Étiquette : frontières

  • L’interminable « invasion » marocaine (média espagnol)

    L ‘«invasion» marocaine qui ne s’arrête pas

    Ces derniers jours, nous continuons de voir comment des dizaines de Marocains arrivent dans notre ville par la mer, soit à la nage, soit à bord de différents types de bateaux.

    Et ils le font en sachant que plus tard ils restent à Ceuta du fait qu’ils ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays d’origine en raison de la fermeture de la frontière avec le Maroc puisque ce pays, parmi de nombreuses autres excuses, refuse d’admettre ces personnes à travers le passage de la frontière.

    Nous ne savons pas si c’est une nouvelle « stratégie » marocaine pour étouffer notre ville ou si les Marocains le font en fuyant la misère qui envahit de nombreuses régions de ce pays. En tout cas, Ceuta est une fois de plus celle lésée par cette « invasion » de Marocains illégaux.

    Le gouvernement national doit prendre acte de ce qui se passe et promouvoir des mesures drastiques car, sinon, Ceuta deviendra un deuxième Maroc.

    Tags : Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, migration, coronavirus, covid 19, frontières,

  • Maroc : Des milliers de citoyens déçus par la prolongation de la fermeture des frontières

    L’aspiration de milliers de Marocains s’estompe

    La prolongation de l’état d’alarme dans le pays alaouite jusqu’au 10 novembre accroît la possibilité que ses frontières avec l’Espagne ne rouvriront pas pour le reste de l’année.

    La prolongation, pour un autre mois, de l’état d’alarme au Maroc, connue ces derniers jours, a fait disparaître les espoirs de milliers de citoyens du pays voisin qui vivent en Espagne et qui ont déjà accumulé sept mois sans pouvoir rentrer chez eux. lieu d’origine.

    Le 14 mars, la fermeture de ses frontières a été décrétée avant le début de la pandémie de coronavirus, tentant par tous les moyens que le pays était isolé par terre, mer et air, à l’exception des services essentiels, comme cela se produit sur la ligne entre Algeciras et Tánger Med pour le transport de marchandises.

    Après les mois les plus durs et l’arrivée de l’été, il semblait que l’assouplissement des mesures adoptées par des pays européens comme l’Espagne, la France ou l’Italie allaient également se poursuivre en Alaouite, cependant, l’alerte a été prolongée d’un mois. un mois, jusqu’au 10 octobre, date de la fin du dernier mandat, bien que les autorités sanitaires aient une fois de plus conseillé que les limites restent étroitement fermées pendant au moins 30 jours de plus.

    Pendant tout ce temps, outre la programmation des rapatriements depuis l’ambassade en Espagne, les frontières n’ont été ouvertes, depuis la mi-juillet, que grâce à la reprise des liaisons aériennes et maritimes avec seulement deux villes spécifiques, Gênes, en Italie, et le français de Séte, laissant les ports espagnols tels que Tarifa, Malaga ou Almería sans communication, en plus du plus utilisé, celui d’Algésiras, et les passages terrestres de Ceuta et Melilla, avec les dommages qu’il a causés aux entreprises qui opèrent sur ces lignes, ils n’ont pas pu compter chaque été sur les bénéfices fondamentaux du PEO.

    Cet appareil a été suspendu après 34 ans, de sorte que des centaines de milliers de voyageurs n’ont pas pu traverser de l’autre côté du détroit pour renouer avec leurs familles, même pas à des dates très sensibles pour la communauté musulmane, donc tous Il présage que les frontières resteront fermées pour le reste de l’année, car sinon, il pourrait y avoir un risque de déplacement massif vers Noël, en raison de l’arrêt dans les écoles européennes, ce qui ne semble pas souhaitable. si l’intention est que le virus ne continue pas de se propager.

    Source : El Estrecho digital, 11 oct 2020

    Tags : Maroc, coronavirus, covid 19, pandémie, frontières,

  • Frontière entre l’Algérie et le Maroc

    La frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc est une frontière internationale continue longue 1 601 kilomètres ou 1 559 kilomètres si l’on considère les 42 kilomètres avec le Sahara Occidental comme n’en faisant pas partie.

    La frontière terrestre est fermée depuis 1994.
    Sommaire [masquer]
    1 Historique
    1.1 Avant l’occupation française
    1.2 Période française
    1.3 Depuis l’indépendance
    2 Dispute frontalière
    3 Caractéristiques
    3.1 Nord
    3.2 Hamada du Guir
    4 Hamada du Draâ
    5 Références
    6 Liens externes

    Historique

    Avant l’occupation française

    1557, Hassan Pacha repousse les attaques de Mohammed ech-Cheikh sur Tlemcen avant de le faire assassiner pour faire respecter la frontière entre le royaume Saadien et la Régence d’Alger au niveau de l’Oued Moulouya. Cette frontière sera respectée pendant plus d’un siècle avant que Moulay Ismaïl ne réussisse a étendre son territoire jusqu’à la Tafna pour une courte période puisqu’il sera battu en 1663 par le dey Hadj Chaâbane qui le contraint de conclure la paix.
    1795, le sultan alaouite Moulay Sliman entreprit de reconquérir Oujda, le bey d’Oran n’y opposa pas de résistance et la frontière est définitivement fixée à l’oued Kiss.

    Période française

    Frontière entre le Maroc et l’Algérie en 1963La frontière moderne entre l’Algérie française et le Maroc a été définie la première fois le 18 mars 1845 par le traité de Lala-Maghnia suite à la bataille d’Isly remportée par le Maréchal Bugeaud. Ce traité concernait le nord de la frontière jusqu’à Teniet-Sassi à 120 kilomètres de la méditerranée, le sud n’ayant pas encore été colonisé par les français.

