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  • Pays Bas: Une réunion du Polisario noyautée par la DGED

    Maroc, Front Polisario, DGED, Sdiga Settof, Mhamed Khadad, El Harfaoui Mahjoub,

    J’ai l’honneur de vous faire parvenir, ci-joint pour information et à toutes fins utiles, copie du compte-rendu que Mr. EL HARFAOUI Mahjoub, President de l’Association des Marocains issus des régions du Sud, ((رابطة المغاربة المنحدرين من الأقاليم الجنوبية)) m’a remis, et ce suite à sa participation aux réunions a huis-clos qui ont eu lieu à La Haye les 12 et 18 novembre 2013, à la résidence du dénommée «Saddika », une séparatiste du PoIisario. Selon ce compte-rendu, plusieurs membres du Parti de la gauche verte néerlandaise ont pris part à la première réunion.

    Elle a été animée par Mohamed Khadad (Coordinateur du Polisario avec la Minurso). Celui-ci a souligné, selon le compte-rendu, qu’en comparaison avec les pays scandinaves, la contribution des associations sahraouies aux Pays-Bas et en France demeure la moins importante.

    Khadad a, par ailleurs, indiqué qu’il est disposé à financer les déplacements des deux militants (Pedro et Frank) du Parti de la gauche verte, afin de sensibiliser l’opinion interne et européenne dans la perspective de remettre en cause I’Accord de pêche maritime et les exportations de légumes en provenance du sud du Maroc.o

    Lors d’une autre réunion tenue à la résidence de « Saddika » le 18 novembre 2013, celle-ci a fait savoir que MM. Pedro et Frank vont demander à Khadad de leur faire parvenir une liste des Etudiants sahraouis en vue de leur organiser une visite dans une Université néerlandaise. Elle a, également, signalé qu’une rencontre sur les soi-disant « Violations des Droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara» s’est tenue en Italie, en présence de plusieurs personnalités politiques de l’Italie et de la France

    Le Consul General
    Ministre Plénipotentiaire
    BENTAJA Mohamed

    #Maroc #Sahara_Occidental #Front_Polisario #DGED #Mhamed_Khadad


  • Lettre de Helsinki

    Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, diplomatie, Pays Scandinaves,

    Dans une lettre envoyée à Mohamed Yatim, responsable au PJD et ancien ministre, Brahim Oubamouh, un marocain résident à Helsinki, regrete l’absence de la diplomatie marocaine dans les pays scnadinaves. Voici le son texte:

    Salutations, je vous envoie d’Helsinki, la capitale de la Finlande, où Dieu m’a réuni avec vous lors d’une réunion passagère au Parlement finlandais au début de cette année. Par chance, vous m’avez donné des moments pour connaître de près votre personne, j’ai ressenti pour la première fois ce fort sentiment patriotique, et vous m’avez exhorté à être vigilant sur ce qui se passe ici concernant notre cause nationale.

    Les six mois que j’ai passés au département Afrique du Nord et Moyen-Orient du ministère des Affaires étrangères de la République de Finlande m’ont suffi pour répondre à une question qui me déconcerte depuis plus d’une décennie. Pourquoi et comment le Polisario a-t-il conquis le cœur et l’esprit des Scandinaves ? Comment il a réussi à commercialiser sa thèse avec brio et professionnalisme ? Et comment a-t-il vaincu le Maroc ici ?

    Vous connaissez peut-être la réponse, mais j’en ai personnellement honte en tant que marocain jaloux de son pays et de sa cause. Le Polisario n’a pas gagné la bataille ici, c’est plutôt le Maroc qui s’est retiré et a laissé le champ libre à l’adversaire.

    Une terrible absence d’activité diplomatique marocaine en échange d’une forte présence des ennemis : ils sont vraiment dans une mobilisation permanente, ils ne l’oublient pas. Ils saisissent toutes les occasions de faire entendre leur voix. Activité intense et vigilance sans pareille de la part des associations de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme sympathisantes des séparatistes. Tout cela s’accompagne d’un silence complet et d’une absence totale de toute voix défendant la position du Maroc.

    Les événements récents dans nos provinces du sud ont réveillé un sentiment inné de patriotisme, et en même temps, un sentiment de ressentiment et de tristesse tant que nous ne nous soucions pas de nos affaires et sous-estimons les capacités des ennemis, que les énergies soient ou non mobilisées pour remédier à la pénurie et combler l’immense vide dans l’arène ici.

    Je ne reviendrai pas ici sur cet appel pour abréger votre temps précieux, et je n’entrerai pas dans des matières qu’il n’est pas souhaitable de mentionner dans une lettre dont je ne suis pas sûr du sort. Mais je remets mes données entre vos mains, car j’ai peut-être ce qui peut profiter à notre cas et je voudrais vous consulter dans mon affaire. J’essaierai, si Dieu le veut, de vous contacter par téléphone lors de ma venue au Maroc dans moins d’un mois, et j’espère disposer de quelques minutes de votre temps précieux dans lesquelles vous m’épargnerez vos avis et conseils.

    Lire aussi : Un sommet israélo-arabe au Sahara Occidental ?

    Lire aussi : Sahara Occidental : les piliers du conflit

    #Maroc #Pays_scandinaves #Front_Polisario #diplomatie #Sahara_Occidental

  • Guerre des plumes entre le Maroc et l’Algérie (Le Monde diplomatique)

    Par Ali Chibani

    Quand la presse algérienne défend « la Gandhi du Sahara Occidental », les titres marocains décèlent un « piège algérien (1) ». La grève de la faim observée depuis le 15 novembre par la militante sahraouie Aminatou Haïdar à l’aéroport de Lanzarote, aux Canaries, après qu’elle a été refoulée par les autorités marocaines, a ravivé les querelles entre journalistes des deux pays. Une vieille guerre que chaque camp justifie.

