Étiquette : Gaid Salah

  • Algérie : Repose en paix Martyr, le flambeau est entre de bonnes mains!

    Par Farid HOUALI

    Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP, était connu pour être un « chef intransigeant » notamment quand il s’agit de l’Algérie. Une Algérie pour laquelle il s’est consacré corps et âme depuis qu’il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale alors qu’il n’avait que 17 ans. Au lendemain de l’indépendance, toujours en uniforme, il continue à servir le pays au sein de l’Armée nationale populaire.

    « Préserver la dignité de l’Algérie, sauvegarder la sécurité de son peuple et protéger chaque parcelle de sa noble terre, sont des missions invariables, voire même sacrées pour l’ANP, qui leur accorde l’importance et l’intérêt requis, et qui s’engage à leur parfait accomplissement, en toutes conditions et circonstances », a souvent souligné dans ce contexte le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP, et vice-ministre de la Défense nationale.

    « Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état- major de l’Armée nationale populaire est un homme qui parle peu, mais qui maîtrise parfaitement les techniques de la communication, lorsque les circonstances exigent son intervention au nom de l’institution militaire », écrivions-nous sur ces mêmes colonnes. En effet, tous s’accordent à dire qu’à l’inverse d’un grand nombre de politiciens dont les discours ont atteint depuis très longtemps le niveau de l’inflation, il ne s’est jamais laissé tenter par le verbiage occasionnel et le bavardage circonstanciel transformés en ligne de conduite par une infime partie d’une classe politique vouant une véritable obsession aux manifestations factices et ostentatoires.

    En confiant au général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, la vice-présidence de la Défense nationale, en plus de l’état-major de l’ANP, le chef de l’Etat n’a fait que répondre de manière inédite à un contexte extérieur non moins inédit. Ahmed Gaïd Salah a dirigé les secteurs opérationnels sud et centre de la 3e région militaire (Béchar) avant d’occuper successivement les postes de commandant adjoint de la 5e région militaire (Constantine), commandant de la 3e région militaire, commandant de la 2e région militaire (Oran) et commandant des forces terrestres. Il avait dirigé en outre l’école de formation des officiers de réserve de Blida.

    Jusqu’au dernier souffle

    Un simple survol de la carte suffit largement pour nous renseigner sur les charges supportées par le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah.

    Á l’ouest, ses hommes interviennent régulièrement dans la lutte contre les narcotrafiquants et procèdent à des saisies record de résine de cannabis provenant du Maroc. Au sud, ses troupes sont chargées de la surveillance d’une bande frontalière longue de plus de 1300 km.

    Au-delà de cette frontière séparant l’Algérie du Mali et du Niger, des bandes criminelles contrôlant le trafic de stupéfiant et d’armes écument des zones dont la superficie est plus grande que celle de certains pays européens. La preuve de leur connexion avec le terrorisme est établie depuis des années. C’est aussi à travers cette frontière que les cartels sud- américains tentent de faire passer de petites quantités de drogue dure, en utilisant les réseaux locaux qui contrôlent l’immigration clandestine. Á l’est, la mobilisation des militaires est quasi permanente en raison de la situation sécuritaire critique prévalant en Libye et qui menace, à l’ombre d’une grave crise politique sans précédent, de se propager en Tunisie. La situation est exceptionnelle et les défis sont énormes.

    Le tout est supervisé personnellement par Ahmed Gaïd Salah. Ni son âge avancé, ni sa maladie, ni encore moins l’étendue du territoire national ne l’empêchaient de parcourir les six Régions militaire et secteur opérationnels et ce, parfois deux à trois fois en un seul mois. Nos militaires reconnaissent d’ailleurs le fait qu’il n’y a jamais eu autant d’exercices militaires que du temps du général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah. « L’efficacité opérationnelle que nous voulons est celle dont les résultats peuvent s’étendre à tous les domaines à l’image de la lutte antiterroriste. Et tant que nous sommes pertinemment conscients que la préparation au combat est l’un des facteurs auxquels on peut compter en matière d’acquisition de la disponibilité requise, je tiens à préciser, aujourd’hui comme j’ai toujours insisté, que l’effort principal et vital consiste en la préparation au combat avec toutes les connotations de ces termes et avec toutes leurs exigences », ne cessait-il de répéter. Autre fait d’armes d’Ahmed Gaïd Salah. Au jour d’aujourd’hui, nul ne peut ignorer la relance de l’industrie militaire jusqu’au point de devenir une référence en la matière. Aussi, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah ne croyait qu’à la perfection de seins de l’ANP. Á cet effet, on ne peut faire l’impasse sur la réouverture des écoles des cadets de la Nation qui constituent le réservoir de l’ANP. Dans ses différentes interventions, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, a souvent mis en exergue la stratégie « clairvoyante » du Haut Commandement de l’ANP visant la formation d’une génération d’élite « capable » d’assumer ses futures responsabilités. Pour ce faire, le Haut commandement de l’ANP a réuni toutes les conditions de vie et professionnelles adéquates qui constituent des outils, voire des exigences impératives qui contribuent assurément à l’aboutissement de l’effort didactique escompté. Les résultats sont là : 548 lauréats des Ecoles des cadets de la Nation de Blida, Oran et Sétif ont enregistré d’excellents résultats avec un taux de réussite de 99.46% au baccalauréat session juin 2019.