    En 1903 le Général Lyautey fonde Colomb-Béchar poste avancé face au Maroc et les luttes du Cheikh Bouamama. Les autorités marocaines affirment que Béchar a été construite sur leur territoire.

    1912 une nouvelle limite administrative dite ligne Varnier est établie entre Figuig et Tiberiatine.
    La région de Tindouf est conquise par les français en 1934 elle est aussi réclamée par le royaume du Maroc.

    Depuis l’indépendance

    Le « Grand Maroc » revendiqué par l’Istiqlal1956, Allal El Fassi dirigeant de l’Istiqlal énonce sa théorie du Grand Maroc et affirme les revendication sur le Touat, Béchar et Tindouf.

    6 juillet 1961, accord entre Hassan II et Ferhat Abbas président du GPRA stipulant que les revendications marocaines seront discutées le lendemain de l’indépendance de l’Algérie.

    Du 1e octobre au 5 novembre 1963, la guerre des sables. Trêve signé à Bamako.

    Mai-juillet 1966, incidents suite à la nationalisation des mines de Gara Djebilet par l’Algérie.

    15 janvier 1969, Signature du Traité d’amitié de bon voisinage et de coopération d’Ifrane[1].

    Juillet 1970, mise en place d’une commission mixte de bornage.

    15 juillet 1972, signature entre le président algérien Houari Boumediene et le roi du Maroc Hassan II de l’accord frontalier décidé par convention un mois plutôt.

    17 mai 1973, ratification du traité par l’assemblée algérienne.

    28 mai 1992, la chambre des représentants du royaume chérifien ratifie a son tour le traité de 1972 délimitant la frontière avec l’Algérie.

    1994, suite à décision marocaine d’imposer le visa au ressortissants algériens, l’Algérie ferme ses frontières avec le Maroc.

    2004,samedi 31 juillet 2004 l’accès au territoire marocain n’est plus soumis aux formalités de visa suite à une décision prise sur hautes instructions du roi, Mohammed VI .

    2005 le visa d’entrée en Algérie, est levé . Cette décision intervient plus de huit mois après que le souverain chérifien (le 30 juillet 2004 ), Mohammed VI, eut annoncé la suppression du visa pour les Algériens désirant se rendre au Maroc.

    2008 le Maroc souhaite une normalisation avec l’Algérie.

    Dispute frontalière

    La dispute frontalière au nord est due aux interprétations différentes qu’en font les algériens et les marocains. Pour le Maroc la frontière naturelle se situe au niveau de l’Oued Tafna alors que pour l’Algérie elle se situe à l’Oued Moulouya, les deux fleuves étant distant de 100 à 150 kilomètres l’un de l’autre.

    Caractéristiques

    Nord

    La frontière entre le Maroc et l’Algérie débute au nord par l’Oued Kiss sur prés de 48 kilomètres jusqu’à quelques kilomètres du poste frontière de Zoudj Baghel entre les villes de Oujda (Maroc) et Maghnia (Algérie). Il commence a son embouchure sur la Méditerranée en séparant les villes de Saïdia (Maroc) et Marsa Ben M’Hidi (Algérie).

    Après le contournement de ville d’Oujda, la frontière retrouve un obstacle naturel avec les massifs de Beni Snous et Beni Bou Saïd qui s’étendent à l’est côté algérien.

    Après un tracé plus ou moins rectiligne, La frontière épouse en partie les courbes de l’Oued Bou LArjam dans la vallée aride du Chott El Gharbi (lac salé) dans la Wilaya de Naâma. Elle se prolonge avec d’un côté la plaine aride côté marocain et et la plaine steppique côté algérien.

    Hamada du Guir

    Ensuite ce sont les Monts des Ksours contreforts de l’Atlas Saharien qui servirons de frontière naturelle à l’exception de l’enclave formée par la région de l’Oasis de Figuig.
    Un lignage Est-Ouest de près de 160 km de long au nord de Béchar jusqu’à l’Oued EchChair le long duquel elle descend plein sud sur une quarantaine de kilomètres jusqu’à l’Oued Guir.

    Hamada du Draâ

    Elle repart de façon linéaire sur un axe Est-Ouest sur près de 80 kilomètres avant de repartir plein sud à travers le Hamada du Guir. La frontière est matérialisée par un léger massif côté algérien et par les dunes de la Marzouga côté marocain.

    Ensuite sur près de 200 kilomètres sur un axe Nord-Est – Sud-Ouest le long des contreforts rocheux du Hamada de la Daoura jusqu’à Dayet Ahrbor et la Vallée du Draâ.

    C’est l’Oued Draâ qui 380 kilomètres durant prolongera la frontière jusqu’au point méridien 8° 40′ ouest.

    Enfin pour finir la frontière descend sur 158 kilomètres (dont 42 avec le Sahara Occidental) le long de la ligne située par 8° 40′ ouest.

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, frontières, colonisation, 

  • Le Maroc rouvre ses portes aux touristes

    Selon le site Travel Daily Media (TD), les autorités marocaines ont décidé d’assouplir les mesures concernant les frontières dans le but de permettre aux visiteurs internationaux de se rendre au Maroc, y compris les touristes britanniques.

    L’Office national du tourisme marocain (MNTO) a confirmé qu’à partir du 1er octobre, les voyageurs qui n’ont pas besoin de visa peuvent entrer dans le pays sur présentation d’un test PCR Covid-19 négatif fait dans les 72 heures avant le départ. Les passagers doivent également présenter soit une invitation émise par une société marocaine, soit une réservation d’hébergement pour la durée de leur séjour. « Le Maroc ne figure actuellement pas sur la liste des corridors de voyage FCO de l’Angleterre’, indique le site.