    Nourdine Jouhari, directeur de la rédaction de Maroc Hebdo International, estime que la défense du territoire, le maintien du Sahara Occidental sous l’autorité de la monarchie, fait l’unanimité dans son pays. Pour lui, seule l’autonomie du « Sahara marocain » est acceptable, car « il y va de la survie de la marocanité et de l’intégrité territoriale du pays ». Son hebdomadaire n’a de cesse d’évoquer un possible conflit armé avec le voisin algérien. Ces dernières années ont en effet été marquées par un renforcement de l’arsenal militaire algérien, et la presse marocaine suit de près ce dossier. C’est le cas de Maroc Hebdo International, qui énumère dans le détail les nouvelles acquisitions algériennes et conclut : « “Qui veut la paix prépare la guerre”, conseille le dicton. Alger, surtout, et, dans une moindre mesure, Rabat, ne dérogent pas à la règle (1) . »

    « Notre position [pour l’indépendance des territoires sahraouis] est déterminée par notre histoire, rétorque Mohammed Touati journaliste au quotidien algérien L’Expression. Nous avons vécu cent trente ans d’un colonialisme brutal, nous ne pouvons donc pas accepter que d’autres peuples vivent la même expérience. » Merzak Tigrine, journaliste à Liberté, partage cet avis : « Nous condamnons l’occupation du territoire sahraoui comme nous condamnons la barbarie israélienne contre les Palestiniens. Nous sommes passés par là ! »

    Tout porte à polémique. Le 18 septembre 2009, la presse marocaine rapporte que des « violations des droits de l’homme [dans les camps des réfugiés] à Tindouf ont été dénoncées vigoureusement à Genève par une délégation de Sahraouis unionistes ». L’Expression réplique par une diatribe sans concession contre la « délégation sahraouie fantoche (2) » dont les membres sont traités de « harkis ». Néanmoins, le journal algérien appelle les Marocains à se prononcer en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental. Et il leur rappelle leur engagement passé en faveur de l’indépendance de l’Algérie : « Le peuple marocain, dont la longue tradition de lutte contre la torture et le respect des droits de l’homme est devenue un symbole, trouve en la cause sahraouie le plus bel exemple de fraternité entre les peuples… »

    Karim Boukhari, directeur de rédaction à l’hebdomadaire indépendant marocain TelQuel, se méfie des surenchères : « Nous nous efforçons de garder la tête froide au sujet du Sahara. On tente d’éviter des termes comme “séparatistes” – on parle plutôt d’“indépendantistes” – pour qualifier les membres du Front Polisario. On évite des expressions comme “la cause de tous les Marocains”, et tout ce qui ressemble de près ou de loin à la propagande, tant marocaine que non marocaine. Ce n’est pas toujours évident, puisque cela peut nous valoir des incompréhensions, même chez certains de nos lecteurs. »

    Certains d’entre eux sont, en effet, habitués à une condamnation sans nuance de l’Algérie, censée être la seule à entraver le processus de paix au Sahara Occidental à cause des « appétits de la junte militaire […], qui avance sans ambages la solution du partage d’un territoire séculairement rattaché au Royaume (3). »

    « L’Algérie crée tous les problèmes possibles pour éviter la fin du conflit avec le Sahara Occidental », affirme Nourdine Jouhari. A quoi les médias algériens ripostent que la monarchie n’offre aux Sahraouis que le statut de province autonome et refuse l’organisation d’un référendum sur leur indépendance. Mohammed Touati insiste : « Nous défendons, certes, la cause sahraouie, mais ce n’est pas pour autant que nous voulons être partie prenante du conflit. Nous souhaitons la tenue d’un référendum pour permettre aux Sahraouis de faire leur choix. Et s’ils optent pour leur rattachement à la monarchie marocaine, nous respecterons leur décision. »

    Une chose est sûre : les journalistes algériens se sentent confortés par l’Organisation des Nations unies (ONU), qui considère le Sahara Occidental comme l’un des seize derniers « territoires non autonomes » entrant dans ses efforts de « décolonisation ». Le directeur d’Aujourd’hui le Maroc minimise ces résolutions et tranche : « La solution réaliste ne peut tourner qu’autour du projet d’autonomie proposé par le Maroc. Un point c’est tout (4). »

    Aussi, Nourdine Jouhari peut expliquer : « La proposition d’organiser un référendum sur l’“autonomie des provinces sahariennes” a été acceptée par la communauté internationale. Mais Alger veut empêcher sa réalisation. »

    Dans cette lutte au couteau, le journaliste tente souvent de ternir l’image du camp adverse. Côté algérien, la presse opère un parallèle entre les peuples sahraoui et palestinien, et utilise une même terminologie pour les deux conflits, parlant de « territoires occupés » et d’« Intifada » ; La Tribune dénonce les « forces d’occupation marocaines ».

    El Moudjahid se fait la voix du Front Polisario en couvrant les voyages de M. Mohamed Abdelaziz, « président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) », et en reprenant les informations de l’agence de presse sahraouie SPS. Quant à Mohammed Touati, il égratigne ses confrères marocains : « Nous reprenons les articles pour rectifier le tir. Nous nous sentons agressés par tous ceux qui refusent l’indépendance des populations colonisées. »

    Les journalistes marocains, eux, exploitent les mouvements sociaux chez leurs voisins, notamment ceux du « pays kabyle (5) », que Maroc Hebdo International décrit aussi comme une « Intifada ». Rappelant la naissance d’un mouvement autonomiste kabyle, l’hebdomadaire ironise sur le soutien aux Sahraouis et fait mine de s’interroger : « Et si le Maroc, sans autre forme de cynisme à l’algérienne, revendiquait devant les instances internationales le droit du peuple kabyle à disposer de lui-même, quitte à se constituer en Etat souverain… (6) ? » « Cette extrapolation me fait rire ! Que je sache, en Algérie, il n’y a pas de peuple en danger », réplique Mohammed Touati. « Nous n’avons pas inventé de revendications pour le peuple algérien, se défend le rédacteur en chef de Maroc Hebdo International. Nous ne sommes pas pour le démembrement de l’Algérie. »

    Des deux côtés, les journalistes s’alignent le plus souvent sur les positions des autorités politiques. Les accusations réciproques fusent. Ainsi, le quotidien arabophone algérien Al Khabar désigne les hôpitaux marocains comme destinataires d’un trafic d’organes d’enfants qui se fournit en Algérie. Maroc Hebdo International riposte en dénonçant les « nombreuses dérives de la presse algérienne (7) ».

    Les journalistes sont-ils manipulés par le pouvoir ? « Je ne subis aucune pression et personne ne me force à écrire mes articles, se défend Mohammed Touati. Pour moi, c’est la presse marocaine qui n’est pas libre… ». Nourdine Jouhari soutient que le Palais n’exerce aucune pression sur sa profession. « Il n’y a pas non plus d’autocensure, mais de la responsabilité. Quand nous écrivons sur le Sahara marocain, nous avons en tête le conflit avec l’Algérie et avons conscience de la nécessité de défendre l’intégrité de notre territoire. » Karim Boukhari, lui, rappelle que TelQuel est allé enquêter sur les camps de Tindouf en Algérie et que « les conclusions de [ses] reporters allaient à l’encont re de la propagande marocaine ». Un reportage mal perçu par des internautes marocains, qui ont accusé l’hebdomadaire de « manque de professionnalisme ».

