.

    ¿Por qué EEUU no quería un Sáhara independiente? ¿Por si se alineaban con el bloque soviético?

    Claro. El movimiento independentista saharaui estaba [y está] liderado por el Frente Polisario, que había recibido ayuda, fundamentalmente, de Argelia y Libia, que son aliados de la Unión Soviética. Si a esto añadimos la crisis de la OTAN con el cambio de Gobierno en Grecia; el conflicto con Turquía en Chipre; la revolución de los claveles en Portugal; y varios gobiernos democráticos criticando a la Alianza Atlántica… Pues Estados Unidos piensa que lo mejor es que no cambie nada en la zona y si hay algún cambio que no sea para crear un nuevo Estado. Prefiere que se lo quede Marruecos.

    “Tenemos que pensar que si el desenlace fue el que fue, será porque los que mandaban en España tomaron esas decisiones”

    ¿Hubo presiones de Estados Unidos a España para que cediera el Sáhara a Marruecos?

    EEUU desclasifica más la documentación que España. Es mucho más abierto. Lo que hemos podido ver es que no hay una presión fuerte sobre España por parte de EEUU. Sí hay indicaciones y recomendaciones. Una de las frases famosas de Kissinger es: “Yo no he leído en ningún sitio la necesidad de que surja un nuevo Estado sobre el mapa”. Era una manera de decir ¿qué necesidad hay de un nuevo Estado para 70.000 saharauis?

    Evidentemente, los políticos españoles y marroquíes hablan con EEUU porque es de sus aliados principales. También el príncipe de España (el rey Juan Carlos I) consulta con la embajada norteamericana junto al ministro de la Presidencia. Sabemos también que la administración norteamericana intenta frenar a Hassán porque a EEUU le preocupa un nuevo conflicto. EEUU juega a favor de Marruecos pero tampoco impone esta solución.

    ¿Y el rey Juan Carlos? El 30 de octubre de 1975 asume la jefatura del Estado y el día 2 de noviembre viaja al Sáhara.

    Para saber con precisión el papel que jugó Juan Carlos nos hace falta mucha documentación que sigue en cajones y que no están al alcance de los investigadores. No quieren que salga a la luz. Nos falta documentación de la Casa Real, de las actas del Consejo de Ministros, de la Junta de Defensa, del Estado Mayor, de las reuniones de los jefes militares, de las reuniones del jefe de Gobierno y el jefe del Estado. En definitiva, nos falta muchísima documentación.

    “Con Franco la política había sido quedarnos el máximo tiempo posible. Con Juan Carlos I, de repente, se cambia radicalmente el posicionamiento de España”

    Ahora bien, tenemos que pensar que si el desenlace fue este (la marcha de España y la ocupación del Sáhara por Marruecos) será porque los que mandaban en España tomaron esas decisiones. El rey fue al Sáhara fundamentalmente a pedir disciplina porque había una parte del Ejército que era contraria a la entrega del territorio. Es un viaje de buenas formas pero para entonces España ya había negociado y continuaba negociando con Marruecos.

    ¿Traicionó la voluntad de Franco?

    Nos falta documentación de archivos importantes porque no quieren que salga a la luz. Sí que es claro que el nuevo jefe del Estado cambió la política del anterior. Con Franco la política había sido quedarnos el máximo tiempo posible. Con Juan Carlos I, de repente, se cambia radicalmente el posicionamiento de España. Sin embargo, Juan Carlos I podría decir, siempre, que el cambio de política fue anterior a que él fuera jefe del Estado. De hecho, Solís viajó a Marruecos el 21 de octubre enviado por el presidente del Gobierno de Franco.

    ¿Había riesgo real de una guerra por el Sáhara? ¿Qué hubiese pasado si España hubiera respetado su propia palabra y el derecho internacional y hubiera completado el proceso de descolonización con un referéndum?
    Interpreto que hay gente que sí piensa que hay riesgo de conflicto. Los diplomáticos con los que he hablado dicen que apenas había riesgo porque Marruecos no se iba a atrever a atacarnos. El riesgo de guerra era mínimo. Si España hubiese aguantado el tirón no hubiese pasado nada. La amenaza marroquí no era real porque su ejército se desplazó a la frontera con Argelia, la zona donde el país argelino podía abastecer al Frente Polisario. El mensaje que muestra con este movimiento es que no piensa atacar a España. No obstante, aquí hay dos opciones: Marruecos se mueve por miedo a España o porque ya tiene un acuerdo con España. El riesgo de guerra fue limitado. España tenía planes de defensa y también de respuesta. Eso Marruecos también lo sabía y el rey Hassan II se estaba jugando el trono. Le han intentado matar dos veces sus propios militares.