    A cet égard, TD signale que « le Maroc est actuellement desservi par deux compagnies aériennes du Royaume-Uni – Royal Air Maroc opère de Londres Heathrow à Casablanca trois fois par semaine, tandis qu’Air Arabia part de Londres Gatwick à Tanger deux fois par semaine ».

    Jamal Kilito, directeur du MNTO pour le Royaume-Uni et l’Irlande, a déclaré: «Alors que nous sortons de la pandémie, nous sommes impatients d’accueillir les voyageurs britanniques et irlandais au Royaume du Maroc où ils pourront vivre une expérience touristique vraiment exceptionnelle en toute tranquillité. Avec des mesures de santé et de sécurité sécurisées en place, nous sommes convaincus que nous pouvons reconstruire notre industrie du tourisme et offrir aux voyageurs le chaleureux accueil marocain dont ils ont toujours bénéficié.

    D’aprés la même source, les atouts du Maroc sont l’authenticité et la diversité au même temps qu’il « offre aux voyageurs l’occasion de découvrir une culture chargée d’histoire ».

    Parmi les destinations phares citées par Today Travel, on trouve Marrakech, Agadir et Fès. « Le pays offre aux visiteurs des expériences accessibles dans le désert, des randonnées dans les montagnes de l’Atlas, de nombreuses plages et sports nautiques, ainsi que de la détente et des paysages pittoresques, le tout avec en toile de fond les meilleures normes sanitaires et sanitaires », conclue-t-il.

    Tags : Maroc, tourisme, coronavirus, covid 19, voyages, frontières, Royaume Uni, 

  • Algérie : La réouverture des frontières n’est pas à l’ordre du jour

    La réouverture des frontières du pays, fermées depuis 7 mois à cause de la pandémie du coronavirus (Covid-19), n’est pas à l’ordre du jour, ont indiqué des membres du Comité scientifique de l’évaluation et du suivi de la pandémie de la Covid-19 en Algérie.

    Des membres du comité scientifique ont expliqué que la décision du maintien de la fermeture ou de l’ouverture des frontières du pays «ne relève pas des prérogatives» du Comité scientifique qui est «un conseil consultatif».

    «Notre rôle se limite à valider les protocoles sanitaires des différents secteurs qui présentent leurs plans à notre instance au niveau du ministère de la Santé pour accompagner le déconfinement et permettre la reprise des activités. Comme c’était le cas pour plusieurs secteurs, notamment l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, les activités sportives, etc.», ont-ils relevé. Ils sont unanimes à dire que «la question de l’ouverture des frontières du pays est une décision politique qui émane du gouvernement.»

    «Pour le moment, aucun protocole sanitaire n’est présenté au conseil scientifique pour organiser cette réouverture aux niveaux national et international», ont fait savoir ces membres du Comité scientifique. «La réponse sera scientifique et non politique».

    Lors d’une entrevue avec des responsables de médias nationaux diffusée le 20 septembre sur l’ENTV, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait déclaré que «la réponse à cette question sera scientifique et non politique.» «Elle sera étudiée avec nos experts et spécialistes de la santé (…). Certains pays, d’Europe notamment, qui ont pris cette décision de procéder à l’ouverture de leurs frontières suivant un programme qu’ils ont établi, ont été obligés de reconfiner à nouveau certains secteurs. Et il faut savoir qu’un retour au confinement est très dangereux, pas uniquement pour l’économie, mais aussi sur l’état d’esprit des citoyens», avait-il expliqué.

    De son côté, le ministre de la Santé et président du Comité scientifique, le Professeur Abderrahmane Benbouzid avait indiqué le 18 septembre sur le plateau de la chaîne Canal Algérie que la décision de la réouverture des frontières était une mesure souveraine. «C’est une décision à l’échelle du pays et on ne peut pas la réduire à un avis du Comité scientifique», avait précisé le ministre, en poursuivant : «la décision de maintenir les frontières fermées est une décision sage, c’est ce qui nous a préservé et nous a permis de maintenir cette situation».

    «Pour le moment, aucune date ne peut être fixée» «Pour le moment, aucune date ne peut être fixée. L’État a le devoir d’assurer à sa population la santé et la sécurité. Et c’est dans cette optique que l’État veille à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays et dans le monde et écoute le comité scientifique», avait-t-il expliqué, en ajoutant : «nous ne voulons pas prendre des décisions hâtives, dont les conséquences entacheront la crédibilité de l’État».

    «Cette décision a plusieurs aspects et elle n’est pas uniquement liée au secteur de la santé (…). Si nous allons permettre dès maintenant la circulation des avions et des personnes, nous ne pourrions pas tout contrôler», avait argumenté Benbouzid, en précisant que «ce n’est qu’après l’amélioration de la situation sanitaire dans le monde et pas uniquement chez nous, que nous allons étudier cette question, puisque le rôle du comité scientifique n’intervient qu’après la décision des pouvoirs politiques, qui nous demanderons un avis scientifique sur cette question (…).»