    Cette guerre des plumes contribue à l’enracinement du conflit dans les consciences. Toute nuance devient suspecte. Quand le souverain marocain fait part de sa volonté d’ouvrir ses frontières, El Watan y voit un signe de « l’aggravation de la situation socioéconomique au Maroc (8) » et Le Soir d’Algérie une volonté d’envoyer en Algérie les Marocains pauvres.

    Pour Jamal Berraoui, de La Gazette du Maroc, « le véritable conflit est entre le Maroc et l’Algérie. Le Sahara marocain sert de prétexte à deux nationalismes qui s’affrontent ! » Karim Boukhari ajoute : « Le conflit du Sahara est essentiellement une guerre de diplomatie officielle et parallèle, une guerre de “lobbies”, de propagande, etc. Je crois que toutes les parties l’acceptent et s’en accommodent. C’est même devenu un cache-misère et un bon moyen de désinformation. »

    « La presse des deux pays devrait agir pour une solution humaine du problème, estime Jamal Berraoui, qui voit « la société sahraouie en pleine transformation alors que les journalistes ne suivent pas ». Et d’ajouter : « Les deux presses se sont dévalorisées parce qu’elles ne font pas leur travail d’information. Elles relaient seulement la position officielle », avant de conclure : « S’il n’y a pas de dialogue entre Alger et Rabat, ce problème durera encore trente ans. »

    Notes

    (1) Maroc Hebdo International, Casablanca, 9 au 15 décembre 2009.

    (1) Maroc Hebdo International, 25 septembre au 1er octobre 2009.

    (2) L’Expression, Alger, 20 septembre 2008.

    (3) La Gazette du Maroc, Casablanca, 4 mars 2002.

    (4) Aujourd’hui le Maroc, Casablanca, 1er septembre 2008.

    (5) Maroc Hebdo International, 30 octobre au 5 novembre 2009.

    (6) Maroc Hebdo International, 23 au 29 mai 2008.

    (7) Maroc Hebdo International, 23 au 29 mai 2008.

    (8) El Watan, Alger, 22 mars 2008.

    Source : Le monde diplomatique, 30 déc 2009

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Algérie,

  • Jeune Afrique vole au secours du Maroc

    Jeune Arique a été appelé à la rescousse par sun de ses principaux sponsors dans le but de détourner la vérité sur la fermeture de la brèche illégale d’El Guergarate.

    Selon le journal de la françafrique, l’ouverture des prétendus consulats africains serait la principale raison qui aurait poussé le Front Polisario à cette décision. Jeune Afrique tente d’accorder de l’importance à un fait qui n’en a pas puisqu’il s’agit d’un non événement dont le geste est dirigé vers une opinion publique marocaine de plus en plus critique envers la gestion du dossier du Sahara Occidental par les autorités maocaines.

    Selon Jeune Afrique, l’ouverture de ces consulats est une reconnaissance de fait de la souveraineté marocaine. Pourquoi alors le Maroc n’a pas réussi à convaincre son principal allié dans le conflit du Sahara Occidental, la France, à faire de même? Pour la simple raison qu’elle ne reconnaît pas cette prétendue souveraineté, malgré qu’elle porte le Maroc à bout des bras au Conseil de Sécurité des Nations Unies. D’ailleurs, il y a lieu de se demander si l’ouverture de ces consulats apportera un changement quelconque à la situation au Sahara Occidental puisqu’elle est limitée à sa nature de produit destiné à la consommation locale.

    Le magazine des dictateurs africains prétend que « les autorités marocaines ont réagi avec fermeté à cette nouvelle provocation du Front Polisario ». Où est cette fermeté? Le passage est toujours fermé. Malgré le soutien de la France, le Conseil de Sécurité n’en a pipé mot. Incapable de réagir, le Maroc a supplié l’intervention du chef de l’ONU, Antonio Guterres et de la MINURSO. En vain! Dans le même but, son ambassadeur à Nouakchott a sollicité une audience avec le ministre mauritanien des affaires étrangères.

    Le desespoir du Makhzen l’a poussé à faire appel aussi à l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat pour lui venir en aide. Voilà la réalité des faits que Jeune Afrique tente de dissimuler au public marocain.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, El Guergarate,



  • A quoi joue MBZ au Sahara Occidental ?

    OUVERTURE D’UN CONSULAT À LÂAYOUNE OCCUPÉE, APRÉS NORMALISATION DE SES RELATIONS AVEC L’ENTITÉ SIONISTE : À quoi jouent les Emirats arabes unis ?

    C’est dans le communiqué publié par le ministère marocain des Affaires étrangères annonçant, l’engagement de l’armée du Royaume chérifien, dans la coalition de guerre conduite par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, contre le Yémen, que la réponse est donnée sur les raisons à l’origine, de l’annonce par les émirats de l’ouverture d’un consulat, dans la ville Lâayoune, du Sahara occidental occupé, territoire soumis, au processus de décolonisation aux Nations unies (ONU) et à l’Union africaine (UA).

    Ayant rejoint le club des monarchies du Golfe, peu d’années après le lancement du Conseil de coopération des pays du Golfe, le Maroc, qui par la suite a œuvré à son adhésion à l’organisation continentale, l’UA, qui n’a pu aboutir, qu’après avoir accepté de parapher le pacte constitutif de l’UA, lequel atteste la légitimité de l’ensemble des pays membres de cette institution africaine, dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD), membre fondateur de l’UA, Rabat a persisté par ailleurs, à promouvoir et adopter des postures en faveur du fait accompli de sa colonisation depuis, 1975, du Sahara occidental.