    Seul contre tous

    L’Algérie traversait dix mois durant une crise politique, et l’ANP se retrouve encore une fois, malgré elle, un acteur incontournable sur la scène politique nationale. Disons que tout au long de cette période, l’ANP, à l’image de son premier responsable, Ahmed Gaïd Salah, portait un lourd fardeau et l’Histoire a démontré que l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, était présente à toutes les étapes décisives que l’Algérie a connues car ces Hommes portent l’Algérie dans leur cœur, œuvrent à préserver sa sécurité et sa stabilité et valorisent ce qui a été réalisé comme exploits, que ne peuvent nier que les ingrats.

    Ce 26 mars 2019, c’est lui, Ahmed Gaïd Salah, qui sonne la fin de la partie pour Bouteflika. Le chef de l’armée, vice-ministre de la Défense, demande l’application de l’article 102 de la Constitution qui prévoit l’empêchement du président.

    Aujourd’hui, comme souvent réaffirmé, l’ANP faudrait-il le reconnaître, a contribué avec efficacité à surmonter cette phase cruciale que traversait notre pays et à aplanir les difficultés et les obstacles et neutraliser toutes les mines semées par la bande au sein des différentes institutions, partant de sa profonde foi en la noblesse de ses missions, dont elle a fait le serment devant Allah, la patrie et le peuple, de les mener à bien avec engagement et abnégation, quelle que soit l’ampleur des difficultés et des défis. Dans l’exercice de ses missions, l’ANP a la pleine confiance de la nation. Elle y répond et elle y répondra. Ahmed Gaïd Salah, en sa qualité de « premier soldat » de l’ANP, ne manquait aucune occasion de le souligner se montrant ainsi rassurant quant au devenir de la patrie, car, c’est là, toute la question.

    «Le peuple algérien, appuyé par son armée qui l’a accompagné, de manière sincère et constante dans son élan pacifique pour atteindre ses aspirations légitimes…, a accompli d’énormes avancées sur la voie de la concrétisation de la volonté populaire», lit-on dans l’édito de la revue El Djeïch dans son dernier numéro de décembre. L’Algérie est en effet entre de bonnes mains.

    F. H.

    Eldjazaircom.dz

    Tags : Algérie, Gaïd Salah, armée, Hirak, ANP,

  • Algérie : 2019, l’année de toutes les surprises

    A un quelques heures de la fin d’année, beaucoup d’Algériens ne se posent pas la question de savoir où ils passeront le réveillon. Ça sera chez eux. Ils ne feront même pas attention aux douze coups de minuit. D’ailleurs, il n’y en aura pas. Avant, c’est-à-dire dans une autre vie, avant l’émergence du mouvement populaire et ses 45 vendredis de mobilisation, la présidentielle reportée deux fois, les partis politiques, l’Internet et toutes les babioles pratiques qui nous viennent d’Occident, les citoyens s’intéressaient un peu aux fêtes de fin d’année.

    Avec l’arrivée dans nos vies du tsunami politique avec les conséquences que l’on vit, le pays s’en trouve connecté au reste du monde. Les Algériens ne sont pas les seuls à manifester. A Hong Kong, Beyrouth, au Chili, en France et ailleurs, le mode est aux marches hebdomadaires. Toutes ces marches pacifiques que nous avons empruntées aux Occidentaux, pour au final, faire mieux, nous feront toucher du doigt comment les Occidentaux fêtent l’arrivée d’une nouvelle année.

    Mais cela ce sera pour cette année. Avant, dans une autre vie, lorsque le pays était sous sa Chappe de plomb, les Algériens allaient voir ailleurs comment ça se passait, on zappait, un coup en Europe, un autre aux Etats-Unis. Et on découvrait que ça ne servait à rien de voir des types s’amuser comme des fous et sauter au plafond au douzième coup de minuit. Les premières années de l’ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens attendaient devant leurs écrans de télé la mort d’une année dans plusieurs pays du monde. La France, les Etats-Unis, la Russie, le Japon….bien entendu pas de pays africains ni arabes. Sauf que ces dernières années, nous constatons l’entrée de Dubaï dans le cercle fermé des villes «dans le vent».

    Cela dit, ce serait dévoiler un secret de polichinelle que de dire que les Algériens d’en haut on toujours fêté l’événement. Ils le faisaient entre eux dans les appartements de quartiers chics. Ils le font encore dans les grands hôtels. Mais jamais dans la rue. Mais si ! Lorsque ça leur prend de faire un boulevard un trente et un décembre, les Champs Elysée sont à deux heures d’avion seulement.