    Y. D.

    L’Echo d’Algérie, 1 oct 2020

    Tags : Algérie, frontières, réouverture des frontières, coronavirus, covid 19, confinement, déconfinement, vols, voyages, 

  • Les vérités qui désarçonnent le Maroc

    « L’Algérie mène une vaste opération d’espionnage téléphonique ciblant des citoyens marocains de la région d’Oujda ». Cette opération serait menée à partir d’un centre d’écoute high-tech de la base navale de Mers El Kebir. « Les sahraouis dans les camps de Tindouf ne sont pas des réfugiés, mais une population séquestrée par l’armée algérienne »…

    Ce sont là quelques affabulations des médias marocains, qui mènent sous l’impulsion du makhzen une campagne de dénigrement sans pareille de l’Algérie. S’ajoute à ces élucubrations, le récent dérapage du consul marocain à Oran qui qualifia l’Algérie de « pays ennemi ».
    Le mensonge et la manipulation des médias marocains ont atteint leurs paroxysmes quand l’Afrique du Sud, président en exercice de l’Union Africaine, a réaffirmée son soutien à l’exercice du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination lors de la réunion du Conseil de sécurité consacrée au Sahara occidental du 9 d’avril dernier. Une position qui ramènera le front Polisario à rendre hommage à l’Afrique du sud à l’occasion de la célébration de la journée de la liberté et la fin de l’apartheid qui coïncide avec le 27 avril. Cet hommage du Polisario au pays de Mandela fera réagir un média du royaume chérifien qui écrira « Le Polisario oublie pour autant aussi que le Maroc est le seul pays sur le Continent Africain qui ait accueilli sur son territoire les plus brillants « révolutionnaires » que le monde ait connu à l’image de Che Guevara en 1959 qui a séjourné à Rabat, Casablanca et Marrakech, ensuite Fidel Castro qui a déjeuné avec le Roi Hassan II à Rabat, puis Mandela qui est resté à Oujda de 1960 à 1962 ». Voilà que le Maroc veut usurper le titre de la Mecque des révolutions acquises par l’Algérie juste après son indépendance. Certes, Nelson Mandela a séjourné à Oujda en 1961, mais pas comme invité de la famille royale. Sur invitation du Gouvernement provisoire de la révolution algérienne (GPRA) le leader sud-africain a séjourné dans un camp de l’armée de libération nationale. De son séjour avec les combattants de l’ALN, Mandela témoigne que c’était le docteur Chawki Mostefai qui « a expliqué que ce genre de guerre n’avait pas pour objectif de remporter une victoire militaire mais de libérer les forces économiques et politiques qui feraient tomber l’ennemi. Il nous a conseillé de ne pas négliger le côté politique de la guerre tout en organisant les forces militaires ». Un an plus tard, le 5 aout 1962 Mandela est arrêté une première fois, puis une seconde fois en 1963. Lors de son procès de Rivonia le 20 avril 1964 et dans sa plaidoirie Nelson Mandela citera le défunt Président Ahmed Ben Bella et l’Algérie parmi les pays africains qui soutiennent la lutte du congrès national africain (ANC) mais à aucun moment il ne cite le nom de Hassan II est du Maroc. Malgré la condamnation de Mandela à la prison à perpétuité, l’Algérie poursuivra son soutien à l’ANC en accueillant ses militants et sous son l’impulsion et le soutien du mouvement des non-alignés, l’ONU décrète un embargo sur la vente des armes à destination de l’Afrique du sud en 1977.
    L’aveu de Mandela
    Après plus de 27 ans de détention Nelson Mandela est libéré le 11 février 1990. Trois mois plus tard, le 16 mai 1990 il effectue une visite à Alger (pas à Rabat). En foulant le sol algérien, il dira que c’est « l’armée algérienne qui a fait de moi un Homme ». Allusion à son séjour dans le camp de l’armée de libération nationale en 1960. En 2004, l’Afrique du Sud reconnait officiellement la RASD.
    Mandela aux côtés des combattants de l’ALN
    Concernant Fidel Castro il y a lieu de ramener sa rencontre avec Hassan II à sa juste valeur. En avril 1963 le leader cubain effectuait une visite officielle en URSS. A son retour de Moscou, Fidel Castro fait escale à Rabat où il déjeune avec Hassan II. Cinq mois plus tard, le Maroc lance une offensive militaire sur Bechar et Tindouf. Fidel Castro et Che Guevara apportent un soutien illimité à l’Algérie. Des armés et des troupes cubaines sont envoyés pour soutenir la jeune armée algérienne qui vient tout juste de sortir d’une terrible guerre d’indépendance. L’agresseur marocain est repoussé hors des frontières de l’Algérie.
    Trois ans auparavant, le premier ministre marocain de l’époque, Abdallah Ibrahim invite Che Guevara, alors ministre cubain des finances, à visiter le Maroc. Les deux personnalités se sont rencontrées à l’ambassade du Maroc au Caire en janvier 1959. Au mois d’aout de la même année, Che Guevara et en compagnie de trois de ses collaborateurs atterrissent à Rabat. Les services de sécurités marocains vont les mettre rapidement en résidence surveillée dans un hôtel à Rabat. Ce n’est que suite à une intervention du Premier ministre marocain Abdallah Ibrahim qu’ils ont été autorisés de quitter l’hôtel. L’ordre de mettre Che Guevara en résidence surveillé serait venu de Hassan II, alors prince héritier. Il deviendra deux ans plus tard, en 1961 roi du Maroc après le décès de Mohammed V. On est bien loin de ce mensonge d’un royaume du Maroc qui accueille les révolutionnaires à bras ouvert.
    Che Guevara a effectué, par contre, deux visites en Algérie. La première le 4 juillet 1963 à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de l’indépendance. La seconde a coïncidée avec la tenue d’un séminaire économique de solidarité afro-asiatique qui s’est déroulé à Alger du 22 au 27 février 1965. Che Guevara était alors ministre cubain de l’industrie et prononcera son dernier discours à cette occasion. En rentrant à Cuba, il démissionnera de son poste de ministre et reprend la guérilla en Amérique latine. Juan Vives, un ancien agent du renseignement cubain écrivait dans ses mémoires que Che Guevara s’intéresser déjà, en 1963, à la libération de Sakiet El Hamra et Oued Edhahab (actuel Sahara occidental) de la colonisation espagnole.
    Le légitime droit sahraoui
    Dès 1963, lors de sa première visite à Alger il s’attela à organiser les militants sahraouis. Quelques-uns, qui parlaient espagnoles, seront envoyé à cuba pour une formation politico-militaire. Des étudiants sahraouis et même des écoliers seront scolarisés à la Havane. C’est ainsi que le Mouvement de Libération du Sahara est créé. Il deviendra le front Polisario le 10 mai 1973. La même année, la lutte armée contre l’occupant espagnole est déclenchée. En 1980, Cuba reconnait la RASD. Le Maroc rompt ses relations avec le pays de Fidel Castro. Il est clair qu’un royaume féodal ne peut attirer la sympathie des mouvements révolutionnaires.
    Début de l’automne 1975, le Président espagnol Francisco Franco agonise. Il est donné à plusieurs reprises pour mort par les médias espagnols. Profitant de la situation, Hassan II lance sa marche verte pour l’occupation du Sahara Occidental le 6 novembre 1975. Le 14 novembre 1975 un accord est signé à Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie. Le retrait de l’Espagne de cette colonie est officialisé. Le Sahara occidental est partagé entre le Maroc et la Mauritanie. Le Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui est exclu de la réunion de Madrid. Quatre ans plus tard, la Mauritanie se retire de la partie qu’elle occupait et reconnait la RASD en 1981. Le Maroc restait seul occupant du Sahara occidental.
    Lors de la tenue du Sommet virtuel des chefs d’Etas et de gouvernements des non-alignés, le 4 mai passé, le Président de la république, Abdelmadjid Tebboune, rappelle la position de principe de l’Algérie concernant la décolonisation et les conflits. Il dira dans son discours « Depuis cette tribune, je lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour se réunir, dans les plus brefs délais, et adopter une résolution appelant solennellement à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités à travers le monde, notamment en Libye, sans omettre la situation dans les territoires occupés en Palestine et au Sahara occidental.
    Il est, désormais, impératif de donner une chance, en zones de conflits, à tous les acteurs pour qu’ils puissent lutter efficacement contre la propagation de la pandémie de Covid-19 ».
    La position de principe de l’Algérie est confortée par une récente étude menée par le département de la recherche du Parlement allemand. Ce rapport conclut à l’existence de « violations substantielle de la quatrième convention de Genève par le Maroc, qui doit être considéré comme une puissance occupante ».
    Par ailleurs et concernant les camps de réfugiés sahraoui de Tindouf, la réponse aux affabulations des milieux marocains hostiles est venue d’organismes et de pays occidentaux. Depuis le début de ce mois de mai, l’union européenne, la Suisse et même la France, soutien inconditionnel de l’occupation du Sahara occidental par le Maroc, ont débloqués des aides financières au profit des réfugiés sahraoui.
    Des gestes humanitaires qui font voler en éclat la propagande marocaine selon laquelle les sahraoui seraient séquestrés par les autorités algériennes.
    En visant l’Algérie par cette campagne de désinformation le Maroc pense qu’il pourrait imposer le fait accompli de sa colonisation du Sahara occidental.
    Et en en tentant de bloquer le processus de négociation de l’Onu visant à trouver une solution juste et conforme au droit internationale, le Maroc ne fait que compliquer la situation dans la région. Une région déjà sérieusement menacée par la situation en Libye, au Mali et la région du Sahel.
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, frontières, 
  • Maroc : campagne de désinformation haineuse