    La dernière en date, son annonce, sans surprise d’ailleurs, avec les Émirats arabes unis, de procéder à l’ouverture d’un consulat émirati, dans la ville sahraouie, Lâayoune, sous occupation marocaine, au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU prorogeait le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental. Pour des monarchies qui accourent pour décrocher une place auprès de l’entité sioniste, laquelle a et continue de bafouer les droits des Palestiniens à vivre libres et indépendants sur leur terre et de piétiner la légalité internationale, qui mieux des Emirats arabes unis d’ouvrir un consulat dans les territoires occupés du Sahara occidental. À moins d’un mois, en effet, du spectacle donné, à partir de la Maison Blanche, par le Premier ministre sioniste Benyamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères émirati, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, sous l’égide du président américain, Donald Trump, en attendant de voir l’ouverture d’un consulat émirati en Palestine occupée, le prince Mohamed Ben Zayed annonce l’ouverture d’un autre, non dans un État indépendant, mais, au Sahara occidental, à Lâayoune, encore sous occupation marocaine, en raison de la non tenue à ce jour, du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

    Pour revenir au communiqué précité du ministère marocain des Affaires étrangères expliquant la participation de l’armée marocaine, bien sûr sans contrepartie, dans la guerre contre le Yémen, livré par les monarchies du Golfe, il est indiqué que « le Royaume du Maroc a décidé d’apporter toutes les formes d’appui et de soutien à la coalition dans ses dimensions politique, de renseignement, logistique et militaire », lit-on. Soutien qui s’est articulé, depuis le début de la guerre contre le Yémen, dans « la mise des Royales Air Forces stationnées aux Émirats arabes unis frères à la disposition de cette coalition » de guerre féroce contre le peuple yéménite.
    Ne consentant pas davantage d’efforts dans la promotion de son occupation au Sahara occidental, le Maroc suit, dans le fond, au pas, la démarche de l’entité sioniste, visant au non établissement de l’État palestinien souverain avec pour capitale El Qods.

    Au moment où l’entité sioniste annonce en grande pompe l’établissement de relations avec des monarchies arabes, dont le Maroc a été cité, par des responsables israéliens et la presse de l’entité sioniste, Rabat plagie Israël, dans son annonce de l’ouverture de consulats de monarchies et de quelques pays africains, dans des villes sahraouies encore sous occupation marocaine alors que l’ensemble des pays à travers le monde, même les alliés de Rabat dans sa colonisation, ne lui reconnaissent aucune souveraineté. Pensant en empruntant ce type de procédé, relevant d’actions tactiques, sans grand impact sur la nature et les caractéristiques du conflit qui l’oppose au représentant unique et légitime du peuple sahraoui, le Front Polisario, avec lequel elle a sous les auspices de l’ONU, négocié et est appelé à négocier pour le règlement pacifique, de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU, Rabat comme Israël persistent à ignorer les enseignements de l’Histoire, « le colonisateur peut gagner tactiquement mais pas stratégiquement », Rabat pense dur comme fer, qu’elle peut faire l’exception de se maintenir, alors que des puissances ont été forcées, par la lutte des peuples pour leur indépendance, à se soumettre à la volonté et la force du cours de l’Histoire, sonnant la fin des systèmes coloniaux.

    Pour les Emirats arabes unis, qui ouvriront mercredi prochain, leur consulat, à Laâyoune occupée, son rôle dans la région nord-africaine comme sur la scène arabe n’est plus à démontrer, comme leur partenaires dans le club des Monarchies arabes. Assumant le rôle qui lui est attribué par les puissants de ce monde, notamment les Etats-Unis, étant un outil, pour traduire les politiques occidentales, bouleversés par la crise économico-financière en 2008, engendrant des conflits et des tensions dès 2011, Libye, Syrie, Yémen, Les Emirats alimentent, notamment par des financements de plans de déstabilisation de pays et de régions, d’ Afrique du Nord et Arabes. Il est à se demander ce que cherchent Abu-Dhabi et ses employeurs, à vouloir s’incruster davantage dans notre région, nord-africaine, plongée en raison de leurs ingérences et interventions militaires, dans des tensions, des guerres et le chaos, pour ne citer que la Libye, au moment où des médias font état aussi de présence de base militaire émiratie, en Mauritanie.

    Karima Bennour

    OUBI BOUCHRAYA BACHIR, REPRÉSENTANT DU FRONT POLISARIO EN EUROPE :

    «Le Maroc ne jouit d’aucune souveraineté sur le territoire du Sahara occidental »

    Le représentant du Front Polisario chargé de l’Europe et de l’Union européenne, Oubi Bouchraya Bachir, a affirmé que le Maroc «viole d’une manière flagrante» dans sa démarche à inciter des pays à ouvrir des «consulats» dans les villes sahraouies occupées. Intervenant dans une émission sur la radio britannique BBC consacrée au Maroc et de son occupation du Sahara occidental, avec l’implication de pays par l’ouverture de «consulats» dans les villes occupées du Sahara occidental, Bachir Oubi Bouchraya a fait savoir que «cette démarche est une violation flagrante de toutes les lois, y compris le droit international » lequel inscrit le Sahara occidental, « territoire non autonome, en raison de l’occupation militaire marocaine» sans manquer d’ajouter, que «la politique prônée par le Maroc constitue également une violation des accords internationaux de Vienne régissant les relations diplomatiques et consulaires internationales» a-t-il précisé.

    Bachir Oubi Bouchraya a indiqué que «le Maroc continue ses violations des lois de l’Union africaine (UA) et de son acte constitutif qui reconnaît la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et atteste de sa souveraineté et de son intégrité territoriale». Pour le responsable sahraoui, l’ouverture de «consulats» dans les territoires sahraouis occupés intervient, a-t-il souligné « à un moment où le droit européen était très clair » notamment dans la décision de La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), affirmant que « le Maroc ne jouit d’aucune souveraineté sur le territoire du Sahara occidental considéré comme territoire distinct et séparé du Royaume du Maroc».
    K. B.

    Le Courrier d’Algérie, 1 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Emirats Arabes Unis, Consulats, Israël, normalisation, Etats-Unis,



  • Sahara Occidental : Le Polisario décide l’escalade contre le Maroc

    LE POLISARIO DÉCIDE L’ESCALADE EN PREMIÈRE RÉACTION À LA NOUVELLE RÉSOLUTION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

    Dans sa première réaction à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui annonce la prorogation d’un an de la mission de la «MINURSO» des Nations unies au Sahara occidental, pour expirer le 31 octobre 2021,le Front de libération de Saguia El Hamra et Oued Ed-Dahab (le Polisario) a décidé l’escalade .

    Le Polisario, qui a menacé il y a des semaines de reprendre les armes ,qu’il avait déposées en vertu de l’accord de cessez-le-feu de 1991, a rapidement répondu à la résolution de l’ONU publiée vendredi soir, affirmant qu’il «continuera à intensifier la lutte de libération nationale face à l’échec des Nations Unies à assurer la mise en œuvre du mandat de sa mission pour le référendum au Sahara Occidental.