    En attendant les quelques heures qui nous séparent de l’heure H, tout le monde sait que cette année qui se meurt, aura été historique. Elle a mis les Algériens d’en bas dans la rue et forcé la main à tout un régime, dont les symboles réveilleront en prison. De quoi sera fait 2020 ? Dieu seul le sait. Et pour cause qui pensait, en décembre 2018, ce qu’allait enfanter 2019.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 30 déc 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Hirak, procès, corruption, Gaïd Salah,

  • Algérie : Emouvantes funérailles de Gaïd Salah

    Une foule imposante a accompagné le défunt à sa dernière demeure
    Emouvantes funérailles de Gaïd Salah

    Accompagné par une foule imposante à sa dernière demeure, le général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, décédé lundi suite à une crise cardiaque à l’âge de 79 ans, a été inhumé hier après-midi au Carré des martyrs du cimetière El-Alia, Alger.

    Par Louiza Ait Ramdane

    Avant la mise en terre de la dépouille mortelle d’Ahmed Gaïd Salah au Carré des martyrs au cimetière d’El Alia et après la récitation de la Fatiha, le directeur de la communication et de l’orientation au ministère de la Défense nationale (MDN), le général-major Boualem Madi, a prononcé l’oraison funèbre, mettant en avant les qualités humaines et militaires de son défunt compagnon ainsi que son parcours professionnel. Le général-major Boualem Madi a salué ainsi un héros qui s’est consacré, dès son jeune âge, à l’indépendance du pays et le recouvrement de sa souveraineté nationale avant de consacrer sa riche carrière au service de l’Armée et de la nation. L’enterrement s’est déroulé en présence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’Etat et de l’Armée, des membres du gouvernement, les proches et les compagnons du défunt, ainsi que des citoyens. Vers 15h00, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, remet l’emblème national qui couvrait le cercueil à l’un des fils du regretté Ahmed Gaïd Salah.

    A noter que l’ancien ambassadeur d’Algérie en Tunisie, Abdelkader Hadjar qui assisté à l’enterrement de Gaid Salah a eu un malaise au cimentière.

    Très forte émotion du Président de la République

    Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est recueilli à la mémoire du défunt Ahmed Gaïd Salah au Palais du peuple.

    Vers 7h, la dépouille mortelle du chef d’état-major de l’ANP a quitté l’hôpital central de l’Armée de Ain Naadja. En cortège funèbre, elle est transférée vers le Palais du peuple pour l’ultime hommage. A son arrivée au Palais du peuple vers 7h40, le chef d’état major par intérim, le général major Saïd Chengriha, s’est recueilli à la mémoire du défunt.

    Arrivé aux environs de 8h30 au Palais du peuple pour le recueillement sur la dépouille mortelle du chef d’état- major de l’ANP, le président de la République a eu du mal à contenir son émotion. Il éprouvait des difficultés à retenir ses larmes au moment de réciter la traditionnelle «Fatiha» et lors de la présentation des condoléances aux enfants du vice-ministre de la Défense nationale.

    A 8h28, le Premier ministre par intérim, Sabri Boukadoum, le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, et l’ancien chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, se sont recueillis à la mémoire du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, au Palais du peuple. A 8h35, des membres du gouvernement, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi, se recueillent devant le cercueil de Gaïd Salah. Ils étaient précédés des présidents de l’Assemblée populaire nationale, Slimane Chenane, et du Conseil constitutionnel, Kamel Fenache.

    Le cortège funèbre transportant la dépouille mortelle d’Ahmed Gaïd Salah est arrivé à 13h30 au cimetière d’Al Alia, parmi une marée humaine. Les environs du cimetière étaient noirs de monde, à tel point que le véhicule transportant la dépouille s’est très difficilement frayé un chemin d’accès à l’intérieur du cimetière. La dépouille du chef d’état-major de l’ANP a été mise en terre au Carré des martyrs. Une foule imposante a tenu à accompagner le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire à sa dernière demeure.

    Des citoyens rendent un ultime hommage au défunt

    Des citoyens de toutes les franges de la société, venus de différentes régions du pays, ont rendu, hier au Palais du peuple (Alger), un dernier hommage au défunt général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah. Les citoyens scandaient des slogans en hommage au disparu : «Djich Chaâb khawa khawa wel Gaïd Salah maa ecchouhada». En effet, une foule nombreuse s’est rassemblée tôt le matin devant le Palais du peuple où a été exposée la dépouille du défunt afin de se recueillir en sa mémoire. Drapée de l’emblème national et entourée de gerbes de fleurs, la dépouille d’Ahmed Gaïd Salah a été transportée sur un véhicule militaire.

    Plusieurs citoyens scandaient des slogans en hommage au défunt qui a consacré sa vie au service de l’Armée et de la nation et s’est sacrifié pour la préservation de l’unité et de la stabilité du pays, notamment ces derniers mois où l’Algérie a vécu une grave crise politique.