    Une nouvelle campagne de désinformation haineuse a déclenchée au Maroc où des médias instrumentalisés annoncent cette fois l’entrée de l’Algérie dans «une crise économique et financière sans précédant» qui met le pays au bord de la «crise cardiaque».

    Dans une diatribe où s’alignent des chiffres et des «décryptages» d’une rare médiocrité, ces médias tentent «d’analyser» l’impact de la chute du prix du pétrole et ces répercussions sur l’équilibre budgétaire et commercial de l’Algérie «littéralement au bord du gouffre».

    Une terminologie haineuse révélatrice des sentiments insensés que nourrit le Maroc à l’encontre de notre pays ponctue un «décryptage» d’apprenti sorcier qui prédit un risque «d’effondrement dans une situation où le pays doit aussi faire face au défi sanitaire que pose l’épidémie du Coronavirus».

    Cette situation sanitaire mondiale et la chute du pris du baril de pétrole affecte pourtant tout autant ce voisin versé dans la désinformation et l’art de la diversion. Acculé par les tensions sociales et une population rifaine de plus en plus impatiente, le royaume verse régulièrement dans la mise en place de scénarios qui n’ont d’autres buts que de détourner son opinion des problèmes internes auxquels ils sont confrontés.

    Ce nouveau scénario intervient quelques semaines après le rappel de l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire pour consultations suite à l’ouverture, par ce pays, d’un consulat à El-Ayoun, ville du Sahara Occidental sous occupation marocaine.

    L’Algérie avait alors considéré cet acte comme un «mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union».

    Le Maroc semble enfin s’impatienter de l’indifférence dont fait preuve l’Algérie face à ses appels du pied pour la réouverture des frontières. Ses espoirs se sont envolés suite à la déclaration de Abdelmadjid Tebboune qui avant même d’être élu expliquait : «les frontières n’ont pas été fermées en raison du conflit du Sahara Occidental, il faut arrêter de déformer la réalité, cette réouverture est tout à fait possible, un jour ou l’autre, à condition que les autorités marocaines, et non pas le peuple, présentent des excuses au peuple algérien».