    Le Front a ajouté ,dans une déclaration publiée aujourd’hui, samedi, qu’il « ne participera à aucun processus qui n’est pas conforme au mandat que le Conseil de sécurité a établi pour mettre en œuvre la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) en 1991 et qui reste la base du cessez-le-feu et des accords militaires connexes ».

    .Le communiqué a déclaré: «Les manifestations populaires pacifiques et spontanées continues dans toute la région, y compris la manifestation pacifique qui se déroule actuellement devant la brèche illégale marocaine dans la région de Guerguerat, sont une preuve claire que la patience du peuple sahraoui s’épuise face à l’incapacité des Nations Unies à assurer la mise en œuvre de la mission de la MINURSO pour laquelle elle a été créée, il y a près de trois décennies.

    En outre, certains responsables du Front Polisario ont confirmé, à travers des déclarations diffusées par les médias du Front, au cours des dernières heures, que leur patience est à la limite, indiquant clairement la possibilité de retourner à nouveau à l’action armée.

    Anbaa Info

    Source : Adrar Info

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO,

  • Sahara occidental : texte intégral de la résolution 2548 (2020)

    Le Conseil de sécurité reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental

    En adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix pour et les abstentions de la Fédération de Russie et de l’Afrique du Sud, le Conseil de sécurité a prorogé, cet après-midi, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021.

    Aux termes de cette résolution, le Conseil dit appuyer pleinement les efforts du Secrétaire général pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental. Il se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés dans ce processus, en faisant preuve « de réalisme et d’un esprit de compromis ».

    Le Conseil se félicite du fait que la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, tandis que le cessez-le-feu tient toujours et que les parties respectent le mandat de la MINURSO. Tout en rendant hommage à M. Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général, pour avoir imprimé un nouvel élan politique, le Conseil dit attendre « avec intérêt » la nomination d’un successeur, « dans les meilleurs délais ».

    Par cette résolution, les membres du Conseil demandent aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

    Toutes les parties doivent coopérer avec la MINURSO, « y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs », et prendre les mesures pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies, indique encore la résolution.

    Enfin, le Conseil se déclare favorable à l’élaboration d’un « dispositif de gestion de la performance complet et intégré », qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation du personnel des Nations Unies servant au sein des opérations de maintien de la paix, en vue de « sanctionner les résultats insuffisants et récompenser les résultats exceptionnels ».

    Depuis les mesures de distanciation sociale imposées par la pandémie de COVID-19, les membres du Conseil, quand ils tiennent une séance virtuelle, ne votent pas à main levée. Vingt-quatre heures après que leur Président les a informés par courrier de la mise aux voix d’une résolution, ils envoient par courriel leur vote à la Division des affaires du Conseil de sécurité (DACS) qui communique le résultat final au Président, lequel l’annonce par visioconférence, à tous les membres du Conseil, dans les 12 heures.

    Texte du projet de résolution (S/2020/1039)

    Le Conseil de sécurité,

    Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,

    Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019),

    Rendant hommage à Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, et saluant les efforts qu’il a déployés pour organiser le processus des tables rondes, qui a imprimé un nouvel élan au processus politique,

    Attendant avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, dans les meilleurs délais,

    Se félicitant du nouvel élan impulsé par la première table ronde tenue les 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde tenue les 21 et 22 mars 2019, et de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de participer, d’une manière sérieuse et respectueuse, au processus politique engagé par l’Organisation des Nations Unies sur le Sahara occidental afin de trouver des terrains d’entente,

    Encourageant la reprise des consultations entre le nouvel Envoyé personnel et le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à cet égard pour faire fond sur les progrès accomplis,

    Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, basée sur le compromis, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités dévolus aux parties à cet égard,

    Demandant de nouveau au Maroc, au Front POLISARIO, à l’Algérie et à la Mauritanie de coopérer plus intensément les uns avec les autres, notamment en renforçant davantage la confiance, et avec l’Organisation des Nations Unies, ainsi que de participer davantage au processus politique et de progresser sur la voie d’une solution politique,

    Considérant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, ce qui créerait des emplois et favoriserait la croissance ainsi que des possibilités pour tous les habitants de la région,

    Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,

    Rappelant sa résolution 2378 (2017), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que les données relatives à l’efficacité des opérations de maintien de la paix, y compris celles portant sur l’exécution de ces opérations, soient utilisées pour améliorer l’analyse et l’évaluation des opérations des missions sur la base de critères précis et bien définis, et rappelant également sa résolution 2436 (2018), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que soient prises sur la base de mesures objectives de la performance les décisions visant à reconnaître l’excellence des performances ou à inciter à l’excellence et les décisions ayant trait aux déploiements, à la remédiation, à la formation, au gel des remboursements et au rapatriement de personnel en tenue ou au renvoi de personnel civil,

    Rappelant ses résolutions 2242 (2015) et 2538 (2020), dans lesquelles il avait émis le souhait que les femmes soient plus nombreuses dans les contingents militaires et les effectifs de police des opérations de maintien de la paix des Nations Unies,

    Constatant que la MINURSO joue un rôle important sur le terrain, s’agissant notamment d’aider l’Envoyé personnel à trouver une solution politique mutuellement acceptable, et qu’elle doit pouvoir s’acquitter pleinement de son mandat,

    Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur, réaffirmant qu’il importe que soient pleinement respectées les dispositions de ces accords afin de maintenir la dynamique du processus politique au Sahara occidental, et prenant note des engagements souscrits par le Front POLISARIO auprès de l’ancien Envoyé personnel, et se félicitant à cet égard de savoir que, selon l’évaluation faite par le Secrétaire général le 23 septembre 2020, la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, le cessez-le-feu tient toujours et les parties respectent le mandat de la MINURSO,

    Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007 et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement, et prenant note également de la proposition du Front POLISARIO présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,

    Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives et en renouvelant leur engagement en faveur de l’action menée par les Nations Unies en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, et encourageant en outre les pays voisins à contribuer au processus politique,

    Encourageant les parties à poursuivre leur coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de définir et d’appliquer des mesures de confiance susceptibles de susciter la confiance nécessaire à la réussite du processus politique,

    Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,

    Encourageant les parties à persévérer dans les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,

    Se félicitant à cet égard des mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction entre le Maroc et les mécanismes relevant des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies,

    Encourageant vivement à renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, y compris en facilitant des visites dans la région,

    Prenant note avec une vive préoccupation des souffrances persistantes endurées par les réfugiés sahraouis et de leur dépendance à l’égard de l’aide humanitaire extérieure et notant également avec une vive préoccupation l’insuffisance des fonds alloués à celles et ceux qui vivent dans les camps de réfugiés de Tindouf et des risques associés à la diminution de l’aide alimentaire,