    De hauts responsables de l’Etat et de l’Armée, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et le chef d’état-major de l’ANP par intérim, le général-major Saïd Chanegriha, ont rendu un dernier hommage au défunt.

    Des membres du gouvernement, des personnalités nationales et des représentants du corps diplomatique étaient également présents pour rendre un ultime hommage au vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP.

    Le Jour d’Algérie, 26 déc 2019

    Tags : Algérie, Gaid Salah, funérailles, hommage,

  • Algérie : Des citoyens saluent le rôle du moudjahid Ahmed Gaïd Salah pour avoir mené le pays à bon port

    Après voir signé le registre de condoléances mis à leur disposition au stand du ministère de la Défense nationale (MDN), à l’occasion de la 28e édition de la Foire de la production nationale, organisée au Palais des exposition des Pins Maritime (Safex), nombre de citoyens, approchés par l’APS, ont affirmé que feu Ahmed Gaïd Salah avait joué un rôle clé dans la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays et la satisfaction des revendications du peuple algérien, en favorisant la solution constitutionnelle pour faire face à la crise politique, ayant mené à l’organisation, le 12 décembre dernier, d’une présidentielle, première du genre dans l’histoire du pays, selon Yacine Medjouj, un ingénieur industriel de Tebessa.

    A ce propos, Omar Bahamid, un médecin de Ghardaïa a déclaré que le défunt était “l’un des symboles de la révolution nationale, grâce à qui l’Algérie a su préserver sa paix et sa sécurité dans les plus sombres jours qu’elle a eus à traverser”. Sans le soutien de Ahmed Gaïd Salah au peuple, a-t-il ajouté, la concrétisation de la volonté populaire ayant mené à l’organisation de la présidentielle n’aurait pu avoir lieu.

    Le même citoyen a dit que le regretté était connu pour “l’amour qu’il portait aux jeunes notamment les compétences capables de relever les défis et de contribuer au progrès du pays”. Un constat que le défunt a fait lorsqu’il accomplissait son devoir national à la deuxième région militaire en 2009, a-t-il ajouté.

    Pour Mustapha Aouragh de la wilaya de Blida, le défunt “a fait montre d’une grande sagesse et clairvoyance dans la gestion de la dernière crise politique, en veillant à consacrer la volonté populaire et à organiser une élection présidentielle qui a permis à l’Algérie de sortir du tunnel sombre”.

    L’universitaire Faïza Bouras de Batna a qualifié le regretté de “symbole et source de quiétude pour les citoyens, à travers les promesses faites au peuple algérien dans ses discours en moment de crise”.

    Mejdoub Tayeb, un citoyen de la wilaya d’Adrar s’est dit très reconnaissant envers cet homme, au regard de ses apports à l’ANP et sa contribution aux efforts de développement des zones frontalières en particulier, rappelant son attachement à “sécuriser les frontières, à assister la population et à lui apporter les soins nécessaires”.

    “Le peuple algérien ne peut que s’enorgueillir du défunt qui veillait à préserver la vie des citoyens et leurs biens dans les conditions les plus difficiles”, a affirmé un autre citoyen de la wilaya de Khenchela.

    Le jeune Rouabah Bilel de Sétif a rappelé “les positions héroïques du regretté notamment dans la préservation des vies des Algériens, la réalisation de leurs revendications légitimes et la consécration de la volonté populaire sur le terrain”.

    En cette triste circonstance, Merouane Kihoul de la wilaya de Djelfa a déclaré: “l’histoire écrira le nom du défunt en lettres d’Or, pour son parcours révolutionnaire et milliaire au sein de l’ANP où il a occupé différentes responsabilités”, soulignant que “le défunt avait tout le mérite dans le professionnalisme de l’Armée, sa contribution efficace dans l’économie nationale et son soutien au peuple”. C’est là, l’une des qualités “des héros fidèles au serment des chouhada et des moudjahidine”, a-t-il soutenu.

    De son côté, Said Safouane de la commune de Maatkas (Tizi Ouzou) a indiqué que “le regretté moudjahid compte parmi les responsables qui sont restés fidèles au peuple, en accompagnant son Hirak pacifique à travers toutes ses étapes jusqu’à la réalisation des revendications du peuple”.

    Par ailleurs, le lieutenant-colonel El Aïeb Abdelkrim de la direction centrale du Matériel au ministère de la défense nationale a affirmé que le défunt Ahmed Gaïd était un père exemplaire pour l’ensemble des personnels militaires”, ajoutant que le défunt était “connu par sa clairvoyance, sa sagesse et son haut sens de nationalisme, aiguisé lors de la glorieuse guerre de libération”.