    Bourse-dz,  25 mars 2020

    Tags : Maroc, Algérie, frontières, Sahara Occidental,

  • Algérie : Les frontières de tous les trafics

    Malgré un dispositif sécuritaire renforcé, l’Algérie face à de nouvelles menaces

    Publié dans La Tribune le 31 – 07 – 2013

    Par Hasna Yacoub

    Les frontières algériennes sont devenues une passoire pour les contrebandiers.

    Un phénomène qui représente désormais un problème tant sécuritaire qu’économique. Contrebande et trafics en tous genres prennent des proportions alarmantes dans la région frontalière, notamment avec la Tunisie et le Maroc et dernièrement la Libye. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que la presse ne rapporte une information liée au trafic et la contrebande. Tout passe : drogue, carburant, cheptel, produits alimentaires, pharmaceutiques, chimiques… Et ces derniers temps, vu l’instabilité politique et sécuritaire des pays voisins, le trafic d’armes s’est fortement développé.

    Du côté de la frontière Ouest, de grandes quantités de résine de cannabis entrent depuis le Maroc. Durant les quatre premiers mois de l’année, près de 12 tonnes de kif traité ont été saisies par les groupes des gardes-frontière. A travers cette frontière et celle de l’Est, se pratique également le trafic des produits alimentaires et celui du carburant. Un trafic qui saigne le trésor public et ruine l’économie nationale. Le trafic de carburant n’est pas un fait nouveau dans la région ouest mais il s’est aggravé l’été dernier juste après l’annonce par le gouvernement marocain de la hausse des prix à la pompe. Du 1er janvier à la fin du mois de mai 2013, 1,63 million de litres
    d’essence de contrebande en provenance d’Algérie ont été saisis au Maroc, contre 1,281 million de litres durant la même période de l’année 2012, selon le ministre des Finances marocain. Selon la même source, 1 120 véhicules utilisés pour le transport du carburant de contrebande ont également été saisis, contre 1 263 véhicules à fin mai 2012. Du côté algérien, le wali de Tlemcen a indiqué, il y a quelques temps que «l’Algérie a perdu 265 millions de litres de carburant en 2012, l’équivalent de 4 milliards de dinars». Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a affirmé pour sa part que «25% de la production de carburant en Algérie est gaspillée ou exportée illégalement». Et les 25% représentent en fait, comme le révèlera un peu plus tard, le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi «plus de 1,5 milliard de litres qui sont détournés annuellement d’une façon illégale vers l’étranger». Toujours selon le ministre les 1,5 milliard de litres qui sortent du pays d’une manière illégale représentent 1 milliard de dinars tout en précisant que cette quantité de carburant peut faire tourner 600 000 véhicules au delà des frontières du pays.

    Le ministre de l’Energie et des Mines a soutenu que le gouvernement a pris des mesures fermes en collaboration avec les autorités locales des wilayas concernées par ce fléau pour combattre ce phénomène tout en soulignant que tout le monde doit s’y mettre.

    M. Ould Kablia a annoncé dernièrement justement que «le gouvernement a tenu récemment une réunion pour examiner cette situation dans les wilayas frontalières où les locaux sont privés de carburant récupéré par les contrebandiers». Il a ajouté que «Tlemcen, wilaya frontalière du Maroc, consomme davantage d’essence qu’Alger, forte officiellement de plus de trois millions d’habitants». Le mois dernier, les autorités algériennes avaient commencé à rationner l’essence dans la région de Tlemcen en ordonnant aux stations de carburant d’en limiter la vente à 33 litres par véhicule de tourisme et 2 000 dinars par véhicule lourd. Mais ces mesures ne semblent pas avoir découragé les trafiquants qui achètent tout ce qu’ils peuvent comme carburant mettant ainsi la wilaya dans une situation de crise.

    La pénurie du carburant à Tlemcen a alors amené les citoyens à manifester le mois dernier et à dénoncer les activités frauduleuses des «hallaba» (surnom donné aux contrebandiers de carburant). Les habitants de cette wilaya ont exigé des solutions urgentes au manque de carburant et la fin du «règne» des trafiquants d’essence et de gasoil vers le Maroc. En plus du Maroc, le carburant algérien alimente la Tunisie.

    En effet, à la frontière qui nous sépare avec la Tunisie, le trafic de carburant s’est intensifié depuis la révolution du Jasmin. Près de 300 000 litres de carburant ont été récupérés par les gardes-frontière. Selon des chiffres rapportés par les médias, quelques 5 millions de litres de carburant sont «détournés» depuis l’Algérie vers la Tunisie.

    L’autre trafic important, et des plus nuisibles pour la jeunesse algérienne, est celui de la drogue qui passe par la frontière algéro-marocaine. 65 tonnes de cannabis transitent chaque année depuis le Maroc vers l’Algérie, et ce, par la voie de la frontière qui sépare les deux pays. Mais la drogue ne fait pas que transiter par l’Algérie, les narcotrafiquants marocains, armés jusqu’aux dents, tentent chaque année de faire entrer des tonnes de drogue, et ce, dans le but d’inonder le marché algérien. En matière de chiffres, près de 1 000 tentatives d’infiltration de drogue sont enregistrées par an.
    Face à cette grande menace, les autorités algériennes ont mobilisé des milliers de GGF sur cette bande frontalière.