    Demandant à nouveau que l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf soit envisagé, et soulignant qu’il convient de déployer des efforts à ce sujet,

    Rappelant ses résolutions 1325 (2000) et 2250 (2015) et ses résolutions connexes, soulignant l’importance de l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies et encourageant une participation pleine, réelle et effective des femmes ainsi qu’une participation réelle et active des jeunes à ces pourparlers,

    Considérant que le statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que les négociations progressent pour que la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliore dans tous les domaines,

    Affirmant son plein appui au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Colin Stewart,

    Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 23 septembre 2020 (S/2020/938),

    1. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021;

    2. Souligne qu’il convient de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara occidental, qui repose sur le compromis, et qu’il importe d’adapter l’action stratégique de la MINURSO et d’affecter les ressources des Nations Unies à cette fin;

    3. Appuie pleinement les efforts que font le Secrétaire général et son nouvel Envoyé personnel pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental, note que l’ancien Envoyé personnel avait l’intention d’inviter le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à se réunir de nouveau selon les mêmes modalités, et se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés, en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, tout au long de la durée du processus, de sorte qu’il aboutisse;

    4. Demande aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts consentis depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités dévolus aux parties à cet égard;

    5. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;

    6. Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés et exhorte les parties à y adhérer pleinement, à honorer les engagements qu’elles ont pris auprès de l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations facilitées par l’ONU ou déstabiliser la situation au Sahara occidental;

    7. Demande de nouveau à toutes les parties de coopérer pleinement avec la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;

    8. Souligne qu’il importe que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique dans la perspective de nouvelles négociations, rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251), selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations, et encourage les pays voisins à apporter une contribution importante et active à ce processus;

    9. Demande aux parties de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de faire avancer les négociations et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019) et le succès des négociations;

    10. Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, à chaque fois qu’il le jugera utile au cours de la période du mandat, et d’inclure dans les six mois avant le renouvellement du présent mandat et avant son expiration, des exposés sur l’état d’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occ idental bien avant la fin du mandat de la Mission;

    11. Se félicite des initiatives lancées par le Secrétaire général pour instituer une culture de la performance dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, et se déclare de nouveau favorable à l’élaboration d’un dispositif de gestion de la performance complet et intégré qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation de l’ensemble du personnel civil et en tenue des Nations Unies qui travaille dans les opérations de maintien de la paix ou les appuie, qui permette la bonne et pleine exécution des mandats et qui prévoie des méthodes complètes et objectives fondées sur des critères précis et bien définis pour sanctionner les résultats insuffisants et récompenser ou reconnaître les résultats exceptionnels, et demande au Secrétaire général d’appliquer ce dispositif à la MINURSO comme indiqué dans la résolution 2436 (2018), prie le Secrétaire général de s’employer à augmenter le nombre de femmes à la Mission et de veiller à ce que ces dernières participent pleinement, réellement et effectivement à tous les aspects des opérations;

    12. Exhorte les parties et les États voisins à collaborer de manière productive avec la MINURSO afin de considérer la manière dont les nouvelles technologies peuvent servir à réduire les risques, à améliorer la protection de la force et à l’aider à mieux s’acquitter de son mandat;

    13. Incite les parties à coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin que des mesures de confiance soient prises et appliquées et notamment à encourager la participation des femmes et des jeunes, et incite les États voisins à contribuer à ces efforts;

    14. Exhorte les États Membres à verser des contributions volontaires ou à les augmenter pour financer les programmes alimentaires, afin de s’assurer que les besoins humanitaires des réfugiés sont dûment pris en compte et d’éviter des réductions dans les rations alimentaires;

    15. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures qui s’imposent pour s’assurer que tout le personnel de la MINURSO respecte pleinement la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles et de le tenir pleinement informé des progrès faits par la Mission à cet égard dans ses rapports, et prie instamment les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police de continuer de prendre des mesures de prévention appropriées, notamment la vérification des antécédents de tous les membres du personnel et l’organisation d’une formation de sensibilisation avant et pendant le déploiement, et de faire en sorte que les membres de leurs contingents qui se rendraient coupables de tels actes aient à en répondre pleinement en ouvrant rapidement des enquêtes conjointement avec la Mission, selon qu’il conviendra;

    16. Décide de rester saisi de la question.

    UN Press release, 30 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO,



  • Sahara Occidental : Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINURSO par 13 voix pour, 2 abstentions

    Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental par 13 voix pour, 2 abstentions

    SC / 14342

    Le Conseil de sécurité a décidé de prolonger d’un an le mandat de l’opération de paix des Nations Unies au Sahara occidental aujourd’hui, les résultats du vote étant annoncés par visioconférence, conformément à la procédure de silence temporaire * adoptée pour la pandémie COVID-19.

    Adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix contre zéro, avec 2 abstentions (Fédération de Russie, Afrique du Sud), le Conseil a prorogé le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021. Il a appelé les parties au différend sur ce territoire à reprendre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi.

    Le Conseil a également rejeté un deuxième projet de résolution, sur le point de l’ordre du jour «Les femmes, la paix et la sécurité».

    Dans le texte de la MINURSO, le Conseil a souligné la nécessité d’une solution réaliste, praticable et durable à la question du Sahara occidental fondée sur un compromis, ainsi que l’importance d’aligner l’orientation stratégique de la Mission et d’orienter les ressources des Nations Unies à cette fin.

    Exprimant son plein appui aux efforts en cours du Secrétaire général et de son nouvel Envoyé personnel pour soutenir le processus de négociations renouvelé, le Conseil a pris note de l’intention de l’ancien Envoyé personnel d’inviter le Maroc, le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et Rio de Oro), l’Algérie et la Mauritanie se rencontrent à nouveau dans le même format. Elle s’est félicitée de l’engagement de ces parties à rester engagées tout au long du processus afin de garantir une issue positive.

    En appelant à la reprise des négociations, le Conseil a demandé aux parties de tenir compte des efforts consentis depuis 2006, ainsi que des développements ultérieurs, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Il a invité les États membres à apporter une assistance appropriée à ces pourparlers.

    Réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les accords militaires précédemment conclus avec la MINURSO concernant un cessez-le-feu, le Conseil a en outre appelé les parties à adhérer à ces accords, à honorer leurs engagements envers l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations ou déstabiliser davantage le situation au Sahara occidental.