    Tout au long de sa carrière militaire, le défunt était connu pour son altruisme et le don de soi”. Grâce à ses instructions et son expérience, acquise durant la guerre de libération, nos forces armées en général et nos armes de Matériel en particulier, ont atteint les plus hauts niveaux de professionnalisme”, a-t-il affirmé.

    L’alliacé “armée-nation” a été concrétisée grâce au défunt, a-t-il dit.

    Time of arabs

    Tags : Algérie, Gaïd Salah, Hirak,

  • Algérie: Le business de la démocratie

    Face à l’offre de dialogue pour en finir avec la crise institutionnelle, force est de constater que les partis politiques ne sont pas sur la même longueur d’onde. Certains acceptent le principe et affichent une grande disponibilité à s’inscrire dans le plan présenté par Bensalah, d’autres estiment nécessaire la réunion de préalables, alors que d’autres encore rejettent totalement l’offre et y voient une manœuvre du système pour se redéployer. Cette diversité d’opinion et de positionnement pourrait être vue comme un enrichissement, sauf que l’Algérie est, présentement un pays sans président élu.

    Sans revenir sur les conséquences dramatiques d’un foisonnement partisan stérile, l’on rappellera simplement que le coup de frein apporté à « l’industrie des partis » n’a pas suscité beaucoup de commentaire au sein de la société. C’était quelques personnes, sans doute intéressées, qui criaient au scandale, accusant les autorités d’atteinte aux droits politiques des Algériens. Ces milieux évoquaient avec insistance « le verrouillage politique » et dénonçaient le pouvoir en place qui, selon eux, s’appropriait la scène partisane, la dessinant à son image et excluant tout ce qui ne cadre pas avec l’idée qu’il voudrait propager au sein de la société.

    Toutes les voix discordantes appartenaient à des individus en attente de création de parti politique et bloqué net par le gel décidé par l’Etat tout au long de la première décennie du troisième millénaire. S’il existe parmi ces contestataires des personnalités honnêtes et désireuses de participer au développement du pays à travers leur contribution au plan politique, il existe également dans le lot des individus, dont l’objectif est autrement plus pécuniaire. L’on a, en effet, découvert qu’une formation politique est un investissement rentable. Un congrès constitutif juridiquement et administrativement conforme ouvre la possibilité de parrainer des listes de candidature. C’est justement à ce niveau que se fait l’essentiel du business.

    Le foisonnement partisan, que nous vivons ces temps-ci, a, durant des années, participé de cette logique mercantile et a eu pour principale conséquence un survoltage inutile du paysage politique national. Inutile, parce que la révolution pacifique s’est faite en dehors de cette sphère. Et aujourd’hui, chaque formation veut appliquer son propre agenda à la révolution pacifique. C’est dire que nos leaders politiques n’ont rien retenu de l’histoire récente du pays.

    Par Nabil.G

    Ouest Tribune, 14 jui 2019

    Tags : Algérie, dialogue, armée, Gaïd Salah, transition,

  • Algérie : Un ton et des pratiques contre-productifs

    par Kharroubi Habib

    Le haut commandement de l’ANP et son homme fort le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major, sont déterminés à garder le cap sur l’organisation dans les plus brefs délais de l’élection présidentielle afin que le sommet de l’Etat renoue avec la légitimité constitutionnelle irrécusable dont il n’est plus investi aux yeux de la majorité des Algériens depuis le 9 juillet qui a marqué la forclusion de l’intérim dévolu en sa qualité de président du Sénat à Abdelkader Bensalah suite à l’activation de l’article 102 à l’encontre de l’ex-chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika.

    Mais s’ils ont obtenu le ralliement à leur agenda d’une frange non négligeable de l’opposition ainsi que de personnalités politiques et d’organisations et associations de la société, ils sont loin d’avoir réuni les conditions de l’ouverture du dialogue national sur les modalités et mécanismes à mettre en place pour le scrutin auquel Bensalah en accord avec eux a convié l’ensemble des acteurs politiques et sociétaux. L’agenda auquel tiennent le haut commandement de l’armée et son chef le général Gaïd Salah est en effet rejeté par d’autres acteurs politiques et sociétaux dont l’absence au dialogue proposé par Bensalah rend impossible de considérer l’accord qui en découlerait comme le produit d’un consensus vraiment national. Cela d’autant que ces parties disposent visiblement d’une influence qui fait défaut à celles qui ont fait preuve de réceptivité à l’égard de la démarche politique prônée par le haut commandement de l’armée pour la sortie de crise.

    C’est à cet ancrage populaire des opposants à sa démarche que le chef d’état-major de l’ANP s’est décidé de s’attaquer en musclant son discours contre ces opposants qu’il a fini par traiter de « traîtres » travaillant contre les intérêts de la nation et obéissants à des cercles étrangers dont les desseins sont de plonger l’Algérie dans le chaos menant à la destruction en tant qu’Etat. Gaïd Salah n’a pas fait que jeter l’opprobre sur cette grange de l’opposition, il a formulé des directives aux forces de l’ordre dont l’application se traduit par la chasse aux militants et activistes qui relaient ses slogans et mots d’ordre au sein du mouvement populaire. Ce qui ne dispose pas pour autant ce dernier à se démarquer de cette frange de l’opposition au principe qu’il milite pour la liberté d’expression et d’opinion.