    Une présence très renforcée, avec un équipement très pointu mis en place pour contrôler cette frontière avec le Maroc. Mais cela n’empêche malheureusement pas le trafic. Depuis le début de l’année 2013, les services de sécurité, tous corps confondus, ont saisi près de 30 tonnes de cannabis ! En 2012, les services de sécurité ont saisi, au total, plus de 140 tonnes de kif traité aux quatre coins des frontières algériennes. L’année 2013 risque fort de connaître le même scénario, d’autant que 30 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en seulement quatre mois. La semaine dernière a été révélatrice d’une situation alarmante. A Tlemcen et Adrar, 12 tonnes de cannabis ont été interceptées par les gendarmes. Des saisies record dans un contexte délicat. Il est clair que les réseaux marocains de trafic de drogue agissent, désormais, avec une stratégie plus adaptée au contexte régional.

    En plus des deux frontières Est et Ouest, l’Algérie est appelée à faire face à celle avec la Libye. En effet, depuis que ce pays voisin est entré en guerre civile, la frontière est devenue un véritable baril d’explosifs. Dans ce vaste désert, une grande circulation des trafiquants, des armes et des groupes armés est signalée. Face à cette nouvelle donne, les autorités algériennes ont mobilisé un important cordon sécuritaire. Des milliers de GGF sont stationnés sur plusieurs centaines de kilomètres afin de surveiller la frontière.

    Lors d’un Conseil interministériel (CIM) consacré à la lutte contre la contrebande et présidé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, plusieurs mesures concrètes ont été prises pour renforcer le contrôle dans les zones frontalières concernées par ce fléau qui cause un déficit net de 1 milliard de DA/an à l’économie nationale. Il a ainsi été décidé de combiner les actions entre les Douanes et la Gendarmerie nationale sur les bandes frontalières. Il est annoncé que 3 000 nouveaux agents seront recrutés pour 79 nouveaux postes de douane et de surveillance (PDS) et recevront une formation paramilitaire.

    Décidé à frapper fort, le gouvernement a annoncé la saisie systématique des véhicules à double réservoir pour lutter contre le trafic du carburant. Une autre bataille sera livrée au sein des stations-service où la présence des policiers et des gendarmes est vivement recommandée par le gouvernement. La décision du gouvernement de mettre un terme à la saignée de l’économie algérienne est venue à point car le pays perd énormément d’argent chaque année à cause de la contrebande. Mais pas seulement, aujourd’hui l’Algérie se retrouve entourée de pays instables et agités. Le pays est ainsi confronté à de multiples dangers dont le terrorisme -qui représente le noyau principal-, mais aussi le crime organisé, le trafic d’armes, le trafic humain, et surtout le trafic de cocaïne et de drogue.
    Ce sont-là autant d’éléments qui se répercutent sur l’équilibre sécuritaire de l’Algérie. Il faut alors agir et rapidement.

    H. Y.

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    Tags : Maroc, Algérie, Libye, Tunisie, Mali, frontières, contrebande,

  • Cigarettes: le fumeur marocain paye ses taxes en Algérie

    La contrebande de cigarettes au Maghreb constitue l’un des principaux atouts d’un paysage commercial illicite très large. Une étude récente de la société de services professionnels KPMG a révélé qu’une cigarette sur huit consommée au Maroc en 2016 était commercialisée illicitement.

    Avec 7 millions de fumeurs au Maroc, dont 500 000 mineurs en 2016, le Maroc est l’un des plus gros consommateurs de tabac au monde.

    Alors que le Maroc importe des cigarettes illicites en provenance de ses deux pays limitrophes, le renforcement croissant de la frontière maroco-algérienne a créé une demande importante de produits de contrebande. Le flux le plus important provient toujours de l’Algérie, représentant 65% du total des cigarettes illicites arrivant au Maroc.

    Pour exemple, un paquet légal de cigarettes Marlboro est vendu au Maroc pour 3,38 USD, alors que le même paquet en provenance de l’Algérie coûte 1,91 USD et celui de la Mauritanie revient à 1,35 USD. Le même paquet peut également être exporté illégalement vers la France pour 7,48 USD.

    Le taux élevé de consommation illicite de cigarettes au Maroc est, selon le rapport, une conséquence de plusieurs raisons, notamment la pratique illégale mais normalisée de l’achat et de la revente de cigarettes individuelles. En 2016, 38% de la consommation de cigarettes au Maroc provenait des achats de cigarettes individuelles.

    Sans le commerce illicites du tabac, des recettes fiscales supplémentaires d’environ 143 millions de dollars auraient été perçues au Maroc.

    En fait ces montants sont perçus par le fisc algérien, puisque la SNTA prélève les taxes à la première vente en direction des distributeurs.

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    Tags : Maroc, Algérie, contrebande, frontières,

  • Votre majesté, occupez-vous de vos oignons au Maroc, l’Algérie est une ligne rouge pour vous tous

    Certains médias de nos voisins marocains ne cessent d’attaquer l’Algérie. Des attaques injustes faites de mensonges, de dénigrements et de contre-vérités appelant pratiquement les Algériens à se révolter contre leurs dirigeants.

    Des articles aussi violents que bizarres sont publiés, à tour de bras, dans des journaux et sites, même sur des sites israéliens (Israël-flash) sous des plumes marocaines à l’exemple de ce courtisan nommé F.M qui dit vouloir la « démocratie » pour… l’Algérie.