    “La imagen internacional de España quedó muy deteriorada. Había prometido la descolonización y lo que hizo es entregar el territorio a dos países”

    ¿España ganó algo de los acuerdos de Madrid con Marruecos y Mauritania?
    Pierde la posibilidad de tener un Estado amigo en el Sáhara. En el momento de marcharse, perdió la posibilidad de firmar acuerdos en materia económica con el futuro gobierno saharaui. Ese gobierno iba a ser amigo de Argelia pero también podría haber sido amigo de España. Era una oportunidad para firmar acuerdos en materia pesca, fosfatos, uranio, cobre e, incluso, de desarrollo agrario. Eso se se perdió en ese momento. España obtiene, a cambio, la firma de una declaración de intenciones de Mauritania y Marruecos para establecer en el futuro acuerdos económicos y un gobierno tripartito en el Sáhara. España cumple su parte, de retirarse, y Marruecos y Mauritania no cumplen la suya. Y, después, a Marruecos, que le hemos regalado el territorio, no es un aliado muy fiable. Nos habían dicho de firmar acuerdos pesqueros, buenos para los dos partes, y tampoco se firman.

    Además, la imagen internacional de España queda muy deteriorada. Había prometido la descolonización y lo que hace es entregar el territorio a dos países. ¿A qué altura quedó la diplomacia española? ¿Es España un país fiable? La actuación lastró la imagen de España como un país difícil de confiar.

    Desde el punto de vista colonialista, ¿España ganó dinero con la colonización del Sáhara?

    No lo he medido económicamente con precisión, pero entiendo que no. La colonia tiene gastos importantes. El Sáhara otorga pesca y lo que paga la flota japonesa y soviética por pescar. Los otros ingresos provienen de las aduanas. Son ingresos pequeños. En el capítulo de gastos, España está construyendo carreteras, desarrollando la sanidad y la educación y subvencionando a los jefes de las tribus saharauis para que protesten poco.

    “Creo que España perdió dinero con la colonización del Sáhara Occidental”

    El gasto mayor fue en prospecciones y en la construcción de infraestructuras para las empresas que explotan el terreno. Creo que se perdió dinero. Allí había cobre, uranio y petróleo y España nunca llegó a explotarlo. Marruecos está explotando pozos de petróleo en zonas del Sáhara español. Lo lógico, en política internacional, es que España lo hubiera aprovechado de la mano de un gobierno saharaui.

    Parece que independientemente de la óptica España no hizo nada bien. No respetó la legalidad internacional, quedó como un país sin palabra, no ganó dinero y provocó la violación sistemática de los derechos de la población saharaui.

    Por eso es un tema del que no se quiere hablar. Como de la descolonización de Guinea, que tampoco salió bien. Y por eso es prácticamente imposible acceder a los archivos. Se cierran los archivos porque España tomó unas decisiones que no podía tomar en derecho internacional. España incumplió su palabra y ahí está el nombre de las personas responsables. Y como resulta que en España hay una tradición de sagas políticas y de sagas militares, que se han sucedido familias que siguen teniendo influencias, pues hay cosas que afectan a los descendientes, que siguen teniendo influencia en el mundo político, económico y militar.

    Fuente: publico.es

    Tags: Sahara Occidental, España, descolonización, traición, Franco, Marruecos,

  • Videla y los Borbones: Un documental que nunca será emitido en España

    En pleno siglo XXI la familia real española sigue guardando silencio sobre muchos tramos de su agitada trayectoria, iniciada tras la muerte del dictador Franco. Uno de los secretos mejor guardados tiene precisamente a otra dictadura como protagonista: la encabezada por el militar argentino Jorge Rafael Videla. Su sangriento régimen tuvo un aliado económico y político de primera categoría: la España de Juan Carlos de Borbón.

    El periodista Danilo Albín, radicado desde hace ya tiempo en España, ha dedicado varios años de trabajo para reconstruir esta historia.