    La tentation au recours à la répression dont est indicatrice l’attitude du vice-ministre de la Défense nationale est de même désapprouvée par ceux qui ne sont pas fermés à l’option de l’élection présidentielle en tant qu’opération première à la réinstauration de la légitimité constitutionnelle. Ils ont en effet conscience qu’abonder dans le sens d’un pouvoir qui use de l’argument de la répression contre ses adversaires leur vaudra un irréparable discrédit dans l’opinion publique dont ils ne pourront se prémunir qu’en se montrant à l’égard de ce pouvoir intransigeants sur la défense des libertés d’expression et d’opinion.

    Le Quotidien d’Oran, 13 jui 2019

    Tags : Algérie, ANP, armée, Gaïd Salah, dialogue, constitution,

  • Algérie : L’ANP maintient le cap

    Attachement aux solutions constitutionnelles : L’ANP maintient le cap

    L’attachement aux solutions légales et constitutionnelles conduisant à l’organisation de l’élection présidentielle, dans les plus brefs délais, permettra à l’Algérie de surmonter la crise conjoncturelle qu’elle traverse, souligne la revue El-Djeich dans sondernier numéro.

    « C’est là une position de principe qui ne saurait, en aucun cas, être remise en cause et uneoption nécessaire qu’impose une des règles essentielles de la démocratie. Une démarche qui balisera la voie à l’édification de l’Algérie de demain sur des fondements solides, la conduira vers des horizons plus sûrs et qui démontrera, en même temps, ce que le Haut commandementde l’ANP n’a eu de cesse d’affirmer, à savoir, qu’il ne nourrissait aucune ambition politique, contrairement aux assertions tendancieuses et mensongères de certaines voix », souligne l’éditorial du dernier numéro de la revue de l’ANP.

    L’éditorial relève, en outre, que « l’ANP continuera d’avancer sur la voie qui mènera à la concrétisation de la volonté populaire, conformément à l’engagementqu’elle a pris d’oeuvrer, à ce que la crise que traverse le pays soit surmontée afin de renouer avec le processus électoral, et s’en remettre aux urnes pour l’élection d’un président de la République et de barrer ainsi la route à ceux qui revendiquent une période de transition qui constitue, à n’en pas douter, un choix aventureux qui n’a d’autre finalité que d’ébranler la stabilité du pays et de le plonger dans des futilités, sources de déviations et d’égarements, dont il serait difficile d’en sortir ».

    « Les réalisations concrétisées jusqu’à présent par notre Commandement, qu’il s’agisse de la lutte contre la corruption, d’accompagner le peuple, du respect de la Constitution, ou d’encouragement du dialogue entre toutes les parties, est en lui-même un acte patriotique grandiose qui reflète le souci de l’institution militaire, de son Commandement et de tous les hommes sincères, de barrer la route à tous les +Don Quichotte+ chargés de la mission de proposer des solutions importées et de concrétiser des agendas néfastes enrobés dans des terminologies et expressions douteuses. C’est le voeu de la bande, de ses têtes et de tous ceux qui leur vouent allégeance », indique la revue.

    Pour El-Djeich, c’est ainsi que se traduit « le souci de l’institution militaire de l’impératif de respecter la Constitution du pays et d’appliquer les lois en vigueur, pour barrer la voie à tous les opportunistes, arrivistes et traitres qui tentent de brouiller les efforts des fidèles fils de l’Algérie et les empêcher de servir leur patrie, car servir la patrie signifie, incontestablement, l’impératif de faire face aux ennemis de la nation ». La revue cite, dans ce sens, les propos soulignés par le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, lors de sa dernière visite à l’Académie militaire de Cherchell, à savoir « les malveillants ne craignent que les hommes de bonne volonté ».

    « En effet, ne font peur aux corrompus que les gens honnêtes, l’alignement du peuple autour de son armée ainsi que la confiance qu’il voue aux héritiers de la glorieuse ALN », estime El-Djeich, ajoutant que « cette réalité fait peur aux forces du mal, aux agitateurs de l’ombre et les rappelle à leur véritable dimension de groupe de voleurs et de mafieux sans aucun honneur ni dignité, prêts à vendre leur pays pour concrétiser des intérêts étroits et satisfaire leurs maîtres et mentors ». Pour la revue, « notre armée ne craint ni ces méthodes ni ces comportements, encore moins les tours de passe-passe tant qu’elle jouit du soutien du peuple qui a confiance en sa démarche ».

    Par : RAYAN NASSIM

    Le Midi Libre, 13 jui 2019

    Tags : Algérie, armée, ANP, dialogue, Gaïd Salah, transition, constitution,

  • Algérie : Faut-il faire partir le chef d’état-major ?