    Tous ses articles – qui visent l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Il ne fait que dénigrer et fausser la réalité. Au regard de quelques-uns de ses titres ont saisi parfaitement sa « spécialité » : «L’Algérie ; un dragon régional en papier », « À ceux qui attaquent le Maroc », « Une belle déculottée pour le mouvement du 20 février et ses ‘phagocyteurs’», «Dissidence au sein du Front Polisario », « Déliquescence de l’État algérien et provocation d’Alger », « La schizophrénie des généraux algériens envers le Maroc », « Le Maroc en mouvement et l’Algérie dans l’inertie totale », «L’oligarchie militaro-politique algérienne en position critique », etc…

    Il n’y a que le Maroc et ceux qui se font appeler « l’opposition algérienne à l’étranger », sis à Londres, ainsi que quelques critiques ‘d’indépendants’ qui passent leur temps à fustiger ou critiquer « le régime algérien », « le pouvoir des généraux », « la sécurité militaire » et tutti quanti. À la différence que chez les Marocains, transparaît, en plus, une certaine colère. Ces gens-là du Maroc, semblent dire aux Algériens, à chaque fois, « vous accédez à nos demandes et nos désidératas sinon on vous suscite des révoltes ». Comme s’ils en avaient le monopole et la capacité !

    Pour mettre le lecteur au clair, il doit savoir ce qui divise actuellement le Maroc et l’Algérie. En plus des vicissitudes de l’histoire qu’alimentent des clichés que font durer certains, surtout du côté marocain, il y a surtout le Sahara Occidental et l’ouverture de la frontière.

    Le Sahara occidental, que le Maroc occupe depuis 1975, après le départ des Espagnols, est vu par l’Algérie comme un problème de décolonisation dont la solution est l’autodétermination du peuple sahraoui. C’est donc, aux yeux de l’Algérie, conforme à la légalité (au droit international) et légitime (au regard de son histoire coloniale). Là est la divergence fondamentale. Écoutons notre « analyste » : « Alger voit également avec l’arrivée d’un régime démocratique pro-occidental à Tripoli un soutien de poids sur la question du Sahara marocain s’évaporer. » Le Maroc soutient donc ces félons pour ça ?

    La fermeture de la frontière par l’Algérie qui fait suite à l’attentat terroriste, en 1994, commis à l’hôtel Atlas Asni à Marrakech. Le roi Hassan II qui a vite fait d’accuser injustement « les services algériens » – malgré les mises en garde de certains officiels Français – impose, par humiliation, le visa d’entrée pour les Algériens tout en durcissant leurs conditions de séjours sur son territoire. En réponse, l’Algérie ferme carrément la frontière pour bien «les rassurer». Qui est perdant ? Le Maroc dit que c’est l’Algérie. Pourquoi alors cette obsession à demander en permanence son ouverture contrairement à l’Algérie qui temporise en conditionnant cette réouverture « aux [règlement des] problèmes qui ont entraîné sa fermeture» et à «…une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb », selon Zerhouni l’ex-ministre de l’Intérieur.

    En fait c’est bien le Maroc qui reste le grand perdant. Ce sont plus de 2 milliards de dollars/an de perdus ; faites le calcul sur 19 ans ! Environ 40 milliards de dollars de manque à gagner ! Voilà les vraies causes et les vrais motifs qui poussent les Marocains à de tels comportements contre l’Algérie et ses dirigeants. Les visas ont été levés en 2005/2006. Reste plusieurs questions, dont celle liée au Sahara Occidental.

    Toutes leurs critiques tournent autour du « pouvoir algérien », du « Sahara occidental », de « l’ouverture des frontières ». Ce qui est intéressant à dire c’est que toutes les interventions et critiques d’officiels ou de journalistes marocains, à propos de l’Algérie, se fixent toujours sur ces trois thèmes. Vous leur parlerez des « vendanges en Australie », ils s’arrangent pour introduire ces thèmes ! Une obsession maladive où l’on pressent chez eux un sentiment de frustration une envie de régler un compte à l’Algérie à travers leur récurrent souhait d’un chaos et incitation à la révolte. Certains poussent l’indécence jusqu’à nous reprocher d’avoir trop d’argent en incitant, alors, les Algériens à se révolter pour réclamer leur part ! Rien que ça !

    L’Algérie n’est ni un « dragon » ni un « papier »,C’est un territoire, un peuple, une histoire, comme le Maroc. Elle n’est pas en « déliquescence » ou en « inertie totale». Nous ne vivons pas « au seuil de la pauvreté ». Nous avons des pauvres, mais nous n’avons pas l’état de misère, de beaucoup, que nous constatons au Maroc. Observons aussi cette drôle affirmation «l’Algérie vient de confirmer son naufrage amorcé voici près de six décennies » (?!) (c’est-à-dire depuis 1954 le début de la révolution qui serait donc un ‘naufrage’?). S’il y a naufrage, il est immédiat, il ne dure pas « six décennies »; c’est stupide. Sinon on ne serait pas maintenant à subir d’incessantes pressions pour l’ouverture de la frontière afin de ‘booster’ son économie. Même Ban Ki Moon y met du sien.

    Enfin, l’Algérie n’a jamais pratiquée « une course effrénée à l’armement pour intimider son voisin marocain », mais a procédé au renouvellement d’une partie de son armement. Le Maroc a bien acheté des F 16 sans se voir faire des reproches par l’Algérie !

    Avec cette politique malveillante et ces ‘tactiques’ mesquines et puériles, les choses ne seront jamais prêtes d’évoluer vers l’issue que souhaitent les dirigeants marocains. Même dans vingt autres années !

    Djerrad Amar

    Courrier envoyé au journal les échos par Mr Djerrad Amar le 11 avril 2013 à 17h30

    Les Echos de Sidi Belabbès

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, contrebande, drogues, frontières,