    Aux termes d’autres termes de la résolution, le Conseil a demandé au Secrétaire général de tenir des séances d’information régulières sur l’état des négociations pendant la période du mandat; appliquer son cadre de politiques globales et intégrées de performance des opérations de maintien de la paix à la MINURSO; et augmenter le nombre de femmes engagées dans les travaux de la Mission, ainsi que leur participation significative.

    Vassily Nebenzia (Fédération de Russie), Président du Conseil pour octobre, a annoncé les résultats du vote en procédure de silence pour le projet de résolution sur le point de l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», notant que le texte, ayant recueilli 5 voix pour (Chine, Indonésie , Russie, Afrique du Sud, Viet Nam) à aucun contre, avec 10 abstentions, n’a pas obtenu suffisamment de votes affirmatifs et a été rejeté.

    Ce texte aurait amené le Conseil à prendre note avec une profonde préoccupation des obstacles persistants à l’application intégrale de la résolution 1325 (2000) et des résolutions ultérieures sur «les femmes, la paix et la sécurité». Il aurait exhorté les États Membres à assurer et à promouvoir «la participation pleine, égale et significative des femmes à toutes les étapes des processus de paix» et à rester résolus à «augmenter le nombre de femmes civiles et en uniforme dans les opérations de maintien de la paix à tous les niveaux et aux postes clés». .

    En outre, le texte aurait demandé au Conseil d’exhorter les États Membres à faciliter l’intégration et la participation pleines, égales et significatives des femmes tant dans les délégations de négociation que dans les mécanismes mis en place pour appliquer et suivre les accords.

    Le texte, qui aurait également permis au Conseil de reconnaître le vingt-cinquième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, était le résultat du débat public du Conseil sur l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», convoqué jeudi par la Fédération pour commémorer le vingtième anniversaire de l’adoption de la résolution historique 1325 (2000).

    * Les résolutions du Conseil de sécurité sont actuellement adoptées par un vote de procédure écrite au titre des mesures temporaires, extraordinaires et provisoires mises en œuvre en réponse à la pandémie COVID-19, comme indiqué dans une lettre (document S / 2020/253) de son président pour mars (Chine ).

    Pour les médias d’information. Pas un record officiel.

    Source : Reliefweb, 30 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO,

  • Sahara Occidental : Militante sahraouie en état de coma en raison des négligences

    Fatma El Ghalia LEILI- Militante d’avant garde

    Bien connue pour avoir été l’une des premières femmes du mouvement sahraoui de libération nationale, le POLISARIO.

    Née en 1955, elle travaillait à Tan Tan pour sensibiliser les sahraouis sur le besoin de libération, et elle s’occupait aussi de la question des femmes.

    Un de ses frères, Mohamed Lamine Hamed, un des fondateurs du Polisario, avait une position importante au sein de la RASD.

    Fatma El Ghalia est l’un des survivants des effrayants centres secrets de détention.

    Le 27.2.1976, le jour de la proclamation de la RASD, Fatma El Ghalia, son père, sa mère et un frère furent séquestrés par des membres des services militaires, d’intelligence et de sécurité marocains. Elle fut emmenée de Tan Tan où elle habitait à Agdez, un des infâmes centres secrets de détention marocains. Puis ce fut Kela’at Megouna où 28 sahraouis succombèrent en captivité pendant une période de 4 ans environ, dans ce que Hassan II appelait « ses jardins ».

    Un autre frère de Fatma El Ghalia, Mohamed El Bachir, fut séquestré par la police en 1983 et relâché en 1991 en même temps que sa famille. Il fut tué par balle en 1995 dans d’étranges circonstances qui n’ont pas encore été éclairées.

    Après le cessez-le-feu de 1991, Hassan II fut obligé de libérer 380 prisonniers –hommes et femmes-. Fatma El Ghalia fut relâchée à ce moment, en juin 1991, avec ses parents et ses frères. Son père mourut le jour même de sa libération, exténué par 16 ans de tortures.

    La mort de son père bouleversa Fatma El Ghalia de telle façon qu’elle sombra dans la dépression.

    Après sa mise en liberté, Fatma El Ghalia décida de travailler dans la clandestinité.

    Pendant 29 ans, elle a souffert en silence les séquelles mentales et physiques de la torture.

    En août 2020, elle fut emmenée à l’hôpital Sheikh Zaid à Rabat où elle subit deux opérations à cause d’une tumeur cérébrale. Après la seconde opération, elle tomba dans le coma. Elle continue dans le coma depuis 5 semaines. Elle est dans un état critique.

    Sa famille soupçonne de l’attitude négligente de l’hôpital quant aux soins qui lui étaient dus.

    Equipe Media

    El Aaiun – Sahara Occidental Occupée

    30 Octobre 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Fatma El Ghalia Ellili, santé, coma, négligences, hôpitaux marocains,

  • Maroc : La bataille de Mahbes racontée par un journal espagnol

    Le Maroc a perdu un bataillon et quatre cents tonnes d’armes dans la bataille de Mahbes

    A six heures du matin le dimanche 14 octobre, les 1200 hommes qui composent le XIV bataillon d’infanterie RIM des Forces Armées Marocaines, stationné à Mahbes depuis quatre ans, sont secoués dans leur sommeil, ou à l’intérieur des tranchées. , par une grande salve de plans de différents calibres. Avec sa connaissance proverbiale du terrain, le Polisario a réussi à rapprocher ses Land Rover du tir de fusil. Les défenseurs de la ligne de front seront fauchés dans quelques minutes.

    Leurs corps, criblés de balles, certains dans un état avancé de décomposition, reposent toujours au même endroit où ils sont tombés, neuf jours plus tard. Un petit groupe de journalistes, composé de correspondants de la presse occidentale accrédités dans la capitale algérienne, a pu marcher pendant plusieurs heures à travers la ville dévastée, d’où émerge seul l’ancien fort Tercio, presque intact. Les troupes du bataillon marocain qui ont vu leur évasion entravée ont tenté de s’y réfugier. Les combattants sahraouis dégageront complètement toutes les lignes de défense en six heures; quatre heures de plus suffiront pour achever toute résistance dans le périmètre de Mahbes. La journée du 15 sera consacrée à la recherche des alentours à la recherche de ceux qui ont réussi à s’échapper. Certains militaires marocains traverseront le désert sur environ soixante-dix kilomètres avant d’être capturés, et on suppose que plusieurs d’entre eux parviendront à se mettre en sécurité dans la garnison de Zag.