    À mesure que les langues se délient, que la trame du projet de « consultation » nationale, initié sous la houlette de l’ex. DRS Toufik, précise ses contours, il est une évidence que le maintien du système Bouteflika avait tout l’air d’être promu à de beaux jours, après que l’option du cinquième mandat eut été rejetée globalement et dans le détail par le « Hirak ».

    C’est, du moins, le sentiment des instigateurs du projet de la 2ème République et de leur fan-club, croyant naïvement qu’il s’agissait là d’une simple opération technique comme dans le bon vieux temps lorsque les lois de la République étaient éludées, la Constitution ignorée et bafouée juste pour satisfaire le canevas du statu quo et assurer ainsi, la survie et les affaires du Clan.

    Partant d’hypothèses pour le moins erronées ne prenant pas en ligne de compte, notamment, l’instabilité de la contestation de la rue et sa versatilité au gré de l’évolution du « combat pour la liberté », et négligeant de façon ostentatoire le rôle de l’ANP dans pareille situation, les concepteurs du plan B de l’après-Bouteflika en préservant tout de même la philosophie intacte du système, ont fait fausse route et lamentablement échoué dans leur entreprise.

    Autre négligence de taille de cette stratégie à la va-vite, les risques potentiels de déstabilisation du pays par les ennemis d’hier et d’aujourd’hui. Résultats des courses, des voix s’élèvent ici et là pour appeler au départ du chef d’état-major de l’ANP visant, par la même, l’objectif sournois de porter atteinte à la stabilité et à l’unité de cette Institution, véritable colonne vertébrale du pays.

    Si des hommes politiques aigris, avides de pouvoir, mal sponsorisés au demeurant, et quelques podcasters aux mœurs débridées vivant à l’étranger et financés par des pays hostiles à l’Algérie, font du départ de Gaïd Salah un leitmotiv, il est intolérable que la rue en vienne à s’immiscer dans les affaires de l’ANP au seul motif que son chef d’état-major ait fait partie de l’ère Bouteflika.

    Un raisonnement absurde et dangereux à la fois en ce sens que tous les subalternes du chef d’état-major nommés par lui-même doivent, par transitivité, partir de l’Armée qui sera ainsi vidée de sa substance. La relève dans un tel cas de figure est totalement différente de celle d’une sentinelle dans une guérite. Cela demande du temps et expose le pays à toute velléité malveillante.

    Et puis, quel est ce pays, de par le monde, qui se vante de démocratie et qui laisserait des manifestants réclamer des changements à la tête de son Armée? Cela ne s’est pas vu même dans les Républiques banannières les plus archaïques. Fol espoir que d’espérer une réponse de Tabou ou de Zitout, aveuglés par leur machiavélisme et l’obligation de résultat pour laquelle engagement a été pris.

    L’objet de ce propos est de schématiser, tant bien que mal, le complot qui menace le Pays à travers l’ANP, complot ourdi par des officines et des think tanks relevant de puissances étrangères et que, malheureusement Toufik et consorts n’ont pas pris à sa juste mesure.

    La partie n’est pas encore définitivement gagnée. Les citoyens doivent se rendre à cette évidence amère. Que Dieu préserve notre pays!

    A. T.

    Le Courrier d’Algérie

    Tags : Algérie, armée, Gaïd Salah, dialogue, ANP, Hirak,

  • Algérie : Mises en garde

    Le discours tenu par Ahmed Gaïd Salah hier au Cercle national de l’Armée à Beni-Messous se veut une réaffirmation de la feuille de route des autorités.
    Son soutien à l’approche présentée récemment par le chef de l’Etat a été au rendez-vous.

    Il a néanmoins haussé le ton contre les «supplétifs et les inféodés de la bande» qui mènent « des campagnes aux objectifs bien connus, pour remettre en cause toute action qu’entreprend l’institution militaire ».
    Des mises en garde ont été proclamées aussi à l’adresse des « cercles hostiles à l’Algérie » tout en spécifiant que «réclamer un Etat civil et non militaire» est un slogan mensonger.

    Il justifie d’ailleurs la position de celle qui fut une grande muette par la remise en cause de toute action qu’elle entreprend en actionnant une jeunesse désorientée. Les porteurs de drapeaux autres que l’emblème national sont aussi pointés du doigt, et « ont failli envers le peuple et la patrie ».

    Gaïd Salah ne manquera pas aussi de dénoncer, encore une fois, « la bande » et exprimera tout son soutien à la justice, et qualifiera la corruption généralisée comme une autre forme de colonialisme.

    Droit dans ses bottes, Gaïd Salah ne change pas de cap maintenant la voie de la présidentielle dans les plus brefs délais pour rester dans l’option constitutionnelle maintes fois défondue par les autorités.