    Videla y los Borbones: Los archivos secretos. Las relaciones ocultas entre España y la dictadura Argentina (emitido por TeleSUR el 18/11/2014)

     

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=XZ2I9j2fR8Y&w=560&h=315]

    Fuente : Sinapsis

    Tags : España, dictadura, Franco, Argentina, Videla, Juan Carlos de Borbón,

  • Carta de Franco a la Yemáa (21 de septiembre de 1973), enviada a la ONU como justificación de la política descolonizadora del gobierno español.

    « A la Asamblea General del Sahara:

    el 6 de marzo del año en curso me dirigí a la anterior legislatura de esta Asamblea general respondiendo al escrito que la misma me elevó el 20 de febrero, escrito ratificado por la actual legislatura en su sesión constitutiva de 28 de julio último, comunicándole que había encargado a mi gobierno el estudio de las peticiones de dicho mensaje.

    El gobierno, siguiendo mis instrucciones, ha estudiado las aspiraciones del pueblo saharaui, cuya representación legítima corresponde a esa Asamblea general y, en atención a las mismas y en cumplimiento de la misión de España de promoción del pueblo saharaui, ha elaborado la siguiente contestación aprobada en Consejo de Ministros y que ha merecido mi sanción:

    1. El Estado español reitera que el pueblo saharaui, cuya convivencia secular con el pueblo español es desde sus inicios absolutamente voluntaria, es el único dueño de sus destinos y nadie tiene derecho a violentar su voluntad. El Estado español defenderá la libertad y la libre decisión del pueblo saharaui.

    2. El Estado español garantiza la integridad territorial del Sahara.

    3. El Estado español confirma su compromiso histórico de proseguir con el mayor impulso posible al desarrollo económico y social del territorio, reconociendo al pueblo saharaui la propiedad de sus recursos naturales y los beneficios de su explotación, así como la voluntad de promover la cultura, las formas de vida de la personalidad saharaui y el florecimiento de su religión.

    4. El Estado español reitera y garantiza solemnemente que la población del Sahara determinará libremente su futuro. Esta autodeterminación tendrá lugar cuando lo solicite libremente la población de conformidad con lo expuesto por la Asamblea General en su escrito ya citado del 20 de febrero del corriente año.

    5. Continuando el proceso de perfeccionamiento político del pueblo saharaui y como preparación de su futuro, se establecerá un régimen de progresiva participación del mismo en la gestión de sus propios asuntos. Dicho régimen entrará en vigor cuando se complete el proceso legislativo que se consigna a continuación.

    6. El Estado español presenta a la Asamblea General las bases siguientes como principios en que ha de inspirarse la organización político-administrativa del Sahara:

    f. El pueblo saharaui es propietario de sus riquezas y recursos naturales.

    g. Durante el periodo de vigencia de este estatuto, los saharauis gozarán de todos los derechos inherentes a la nacionalidad española.

    h. El Jefe del Estado español encarna la comunidad existente entre España y el Sahara. Será representado en el territorio por su gobernador general.

    i. El Estado español garantizará la integridad territorial del Sahara, lo representará en el ámbito internacional y asegurará su defensa. Los asuntos internos serán competencia de los órganos propios del territorio.

    j. A la Asamblea General del Sahara, como supremo órgano representativo del pueblo saharaui, le corresponderá elaborar las disposiciones de carácter general relativas a los asuntos internos del territorio, sin perjuicio de la sanción que corresponderá al gobernador general. Podrá igualmente proponer iniciativas y medidas que estime convenientes sobre dichos asuntos.

    k. Se confirmará e intensificará la promoción de los usos y costumbres tradicionales, así como de la justicia coránica.

    7. Si la Asamblea General se manifestara de acuerdo con estas bases, las mismas serán desarrolladas en forma articulada en el correspondiente estatuto, que será aprobado por la ley.

    8. La aceptación por la Asamblea General del Sáhara de estas bases, no menoscaba el derecho de la población saharaui a la autodeterminación sobre su futuro, del que esta nueva etapa es preparación necesaria.
    Puesta la confianza en Dios, el pueblo saharaui y la nación española se encaminan hacia su futuro de alianza fraternal de paz y prosperidad.

    Francisco Franco”

    Fuente : Sahara, el retorno a España como comunidad autónoma

    Tags : Sahara Occidental, España, Frente POlisario, Franco, Yemaa, descolonización,