    Mahbes est une ville de mort et de désolation lorsque nous la visitons. La petite escorte qui nous accompagne – une demi-douzaine de sahraouis, armés uniquement de fusils automatiques Kalasnikov – découvre le dédain inhabituel du Polisario face à l’éventualité d’une tentative marocaine de réoccuper la place. Cette hypothèse semble être écartée par le Front qui, en tout cas, contrôle strictement l’ensemble de la périphérie et, s’il est vrai qu’il a préféré ne pas s’installer dans la localité elle-même, cela tient principalement au fait que, s’il le faisait, il constituerait une cible trop facile pour les avions marocains F-5 et Mirage F-1, venus régulièrement bombarder l’endroit.

    Nous avons personnellement dénombré 132 cadavres marocains; plus de la moitié sont blottis au fond des tranchées; d’autres sont dispersés dans toute la ville. Entre la dernière ligne de défense et le centre de Mahbes, nous rencontrerons plus d’une dizaine de morts: des hommes dont les traits, quand ils peuvent encore être reconnus, dénotent la jeunesse qu’ils possédaient et qui a été tronquée en quelques minutes. Le spectacle est insoutenable et la puanteur qui émane des corps est épouvantable. L’un des journalistes ne pourra pas éviter d’être emprisonné par de profondes nausées, ce qui l’amène à vomir sur le sol.

    Les hommes du 14e bataillon royal d’infanterie marocaine sont démoralisés. C’est l’impression tirée du contenu de nombreuses notes personnelles qu’ils ont rédigées et qui ont été récupérées par le Polisario. Les journalistes ont également lu une centaine de documents, tous avec l’indication de secret et très secret, envoyés au chef de la place, le colonel Mohamed Chamsseddin, par le haut état-major, l’état-major des FAR , l’état-major général avancé d’El Aaiún et d’autres dépendances officielles.

    Drogues, homosexualité et désertions

    Dans l’un de ces documents, daté de Rabat et envoyé par l’état-major, la garnison est alertée de la résurgence du trafic et de la consommation de drogue parmi les forces marocaines installées au Sahara occidental. Sur le côté, il y a une annotation qui dit: «Comme l’une des affaires les plus criminelles, nous citons celle du caporal Mohamed Bujari, qui a été découvert en photographiant un groupe de soldats faisant du kif avec des membres du 2e RIM … ». Diverses notes de service concernent les défauts. L’un d’eux, signé à Mahbes, le 27 mars 1979, par le sergent Ali Hadir, évoque la « disparition » du soldat de seconde classe El Jonssi …, « qui a quitté son poste de gardien du dépôt de munitions ».

    L’un des documents capturés par le Polisario est la copie d’un message, reçu à Mahbes le 17 juillet 1979, envoyé par l’état-major, particulièrement significatif de l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les hauts responsables à la veille du sommet africain. de Monrovia. Le texte se lit comme suit: «Nous savons que, profitant de la présence de Sa Majesté le Roi au sommet de l’OUA, les rebelles ont décidé d’intensifier leurs attaques contre des localités qui, parce qu’elles sont connues, peuvent susciter l’intérêt international. Les cibles spécialement assignées sont Tan-Tan, Tarfaya, Laayun et toutes les villes au nord d’Uarkziz. »

    Des descriptions faites des circonstances de l’attaque, par les cinquante prisonniers marocains présentés avant la visite de Mahbes, il est possible de déduire que le Polisario avait une concentration de forces importante, peut-être de l’ordre de 2 000 à 3 000 hommes.

    Une arme puissante

    Mais, pour ce qui est des armes, les prisonniers eux-mêmes admettent que la garnison en avait beaucoup et qu’elle était supérieure à celle utilisée par les assaillants. La place avait une escouade de voitures blindées, composée de huit AMX (seulement quatre d’entre eux étaient dans la ville au moment de l’attaque), une escouade d’artillerie lourde et un groupe de soutien spécial composé de batteries de roquettes sol-sol. des types TOW, fabriqués par la firme américaine Hughes, et SAM-9, de fabrication soviétique.

    Le Polisario a voulu démontrer, en attaquant et en occupant Mahbes, l’inefficacité de l’aviation marocaine, puisque le terrain sur lequel se trouve la garnison – complètement plat – facilite l’intervention éventuelle de l’armée de l’air. Mais ni le Mirage ni le F-5 ne pouvaient changer le cours des événements. Mahbes est tombé en l’espace d’une seule journée, bien que des combats sporadiques se soient poursuivis, dans certains secteurs, pendant plus de 36 heures. Le colonel Chamsseddin n’était pas sur les lieux; son adjoint, le capitaine Mohamed Sakka, s’étant convaincu qu’il n’obtiendrait pas les renforts qu’il avait demandés à Zag, s’enfuirait, avec d’autres officiers, dans l’une des voitures blindées.

    Plus de quatre cents tonnes d’armes diverses, dont, complètement intact, un missile TOW nord-américain et son système de tir complet, ont été récupérées par le Polisario. Mahbes avait une valeur symbolique pour les Sahraouis. Dans cette ville non seulement un important détachement de forces nomades s’est installé dans le passé, mais l’embryon de la première administration sahraouie s’y est installé et le Conseil national sahraoui a été créé, composé d’une majorité de membres de l’ex-Yemaa. Les forces marocaines ont abouti à Mahbes à l’occupation de tout Seguiet el Hamra.

    La localité constitue un verrou important de l’axe théorique Tindouf-Smara et sa perte rend toute la partie sud du territoire marocain encore plus précaire que par le passé. Très peu de points de résistance subsistent pour le Maroc dans la partie nord du Sahara occidental. À l’exception du triangle Aaiún-Bu-Craa-Smara, il n’y a que des garnisons situées à Bojador, Guelta-Zemur et Bir-Enzaram. Au lieu de cela, tout le nord-est de la zone est contrôlé par le Polisario.

    Les Sahraouis montrent un grand mépris pour ce que nous considérons comme des normes de sécurité élémentaires, mais qui, dans leur cas, n’ont aucune signification. La guerre du Sahara est clairement déjà passée dans une phase horizontale très éloignée de la guérilla. Leurs objectifs sont l’attaque et la conquête de grandes garnisons, et le nombre de celles qui restent au Maroc diminue rapidement.

    * Cet article a paru dans l’édition imp rimée du dimanche 28 octobre 1979

    Source: El País, 28 octobre 1979

    Tags: Sahara occidental, Front Polisario, Maroc, Mahbes, bataille,