    Par ailleurs, il est loisible de constater que les préalables posés avant toute amorce de dialogue, comme la libération des détenus politiques et les porteurs de l’emblème amazigh, aussi bien par l’ensemble de la classe politique tout courant confendu n’ont pas été évoqués dans le discours du vice-ministre de la Défense.

    « L’intérêt suprême de la patrie » nécessite « la fédération des efforts de tous les hommes de bonne volonté parmi les enfants de l’Algérie… afin de préparer la manière effective et sérieuse de la tenue des prochaines élections présidentielles », soulignera Gaïd Salah sans ambages, et surtout en adressant des messages non voilés « aux cercles hostiles à l’Algérie ».

    En définitive, l’option du pouvoir est toujours de vigueur, selon laquelle il n’y aura pas de période de transition, mais des élections présidentielles, avec la précision que l’Armée ne peut « rester à l’écart » des décisions qui engagent l’avenir de la nation.

    Reporters, 11 jui 2019

    Tags : Algérie, transition, armée, Gaïd Salah, dialogue,

  • Algérie: MIEUX VAUT PRÉVENIR…

    » D’une part, la justice est supposée être totalement indépendante. Notamment, depuis le déclenchement du hirak, et le lancement de cette campagne tous azimuts contre la corruption « .

    Par Mohamed Abdoun :

    La menace salafiste, qui est loin d’être une simple vue de l’esprit, existe bel bien. Elle n’a, du reste, jamais été aussi présente, ni aussi imminente. En témoigne par exemple, la menace dont a été victime djelloul Hadjimi, le secrétaire général de la coordination des imams qui, pourtant, est lui-même loin d’être un enfant de choeur.

    Ce dernier, en effet, aurait été empêché par un groupe d’intégriste d’entrer au sein de la mosquée où il avait pour habitude d’officier tous les vendredis. Dans une déclaration adressée à la presse, le dénommé Hadjimi pointe du doigt les salafistes qu’il désigne par « une minorité ayant ses propres référents doctrinaires et idéologiques ».

    Tirant la sonnette d’alarme, ce porteparole des imams affirme que « tout le monde est responsable de cette dérive dangereuse », en rappelant toutes les mises en garde déjà adressées à la tutelle au sujet de la multiplication des actes d’agression ciblant les fonctionnaires des Affaires religieuses et des Wakfs.

    Dans le même sillage, Djeloul Hadjimi prévient contre « une mauvaise exploitation du hirak et ses effets pervers », allusion à la montée des extrémistes. Le signataire de la déclaration estime par ailleurs que le fait de « se taire face à une telle conduite est une dérive intolérable et une voie ouverte à la fitna (…) qui plongera le pays dans une spirale fatale et dont les conséquences ne peuvent être que néfastes ».

    Il n’est pas exclu, en revanche, qu’il s’agisse là d’une grossière manipulation de la part de ce personnage, lui-même peu fréquentable. Ce dernier, en effet, a mis à profit cet incident -dont l’authenticité reste à prouver- pour lancer un bien curieux appel à l’ANP, dans lequel il lui demande » de venir à leur secours et d’actionner la justice contre l’agresseur ». Il est évident que ce genre d’activités ne relèvent absolument pas des prérogatives de l’ANP.

    D’une part, la justice est supposée être totalement indépendante. Notamment, depuis le déclenchement du hirak, et le lancement de cette campagne tous azimuts contre la corruption. Demander à l’ANP d’actionner la justice serait dès lors une manière sournoise de suggérer que cette derrière serait à la botte où à la solde de l’institution militaire.

    Il aurait été tellement plus simple, plus sain, et plus conforme aux lois de la République, pour ce personnage sulfureux d’introduire lui-même une action en justice, s’il avait été véritablement agressé et empêché de se livrer à son traditionnel prêche du vendredi. Il en va de même pour ce curieux et sournois appel au secours. Il n’est pas non plus dans les prérogatives de l’ANP de voler au secours d’un citoyen agressé, quel qu’il soit, puisque cela relève du rôle traditionnel de la police et de la gendarmerie.

    L’ANP, elle, veille à préserver l’intégrité et la souveraineté territoriales, tout en luttant contre le terrorisme. Or, si ces salafistes représentent en effet un danger pour le pays, ses lois et pour la République, ils ne sont quand même pas terroristes tant qu’ils ne commettent pas d’actes de violence qualifié, ni n’adhèrent pas à un groupe criminel activant dans le pays ou ailleurs. C’est dire que la sortie de Hadjimi, loin d’être innocente, donne l’air de chercher à impliquer l’ANP dans ces affaires qui ne sont pas le siennes. Il pourrait même s’agir ici d’une façon machiavélique de la disqualifier, après coup, afin d’ouvrir la voie toute grande aux salafistes, intégristes et terroristes de tous poils. Prudence…

    M. A.

    La Tribune des Lecteurs, 6 jui 2019

    Tags : Algérie, dialogue, hirak, armée, Gaïd Salah,